Dimanche 30 mai 2010 à 10:38

Enseignement, école, fac

http://lancien.cowblog.fr/images/ZFleurs2/1001784.jpg

    Je constate souvent le même problème dans les études de jeunes avec lesquels je discute.
    Avant le bac
ils travaillent moyennement, ayant des tas d’activités multiples, avec notamment beaucoup de temps sur MSN à discuter de tout et de rien.
    Ils font un effort quelques mois avant l’examen, qui, il faut le dire est moins exigeant qu’autrefois, et ils obtiennent en général leur diplôme, même assez souvent avec la mention AB. (12 à 14 de moyenne).
    Puis ils vont en IUT, en fac ou en prépa et là c’est l’horreur : il faut travailler si l’on veut suivre.
    En prépa c’est simple, ou ils se mettent à travailler et tout va bien, ou ils abandonnent vite, car une fois qu’on n’a pas travaillé suffisamment, au bout de 3 mois c’est trop tard, on est largué.L'année P1 de médecine avec le concours en fin d'année est au moins aussi exigeante en travail.
    En BTS ou IUT, c’est pareil, mais le travail est plus pratique plus concret et on s’y adapte mieux.
    Et puis Prépa ou IUT, ce sont des classes de 30 élèves et on est très suivi par les profs. Donc on ne peut pas bailler aux corneilles.
    En fac c’est très différent. Les profs ne viennent que pour leurs cours, les travaux dirigés sont une aide mais pas une contrainte, on manque de directives et on est livré à soi-même.
    Alors on peut travailler comme ne rien faire, mais évidemment si on veut avoir ses partiels, il faut bosser.
    Et j’entends dire que deux tiers des étudiants seulement réussissent leurs examens; les autres sont des dilettantes. Pourquoi?

    Les discussions que j’ai avec certains jeunes me laissent perplexes.
    D’une part ils ne semblent pas vraiment convaincus qu’en travaillant à leurs études, ils préparent leur vie professionnelle et donc leur capacité à gagner leur vie.
    Je sais que la période actuelle avec le chômage est assez décourageante mais pour moi ce serait une raison de plus de travailler, car les places étant plus rares, il faut avoir davantage d’atouts dans son jeu.
    D’autre part  les tentations de faire autre chose que les études sont effectivement plus fortes qu’autrefois : cinéma, télé, téléphone portable et surtout internet avec les jeux et MSN. Les sorties avec les copains et le (la) petit(e) ami(e) également.
    Mais je connais aussi des jeunes qui, au moment des examens, concours, partiels et rédaction de mémoires, se privent pendant quelques temps d’internet et de sorties, afin de réussir.
    Enfin ce qui m’attriste aussi un peu, c’est que je trouve que vous n’avez pas beaucoup de curiosité intellectuelle, de volonté, d’envie et même de plaisir à apprendre et à vous perfectionner, à mieux connaître votre domaine, voire même celui des autres.
    Je ne sais pas si cela est dû à votre personnalité d’aujourd’hui ou à un manque coté parents ou professeurs, ou encore aux programmes et méthodes d’enseignement de l’Education Nationale.

    Autrefois les études certes demandaient du travail et de ne pas trop se disperser, mais elles donnaient aussi beaucoup de satisfaction, car une partie de ce qu’on apprenait était intéressant, voire passionnant.
    J'ai fait par exemple six anas de latin (5 heures par semaine) et traduire la guerre des Gaules de César ou les textes de Pline sur la vie à Rome ou l'éruption du Vésuve m'intéressait énormément et beaucoup de choses que j'ai vues en Italie plus tard m'ont rappelé ces traductions. 
   Parmi les jeunes que je connais bien peu ont eu le courage de faire du latin et d'être intéressés par cette vie antique, même les littéraires de L, alors que j'étais en S
    Aujourd’hui j’ai l’impression que ce que vous faites en classe ou en fac, n’intéresse qu‘une partie d’entre vous, les autres faisant cela parce qu’il faut bien avoir des diplômes et qu’il faut faire plaisir aux parents !
    Il y a me semble t’il un manque d’information et d’éducation dans ce domaine. Je me demande si c’est particulier à la France?


    Je crois aussi que malheureusement la complexité des métiers, la difficulté de trouver du travail, fait que les professeurs ne cherchent plus tellement à orienter les élèves, tâche confiée maintenant à une psychologue, à qui on n'a donné ni la formation, ni les moyens pour faire ce travail. Il devrait y avoir une documentation très fournie à leur disposition sur les divers métiers, alors qu'elles sont livrées à leurs propres recherche et initiatives.
   Je suis par exemple étonné qu'on ne fasse pas passer à ceux qui vont voir cette orientatrice des tests sur leurs personnalité (genre préférences cérébrales) qui permettent de voir les types de métiers auxquels on s'adapterait plus facilement, et qu'on n'interroge pas ces jeunes sur le genre d'existence qu'ils aimeraient mener, car vie de tous les jours et travail sont liés, notamment par de nombreuses contraintes.
    J'ai souvent l'impression que les jeunes ont choisi leur orientation d'après de vagues idées pas du tout réalistes quant à leur travail futur

    Je crains aussi que la volonté politique (peut être pour limiter le nombre statistique de chômeurs) de faire réussir à presque tous un bac général et de poursuivre des études supérieures, ne soit finalement pas une bonne orientation.
    Je connais beaucoup de jeunes qui ne "mordent" pas aux études générales, mais ils ne sont ni bêtes ni paresseux, et on leur aurait appris un métier concret avec plus de facilité et ils seraient mieux armés pour trouver du travail (à condition de choisir une orientation où l'on cherche de la main d'oeuvre).
   Mais cette volonté politique a marqué les esprits des parents et des jeunes, qui rêvent plus d'être assis dans un bureau devant un ordinateur, que d'être devant une tâche manuelle à accomplir. Il n'y a pourtant rien de déshonorant à travailler de ses mains, et c'est sûrement plus porteur que de faire des études supérieures sans les réussir et de se retrouver sur le marché du travail avec un simple baccalauréat.
Par azona le Dimanche 30 mai 2010 à 11:32
Pour moi le système éducatif est totalement obsolète! Je me souviens que lorsque j'étais au collège/lycée on nous répétait sans cesse que les études permettaient d'avoir un bon boulot et un bon salaire, que la voie apprentissage était pour les cancres et limite les illettrés...

Alors que la majeur partie des personnes que je connais qui ont fait un CAP ont du boulot et mieux payé que des personnes exerçant un travail qui demande un BTS....

De plus, comme tu l'as dit personne n'est là pour conseiller les jeunes correctement et les aider pour leur avenir. Je trouve ça franchement dommage.
Par alyane le Lundi 31 mai 2010 à 8:51
Des centres de documentation existent, mais ils sont dans les facultés avec des personnes spécialisées. Des tests qui favorisent nos aptitudes pour quel ou quel métier peuvent être passés. En Allemagne, ils sont utilisés depuis 20 ans.
J'ai vu des jeunes abandonner leurs études en fac au bout d'un trimestre, car ils n'avaient pas le niveau et mal orientés. Pourtant ils étaient prévenus...
J'ai réappris le latin avec toutes les bases depuis 18 mois, je n'ai pas trouvé trop dur. J'ai toutes les bases de la grammaire allemande, par ailleurs. J'avais des souvenirs épouvantables du latin en 4e et 3e. Mais j'aime bien et je peux lire des traités en latin sans trop de difficulté.
Par n9wb0rn le Mardi 1er juin 2010 à 5:57
J'ai fait du latin de la 5ème à la 3ème, c'était pas très passionnant ! Je suis d'accord avec ce que tu dis, beaucoup de jeunes s'en vont à la fac, se disent "ouais la liberté, plus de parents sur le dos...". Ils sortent, commencent à sécher un cours, puis deux, puis ça suit...Ils ratent leur trimestre mais décident de continuer et n'y arrivent pas. C'est comme tous les étudiants qui décident de suivre la voix de leurs parents, parfois poussés mêmes. C'est stupide.

J'ai eu de la chance d'avoir des professeurs de SVT fantastiques au lycée et j'ai décidé de faire une licence en biologie qui m'a passionné. Je fais partie de ces étudiants qui vont contre l'avis de leurs parents qui ne voulaient pas que je m'en aille en ergonomie après ma licence ! C'est sûr que d'un côté, je veux que mes parents soient fiers de moi, mais d'un autre, ce sont mes études, c'est ma future job ! Un an après, ils restent encore indifférents à mes études, ne me demandent pas de questions sur mes cours et mes notes comme ils le faisaient quand j'étais en licence, mais il faut avoir un peu de fierté, d'indépendance et de confiance en soi.
Par Compation le Samedi 12 juin 2010 à 14:23
Quand j'etai au lycée le niveau de la classe en anglais etai mediocr voir nul. Notre professeur à fait le parie de monter la moyenne de la classe a 10 a la fin de la prmiere année.
Comme nous n'etions que des filles elle à decider de nous fair etudier l'anatomie masculine en anglais.
Au bout de 2 semaines on devai discuter entre nous des garçons qu'on avai croisé dans les couloir de ce qui nous plaisai ou pas chez eux, d'ecrir des petits texte ou des poeme qu'on aurai aimé leur donné.
resultat jai eu 14 au bac et aucunes filles de ma classe n'a eu moins de 10.
Alors, à quand msn en latin?
Par lalileloluly le Vendredi 11 mars 2011 à 1:44
J'ai toujours un doute sur la vitesse de progression pour ce qui es des responsabilité et de l'interet entre quelqu'un qui a le bac, une personne qui sort d'un iut, d'une école d'ingé ou encore une autre mais mieux coté ... J'ai l'impression que chaque parcours balade l'individu d'une maniére différente . Même si on peux s'attendre à des " salaraires de sortie " meilleur entre tout les individus a 30 ans je suis pas sur que le polytecnicien soit en meilleur posture que ceux qui ont un bac .

Doute des révisions .
 

Ajouter un commentaire









Commentaire :








Votre adresse IP sera enregistrée pour des raisons de sécurité.
 

La discussion continue ailleurs...

Pour faire un rétrolien sur cet article :
http://lancien.cowblog.fr/trackback/3002300

 

<< Page précédente | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | Page suivante >>

lancien

sortir de la tristesse

Créer un podcast