Mardi 22 mai 2012 à 8:37

Ecologie, Changement climatique

Je m'intéresse beaucoup à l'écologie, mais les écologistes pure race seraient certainement horrifié par ma façon de concevoir la sauvegarde de la planète, car elle n'est pas utopique et doctrinale, mais très terre à terre.
            J'avais lu des études de l'iNRA et de l'Académie des sciences sur l'agriculture française, et je viens de lire un rapport fait par l'équipe de Jonathan Foley, directeur de l'Institut sur l'environnement de l'université du Minnesota, une des figures scientifiques du développement durable, à la tête d'une équipe d'études internationale.
            Son rapport fait cinq recommandations pour faire évoluer l'agriculture pour qu'elle puisse nourrir les humains de notre planète sans être la principale source de pollution, comme actuellement.
                        - améliorer la gestion des terres agricoles pour stopper leur extension sur les forêts.
                        - augmenter les rendements les plus faible mais diminuer la pollution en pesticides.
                        - mieux utiliser engrais et eau.
                        - consommer moins de viande et mieux nourrir le bétail; éviter le gaspillage d'aliments.                
                        - réguler le marché agricole dans le monde.
 
            Je consacrerai donc trois articles à ces recommandations.
 
            Il y a actuellement 7 milliards de personnes sur terre, et en 2050, nous risquons d'être 9 à 10 milliards.
            Un milliard de personnes souffrent aujourd'hui de faim d'une façon chronique.
            Le problème ne vient pas tant de la quantité de nourriture disponible - les agriculteurs en produisent suffisamment pour répondre à leurs besoins - que de sa répartition géographique inégale et de l'escalade des prix, face aux ressources financières des peuples.
            Mais l'augmentation de la population d'une part et la hausse de la consommation des populations actuelles devraient doubler la demande.
            L'augmentation de la demande en viande en particulier est inquiétante, car 75% des terres agricoles sont déjà consacrées à l'élevage (ou à produire des céréales pour la nourriture des bêtes).
            Par ailleurs 5% des terres servent à la production de biocarburants, financièrement intéressante.
            On constate par ailleurs que l'agriculture est un des principaux acteurs de la pollution, non seulement par les pesticides et les engrais, par une utilisation intensive de l'eau, mais aussi par la production de CO2, directe (transformation, énergie, transports...) et indirecte (déforestation, les forêts absorbant le CO2), sans compter le méthane produit par les excrétions animales.
            La détérioration, déjà importante de l'environnement est donc un obstacle à l'augmentation de production de nourriture.
           
            C'est donc un véritable défi auquel nous sommes confrontés pour les prochaines années et dont les gouvernements des pays riches se soucient assez peu, du fait de l'emprise des financiers sur leur économie : doubler la production de nourriture avec une meilleure répartition, en réduisant les impacts nocifs de l'agriculture.

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Améliorer la gestion des terres agricoles pour stopper leur extension.
 
            Jusqu'à présent l'extension urbaine a gagné sur les terres arables, même si celles-ci avaient un excellent rendement, et l'extension de l'agriculture s'est faite essentiellement au détriment des forêts, notamment tropicales et des savanes.
            En fait, il faudrait ralentir et de stopper progressivement l'extension de l'agriculture
La disparition des écosystèmes déforestés a des conséquences importantes sur l'environnement, provoquant une perte de diversité et l'augmentation des émissions de dioxyde de carbone
            Le ralentissement de la déforestation réduirait considérablement les dommages environnementaux, tout en n'imposant que des contraintes mineures sur la production alimentaire mondiale.
            Pour compenser la perte en capacité agricole que cela entraînerait, des mesures pourraient être prises pour réduire l'urbanisation, Ia dégradation et l'abandon des terres agricoles les plus productives.
            Par ailleurs, une meilleure politique de production des biocarburants, favorisant des cultures non alimentaires, (comme celle du "panic érigé", une herbacée très répandue dont les bilans écologique et énergétique étudiés notamment au Québec, seraient bien meilleurs que ceux du maïs), pourrait libérer des terres arables pour la production agricole alimentaire.
 
            Pour doubler la production mondiale de nourriture sans étendre l'emprise de l'agriculture, il faudrait aussi augmenter les rendements des terres cultivées existantes, ce qui pose des problèmes écologiques de pollution.
            C'est ce que nous examinerons ensemble demain.
Par maud96 le Mardi 22 mai 2012 à 9:14
Je lirai avec intérêt, évidemment...
Je reste convaincue que, tôt ou tard, il faudra "réguler" de manière ou d'autre, le nombre d'hommes sur terre... ce que seuls les Chinois ont osé faire "politiquement" et non par voie d'extermination guerrière des habitants d'autres nations...
 

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