Jeudi 24 mai 2012 à 6:48

Ecologie, Changement climatique

Consommer moins de viande et mieux nourrir le bétail; éviter le gaspillage d'aliments.
Réguler le marché agricole dans le monde.


           La première réaction, face à la consommation, qu'elle soit énergétique ou de nourriture est d'abord de produire plus, mais on peut aussi se demander si on ne pourrait pas consommer moins et provoquer moins de gaspillages.

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Le premier problème est la consommation de viande, car elle monopolise lla plus grande partie des terres agricoles.
            Certes il n'est pas question de devenir végétariens, ce qui risquerait de provoquer de graves perturbations de notre santé, car le corps a besoin de protéines, mais même de petits
changements de régime alimentaire, comme remplacer le bœuf nourri aux céréales par de la volaille, du porc, ou du bœuf élevé en pâturage, peuvent être très rentables.
         
            D'autre part, il est nécessaire de réduire le gaspillage dans le système alimentaire.
            Près de 30 pour cent de la nourriture produite est jetée, perdue, gâtée ou dévorée par des bêtes nuisibles.
            Dans les pays riches, la plupart des déchets se retrouvent dans les poubelles des consommateurs et des restaurants. Réduire les portions surdimensionnées, la quantité de nourriture jetée aux ordures, permettrait de limiter les pertes, mais aussi de lutter contre l'obésité.
            Dans les pays plus pauvres, les pertes sont du même ordre de grandeur, mais ont lieu chez le producteur (pertes de récoltes, de stocks ruinés par des nuisibles ou d'aliments jamais livrés en raison d'infrastructures et de marchés déficients). De meilleurs systèmes d'entreposage , de réfrigération et de distribution réduiraient ces déchets de façon appréciable.
 
 
            Un autre problème soulevé par l'équipe de Jonathan Foley est le problème des marchés, qui ruine actuellement l'agriculture de certains pays pauvres.
            Nourrir la planète en 2050 nécessitera d'énormes échanges de nourriture de continent à continent. [L'Asie, avec plus de cinq milliards d'habitants ne pourra en aucun cas être autosuffisante en produits alimentaires; quand elle aura utilisé tous ses sols cultivables, construit tous les barrages pour irriguer tout ce qu'elle peut, et poussé à t'extrême ses rendements, il lui manquera environ le quart de ses besoins. C'est déjà le cas aujourd'hui pour tout le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord: 30 et 80 pour cent des produits alimentaires y sont importés. Il faudra donc augmenter et réguler les échanges et les prix afin de réduire la facture alimentaire, et éviter la sous-nutrition.
            Il ne peut-être question d'un libre échange, selon les lois du marché actuel, car le paysan africain cultivant à la main un hectare, avec des rendements de l'ordre de dix quintaux, serait mis sur le même plan que le paysan européen ou américain, qui cultive seul100 hectares de façon mécanisée, et y obtient des rendements de l'ordre de 100 quintaux par hectare. ll y a donc un facteur 1 000 entre la productivité d'un Africain et celle d'un agriculteur des pays de l'Ouest, sans parler des aides et subventions que le second reçoit. Les mettre en concurrence reviendrait à condamner le premier. (C'est d'ailleurs ce qui se passe en ce moment, entraînant l'exode rural et l'accumulation des pauvres ruraux dans les bidonvilles périurbains où ils ne trouvent pas de travail et vivent d'expédients ou d'aide, et essaient d'émigrer).

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            Il sera donc indispensable de maintenir des barrières douanières régionales pour protéger l'activité des paysans de certains pays, élever peu à peu leur niveau de vie, éradiquer leur sous-nutrition, éviter l'exode rural et faire produire régionalement la nourriture des villes avoisinantes.
            Il faudra aussi arriver à réguler les variations prohibitives des prix agricoles liées à la conjoncture économique mondiale et aux épisodes de sécheresse, et amplifiées par la spéculation.
            La création de marchés locaux et un problème beaucoup plus général de régulation financière des spéculations, sont des conditions indispensables pour arriver à nourrir le monde au milieu de notre siècle.
 
Par coldtroll le Jeudi 24 mai 2012 à 16:23
"comme remplacer le bœuf nourri aux céréales par de la volaille"
mais c'est pas pareil !!!
la volaille qui a le meilleur rendement, c'est la dinde. ça mange pas grand chose, et ça donne plein de viande. mais qu'est-ce que c'est dégueu !!!
Par maud96 le Jeudi 24 mai 2012 à 16:35
Les pronostics écologiques sont de moins en moins gais : et surtout les pays "producteurs" n'en veulent pas... La famine des uns fait la richesse des autres... Gagner le plus possible, tout de suite, telle semble être la morale mondiale qui veut s'imposer !
 

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