Mercredi 23 mai 2012 à 9:00

Ecologie, Changement climatique

Augmenter les rendements les plus faible mais diminuer la pollution en pesticides.
 Mieux utiliser engrais et eau.

            Nous avons vu hier que, pour doubler la production mondiale de nourriture sans étendre énormément l'emprise de l'agriculture, il faudrait aussi augmenter les rendements des terres cultivées existantes, ce qui pose des problèmes écologiques de pollution.
 
            Nous avons dit que se posait le problème de l'utilisation de l'eau et des engrais.
 
            Pour augmenter la production, deux options existent :
                        - stimuler la productivité des meilleures exploitations, en relevant leur capacité de rendement grâce à une amélioration de la génétique des espèces cultivées et de la gestion des cultures, mais avec un risque de recours accru aux engrais et pesticides.
                        - améliorer les rendements des exploitations les moins productives, afin d'utiliser tout leur potentiel.
            La seconde option donnerait le gain le plus important et le plus immédiat, en particulier dans les régions où la faim est la plus aiguë, mais évidemment il n'est pas défendu par les grands exploitants agricoles des pays de l'Ouest, et les financiers qui en profitent.
 
            L'humanité exploite actuellement 38% des terres exemptes de glace de la planète. Les cultures occupent un tiers de cette surface; les pâturages et les grandes prairies naturelles pour le bétail couvrent le reste. Il y a peu de place pour étendre les terres cultivées, car la plupart des terres restantes sont des déserts, des montagnes, de la toundra ou des zones urbanisées. Cependant, les exploitations de nombreuses régions agricoles pourraient être plus productives, comme le montre la figure ci dessous.
            0n produirait bien plus de nourriture si la productivité des exploitations les plus pauvres atteignait le niveau maximal possible, compte tenu du climat et des sols.
            Par exemple, le rendement pour le mais (dans les cercles) pourrait considérablement augmenter dans certaines régions du Mexique, d'Afrique de l'0uest et d'Europe de l'Est, si on améliorait les semences, l'irrigation, les engrais et les marchés.
            Mais cette augmentation du rendement ne doit pas être faite au moyen d'une utilisation incontrôlée de l'eau, des engrais, et de produits chimiques.
 
 http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/terresagricoles.jpg
 
            Mes discussions personnelles avec les écologistes sont souvent orageuses, car autant je suis contre l'utilisation excessive d'engrais et de pesticides, comme celle de souches génétiquement modifiées Monsanto, qui ne peuvent se resemer tous les ans et procurent à une firme américaine un monopole prohibitif, autant je suis contre les produits dits "biologiques" et j'estime qu'il faut faire des études sérieuses scientifiques de l'amélioration des semences.
            Je considère que la généralisation du bio serait une catastrophe pour les rendements agricoles, sans garantie pour notre santé, car les engrais naturels ont tout autant d'inconvénients que les pesticides (voir les nitrates en Bretagnes dus au lisier de porc et à la contamination de pousses de céréales en Allemagne).
            Tout excès dans un sens ou dans l'autre comporte des risques accrus, et le problème ne sera pas résolu par le bio, mais par une utilisation raisonnable des engrais et des pesticides.
            C'est ce que recommande l'équipe de Jonathan Foley, qui constate, entre autres, que la moitié des engrais actuellement utilisés ne servent pas et vont polluer la nature.
            D'autres techniques permettent aussi d'augmenter les rendements : réduction du labourage qui perturbe le sol et provoque de l'érosion, utilisation de plantes, cultivées entre les cultures alimentaires, qui réduisent les mauvaises herbes et apportent des nutriments et de l'azote au sol, lorsqu'elIes sont enfouies au moment du labour, laisser les résidus des cultures dans les champs, afin qu'ils se décomposent en nutriments.....
 
http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/arrosageagriculture.jpg            En moyenne, il faut environ un litre d'eau d'irrigation pour faire pousser une calorie de nourriture, bien que certains endroits en utilisent beaucoup plus. Certaines exploitations peuvent limiter considérablement l'utilisation d'eau sans trop réduire la production de nourriture, en particulier sous les climats secs. Les principales stratégies sont l'irrigation au goutte-à-goutte
à la base de la plante et non gaspillée en pulvérisations dans l'air, le paillage en couvrant le sol de matières organiques pour retenir l'humidité) et la réduction des per-tes d'eau dues aux systèmes d'irrigation, en diminuant l'évaporation.
 
http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/pollutionagricole.jpg            Pour les engrais, c'est un ajustement dans les deux sens qu'il faut effectuer. Certains endroits sont trop pauvres et fournissent donc une faible production agricole, tandis que d'autres sont trop riches et sont source de pollution. Les engrais ne sont presque jamais utilisés à la bonne dose, notamment en Chine, dans le Nord de l'Inde, au centre des États-Unis et dans l'Ouest de l'Europe, où les exploitations pourraient réduire l'utilisation d'engrais sans diminuer (ou très peu) la production alimentaire : actuellement 10 % des terres arables sont à elles seules responsables de 30 à 40 pour cent de la pollution par les engrais agricoles.
 
 
            Demain je parlerai des modifications souhaitables de la consommation et des marchés.
 
Par Dede le Mercredi 9 janvier 2013 à 22:10
Producteur de produits maraichers et bulbes fleurs de 1979à1985 en
méthode bio,sous 4000m² de tunnels non chauffes et 4ha.de pleins champ
et depuis 1985:multiplication de semences potagères ,florales et fourrages en méthode conventionnelle et bio(plus sous cahier des charges:méthode Lemaire Boucher)
Depuis 2009,remplacement des quelques produits chimiques utilisés par
des trichodermas ,levures,bactéries(micros organismes EM,obtention Japonaise);macérations de plantes,huiles essentielles en répulsifs(odeurs),préparations d'isothérapie avec des prélèvements
de plantes avec leurs parasites et
maladies(pulvérisations,irrigations avec ces préparations;l'eau étant
aussi ré-informée par méthode vibratoire.)Utilisation d'huiles végétales bloquant le développement de certains parasites ou stimulant la végétation et renforçant la résistance au froid et à la chaleur(avec adjonction d'oligo-éléments adaptés et de lithotame.
La moitié de la surface des tunnels est stimulée,par le sol,avec des amplificateurs de champs magnétiques(excitation de la vie du sol)
et de poudre de roche volcanique riche en magnétite .
Les résultats des productions de végétation et de graines ,en qualité et quantité, est beaucoup plus homogène par rapport aux années antérieures et beaucoup plus résistantes aux aléas climatiques.
D'autres méthodes sont en court avec des apports d'enzymes spécifiques
de digestion des minéraux du sol afin d'éviter ce travail aux racines
des plantes et homogénéiser le développement de la végétation.
Par nature-environnement le Jeudi 25 septembre 2014 à 17:09
C'est intéressant de connaître toutes ces méthodes! Merci pour le partage!
 

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