Mercredi 27 décembre 2017 à 15:59

Le bonheur

 http://lancien.cowblog.fr/images/Divers/Unknown1-copie-1.jpg

         Je connais bien des personnes qui sont tristes, car elles ont rencontré des problèmes ou même des malheurs.

         Et ces souvenirs les hantent, elles ont du mal à les atténuer, sans parler de les oublier complètement, ce qui paraît impossible.

        Souvent je me demande comment les aider dans ce but

   

        C'est vrai que le passé est lourd à porter déjà pour soi-même. Alors en plus si les autres se font un malin plaisir de vous le rappeler cela devient insupportable. Les gens devraient réfléchir avant de faire cela, car, c’est vrai que cela rend encore plus triste. 

         Alors, ne pas pleurer, surtout ne pas tomber dans le désespoir en ruminant ce passé, ne pas céder aux regrets et aux remords, ne pas aller vers l'inaction, vers le néant. Il vaut mieux se mettre en colère, crier, hurler, vivre et exister.

        Il faut quitter le passé et essayer de rechercher une vie active dans le présent.

        Bien sûr le passé est toujours là, mais il faut le transporter avec soi sans trop y penser : comme disait ma grand-mère, il faut « le mettre dans son sac et le sac par dessus son épaule » pour pouvoir avancer, marcher, aller de l'avant.

         On oublie tout ce que l'on peut, si possible ce qui est trop pénible, mais ce sera difficile, alors il faut accepter, de vivre avec.

 

         Et il ne faut pas rester dans son coin à se lamenter à avoir peur des autres à se demander ce qu'ils pensent de vous, à ne plus avoir confiance en soi.

         Il faut Rire. Pleurer. Chanter. Aimer.se sentir Libre. L'action cela permet de ne pas penser au passé, et sur ce que l'on entreprend, on arrive à en réussir une partie, de plus en plus, et on reprend confiance en soi.

         Il faut ouvrir la porte sur le monde, sur les autres. Il s'en trouvera bien quelques uns pour faire attention à vous, pour vous aider.

         J'ai connu une jeune qui avait bien des peines, mais elle voulait s'en sortir, elle rêvait d'être un papillon qui s'envole vers la terre d'Irlande ou vers les étoiles, et peu à peu, son rêve s'est réalisé, elle est partie de la terre aride et triste, elle s'est éloignée de la tristesse, elle a repris confiance en elle, elle réussit ce qu'elle entreprend, elle est devenue “grande et raisonnable” et elle a maintenant un mastère, un doctorat es sciences, fait de la recherche et est heureuse.

 

         Rêver, oui c'est un des secrets du bonheur. Quand on a des idées tristes, pour ne pas y penser, il faut rêver de choses gaies. Peu importe qu'au début ce soit des rêves fous, des choses irréalisables, cela fait oublier le passé pour s'orienter vers l'avenir.

         Après on peut réfléchir à ces rêves, essayer de voir ce qui ne serait pas trop loin de la réalité et rêver à nouveau, mais de choses plus raisonnables.

        Puis ensuite il faut transformer ces rêves en projets, puis se donner les moyens de les réaliser.

        La jeune fille dont je vous parlais à l'instant, est sortie de l'utopie, s'est fixée des objectifs ambitieux et les a réalisés.

 

           Et finalement lorqu'on est adulte, on comprend que les souvenirs, mêmes ceux qui évoquent des malheurs, comme ils sont difficiles à oublier,  il faut les mettre dans le sac et le ranger pendant quelques temps. 

          Quand on le rouvre plus tard, il reste les bons souvenirs, ceux des jours heureux et les mauvais souvenirs se sont atténués, on les voit autrement, on tire les leçons du passé.

          J'ai eu moi aussi quelques tristesses dans ma jeunesse ou dans ma vie, et je vous assure que c'est une bonne recette. Je peux maintenant ouvrir le sac et ne plus être malheureux de ce que j'y retrouve.

 

    Le secret du bonheur, c'est avant tout “oser profiter de chaque instant.” “Carpe diem”, disaient les Romains.

http://lancien.cowblog.fr/images/Divers/images-copie-15.jpg

 

Dimanche 24 décembre 2017 à 19:29

Divers

 http://lancien.cowblog.fr/images/Image4/noel030.jpg

Samedi 23 décembre 2017 à 11:55

Actualité

http://lancien.cowblog.fr/images/Image4/7b81458ae10411e7900a571a234992481.jpg

      Comme tous ceux qui regardent la télévision, la collision entre un train TER et un autocar de transport scolaire m'a rempli de tristesse, en pensant à la peine des parents dont les enfant sont morts ou blessés. J'ai eu moi même des enfants et je sais ce qu'un tel malheur m'aurait fait.
      Mais je suis un peu étonné des réactions du transporteur et de la SNCF et surtout de la légèreté avec laquelle le procureur communique, sans penser, ni à la peine des parents, ni à la détresse de la conductrice du car.
     Je ne sais pas ce qui s'est passé réellement, mais si on s'en tient à ce qu'a dit le procureur à la télé, c'est une honte de l'accuser aux yeux de la France entière avec des arguments aussi peu logiques.

   Voyons d'abord comment fonctionne un passage à niveau avec barrières.

http://lancien.cowblog.fr/images/Sciences2/e9894357d60ba67563039589b521b2.jpg
      Une pédale au sol détecte le passage du train qui arrive sur le passage à niveau à une distance assez grande fonction de la vitesse maximale règlementée du train à cet endroit, et ferme un contact qui transmets immédiatement un courant électrique sur une borne lumineuse clignotante et sonore. Ce signal indique aux automobilistes que les barrières vont se fermer. Elles commencent à se fermer 7 secondes après et cette fermeture dure de 6 à 10 secondes. Donc 17 secondes après le passage du train sur la pédale, le passage à niveau doit être fermé. Le train ne passera sur le passage à niveau que 8 à 27 secondes plus tard, selon la configuration des lieux et la vitesse théorique du train, pour laisser le temps à un automobiliste qui se serait engagé sur le passage de sortit, en cassant éventuellement la seconde barrière si celles ci obturent entièrement la route.
     En général la fermeture des barrières déclenche un feu vert à l'intérieur de la cabine du conducteur du train, qui doit immédiatement freiner d'urgence si ce signal ne se déclenche pas. Il a par ailleurs alors obligation de faire "siffler" sa machine.
    
Lorsque le dernier wagon passe sur une autre pédale 2 à 8 secondes après son passage devant les barrières, ces dernières sont à nouveau alimentées en courant électrique et se relèvent .
     L'alimentation de l'ensemble de détection se fait soit par le courant électrique EDF, soit par des batteries, et les moteurs des barrières sont en général reliées au courant EDF (par des conducteurs propres à la SNCF).

    Cela m'a choqué de voir que l'entreprise de cars et la SNCF commençaient à ergoter sur leurs responsabilités réciproque devant les journalistes, dès le jour même de l'accident. C'est à mon sens un manque de respect vis à vis de la peine des familles. Et de toutes façons il allait y avoir une enquête.
    Mais surtout, je trouve le procureur particulièrement léger, quand il annonce qu'il met la conductrice en examen uniquement parce que selon lui, la barrière était fermée avant le passage du train. Il n'en dit pas assez, et si ce sont ses seules raisons, c'est une enquête bâclée !

   On ne parle que de la barrière mais pas du signal sonore et lumineux,, qui est aussi important sur le plan des responsabilités. Quant à la barrière le procureur a seulement indiqué que le socle de la barrière était en position de fermeture après l'accident.
   Que la justice ne croie pas à priori la conductrice du car et le conducteur SNCF, c'est normal : ils sont partie prenante des responsabilités et il est important de ne pas les accuser à tort; ils sont déjà assez choqués comme cela et doivent se sentir en partie responsables.
   Il y a des témoignages contradictoires d'autres personnes, les uns ayant vu la barrière ouverte, d'autres fermée :  c'est normal, a t'on fait bien attention aux détails et surtout quand par rapport à l'instant de l'accident.
   Plus troublante cette photo prise par un jeune avec son téléphone portable, qui montre la barrière ouverte. Est elle réelle ert quand a t'elle été prise? Mais le procureur n'en souffle mot !
   Et on ne dit rien non plus des témoins qui affirment que le signal sonore et lumineux ne fonctionnait pas
   Pas un mot non plus sur des vérifications des pédales de commandeet de l'alimentation électrique..

   Je pense que le procureur ne devrait pas accuser tant qu'il ne sait pas exactement ce qui s'est passé.
   La conductrice suivait un autre car. SI la barrière ne s'est pas fermée, elle n'est responsable de rien; c'est la faute des mécanisme.
   Si la barrière s'est fermée, quand ?
   Si elle s'est fermée avant que le car ne passe, celui-ci a dû défoncer la barrière. C'est étonnant car la vitesse n'est pas en cause vu le tournant à angle droit avant le passage à niveau; le procureur a d'ailleurs parlé de 12 km/h. Je ne vois guère un conducteur de car scolaire, arrivant à si faible vitesse, prendre le risque de défoncer délibérément une barrière de passage à niveau fermé. Et casser une barrière doit laisser des traces sur elle-même et sur le car et les morceaux sont projetés vers l'avant.
   Si la barrière s'est fermée au moment du passage du car, d'une part la conductrice aurait du voir le sigal sonore et lumineus et d'autre part le train n'aurait pas dû être là encore. Et comme il n'y avait pas de deuxième barrière, le car aurait eu le temps de sortir des voies.
   Si la conductrice est passée à gauche de la barrière (ce sont des barrières n'obturant que la moitié de la route), d'une part c'est totalement invraisemblable de prendre un tel risque et d'autre part, elle aurait dû retourner à droite et donc se trouverpresque dans le sens du train. Le car n'aurait pas été coupé en deux, mais traîné sur les voies.

   Bref en l'absence d'explication sur le déroulement de l'accident, la thèse qui paraît la plus vraisemblable est celle de la barrière ouverte.
   Alors où le procureur a d'autres explications complètes et certaines, ou il aurait mieux fait de se taire.
   S'il n'a pas plus de faits que ce qu'il dit, il est honteux d'accabler la conductrice qui doit déjà se sentir responsable de ces malheurs.
   Je pense qu'il serait bon que les magistrats suivent des cours de communication avec les journalistes et reporters.
   Mais aucun de ceux -ci n'a élevé la voix pour faire les remarques ci-dessus. Ils ne font pas bien leur métier n'attachant de l'importance qu'au sensationnel ou au voyeurisme et non à la recherche de la vérité.
   Je pense que tous auraient dû laisser les famille tranquilles avec leur immense peine et ne parler responsabilité que lorsqu'on serait sûrs de ce qu'on avance.

Mercredi 20 décembre 2017 à 18:01

Enseignement, école, fac

http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau2/Unknown1.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau2/images-copie-4.jpg











     Je suis scandalisé quand j’entends des personnes s’intéressant à l’éducation des enfants, dire qu’il faut être modernes et leur apprendre à écrire sur un clavier et non à la main . C’est une ânerie et cela montre leur ignorance des processus d’apprentissage du cerveau.
    Je ne sais pas si ces personnes tapent rapidement un texte sur un clavier, mais si c’est le cas, elles auraient dû s’apercevoir, lors de leur apprentissage de la frappe, que le cerveau fonctionnait très différemment par rapport à l’écriture manuelle.

    Parole, lecture et écriture ont beaucoup de points communs, au niveau du cerveau. Le centre de Wernicke analyse mots et phrases pour les comprendre, le centre de Geschwind fournit le vocabulaire et le centre de Broca élabore les phrases, leur grammaire et leur syntaxe, puis transmets les information au centre pré-moteur situé près de lui, qui élabore les ordres qui sont transmis au cortex moteur. Là intervient une différence entre la parole où ce sont les commandes des muscles de la bouche la langue et le larynx qui interviennent, alors que pour l’écriture ce sont ceux de la main. Evidemment les sens interviennent à l’origine (vue, ouïe, toucher) et le cortex préfrontal dirige tout le processus, car c’est lui qui élabore la pensée.
    Quand on écrit à la main, l’écriture d’un mot est « attachée », les lettres étant liées entre elles; le cerveau pense une phrase, Broca décompose en mots et syllabes (l’orthographe), de façon automatique et inconsciente et le centre pré-moteur a mémorisé l’écriture des syllabes.et fait écrire le mot « d’un trait de plume ».
    Quand on tape sur le clavier d’un ordinateur (d’une machine à écrire ou sur celui d’un téléphone pour un SMS),  le cerveau doit faire un effort supplémentaire car il doit décomposer le mot en lettres car elles vont être tapées une par une. Certes le processus est inconscient aussi quand on a appris à taper (il ne l’est pas du tout au début de l’apprentissage où on épelle consciemment, et on ne gagne en vitesse que lorsque ce processus devient automatique)

    Quand l’enfant apprend à lire et écrire, il doit d’abord apprendre les lettres, puis les syllabes (son et écriture) presque avant d’écrire des mots?. Il faut que cela soit mémorisé pour que l’on puisse passer aux mots et à leur signification. Partir initialement des mots (la méthode globale), a fait preuve de son échec et des défauts de lecture et d’écriture qu’elle entraîne.
    Apprendre sur un clavier est absurde, car cela gêne l’apprentissage des syllabe en introduisant une difficulté supplémentaire qui est d’épeler les mots, alors qu’on n’est pas encore au stade de ceux-ci.

    Un autre avantage de l’apprentissage de l’écriture à la main est lié à la mémoire. Dans la frappe au clavier les mains (les doigts) repèrent et mémorisent l’emplacement des touches sur le clavier, correspondant à chaque lettre, mais pas l’écriture d’un mot. L’orthographe sera donc purement visuelle et auditive. Au contraire les mains dans l’écriture manuelle ont un mouvement complexe, qui demande plus d’effort à la mémoire pour chaque mot. La mémoire musculaire va aider les deux autres mémoires pour l’écriture et notamment l’orthographe.
    Quand j’hésite au clavier sur l’orthographe d’un mot, je l’écris à la main et je me trompe très rarement.

http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures4/Unknown-copie-2.jpg
    Il existe aussi des polémiques sur : vaut il mieux prendre des notes à la main ou au clavier. Cela n’intervient que pour des élèves ayant déjà une grande pratique de l’écriture, au lycée ou dans le supérieur.
    Je n’ai pas encore vu quelqu’un taper suffisamment vite pour retranscrire in-extenso le discours d’un professeur. Et en admettant que cela soit possible, la personne sera tellement absorbée par son impératif de rapidité, qu’elle ne comprendra pas ce qu’elle écrit.
    Dès lors quand on veut prendre des notes sur un cours par exemple, il faut résumer la parole de l’intervenant, de noter l’important, ce qui a du sens, les idées principales, la structure logique de l’exposé (plan détaillé annoté).
    Des études ont été faites par des psychologues et elles montrent que les personnes prenant des notes au clavier et tapant vite, sont tentées de prendre davantage de textes « in extenso » sans analyser suffisamment le contenu.
    Au contraire les personnes qui écrivent à la main sont conscientes de la moindre vitesse et analysent davantage l’exposé avant de le noter.
    De plus si les personnes ne possèdent pas bien l’automatisme du clavier et doivent le regarder souvent, elles se basent davantage sur la parole, alors que l’écriture à la main étant entièrement automatique, le noteur peut regarder les images des diapositives en m^me temps qu’il écoute et cela l’aide dans son analyse.
    Les psychologue ont d’ailleurs constaté dans leur études que les personnes qui analysaient le contenu de l’exposé pour prendre des notes significatives, retenaient beaucoup mieux ce qui avait été dit lors de la conférence, le cortex préfrontal faisant mémoriser une parte de sa réflexion.

    Ce qui est important ce n’est donc pas tellement d’écrire avec un clavier ou à la main, mais de se forcer à se demander tout au log de l’exposé comment les idées s’enchaînent, et, à tout instant, quel est le message, comment le résumer et sélectionner l’essentiel de l’information reçue.
    D’ailleurs n’est il pas beaucoup plus facile de reprendre les notes que l’on a prises soi-même, plutôt que celles prises par un autre ou celles d’un polycopié.

Samedi 16 décembre 2017 à 11:31

Informatique, médias, internet

http://lancien.cowblog.fr/images/Bloginformatique/schemasimplistedelareconnaissancefaciale964851.jpg

     Un de mes jeunes lecteurs m’a demandé comment se faisait la reconnaissance des visages par un ordinateur, et si cela permettait, comme certains journaux, ou personnes sur internet, le disaient, de servir de mot de passe ou de reconnaissance faciale, par exemple pour payer un achat avec son smartphone.
    Je vais essayer de répondre à cette question, mais je ne suis pas dans le secret des constructeurs tels Apple ou Samsung.

    Les méthodes de reconnaissances faciales sont connues, mais la précision et la fiabilité demandées ne sont pas les mêmes selon qu’il s’agit de reconnaître un visage ami sur les photos de votre ordinateur, d’identifier un suspect pour la police ou de servir de mot de passe pour une opération financière.

    Les méthodes sont les mêmes : on projette sur le visage des points à des endroits bien précis et on va faire une cartographie en mesurant des distances et des angles d’orientation caractéristiques, qui varient selon les individus. Ce sont en général les yeux qui servent d’origine à cette triangulation.
    Il est certain que si l’on n’a qu’un petit nombre de points, plusieurs individus peuvent avoir la même « carte », et donc la reconnaissance faciale ne pourra les différencier. Pour que cette probabilité de doublon devienne plus faible, il faut donc augmenter de plus en plus le nombre de points.
    Tout dépend donc de la sécurité que l’on recherche et dans quelle population de visages.

    Il est certain que si vous voulez seulement reconnaitre les personnes de votre carnet de photos, d’une part ce n’est pas catastrophique si l’ordinateur se trompe, car vous pouvez rectifier, et d’autre part la population est celle de votre famille et vos amis, et donc limitée. Les chances de doublons sont faibles. On pourra se contenter de quelques dizaines, voire quelques centaines de points.
    J’ai un tel logiciel sur mon Mac, et il se trompe de temps en temps, si la personne a des cheveux qui lui cachent le visage, si elle porte des lunettes de soleil, et il ne sait pas différencier des jumeaux qui se ressemblent beaucoup. Evidemment il ne la reconnait pas si elle porte un passe-montagne.
   
    Pour la police si l’on recherche un individu d’après une photo, la population est très importante et les doublons peuvent être nombreux. Il faut donc passer à quelques milliers de points.
    Mais on ne demande pas une certitude absolue; si le logiciel sort de son analyse faciale deux ou trois individus, d’autres méthodes permettront d’affiner qui peut être suspect. Cela reste une aide précieuse.

    Servir de mot de passe, c’est à dire d’autorisation pour faire une opération importante, notamment financière est un tout autre problème.
    La population est celle du monde entier.
    Surtout il faut non seulement reconnaître celui qui aura le droit de faire l’opération, mais il faudra non seulement éliminer des gens qui lui ressemblent, mais aussi ceux qui essaieront de se faire passer pour lui, grâce à des astuces diverses.
    Il faudra cette fois ci des dizaines de milliers de points de référence.
    Mais cela ne suffit pas; en effet si on présente à l’appareil une photo du propriétaire, l’analyse faciale sera correcte et il dira « oui ».
    Il faut donc une photo en relief, une analyse faciale en 3D, prise à l’origine sur le propriétaire et faite ensuite sur l’éventuel intrus.
    Une personne qui veut tromper l’appareil peut mettre un masque reproduisant le visage du propriétaire. Il faudra donc faire une partie de la reconnaissance en infra-rouge, pour déceler la chaleur du visage et celle atténuée par le masque.
    Pour compliquer la tâche des intrus, on prendra plusieurs cartes du visage, par exemple de face, de profils ou sous d’autres angles.

    Un inconvénient surgit alors : la cartographie est si détaillée, si précise, que si vous modifiez tant soit peu votre visage, votre appareil ne vous reconnaîtra plus. Il faut donc que votre appareil fasse régulièrement des mesures sur vous même et qu’il possède un peu d’intelligence artificielle pour s’adapter.

    Je ne sais pas si l’on verra bientôt des appareils faire cette gymnastique complexe, à un prix abordable. Je sais qu’Apple et Samsung y travaillent, mais je sais par exemple qu’Apple dit ne pas avoir résolu le problème de deux jumeaux.

Mercredi 13 décembre 2017 à 15:01

Actualité

      J’ai suivi à la télé, comme certainement beaucoup de personnes, la cérémonie à l‘église de la Madeleine, pour les funérailles de Johnny Hallyday.
    Certes je connaissais le texte de Prévert, dit par Fernand Reynaud :


A l’enterrement d’une feuille morte
Deux escargots s’en vont
Ils ont la coquille noire
Du crêpe autour des cornes
Ils s’en vont dans le noir
Un très beau soir d’automne
Hélas quand ils arrivent
C’est déjà le printemps
Les feuilles qui étaient mortes
Sont toutes ressuscitées
Et les deux escargots
Sont très désappointés
Mais voilà le soleil
Le soleil qui leur dit
Prenez prenez la peine
La peine de vous asseoir
Prenez un verre de bière
Si le coeur vous en dit
Prenez si ça vous plaît
L’autocar pour Paris
Il partira ce soir
Vous verrez du pays
Mais ne prenez pas le deuil
C’est moi qui vous le dis
Ça noircit le blanc de l’oeil
Et puis ça enlaidit
Les histoires de cercueils
C’est triste et pas joli
Reprenez vos couleurs
Les couleurs de la vie
Alors toutes les bêtes
Les arbres et les plantes
Se mettent à chanter
A chanter à tue-tête
La vraie chanson vivante
La chanson de l’été
Et tout le monde de boire
Tout le monde de trinquer
C’est un très joli soir
Un joli soir d’été
Et les deux escargots
S’en retournent chez eux
Ils s’en vont très émus
Ils s’en vont très heureux
Comme ils ont beaucoup bu
Ils titubent un petit peu
Mais là-haut dans le ciel
La lune veille sur eux.

    Mais j’ai surtout beaucoup apprécié un texte superbe que je ne connaissais pas, dit par Sandrine Kimberlain sur la vie, dont l’auteur est mère Thérésa.

http://lancien.cowblog.fr/images/mereteresaetenfant.jpg


            « La vie est la vie »

    La vie est beauté, admire-la
.
    La vie est félicité, profites-en.
    La vie est un rêve, réalise-le.

    La vie est un défi, relève-le.

    La vie et un devoir, fais-le.

    La vie est un jeu, joue-le.

    La vie est précieuse, soigne-la bien.

    La vie est richesse, conserve-la.

    La vie est amour, jouis-en.

    La vie est un mystère, pénètre-le.

    La vie est une promesse, tiens-la.
    La vie est tristesse, dépasse-la.

    La vie est un hymne, chante-le.

    La vie est un combat, accepte-le.

    La vie est une tragédie, lutte avec elle.

    La vie est une aventure, ose-la.
    La vie est bonheur, mérite-le.

    La vie est la vie, défends-la.

Mère Teresa (1910-1997)

Samedi 9 décembre 2017 à 12:11

Ecologie, Changement climatique

J’ai lu, dans le magazine « La Recherche », un article interessant mais très alarmant, de Bérénice Robert sur la pollution de l’environnement et ses méfaits.

    Une étude de plusieurs organisations scientifiques conclue qu’en 2015 la pollution de l’environnement serait responsable dans le monde, de 9,6 millions de morts :
        - 6,5 millions dus à la pollution de l’air;
        - 1,8 millions dus à la pollution de l’eau;
        - 0,8 millions dus à la pollution du lieu de travail;
         - 0,5 millions dus à la pollution du sol.
    C’est 3 fois plus que les morts dues au sida, à la tuberculose et au paludisme réunis et 15 fois plus que les décès dus aux guerres et aux formes nombreuses de violence.
    Il est inquiétant de constater qu’autrefois les principales causes de décès dans le monde, étaient les épidémies, les guerres et la famine. Aujourd’hui c’est principalement la pollution.

    On est toujours un peu sceptique devant ces chiffres car on se demande comment on les établit et si les statistiques correspondantes sont fiables, car beaucoup de facteurs influent sur la santé des gens et il paraît difficile de séparer les morts due à une cause particulière.
    En fait les organisations en cause ont utilisé une méthode assez différentes de celles que l’on met en avant dans les systèmes divers d’information, car ils ne sont pas partis des statistiques de morts, qu’il est difficile d’attribuer à une cause unique..
    La fondation « Pure Earth » a rassemblé une énorme base de données sur les 4000 sites les plus pollués dans le monde.
    Cette association, l’organisation mondiale de la santé (OMS) et l’institut de la santé de Seattle ont alors calculé, à partir des données connues sur l’influence des doses des polluants absorbés sur la santé, quelles seraient les conséquences dans le temps de ces pollutions.
    C’est en appliquant cette méthode à toutes les zones de la planète qu’ils sont arrivés à ce chiffre global, et qu’il ont dressé la carte ci-dessous qui donne le nombre de décès sur 10 000 personnes selon les lieux géographiques :

http://lancien.cowblog.fr/images/decespollutiondanslemonde.jpg

    Ces études sont un constat; on ne sait pas comment évoluent ces chiffres car c’est la première fois que l’on dispose des données permettant de les établir.
    Ces morts ne sont pas dues pour la plupart à des maladies transmissibles dues à des microbes : ce sont des maladies cardiovasculaires, les accidents vasculaires cérébraux, les broncho et pneumopathies, telle l’asthme ou des empoisonnements par des substances toxiques.
    Les problèmes de pollution de l’eau potable touchent surtout l’Inde et l’Afrique, la pollution de l’air l’Inde et la Chine, tandis que dans les pays développés c’est surtout la pollution par les particules fines et les métaux lourds qui est en cause.
    L’Agence européenne de l’environnement estime, quant à elle, que le nombres de décès en Europe serait de l’ordre de 500 000.
    Entre les dépenses de santé et la baisse de productivité dues à ces pollutions, le coût en serait énorme, estimé pour les seuls pays à haut revenu (qui sont les moins pollués), à 45 milliards d’euros pour 2015.
    Les zones plus touchées sont celles socialement défavorisées.

    Et ce qui est encore moins rassurant c’est que les chercheurs estiment que leurs chiffres sont nettement sous-estimés, car ils n’ont pas pris en compte, faute de données suffisantes et du fait de la latence des maladies correspondantes, les effets de produits récents tels les perturbateurs endocriniens ou les herbicides.

    Bref entre le changement climatique et la pollution, l’homme détruit peu à peu la vie sur terre. Il serait temps de s’en occuper.

Mercredi 6 décembre 2017 à 13:42

Notre cerveau : intelligence; langage

http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau2/autohypnosenegativee1427831174390.jpg
      Nos sens perçoivent en permanence des images, des sons, des odeurs provenant de notre environnement. Mais très souvent ces sensations s’accompagnent de mots qui sont mémorisés en même temps qu’elles. Ce sera une date, les noms de personnes ou d’objets, le souvenir de paroles……
    Dès que l’enfant l’a acquit, le langage est le support permanent de notre pensée. C’est le principal moyen que nous avons de faire connaître aux autres ce que nous pensons, que ce soit des faits, une histoire, des considérations logiques, un raisonnement, mais aussi des émotions, à la suite de paroles, de lecture, d’images, de sons….
    En définitive sans les mots, nous ne serions pas capable de grand chose. Les animaux ont des langages, mais ils ne reposent pas sur les mots et c’est ce qui différencie l’homme. Encore qu’on puisse apprendre à un chien la signification de quelques centaines de mots (sans qu’on sache parfaitement comment il les interprète), et on peut apprendre aux singes supérieurs, le langage des sourd muets avec une syntaxe limitée : sujet verbe complément et parfois des adjectifs.

    Mais un phénomène nous rend perplexe : le langage intérieur.
    Nous en sommes très conscient quand nous écrivons un article comme celui-ci. Tout en réfléchissant, je me dicte inconsciemment le texte, légèrement en avance sur ce que j’écris. Là je transcris vraiment ma pensée par des mots « palpables » parce qu’ils sont en noir sur un papier ou sur l’écran de mon ordinateur.
    Mais ce dont nous nous rendons moins compte, c’est que lorsque nous pensons à un sujet donné, nous nous parlons intérieurement avec des mots, des phrases.
    On s’en rend mieux compte avant de s’endormir, car il y a peu de bruit, pas de lumière, on est enfermé dans sa chambre et donc il n’y a rien pour distraire notre attention. Là on se rend compte qu’on réfléchit à quelque chose avec des mots que l’on se dit à soi-même. Parfois le sommeil arrive pendant quelques secondes et on se réveille, et on s’aperçoit alors que la phrase que l’on était en train de se dire, a dégénéré sur une suite illogique de mots, sans rapport avec le sujet et quelquefois même sans signification cohérente.
    Sans le langage, nos pensées ne seraient qu’un suite de sensations, des images notamment, mais nos raisonnements, nos pensées et nos souvenirs seraient considérablement réduits. C’est d’ailleurs pour cela q’un enfant n’a pratiquement aucun souvenir réel de sa vie avant de maîtriser le langage (si ce n’est par des récits de ses parents ou des photos, qui ne sont donc pas des souvenirs acquis sur le moment).
    Il arrive aussi parfois qu’on se dise quelque chose à voix haute, mais c’est plus rare, (sauf chez le jeune enfant), et l’on appelle cela le « dialogue privé », alors que le « dialogue intérieur » à notre cerveau, est permanent.
    J’ai fait plusieurs articles sur la production et la compréhension du langage dans ce blog, qui indiquent le rôle des centres de Broca, de Wernicke, de Geschwind, des centres d’interprétation auditive et du chef d’orchestre, le cortex préfrontal.
    Qu’en est il pour le dialogue intérieur ?

    Le discours privé des enfants a fait l’objet d’études par les psychologues.
    Jean Piaget spécialiste du développement de l’enfant, pensait que cela résultait chez le jeune enfant, du fait qu’il n’était pas encore habitué à écouter les autres et à comprendre et suivre un dialogue avec autrui, sur des sujets de comparaison des points de vue. Cette attitude diminuait ensuite du fait que cette capacité de dialoguer avec autrui devenait une habitude.
    Un autre psychologue russe, Lex Vygotski, pensait au contraire que l’enfant réemployait dans ce discours privé, des termes qu’il avait déjà réussi à employer dans un dialogue réel avec autrui, et qu’il s’en servait pour se contrôler lui-même et trouver des idées, des solutions, des actions à faire.
    Un ordinateur utilise un langage (celui de la programmation), mais il ne fait qu’appliquer les directives logiques du programmeur. Il ne peut penser à de nouvelles actions en dehors de celles prescrites par ce programme.
    Le robot qui possède une certaine « intelligence artificielle » est capable de créer des morceaux de programme pour se commander lui même : il a eu un dialogue intérieur, dans le langage particulier de programmation qui est le sien.
    En fait dans le dialogue entre deux personnes, chacun gère ses propres idées mais en s’adaptant à ce que chacun perçoit et reçoit de l’autre, cela en manipulant le langage à haute voix. Si le dialogue intérieur est une adaptation de cette situation pour discuter avec nous mêmes en vue de la réflexion, de la décision et de l’action, alors les centres du langage devraient intervenir dans ce dialogue intérieur.   
    C’est ce que les neurobiologistes ont voulu vérifier en demandant à des personnes d’avoir un dialogue intérieur, sous IRM. C’est notamment le cas de Charles Fernyhough de l’université de Durham, en Angleterre à qui j’emprunte les schémas ci dessous, que j’ai un peu transformés.

    Toutefois le problème est un peu plus complexe car le dialogue intérieur peut avoir deux aspects différents : un monologue, comme par exemple lorsque j’écris cet article, ou un dialogue, lorsque je compare plusieurs solutions à un problème. De plus dans un monologue, on peut nous demander de penser seulement à des mots prédéfinis, ou au contraire de créer des phrases comme dans la rédaction d’un article.
    L’IRM a confirmé que dans le « monologue intérieur imposé », les centres qui intervenaient étaient ceux de la parole , sous la coordination du cortex frontal et sans que les centres moteurs de la diction interviennent : le centre de Broca qui gère grammaire et syntaxe pour produire les phrases et le centre de Geschwind qui gère le vocabulaire.
    Dans un « monologue intérieur libre et créatif », non seulement ces centres interviennent mais aussi l’aire de Wernicke, qui traduit les sons en mots et phrases compréhensibles. et un autre centre, le gyrus de Heschl, qui contient les aires auditives primaires et secondaires,Tout se passe comme s’il y avait une écoute de soi-même, de ce que l’on va se dire intérieurement, comme si l’on écoutait une autre personne.

http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau2/cerveaumonologueinterieur.jpg
    Dans le cas du « dialogue interieur », d’autres centres interviennent : ceux qui, dans l’hémisphère droit interviennent dans la « cognition sociale » : les équivalents des centres de Broca et de Wernicke dans cet hémisphère, qui interprètent les composantes émotionnelles du langage, et un centre situé à leur extrémité, qui intervient lorsque nous essayons de comprendre la pensée de nos interlocuteur, ce qu’il y a derrière les mots que Wernicke a déchiffré.
    Le gyrus frontal antérieur gauche intervient également; outre l’aire de Broca, liée directement au langage; qu’il contient, il participe à la compréhension d’un dialogue avec autrui, mais probablement avec un aspect plus logique, alors que les centres de l’hémisphère droit examinent plutôt l’aspect émotionnel.
    Deux autres gyrus sont aussi activés : le cortex cingulaire postérieur qui intervient surtout avec l’hippocampe dans des rappels de mémorisations et le précunéus qui est l’un des centres restant actifs même lorsque le cerveau est au repos, et qui a un rôle important dans la conscience de soi et par opposition de celle d’autrui.

http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau2/cerveaudiscourinterieur.jpg

    Tout se passe donc dans le dialogue intérieur avec nous mêmes, comme dans un dialogue avec autrui : il nous faut être capables de nous représenter le point de vue de notre interlocuteur, de le suivre à chaque échange, et de modifier notre propre pensée en fonction des évolutions de la conversation.
    Dans le cas du monologue ou du dialogue intérieur, notre interlocuteur est nous même avec lequel nous envisageons diverses hypothèses et pensées.

Samedi 2 décembre 2017 à 17:45

Préférences cérébrales

                            Notre personnalité : description "préférences cérébrales"
http://lancien.cowblog.fr/images/Prefcerebrales/4137011.png


 

J’ai fait un certain nombre d’articles sur les préférences cérébrales et la personnalité car c’est un sujet qui m’intéresse et surtout je suis persuadé qu’il est important de se connaître. Par ailleurs étudier les préférences de deux interlocuteurs m'a souvent permis d’expliquer leurs différends et donc de les apaiser.
            Une question m’est souvent posée : ma personnalité peut elle évoluer? J’ai déjà traité ce sujet dans ce blog (cf article du 12 avril 2017). Mais on me pose aussi une autre question : comment acquiert on notre personnalité et quelle est l’influence de l’environnement et notamment des parents?  Je vais essayer d’y répondre.

             Il y a bien sûr une part génétique ou du moins innée, car nos préférences sont en partie présentes dès l’enfance, et il sera d’autant plus difficile d’évoluer sur une préférence donnée que celle-ci est très forte et que la préférence antagoniste est faible.
            On verra par exemple très vite (vers un an par exemple), le caractère fortement extraverti ou introverti d’un bébé.
            Mais l’impact de notre entourage, parents, professeurs, camarades est très influent.
            Les psychologues constatent que notre personnalité évolue peu au delà de 30 ans, et que par contre, l’enfance et l’adolescence sont des périodes très importantes.

            Il est certain que l’éducation que nous donnent de nos parents nous fait prendre certaines habitudes et influe donc sur notre manière d’agir. Elle forge en particulier notre « estime de soi » et donc notre assurance dans nos comportements.
            Les psychologues dénombrent principalement quatre comportement positifs des parents (et éventuellement grand-parents), vis à vis de leurs enfants (et petits enfants) :
                         - apporter amour, attention, conseils et assistance: 
                         - savoir écouter et avoir une bonne communication;
                        - inculquer des règles et une discipline juste et logique, ferme mais chaleureuse;
                        - mettre en contact l’enfant avec ce qui peut le rendre plus mature, plus responsable, mais en l’encadrant dans ses tentatives.
            Par contre des parents trop autoritaires, trop laxistes ou trop protecteurs rendront leurs enfants moins sûrs d’eux mêmes et moins heureux par la suite.
           Toutefois il y a aussi une rétroaction : les parents ne traiteront pas de la même façon un enfant calme et réfléchi par rapport à un enfant impulsif et turbulent.

            Les parents (et le milieu éducatif) ont également une grande influence sur notre caractère rigoureux et organisé (la préférence J/P ou le caractère consciencieux du Bigfive) et sur notre curiosité intellectuelle (préférence G/S ou l’ouverture d’esprit du Bigfive).
            A l’origine il s’agit de comportements pratiques : par exemple ranger sa chambre, ses affaires, être à l’heure, organiser son activité; cela se traduit ensuite par un caractère plus rigoureux, plus discipliné, plus consciencieux et par un sens du devoir.
            Les parents qui partagent des activités avec leurs enfants (lecture, films, activités artistiques), qui suscitent et répondent à des questions, et leur apprennent à trouver des réponses à des questions scientifiques ou techniques sur internet, développent leur ouverture d’esprit et leur curiosité intellectuelle, en même temps qu’ils accroissent l’intensité de leur relation mutuelle.
            Certes ce sera plus facile d’apprendre l’ordre et l’exactitude à un enfant de préférence J, mais on pourra donner un minimum de ces comportements à un enfant de préférence P, et à l’inverse, si on ne l’éduque pas, un enfant P aura une vie complètement pagailleuse et sans contrôle du temps.
            La réussite ou l’échec scolaire résulte certes en partie des capacités intellectuelles de l’enfant, de la façon dont est fait l’enseignement en classe, mais elle dépend beaucoup du travai qu’il fournit et pour moitié du comportement des parents d’une part en matière d’éducation et d’instruction, et d’autre part de style parental.

            Le comportement psychologique et émotionnel de l’enfant subit aussi une grande influence de son éducation et de son environnement. Des circonstances difficiles peuvent fortement influencer l’anxiété : mauvais traitements, indifférence des parents, disputes et divorce, trop de sévérité ou de laxisme, attitude trop protectrice.

             Pour les adolescents, l’importance des parents diminue, surtout aujourd’hui où ils servent moins de modèle. Ils partagent l’activité des copains, leurs goûts et leurs valeurs, et ont tendance à se regrouper avec ceux qui ont des personnalités voisines.
            Ils ont donc une certaine influence sur leurs personnalités mutuelles, mais qui tend plus à les renforcer qu’’à les modifier.

             L’influence des professeurs et de l’instruction est différente. Elle renforce les capacités logiques, (mathématiques) d’expression et de communication et développe la curiosité intellectuelle et le contact avec des idées et opinions multiples (littérature). Et surtout le travail au collège et au lycée développe la capacité d’effort et de travail, si l’adolescent s’y prête et ne sacrifie pas son activité au profit des SMS, réseaux sociaux et distractions avec ses camarades.
          Ce n’est pas à proprement parler une modification de la personnalité, mais cela agit sur les préférences L et G qui sont accrues, ou rééquilibre une personne V et S. (en langage Bidfive, cela accroit le « caractère consciencieux, l’ouverture d’esprit, mais aussi la solidarité conciliante en groupe (le mot anglais agreabilité, qui ne veut pas dire agréable, mais capable d’adhésion agree-able).
            Il est certain que des études scientifiques poussées développent la préférence L.

             Le passage dans la vie active et professionnelle va encore légèrement influencer la personnalité, augmentant en général l’aspect extraversion (même pour un introverti) et obligeant à mieux s’organiser (préférence L/P).
            Mais à partir de 30 ans la personnalité variera beaucoup moins.



http://lancien.cowblog.fr/images/Prefcerebrales/bigfive.jpg

Mercredi 29 novembre 2017 à 19:31

Informatique, médias, internet

http://lancien.cowblog.fr/images/Bloginformatique/wxxillustrationssatiriquesrevelantcommentlatechnologieaprislecontroledenosvies22.jpg

     Je ne peux pas dire que je sois rétif aux technologies modernes : je me sers d’un microordinateur depuis 1979 et j’avais mis en place en 1987 dans la société où je travaillais 2000 macintoshs et une messagerie interne qui ressemblait à internet.
    Depuis 1997 j’avais un mac moderne avec accès à internet et aujourd’hui je m’en sers énormément. Je suis presque à zéro papier et j’utilise en permanence ma messagerie.
    Par contre je vais peu sur les réseaux sociaux car je n’aime pas raconter ma vie en public et je m’en sers surtout pour communiquer avec mes petits enfants qui sont éloignés de la région parisienne, ainsi qu’avec quelques amis.
    Je ne suis pas un fana SMS et je ne vais pas sur internet à partir de mon téléphone portable pour trois raisons ; d’abord j’ai toujours à ma disposition un ordinateur connecté (donc ma messagerie), et un téléphone fixe (sauf dans la rue et dans le métro, et c’est pour cela que j’ai quand même un téléphone mobile), je trouve qu’écrire un SMS est trop lent et qu’on ne peut pas dire autant que sur un mail, et d’autre part la faible surface de l’écran des téléphones m’agace car je trouve qu’on n’y voir rien, par rapport à l’écran de 27 pouces de mon mac.
    Mais peut être que cela préserve ma santé mentale.!

     J’ai lu un article de Nicholas Kardaras (psychothérapeute qui a écrit un livre sur l’accoutumance à internet), sur l’utilisation aux USA des téléphones mobiles et des réseaux sociaux, qui m’a laissé perplexe.
    D’abord des statistiques ébouriffantes : toutes les secondes, le web y véhicule 7500 tweets, 2 millions d’e-mails, 1400 photos Instagram et 120 000 youtubes sont visionnés; sans compter 70 000 SMS. (cela fait plus de 6 milliards par jour soit 20 par personnes en moyenne !).
    Mais la France est presque aussi convertie : 30 millions de français utilisent Facebook, 6 millions tweetent et les jeunes enverraient une centaine de SMS tous les jours (je me demande bien ce qu’il peuvent avoir encore à dire  !).
    Je suis d’ailleurs toujours étonné du nombre de personnes, (et pas seulement des jeunes !), que je vois dans le métro, leur téléphone à la main en permanence et sur lequel elles jettent un coup d’œil au moins toutes les minutes.

    Les contacts sociaux étant un chose indispensable pour l’homme, on aurait pu croire qu’une telle communication était bénéfique. Il semble qu’il n’en soit rien.
    En 2014 l’université de San-Diego a examiné des données médicales de 7 millions d’adolescents et adultes et il a trouvé qu’il y avait beaucoup plus de symptômes dépressifs qu’en 1980. Cette augmentation semblait en partie due au manque de sommeil et de calme due à la frénésie d’internet et de l’attente de message, qui engendre un stress permanent.
    L’université de Houston a fait également des sondages qui montent que plus les étudiants passaient du temps sur Facebook, plus ils montraient des symptômes dépressifs.
    Deux raisons importantes semblent expliquer ces résultats :
        - d’une part la comparaison de ses conditions de vie à celles des autres est parfois déprimante, d’autant plus que beaucoup de ce qui est dit sur Facebook est très enjolivé et magnifié.
        - d’autre part notre équilibre psychique demande des contacts réels avec d’autres personnes vivantes et les contacts virtuels prennent tellement de temps que l’on n’a plus le temps d’avoir ces contacts réels avec de « vrais » humains en chair et en os (et avec un cerveau, des sentiments et des émotions).
    Notre cerveau est câblé pour permettre de nous adapter aux évolutions et donc à aimer les choses nouvelles. Une autre conséquence d’internet est que la multitude des informations et surtout de la possibilité de réponse à toutes nos questions, répond à ce besoin de nouveauté et se traduit par une suractivité qui peut être épuisante.
    Le problème, c’est en fait que l’utilisation d’internet étant considérée comme agréable, induit la production de dopamine dans notre circuit de récompense, et que si l’on en abuse, on peut arriver à l’addiction, comme pour le tabac, les drogues, l’alcool, le sexe ou les jeux.
    Les jeunes sont devenus pour beaucoup, accros aux textos. Ce n’est pas leur nombre qui est directement nocif, mais les conséquences qu’ils engendrent sur leur vie.
C’est l’impossibilité de s’arrêter, d’accepter les critiques, le fait d’être frustré quand on n’a pas accès à son addiction. Et c’est surtout le manque de temps pour faire autre chose et le manque de sommeil, qui engendrent stress et épuisement.
    L’activité compulsive digitale augmente les risques  de troubles compulsifs, d’échecs scolaire, d’utilisation d’alcool et de drogue.
    En fait paradoxalement l’activité virtuelle sur internet accroit notre sentiment d’isolement sans que nous nous en apercevions.
    Notre cerveau a besoin de relations réelles « face à face », de partager des expériences, des émotions des sentiments, des souffrances des joies, des rires, des jeux  et des pleurs. Un couple d’amoureux ne dure guère sur internet, s’il ne se voient pas réellement.
    Robin Dunbar, un anthropologue anglais, s’inquiète pour la santé mentale des enfants : le cerveau d’un enfant est en formation, en apprentissage, notamment en matière d’interaction sociale, d’empathie et de partage. La connexion virtuelle, illusion du contact humain, pourrait perturber ce développement.
    En définitive, certes les connexions digitales font partie de notre vie d’aujourd’hui, mais il ne faut pas qu’elles deviennent une addiction, et, pour que les enfants et les jeunes soient heureux et en bonne santé, ils faut qu’ils aient des relations avec des personnes réelles, bienveillantes à leur égard.

<< Page précédente | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | Page suivante >>

lancien

sortir de la tristesse

Créer un podcast