Samedi 4 février 2017 à 16:25

Actualité

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        Je suis vraiment catastrophé du choix du président des Etats-Unis.
          Certes Donald Trump tient des propos outranciers, voire insultants. Il est sexiste et grossier. Cela a choqué bien des gens, mais ce n’est pas ce que je lui reproche le plus. C’est une habitude américaine; les dialogues de leurs films sont souvent très grossiers.
         Ce que je lui reproche c’est outre son racisme, de donner l’impression de quelqu’un d’inculte et peu intelligent.
         Vouloir systématiquement détruire ce que son prédécesseur a fait est une attitude idiote. Et se présenter comme le représentant des petites gens et de « rendre le pouvoir au peuple » et commencer par supprimer la « sécurité sociale » péniblement mise en place par Obama, est une preuve d’illogisme et de bêtise.
 
         Mais le pire est encore son attitude vis à vis du changement climatique.
Il nie l’effet de serre et l’augmentation de température moyenne sur le globe et redonne l’autorisation de produire le maximum de gaz carbonique.
        Que fait il alors des graphiques qui ont fait l’objet de maintes vérifications et rapports par des scientifiques, tels que ceux ci-dessous ? Ils sont pourtant démonstratifs et faciles à comprendre.
 

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           Que fait il des relevés faits dans les glaces de la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère ?
 
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           Et est il assez obtus pour ne pas comprendre ce qu’est l’effet de serre qui explique ces phénomènes et que n’importe quel élève de première assimile parfaitement.
 
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            Je me demande quelles études monsieur Trump a bien pu faire pour être aussi nul. La seule chose qu’on peut lui reconnaître c’est d’avoir une très haute opinion de lui même et, semble-t’il, un égoïsme à toute épreuve.! Les américains auraient dû le laisser dans ce qu'il savait faire : des shows télévisés et les concours de miss.

Mercredi 1er février 2017 à 14:45

Oiseaux

            Il a gelé la semaine dernière, tous les matins vers - 5 d°C et l'après-midi il fait à peine 1 ou 2 d°. Les pigeons qui habitent le parc à coté de chez moi ont froid et faim; soif aussi. Alors je leur distribue quelques graines et je mets de l'eau tiède dans des soucoupes pour qu'elle ne gèle pas tout de suite.
           J'ai aussi une petite boule creuse en verre où le mets du tournesol pour des mésanges, des verdets, quelques pinsons et moineaux et un rouge-gorge, qui viennet toute la journée s'approvisionner.
           Pour les pigeons c'est un peu devenu le "café du coin" et les couples vont et viennet et se font des mamours :

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Certain pigeons ont des allures bizarres, dues à leur plumage, tel celui ci-dessous :

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Et quand il a plu et qu'il ne gèle pas, l'eau reste sur le toit en terrasse de l'immeuble voisin, et c'est la piscine municipale des pigeons :

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Samedi 28 janvier 2017 à 17:05

Actualité


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   Pour compléter mon article sur le revenu universel de base », quels en sont les avantages attendus et les inconvénients possibles.

    L’universalité de ce revenu, versé même aux plus riches (mais dont les impôts augmenteront plus qu’ils ne toucheront ainsi), fait référence au principe de « respect de soi » : éviter la stigmatisation des bénéficiaires de l’allocation.
    Par ailleurs quelqu’un qui est privé d’emploi est privé de légitimité sociale, et il vit tellement mal cette mise à l’écart qu’il développe des pathologies physiques ou mentales qui coûtent à la société. Le revenu universel diminuerait cette hantise, et ce fléau.
    Mais en fait le revenu universel ne résout pas le problème du chômage : il ne crée pas d’emplois.  Il rend seulement plus clair la redistribution des richesses.

    Les partisans mettent surtout en avant une notion de liberté plus grande et considèrent que l'allocation universelle entraînerait une évolution de la relation contractuelle entre les salariés et leur employeur, plus aucun salarié n'étant dans la situation de devoir accepter n'importe quel emploi pour gagner de quoi vivre : les salariés pourraient plus librement négocier leur contrat, ce qui conduirait à la suppression des emplois trop pénibles. Les salaires proposée pour les emplois pénibles devraient augmenter.
    Surtout ils voient une réaction contre la robotisation en cours du travail, qui diminue inexorablement le nombre d’emplois de bas niveau, pour le moment dans l’industrie et demain dans les services; les individus sont de mieux en mieux éduqués. Ils accepteraient de confier aux robots les tâches fastidieuses, dangereuses ou hypercomplexes, à condition de pouvoir traiter les tâches décisionnelles et créatives.
    Mais une partie de la réflexion nécessaire à ces tâches n’est pas actuellement prévue dans le cadre du travail.
    La préparation de l’avenir, primordiale pour les nations, est négligée car c’est du long terme et politiciens comme industriels sont dans le court terme.
    La recherche, qui nécessite de gros moyens n’est pas encouragée : un chercheur à bac + 10 reçoit actuellement un salaire ridiculement bas. Nous ne reconnaissons que les tâches productives axées sur le court terme. Dans le domaine de l’innovation et du travail social, les tâches à long terme sont surtout du domaine contributif et confiées au volontariat et au bénévolat.
    Les partisans du revenu de base espèrent que celui ci permettrait d’abord aux jeunes de faire plus facilement des études supérieures, et d’autre part permettrait aux adultes de consacrer un temps plus important à des tâches contributives.
    Il devrait favoriser la création de microentreprises et de statups.
    Une amélioration également de la qualité de la vie en permettant de consacrer plus de temps à la vie communautaire et familiale.

        Certains craignent qu’il ne favorise l’oisiveté : donner l’argent sans contrepartie n’a pas réussi aux romains et heurte la culture que nous avons acquise depuis des millénaires « tu gagneras ton pain à la sueur de ton front ». Certains peuvent être tentés de se laisser vivre. Cependant dans les expérimentations qui ont été faites, on n’a pas constaté un nombre important de personnes ayant cessé de travailler.
    On peut craindre aussi une certaine ubérisation du travail et que les entreprise, compte tenu de ce que les personnes touchent cette allocation, ne proposent des salaires au rabais.

    Il est certain que l’instauration du revenu universel  parie sur les qualités de l’être humain et nécessiterait malgré tout un changement de nos mentalités et de nos habitudes.
    Son financement sera difficile, mais des solutions devraient être trouvées avec des sources multiples.
    Le plus gros problème, à mon avis, est que pour le moment le problème n’a pas été assez étudié et nécessite de nombreuses expériences et mises au point.
    Or le système ne fonctionnera bien que s’il est généralisé. Tant qu’il sera partiel ou limité à quelques pays, il introduira une telle distorsion de concurrence que cela risque de faire échouer le processus.

Mercredi 25 janvier 2017 à 17:02

Actualité

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     Un correspondant me demande si je peux faire un article sur le « revenu de base ». C’est effectivement un sujet qui a été souvent abordé lors des primaires de la droite et maintenant de la gauche. Cela a le mérite de montrer qu’il y a un certain accord en France sur le fait que chacun doit disposer d’un revenu minimum.
    « Le revenu de base » serait une somme qui serait versée tous les mois par l’Etat, à certains ou à tous les français, pour aider à vivre les plus démunis, pour permettre aux jeunes de démarrer dans la vie, et notamment de faire des études, et, dans la mesure où l’on pourrait le cumuler avec un salaire, permettrait à d’autres d’être plus libre dans leur travail, par exemple pour travailler à temps partiel ou se livrer à une occupation autre, par exemple de création ou d’aide aux autres, en plus de son travail habituel.

    Mais en fait les avis sont ensuite très partagés sur le sujet.
    Certains qui se soucient surtout des riches et peu des inégalités, comme François Fillon, considèrent que ce serait une incitation supplémentaire à l’assistanat et rejettent donc l’idée.
    D’autres, comme Manuel Vals, n’y voient aucune nouveauté, mais juste une simplification administrative, en remplaçant les aides actuelles (RSA, APL, prime pour l’emploi…) par une aide unique, mais qui n’est versée que sous conditions de ressources. C’est cependant une avancée pour les jeunes qui font leurs études en étant obligés de travailler et qui seraient ainsi en partie aidés.
    Benoit Hamon va beaucoup plus loin, puisqu’il n’impose pas une condition de ressources; ce revenu identique serait distribué à tous, hors impôt, mais évidement les revenus du travail ou financiers, seraient ensuite davantage taxés et donc des personnes très aisées supporteraient une augmentation d’impôt plus importante que le revenu de base qu’ils toucheraient.
    Il proposait que pour amorcer le processus le montant soit celui du RSA, soit 524 €, ce qui représente déjà une dépense de 300 milliards par an, et par la suite serait porté à 800 €.
    D’après lui, ce revenu permettrait mettre fin au problème du non-recours au RSA (près de 50 %) et redonner de l’autonomie aux individus face à « la précarisation de l’emploi et à la montée en puissance du travail indépendant ».
Son projet est néanmoins assez vague.
    Nathalie Kosiusko-Moriset est beaucoup plus précise : elle avait proposé que dans un premier temps, chaque français touche tous les mois, toute sa vie, un « revenu de base » de 470 € à partir de 18 ans; de plus 200 euros seront versés aux parents d’enfants de moins de 14 ans et 270 euros à ceux ayant entre 14 ans et 18 ans. Ce revenu pour les enfants remplacerait les allocations familiales. Il ne serait pas soumis à l’impôt.
    Ce revenu de base remplacerait le RSA, est légèrement moins élevé mais serait cumulable avec l’allocation logement, et tout salaire ou revenu du travail.
    Pour le financer, elle augmentait le taux des impôts sur le revenu, prélevé à la base sur le salaire. Elle souhaitait un impôt unique pour tous. Pour financer le projet il aurait dû être de 30 ou 35%. Mais avec un tel taux les plus pauvres auarient été pénalisés et si on le ramenait à 20%, c’était alors une énorme diminution pour les plus riches.
    Comme on le voit les idées sont très diverses et je n’ai pas vu de calcul précis du financement. Les politiques n’ont pas vraiment étudié le projet.

    Pour les puristes, le « revenu universel » est effectivement versé toute leur vie, à tous, sans condition de ressource, y compris à un taux plus faible pour les jeunes de moins de 18 ans. Il doit permettre de vivre au minimum, et donc doit être de l’ordre de 1000 € par mois. Il remplace toutes les aides actuelles, les chèques formation, les allocations chômage et les allocations familiales et probablement une partie des retraites; il est hors impôt et charges. Il est cumulable avec tout salaire.
    Comme c’est une dépense de 6 à 700 milliards par an, le financement de cette opération n’est pas simple. Plusieurs voies doivent être à la fois envisagées :
        - d’abord les aides supprimée apportent un financement, mais assez faible.
        - évidemment une augmentation des impôts est envisagée pour les plus aisés. Les solutions sont très diverses. La tendance est que l’augmentation toucherait un couple sans enfants à partir d’un revenu de leur travail de l’ordre de 6000 à 7000 € par mois, car elle serait plus forte alors que le revenu universel touché.
        - une augmentation de la TVA est envisagée mais elle touche aussi les personnes à bas revenu, ce qui n’est pas le but recherché.
        - le revenu de bien communs : taxation de ressources naturelles (dans des pays miniers ou pétroliers)
        - la taxation foncière et l’impôt sur le patrimoine.
        - les chèques écologiques (pollueur —-> payeur).
        - la création monétaire : une partie de l'allocation étant une répartition équitable de l'augmentation de la masse monétaire nécessitée par la croissance de la valeur des biens et services échangés (notamment plus-values financières des placements et achats fictifs de matières premières par les traders.) Selon cette idée, la banque centrale pourrait injecter de la nouvelle monnaie dans l'économie directement en versant de l'argent dans les comptes bancaires des citoyens, mais cela nécessite une réforme importante de la monnaie et du système bancaire et financier.

    Les idées divergent aussi sur les avantages et les inconvénients attendus du système : j’en parlerai dans mon prochain article.

Samedi 21 janvier 2017 à 18:59


          Je vous avais montré des oiseaux aux couleurs bizarres; aujourd'hui, ce sera des insectes :

Je ne connaissais que des criquets verts qui sautent dans l'herbe de mon jardin de Bretagne; et je ne avsais pas qu'il y en avait des roses :

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Restons dans le rose : vous ne devineriez pas : une mante religieuse; celles de mon jardin en Bretagne sont vertes ou brunes.

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Et voici un  autre criquet de toutes les couleurs :

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Une guêpe brillamment chamarrée; on la croirait métallisée !

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Une abeille charpentière qui creuse son nid dans les bois :

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Et cette autre sauterelle bleue, plus jolie qu'une toute verte :
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Et, ce ne sont plus des insectes, mais j'aime bien cet escargot bleu et cette limace rouge; ils semblent artificiels:

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Mercredi 18 janvier 2017 à 17:08

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    Nous avons toutes sortes de comportements que nous constatons, mais dont nous ne connaissons pas bien le processus.
    Les neurobiologistes les étudient et c’est toujours intéressants de lire leurs publications. Mais certaines nous font parfois sourire car nous trouvons qu’elles traitent d’un sujet futile.
    C’est la cas de chercheurs de l’université de Berlin qui cherchent à expliquer les réactions des individus quand on les chatouille. Et ils ont chatouillé des rats de laboratoire, pour étudier leur comportement !! Et iuls aiment cela (les rats).
    J’avoue que je ne savais pas que les rats étaient chatouilleux et « riaient » en poussant de petits cris dans la bande des ultrasons (donc inaudibles pour l’homme).
    Les neurones à la base de cette réaction sont sur la partie antérieure du dessus du crâne dans le cortex somato-sensoriel, et on peut les faire rire sans les chatouiller en excitant électriquement cette zone. Mais ces neurones s’activent aussi lors de jeux : les rats « rient » quand ils jouent, mais par contre sont inhibés par le stress ou par la présence d’un danger.
    Ces chercheurs considèrent que chatouiller doit être un comportement social analogue au jeu, qui ne peut se faire que dans une atmosphère de détente. C’est une recherche de plaisir social qui dissipe les tensions. Elle résulte d’un contact physique.

    Si chez les rats le rire correspond à des sons d’environ 50 kherz, chez l’homme la fréquence est audible vers 2 kherz. Bien sur on peut encore se chatouiller par plaisanterie, mais ce n’est pas une habitude courante en société ! Chez l’homme, le langage a remplacé le contact physique et c’est lui qui provoque le rire, le plus souvent. L’humour  s’est substitué aux chatouilles ! Mais c’est toujours un acte dans la détente, dans une atmosphère de contentement : on peut rire seul d’une pensée, d’une situation qui vous plaît, vous amuse, mais pas d’une atmosphère inquiétante.
    Ce sont les aires du langage et le cortex qui vont saisir et analyser une plaisanterie, mais ce sont aussi les aires somato-sensorielles, qui déclencheront le rire.
    Mais c’est quand même difficile de se faire rire tout seul. Il y a une certaine inhibition, de la même façon qu’il est presque impossible de se chatouiller soi-même, carle cerveau bloque alors la réaction physique.

    Je crois que si je trouve un  rat dans le voisinage et que j’arrive à l’attraper, je le chatouillerai sous les pattes avec une plume de pigeon !

Samedi 14 janvier 2017 à 16:30

Actualité

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        J’ai écouté récemment avec beaucoup d'intérêt, la conférence d’une personne dont le métier est de faire de la prospective dans le domaine des nouvelles technologie, mais aussi quant à l’évolution de notre société : Madame Geneviève Bouché.
          J’ai trouvé très intéressante cette conférence, et je vous la résume ci dessous :


          Une civilisation succède à une autre ; elle grandit, se développe, atteint son apogée, puis décline et meurt, remplacée par une autre.
          Les historiens considèrent qu’il y a changement de civilisation lorsque trois composantes de la vie sociale et économique se modifient, de façon concomitante. En particulier : l’énergie, les modes de communication et la remise en cause d’une ou plusieurs valeurs fondamentales.
          C’est actuellement le cas de notre civilisation qui date du 19ème siècle, basée sur l’industrie et la production.
          Certes les techniques de production peuvent encore faire des progrès, mais elles sont orientées dans le même but : produire plus pour un moindre coût. Les robots remplacent peu à peu les hommes et le chômage est inéluctable, malgré les efforts des politiques.
De plus nous avons deux défis à l’échelon de la planète : l’explosion de la démographie et le changement climatique.
Il faut donc essayer de réfléchir au monde de demain, pour le construire peu à peu.
          Nouvelle civilisation implique nouveau pacte social et nouvelles monnaies.
          La notion de réseau devient déterminante dans les progrès que nous réalisons. En particulier, elle se retrouvera dans notre manière de réorganiser la société.

          L’ère industrielle que nous vivons ne connaît que le travail de production et ne reconnaît que trois temps « je nais, j’apprends et je fais ». Les 3 autres temps : « j’innove, je transmets et enfin, je me rends utile », sont confiés au volontariat et au bénévolat, autrement dit, à des régimes instables puisque, sans reconnaissance, les individus y renoncent dès la première difficulté.
          Alors, si réellement l’homme désire s’accomplir à chaque étape de sa vie et que la communauté en tire profit, il devient nécessaire de faire évoluer le pacte social.
          Il faut tenir compte de la communautarisation de l’économie. En effet, la compétitivité vient de l’innovation. L’innovation naît dans les activités contributives avant de devenir un projet d’entreprise. Pour créer une entreprise, il faut certes toujours du capital et du travail, mais il faut aussi de plus en plus de savoir, des idées et du réseau, c’est-à-dire des composantes du bien commun immatériel.
Pour le moment, les startups, qui réussissent, tombent tôt ou tard sous le contrôle, direct ou indirect, des grandes multinationales.et notamment des GAFA de la Silicon Valley. (les GAFA sont les sociétés mondialistes très puissantes comme Google, Amazon, Facebook et Apple).
         Par ailleurs peu à peu la propriété personnelle fait place à l’usage de biens communs : locations, seconde main, échanges, films et musique sur internet …

        Un homme nouveau émerge. Il a été chasseur-cueilleur, puis agriculteur, puis ouvrier, et il devient mobile : socialement, culturellement, professionnellement, géographiquement.
Sa priorité ne consiste pas à posséder toujours plus, mais à donner du sens à sa vie.
Il est prêt à confier aux robots la production des biens et des services qui assurent son intégrité physique et physiologique, c’est-à-dire les couches basses de la pyramide de Maslow. Le temps ainsi libéré, il le destine à la couche immédiatement supérieure : l’estime de soi. En clair, il veut s’accomplir à travers sa famille, les savoirs, l’innovation, la culture, la démocratie ou encore la spiritualité. Il veut s’émanciper et en même temps contribuer à la vie de la communauté, car l’estime de soi passe par la réalisation de tâches positives pour les autres et avec les autres.

         Dès lors, la compétitivité d’une nation repose sur les talents et les savoirs. Les ressources humaines deviennent donc un patrimoine précieux, qui ne se gère plus du tout comme la main-d’œuvre des siècles précédents.

        Tous ces changements mettent à mal l’emploi, tel que nous l’avions organisé durant le 20ème siècle. En particulier, le salariat ne restera plus le seul mode pour injecter du pouvoir d’achat auprès des ménages.
Dans l’antiquité, les soldes des soldats étaient délivrées sous forme de jetons à valoir sur les butins des guerres à venir. Avec ces jetons, les soldats pouvaient acheter de quoi subvenir à leurs besoins.
Or, ces jetons se sont révélés tellement pratiques pour les citoyens, qu’ils ont avantageusement remplacé les bâtons de taille et les tablettes d’argile. Mais surtout, ils ont stimulé l’économie.
          C’est ainsi qu’est née la « monnaie dette » que nous utilisons encore aujourd’hui, qui est garantie par le pouvoir, lequel imprime son effigie sur les billets et pièces de monnaie. 
         Mais que devient-elle dans une économie de plus en plus organique et immatérielle ?
         Notre monnaie actuelle doit son existence à des emprunts liés à de la création de richesses productives. Mais le remboursement ds intérêts liés à ces emprunts, impose de créer toujours plus de richesses productives, ce qui est de moins en moins réaliste du fait que:
               -    nous savons que les ressources de notre planète ne sont pas extensibles,
               -    nous avons décidé de consommer moins mais mieux et plus efficacement,
               -    nous évitons de faire de l’inflation,
               -    nous allons vers l’apaisement démographique,

        Pour stimuler l’achat sur place, on a vu apparaître de nouvelles sortes de monnaies locales, de formes très diverses, mais elle n’ont pas pu subsister, faute d’un nombre suffisant d’utilisateurs, qui ne couvre pas leur fonctionnement.
Les nouveaux réseaux poste à poste et les bases de données du type blockchains permettent d’envisager des monnaies nouvelles, pouvant rassembler suffisamment d’utilisateurs.
        Deux essais notamment ont été faits avec le « Bitcoin » et « l’Ether ».
        Le bitcoin a eu son heure de gloire, mais d’une part a été utilisé aux USA par des malfrats pour blanchir de l’argent ou faire du commerce illicite, et a fait l’objet d’une spéculation de change avec le dollar, ce qui a entamé la confiance des utilisateurs et montré le danger d’ententes des « mineurs », chargés de réguler et certifier le réseau.
       L’Ether est expérimenté par la start-up suisse Ethéreum, Microsoft, qui fournit l’architecture, et un certain nombre de banques s’y intéressent.
Mais le réseau Ether, son organisation et ses logiciels, peuvent s’adapter à des transactions autres que monétaires.

        La mondialisation a d’ailleurs ses limites, car chaque continent se met à produire si possible ce dont il a besoin. Les échanges entre les nations se concentrent sur deux types de marchandises : les matières premières et les produits d’exception, produits avec du savoir et des talents.

       Cette évolution demande un changement complet des mentalités et elle mettra donc du temps. La formation sera un des leviers cruciaux. Elle devra elle aussi évoluer. L’accession à tous de l’école entrainera sans doute un raccourcissement des études générales post secondaire, et par contre une formation continue beaucoup plus importante toute l

Mercredi 11 janvier 2017 à 18:32

           Internet nous permet de voir des choses que nous ne connaissions pas et que nous n'aurions pas eu l'occasion de trouver dans un e bibliothèque. C'est le cas de ces bêtes aux couleurs bizarres, dont voici quelques photos :

          La première représente un coq tout noir; j'en ai vu un il y a longtemps au salon de l'Agriculture :
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Ce pigeon est bien, plus beau que ceux qui viennent manger des graines sur ma terrasse : multicolore !! :

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Ce paon albinos est assez remarquable, on dirait un feu d'artifice, encore que je préfère nos paons bleu-vif :

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Cette perruche, mi-bleue, mi-verte, est vraiment originale, avec en plus une tête jaune et blanche et les yeux fardés de bleu :

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Ce petit mal cardinal se prend pour un père Noël :

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Les oiseaux sont aussi racistes : ce corbeau blanc n'aime pas les corbeaux noirs !

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Et ce passereau rose et noir rendrait jalouses les mésanges à tête noire de mon jardin :

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Samedi 7 janvier 2017 à 15:40

Informatique, médias, internet

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           Dans mon précédent article je vous ai dit ce qu’étaient des réseaux postes à postes et des bases de données « blockchains ».
          Ces divers systèmes ne sont pas encore matures et leur état de mise en place est à peu près celui d’internet en 1990. On peut donc penser que les transformations qui en découleront vont commencer à apparaître vers 2030.


                     Influence de la généralisation de ces réseaux sur les métiers.

          La mise à la disposition de chaque personne, comme pour internet, de tels réseaux, risque de changer profondément tous les métiers qui servent de support à des transactions, un peu de la même façon que le ferait une généralisation du commerce en ligne sur internet. Dans la mesure où ces réseaux peuvent abriter une monnaie électronique, les centres financiers, banques et courtiers divers, seraient également affectés.
          Ces métiers seront donc amenés à évoluer, ce qui posera des problèmes de formation et d’emploi.
         En fait les blockchains risquent de rendre en partie caduques les activités de services dans le domaine des transactions, basées sur la confiance en une personne ou une institution responsable actuellement de garantir la validité de ces transactions

         Je ne prendrai qu’un exemple simple : celui d’un achat immobilier par l’intermédiaire d’une agence et d’un notaire, avec enregistrement au cadastre.
         Les particuliers (ou entreprises), ayant accès au réseau pourront faire une proposition de vente ou au contraire une recherche d’achat, (un peu comme sur « le Bon Coin »). On trouvera aussi des modèles de contrat sur le réseau.
         Si deux parties se mettent d’accord, elles échangeront leurs clés publiques. Et pourront se mettre d’accord sur un contrat.
         Une fois celui-ci rédigé chacun l’enverra sur le réseau avec sa clé privée. Il sera enregistré provisoirement sur tous les serveurs et les mineurs vérifieront d’abord que les deux contrats envoyés sont identiques, et ensuite que tous les enregistrements sur tous les serveurs le sont aussi. Si cela est avéré, le contrat est enregistré sur un bloc de la blockchain et est alors certifié, inviolable et non modifiable (sauf par un nouveau contrat entre les deux parties annulant ou modifiant le précédent). L’enregistrement au bureau des hypothèques et au cadastre sont faits automatiquement             
        Dès lors l’agent immobilier et le notaire ne sont plus utiles pour la transaction.

        Toutefois la blockchain ne fait que certifier le contrat : elle ne garantit en rien la qualité de ce qui a été acheté. On peut alors penser que l’agent immobilier pourra garder un rôle de conseil quant à la qualité des achats immobiliers et le notaire un rôle de conseiller patrimonial. Mais ce sont des métiers qui demandent une formation différente, et un personnel de meilleur niveau, et des emplois de plus bas niveau disparaîtront.

        Ce type de problème va donc concerner tous les métiers qui ont pour but de certifier la réalité de transactions : banques, brevets, état civil, notaires, agent immobilier, cadastre, bureau des hypothèques, cartes grises, sécurité sociale et mutuelles...

        Ces métiers devront considérablement évoluer et utiliseront moins de personnels de bas niveau.
        C’est au fond analogue, dans le monde des services, à la robotisation du monde industriel.

                     Quels sont les actuels défauts ou limitations des réseaux poste à poste.?

         D’abord les serveurs ont des puissances ainsi que des capacités de données limitées. Il ne faut donc pas concevoir des blockchains trop volumineuses.
         Le stockage des données et surtout le cryptage et décryptage des signatures (les clés privées) ne sont pas sûrs à 100%. Des progrès peuvent être faits et il faut prévoir des changements possibles d’algorithmes pour assurer une meilleure sécurité.
         Le décryptage des données entraîne des calculs importants et donc un temps non négligeable, qui peut devenir prohibitif quand le nombre de transactions augmente beaucoup.
         Lors de l’utilisation d’une blockchain dans un réseau de monnaie numérique, le « bitcoin », le réseau ne pouvait traiter que 7 transactions par seconde, alors que le serveur de cartes bleues d’une banque en traite quelques milliers pendant le même temps.
         Les programmes peuvent avoir des bogues et ceux -ci permettre à des hackers de s’introduire dans le système. Mais ce n’est pas pour autant que les données pourraient être modifiées, puisqu’il faudrait les modifier de façon identique, sur tous les serveurs.
         On sait que tout système informatique a besoin d’être corrigé et amélioré (penser à toutes mises à jour auxquelles vous procédez sur votre micro-ordinateur). Or en principe, on ne devrait pas intervenir sur un réseau poste à poste. Il faut donc prévoir des procédures très rigoureuses de modifications et d’intervention sur les machines.

         Les programmes de ces réseaux ont été conçus à l’origine, et ils peuvent l’avoir été dans un but partiellement frauduleux. Il serait nécessaire qu’il y ait un organisme de contrôle technique centralisé et gouvernemental ou mondial (genre CNIL).
        On peut craindre aussi une entente des mineurs. C’est en partie ce qui s’est passé sur le réseau des bitcoins et, en l’absence de régulation centrale, il y a eu une spéculation effrénée, qui a multiplié par presque mille le taux de conversion de cette monnaie en dollars. Cette monnaie peu surveillée a également été utilisée pour le blanchiment d’argent ou pour des fraudes.
        En effet aucune législation n’existe encore. Il faut en créer une.

        De nombreux essais de mise au point et de fonctionnement préalables seront nécessaires, d’où au moins 10 à 15 ans de gestation pour garantir la sécurité et acquérir la confiance des utilisateurs, car c’est de cette confiance que résultera le succès de l’utilisation par la population et les entreprises, des réseaux poste à poste et blockchains.

Mercredi 4 janvier 2017 à 14:09

Informatique, médias, internet

  En 1990, quand internet balbutiait, quelques personnes prévoyaient quelle pourrait être son utilisation en matière de messagerie et de recherche documentaire, mais personne ne soupçonnait le bouleversement de la société qu’entraineraient les réseaux sociaux et les téléphones portables.

           Nous sommes actuellement à l’aube d’une révolution encore plus importante.
          Celle des réseaux informatiques postes à postes (« pair à pair » est la dénomination américaine, et en français on parle de réseaux « poste à poste »), et des « blockchains » qui sont des bases de données ultra-sécurisées sur de tels réseaux.

           Cette évolution informatique risque de bouleverser notre société dans une vingtaine d’années, comme l’a fait internet depuis 1990.

                     Structure actuelle des réseaux internet :

            Dans nos réseaux actuels internet, nous avons un opérateur auquel nous sommes abonnés (Free, SFR, Numéricable, Orange, etc…) qui possède des « ordinateurs centraux » dans chaque région où il a suffisamment d’abonnés. Ces ordinateurs sont reliés entre eux et communiquent aussi avec ceux des autres opérateurs et avec des ordinateurs d’autres entreprises qui possèdent des banques de données, comme Google.
          Chaque ordinateur central a ses programmes, les personnes pour le servir et ses bases de données. Suivant la requête que vous lui adressez, il va puiser ses renseignements dans sa mémoire (pour la messagerie par exemple), ou, s’il n’a pas le renseignement (une recherche documentaire par exemple), il va essayer de le trouver sur un autre ordinateur, à condition d’avoir accès à des « catalogues », qui vont recenser le contenu de la base de données de cet autre ordinateur, d’identifier les données qui s’y trouvent et l’adresse pour y avoir accès. Le serveur central, s’il trouve l’information vous la transmet alors sur votre microordinateur, par son réseau propre.
          L’indexation du contenu des bases de données, se fait par des mots clés, et des programmes de recherche spécifiques permettent de trouver rapidement la ou les données correspondant à ces mots clés. Ainsi quand vous demandez un renseignement à Google, il va traduire votre demande en mots clés et il vous envoie toute une liste d’articles ou de données, qui correspondent à ces mots clés. Evidemment il y en a beaucoup qui corres-pondent en général au sujet demandé et c’est à vous ensuite de choisir ce que vous souhaitez et ce qui vous paraît pertinent.
          Dans de tels réseaux les serveurs contrôlent chacun une part de réseau et les bases de données sont centralisées sur tel ou tel serveur (donc vulnérables, mais il y a évidemment des sauvegardes).

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                     Structure des réseau « poste à poste » (en anglais peer to peer):

           La structure d’un réseau poste à poste est très différente. (cf. schéma)

          Nous avons toujours de gros ordinateurs serveurs qui sont tous en réseau et tous les autres microordinateurs ou ordinateurs font partie du réseau.
          Mais il n’y a pas d’ordinateur qui contrôle les autres, ni de banques de données centralisées. Chaque serveur met en œuvre les mêmes programmes et contient les mêmes banques de données.
          Aucun des serveurs n’est indispensable, tous sont sur le même pied d’égalité, ils font fonctionner les mêmes instructions à chaque instant et gèrent une mémoire collective, recopiée à l’identique sur chacun d’eux.
          Cette redondance peut apparaître comme du gâchis, mais c’est elle qui assure la sécurité, et la puissance actuelle et future des calculateurs permet cette utilisation à des coûts raisonnables, lorsque l’aspect sécurité est essentiel.
          La tâche d’un serveur central est donc assumée par l’ensemble des serveurs, même en cas de panne de l’un d’eux.
          Ils vérifient en permanence la concordance des bases de données, de telle sorte qu’une intrusion serait immédiatement détectée et que personne ne puisse prendre en main le réseau. Les données ne sont acceptées dans la base que si elles sont concordantes sur tous les serveurs.
          La seule faille est que les programmes ont été conçus par des personnes à l’origine du réseau et qu’évidemment, eux peuvent intervenir sur le réseau. Il faut donc la même redondance c’est-à-dire que les personnes s’occupant de chaque ordinateur soient différentes, ne puissent être de connivence et éventuellement fractionner la connaissance des programmes, pour rendre impossible une intervention globale.

          Personne ne peut modifier la base de données déjà existante et on ne peut procéder qu’à des ajouts nouveaux ou modificatifs (comme en comptabilité d’entreprise).
          Donc dans un réseau poste à poste, chaque serveur participe au même titre que les autres à la gestion des informations et notamment des bases de données, et augmente ainsi la fiabilité et la sécurité de l’ensemble, de telle sorte que ce réseau est pratiquement indestructible et inviolable.
          Un réseau poste à poste important peut utiliser dans le monde entier, plusieurs milliers de serveurs, effectuant et contrôlant les mêmes opérations.
          Ces réseaux sont aussi appelés « organisations autonomes décentralisées », le sigle anglais étant « DAO ».

                     Les bases de données « blockchains » :

         La base de données présente sur chacun des serveurs est constituée de sous-ensembles que l’on appelle des blocs et qui sont liés entre eux : l’ensemble de ces informations est une « blockchain » : une chaîne de blocs liés entre eux.
           On pourrait mettre sur cette base de données des messages de votre messagerie, des photographies, ou les comptes des réseaux sociaux, mais ces informations ne néces-sitent pas un tel degré de sécurité et ce serait d’un coût prohibitif.
          Les blocs de ces bases de données ultra-sécurisées seront donc réservés à des documents importants qui ont une valeur commerciale ou contractuelle, voire à des transactions monétaires.

          Les différentes transactions enregistrées sont regroupées dans des blocs. Après avoir enregistré les transactions récentes enregistrées dans un bloc, un nouveau bloc vierge est généré et toutes les transactions vont être validées dans l’ancien bloc, sur chacun des serveurs du réseau par des personnes appelées  « mineurs », qui vont analyser l'historique complet de la chaîne de blocs, grâce à des logiciels complexes de décryptage. Si le bloc est valide, il est horodaté et ajouté à la chaîne blocs. Les transactions qu'il contient sont alors visibles dans l'ensemble du réseau, car certifiées « authentiques ».
           Une fois ajouté à la chaîne, un bloc ne peut plus être ni modifié ni supprimé, ce qui garantit l'authenticité et la sécurité du réseau.
           Les « mineurs » sont évidemment rémunérés pour leur travail de sécurisation.

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           Les blockchains sont donc destinées à enregistrer de façon inviolable, des transactions entre des comptes de particuliers ou de personnes morales, et de faire foi de ces transactions. Cela peut concerner aussi des échanges monétaires.
           Il peut y avoir évidemment plusieurs réseaux poste à poste, abritant des blockchains spécialisées, pour des transactions de natures différentes.
           En détenant la totalité des transactions de chaque compte, la blockchain est représentative de son état à un instant donné et donc atteste légalement de cet état et des documents qu’elle contient.

                     Les échanges sécurisées sur un tel réseau :

          Pour assurer la sécurité des transactions chaque utilisateur du réseau poste à poste possède une « clé publique » et une « clé privée » et les données de la blockchain sont cryptées.

          La clé publique est assimilable à un numéro de compte; elle doit donc être connue de toute personne qui veut conclure une transaction avec le titulaire. La clé publique permet à toute personne d’accéder aux données du réseau qui sont donc ouvertes. Par contre ces données sont anonymes. Pour conclure une transaction les deux personnes (privées ou morales) doivent donc faire connaître à l’autre, leur clé publique.

           La clé privée est au contraire personnelle et assimilable à un mot de passe du compte. Elle permet à l’utilisateur de gérer son compte, de façon protégée.
           Pour accéder aux données du compte, la clé fait l’objet d’un traitement de décryptage : les informaticiens appellent cela le « hachage ».

          Les transactions entre deux comptes sont publiques et peuvent donc être vérifiées par tous, même si elles sont anonymes. Ce n’est évidemment pas le cas, mais dans chaque serveur, on effectue des comparaisons de validité des informations avec les autres serveurs. Si toutes les informations concordent, la transaction est validée, et ne peut plus être modifiée sauf par une nouvelle transaction entre les deux comptes.
          Les ordinateurs qui font cette vérification et les personnes qui les surveillent, sont appelées les « mineurs », car ils font en quelque sorte du déminage pour empêcher l’enregistrement de transactions erronées.

          Dans un prochain article, j’examinerai quelques utilisations possibles, leurs conséquence mais aussi la sécurité et le devenir de ces réseaux.

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