Mercredi 22 novembre 2006 à 16:57

Tristesse, désespoir


     Mon dernier article sur le suicide a inspiré des questions diverses à mes correspondant(e)s, qu'ils m'ont posées ^par mail, mais elles tournent toujours autour de :
 “Pourquoi sommes nous tristes? Pourquoi n'arrive t'on pas à se débarasser de sa tristesse? Mes idées lugubres m'obsèdent, pourquoi.?”

     Lors de notre génèse, dans le ventre de notre mère, les connections de notre cerveau se sont développées d'une façon originale, qui nous est propre : même deux jumeaux ont des cerveaux différents. Ce développement va se poursuivre, de façon très importante chez le bébé, qui va découvrir la perception, ses cinq sens, la préhension, la marche, le langage, et chez le jeune qui va apprendre à lire, à écrire, à compter et recevra  une certaine éducaion et une certaine instruction.
     Ces connections dans notre cerveau sont à la base de notre personnalité.

     De ces connexions résultent des “préférences cérébrales” qui vont toujours par deux . La plus connue est d'être droitier ou gaucher ! Un droitier est plus adroit de sa main droite (sa préférence est droitier !), mais il peut apprendre à se servir de la main gauche (pour barrer un bateau par exemple) ou des deux mains ( pour applaudir).

     Une autre préférence moins connue est notre tendance à l'optimisme ou au pessimisme, d'où découle une certaine sensibilité au stress ou au contraire une stabilité émotionnelle..
     On peut la décliner en “sous préférences” comme cela est schématisé sur le tableau ci-dessous :



     1) - Pour une même situation,  vous voyez la vie sous un jour plutôt bon (le verre à moitié plein), ou au contraire plutôt ses mauvais cotés (le verre à moitié vide). Cette tendance vous donne ou non, confiance dans l'avenir.

     2) - Vous avez une certaine sensibilité aux événements extérieurs, notamment ceux qui sont imprévus, Vous avez tendance à être tendu, soucieux,  triste ou au contraire, serein, tranquille, gai . Vous avez tendance à apprécier les événements à leur juste valeur ou à l'extrème contraire, à faire des montagnes à partir de taupinières.

     3) - Vis à vis des événements passés et de votre comportement, vous avez tendance à tourner la page et à penser plutôt au présent et à l'avenir, ou au contraire à avoir des regrets (de ce que vous n'avez pas su faire, de votre négligence et de votre inertie), ou des remords (de ce que vous avez mal fait ou mal interprété).

     4) - Autre facteur, vous avez tendance à avoir confiance en vous, en vos capacités, vous êtes “assuré” ou au contraire vous êtes inquiet, vous craignez ne pas être à la hauteur des événements et des circonstances.

     5) - Enfin, lorsque vous vous trouvez face à une situation difficile, stressante qui vous touche émotionnellement, vous pouvez vous enfermer dans votre tristesse, les pensées émotionnelles stressantes “tournant en rond” dans votre cerveau et le paralysant' ou au contraire vous arrivez à solliciter votre cortex, à réfléchir rationnellement et à essayer de raisonner vos émotins.

     A coté de ces préférences cérébrales, un autre facteur intervient. Un centre du cerveau (les centres amygdaliens) et un autre centre (l'hypothalamus), ont une action sur la production d'hormones et notamment sur celle de ce que l'on appelle “l'hormone du stress” : le “cortisol”.
 Une personne qui aura tendance à produire davantage de cortisol sera davantage stressée.

     Vous voyez là, des explications et des moyens de mesure de notre capacité à réagir vis à vis de la tristesse, des peines, du stress, du désespoir.
     Mais cela ne nous dit pas comment combattre ces difficultés.
     J'essaierai d'en parler dans mes prochains articles.

Samedi 18 novembre 2006 à 19:15

Scarification, suicide



    Puisque j'ai commencé à parler du suicide, je voudrais vous livrer des réflexions qui s'adressent à ceux ou celles qui ont fait une tentative de suicide et aussi aux camarades de ceux ou celles qui ont fait cett acte ou même simplement émis l'idée quils ou elles pourraient le faire un jour.

 
    J'ai connu une quinzaines d'ados, souvent toutes jeunes, qui ont essayé de mourir, d'en finir avec leurs idées noires qu'elles ne supportaient plus, ou par désespoir d'un amour déçu ou fini. Mais elles se sont ratées ou on les a sauvées.
    Alors elles se sentent coupables, elles ont honte d'avoir causé de la peine à leur famille, d'avoir créé la panique, peut-être aussi d'avoir été lâches devant l'adversité ou devant une situation qui, après tout, n'était pas si affreuse.
    Il ne faut pas se rabaisser ainsi.
    Ce n'était qu'un instant d'égarement et, à 13 ou 15 ans, on est encore presque en enfance, on n'a pas la résistance d'un adulte. Il ne faut donc pas culpabiliser
    Il faut en tirer les cotés positifs, voir ce que vous avez appris, pourquoi vous ne recommencerez pas. Vous avez fait un grand pas, certes très pénible, vers la maturité.
    L'expérience, c'est la somme des bêtises qu'on a faites dans sa vie. Il ne faut pas les regretter.

    Les plaintes de certaines de ces ados  m'ont beaucoup ému.
    Elles se sentent exclue par leurs amies depuis qu'elles avaient parlée de suicide, ou encore plus si elles avaient fait une tentative, comme si elles étaient pestiférée, démoniaques.
    C'est pourtant à ce moment qu'elles auraient le plus besoin d'aide. Un ado l'attend d'abord de ses amis avant même ses parents, car il croit qu'étant de son âge, ils le comprendront mieux.
    Personne n'est pestiféré : la dépression est due à un mauvais fonctionnement chimique du cerveau, pas à des microbes. Quand aux personnages démoniaques, cela n'existe que au cinéma, à la télé ou dans les romans.
    Si vous vous sentez dépassés par le désespoir de votre ami(e), de grâce, ne l'abandonnez pas, ne l'excluez pas de votre goupe.
Allez chercher des adultes, l'infirmière de votre collège ou lycée, des parents, ou appelez moi !

Mercredi 15 novembre 2006 à 19:28

Scarification, suicide



        Pour la première fois sur Cowblog, pendant les vacances de la Toussaint j'ai été “appelé d'urgence” et hier une correspondante de Tchatcheblog m'a également appelé : deux dans le mois, cela fait beaucoup. Cela faisait plusieurs mois que cela ne m'était pas arrivé.

        Des “guenons désespérées”, (ce n'esyt malheureusement pas le feuilleton américain !), qui m'appelaient par mail parce qu'elles avaient envie de prendre des médicaments et qu'elles avaient peur de le faire (heureusement!).
        J'ai été discuter sur MSN puis au téléphone. On a échangé ensuite des mails et tout est rentré dans l'ordre provisoirement. On va continuer à s'écrire.
        Je devrais être habitué car j'ai plusieurs fois par an une jeune qui appelle parce qu'elle a envie de se suicider, mais à chaque fois j'ai peur d'arriver trop tard, de ne pas savoir convaincre. Jusqu'à présent cela s'est bien terminé, mais une fois j'ai eu vraiment l'angoisse parce q'après avoir discuté, je suis resté huit jours sans nouvelle de l'ado; mais elle est rentrée saine et sauve de chez ses grands parents.
   
        Les raisons de ces envies morbides : quelquefois un trop plein de tristesse, sans vraie raison importante, des échecs scolaires, des disputes avec les copains, mais ces raisons seules sont rarement suffisantes. Elles se combinent à d'autres.
        Différents avec les pernts, instance de divorce de ceux-ci, mais les cas que j'ai recontrés le plus souvent sont des chagrins d'amour, soit qu'un petit ami vous ait quittée, soit que vous vous morfondiez d'amour pour un garçon qui ne fait guère attention à vous.

       Alors, dans ce cas, vous essayez d'attirer son attention par cet acte désespéré, vous voulez aussi lui montrer de quoi vous êtes capable pour ses beaux yeux, et puis même comme vous lui en voulez un peu (ou beaucoup), ce geste est également destiné à le culpabiliser et donc à vous venger un peu de lui.

     Je vous le dis tout de suite, un tel acte est absurde, tant sur le plan du risque que de l'efficacité.

            SI vous voulez réellement mourir pour ne plus souffrir, c'est raté !
    D'une part si vous mourrez vraiment le résultat est absurde puisque souffrir est une perçeption physique et psychologique et que votre système nerveux et votre cerveau étant détruits à jamais, vous n'aurez plus aucune perception.
    Par contre je peux vous assurer que vos derniers moments seront affreux.        
    On ne sait pas avant, combien le suicide est pénible. Moi non plus je ne le savais pas, mais depuis, j'ai les témoignages de certain(e)s d'entre vous qui ont fait une tentative et ne recommenceront pas.
    D'abord on a peur avant et on est très angoissé, on hésite et c'est une véritable torture de l'esprit. Puis juste après on panique parce qu'on ne peut plus revenir en arrière, que l'on ait pris des médicaments ou que l'on se soit ouvert les veines.

    On se sent partir, on a peur, on ne veut plus, on veut revenir à la vie, on crie au secours, aidez moi, soignez moi et personne n'entend. On panique et c'est une souffrance horrible, celle de tout le corps, qui n'est rien à coté de la souffrance uniquement psychologique d'avant sa tentative....

         Le risque, même si vous ne vouliez pas vraiment mourir, n'est pas anodin.
     Vous connaissez mal les médicaments et même si un “vidal des familles” existe dans la bibliothèque, les doses indiquées, ainsi que leurs effets, sont des moyennes, et même si vous avez calculé sans vous tromper celle relative à votre poids, il faut savoir que les sensibilités individuelles peuvent être assez variables, notamment en fonction de votre état de santé ou de réactions par exemple allergiques, ou de potentialisation entre deux médicaments (ou par l'alcool que vous auriez pris pour vous donner du courage).
     Il y a eu des cas où l'ado est tombée dans le coma, et où elle risque, si les cellules du cerveau sont mal irriguées, des paralysies ou autres séquelles graves.

       L'efficacité de votre geste est très incertaine.
     D'abord un garçon, surtout s'il est jeune, a horreur de ciulpabiliser. Alors votre geste va plutôt l'éloigner encore plus de vous.
     Si c'est un garçon sérieux et qu'il a de l'affection pour vous, certes il s'occupera de vous, essaiera de vous aider sur le moment, mais ce n'est pas cela qui le fera changer d'avis s'il n'a pas, ou plus envie de vous aimer.
     Au contraire, il trouvera que vous êtes une fille à problèmes, et que cela risque de lui en attirer d'autres s'il continue ou devient votre petit ami.
     Et ne croyez pas qu'il admirera votre courage. Il considèrera au contraire que vous n'avez pas pensé à vos parents, à vos amis à qui vous allez faire beaucoup de peine. Vous n'avez pas pensé à son chagrin à lui et donc vous n'avez pas tellement d'attachement pour lui.
     Bref il verra beaucoup plus l'aspect “faiblesse” de votre acte que l'aspect “courage” et vous n'en sortirez pas grandie, au contraire.
     Le pire c'est si vous avez fait du chantage : “si tu ne m'aimes pas, je me tue”. Je n'ai pas encore rencontré de garçon aujourd'hui qui supporte cela (peut être en était il autrement au temps des romantiques du 19ème siècle !.)
     Bref  les exemples que j'ai pu voir, ont toujours été plutôt négatifs, par rapport au but recherché.
     
         Par contre vous allez perturber grandement votre vie familiale, semer le désarroi et la peur dans votre famille, et souvent augmenter votre propre peine et vous déstabiliser un peu plus, parce qu'un tel geste est beaucoup plus stressant qu'on ne croit, pour celui qui le tente.
     
     Si certaines d'entre vous qui lisent cet article, avaient des intentions de ce type, venez m'en parler avant, pour qu'on en discute. On trouvera sûrement ensemble des solutions ayant un meilleur rapport risque / efficacité, qui ne vous ramèneront peut être pas votre ami, car sa décision est peut être irrévocable, mais qui du moins, ne vous feront courir aucun danger et n'apporteront pas de catastrophe dans votre famille.
    On peut toujours s'en sortir, d'autres l'ont déjà fait; il y a toujours une solution et vous ne serez plus seule pour la trouver : on vous y aidera..

Dimanche 12 novembre 2006 à 19:57

Absence et retour

   

    Je viens de passer six jours studieux en Bretagne à jardiner :
l'herbe à couper pour faire plaisir au rouge-gorge qui ”crie” tous les matins pour que je vienne travailler, puis se perche tout content sur le guidon de ma tondeuse, les buissons et les arbres à tailler, les branches mortes à couper, puis tout réduire en compost dans un broyeur.

    Le soir à la nuit, entretenir le feu dans la cheminée, faire quelques réparation puis un peu d'ordi.
    Quelques plantations ou plantes à transplanter. J'étais en train de déplanter un petit mimosa quand à un mètre de moi, un petit trou s'ouvre dans l'herbe et deux oreilles sortent : le lapin a eu l'air encore plus étonné que moi.
Il a dû trouver que j'avais une sale tête de vieux singe, car, après 20 secondes, il est renté dans son trou.
    Pas d'écureuil cette fois ci, ils doivent déjà dormir au milieu de leurs noisettes.

    Enfin, si vous n'avez jamais vu un trimaran de 4 tonnes, transformé en avion, voler par dessus les arbres et les lampadaires voici quelques photos pour que vous ne me disiez pas que je vous raconte des sornettes simiesques.


Samedi 4 novembre 2006 à 16:38

Absence et retour

  

 Beaucoup d'entre vous ont pris des avcances à la Toussaint, alors, à mon tour !

    Vacances ? Pas si sûr !

    Je pars demain dimanche en Bretagne pour fermer la maison et faire les petits travaux que je n'ai pas pu faire en septembre, soigner le jardin, voir aussi mes lapins, mes écureuils et tous les oiseaux, dont le petit rouge-gorge qui m'aide à jardiner.

    Je reviens le dimanche suivant 12 novembre (j'aime bien voyager le dimanche, il y sur l'autoroute un peu plus de voitures mais pas de camion du tout et le trafic Bretagne Paris de camions en semaine est très important. - livraisons de victuailles de toutes sortes).
    Là bas je n'ai une ligne téléphonique que les mois d'été et elle est fermée le reste du temps, donc pas d'internet, même s'il y a mon brave vieil ordinateur mac, qui me permet de travailler et d'écrire..

    Donc pas de nouvel article jusqu'à dimanche 12.
    J'en posterai un dès mon retour.

    Que ceux ou celles qui correspondent directement avec moi ne s'inquiètent donc pas, si ils ou elles, n'ont pas de mail de moi.
     Je leur répondrai dès mon retour, le lundi 13.
    J'essaierai d'aller dans un cybercafé, mais je crains qu'ils ne soient fermés l'hiver. J'ai mon portable et il me reste les SMS, en cas d'urgence, pour ceux ou celles qui ont mon numéro.
    Excusez moi, si je n'ai pu vous prévenir tou(te)s, cela faisait trop de mails, car je ne peux vous adresser un mail collectif, puisque je considère chacune de vos adresses comme confidentielle.

    Donc à bientôt dans huit jours
    Biz à tous
Le vieux singe, Papynet lancien.


Samedi 4 novembre 2006 à 16:24

Relations avec nos parents, famille

û


    Une de mes correspondantes a fait sur mon dernier article un commentaire dont je fais un petit extrait
“ ....Au niveau des parents, moi ça va plutot, je vis uniquement avec ma mère, on parle mais je ne peux pas tout lui dire, c'est normal, on a tous nos secrets non ?
Ce que je ne dis pas a ma mère, je le dis a mes amies, mais c'est vrai que parfois, l'avis d'un adulte est bien plus précieux que celui d'un/une ado...
Après tout, chacun est libre de dire ce qu'il veut à ses parents même si parfois il faudrait tout dire ... “

    Là est le dilemne, je suis bien d'accord avec ce commentaire : chacun a son “jardin secret” et on ne peut pas tout dire aux parents, ni d'ailleurs aux amis.
D'abord les parents ont l'autorité et donc on a peur de se faire attraper et eux sont parfois obligés de faire des remarques ou de pûnir. Il faut bien élever ses enfants !!!

    Alors que dire aux ami(e)s ados, que dire aux parents, quand chercher l'aide d'un adulte.?

    Je crois que tant qu'il ne s'agit pas de choses graves, qui risquent de vous apporter des ennuis, des déboires, de grosses difficultés, beaucoup de tristesse, vous pouvez le dire où non à vos parents ou vos amies. C'est selon vos relations et c'est au fond, sans importance cruciale.
    Par contre si vous renconterz une grosse difficulté, que vous avez fait une grosse bêtise et que vous risquez d'être mis(e) en cause, il vaut mieux le dire aux parents (sauf si évidement ils vous battent, ce qui est quand même rare), quitte à se faire attraper. Il faut avoir le courage de ses actes et de ses responsabilités.
Et si ce sont des parents normaux, ils vous aideront à vous en sortir.

    Les copains, les amis peuvent vous aider mais sur des choses ponctuelles, qui peuvent se résoudre au niveau de jeunes et qui ne nécessitent pas l'expérience de la vie ou la connaissance des lois et des relations humaines.
    Je connais une jeune qui aidait souvent ses copines et a eu le courage et la gentillesse d'aller chercher chez le pharmacien une “pilule du lendemain” pour une de ses amies qui n'osait pas le faire (ce qui était idiot, mais la timidité n'est ce pas, cela paralyse ..!.)
    Mais vos ami(e)s ont le même âge que vous et risquent d'être vite dépassé(e)s.

    Si les parents sont trop sévères, si vous avez vraiment peur de leur parler d'une chose difficile et qui dépasse l'expérience d'un ado, il faut aller voir un autre adulte :vos grands parents, l'infirmière du lycée, un prof que vous connaissez bien.
    Beaucoup d'ados se sont adressées ainsi à moi et j'ai toujours essayé de les aider, sans les juger surtout.
    Il ne s'agit pas de leur dicter leur conduite, mais de les faire profiter de son expérience qui est plus grande avec l'âge, de leur expliquer les points qu'ils ne connaissent pas ou n'ont pas compris, de les aider à chercher des solutions et en prévoir les conséquences, bref de leur donner des éléments de décisions qu'ils ne pouvaient trouver eux mêmes. Mais c'est ensuite à eux de décider, mais en connaissance de cause.
    Souvent également de les consoler, de leur remonter le moral, de les rassurer et de les aider à reprendre confiance en eux mêmes. Quelquefois de els aider à sortir du précipice.

    Enfin un dernier point, si vous êtes malade, là il ne faut pas hésiter, il faut en parler aux parents et voir le médecin.

Vendredi 3 novembre 2006 à 19:27

Amour et peines de coeur



J'ai plusieurs fois abordé dans mes blogs le problème de l'amitié et de l'amour chez les jeunes et je pensais que  les médias et de la mode influençaient fortement  ces relations, mais aussi que le mode de vie actuel des parents pouvait se traduire par un déficit de tendresse pour les enfants.


    Une de mes correspondantes m'a laissé ce commentaire sur mon tchatcheblog :

    “Selon moi, il y a vraiment un déficit dans les familles actuelles, c'est un peu “Indifférence City” à la maison et on ne reste dans la même piece que pour les fêtes (et encore) ou pour la télé... Cela réduit énormément les échanges, surtout physiques...
    Et si papa et maman ne font plus de calins, tans pis, on va les chercher auprès des amis, auprès d'incconus d'un soir.
    Avec les amis, on peut avoir des relations de couple stable sans avoir tous les ennuis, en gros on ne prend que le bon du couple et on laisse le difficile de côté (comme la fidélité). .....
    Je crois qu'on est plus une génération qui rêve au prince charmant qu'une génération qui le cherche. De toute façon le prince charmant est devenu un baiseur, et il maitrise plus le kamasutra que l'épée... Mais ne vous inquiétez pas, il fini par tomber amoureux parce que ce genre de chose ça vous tombe toujours sur le coin du nez quand vous ne vous y attendez pas...”

    Mes correspondant(e)s me parlent souvent de familles où chacun, parents enfants, frères et soeurs, vivent à coté les uns des autres plutôt qu'ensemble.
    L'individualisme est certainement meilleur que l'esprit moutonnier, mais pour moi, la famille était quand même sensée apporter un climat de tendresse et de sécurité, d'écoute et d'assistance des parents aux enfants également.
    Je constate malheureusement que les jeunes s'adressent plutôt à leurs copains qu'à leurs parents et quand ils ont besoin du conseil d'un adulte, certains m'écrivent. J'en déduis peut être à tort, que l'écoute des parents n'est pas aujourd'hui suffisante dans certains cas; sans doute sont ils trop occupés dans une vie devenue trop trépidante.

    Le problème de l'amitié par rapport à l'amour, je souhaiterais l'aborder dans un prochain article, car il y a beaucoup à dire.
   
    Enfin je trouve intéressante la remarque sur le “prince charmant”.
    Je ne pense pas que les jeunes filles,d'autrefois comme d'aujourd'hui, aient cru au “prince charmant” plus qu'au “père Noël”.
    C'est simplement un idéal, un rêve, la quête du Graal.
    Mais je pense que, il y a trente ans et à fortiori 60 ans, les jeunes filles recherchaient celui qui s'approchait le plus possible de leur rêve, de leurs souhaits, avaient donc une certaine patience et une certaine obstination, et commençaient souvent par un essai d'amitié avant une tentative d'amour.
    Aujourd'hui on est très pressée (comme les parents) et on brule les étapes. Certes on rêve toujours du prince charmant, mais, chose contradictoire, on se croit amoureuse du premier garçon qui vous attire , pouvu qu'il ait une “belle gueule” et un bon baratin et tout de même un soupçon de tendresse.
Certains de ces “don Juan” , comme le dit ma correspondante, ne pensent guère à l'amour.
    C'est sans doute pour cela que la plupart de mes “guenons” viennent se plaindre au vieux singe que je suis, des tourments d'amour que leur infligent les garçons.
    Enfin, ce n'est que mon opinion et je suis sûr que certains et certaines d'entre vous me diront que je généralise trop.

Mardi 31 octobre 2006 à 21:18

Fleurs






Savez vous qu'il existe une fleur, un "cosmos", brun très foncé, qui sent le chocolat.

    Les horticulteurs l'appellent le "cosmos chocolat" !

    J'avais cru que c'etait une plaisanterie ou un artifice de pub.
    J'en ai plantées dans mon jardin et c'est vrai, cela sent le chocolat !!!!

    La photo montre cette petite fleur curieuse.

    Par contre cela ne se mange pas ! Dommage !!!

Demain je publierai un article plus sérieux LooL.

Mardi 31 octobre 2006 à 14:27

Notre cerveau; nos sens; système nerveux

Pour lire cet article, je vous conseille d'ouvrir deux fenêtres dans votre navigateur des deux cotés de votre écran, de mettre cet article dans les deux fenêtres, l'un positionné sur l'image et l'autre où vous ferez défiler le texte en le lisant. Vous pourrez ainsi vous reporter en permanence au schéma

http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau1/2371621.jpg

    Le plus intéressant dans notre cerveau, c'est évidemment le cortex, car, comme je vous l'ai dit, c'est le chef, celui qui reçoit des informaitons des cinq sens et les interprète, qui se sert des “sentiments” que lui envoie le “cerveau émotionnel”, qui réfléchit, organise et commande ensuite au reste du cerveau et surtout à tout notre corps.
   Je vais essayer de vous donner un bref aperçu approximatif des zones importante de cette partie, à la surface de notre cerveau.

    D'abord la partie la mieux connue des neurobiologistes, tout à fait à l'arrière du cerveau un centre extrèmement important qui analyse les informations venues de nos yeux. Dans ce centre (en bleu foncé sur le schéma), des couches de neurones spécialisées analysent point par point, les images envoyées par nos yeux, leurs couleurs (en une sorte de RVB, comme les ordinateurs), les mouvements, le relief par différence des images des deux yeux, appréciant ainsi la distance d'un objet et les places respectives en “profondeur”
    Les informations provenant de ce centre sont envoyées au cortex frontal qui réfléchit et à deux centres que nous appellerons pour simplifier le “quoi?” et le “où?” .
    Le “quoi?” fait de la reconnaissance des formes et “reconnait” les objets et les personnages et met en communication ses neuronesavec les neurones qui correspondent à leurs noms et leurs caractéristiques.
    Le “où?” mémorise les “cartes” de l'espace environnant. Il nous permet de nous orienter en permanence, de savoir où nous sommes
, de retrouver un itinéraire et de guider nos gestes pour atteindre avec nos membres ce qui nous intéresse, (faire du tennis en localisant la balle et l'adversaire)...

    Autre région importante, un ensemble de centres qui gèrent notre “toucher” et nos mouvements et qui sont situés sur le dessus du cerveau.
    Les centres de l'hémisphère gauche gèrent la partie droite de notre corps, et ceux de l'hémisphère droit, la partie gauche.
    En bleu clair les neurones qui analysent les sensations du “toucher” sur toute la peau de notre corps. Mais il y a beaucoup plus de neurones pour certaine sparties pus sensibles : la langue, les lèvres, les doigts, les pieds...
    En vert des centres qui commandent nos mouvements : commandes motrices habituelles et en avant de celle ci des centres qui préparent et exécutent les mouvements “complexes” et les font exécuter ensuite.
    Et comme pour diriger nos membres il faut agir sur un ensemble compliqué de muscles qui entraînent des mouvements contradictoires, et que le cervelet doit par ailleurs maintenir notre équilibre (debout en général), il est indispensable d'avoir des renseignements sur l'état de nos muscles, leur position, leur tension, leurs mouvements en cours.
Ces renseignements sont apportés par des neurones particuliers dans la zône rose appelée “kinesthésie”


    Parmi les centres gérant nos mouvements, un centre particulier est chargé de diriger nos lèvres notre palais, la langue et notre pharinx, pour que nous puissions faire la “vocalisation” : parler et chanter.
    Mais ce n'est qu'un exécutant mécanique.
    Celui qui élabore la parole, qui connait la grammaire, l'orthographe et la syntaxe, c'est le “Centre de Broca” . Il se charge ausi des calculs arithmétiques et algébriques, sous le controle du cortex frontal.
    En orange également, le centre qui analyse les sons (l'ouïe) et notamment la musique (origine spatiale, intensité et rythme, hauteur du son c'est à dire les notes isolées). Mais ce n'est qu'un récepteur analogue aux centres visuels et au où. Par contre l'interprétation des mots et des phrases est faite par un centre spécialisé, le “centre de Wernicke”.
    Tous ces centres qui commandent la réception et l'émission de la parole, de même que la lecture et l'écriture sont situés essentiellement dasn l'hémisphère gauche.
    Toutefois on trouvera dans l'hémisphère droit des centres correspondants qui vont analyser l'intonation, le contenu affectif de la parole ou des mots, ainsi que l'interprétation du suivi mélodique (timbre) et de l'émotion musicale.

    Ces centres sont en communication permanente avec une zone importante (en jaune) qui gère la mémoire sémantique (du vocabulaire).
    Les connexions dans cette zone sont assez particulières. Chez le bébé, le stockage se fait un peu en désordre. Puis au moment où il apprend à parler, puis quand il apprend à lire et à écrire, une organisation rigoureuse voit le jour.
    Les neurones qui concernent une catégorie de mots sont voisins les uns des autres par exemple ceux qui vont concerner les noms d'animaux, les outils, les ustensiles de cuisine, les couleurs, les sons, les personnes.....
    Et chose curieuse, si un enfant a appris deux langues maternelles, les neurones concernant les mots relatifs à une même catégorie sont à coté les uns des autres, quelle que soit la langue.Par contre tous les mots concernant une langue apprise par la suite à l'école sont séparés de ceux de la langue maternelle.
    Les neurobiologistes essaient d'explorer ces zones, mais comme il n'en existe pas chez les animaux, (un peu chez les singes supérieurs), la tâche est très difficile, car les techniques d'imagerie ne sont pas encore assez précises pour mettre en lumière le fonctionnement de zones n'ayant qu'un petit nombre de neurones (en détectant en général l'oxygène qu'ils consomment lorsqu'ils sont en activité).
    Là encore l'hémisphère gauche est le garant des mots, alors que le droit enregistre les images et les schémas correspondants ou des représentations de phrases globales.
    C'est la raison pour laquelle si on utilise uniquement la “méthode globale” d'apprentissage de le lecture, qui fait appel à de telles représentations de l'hémisphère droit, alors que les mots sur le plan syllabique,sémantique et  orthographe sont retenus dans l'hémisphère gauche, on pourra voir apparaître des anomalies de langage et des retards d'apprentissage chez les enfants dont le corps calleux qui fait communiquer les deux hémisphères n'est pas arrivé à mâturation (ce qui peut aller jusqu'à 9/10 ans).  Pour un neurobiologiste, il faudrait d'abord employer la méthode syllabique et ensuite passer progressivement aux concepts globaux.
    La “lecture rapide”, qui consiste à lire non plus les mots, mais des phrases dans leur globalité, ne permet jamais une excellente analyse du texte et exige une très bonne communication des deux hémisphères. Elle est néanmoins utile pour les cadres qui ont beaucoup de pages à lire quotidiennement.!

    On a vu que le chef d'orchestre c'était le cortex frontal, sous notre front. C'est lui qui organise toutes nos actions, interroge les autres centres et réflécht pour tirer des conclusions ou des prévisions, maniant en permanence a logique et les règles que nous avons apprises lors de nos apprentissages..
C'est lui qui conçoit et imagine, qui a des idées, qui crée par rapprochements nouveaux et inédits d'idées, qui traite du concret et de l'abstrait.
    Mais il interprète et est influencé par le cerveau émotionnel à l'origine de nos sentiments. (nous verrons dans un prochain article le rôle de cette partie du cerveau).
    Il s'appuie en permanentce sur  les centres d'interprétation des sensations, sur les centres de Wernicke et la mémoire des images et des mots.
    Il renvoie des ordres au centre de Broca pour parler et aux centres moteurs pour agir, mais également au cerveau émotionnel pour contrôler ses pensées, ses émotions et ses pulsions.

    Il existe, à coté du cerveau frontal de nombreux autres centres qui ont des rôles importants en matière d'attention, de stimulation, de comportement social vis à vis des autres ou en groupe; mais cet article est limité, si je ne veux pas vous endormir. ! LooL
    Ce que le cortex apprend (les apprentissages) est sous la coupe des “centres du plaisir” dont nous avons parlé déjà, qui eux, ont une logique assez frustre.
    Le cortex peut donc se tromper, ne pas toujours maîtriser ce que font les autres centres, qui ne transmettent pas toujours correctement ses ordres ou même parfois les refusent (les fameux refoulements de Freud).
    L'homme n'est donc pas infaillible, il se trompe, peut être accroc à l'alcool ou la drogue ce qui est très mauvais pour son devenir, il peut se mettre en colère, commettre des folies, voire tuer son prochain !

    Enfin pour terminer ce petit panorama, les informations qu'échange le cortex avec les autres centres, sont très nombreuses et  beaucoup d'entre elles passent, en attente d'être traitées, par deux “mémoires tampons”, l'une qui stocke provisoirement les données sémantiques et l'autre les schémas et les images. La capacité de ces mémoires est limitée, de telle sortes que nous ne pouvons traiter plus de six ou sept informations (comme retenir pendant un court laps de temps pour les utiliser ensuite des numéros de téléphone ou des mots, des idées).

    Une dernière chose importante, retenez que le cortex pour traiter le moindre problème élémentaire à besoin de plusieurs secondes.
Nous verrons dans le prochain article que certains centres du cerveau émotinnel réagissent en quelques dixièmes de secondes. Rien d'étonnat à ce que parfois, nous soyions submergés par nos émotions.!

Samedi 28 octobre 2006 à 19:19

Oiseaux

 

  Je vous avais promis de ne pas vous abrutir avec des articles successifs de SVT.
Alors voici le récréation.


    Certaines de mes correspondantes ont aimé les écureuils et l'âne Nesquick

    Il y a aussi Toto, le pélican de l'étang voisin.

    Il a essayé d'avaler mon appareil de photo, qu'il avait pris pour un poisson aux écailles brillantes.

    Il est très cabot et aime qu'on le regarde.

    Il m'a demandé de lui faire de la pub sur mon blog
    Alors voici deux photos de lui

    La prochaine fois je vous présenterai "maman marmotte" puis la petite ado marmotte qui ressemble à certaines d'entre vous.



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lancien

sortir de la tristesse

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