Samedi 22 juillet 2017 à 14:06

Chats

     Il y a des jours où l'on se sent peu enclin à travailler et on culpabilise alors un peu d'avoir la flemme.
     Si cela vous arrive, regardez ces chats; eux ne culpabilisent pas. (photos trouvées sur Wamiz).

http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux6/7066.jpg






















http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux6/7067.jpg























http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux6/7068.jpg















http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux6/7069.jpg

















http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux6/chantnoirblancdort.jpg




























http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux6/chatdortallonge1.jpg

















http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux6/chatdortsoleil.jpg

















http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux6/chatdortmignon01fb594bc47ede8e1.jpg

Mercredi 19 juillet 2017 à 15:54

http://lancien.cowblog.fr/images/Santebiologie2/appareilreproduisantmilieuuterinconcuequipelhopitalenfantsPhiladelphieapermisdonneragneaux0729487.jpg

    Je lisais dans la presse des articles sur des chercheurs japonais et chinois, puius américain, qui essayaient de créer des animaux en gestation dans des boîtes, des sortes « d’utérus artificiels ».
    L’embryon d’animal était enfermé dans un sac plastique, contenant un liquide composition voisine du liquide amniotique et le cœur du fœtus faisant circuler le sang dans un échangeur qui l’enrichit en oxygène, jouant ainsi le rôle du placenta.
    Dans le cas des chercheurs japonais une pompe externe faisait circuler le sang. Le liquide est un fluocarbone qui peut transporter de l’oxygène et du CO2 dissous, pour maintenir l’oxygénation du sang
    Il semble que les animaux ainsi créés soient viables, mais cette gestation est très onéreuse.
    Les chercheurs de l’hôpital de Philadelphie a ainsi réalisé la mise à terme de sept agneaux extrait par césarienne apès 15 semaines dans le ventre de brebis et donne pour objectif d’améliorer la survie des grands prématurés.
    Mais si l’agneau est une bon animal test au niveau de la formation des poumon, il l’est moins au plan des hémorragies cérébrales, car son cerveau est plus vite formé que chez un fœtus humain.
    De plus on ne pourra guère examiner si les capacités intellectuelles de l’animal sont atteintes, faute de tests psychologiques efficaces.
    L’hôpital de Philadelphie avait tenu la vedette il y a un an, en effectuant une opération chirurgicale, in utero, pour enlever une grosseur, suspectée d’être une tumeur, sur le bras d’un fœtus, ceci à 22 semaines de gestation, la naissance s’étant ensuite effectuée normalement à 35 semaines, la mère et l’enfant étant en bonne santé.

    Bien entendu, les journalistes, en recherche de sensationnel sont enthousiastes. Même la Croix approuve, voyant sans doute là un moyen de faire campagne contre l’avortement.
    J’avoue être un peu effrayé par ces études, tout en reconnaissant qu’elles sont nécéssaire au plan de la connaissance néonatale.
    Mais je vois mal une application rapide à l’humain.
    D’une part la responsabilité serait trop grande de faire naître un handicapé et je pense que de longs essais sur des singes seraient nécessaires.
D’autre part je que l’on ne néglige fortement le développement cérébral qui se fait in utero, à partir du contact avec l’extérieur (sons) et avec la mère (voix, toucher).
    Les chercheurs de Philadelphie envisagent dailleurs un sac amniotique maintenu dans l’obscurité, exposé à une caméra permettant de surveiller le fœtus, ainsi que des haut-parleurs diffusant l’ambiance sonore qu’un fœtus ordinaire entend au travers du ventre de sa mère.
    Il est indéniable que le fœtus développe in utero, ses capacités de développement, l’usage de ses sens, du début de leur interprétation par le cerveau, et du début de la formation des centres d’apprentissage. sans compter tout ce que l’on ignore sur le développement du cerveau émotionnel et de la relation mère-enfant.
    Que l’on fasse des essis biologiques de la sorte pour accroître nos connaissances, je n’y vois pas d’objection, mais je pense qu’il ne faut pas se presser de passer à la pratique sur l’homme, même pour aider des prématurés à rester en vie, tant qu’on n’est pas sûr de ne pas créer des malades et des handicapés à vie.   

Samedi 15 juillet 2017 à 9:57

Notre cerveau; nos sens; système nerveux

http://lancien.cowblog.fr/images/Image4/GlowingBrainhorizontal800x500.jpg

     Une découverte importante a eu lieu ces dernières années dans le domaine du cerveau, sans que les journaux, même scientifiques, ne lui accordent l’importance méritée.
    Les neurobiologistes étaient persuadés que les vaisseaux lymphatiques, qui transportent notamment les cellules du système immunitaire, et évacuent de l’organisme les déchets et les toxines, ne s’étendaient pas jusqu’au cerveau.
    J’avais donné quelques indications sur un nouveau procédé, qui consistait à modifier génétiquement des gênes d’animaux, en leur ajoutant un gêne de méduse, ce qui rendait phosphorescents les organes traversés par le sang ou la lymphe, lorsqu’on les éclairait avec une lumière d’une longueur d’onde spécifique..
    Cette technique avait été utilisée sur des lapins et des souris.
   
    En utilisant cette méthode, Kari Alitalo et Aleksanderi Aspelund, de l’université d’Helsinki, ont découvert que le système lymphatique existait aussi au sein du cerveau. La découverte a été confirmée par des chercheurs américains.
    D’un e part des vaisseaux lymphatiques normaux existent autour du cerveau, mais des vaisseaux particuliers, dont les parois sont faites de cellules gliales, transporte aussi la lymphe et le liquide cérébro-spinal dans le cerveau. Il transporte les cellules immunitaire et évacue les déchets toxiques.
    Il a été dénommé  « système glymphatique ».

    Il n’est pas exclu que certaines maladies neuro-dégénératives, telle les maladies d’Alzeimer, de Parkinson, ou d’Huntington (paralysie, pertes de mémoire, symptômes psychatriques et mort), pourraient être dus à l’accumulation de toxines, en raison d’un mauvais fonctionnement de ce système glymphatique.
    Dans des maladies auto-immunes, telle par exemple la sclérose en plaque, le système immunitaire attaque les cellules du cerveau, notamment les cellules gliales qui forment la myéline, isolant les faisceaux d’axones.

    Les chercheurs ont également découverts que des traumatismes d’ordre comportemental supportés par des souris, pouvaient entraîner des dommages dans le système glymphatique et que d’autre part l’évacuation des toxines était beaucoup plus importante pendant le sommeil que pendant l’éveil, la circulation du liquide de ces vaisseaux étant deux fois plus élevée.
    Ils ont aussi constaté que dormir sur le côté était plus bénéfique que dormir sur le dos, sans doute en raison de la position de valves dans ces vaisseaux.
    Les chinois étudient actuellement comment amliorer cette circulation, avec certains produits qui contiennent des oméga-3. La respiration profonde améliorerait aussi ce fonctionnement.

    Bref c’est le début de recherches qui pourraient aboutir à des méthodes intéressantes de soins de maladies, contre lesquelles nous n’avons actuellement que des moyens de lutte peu efficaces.

Mercredi 12 juillet 2017 à 14:56

          J'aime bien les photos de chats et j'ai trouvé sur Wamiz des photos amusantes de chats cachés.
          Je vous en montre quelques unes, mais vous pouvez en voir beaucoup d'autre sur ce site, comme d'ailleurs celles d'autres animaux.

http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux6/chatcache1.jpg











http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux6/chatcache2.jpg

















http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux6/chatcache3.jpg






















http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux6/chatcache4.jpg

























http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux6/chatcache5.jpg























http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux6/chatcache6.jpg



























http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux6/chatcache7.jpg

















http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux6/chatcache8.jpg
















http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux6/chatcache9.jpg

Samedi 8 juillet 2017 à 9:49

Psychologie, comportement

http://lancien.cowblog.fr/images/Santebiologie2/Unknown.jpg

         Evidemment, comme j’ai fait un article sur les personnes borderline (aux limites), on m’a tout de suite posé la question, « Quelle est la différence avec quelqu’un de « bipolaire ? »
         Cela ne m’étonne pas = ce sont les deux « tartes à la crème » des journaux de psychologie qui voient partout des malades mentaux et veulent nous persuader que nous le sommes un peu. Il faut bien faire du sensationnel.
Cela dit, certaines personnes ont vraiment des troubles bipolaires et c’est alors aussi une affection de l’humeur qu’il vaut mieux soigner, car ils peuvent conduire à la dépression.

          Les troubles bipolaires sont aussi appelés « troubles maniaco-dépressifs », mais cette appellation ne fait que compliquer les choses et nous induire en erreur.
          On ne sait déjà pas bien ce qu’est une dépression, car elle peut avoir maintes formes et être plus ou moins grave, mais maniaque a, dans le vocabulaire courant, une signification différente de celle en psychologie.
          Dans le langage courant être maniaque, c’est être obsédé par quelque chose, par exemple l’ordre et la propreté, et s’occuper alors de détails, avec un goût et un soin excessif (souvent en reprochant aux autres d’être négligents sur ce point).
          En psychologie, l’état maniaque, c’est lorsque l’on est très euphorique et excité, hyperactif et d’humeur très irritable, avec une perte du sens de la réalité.
          Finalement les troubles bipolaires c’est une succession d’épisodes où l’on est maniaque, puis dépressif. Autrefois on appelait aussi cela être cyclothymique, mais c’était une appellation plus générale pour quelqu’un qui passait sans cesse de la bonne humeur optimiste au pessimisme le plus complet.

Comment décrire les troubles bipolaires ?

    La phase « maniaque » :
          Bien entendu je connais des excités, des hyperactifs et des coléreux qui ne sont pas bipolaires, et le comportement d’une personne atteinte de tels troubles est assez différent dans la phase maniaque :
               - Elle peut être très facilement distraite par ce qui l’entoure et a du mal à être attentive. Elle peut perdre totalement le contact avec la réalité.
              - Elle peut avoir une confiance aveugle en soi : c’est la meilleure, le roi du monde; et donc pendre des risques trop importants voire même avoir des comportements dangereux..
              - Elle peut avoir un contact facile et familier avec les autres, se traduisant par une grande communicabilité et une capacité étonnante à détecter et à réagir aux attitudes d’autrui
              - Elle peut avoir des idées incessantes et en tous sens, parler sans cesse très rapidement, rire souvent même sans raison. Désinhibé, le patient chante au milieu de ses phrases, fait des plaisanteries caustiques, osées, des jeux de mots faciles, des calembours
             - Elle peut tenir des propos invraisemblables et avoir également des projets grandioses et peu réalistes    .
             - Elle peut avoir une agitation motrice très forte, ne tient pas en place, se lève brutalement, déambule.
             - Elle peut ne pas avoir besoin de beaucoup de repos ( moins de 3h de sommeil par nuit )
             - Elle peut devenir très agressive et violente en paroles envers sa famille et ses plus proches
             - Elle n’a pas conscience de ses comportements anormaux et ne se reconnait pas malade.

            La phase dépressive :
          « Déprimer », étymologiquement, signifie « rabaisser ». La dépression est l’abaissement de l’humeur.
La phase dépressive est en quelque sorte le miroir de la phase maniaque : le sujet présente des signes de grande tristesse, il est ralenti et n’a goût à rien, parfois il veut mourir. Il perd son élan vital, ralentit son psychisme, perd tout intérêt pour l’environnement et l’action, n’a plus de plaisir pour ses activités habituelles.
On peut avoir des troubles de concentration, de mémoire, voire de raisonnement,
        Il y a en général perte de la confiance en soi et afflux d’idées négatives
        Il peut y avoir agressivité ou repli sur soi.
        L’appétit et le sommeil sont perturbés

       La « mélancolie » est une forme particulière de dépression, caractérisée par l’intensité de la tristesse et de la douleur morale du patient qui éprouve un malaise permanent. (là encore la signification de ce mot en psychologie est très différente deu langage courant).
      Le patient se sent indigne de vivre; les idées suicidaires souvent dissimulées et déterminées sont fréquentes avec parfois des passages à l’acte grave.
      Parfois, la mélancolie s’accompagne de signes délirants avec des idées de culpabilité, de ruine, d’incurabilité (« cela n’ira jamais mieux ») jusqu’à des hallucinations.

      Les causes du bipolarisme sont mal connues. La maladie intervient souvent après un stress important ayant crée une grande anxiété ou un grand traumatisme.
     Il semble que le mécanisme de certains neurotransmetteurs soit modifié, notamment celui de la sérotonine, et qu’il y ait une hyper activité des centres amygdaliens, peu contrôlés alors par le cortex préfrontal.
    on constate en général une concentration importante permanente de cortisol pendant la phase dépressive.

     Il ne faut pas confondre les troubles bipolaires qui se succèdent avec des intervalles de plusieurs jours voire plusieurs mois, avec une personnalité multiple.
     Le trouble de double personnalité fait partie des troubles dissociatifs de l'identité, définis par la présence de deux ou plusieurs identités. Plusieurs états distincts de personnalité vont se succéder chez un même individu. Ainsi, il peut avoir des difficultés à évoquer des souvenirs et n'a pas nécessairement conscience de cette succession d'états qu'il vit. Pour les personnes ayant vécu des traumatismes psychiques ou physiques, la double personnalité permet d'éloigner de la perception les souvenirs traumatiques.

Mercredi 5 juillet 2017 à 9:38

Psychologie, comportement

http://lancien.cowblog.fr/images/Image4/troublepersonnalitelimite.jpg

          Une jeune correspondante s’inquiète parce qu’elle est tantôt joyeuse tantôt triste et elle a fait un test sur un journal féminin et il lui est dit qu’elle a une « légère tendance borderline ». Alors, inquiète, elle me demande ce qu’est un sujet borderline.
          Les journaux autres que scientifiques, ont tendance, en recherchant le sensationnel, à dire n’importe quoi. Et les tests, c’est tellement couru ! Mais ce sont des tests sans contrôle, sans étude statistique, alors les résultats ne sont guère probants.
          Nous avons tous nos moments de joie et de tristesse, des succès et des problèmes, des instants de détente et de stress. Ce n’est pas pour autant que l’on est bordeline, car c’est une situation mentale beaucoup plus tranchée.

          Il semble qu’il y ait 2% de la population qui a des tendances borderline et les femmes sont plus touchées que les hommes. Mais on ne dit pas à quel degré et cela reste assez vague. (origine DSM et OMS).
          Quels sont les comportements d’une personne borderline ou « aux états limites »?
Les cours de psycho thérapeutique définissent des comportements caractéristiques, qui certes ne sont pas tous forcément présents, ni avec la même intensité :
          L’une des caractéristiques souvent rencontrée est une instabilité d’humeur, avec des variations incontrôlables en quelques heures.
Ses relations peuvent aussi avoir des variations rapides, passant de l’amour à la haine.
          La personne tient énormément à l’estime des autres, a le sentiment d’être délaissée, abandonnée et peut dès lors devenir encombrante par son harcèlement.
          Cette attitude résulte souvent d’une vison instable d’elle même et un manque de confiance en elle même qui varie beaucoup dans le temps et peut atteindre de fortes proportions, cela sans motif particulier. La personne peut se sentir face au néant, à un vide, à l’inutilité de son existence, à de l’ennui permanent.
          Finalement il y a une certaine incapacité à maitriser ses sentiments et ses émotions, ce qui peut se traduire par des excès brusques, par exemple de colère, de frustration ou au contraire d’élan affectif.
          La personne peut prendre des risques importants, voire des comportements impulsifs qui pourraient amener des accidents.
          Dans les cas plus graves, le patient peut avoir des tendances paranoïaques, lorsqu’il est en état de stress.
Il peut avoir des réactions d’automutilation ou des pensées suicidaires

          Bien entendu les psychoneurologues ont fait des études sur de tels sujets, par comparaison à des groupes témoins de personnes non borderline.
          Ils ont montré que lorsqu’on montre des vidéo de personnages qui ont des émotions ou sont dans des situations difficiles, les personnes borderline détectent sur les visages qu’il y a problème, beaucoup plus tôt que les groupes témoins, et s’identifient davantage à leur interlocuteur et à son angoisse. Des indices de réprobation ou de réaction positive donnent lieu de la part des patients à des réactions exagérées.
          Les personnes borderline ont donc une sensibilité émotive à fleur de peau et des réactions exagérées à leurs émotions, surtout négatives, mais avec une grande instabilité de telle sorte que leur comportement est très variable.
Elles sont par ailleurs très sensibles aux émotions, sentiments et gestes d’autrui, mais ont du mal à les interpréter, d’où des réactions inappropriées. Elles ont donc du mal à faire confiance aux autres et ses sentent relativement seules et abandonnées.

          Peut on expliquer leurs réactions, notamment à la suite d’examens IRM.
          Il semble que les centres amygdaliens soient trop sensibles et réagissent trop violemment aux émotions négatives, et que par contre les centres régulateur des émotions en particulier le cortex cingulaire antérieur et le cortex préfrontal ventro-médian aient au contraire une activité insuffisante. L’insula qui alerte des erreurs de jugement dans nos relations sociales st par ailleurs peu active.
Des anomalies du système de récompense, de la sécrétion de dopamine ou de sérotonine peuvent également être en cause.

http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau3/cerveauborderline.jpg

          Beaucoup de personnes qui ne sont que très faiblement borderline , ne consultent pas un psy. Que peuvent elles faire?
          Essayer d’abord d’être conscient des réactions émotionnelles exagérées et négatives. Essayer sur le moment de prendre le contre-pied : si on est triste et on veut s’enfermer dans sa chambre, au contraire sortir au grand air ou avec d’autres personnes, si on a envie d’en découdre avec quelqu’un, ne pas le voir pendant quelques temps pour éviter une colère…
          Toutes les techniques de relaxation et d’apaisement sont bonnes : lire, écouter de la musique apaisante, se décontracter, marcher au grand air….
          Un entrainement à moyen terme est de se concentrer sur des observations ou des faits précis et pragmatiques, pour fixer son attention sur autres choses que les émotions.
Mais si l’on devient très négatif, il vaut mieux consulter.

          Mais n’allez surtout pas vous croire borderline, parce vous êtes plus ou moins gai ou stressé selon les instants : cela c’est la vie de tous les jours.

Samedi 1er juillet 2017 à 10:29

  http://lancien.cowblog.fr/images/Image4/Unknown-copie-3.jpg
          http://lancien.cowblog.fr/images/Image4/Unknown1-copie-1.jpg



















           J'étais allé faire mes courses hebdomadaires dans un gros supermarché qui a deux étages immenses, le premier pour tout ce qui est nourriture et produits ménagers, et le second pour tous les autres produits. E,-ntre les deux étages des escalators mécaniques.
         On peut mettre ses achats dans deux sortes de caddies, : ceux classiques volumineux à quatre roues; et de petits paniers qui possèdent deux roues et une poignée au bout d'une tige, comme sur les valises à roulettes. C'est moins encombrant si on n'a pas trop d'achats à faire.
          Dans les escalators, les lames du plancher mobile métallique ont des rainures et les roues des gros caddies, qui ont une gorge, se bloquent automatiquement et on peut lâcher sans risque la poignée du caddie. Les petit caddies ont des roues normales et ils ne sont pas bloqués : il vaut mieux ne pas les lâcher.
         J'ai été témoin d'un "accident" sans gravité heureusement, mais qui a failli me faire rire : voici les faits :

         J'arrivais en haut de l'escalator descendant au premier étage; devant moi, presque arrivé au rez de chaussée un monsieur et à deux mètres une dame avec un petit caddie à 2 roues bien plein, avec sur le dessus deux barquettes de 500 g de fraises; elle avait été chercher des produits beauté au premier étage et a voulu ouvrir une boîte pour voir quelque chose et a la^ché la poignée de son caddie.
         Mal lui en a pris, le petit caddie, qui n'est pas bloqué, s'est mis à dévaler tout l'Escalator, de plus en plus vite.
         Il afin dans les jambes du monsieur en bas de l'Escalator, qui était évidemment tourné vers l'avant et le choc lui a fait plier les genoux et il a été assis de force dans le caddie. Les fraises n'ont pas résisté !!
        Cris de la dame, puis du monsieur. On les dégage de l'Escalator : pas de blessure pour le monsieur, mais les fraises et les œufs du caddie étaient en piteux état, de même que le fond du pantalon du monsieur.
          Evidemment attrapade sérieuse, le monsieur réclamant le remboursement du nettoyage du pantalon. La dame hurlait contre la sécurité du magasin dans les escalators.
         Le directeur du magasin est arrivé, au milieu d'un attroupement et finalement, bon commercial, il a effet un pantalon au monsieur qui est retourné à l'étage le choisir, après qu'on lui ait un peu frotté son pantalon sali avec du sopalin.
          La dame est allé transférer ce qui était encore en bon état dans un caddie à 4 roues (plus sûr!), et elle est allé rechercher des fraises et des œufs. Les employés du magasin ont emmené son caddie à deux roues pour le nettoyer.

Donc, vous voilà prévenu, dans un escalator, vous pouvez lâcher la poignée d'un caddie à 4 roues, mais conserver la main sur ceux à deux roues : ce sont de petits fugueurs !


Mercredi 28 juin 2017 à 9:06

Dernier article sur les sujets de philo du bac 2017. Les derniers sujets de L et de T dont je n’ai pas encore parlé.

http://lancien.cowblog.fr/images/Image4/screenshot20140522at45918pm.png


Bac L : Suffit-il d’observer pour connaître ?

    C’est un sujet très classique sur les méthodes scientifiques notamment et plus particulièrement les sciences expérimentales. Je me souviens avoir traité ce sujet quand j’étais en terminale S (math-élem à l’époque, en 1947)

    En fait, énoncé ainsi, le sujet est vague et indéfini. Tout dépend de ce qu’on veut connaître.
    Si l’on veut savoir quelle est la couleur du cheval blanc d’Henri IV, il suffit de lire la phrase avec attention; à la limite d’observer le cheval avec les yeux pour déterminer sa couleur.
    Dans le domaine non scientifique, prenons par exemple le droit, connaître la loi n’est pas une question d’observation, mais de mémorisation.
    Finalement je pense que le sujet se rapportait aux sciences, et surtout aux sciences expérimentales.
    En mathématiques il suffit de connaître certaines propriétés et de raisonner logiquement; en principe cela devrait suffire. Mais on sait bien que, notamment en géométrie, faire une figure aide parfois beaucoup, car l’on voit le problème d’une autre façon, moins abstraite, et cela suggère souvent des solutions qu’on n’aurait eu de la peine à trouver par une simple réflexion
   
    Venons en aux sciences expérimentales, physique, chilie, biologie…
    Jusqu’au développement récent de l’informatique et des ordinateurs performants, le processus était simple.
    On avait un problème, on se posait une question qui demandait une explication. En général on disposait de chiffres d’expériences dont l’examen avait justement posé le problème. En général ces chiffres suggéraient plusieurs solutions possibles avec des degrés de probabilité différents.
    On faisait une hypothèse d’explication concernant la solution la plus probable, et on imaginait une expérimentation qui permettait de vérifier l’exactitude de l’hypothèse. Si l’expérience était concluante, le problème était résolu, sinon il fallait passer à une autre hypothèse en cas de résultat négatif, ou affiner l’expérimenattaion si le résultat était incertain.
    La science progressait ainsi, mais souvent résoudre une question faisait se poser de nombreuses autres question, et, au fur et à mesure que le « connu » augmentait, « l’inconnu croissait encore plus.

    L’arrivée de l’informatique a changé les méthodes, car elle permet de faire des simulations numériques, à partir de théories. Face à un problème on fait une hypothèse sur la nature des phénomènes et on essaie de modéliser par des formules mathématiques le problème en cause. On peut alors définir les paramètres de la situation initiale par des chiffre et calculer la solution finale correspondante. On « simule » ainsi l’expérimentation.
    Mais le plus souvent on ne connaît pas parfaitement le phénomène et , pour représenter son fonctionnement, on est obligé de laisser indéfinis un certain nombre de paramètres dans les formules mathématiques.
    Pour les déterminer on va faire un certain nombre d’expériences dans des conditions différentes et les résultats permettront de définir la valeur de ces paramètres. On aura alors un modèle valable.
    L’expérimentation de départ existe toujours mais les hypothèses faites concernet en général la formulation mathématique de la simulation, et de nouvelles expérimentations vont permettre de déterminer les paramètres de la simulation.
    Dans des phénomènes simples, la formulation mathématique peut être déterministe, mais dans des cas plus complexe elle peut mettre en jeu des lois de probabilité et cela complique les expériences qui suivent et augmente leur nombre.

    Dans certaines sciences dans lesquelles les connaissances sur le fonctionnement des phénomènes est mal connu (la médecine ou la psychologie par exemple) la simulation est difficile et finalement on a recours à de très nombreuses expérimentations et on essaie de tirer des conclusions de données statistiques.
    Les résultats sont moins surs, notamment quand de nombreuses cause possibles sont à la base des phénomènes.
    J’ai toujours dans ce domaine un doute important quand les journalistes annoncent le nombre de personnes que l’on aurait pu sauver en faisant une action donnée (par exemple le nombre de morts du cancer du poumon en réduisant de 20% le nombre de fumeurs) et je suis encore plus sceptique lorsqu’on annonce oar exemple le nombre de morts qu’entraîne l’utilisation d’un produit dans l’alimentation. Les effets précis du produit sont souvent mal connus dans les conditions d’utilisation (on sait ce qu’il fait si on donne une dose importante à un rat !), et les conclusions reposent sur des statistiques dans lesquelles interviennent de nombreuses causes possibles, dont on ne sait pas en général déterminer les influences relatives..
    Enfin je ferai remarquer qu’on peut connaître l’existence d’un objet sans l’avoir réellement observé, mais simplement en observant son action sur d’autres objets. C’est le cas des exo-planètes, que l’on ne peut pas voir, vu leur éloignement, mais que l’on découvre par les perturbations qu’elles provoquent sur les autres astres environnant. Cela nécessita alors la connaissance préalable des lois théoriques d’interaction entre ces objets.

http://lancien.cowblog.fr/images/Image4/7c32af15c139e6f0bd8da494492491e3thumb565.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/Image4/lebonheurestcontagieuximagesmileysballesResized.jpg










Bac T : Pour trouver le bonheur, faut-il le rechercher ?

    Sujet bien classique aussi, mais j’avais traité cela en première, en tant que composition de français. Evidemment en philo, cela permettrait de rappeler tout ce que les philosophes ont dit à ce sujet, mais je ne m’amuserait pas à cela : ce n’est pas un corrigé mais des réflexions personnelles.
    J’ai écrit sur mes blogs de nombreux articles sur le bonheur. Ils reposaient sur trois sortes d’idées :
    - le bonheur c’est d’abord l’absence de malheur. Certains de ces malheurs sont malheureusement inéluctables, mais nous nous en créons de nombreux plus ou moins imaginaires. Les philosophes du courant grec stoïcien parlaient « d’ataraxie », qui désigne l’absence de trouble dans l’âme, la quiétude, la tranquillité de l’esprit. La sagesse, c’est de n’être pas affecté par les aléas du destin.
    - le bonheur c’est ensuite une question de mentalité : les optimistes qui voient le verre à moitié plein sont plus heureux que les pessimistes qui voient le verre à moitié vide. Pour être heureux il faut chasser les idées négatives et favoriser les pensées positives.
    - le bonheur c’est profiter de tous les petits instants heureux de tous les jours beaucoup plus que des grands événements heureux, que, bien sûr, on doit aussi apprécier.

    Je citerai également des études américaines :
    - Les chercheurs pensent actuellement que les déterminants génétiques - héréditaires ou innés imposant un niveau de base élevé, faible ou moyen - sont responsables de la moitié environ des différences de niveau de bonheur entre les personnes (par exemple la préférence cérébrale d’être optimiste ou pessimiste).
    Le facteur le moins important (dix pour cent environ des variations interindividuelles) tiendrait aux conditions de vie, c'est-à-dire au fait que l'on est riche ou pauvre, bien portant ou chétif, marié ou divorcé, etc.  Cela est surprenant car c’est contraire à l’idée les conditions de vie ont une influence notable sur le bonheur.
    Il reste 40 pour cent qui correspondent à la possibilité que nous avons d'agir sur notre niveau de bonheur.
    Cela signifie qu'une personne malheureuse a d'importantes ressources psychologiques pour être plus heureuse, sous réserve d'analyser les comportements et les activités des gens heureux, de rechercher ses propres comportements et notamment tous ceux négatifs qui incitent à la tristesse et au stress, et à essayer d’évoluer dans le sens positif.
    D’après les mêmes chercheurs de l’université de Californie, les gens heureux et positifs consacrent beaucoup de temps à leur famille et à leurs amis, entretiennent des relations régulières avec autrui, expriment souvent leur satisfaction pour ce qu'elles ont, sont souvent les premières à offrir leur aide à leurs collègues ou amis, imaginent leur avenir avec optimisme, savourent les plaisirs de la vie et vivent intensément le moment présent. Elles pratiquent un sport régulièrement et ont des objectifs et des ambitions.

        Bien sûr c’est un peu caricatural à mon goût (et très américain), mais il est certain qu’être conscient des avantages que l’on a par rapport à d’autres moins favorisés et découvrir leurs problèmes pour les aider, imaginer ce que l’avenir peut apporter de bien plutôt que de passer son temps à le craindre, se donner des objectif et prendre ses responsabilités, lire, écrire, jouer de la musique, faire su sport, apportent de petites et grandes joies qui donnent un sentiment de bien-être.
        Mais pour cela il faut triompher et vaincre ses démons négatifs, il faut cesser de se plaindre soi-même, il ne faut surtout pas pour conserver un amour, une amitié, une position, se complaire dans une situation défavorable, voire catastrophique, afin que les autres s’intéressent à vous et pour ne pas se sentir  “transparente et inaperçue”.
    Il faut psychologiquement remplir le verre à moitié vide pour qu’il paraisse à moitié plein, avec la même proportion pourtant d’éléments positifs et négatifs..
    C’est en partie une affaire de volonté.


Samedi 24 juin 2017 à 9:18

Enseignement, école, fac

http://lancien.cowblog.fr/images/Image4/514471337af9epreuvesdubac2013aulyceepasteurasfe4d139582bb89a08d351bf74b4a625d.jpg

 Encore ce que m’inspirent les sujets du bac 2017.
Aujourd’hui, je traiterai successivement de deux sujets différents :

Bac S : Peut-on se libérer de sa culture ?

    Je ne pense pas que le terme se libérer soit équivoque, c’est « faire abstraction de », « s‘affranchir » ou « ne plus subir la contrainte de ».
Par contre les limites du terme « culture » mériteraient d’être définies.

    Le mot culture recouvre deux notions assez différentes :
        - d’une part ce qui relatif à l’héritage de civilisation : mœurs, valeurs, codes sociaux, archétypes chers à CG Jung, y compris des aspects négatifs tels les préjugés.
        - d’autre part ce qui est relatif à notre vie : éducation des parents qui ont transmis certaines règles morales et de vie et on laissé à leurs enfants plus ou moins de liberté de choix. Instruction ensuite, qui apporte des connaissances de culture générale et de spécialisation, mais surtout une formation (et par là même une déformation par habitude) de l’esprit. Enfin notre evécu ajoutera, renforcera ou diminuera ces diverses influences.
    On pourrait d’ailleurs réfléchir à l’influence du langage sur notre culture, les diverses langues ne permettant pas de décrire tous les notions de la même façon et avec le même détail.

    En fait les habitudes ancestrales dont nous héritons sont certes spécifiques de la culture occidentale et dune certaine façon de vivre qui a évolué, qui a évolué, soit au niveau global, soit au niveau national, soit à celui d’un groupe de société.
    Certaines notions sont devenues universelles (par exemple la suppression du cannibalisme), d’autres assez générales (la monogamie). Des incitations sont universelles propres à l’humain : l’instinct de survie, l’amour la haine, un certain altruisme et ont donc inspiré partout des us et coutumes, mais différents selon les endroits.
    Si l’on examine ces règles sociétales et une partie de celles transmises par l’éducation de nos parents, on s’aperçoit quelles sont de deux sortes :
        - certaines sont des règles de la vie en commun, morales, religieuses, de bienséance; elles règlent nos rapports avec les autres. Certaines sont assez générales telles les aspirations de liberté et d’égalité, d’utres plus spécifiuqes comme le souhait français de laïcité.
        - d’autres sont plus personnelles et aboutissent à notre propre jugement sur nous mêmes. Il y a évidemment un certain lien entre elles car le jugement sur nous mêmes peut interférer avec notre conduite vis à vis d’autrui (tu ne tueras point ou tu ne voleras point le bien d’autrui par exemple).
    Par contre l’instruction nous apporte une culture qui nous est propre et personnelle, même si elle est partagée par d’autres.

    Je pense que l’enfermement dans une culture résulte d’une vue trop étroite sur notre environnement. Plus nous sommes solitaire, plus nous sommes dans un milieu replié sur lui même, plus nous sommes sujets à obéir aux règles de ce milieu.
    On le voit bien dans les milieux de ségrégation qui aboutit à un communautarisme ethnique, qui existe dans de nombreux pays.
    A l’inverse, je connais des jeunes qui ont profité de l’enseignement Erasmus, qui se sont frottés à différentes cultures et qui ont appris à relativiser leur acquis culturel en le comparant à celui des autres, tout aussi valable. Cela ne veut pas dire qu’ils ont abandonné leur culture, mais qu’ils ont compris qu’elle n’était pas unique, et qu’il était bon de connaître celle des autres, voire d’en adopter certains éléments.
    Ceci est vrai pour des éléments culturels hérités de notre société, mais aussi pour des éléments personnels : il est certain qu’enfermés sur nous même nous resteront attaché à nos idées, même si nous en souffrons.
    L’instruction au collège et au lycée qui en français, en histoire et en philosophie, nous ouvre sur les idées des autres, nous aide déjà à relativiser. Mais à coté de ces exemples abstraits, un contact concret avec des personnes d’horizons divers aux idées différentes, obige à discuter de la portée des règles, de leurs origine, de leurs conséquences et de leur efficacité, et les exemples autres nous amènent à évoluer.
Je dirai que le moyen de s’affranchir de certaines contraintes de notre culture est l’instruction et le contact avec autrui.
    Le plus difficile sera surtout d’être conscient de certaines déformations qu’apportent la culture d’instruction de spécialité;. Il est certain par exemple que ma culture essentiellement scientifique a développe des réflexes, des habitudes et des méthodes rationnelles et logiques, ainsi qu’expérimentales d’aborder les problèmes.
    Cela est bénéfique et il ne s’agit pas de s’en débarrasser, mais cela peut me faire moins bien comprendre ceux qui ont une culture différente, par exemple littéraire. Là encre un effort d’éducation dans un sens différent peut apporter une solution.


Bac ES : Une oeuvre d’art est-elle nécessairement belle ?

    Là encore le vocabulaire est important : qu’est ce que la beauté.
    Je me rappelle que tous les philosophes et les dictionnaires sont d’    accord pour dire que c’est une émotion, ressentie par une personne après une sensation, une perception causée par un objet ou une personne, notamment la vue. Toutefois les autres sens peuvent intervenir et on peut parler de beauté musicale.
    Certains dictionnaires vous disent que le beau est esthétique et attirant, mais il faut alors dire ce qu’on entend par esthétique.
    Mais après je me rappelle que les philosophes n’étaient pas d’accord et je suis allé consulter mon vieux bouquin de philo des années 45, qui est encore dans un coin de ma bibliothèque.
    Pour Platon, ce qui est beau procure une sensation de plaisir; mais cette sensation peut être dépassée pour parvenir à la contemplation de la beauté, se rapprocher d’un idéal. Elle n’est pas seulement une qualité de l’objet, mais aussi celle de l’individu qui y est sensible. L’objet est beau s’il est fidèle à l’idée qu’on s’en fait.
    Kant ne reconnait pas le plaisir ressenti, mais est un jugement de goût désintéressé, qui est propre à l’individu, mais aussi à l’oeuvre. Il pense que l’oeuvre a cette qualité en elle-même pour tous : « Est beau ce qui plaît universellement sans concept. » : on ne peut démontrer la beauté d’un objet.
    Hume, au contraire, estime qu’il n’y a pas de beauté universelle. Des personnes différentes n'ont pas le même jugement sur le même objet : « La beauté n’est pas une qualité inhérente aux choses elles-mêmes, elle existe seulement dans l’esprit qui la contemple, et chaque esprit perçoit une beauté différente »  Il admet toutefois que l’éducation et l’instruction peuvent amener à un consensus pour trouver certains objets beau. Il associe, lui aussi l’idée de beauté au plaisir ressenti.
    Des philosophes ou des intellectuels ont essayé de définir des caractéristiques logiques, matérielles de ce qui est beau ou plutôt esthétique, mais leurs conclusions n’ont jamais été satisfaisantes.

    Notons qu’on ne nous parle dans l’énoncé du sujet que d’une œuvre d’art.
    Certains philosophes ont en particulier mis un peu à part une oeuvre d’a    rt par rapport à la beauté d’une femme ou d’un paysage, plus généralement d’une œuvre réelle de la nature.
    L’œuvre d’art est pour certains par essence une création esthétique, un ressenti qui implique déjà une émotion au moment de la création. « Est qualifié "d’art" une oeuvre, une production de l’esprit, dont on estime qu’elle est belle ».
Mais qui est ce juge « on »? Si c’est chacun de nous selon ses goûts il n’y aura pas accord sur la beauté d’une œuvre. Est ce la statistique, une majorité de personnes, qui vont définir les standards du goût ? Ou bien peut on donner des critères pratiques précis pour définir la beauté ?
    Dire en effet qu’une oeuvre est nécessairement belle reviendrait à affirmer qu’il existe des critères a priori permettant de déterminer la valeur esthétique d’une œuvre artistique et donc qu’on pourrait établir scientifiquement la beauté d’une oeuvre.
    Personne n’a réussi à quantifier la beauté par des critères divers. Par ailleurs si notre environnement est quantifiable, la vison de l’artiste le transforme, l’imagine autrement, le sublime. Et enfin on ne peut quantifier une émotion, mais encore moins les diverses proportions de ses causes.

    Cela dit la notion d’œuvre d’art est assez subjective et variable, et relativement soumise à la mode, et surtout de nos jours à la mercantilité et à la publicité qui jouit des moyens énormes électroniques.
    Personnellement j’ai visité de très nombreux musées en Europe et dans le monde, et j’ai apprécié la beauté de nombreuses œuvres figuratives.
    J’avoue être assez imperméable aux œuvres non figuratives, par exemple un Picasso connu mais qui représente une femme à la fois de face et de profil, avec des fesses et une poitrine en triangle et le nez et les yeux à des places habituelles. Je ne ressent aucune émotion à cette vue car je trouve cette femme pas du tout à mon goût, mais j’admets que certaines personnes aient une émotion à la vue des couleurs et de leur enchevêtrement.
    Là où je ne comprends lus du tout c’est qu’un appelle œuvre d’art un tablea tout bleu avec une bande rouge au milieu. Qui peut être ému par cette œuvre que n’oserait même pas faire un peintre en bâtiment. Pourquoi pas une toile toute blanche, sans peinture dessus. Où est la création ?
    Mais la publicité, l’appât du gain et la bêtise des gens fait vendre de telles tableaux à des prix démenties vu leur nullité.
    Une oeuver d’art n’est pas nécessairement belle, mais encore moins une pseudo-œuvre d’art.

Mercredi 21 juin 2017 à 10:58

http://lancien.cowblog.fr/images/Image4/Justicesymboles.png

     Deuxième inspiration des sujets du bac, deux sujets connexes de S et de L :

Bac S : Défendre ses droits, est-ce défendre ses intérêts ?
Bac L    : Tout ce que j’ai le droit de faire est-il juste

     Là encore, les problèmes de vocabulaire sont importants. Qu’est ce que le droit ou « avoir le droit de «  et quelle est la signification de juste ?
    Ce que l’on a le droit de faire, c’e’st ce qui est autorisé ou n’est pas interdit par le droit (c’est à dire la loi au sens général du terme). On peut évidemment élargir le débat en ajoutant au droit des règles de société, de morale ou de religion, mais cela devient plus flou.
    Le mot « juste » est bien plus difficile à définir. La justice, au plan philosophique, c’est le principe selon lequel les actions doivent être récompensées ou punies en fonction de leur mérite, cela par référence à des règles : de droit, morales, ou autres règles. Le problème est l’évaluation de ce « mérite » et d’autre part la multiplication des règles envisageables. On parle même en religion de justice divine, ce qui est alors parfaitement indéfinissable.

    Le premier sujet paraît évident à priori : il est possible que certains de mes droits ne me soient pas très utiles et que je ne les utilise pas, mais s’ils me sont nécessaires, quel serait l’intérêt de m’en priver ?
    En fait il faudrait poser le problème autrement :
        - mes intérêts sont ils toujours compatibles avec mes droits ou peut il y avaoir conflit.? Et défendre un droit (existant ou en projet) est il toujours compatible avec les intérêts de ses défenseurs.?
        - autre aspect, pour le législateur, ou celui qui défend un droit, les motivations sont plutôt la justice et/ou la morale, et non ces intérêts. Cela ne fait que reporter le problème : justice et morale sont elles compatibles avec les intérêts des personnes.?

    Le second sujet a l’intérêt de montrer le flou qu’il y a dans la notion de justice qui peut être assez variable suivant les individus, car on est proche de la notion personnelle morale qu’on peut avoir du bien et du mal. Autrui peut ne pas avoir la même notion et notamment celui qui a conçu les règles des droits.
    Mais évidemment si l’on limite les droits aux aspects civiques, le sujet est alors plus précis.
    Cela dit on trouvera toujours des droits qui semblent injustes, et on peut alors se demander pourquoi ils existent.

    Le premier sujet est donc surtout celui de la compatibilité des droits et des intérêts  et défendre un droit défend il toujours les intérêts du défenseur ou d’autrui.
On peut trouver des exemples de divergence.
    La personne qui défend le droit de se droguer va en fait à l’encontre de sa santé,  ou de celle des autres si elle-m^me ne se drogue pas et qu’elle défend seulement la liberté.
    De la même façon la liberté de la presse ou plus généralement d’expression, notamment sur internet, peut aller contre les intérêts de certaines personnes et même conduire à des injustice, dans la mesure où on raconte n’importe quoi et où l’opinion publique attache autant d’importance à une information calomnieuse qu’à une vérité. Des règles peuvent donc s’avérer très injustes dans certains cas.
    Le législateur qui élabore le droit, le fait en général en pensant à l’intérêt du plus grand nombre. S’il interdit le recours à des mères porteuses, c’est parce quil pense que ce type de gestation est néfaste pour la mère et pour l’enfant, dont on sous-estime le lien, même s’il n’a duré que 9 mois.
    Mais quand on aborde des règles morales, à fortiori de bienséance, le but originel de la règle est bien plus flou, et les règles peuvent avoir été édictées pour favoriser une certaine catégorie de population (les classes aisées, ou les hommes au détriment des femmes, dans certaines règles de l’Islam…) et notamment leur donner des avantages financiers ou du pouvoir sur les autres.
    Le problème est également plus difficile quand le droit en cause est très général et de haut niveau : par exemple la liberté ou l’égalité.
    On ne peut avoir une liberté totale : la révolution de 1789 avait précisé que la liberté de chacun s’arrêtait la où commençait celle du voisin, ce qui est évidemment flou, mais est assez pragmatique. Le droit à l’égalité entrainerait d’enlever aux uns pour donner aux autres, ce qui va à l’encontre de l’intérêt des premiers. Cala paraît néanmoins juste dans une certaine mesure, mais malheureusement nous ne naissons pas tous égaux et notre environnement peut être très différents et le principe d’égalité est bien difficle à appliquer. On le voit bien dans l’actualité, en ce qui concerne l’enseignement, ou l’accueil des migrants.

    Le second sujet nous fait réfléchir sur le fait que la justice suppose que l’on sanctionne ou récompense selon le mérite des actions que l’on mène, mais que cette notion de mérite est mal définie.
    Elle est simple si on se limite au droit pur, car on peut penser que le législateur l’a érigé dans un esprit de justice et d’autre part les règles sont précises.
    Mais je viens de parler de la difficulté d’appliquer avec justice des principes tels que la liberté ou l’égalité.
    Par ailleurs je n’ai pas le droit de faire ce qui est interdit, mais je peux en principe, faire tout ce qui ne l’est pas. Il est certain que les règles ne peuvent prévoir tous les cas.
    Mais dès qu’on sort de cette notion de droit légal, tout devient plus flou, parce que le bien et le mal ne sont pas les mêmes selon les sociétés, les groupes, voire même les individus. Certaines tribus admettent le cannibalisme, certains peuples la polygamie, et on a vu dans de nombreux cas, comme celui du mariage pour tous les différences quant aux règles souhaitées et malheureusement la volonté de les imposer à tous quelque soit leurs opinions. C’est actuellement la racine même du terrorisme issu de l’intégrisme musulman, et en fait de tout intégrisme.
    Et dès lors le droit valant pour tous de manière indifférente va peut être se heurter à certaines conceptions de la justice, qui seraient différentes selon les individus, les groupes, ou les sociétés.

    Une particularité qui mérite réflexion est l’action de juges ou des jurés dans un procès. Il y a des cas simples où le prévenu a commis des actes prémédités sans circonstances vraiment atténuantes, mais il y a aussi des cas qui posent problème : je ne citerai que celui de cette femme qui avait tué son mari qui la battait et avait violé ses deux filles ou de médecins qui ont pratiqué l’euthanasie sur des malades condamnés qui souffraient beaucoup.
    Il est certain que les juges sont obligés par le droit d’appliquer une peine minimale, selon la loi du moment, mais que dans ces cas particuliers extrêmes, la loi peut apparaître comme injuste vis à vis des circonstances du drame.

<< Page précédente | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | Page suivante >>

lancien

sortir de la tristesse

Créer un podcast