Mercredi 12 avril 2017 à 10:05

Préférences cérébrales

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    J’ai fait un certain nombre d’articles sur les préférences cérébrales et la personnalité car c’est un sujet qui m’intéresse et surtout je suis persuadé qu’il est important de se connaître. Par ailleurs étudier les préférences de deux interlocuteurs ma souvent permis d’expliquer leurs différends et donc de les apaiser.
    Une question m’est souvent posée : ma personnalité peut elle évoluer, dans quel sens et pourquoi ? Puis je avoir une action sur elle.?

    Un premier point : pour aborder ce problème sur soi même il faut déjà bien se connaître et avoir par exemple une idée précise de ses préférences cérébrales. Je préfère cette exploration préalable au big-five, car il n’y a aucun jugement de valeur dans les préférences cérébrales et leur examen est plus complet et plus facile.
    
    La personnalité évolue au cours de la vie. Même si les préférences cérébrales sont au départ innées, l’éducation puis l’instruction les font évoluer. Elles changent aussi avec l’âge et l’expérience que nous acquérons au cours de notre vie. Le contact des autres nous font évoluer. Enfin un travail personnel ou une intervention psychothérapeutique a une action sur notre personnalité.
    Il est certain qu’une personne d’une quarantaine d’années, dont l’éducation et l’instruction sont en partie passées, qui a vécu de nombreux événements, aura une personnalité plus stable qu’une personne d’une vingtaine d’années et à fortiori qu’un adolescent.

    Mais il ne faut pas croire que l’on va changer complètement de personnalité (sauf maladie mentale ou accident cérébral).
    Et les changements possibles dépendent du type de personnalité que l’on a.
    Une préférence cérébrale n’est jamais manichéenne : chacun de nous utilise les deux préférences  antagonistes selon les événements, simplement il utilise sa préférée plus facilement et donc plus souvent. Mais cela plus ou moins et c’est là une condition de l’évolution possible.
    Il sera d’autant plus difficile d’évoluer sur une préférence donnée que celle-ci est très forte et que la préférence antagoniste est faible.
    Je prends une exemple : supposez que vous vouliez apprendre à quelqu’un à être à l’aise s’il fait une conférence devant une centaine de personnes. Il est probable que vous y arriverez facilement avec quelqu’un d’extraverti, sans trop de mal avec une personne moyennement introvertie, mais que vous aurez peu de chnaces d’y arriver avec quelqu’un de très introverti, très timide et replié sur lui même.
    A l’inverse vous aurez du mal à apprendre à quelqu’un de très extraverti à être très concentré et seul pour réfléchir à un problème important.
    De même vous apprendrez difficilement à être très ordonnée et à prévoir ses actions, à une personne qui ne sait pas décider et fait tout le temps de la procrastination (une préférence « P » très exagérée), et au contraire une personne très rigoriste et qui veut tout prévoir et régenter à l’avance, aura du mal à s’adapter à l’environnement et à être plus fiable face à des événements inattendus.

    A l’inverse la personnalité influe fortement sur notre vie. L’enfant et l’adolescent qui ont des préférences innées choisissent des activités où ils sont plus à l’aise donc dans le sens de leurs préférences cérébrales; l’adulte s’orientera si possible vers une activité qui correspond à sa personnalité, d’une part parce qu’il y réussira mieux et d’autre part parce qu’il y trouvera plus de satisfactions et de plaisir.
    Il y a donc un certain renforcement de la personnalité par son usage même, lequel est un frein à une trop forte évolution.
    L’âge a aussi une forte influence. On est beaucoup plus malléable étant jeune lorsque notre système d’apprentissage et de récompense est très actif et ouvert.
L’environnement peut alors influer sur la personnalité.
    Un jeune qui de façon innée aurait tendance à se laisser vivre et à procrastiner, le fera beaucoup moins s’il est dans une famille au contraire très ordonnée et planifiée. Sans devenir une personne très rigoureuse, il apprendra néanmoins à être moins en retard, à prévoir en partie ses actions, à prendre certaines décisions importantes. 

    Chez l’adulte il y a un phénomène particulier de l’âge, concernant les préférences de prise d’information (S ou G) et celles de décision (L 
ou V), c’est à dire le fonctionnement de notre cortex préfrontal.
    Ces préférences sont hiérarchisées et nous avons une préférence dominante et une secondaire, et les préférences opposées tertiaire et inférieure, selon le schéma ci-dessous, dû au psychiatre CG Jung, qu’il a appelé le « chemin du serpent ».
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      Ainsi un enfant n’utilise guère que sa fonction primordiale, un ado ses fonctions primordiale et auxiliaire et peu les fonctions non préférées.
        L’usage fréquent de la fonction tertiaire non préférée n’apparaît qu’après l’adolescence ou  chez l’adulte et celui de la fonction cachée, la moins facile, à l’âge mûr, voire jamais.      .
        En fait ce schéma est très variable selon les personnes, car le développement des autres fonctions dépend fortement de l’éducation et l’instruction, des circonstances et de la volonté de l’individu de développer ses fonctions tertiaire et cachée et de son vécu qui est son expérience de la vie.
    Mais en fait l’usage des fonctions tertiaire et inférieure existe toute la vie, mais n’est pas consciente quand on est jeune et le devient peu à peu.
    En fait ces fonctions inconscientes sont utilisée quand nous ne sommes pas dans notre état normal, par exemple fortement stressés ou en colère. La barre inclinée de limite entre le conscient et l’inconscient se déplace dans le sens de la flèche au fur et à mesure que l’on vieillit.

    En définitive on peut faire évoluer sa personnalité dans les domaines où elle n’est pas trop tranchée. Pour cela il faut d’abord bien la connaître, puis s’entraîner régulièrement pour faire évoluer une préférence cérébrale, à utiliser celle qui n’est pas la préférée. Un introverti, par exemple,  peut se forcer à voir, à discuter avec d’autres, à faire des exposés en public, après s’y être entrainé en privé.

Samedi 8 avril 2017 à 16:19

J'ai trouvé sur internet des photos d'oiseaux extraordinaires ou bizarres. 

Je vais vous montrer en intermède, quelques unes de ces photos, en deux articles.

Malheureusement le site ne donnait pas le nom de ces oiseaux. C'est dommage car j'aurais été curieux de me documenter plus sur eux.

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Mercredi 5 avril 2017 à 16:24

Notre cerveau; nos sens; système nerveux

   Nous avons vu quel était le rôle des aires primaires V1 et V2, des centres d’interprétation de la vision.
        Elles permettent de reconstituer dans leurs neurones une image en relief de ce qu’a vu l’œil et reçu la rétine, et donne en outre des éléments quant à l’éclairement, la couleur, les formes et les déplacement des objets regardés et de leur environnement.
        Nous allons maintenant voir le rôle des aires suivantes, V3 à V8.


        Le schéma ci-dessous montre les positions de ces différentes aires et leur rôle est le suivant :
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        L’aire V3 se sert des données de V1 et V2 pour analyser les formes des objets et de leur environnement, et cela aux différents instants successifs.
        L’aire V5 par des balayages successifs, repère les positions des sensations identiques à des instants différents et donc analyse les mouvements, et notamment les vitesses de déplacement, avec une correction par rapport à nos propres déplacements
         L’aire V4 est reliée surtout aux informations des cônes de la rétine et sert donc à l’interprétation des couleurs, à partir des colonnes sensibles.
         L’aire V6 est un relais de signaux.
         Les aires V7 et V8 sont le « Où » et le « Quoi » et nous allons en parler plus longuement
         L’aire LO est une représentation des deux hémisphères optiques pour identification des objets. Elle aide l’ « Quoi ? » à statuer, grâce à la vision stéréoscopique.

        Le schéma ci dessous représente le résultat final du traitement : 
        • Un centre « où? », qui établit des cartographie des lieux vus, l’hémisphère gauche traitant l'espace droit et l’hémisphère droit, l’espace gauche et la synthèse.  
    L’aire V7 Où, est située sur le haut de la partie occipitale. Le traitement qui va de V1 et V2 à V7 est appelé la voie « dorsale »
        • Un centre « quoi ? », qui identifie les objets, l’hémisphère gauche traitant les détails et l’analyse et l’hémisphère droit, l’image globale, la structure et la reconnaissance des objets. 
    L’aire V8 Quoi, est située sur le bas de la partie occipitale. Le traitement qui va de V1 et V2 à V8 est appelé la voie « ventrale »

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        Ces deux centres communiquent avec le thalamus et l’hippocampe et avec les mémoires globales qui associent objets, images, sons, et les autres sens et également avec la mémoire lexicale qui associé les objets aux mots.  

        Les deux traitements dorsaux et ventraux sont relativement indépendant et ont des propriétés spécifiques.
        Le traitement ventral Quoi conditionne la mémorisation des objets et leur vison et le traitement dorsal Où conditionne leur préhension et donc la commande des muscles des mains notamment.
        On constate par exemple la chose étonnante suivante lorsqu’une maladie ou un accident ont détruit les neurones de la voie ventrale Quoi, sans altérer la voie dorsale Où : la personne ne voit plus les objets devant elle, et pourtant elle peut les prendre avec sa main. On pense donc que la vision de l’objet existe encore par la voie dorsale, mais qu’elle ne peut plus parvenir à la conscience et à la mémoire. Mais cette vision inconsciente en provenance de V1 et V2 et transmise et analysée par la voie dorsale est suffisante pour pouvoir saisir l’objet
        Tout se passe comme si nous avions deux systèmes d’interprétation de la vue ; l’environnement, le Où, et les objets, le Quoi.

        En définitive on peut résumer tout le traitement des centres de la vision dans le schéma ci-dessous :

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                Le thalamus joue un rôle très particulier dans la coordination des perceptions.
        Des neurones oscillateurs du tronc cérébral envoient dans le cerveau et notamment au thalamus des impulsions aux fréquences de 80 et 40 Hz, caractéristiques de l’éveil.
        Cette fréquence de 40 hz provoque dans d’autres centres la vigilance qui est un état de concentration, et l’attention qui focalise le cerveau sur une cible.
        Pendant le sommeil profond, elle est de 2 à 3 Hz et pendant le sommeil paradoxal et le  rêve, d’environ 30 hertz                                           
        Pendant l’éveil, les zones sensitives du cortex sont balayées toutes les 12,5 ms par un influx 80 Hz, émanant des neurones du thalamus, lequel active les neurones du cortex, qui renvoient les signaux de sensations à la fréquence de 40 Hz. 
        Toutes les perceptions qui arrivent dans le même créneau de 12,5 ms, représentent le même environnement à l’instant t.
        Si un incident attire l’attention, cette fréquence est « remise à zéro » grâce au balayage à 80 Hz, ce qui permet une nouvelle perception. 

       De plus Il y a rétroaction des aires d'interprétation, notamment V1 et V2 vers le thalamus, qui fait, à la demande, des opérations de filtration et qui par ailleurs communique avec les autres centres du cerveau et transmet les informations, notamment au cortex préfrontal (le patron et chef d’orchestre) et vers l'hippocampe (le chef d'orchestre de la mémoire)..

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Samedi 1er avril 2017 à 12:01

Actualité

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     Linky est le nom du « compteur communicant » développé par ENEDIS, qui a remplacé ERDF et qui gère le réseau électrique, ce type de compteur étant recommandé par les directives européennes.
    La loi relative à la « transition énergétique pour la croissance verte » du 17 août 2015 prévoit la généralisation des compteurs communicants pour l’électricité, et il est prévu d’installer trente-cinq millions de compteur Linky à l'horizon 2021.
    Toutes les secondes Linky mesure votre niveau de consommation électrique et envoie l’information à EDF qui peut ainsi faire des statistiques sur la consommation des usagers aux diverses heures de la journée.
    Mais ce compteur est une étape vers les réseaux intelligents.

    Des études sont en cours pour que Linky devienne une aide précieuse pour les consommateurs.
    Il relèvera toutes les émissions de télé que vous regardez et vous demandera périodiquement un avis, pour que les chaines puissent ainsi améliorer leur production et mieux répondre à vos envies.
    Linky est relié à votre ordinateur et va peu à peu remplacer Google. Il relèvera toutes les secondes ce que vous faites et fera une statistique : il vous proposera des logiciels plus adaptés à vos travaux et surtout fera par avance toutes les recherches dont vous aurez besoin et vous les enverra sans que vous les ayez demandées.
    Vous pourrez cependant encore lui demander quelques recherches nouvelles supplémentaires.
    Lorsque vous achèterez un « réfrigérateur intelligent », Linky examinera ce que vous y emmagasinez et vous fera automatiquement vos liste de courses et enregistrera sur votre ordinateur les recettes correspondantes pour votre robot de cuisine.
    Bien entendu vous pourrez mettre votre téléphone portable en relation avec les courants CPL, par lesquels Linky enverra toutes ses informations dans les lignes ENEDIS.
    Vous pourrez ainsi envoyer une photo toutes les secondes et les stocker à distance et Linky mettra à votre disposition une reconnaissance des visages et des sites pour automatiquement référencer vos clichés et faire des classements multicritères.
    Vous pourrez envoyer sur le réseau grâce à Linky les images des caméras branchées dans votre appartement et ainsi, surveiller vos enfants et prévenir un robot changeur de couches ou donneur de biberon et de petits pots de nourriture. Le robot pourra aussi changer la litière du chat et lui préparer sa pâtée de Ronron.
    Les futures machines à laver intelligentes seront munies d’un « entonnoir à linge » et Linky pourra régler le chargement et le fonctionnement de la machine.
    Bien entendu c’est lui qui allumera et éteindra les lumières dans les diverses pièces de la maison et qui actionnera votre réveil matin.
    Une petite tablette reliée à Linky vous proposera divers jeux à faire au lit, avant de vous endormir.
    Une étude est en cours pour que l’énergie électrique des appareils soit transmise par radio à partir de Linky, ce qui supprimera toutes les prises électriques et les branchements et débranchements pénibles dans les prises actuelles sécurisées.
    ENEDIS voudrait par ailleurs concurrencer Amazon et la FNAC et proposerait, via Linky, des musiques, des lectures et des films.

    Bref les réseaux intelligents futurs, associés à Linky et à des robots ménagers, devraient nous rendre demain la vie paradisiaque.
    Et dire que je suis peut être trop vieux pour connaître cela !











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    Bien entendu, c’était un poisson d’avril !!

Vendredi 31 mars 2017 à 17:12

Notre cerveau; nos sens; système nerveux

      Dans le dernier article je vous ai parlé de l’acheminement du flux nerveux depuis l’œil et la rétine jusqu’aux centres primaires de traitement de la vision, qui se trouvent à l’arrière du cerveau, au-dessus de la nuque.
     Je vais maintenant vous montrer comment ces centres font ce traitement.

     L’aire primaire V1 est composée de colonnes de neurones, mais les signaux qui y arrivent ont fait l’objet auparavant d’un  tri et d’un aiguillage dans le thalamus. Des points de l’image que l’on regarde vont arriver, du fait du système optique de l’œil, sur deux points homologues des rétines de l’œil droit et de l’œil gauche, dont l’écartement est différent selon la distance des points de l’image. Le thalamus envoie ces informations à des colonnes à des profondeurs différentes, de telle sorte que l’on a sur les colonnes de l’aire V1 une « image en relief » de ce que voit l’œil. (la carte rétinotopique, voir figures ci dessous).

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     Chaque colonne de V1 contient six couches de neurones.
Chaque colonne correspond aux signaux transmis par un neurone de la rétine, mais le thalamus à aménagé les faisceaux nerveux pour que deux colonnes adjacentes reçoivent les signaux des neurones de la rétine à des places identiques dans l’œil droit et dans l’œil gauche, qui se retrouvent donc côte à côte..
    Les signaux arrivent du thalamus sur la couche 4, et sont traités par les couches 1,2 et 3. Les couches 5 et 6 rassemblent les signaux œil droit, œil gauche, afin de créer une vision en relief en se servant des différences de positionnement en fonction de la distance. (voir figure de droite).
     La figure de gauche montre l’organisation des colonnes de 30 à 100 microns, des couches 1, 2 et 3.  Sur la première face se succèdent les colonnes relatives à chaque neurone de la rétine, de l’œil droit et de l’œil gauche (en jaune).
Si on examine la réponse des 24 neurones situés perpendiculairement aux couches, on voit qu’ils ne donnent une réponse que si le stimulus reçu a une certaine direction dans l’espace : cela veut dire que leur champ spatial n’est pas circulaire mais est ovale et l’axe orienté dans une certaine direction : l’axe de sensibilité va varier selon le neurone  et couvrir ainsi environ 24 directions possibles. (en marron)  
    De plus intercalés (en rouge), d’autres neurones, groupés en taches qui sont sensible à l’intensité lumineuse et à la couleur.
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     La couche V2 de l’aire primaire est organisée de façon analogue, mais l’organisation est encore plus complexe, car, à coté des neurones sensibles à l’orientation, certains neurones vont détecter des changement brutaux de luminosité et donc être sensibles aux bords de formes, d’autres vont collationner les signaux de plusieurs neurones adjacents et être sensibles aux traits, aux  dimensions, et aux angles.
     Enfin des neurones vont collationner des signaux successifs et être sensibles au déplacement perpendiculaire à l’orientation de leur tache, un neurone étant sensible au déplacement dans un sens et un autre au sens opposé.

    Maintenant que nous connaissons l’arsenal élémentaire, voyons comment il permet la reconstitution de l’image à partir de cet ensemble de neurones des aires primaires V1 et V2, qui donnent en fait des réponses par tout ou rien ou par plusieurs degrés de stimulus.
    En associant l’orientation et les différences de luminosité et de contraste, et la détection des bords, les neurones sensibles aux traits vont reconstituer les traits et courbes de l’image et donc sa forme. Les neurones des tâches vont associer une couleur et une luminosité aux points étudiés.

    Dans mon prochain article, nous examinerons le rôle des aires V3 à V8 de ce cortex visuel

Mercredi 29 mars 2017 à 9:03

Notre cerveau; nos sens; système nerveux

  Un correspondant qui a lu mes articles des 22 au 24 septembre 2014 sur l’interprétation de la vision me dit que c’est bien compliqué.   
    Je vais donc reprendre la description des différents stades successifs du travail de l’oeil et du cerveau, mais en plusieurs articles pour ne pas vous saturer et pour être plus clair.

    D’abord l’œil et la transmission jusqu’aux centres d’interprétation primaire situés à l’arrière du cerveau, au dessus de la nuque, via le thalamus qui est au centre du cerveau.

    Le schéma ci dessous, à gauche, vous montrent une coupe de l’œil, dans laquelle on voit le cristallin, qui est une lentille organique souple, que l’on peut contracter grâce à des muscles appropriés.
        Les objets que l’on veut voir, ne sont pas tous à la même distance, et le cristallin se contracte plus ou moins, afin que l’image de l’objet se forme sur la rétine où des neurones vont capter la lumière correspondante, selon son intensité et sa fréquence, c’est à dire sa couleur schéma de droite.

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      En effet la rétine comprend deux sortes de cellules sensibles :
            o    Environ 5 millions de « cônes », de trois sortes, sensibles à des longueurs d’ondes rouge, verte ou bleue. Ils donnent donc une vision en couleurs et sont principalement présents dans la « fovéa » au centre de la rétine, où la densité de cellules est beaucoup plus forte, pour voir les détails de l’objet que fixe l’œil.
          o    Environ 100 millions de « bâtonnets » répartis dans toute la rétine, qui ne sont sensibles qu’aux différences d’intensité lumineuse (donc en niveaux de gris).

    Les informations sont envoyées par les nerfs optiques de chaque œil, mais les axones côté nasal se croisent dans le « chiasma optique », de telle sorte que les informations des deux yeux sur la vision à droite est traitée par l’hémisphère gauche, et sur la vision à gauche par l’hémisphère droit.
Elles passent ensuite par le thalamus, et plus particulièrement une partie de ce centre que l’on appelle le « corps genouillé » (cf. schéma ci dessous).

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Le thalamus fait un pré-traitement des informations qui permet de rapprocher le signal de précédentes visions en mémoire et il transmet immédiatement l’information aux centres amygdaliens, qui réagiront s’il y a danger, sans attendre une interprétation plus évoluée. La vision dans le thalamus est assez sommaire : elle analyse - très vite - une image dans ses formes générales floues. Cette image peu détaillée détermine cependant de nombreux comportements immédiats en cas de danger.
En même temps  le thalamus transmet aussi le signal aux centre d’interprétation situés à l’arrière du cerveau, mais ceux-ci mettront plus longtemps à traiter l’information car l’information va subir des traitements dans plusieurs « étages » de neurones.
Leur information traitée sera ensuite envoyée via le thalamus au cortex préfrontal pour qu’il ait conscience de ce que l’on a vu, et également à l’amygdale qui va modifier éventuellement sa réaction première.
    Ainsi lorsqu'on voit une forme allongée sur le sol, le thalamus interprète comme un serpent et active immédiatement les réactions corporelles qui sont pour lui l’émotion, le danger, la peur, la défense .… Le cortex visuel peut ensuite analyser plus finement et réaliser que ce n'était qu'un tuyau d'arrosage ou une racine et limiter ou moduler l'action de l’amygdale.

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Dans le prochain article j’examinerai le traitement des aires primaires de la vision.

Dimanche 26 mars 2017 à 10:44

Suite des châteaux moins connus :

Pordor

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Pray

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Réaux

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Saint Paterne

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Sully

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Talcy

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Trosse Barrière

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Troussay

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Valencay

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Villandry

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Mercredi 22 mars 2017 à 10:04

Sciences et techniques

Une correspondante me demande de lui expliquer ce qu’est un e chaudière à condensation.
        Je vais essayer de le faire mais avant il faut que j’explique comment est organisée une chaudière normale.


        Les chaudières qui ont une dizaine d’années n’étaient pas des chaudières à condensation.
        Elles sont constituées de 5 éléments :
            • Une enveloppe extérieure, en acier ou en fonte, qui conserve mieux la chaleur. Elle comporte une isolation thermique intermédiaire, en général en laine de roche, pour limiter les pertes de chaleur de la chaudière vers l’atmosphère de la chaufferie.
            • A l’intérieur de l’enveloppe un  réservoir d’eau avec des compartiments successifs dans lesquels l’eau circule et va se réchauffer.
            • Le brûleur dont l’électronique va réguler la combustion, de fioul ou de gaz, et va permettre de faire varier la puissance de la chaudière en fonction des besoins de chauffage.
            Les chaudières à gaz ont une rampe analogue aux feux d’une cuisinière; les chaudières à fioul ont des gicleurs qui pulvérisent le combustible en fines gouttes. Par ailleurs le brûleur est muni d’une soufflante qui envoie l’air nécessaire à la combustion, par son oxygène.
            L’électronique du brûleur comporte des systèmes de contrôle qui garantissent la sécurité - notamment pour le gaz, le fioul liquide étant moins dangereux (incendie mais pas d’explosion).
            • Le corps de chauffe qui est une chambre d’acier ou fonte, où la flamme produite par le brûleur transfère l’énergie de combustion aux éléments métalliques de la chaudière et à l’eau de chauffage. C’est là que sont créent les fumées de combustion composées principalement de CO2 et d’eau et de quelques impuretés telles que les oxydes d’azote.
            • Les conduites de fumées internes : les fumées circulent dans la chaudière dans des tuyauteries de faible diamètre, et transfèrent également une partie de leur énergie à l’eau. Les tuyauteries font circuler plusieurs fois (en général trois fois) les fumées pour qu’elles cèdent le maximum d’énergie.
http://lancien.cowblog.fr/images/Sciences2/chaudiere.jpg               A l’extérieur de la chaudière les fumées sont conduites par une tuyauterie vers la cheminée. Dans le cas d’évacuation de vapeur d’eau (gaz notamment), la cheminée doit être tubée intérieurement grâce à un tube en inox, pour éviter les dégradations.

        L’eau chaude qui sort de la chaudière est envoyée par une pompe dans un circuit primaire. Sa température est régulée par un thermostat qui actionne le brûleur. Elle est dans la plupart des cas entre 70 et 90 d°C.
        Certaines chaudières fonctionnent à température plus basse, mais il faut alors dans les locaux un chauffage par le sol ou des radiateurs spéciaux
        L’eau du circuit primaire est mélangée à l’eau qui revient des radiateurs par une vanne « 3 voies », et réchauffe cette eau qui est renvoyée dans les radiateurs à une température qui est en général fixée par une régulation électronique, et qui dépend d’une part de la température extérieure météorologique, et de la température que l’on veut avoir dans les pièces.

Qu‘est ce qu’une chaudière à condensation ?

        Les pertes principales de chaleur d’une chaudière classiques sont la chaleur emportée par les fumées, qui peuvent sortir de la chaudière entre 150 et 300 d°, d’où l’idée d’essayer d’utiliser cette chaleur dans un échangeur, pour en récupérer une partie.
        Dans les fumées, il y a du CO2 chaud qui peut céder de la chaleur et de la vapeur d’eau : si on pouvait la liquéfier à nouveau on récupère alors de la chaleur : la chaleur latente de condensation.
        On fait donc passer dans les tuyauteries d’évacuation des fumées, l’eau à basse température de retour des radiateurs. Cette eau récupère une partie de la chaleur du CO2 et, si elle arrive à suffisamment basse température et peut amener la condensation de la vapeur d’eau des fumées, elle va récupérer la chaleur de condensation.
        On réduit alors en réchauffant ainsi l’eau de retour des radiateurs, l’effort demandé à la chaudière pour la chauffer à la température voulue.
        La température des fumées envoyées dans la cheminée peut être réduite à 70 à 90 d°C.
http://lancien.cowblog.fr/images/Sciences2/condensation.jpg        Les publicités annoncent des économies énormes qui sont erronées.
        L’économie de consommation est de l’ordre de 5% avec une chaudière au fioul et de 10 % avec une chaudière au gaz.
        L’investissement est important, car outre le prix de la nouvelle chaudière, il faut modifier de façon importante le circuit de retour de l’eau des radiateurs.
        Par ailleurs si la température de retour des radiateurs est trop élevée  (notamment lorsqu’il fait très froid, la température de rosée n’est pas atteinte et l’efficacité de la chaudière à condensation baisse et donc également le gain de consommation.
        Le tubage en inox est indispensable et il faut recueillir l’eau de consensation provenant de la cheminée.
        En fait la chaudière à condensation est adaptée aux locaux ayant un chauffage à basse température.
        Dans les installations classiques à chauffage en acier pour lesquelq par grand froid la température de retour sera de l’ordre de 50 à 55 d°, les gains ne dépassent pas 10% au mieux et souvent pas plus de 5%, ce qui n’est pas suffisant pour amortir les frais de l’installation si elle entraîne des modifications importante.
    Donc, ne pas croire les publicités et faire étudier son cas particuier par un chauffagiste sérieux.

Samedi 18 mars 2017 à 8:27

Actualité

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         Les élections présidentielles me navrent quand je vois les candidats qu’on nous propose :

        Les extrêmes se ressemblent; Mélenchon et Marine Le Pen ont presque le même programme, . Tous deux ne se rendent pas compte qu’aujourd’hui, face au débile de Trump, au dictateur de Poutine et à la Chine, sans parler des extrémistes arabes, seule une Europe unie peut être suffisamment importante pour nous en sortir. Mais bien sûr il ne faut pas se contenter de faire de la règlementation technocratique paralysante, mais essayer de traiter les problèmes importants de politique commune : défense, politique étrangère, économie, investissements, finances et monnaies…
        Le Front National, en plus d’un programme analogue à celui de Mélenchon, est xénophobe, et alors que le président devrait être garant de la justice la même pour tous, Marine Le Pen ne veut pas répondre aux convocations de la police et de la justice, ce qui est un comble.

        Hamon lui est européen, mais son programme me fait penser aux utopies de 1968. Son revenu universel de base est un beau rêve, qui se matérialisera peut être un jour, dans quelques décennies quand les esprits auront évolué, mais qui est un projet démagogique, , pour lequel le financement n’est pas prévu, et dont il ne mesure pas les conséquences, ni les oppositions : on se croirait face à un ado qui ne sait pas mesurer les répercussions des actes qu’il veut entreprendre.
        Le revenu universel sera sans doute nécessaire un jour, face à la robotisation de l’industrie et à la montée des blockchains, mais il faut avant repenser notre système financier, nos monnaies, notre éducation, et la mentalité des entrepreneurs et surtout des investisseurs, ainsi que de nos politiques, du Medef et des syndicats. Et c’est impossible à l’échelle de la France seule. Alors il faudra du temps !

        On aurait pu croire, au moment de la primaire de droite que Fillon était un candidat sérieux : hélas, c’est un homme malhonnête, qui utilise les fonds de l’Etat dont il est responsable, pour enrichir sa famille  et ment ensuite à l’opinion. Que doit penser l’assistante d’un cadre, ou la secrétaire administrative dans une collectivité qui gagne en travaillant beaucoup entre 1500 et 2000 € bruts, quand elle voit que Fillion déclare que ses enfants étaient avocats alors qu’ils étaient étudiants en droit et qu’ils gagnaient entre 4500 et 5500 euros, tandis qu’un ingénieur sortant d’une grande école débute à moins de 3000 €. Sans parler de presque 5000 € de costumes qu'on se fait offrir : 4 mois de SMIC.
        Fillion joue au martyr, et accuse le gouvernement de cabale, considère que la police et les juges ne font pas leur métier et sont partiaux, alors que les révélations peuvent aussi bien être venues du clan Sarkozy furieux de son échec. Mais quand bien même il y aurait cabale, cela n’enlève rien à la malhonnêteté de son action. S’il était dans une entreprise privée, on lui reprocherait de l’abus de biens sociaux ; là c’est l’argent du contribuable et c’est donc du détournement de fonds publics. Et il veut être Président de la République !!
        Quand à son modèle de société, il me fait penser à ce que nous présentaient Pétain et Laval, quand j’étais ado.

        Reste Macron, le jeunot qui n’est ni de gauche ni de droite. Cela encore cela changerait et ce serait un progrès; mais le programme est imprécis, flou, peu calculé au plan financier, et il donne surtout l’impression d’un bon orateur, d’un bon baratin, mais est il sérieux ?
        Et il est trop ambitieux à mon goût. Mais finalement c'est le programme le moins pire !

        Quand aux autres qu'on connaît à peine, ce sont surtout des farfelus, qui ont envie de faire parler d’eux
   
        Alors, face à cette belle panoplie, me voilà bien avancé et je me demande pour qui je vais voter !  Pourtant il faudra bien que j’y aille !
L'abstention est de toutes façons la pire des solutions !
        Retrouverons nous un jour un de Gaulle ? Lui au moins était honnête et parlait franc. Et quand sa famille venait déjeuner à l'Elysée, il payait les repas de sa poche !!!

Mercredi 15 mars 2017 à 15:41

Suite des châteaux moins connus
:
Menars

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Meung

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Montbrun

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Montigny le Gannelon

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Montpoupon

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Montrésor

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Montreuil-Belly

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Montsoreau

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Pescheray

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Plessis Bourré

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