Vendredi 12 janvier 2007 à 12:43

Chats


  
     Pour vous reposer de mas articles sérieux, mais aussi pour vous mieux en faire comprendre le sens, voici encore une image de chat.

    C'est un chat qui a une très forte "Personna" et notamment qui rève beaucoup d'avoir un grand renom auprès des petites chattes de ses amies, dont il aimerait faire la conquête.

    Alors lorsqu'il se regarde dans une glace, sa "Personna" lui fait apparaître une singulière image.




Mercredi 10 janvier 2007 à 17:23

Notre personnalité



    Dans les précédents articles, j'avais essayé de vous expliquer les différentes composantes de notre “moi” et notamment la “Personna” , rôle que nous jouons aux yeux des autres, et le “moi caché”, notre jardin secret.
 Ces notions peuvent elles nous servir dans la vie courante ?

     Pensez à votre comportement dans un groupe de copains d'amis et éventuellement vis à vis de votre petit(e) ami(e).

     Vis à vis de ces copains, de ces amis, êtes vous parfaitement sincère, totalement vous même? Ou ne jouez vous pas un certain “rôle”, ne voulez vous pas paraître parfois ce que vous n'êtes pas?
     Cela m'étonnerait qu'il n'y ait pas un minimum de “cinéma” dans votre attitude, nous en faisons tous. Je n'appellerai pas cela “mensonges” car je ne veux pas avoir l'air de juger cette attitude qui est presque naturelle et normale.

     Alors réfléchissez : quels sont les points sur lesquels vous déformez un peu la vérité, les informations sur vous même que vous voulez absolument cacher et celles où, pour donner le change, vous fournissez à la place, d'autres informations inexactes? Quels sont vos comportements  vis à vis d'eux qui ne sont pas sincères et naturels, mais qui sont, soit une savante construction et un beau jeu de rôle, soit de petites manies pour vous faire valoir ou vous donner une certaine contenance.
     Essayez donc de faire la liste de tout cela, liste pour vous même bien sûr, que vous déchirerez ensuite.

     Et maintenant réfléchissez. En face de ces inexactitudes, en face de ces comportements, en face de ces personnages que vous composez, essayez maintenant de vous demander : pourquoi fais je cela, quelle est ma raison profonde, qu'est ce que je veux cacher, qu'est ce que je veux faire croire, quelle image de moi voudrais je donner? Et pourquoi, quelle est ma motivation dans tout cela.?
     Et si vous arrivez à faire cet examen (ce n'est pas toujours facile de voir clair en soi), vous allez voir apparaître votre Personna et les différences avec votre moi profond.

     Vous allez d'abord vous apercevoir qu'une partie de cette Personna correspond bien à ce que vous êtes réellement, et que cette partie là, c'est celle dont vous n'avez pas honte, celle que vous acceptez sans réticence, celle dont vous êtes content(e), celle que vous n'avez aucune hésitation à montrer aux autres.
     A l'inverse vous allez vous apercevoir que ce rôle que vous jouez , c'est au contraire dans les domaines où vous n'êtes pas satisfaite de vous, où vous n'acceptez pas vos défauts et vos faiblesses, ou bien qui correspondent à des échecs, des déceptions, des regrets, des remords, à ce que vous auriez voulu être, à des rêves non réalisés (Freud qui est très complexé dirait à des “refoulements”), ou à quelque chose que vous aviez et qui vous rendait heureuse et qui s'est évanouï.

     J'ai connu beaucoup de personnes, aussi bien parmi les adultes que parmi les jeunes, qui jouaient le personnage joyeux alors qu'elles étaient tristes et malheureuses au fond d'elles mêmes;, qui jouaient à l'homme ou la femme libre et entreprenant(e), alors qu'il ou elle regrettaient un amour romantique passé, des timides qui faisaient semblant d'être des “tartarins” ou des James Bond, et d'autres qui essayaient de faire le clown au milieu d'amis, pour cacher leur solitude.

     Alors à l'issue de cet examen, vous allez découvrir, non seulement votre Personna, mais un peu de votre moi profond.et peut être, un peu de cette partie cachée, même à vous même, qui est votre inconscient.

     Ensuite, peut être serait il bénéfique que vous vous posiez la question : “est il vraiment nécessaire et bénéfique pour moi que ma Personna soit si différente de moi même de ce que je suis.? “
 Est ce que mon rôle ne pourrait pas être plus proche de ce que je suis réellement dans la vie. Mes relations avec autrui, ne gagneraient elles pas à ce que je sois plus sincère?

     Et puis cette connaissance de tout le coté négatif de votre être, ne pouvez vous pas vous en servir pour transformer ces regrets en espoirs et en motivation pour devenir plus conformes à ce que vous voudriez être, en tournant la page du passé, pour ne voir que l'avenir.
     A mon âge c'est sans doute un peu tard, mais vous, vous avez la vie devant vous.

 


Lundi 8 janvier 2007 à 9:42

Chats


Tous mes correspondant(e)s connaissent sûrement les quatre frères Dalton.
J'espère que vous avez aussi lu les “trois mousquetaires” de Dumas et que vous savez qu'ils étaient quatre.

    Papa Noël m'a apporté une BD, “les minousquetaires” qui sont eux aussi quatre, quatre mignons chatons
    Dans une petite ville, pas loin de la mer, qui a résisté à l'envahisseur romain, il existe une “caserne de minousquetaires gaulois”, un “bahut” , appelé “PSG” : ce n'est pas, comme vous le croyez, le club de foot bien connu, mais c'est la “Prison Saint Gabriel”.
( j'ai été voir, mais je me suis trompé d'adresse, sur la porte il y avait écrit “lycée Saint Gabriel” ! )

    Mes quatre mousquetaires sont de jeunes chatons :

        Les deux ainées, Athos et Porthos (ce sont des pseudonymes pour pouvoir tchatter sur  MSN), ont 5 ans.

    L'une est un “mousquetaire marin”, et comme elle a la nostalgie de la mer, elle a un poisson rouge et dans sa chambre, elle cultive des cactus. (Elle y range ses épées, à l'envers).

    La seconde est plus sauvage, plus “barbare”, elle préfère les loups et les libellules (drôle de mélange me direz vous, mais elle a raison, ils ne se mangent pas entre eux.).

        Les deux cadettes, Aramis et d'Artagnan,  ont 4 ans, ce qui est déjà un âge respectable pour des adochats.

    Aramis a une belle “âme”; elle aime aussi les loups, mais a remplacé les libellules par les papillons. Elle chante à cheval (au quatrième galop), et dans la piscine.

    Quant à d'Artagnan, c'est la “tite dernière”, la blonde aux yeux bleus, qui aime les “plumes”, les dessins et la musique. Son animal préféré : un chat avec un chapeau pointu !

        Voilà ma BD.
    Je ne sais pas trop ce qu'un vieux singe vient faire là dedans. Je crois que je vais me mettre une tenue chat-oyante, et je vais me transformer en monsieur de Tréville, capitaine des minousquetaires, pour veiller sur mes quatre chatons, qui vont se moquer de moi lorsqu'ils liront cet article.

Dimanche 7 janvier 2007 à 16:13

Chats


    Il y a des endroits en région parisienne où il ne fait pas bon se promener, même quand on est une gentille petite chatte.

    On peut être victime d'un gangster qui vous menace.
    Sirga a eu très peur !

    Quel traumatisme !!!
    Je vais avoir une correspondante de plus qui va m'écrire des mails, pour que je la console !

    N'alertez pas la SPA, la photo est un peu "arrangée"

Dimanche 7 janvier 2007 à 15:08

Notre personnalité

 

    

 

     Quand l'un ou l'autre d'entre vous m'écrit pour me demander de l'aider, je vais voir son blog pour essayer déjà de le connaître, de le comprendre un peu.
    Evidemment si le blog ne traite que de groupes de chanteurs ou d'un de vos hobbies, cela ne m'apprend guère.

     Mais très souvent c'est une sorte de journal intime, cela peut être alors très instructif et je constate plusieurs sortes d'attitudes dans ces blogs :

     D'abord certains blogs sont uniquement faits pour ceux qui vont venir les lire.
 C'est alors le souci de l'opinion des autres, des lecteurs, qui prédomine, et l'on va donc constater surtout la “personna” de celui qui a écrit les articles..
     Et cela va prendre deux formes principales  :

     - Les blogs gais : l'auteur essaie dans ses articles de montrer sa joie de vivre, ses amis, leurs distractions, leurs petits bonheurs, les anecdotes amusantes du lycée....
     Mais cela c'est sa Personna, ce qu'il montre à ses copains, ses amis.
     Quelle est la “face cachée” derrière ce paravent, où est la vérité, quel est le “moi caché” de l'auteur du blog ?
     Elle peut être proche de sa Personna et dans ce cas, les problèmes qu'il rencontre ne sont pas graves et même si la situation pose quelqes soucis passagers, il retrouvera vite sa joie et son bonheur.
     Mais le “moi profond” de l'auteur de ce "blog gai" peut être très différent de sa personna. Ce blog peut être une façade, pour faire croire aux autres et notamment aux parents, aux amis, que tout va bien, alors que la situation est beaucoup plus grave, pleine de désespoir.
     Quelquefois d'ailleurs, cet ado a deux blogs l'un gai qui représente sa “Personna", fait pour les autres et un autre triste, fait pour les confidences non plus à tous, mais à lui même et à quelques amis proches en qui il a confiance et ce deuxième blog représente alors une partie de son “moi caché”. Souvent d'ailleurs c'est un "blog privé" dont l'accès est restreint.

    - Les blogs tristes, et quand ils sont ainsi faits pour les autres (et cela se voit assez bien), en général la Personna de l'auteur est très différente, non seulement de son moi caché, mais même du moi qu'il accepterait à la rigueur de montrer.
     Quand on discute un peu avec l'auteur du blog, on s'aperçoit qu'il ne pense guère qu'au nombre de visites et de commentaires qu'il reçoit.
     Le blog est alors surtout fait pour “se rendre intéressant ‘ aux yeux des autres par sa tristesse, c'est un jeu, un leurre, un faire valoir et l'auteur n'a guère besoin d'aide, parce que sa tristesse est feinte et en général exagérée.
     Sauf que, à force de raconter son désespoir dans ses articles, l'auteur finit quelquefois par croire vraiment qu'il est malheureux et sa situation peut être beaucoup moins bonne qu'on ne le croirait.
     Ces blogs non seulement ne me touchent guère, mais je les trouve nocifs, car les articles  débordent de pensées démoralisantes, faiisant souvent l'apologie de la tristesse et de la mort. Ainsi très exagérés et destinés aux autres, ils peuvent avoir une grande influence sur des ämes sensibles de jeunes ados, portées déja sur le spleen et le stress.
     Ces blogs peuvent alors faire beaucoup de dégats, entraînant des ados influençables dans le désespoir et quelquefois la mutilation ou le suicide.
     
     Simulateurs de tristesse, pensez à cela, pensez à votre responsabilité !

     Il y a ensuite les blogs qui ne sont pas faits par les autres, mais dans lesquels l'auteur parle à lui même, “vide son sac”, essaie de faire le point sur sa véritable situation, et ses articles représentent en partie son “moi profond”
     Il est rare que ces blogs soient gais. En général c'est pour diminuer sa tristesse que l'auteur effectue ainsi une sorte de “confession intime”. Il essaie d'avoir un trop plein pour sa tristesse et de diminuer son stress.   

     Mais souvent certains amis proches auxquels il a donné son adresse, ou des visiteurs accidentels peuvent voir son blog.
     Alors une confession trop complète, trop précise est difficile, car on a un peu honte de ce que l'on avoue, et vous étes réticents à dévoiler ainsi votre jardin secret, ce qui est bien normal.
     Par ailleurs parmi vous j'ai trouvé de vrais poètes ou même des écrivains très doués, même parfois parmi de très jeunes ados.
     Alors dans ses articles l'auteur du blog met en scène des personnages autobiographiques de roman, qui sont en partie lui même, mais auxquels il fait aussi advenir soit des malheurs encore plus grands, soit parfois quelques événements heureux. Il y a un peu de sa “personna”, mais c'est une “Personna pudeur”, plus qu'une “Personna rêve”.
     Le récit du blog reste quand même celui de la tristesse que ressent le “moi profond de l'auteur”.
     Le problème c'est alors de déméler ce qui est la vérité, du roman et c'est très difficile. En général je vous demande à vous même de m'éclairer sur ce point.

     Voilà donc comment m'apparaissent vos personnalités à la lecture de vos blogs.

     Que vous soyez adulte ou ado, “Personna”, “moi profond”, deux aspects de votre personnalité qui se complètent, et qui peuevnt apparaître l'un ou l'autre ou les deux dans vos blogs. Deux aspects de vous même qu'il importe de déchiffrer car ils sont partie prenante de votre vie et expliquent bien des aspects de votre comportement.

Mercredi 3 janvier 2007 à 10:26

Notre personnalité


    Certaines d'entre vous m'ont écrit pour me dire que mon dernier article était un peu "théorique" et pas facile à comprendre.
    Alors pour mieux vous éclairer je vais prendre deux exemples : ma personnalité à moi, sur mon blog, et puis un cas que presque tout le monde connait pour avoir vu le film : celui d'Amélie Poulain.



Pourquoi cette souris?

     C'est “CHICUNGUNYA”, ma souris grise, un cache-souris d'ordinateur qu'une de mes petites-filles m'a offerte pour Noël en 2005.
     Je l'avais appelée ainsi parce que je trouvais ce nom “mignon”, mais je ne prévoyais pas les  ravages que ce virus horrible a causés à la Réunion.
     Mais ma souris a gardé son nom.

     Pourquoi vous la montrer ainsi, me direz vous ?

     Parce qu'elle représente mon “moi”, tel que me voient ceux qui me connaissent bien. Mes petits-enfants vous diront “ Papy, il n'est pas sérieux, il dit souvent des bêtises ! “  Eh oui, je suis d'un naturel facétieux !

     Pourtant vous, vous me voyez plutôt comme "un vieux singe à lunettes", un peu grincheux et moraliste, un “papynet” gentil certes, mais qui vous fait la leçon ou veut jouer au professeur, que ce soit dans son blog ou dans ses commentaires.
     Pourquoi cette différence ?


     C‘est ma faute et celle de mes blogs.
 Ces blogs, je les ai faits pour venir en aide à des ados tristes, qui avaient des difficultés à s'en sortir seuls.. Et puis je me suis pris au jeu.
     Alors dans mes articles, dans les commentaires que j'écris dans vos blogs, mon “rôle”, c'est, comme pour Amélie Poulain, de venir en aide aux autres : c'est ma “Blog-Personna”.
    
     Et évidemment, il vaut mieux donner l'image d'un grand-père sérieux qui va vous faire la leçon, plutôt que celle d'un humoriste, que vous ne prendriez pas au sérieux..   Enfin......
    Ceux qui correspondent avec moi me connaissent mieux et ils savent que je plaisante souvent avec eux, même si nous parlons de choses tristes et si je les aides à remonter la pente.

     Et vous dans vos blogs, comment m'apparaissez vous ?
Il faudra que je vous le dise un jour dans un article.


Mercredi 3 janvier 2007 à 10:07

Notre personnalité


  


 Si vous avez vu le film d'Amélie Poulain, vous vous rappelez peut être que sa mère malade et son père médecin n'avaient guère le temps de s'occuper d'elle et ne lui accordaient que peu d'attention. Elle se sentait donc quantité négligable, abandonnée, exclue et avait un énorme “besoin du regard des autres” .

     Alors Amélie enfouit son enfance et les beaux souvenirs poétiques qu'elle en a, au fond d'elle même, de son “moi profond” connue d'elle seule, et encore, dans la mesure où il est conscient.
     Autonome, volontariste, bien adaptée et aimant sa liberté, elle a son jardin secret, son petit appartement de Montmartre, mais elle s'y sent seule.
     Alors Amélie va se bâtir aux yeux des autres une “Personna”, avec l'arrière pensée inconsciente culpabilisante, qu'elle n'a pas été une “fille à la hauteur” et qu'elle est responsable du fait que ses parents ne sont pas heureux ensemble.

     Elle se compose un personnage de “petite fille modèle”, responsable de sa mère, qui pousse son père à voyager, lui qui est trop sédentaire, en faisant parcourir le monde à son nain de jardin et en faisant envoyer des cartes postales des quatre coins de la terre, par des hôtesses de l'air qu'elle connait.    
     Et elle va vouloir capter l'attention d'autrui en démélant les problèmes des autres et en jouant à ”Zorro, la justicière des méchants”.

     Sa Personna, c'est son dévouement aux autres, son “rôle” de serveuse qu'elle occupe dans un petit bistrot de Paris, les problèmes de ses clients qu'elle veut résoudre et qui parfois évoluent de façon ubuesque, le méchant propriétaire qu'elle punit par des procédés enfantins, mais spectaculaires, et dont l'humour vient justement du décalage entre le rôle de justicière qu'elle se donne, et les moyens utilisés, qui sont néanmoins efficaces, de façon bien inattendue.
     
     Le “moi profond d'Amélie, son intimité cachée, a pour symbole une “boite aux trésors”, qu'elle trouve dans le creux d'un mur de son appartement, remplie de vieilles figurines et de timbres-poste, et elle se demande si elle doit essayer de retrouver son enfance, de comprendre son moi.
     Aussi décide t'elle de retrouver le propriétaire de la boite et d'observer ses réactions : s'il bondit de joie, cela prouvera l'importance de ces souvenirs d'enfants, de ce moi enfoui, et s'il reste indifférent, c'est que ce passé ne vaut pas la peine, et qu'il ne faut pas lui accorder d'importance.
     C'est un jeu, mais quel jeune aujourd'hui n'a pas joué ainsi?

     Amélie Poulain s'est forgé un personnage trop encombrant, une Personna trop envahissante et elle fait ce qu'un psychologue canadien, JF Vézina. appelle de “l'évitement affectif”. Elle a peur de se montrer au grand jour, elle craint d'aliéner sa liberté si elle aime un homme, et quand celui-ci paraît, elle n'a pas confiance, elle  craint de paraître à ses yeux ce qu'elle est réellement, et quand il faut l'approcher, s'effondre dans une flaque d'eau.

     Alors il faudra que peu à peu, Amélie s'éloigne en partie de sa Personna, des habitués de son café qu'elle côtoie tous les jours, comme vous côtoyez vos copains de lycée, qu'elle prenne conscience de sa valeur propre, méconnue par ses parents.
     C'est cet amoureux qui va opérer sa transformation et qui va être le révélateur de son identité, de son moi,  et c'est ce qui justifiait sa “quête d'amour”.

     Derrière l'existence bien réglée d'Amélie, il y a l'angoisse de l'ignorance de son moi, de ses vrais besoins, la peur d'un avenir, d'un changement que l'on ne maîtrise pas. Pour oser montrer à autrui son vrai visage, son moi, échange sans lequel une relation ne peut être épanouissante, il faut avoir confiance en l'autre, sortir de sa cachette, ne pas avoir peur de soi-même et de l'échec, et affronter et maîtriser cette Personna, qui empêche la spontanéité.

     Mais cette Personna, comme notre moi profond, elle fait partie de nous-même.



Mercredi 3 janvier 2007 à 9:46

Notre personnalité

      C'est C.G Jung, un psychiâtre du début du vingtième siècle, ami de Freud, mais plus scientifique que ce dernier avec lequel il s'est d'ailleurs fâché, qui a le premier, fait une théorie du "MOI" et de la “Personna”, qui est maintenant admise par tous les psychiâtres et que je vais essayer de simplifier le plus possible :

      Le “moi” en psycho, (dans les mots croisés on parle souvent de “l'ego”), c'est d'abord la personnalité de chacun de nous  (nos capacités, notre comportement), mais aussi nos pensées, nos sentiments, nos désirs.
      Une partie de ce “moi” est déterminé par la formation de notre cerveau, différente pour chacun d'entre nous, qui aboutit au plan psychologique à des aptitudes et des préférences cérébrales innées qui sont à l'origine de notre “caractère”.
      Mais notre personnalité est ensuite très fortement influencée par notre apprentissage d'enfant, par notre éducation (les parents), par notre culture (l'école, les lectures et aujourd'hui les médias), par notre expérience de la vie, et par les rapports avec les autres hommes.
      Nos préférences cérébrales évoluent donc au cours de notre vie, ainsi que nos aptitudes.

      Quand on veut appréhender la “structure du moi”, on aboutit à une grande complexité, mais dont on peut résumer les grandes lignes de la façon suivante (voir aussi le schéma ci après).

http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau1/-copie-1-copie-1.jpg

  Le “moi réel”, ce qui est réellement la personne, ses préférences de comportement, ses aptitudes, ses pensées, bref sa vraie personnalité, mais il est composé de deux grandes parties :      

     - le “moi extraverti”, celui que l'on veut bien montrer aux autres, et

      -  le “moi introverti, caché, interieur, profond”, que l'on garde pour soi, que l'on ne veut pas montrer, qui est en quelque sorte notre “jardin secret”.
      Une partie de ce  moi peut ne pas être connu de nous et faire partie de notre inconscient.

      Mais il existe à coté de ces deux “moi réels” deux autres “moi” analogues, irréels” , au sens qui ne sont pas vrais, ne sont pas la réalité, et qui ne correspondent pas à ce que l'on est, mais à ce que l'on souhaiterait être :

      - le moi que l'on souhaiterait montrer, c'est à dire ce que l'on aimerait être, ce que l'on souhaiterait que les autres pensent de nous, mais qui n'est pas la réalité
  C'est donc un “rôle” que l'on joue vis à vis des autres, un espèce de cinéma. de représentation théâtrale que l'on joue devant les autres et souvent devant soi même..

      - le moi profond souhaité, qui est fait des désirs de ce que l'on souhaiterait être (mais cette fois ci, en secret, sans le montrer aux autres), de ses phantasmes et aussi des remords et regrets, notamment ceux que Freud appelait des refoulements. (encore qu'il ne considérait guère que les refoulements sexuels), et dont une bonne partie est inconsciente..

 La “partie du moi réel ” et “ la partie fabriquée”,  que l'on montre aux autres, constituent ce que l'on appelle la “Personna”. C'est le  rôle  que chacun de nous joue, en société vis à vis des autres, (jeu auquel nous finissons par croire en partie) et qui comporte une part de réalité.

  Les deux “moi profonds réel et imaginaire” constituent le "moi caché” dont une partie est également réelle et une partie souhaitée ou regrettée (qui d'ailleurs pourra devenir en partie réelle en vieillissant, d'une part parce qu'on arrivera à réaliser certains souhaits, à transformer certains regrets et à avoir conscience de certains phantasmes inconscients).

      On n'a pas conscience de tout ces moi..
  Une partie est consciente (celle dans l'ellipse) et une partie inconsciente, surtout en ce qui concerne la partie non réelle et notamment les refoulements.
      Toutefois en réfléchissant, en s'étudiant (les psy appellent cela “l'introspection”), on peut accéder petit à petit à une partie de l'inconscient, difficilement chez un jeune, un peu plus avec l'âge, mais jamais totalement, et pas toujours de façon très claire.

      Comme l'on ne se voit pas vivre, on n'est pas en général totalement conscient de sa “Personna”, bien que ce soit ce que l'on montre aux autres
      Il est pourtant très important de savoir qu'elle est la partie vraie et la partie “imaginée” de sa Personna, pour avoir de meilleures relations avec autrui et notamment les parents, les amis, le petit ami, les professeurs et plus tard les collègues de travail, son conjoint, ses enfants.



Mardi 2 janvier 2007 à 8:38

Tristesse, désespoir

 

   Le passé, l'avenir.  Nos regrets, nos remords, les instants malheureux qu'on voudrait oublier. Mais aussi nos rêves et nos projets, notre regard vers l'avenir.

    C'est un sujet que je voulais aborder, en plusieurs articles.

    Alors je vais commencer par celui-ci, qui n'est pas de moi.
    Mais je l'ai trouvé très pertinent, il m'a touché par sa fraicheur et j'ai demandé à son auteur http://asticow.cowblog.fr/  la permission de le publier.
    Certes ce pseudo est plein d'humour, mais les textes de ce blog sont surtout très bien écrits, à la fois sensibles, philosophiques,  poétiques, bref assez exceptionnels pour une jeune de 15 ans.
    Jugez en vous mêmes :


“.......Prendre tous les souvenirs cabossés. Et les rêves brisés. Tout jeter dans un grand sac. Et balancer le sac par dessus son épaule. Avancer. Oublier.

    Mais il y a toujours quelqu'un pour vous renvoyer votre passé en pleine figure. Il y a des moments et des paroles qu'on voudrait voir cesser d'exister. Il y a des choses qu'on tait. Par peur ou par pudeur. Les mots, les maux, la vie, la haine. Le lendemain qui se profile à l'horizon. Crier. Hurler. Pour se sentir exister.

    Ce goût de liberté. Ce besoin de voler. Rire. Pleurer. Chanter. Aimer. Surtout aimer. N'avoir peur de rien c'est croire en soi. Si quelqu'un passe avant que la porte se referme alors c'est bon. Si, si, si.

    Et puis c'est bon. Il y a les rêves. Ceux qui vous hantent jusque dans les recoins les plus sombres et les plus exilés de votre esprit. Tout ce qu'on voudrait voir se réaliser. Les "peut-être" qui se mélangent avec les "si seulement".

    Le sac. Il ne faut pas le jeter vraiment. Juste le ranger. Parce que tous les souvenirs sont précieux. Magiques. Mêmes les douloureux. J'ai fini par comprendre. Il ne faut rien oublier de son passé. Juste apprendre à vivre avec. Pour le dépasser.
    Et enfin oser profiter de chaque instant.”

Mardi 2 janvier 2007 à 8:26

Tristesse, désespoir


   


    Parmi mes correspondants et correspondantes, j'ai beaucoup de jeunes un peu tristes, car ils ont rencontré des problèmes ou même des malheurs.

    Et ces souvenirs les hantent, ils ont du mal à les atténuer, sans parler de les oublier complètement, ce qui paraît impossible.
    Souvent je me demande comment les aider dans ce but
    Alors cet article d'une jeune “asticow” m'a paru donner des conseils intéressants et pertinents.

    C'est vrai que le passé est lourd à porter déjà pour soi-même. Alors en plus si les autres se font un malin plaisir de vous le rappeler cela devient insupportable. Les gens devraient réfléchir avant de faire cela.
    C'est vrai que cela rend encore plus triste.
    Alors, ne pas pleurer, surtout ne pas tomber dans le désespoir en ruminant ce passé, ne pas céder aux regrets et aux remords, ne pas aller vers l'inaction, vers le néant.
    Comme le dit notre jeune asticow, il vaut mieux se mettre en colère, crier, hurler, vivre et exister.
    Il faut quitter le passé et essayer de rechercher une vie active dans le présent.
    Bien sûr le passé est touours là, mais il faut le transporter avec soi sans trop y penser : le mettre dans son sac et le sac par dessus son épaule pour pouvoir avancer, marcher, aller de l'avant.
    On oublie tout ce que l'on peut, si possible ce qui est trop pénible, mais ce sera difficile, alors il faut accepter, de vivre avec.

    Et il ne faut pas rester dans son coin à se lamenter à avoir peur des autres à se demander ce qu'ils pensent de vous, à ne plus avoir confiance en soi.
Comme on nous le conseille, il faut Rire. Pleurer. Chanter. Aimer.se sentir Libre. L'action cela permet de ne pas penser au passé, et sur ce que l'on entreprend, on arrive à en réussir une partie, de plus en plus, et on reprend confiance en soi.
    Il faut ouvrir la porte sur le monde, sur les autres. Il s'en trouvera bien quelques uns pour faire attention à vous, pour vous aider.
    J'ai connu une jeune qui avait bien des peines, mais elle voulait s'en sortir, elle rêvait d'être un papillon qui s'envole vers la terre d'Irlande ou vers les étoiles, et peu à peu, son rêve s'est réalisé, elle est partie de la terre aride et triste, elle s'est éloignée de la tristesse, elle a repris confiance en elle, elle réussit ce qu'elle entreprend, elle est devenue “grande et raisonnable” et le bonheur s'approche peu à peu d'elle.

    Rêver, oui c'est un des secrets du bonheur. Quand on a des idées tristes, pour ne pas y penser, il faut rêver de choses gaies. Peu importe qu'au début ce soit des rêves fous, des choses irréalisables, cela fait oublier le passé pour s'orienter vers l'avenir.
    Après on peut réfléchir à ces rêves, essayer de voir ce qui ne serait pas trop loin de la réalité et rêver à nouveau, mais de choses plus raisonnables.
    Puis ensuite il faut transformer ces rêves en projets, puis se donner les moyens de les réaliser.
    La jeune fille dont je vous parlais à l'instant, est sortie de l'utopie, s'est fixée des objectifs ambitieux et je crois qu'elle les réalisera cette année.

    Et finalement notre asticow a compris quelque chose de très important, que souvent on ne découvre que lorqu'on est adulte. C'est que les souvenirs, mêmes ceux qui ont cotoyé les malheurs, comme ils sont difficiles à oublier,  il faut les mettre dans le sac et le ranger pendant quelques temps.
    Quand on le rouvre plus tard, il reste les bons souvenirs, ceux des jours heureux et les mauvais souvenirs se sont atténués, on les voit autrement, on tire les leçons du passé.
    J'ai eu moi aussi quelques tristesses dans ma jeunesse ou dans ma vie, et je vous assure que c'est une bonne recette. Je peux maintenat ouvrir le sac et ne plus être malheureux de ce que j'y retrouve.

    Quant au secret du bonheur, l'asticow le connaît, c'est “oser profiter de chaque instant.” “Carpe diem”, disaient les Romains.


    Tiens, mais j'ai fait une autre découverte : il existe des asticots philosophes ! (il est vrai que mon asticot a 15 ans : c'est vieux pour un asticot ! ) LooL Que seront ils quand ils seront des papillons adultes?

<< Page précédente | 350 | 351 | 352 | 353 | 354 | 355 | 356 | 357 | 358 | 359 | Page suivante >>

lancien

sortir de la tristesse

Créer un podcast