Lundi 30 juillet 2012 à 15:09

Biologie, santé.

 http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau1/a9ff03e0.jpg

   Nous avons vu quelle était l’emprise de l’alcool au niveau de la population et plus particulièrement des jeunes.
    Nous pourrions maintenant aborder ses effets physiologiques sur le corps humain.


    Voyons d’abord l’absorption et le cheminement de l’alcool dans le corps :

    Dès l’ingestion, l’alcool passe dans le sang, et il faut environ une heure pour que tout l’alcool ingéré s’y retrouve entièrement.
    Une petite partie passe directement par la muqueuse buccale et par l’oesophage. Un quart environ de l’alcool passe dans le sang après assimilation par l’estomac et le restant par les intestins, principalement l’intestin grêle.
    L’alcool se répand par la circulation sanguine dans la quasi-totalité des tissus contenant de l’eau et diffuse dans le corps. Il se concentre principalement au niveau du cerveau, du foie, du cœur, des reins et des muscles.
    L’assimilation de l’alcool par le corps est plus ou moins rapide, en fonction de facteurs très divers, qui peuvent accroître la vitesse de diffusion :
        - d’abord des facteurs individuels physiologiques, certains héréditaires.
        - éventuellement l’état de santé.
        - une ingestion rapide de l’alcool.
        - les boissons alcooliques chaudes ou sucrées.
        - les boissons alcooliques contenant du gaz carbonique.
        - l’estomac vide.
    Plus le passage de l’alcool dans le sang est rapide, plus le  taux d’alcool dans le sang augmentera rapidement, et plus  vite on sera ivre. A l’inverse, l’alcool absorbé lors du repas passe moins vite dans le sang.
    L’alcool est plus soluble dans l’eau que dans la graisse. L’eau représente, en moyenne, environ 68% du  poids chez les hommes, contre seulement 55% chez les  femmes.
    La concentration d’alcool dans le sang dépend de la quantité d’eau contenue dans le corps et les femmes sont donc plus sensibles à l’alcool, pour une même absorption.  En général, les personnes plus lourdes ont aussi  davantage d’eau dans leur corps et donc un taux d’alcool plus faible pour une même quantité d’alcool absorbée au départ. A poids égal,  le corps d’une personne qui a moins de tissus adipeux  contient davantage d’eau que celui d’une personne plus « ronde ».
    Au départ, un verre d’alcool de 3 cl, de vin de 10 cl et de 30 cl de bière contiennent approximativement la même quantité d’alcool : 10 g. (une boisson à d degrès d’alcool, contient d% en volume d’éthanol de densité 0,8, soit d/100 X 800 g/litre, soit 8d grammes d’éthanol par litre – un litre de vin à 12 degrés contient donc environ 100 grammes d’éthanol.)
    Si nous absorbons, à jeun et dans un délai court, un nombre Ag de grammes d’alcool, le taux maximum d’alcool dans le sang sera de Ag/ 0,7 P grammes/litre pour un homme et Ag/ 0,6 P pour une femme, P étant leur poids en kilog.
    Quand lors d’un « binge drinking », un adolescent de 60 kg et une adolescente de 50 kg boivent 5 verres d’alcool à 40 d°, (en supposant qu’ils ne fassent que 3 cl), le taux d’alcoolémie est d’environ 1,1 g/litre pour le garçon et 1,6 pour la fille.
    L’ivresse apparaît entre 1 et 2 g/l d’éthanol dans le sang.
    Rappelons que le taux à partir duquel le police vous sanctionne si vous conduisez est de 0,5 g/litre.

    Dès que nous avons ingéré de l’alcool et qu’il est passé dans le sang, l’organisme commence à l’éliminer, avec une vitesse qui est relativement différente selon les individus.
    10 % de l'alcool absorbé est évacué par la sueur, les urines et l'air expiré sans qu'il ait subi de modifications biochimiques. La principale voie d’élimination de l’alcool est la voie rénale. Le rein élimine aussi de l’eau, ce qui explique l’augmentation de la quantité d’urine et la déshydratation provoquant la soif, à la suite d’une absorption d’alcool.
Le foie élimine environ 90 % de l’alcool ingéré grâce aux enzymes spéciales qu’il synthétise.
    Dans un premier temps, l’alcool est transformé en  acétaldéhyde , substance très toxique, qui  attaque les membranes cellulaires et cause des  dommages indirects en inhibant le système enzymatique.
      Dans un deuxième temps, l’acétaldéhyde est métabolisé  en acétate, puis en en acétylcoenzyme A, qui joue un rôle primordial dans le cycle des   acides gras et dans la synthèse du cholestérol.
    Dans le cas de consommation régulière de beaucoup d'alcool, des graisses sont accumulées dans le foie, entraînant une dégénérescence des cellules hépatiques.
    En outre une deuxième enzyme autre que celles du foie, (l’enzyme MEOS), intervient dès qu’une quantité d’alcool  importante est absorbée, et augmente cette élimination d’un tiers.

    La capacité d’élimination de l’alcool par les enzymes varie  d’une population et d’un individu à l’autre, ces différences  étant déterminées génétiquement. D'une personne à l'autre, le taux peut varier entre 0,10 et 0,25 g / l / h.
    Les asiatiques réagissent violemment à l’alcool car l’élimination de l’aldéhyde est beaucoup plus lente, ce qui provoque un empoisonnement. Le corps réagit à  ce poison par une dilatation des vaisseaux, des maux de  tête, des nausées, de la somnolence, des palpitations et  une accélération du rythme cardiaque.
    Les  adolescents ont un poids inférieur à celui des adultes.  De ce fait, l’alcool se répartit dans une quantité plus faible de liquide corporel et la concentration d’alcool dans le  sang se trouve ainsi augmentée. Les enzymes contribuant à l’élimination  de l’alcool par le foie sont présentes en plus petites  quantités que chez les adultes.et donc l'élimination est également plus lente.

    L’alcool agit sur les différentes parties du corps, mais surtout, il est acheminé dans le cerveau par le circuit  sanguin. Il agit alors sur le métabolisme des neurotrans metteurs et produit ainsi des effets négatifs sur diverses  fonctions cérébrales.
    Il influence la perception, l’attention et la capacité de  réaction, et produit également des effets sur les  émotions et le comportement, ainsi que sur les fonctions  physiologiques élémentaires telles que la régulation  de la température du corps et la respiration.
    L’alcool est un dépresseur
    Malgré son effet euphorisant, l’alcool n’est pas un stimulant. Au contraire, il ralentit l’activité du cerveau tout en diminuant les tensions.

    Nous examinerons demain son mécanisme d’action sur le cerveau.

Par la caf.fr le Lundi 30 juillet 2012 à 14:59
L'alcool est un fléau quand on abuse.

Merci pour l'article !

Marie
 

Ajouter un commentaire









Commentaire :








Votre adresse IP sera enregistrée pour des raisons de sécurité.
 

La discussion continue ailleurs...

Pour faire un rétrolien sur cet article :
http://lancien.cowblog.fr/trackback/3196424

 

<< Page précédente | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | Page suivante >>

lancien

sortir de la tristesse

Créer un podcast