Lundi 18 décembre 2006 à 14:36

Chats





Beaucoup parmi mes correspondantes me parlent de leur petit ami ou de l'espoir d'en avoir un, ou du désespoir de l'avoir perdu !!

Alors j'ai voulu être à l'unisson de vos sentiments en vous montrant cette image "d'amoureux de Peynet" que j'ai trouvée sur internet.

Ils sont mignons n'est ce pas ces amoureux !
Qu'en pensez vous ?

Dimanche 17 décembre 2006 à 10:19

Oiseaux

    Je ne veux pas toujours vous ennuyer avec des articles sérieux.
    Alors j'ailme bien faire des blagues de temps en temps aux personnes que j'aime bien.
    Le "Chat de Chester" a été une de mes "victimes", mais elle m'a pardonné.
    Merci de ta gentillesse !

    Aujourd'hui mon "souffre-douleur sera une petite bretonne qui signe ses mails d'un nom de cabri. Elle se reconnaîtra.
    Alors j'ai mis un com un peu énigmatique sur son blog et quand elle ouvrira le mien, elle trouvera cette photo qui lui rappelera la plage et ses mouettes préférées !

    Un goéland et un cabri, cela peut faire bon ménage !! LooL



Mardi 12 décembre 2006 à 16:56

Notre cerveau : émotions

    J'avais commencé à vous exposer brièvement ce qu'était notre cerveau et nous avions parlé du “cortex.” qui pense, réfléchit, interprète nos sensations, comprend le langage et parle, commande nos actes, bref est le “chef”.
    Cela a dû vous sembler un peu trop proche des cours de SVT, et je n'ai guère eu de commentaires. Mais j'aurai besoin de ces petites notions pour certains de mes prochains articles, alors je vais poursuivre, pardonnez moi.
    Je ferai un article moins sérieux ensuite!

       Nous allons dans cet article parler du “cerveau émotionnel” qui dirige en partie nos sentiments. Les biologistes l'appellent aussi le cerveau “limbique”.
    L'image ci après en donne un schéma très simplifié.
    Il est situé au mileu du cerveau, sous le cortex, et on y trouve des régions aux formes quelquefois bizarres.

    Vers le haut, nous trouverons de nombreux centres que nous dregrouperons sous deux noms seulement : le gyrus insulaire à l'avant derrière le cortex frontal, et “au plafond”, le gyrus cingulaire.
    Dans la première région, (gyrus insulaire) on trouvera par exemple des centres qui, si on les excite avec des produits chimiques adéquats, nous font éprouver (même si nous n'en avons pas envie !), des “émotions pures” , et également des centres qui conditionnent notre comportement en société, qui nous empêchent (en principe !) de dire n'importe quoi, ou d'autre centres qui régulent certains de nos sentiments : l'attachement pour des amis, l'instinct maternel , l'instinct grégaire....
    Le gyrus cingulaire intervient dans des phénomènes plus complexes, comme l'attention, la “conscience” (pas au sens moral, mais au sens “être conscient de”, la concentration, l'identité (le moi), et paradoxalement la motivation. La motivation n'est pas contrairement à ce que l'on croit souvent, un phénomène réfléchi du cortex. La motivation vient surtout de notre cerveau émotionnel, et c'est pour cela que nos “états d'âme” influent beaucoup sur elle.
    Le gyrus cingulaire intervient également dans notre sommeil paradoxal et nos rêves.

    Tout en bas à l'opposé, on va trouver “l'hippocampe”. (il rappelle parait il la forme d'un cheval marin couché !!).
    C'est le ‘professeur de la mémoire”. C'est lui qui va pour chaque information, se connecter à d'autres neurones judicieusement choisis et ainsi, il renforcera ces connexions qui s'établiront plus facilement et qui relieront des notions entre elles , soit dans le temps (la mémoire “épisodique”des faits qui se succèdent à chaque seconde), soit en s'appuyant sur le langage, (mémoire “sémantique” des mots et des concepts), soit issues de nos perceptions (images, sons, odeurs, goût, toucher qui constituent la mémoire perceptive) .
    Ainsi nous saurons par la suite qu'un rouge-gorge est un oiseau
passeriforme de la famille des turdidés, qu'il s'appelle aussi Robin, que sa gorge est rouge-orangé, qu'il fait titt-titt-titt....
    L'hippocampe donne également une “coloration émotive” à nos souvenirs.
Et il aide les centres amygdaliens dont nous allons parler, à faire “le point de la situation” en cas d'événement imprévu ou dangereux.

    Malheureusement en viellissant ldes neurones meurent dans l'hippocampe et si cette destruction est trop grande, la maladie d'Azeimzer affecte notre mémoire, principalement la mémoire immédiate épisodique.
    Le “fornix”, associé à l'hippocampe a un rôle assez important dans la transmission de nos étatss sentimentaux et des renseignements de notre mémoire, notamment inconsciente. Dans cette espèce de “boucle” nos sentiments peuvent “tourner en rond”, relançant ainsi les amygdales et donnant à certains de nos états émotionnels un aspect lancinant et obsessionnel, pouvant aboutir par exemple à des crises de larmes. (on appelle cette boucle le cycle de Papez).

http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau1/cerveauemotionnel.jpg

Mardi 12 décembre 2006 à 16:48

Notre cerveau : émotions

    A l'extrémité des deux morceaux droit et gauche de l'hippocampe, deux centres très importants pour notre comportement : les centres amygdaliens (ne pas confondre avec les amygdales dans notre gorge !!!).
    Ce sont eux qui sont à l'origine de nos réactions de peur et de défense : anxiété, fuite, colère, agressivité et agression. Par l'intermédiaire du cerveau central, ils déclenchent des réactions physiologiques: augmentation du rythme cardiaque et de la tension, sensation d'oppression ou montée de la colère, préparation des muscles pour l'action, focalisation de l'attention sur l'adversaire, les tripes “nouées”, la sudation de la peur....
    Mais ils font aussi produire l'hormone du stress, le cortisol, et l'activité des centres amygdaliens est certainement à l'origine de notre tristesse, de notre anxiété et en partie de nos dépressions.
    L'amygdale semble en fait moduler toutes nos réactions à des événements qui ont une grande importance pour notre survie. Ceux qui nous avertissent d'un danger imminent sont donc des stimuli très importants pour l'amygdale, mais également ceux qui signalent la présence de nourriture, de partenaires sexuels, de rivaux, d'enfants en détresse, etc.
    Je serai souvent amené à évoquer le rôle de ces centres.

http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau1/2590384.jpg

    Au centre du cerveau émotionnel, on trouve le “thalamus”. L'un de ses rôles très important est de coordonner nos sensations. Ses neurones “battent” à 40 impulsions par seconde et ils se mettent ainsi en relation avec des neurones qui reçoivent les signaux de nos cinq sens. Il envoie tout de suite une information aux amygdales, pour qu'elles “veillent au danger” (nos centres amygdaliens sont ainsi informés en quelques centièmes de seconde, alors que notre cortex attendra plusieurs dixièmes de seconde pour une interpretation plus élaborée). Cela donnera le temps ausx amygdales de déclencher une réaction “émotionnelle immédiate” qui n'est pas “raisonnée”.
    Le thalamus va donc coordonner les sensations qui concernent un même sujet ainsi que leur enregistrement. A l'inverse, lorsque nous voudrons nous remémorer ce qui concerne un sujet (le rouge-gorge par exemple), il rassemblera les souvenirs correspondants des sensations pour les acheminer vers les mémoires tampons qui alimentent le cortex.
    Le thalamus est en quelque sorte la “console de mixage” de nos sensations. De ce fait il est également impliqué dans notre attention, mais également dans les phénomènes de douleur et des échanges de renseignements sur nos mouvements.

    Le “noyau accumbens” et le “septum” sont deux éléments très importants car ils interviennent dans ce que l'on appelle le “circuit de la récompense” (que les journalistes appellent parfois le circuit du plaisir) et le circuit de la sanction.
Je vous détaillerai un jour ces mécanismes qui permettent les apprentissages élémentaires des enfants, toute notre éducation et notre instruction, et l'acquisition de notre expérience d'adulte, et guident également nos envies et nos joies ou nos “déplaisirs”, mais aussi lorsqu'ils sont mal employés, nos accoutumances et dépendances, notamment aux drogues
    On peut dire que le circuit de la récompense,  ainsi que celui de la punition, fournissent la motivation nécessaire à la plupart de nos comportements.

    Voilà un très rapide tour d'horizon simplifié de notre “cerveau émotionnel” et de ses fonctions. Cela me permettra par la suite de vous expliquer certains de vos comportements.
    J'espère aussi que cela vous permettra un jour d'étonner votre professeur  de SVT par vos connaissances !!! LooL

Lundi 11 décembre 2006 à 18:53

Chats


    J'ai fait une bêtise. J'ai parlé à Sirga du "Chat de Chester".
    Alors elle l'a trouvé tellement bien, qu'elle le cherche partout et dans tous les arbres du jardin.
    Deux possibilités : ou elle est jalouse ou elle est amoureuse?

    Plus moyen de la faire descendre.

    Alors, petit "Chat de Chester", viens aider le vieux singe à la faire descendre de son perchoir ! LooL

    Mais je me pose une question existentielle : le "Chat de Chester" de Cowblog sait il vraiment monter aux arbres comme dans "Alice au Pays des Merveilles".?
   

J'espère que ma "vieille connaissance" me pardonnera de la mettre ainsi en cause, mais à mon âge, on n'a plus tellement l'occasion de danser le cha-cha-cha.


    Et il faut parfois délirer un peu, cela repose.




Dimanche 10 décembre 2006 à 12:36

Souris écureuils marmotte





Noël approche,
alors je voulais vous montrer le cadeau que m'a fait une de mes petites-filles l'an dernier, c'est une souris, elle s'appelle Chicungunya.

Vous la voyez là, apprenant sa leçon de géographie dans mon bureau.

Et bien entendu, la souris de mon ordinateur est très jalouse. Elle n'est plus la seule que ma main caresse !

Dimanche 10 décembre 2006 à 11:02

Solitude, Ennui, Absence


    Une de mes correspondante me demande si j'ai déjà traité le sujet de “l'absence” :

“Comment accepter  et supporter l'absence d'un proche? (pas une mort, juste une absence)?

    C'est vrai que j'ai traité du suicide, des chagrins d'amour, de décès, mais jamais de l'absence et pourtant c'est une cause de tristesse et d'ennui.

    D'abord, l'absence de ceux qu'on aime apporte plaisir et excitation : on vit dans l'attente du prochain rendez-vous, on y pense sans cesse. Puis elle devient douleur, la séparation se fait insupportable. Enfin l'absence n'est plus absence mais amputation d'une partie de soi-même : on a l'impressio de ne plus penser.
    Et pourtant, on pense tout le temps à celui ou celle qui n'est pas près de soi, on a peur de ce qui peut se passer au loin, d'un accident, de l'oubli, de perdre l'être aimé, on se sent seul(e), un peu en mal d'affection, on s'ennuie même si on a diverses occupations et on ne pense qu'aux retrouvailles qui se font attendre et qui ne sont plus source de joie.

    Que faire pour mieux supporter l'absence?

    Je n'ai jamais discuté avec mes correspondant (e)s de cette question. Je ne pourrai donc donner qu'une opinion personnelle
   
     c'est à dire qu'on en connaisse les raisons, qu'on les considère comme valables, logiques, justifiées et qu'au fond on ait “décidé avec l'absent(e)” qu'il ou elle devait être loin de nous pour un temps.
    Pour des adultes des problèmes de métier, d'aides à d'autres personnes (ses enfants ou les vieux parents par exemple), des problèmes fianciers, les études et la formation, etc, peuvent être facilement acceptés.
    Pour les adolescents et jeunes encore chez leurs parents, ce sont évidemment ceux ci qui décident, et l'absence d'un(e) ami(e), ou d'un(e) petit(e) ami(e) est beaucoup moins bien acceptée, parce qu'on n'a pas été libre de choisir
    Il faut donc essayer de connaître les raisons des décisions des parents, d'examiner quelles étaient les solutions possibles d'un point de vue raisonnable, et d'essayer de se dire que c'était sans doute la meilleure solution (ou qu'il n'y en avait guère d'autre).
    Dans d'autres cas, il ne faut s'en prendre qu'à soi même et donc accepter son sort. Si vous evez choisi d'aimer quelqu'un que vous avez connu sur internet ou au cours des vacances ou d'un voyage, mais qu'il habite à 500 kilomètres de chez vous, (j'ai une quinzaine de cas de ce type parmi mes correspondant(e)s c'est à vous et à l'être aimé qu'il faut vous en prendre. Rien ne vous obligeait à cette solution génératrice de bien des soucis, et c'est avant qu'il fallait y penser. 

    Que ce soit en amour ou en amitié, il faut que la tristesse et la solitude de l'absence soit partagées. Il faut que l'autre en soit affecté autant que vous. Une souffrance non partagée dans ce domaine est insupportable, et il vaudrait mieux alors tourner la page.
    Il est certain que si vous vous morfondez et que vous vous sentez seule et que l'autre est joyeux et s'amuse avec ses amis, cela ne peut durer.
    De même en amour si vous n'avez pas confiance en l'autre, si vous savez qu'il ou elle, vous “oublie” avec d'autres, votre amour n'y résistera pas.
    Si vous avez la possibilité de voir l'autre, de ne pas rester trop séparés et qu'il ou elle, ne cherche pas cette même rencontre possible, je ne suis pas sûr que votre amour soit vraiment partagé.
    il n'existe pas d'amour ou d'amitié dans laquelle on n'ait pas envie de communiquer avec l'autre, de le voir, d'avoir de ses nouvelles, de penser à lui ou elle.
    Il est alors plus raisonnable de rompre si vous ne voulez pas souffrir.

    Rêver à quelqu'un qu'on ne voit pas, avec lequel on ne communique pas, c'est rêver à un être imaginaire, au prince charmant, mais ce n'est pas vivre.
    Je pense que l'absence ne peut se supporter que si on communique souvent, si on donne des nouvelles à l'autre, qu'on lui raconte sa vie, que l'on continue à partager, (que ce soit d'ailleurs dans l'amour ou l'amitié).
    Quand j'étais jeune et que ma fiancée et moi étions séparés par des vacances avec les parents, ou par des voyages, nous nous écrivions presque tous les jours.
    Avec mes petits enfants, avec certain(e)s de mes correspondant(e)s qui me tiennent à coeur, nous nous envoyons souvent des mails.
    Aujourd'hui c'est bien plus facile et rapide qu'hier : la poste n'est plus le moyen unique il y a la messagerie, le téléphone, le portable, les SMS et MMS.
On peut échanger des mots, des images, des sons. Alors on n'a plus guère d'excuses à ne pas communiquer, si ce n'est un travail prenant et obligé.
    La flemme n'est jamais une excuse devant l'amitié ou l'amour.
    Si l'on n'aime pas, si l'on n'a pas envie de communiquer avec celui pour lequel on est censé éprouver amour ou amitié, c'est que ce sentiment est bien trop léger.
   
    Pour supporter l'absence, il faut penser à l'autre mais pas trop, car cela devient l'obssession et la souffrance. Il faut donc penser à autre chose et s'occuper (et accepter que l''autre s'occupe aussi).
Toutefois ne vous méprenez pas sur mes propos, je ne vous conseille pas de courir le guilledou!!! LooL
    Quand on est très occupé(e), chacun sait qu'on n'a pas le temps de penser à sa tristesse, à ses malheurs.
    Alors consacrez vous à votre travail de classe ou à votre profession. Cela vous rapportera de meilleures notes ou des succès. Ecoutez de la musique, lisez des livres, voyez des films ou des téléfilms. Trouvez vous des activités extérieures prenantes, des défis. Amusez vous avec des copains et des copines. Essayez d”aider des camarades ou des personnes en difficulté, vous verrez que votre tristesse n'est pas grande à coté de la leur.

    Il faut accepter, à titre de réciprocité que celui ou celle qui est loin de vous ait la même attitude et soit  aussi très occupé(e), mais il ne faut pas évidemment qu'une trop grande activité ou un souci trop poussé d'activité joyeuse vous fasse oublier l'autre, et il faut garder le temps de communiquer avec lui.
    Et surtout il ne faut pas se faire trop de souci, s'imaginer qu'il ou elle vous oublie. Il faut lui faire confiance.   
    Rien n'est plus stressant que de se demander si l'autre pense à vous, s'il vous est fidèle, ce qu'il fait et avec qui il est, s'il est en bonne santé ou s'il va avoir un accident. Le stress est fait d'inquiétudes le plus souvent inutiles et injustifiées.

    Enfin comme chaque fois qu'on est triste, il faut penser à des choses gaies, il faut rêver, à l'avenir, au bonheur et partager ses rêves avec l'autre.
    Pensez à son retour, à vos retrouvailles, à la façon dont vous pourrez le ou la voir, aux belles choses que vous ferez ensemble. Rêvez, batissez des plans sur votre avenir, racontez vous des histoires.
    Mais ne le faites pas seul(e). Ces souhaits ne se réaliseraient pas et vous seriez déçu(e). Partagez à deux ces rêves, apportez votre part à ceux de l'autre, bâtissez enselmble rêves et avenir, et votre emploi du temps futur. C'est grâce à cette mise en commun que vos “divagations” risquent de devenir réalité.

    En définitive, pour souffrir d'une absence comme pour pouvoir la supporter il faut être deux et participer chacun autant que l'autre. Un amour ou une amitié trop déséquilibrée n'est pas viable et est une source de souffrance qu'il vaut mieux éviter.

    Mais évidemment l'absence n'est pas supportée de la même façon selon les individus, selon leurs préférences cérébrales.
    L'extraverti qui va vers les autres la supporte mieux que l'introverti, mais il pense moins à celui qui est absent et l'oublie facilement un peu.
    Celui (ou celle) qui est très concret(e) et est tourné(e) vers le passé risque de ressasser ses souvenirs et de ne pas savoir imaginer des solutions et rêver.
    Le décideur logique raisonnera mieux et verra plus sereinement la réalité que celui qui décide en fonction de sentiments et de valeurs, mais il sera généralement moins tendre pour l'autre et le comprendra moins bien.
    Celui qui anticipe les événement arrivera à mieux s'occuper et gérer son temps que celui qui s'adapte aux situations, mais ce dernier pourra mieux faire face aux évènements imprévus.
    Le tolérant soupçonnera moins que l'intolérant et le jaloux, son partenaire de comportements qui lui apporteraient de la peine.
    Enfin et surtout l'optimiste stressera moins que le pessimiste, qui verra toujours le verre à moitié vide au lieu du verre à moitié plein.

    Mais ce ne sont que des réflexions personnelles sur ce sujet et maintenant j'aimerais avoir vos avis, à vous, mes  lectrices
et lecteurs.

Samedi 9 décembre 2006 à 16:35

Divers

     Une de mes correspondantes "My Fair Lady" m'a envoyé cette oeuvre

  Je l'ai trouvée suffisamment belle et  originale pour la mettre sur mon blog.


     J'espère qu'Audrey Hepburn ne se serait pas vexée !


Vendredi 8 décembre 2006 à 15:55

Notre cerveau; nos sens; système nerveux



J'ai eu plusieurs commentaires ou mails, notamment de mes correspondant(e)s de cowblog et je vais donc compléter mes précédents articles pour répondre à leurs questions ou remarques.

    Sur le développement du cerveau, on me dit :
'.... L'histoire de la bande magnetique ou du cd vierge en somme... “

    C'est une comparaison qui est relativement bonne, car effectivement le cerveau est, à notre naissance, prêt à recevoir tout ce qu'on va lui apprendre, mais est encore relativement “vide”, comme un cd ou un disque dur neuf.
    Mais là s'arrête la comparaison car le cerveau ne fonctionne pas comme un ordinateur, et il y a quatre différences fondamentales :

    - le fonctionnement du cerveau n'est pas aussi simple que celui d'un ordinateur et il repose autant sur des phénomènes biochimiques très complexes que sur la circulation de potentiels électriques. (voir mon article du 24 octobre catégorie “notre cerveau” sur  http://lancien.cowblog.fr).
    Il y a cependant quelques analogies mais uniquement de principes théoriques généraux, mais pas de fonctiionnement. La reconnaissance des sons et des couleurs par exemple se ressemble un peu dans leurs principes généraux. De même le cerveau “vide sa mémoire” la nuit d'où nos rêves.
(je ferai bientôt un article pour vous expliquer comment rêve le cerveau.).


   
- Le cerveau a beaucoup de mémoire mais ce ne sont pas des emplacements précis comme sur un cd ou un disque dur, emplacements dont on a changé la nature physique par un phénomène par exemple magnétique ou laser.
    Sur le plan de la mémoire, le cerveau est putôt comparable à un central téléphonique qui établit des connexions entre les neurones, chaque neurone ou groupe de neurones, (comparable au récepteur téléphonique), pouvant donner une caractéristique comme la couleur, le son, le nom, une propriété, le possesseur ... d'un objet ou rassembler des caractéristiques d'une image.
    Ce sont ces connexions renforcées par des phénomènes électro - biochimiques, qui sont un peu comme les fils qui relient nos téléphones au central qui lui les faits communiquer entre eux.
    Nous n'avons pas d'outil assez fin actuellement pour repérer les “postes téléphoniques” et nous ne savons repérer que les centres nerveux qui sont les “centraux téléphoniques”.

    - la troisième caractéristique très importante est qu'un ordinateur, c'est bête  ( et pas forcément méchant même quand il vous fait des misères LooL), car il ne fait qu'obéir aux instructions des programmes qu'il abrite.
    Le cerveau est capable de fabriquer ses propres programme, grace aux phénomènes d'apprentissage et de récompense, et par ailleurs il peur être créatif, c'est à dire assembler des idées existantes pour créer une idée, un concept nouveau. Et il est ainsi capable de raisonnements très abstraits, qui justement lui permettentde créer les programmes des ordinateurs.
    On commence seulement à faire de bien pâles imitations de notre cerveau dans des robots, purement électroniques et qui n'auraont jamais les capacités chimiques des connexions de notre cerveau.
    Cependant le cerveau comme l'ordinateur a ses “bogues”

    - la quatrième différence, qui d'ailleurs est une conséquence des deux précédentes, est que le cerveau humain, grâce aux mécanismes de récompense qui fait ressentir ce qui est agréable (ou désagréable) et ce qui est bénéfique (ou mauvais) pour nous, et parce qu'il est capable d'avoir des pensées très complexes, crée ce que nous appelons des “sentiments”.
    Notre cerveau notamment est capable d'amour et de haine.

    Ces quelqques lignes sont bien entendu, un peu caricaturales par leur simplicité, la réalité étant bien plus complexe.
    Mais je crois que la réflexion qui m'avait été faite et était très sensée, méritait un petit complément.

    Je traiterai d'une autre réflexion sur ces sujets dans mon prochain article.

Mercredi 6 décembre 2006 à 15:16

Inné et acquit

   

    J'ai reçu à plusieurs reprises des mails qui me demandaient ce que je pensais du cerveau des “casseurs” ou des “délinquants”.

    C'est vrai que les médias ont jeté une certaine ambiguité sur un rapport qui prétendait - disaient elles - que l'on peu déceler très tôt - chez un tout jeune enfant - un délinquant, et  qu'en quelque sorte nous serions ainsi prédestinés.
    A mon avis rien n'est plus faux que cette assertion !
    Je n'ai pas eu le temps de répondre personnellement à mes correspondant(e)s, mais j'écris ce texte à leur intention.

    On ne naît pas bon ou méchant, on ne naît pas avec un cerveau de bandit de casseur ou d'assassin.
    Quand on naît, nos cerveaux sont presque “vides”, à part les circuits nécessaire à notre survie et notre vie; c'est à dire qu'ils ont plus de 100 milliards de neurones avec en moyenne 10 000 connexions possibles par neurone et ce sont ces connexion qui vont composer notre être, et il y a tellement de possibilités différentes (plus de 10 puissance 15 !), que nous sommes évidemment tous différents, même deux jumeaux.
    Mais c'est un énorme potentiel.!
       
    Lorsque notre cerveau se forme chez l'embryon, notre patrimoine génétique gère la croissance des cellules et donc des neurones et de leurs prolongements.
    Mais cette formation n'est pas entièrement génétique car seule les grandes orientations de la formation du cerveau sont réglées par des facteurs de croissance génétiques. Les croissances finales des axones et les premières liaisons se font en partie “au hasard”. Deux jumeaux ont donc des cerveaux différents.
    A notre naissance certaines connexions entre certaines parties de notre cerveau se font donc plus ou moins facilement : ce sont nos préférences cérébrales, et finalement notre “personnalité”.   
    Au moment de la naissance il y aura beaucoup trop de connexions potentielles, qui sont présentes, mais qui ne continueront à exister que dans la mesure où elles sont utilisées. (Par exemple si on bande un oeil à un chat nouveau né, la partie de son cerveau qui interprète les images se mettra au service du seul oeil valide et les autres connexions vont peu à peu disparaître; et même si on enlève le bandeau au bout de quelques semaines, bien que cet oeil soit en bon état, le chat ne récupèrera pas la vision de cet oeil.  il sera “cervicalement” borgne).
    Ce qui va donc former notre cerveau, ce sont d'abord les expériences que le bébé va faire en regardant autour de lui, en essayant d'attraper les objets, de se redresser de se déplacer, d'apprendre à marcher, puis à parler, puis à réfléchir, avoir des sentiments, penser, agir.
    Au début et même pendant l'adolescence, de nouvelles connections vont se faire entre les neurones, mais d'autres vont être supprimées, et elles représentent notre apprentissage progressif, notre mémoire des faits et notre expérience, mais aussi les règles logiques ou d'organisation qui nous permettent de penser et d'agir; également tout ce que nous apprenons en classe et plus encore, tout ce que nous apprendrons ensuite tout au long de notre vie.
    Par conséquent une partie très importante de cette personnalité et surtout tout le savoir et les règles que l'on va emmagasiner et qui règleront notre conduite, dépendent de l'apprentissage, de ces connexions qui vont s'établir peu à peu, tout au long de notre vie et surtout pendant notre enfance et notre jeunesse
    Un enfant qui doit apprendre tout seul à attraper des objets, à se tenir debout , à marcher, sera en retard de plusieurs mois, voire de plusieurs années sur un enfant qui a l'aide d'une autre personne (notamment ses parents). Seul, un enfant ne peut apprendre à parler. Et un enfant qui n'a aucune communication avec autrui devient fou et meurt.

    Et c'est au travers de l'exemple qu'ils donnent, des orientations ou des règles qu'ils inculquent à leur enfant, notamment avant l'adolescence, que les parents lui apprennent à se comporter convenablement “en humain”. L'école, les camarades, les lectures tout y contribue.
    Bien sûr cela se poursuit au cours de l'adolescence, mais si l'essentiel n'a pas été emmagasiné avant, l'ado devient vite ingouvernable.
    Mais c'est au cours de l'adolescence que l'ado doit, au contact des autres, parents, camarades, autres adultes, l'école, les activités externes, qu'il va peu à peu apprendre à réfléchir comme un adulte, à s'assumer et assumer ses actes, à devenir une grande personne respnsable, qui pourra peu à peu, être indépendante.
    Toute cette “éducation” ne touche pas uniquement l'intelligence, mais aussi les sentiments, et l'instruction scolaire, la lecture, les discussions (la culture !) sont autant de facteurs qui contribuent au développement de cette intelligence et de cette mâturité.
    J'ai eu l'occasion de m'occuper de personnes de 40 ans environ, qui ne savaient ni lire ni écrire. Leur cerveau était capable d'intelligence, mais le manque d'instruction, de lectures, le handicap que constitue l'illettrisme, l'ont considérablement limitée.
    Par contre j'ai eu l'occasion, au Sahara, d'apprendre à lire et à écrire et de m'occuper d'un jeune “esclave” de dix ans, que j'avais “acheté” 100 francs à des nomades du désert, et ce gosse a poursuivi ses études et est très intelligent.
    C'est pour cela qu'il faudrait que les jeunes comprennent que le travail fait en classe conditionne leur avenir intellectuel et même sentimental et qu'il vaudrait mieux faire, pour eux mêmes le maximum d'efforts.


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