Vendredi 3 novembre 2006 à 19:27

Amour et peines de coeur



J'ai plusieurs fois abordé dans mes blogs le problème de l'amitié et de l'amour chez les jeunes et je pensais que  les médias et de la mode influençaient fortement  ces relations, mais aussi que le mode de vie actuel des parents pouvait se traduire par un déficit de tendresse pour les enfants.


    Une de mes correspondantes m'a laissé ce commentaire sur mon tchatcheblog :

    “Selon moi, il y a vraiment un déficit dans les familles actuelles, c'est un peu “Indifférence City” à la maison et on ne reste dans la même piece que pour les fêtes (et encore) ou pour la télé... Cela réduit énormément les échanges, surtout physiques...
    Et si papa et maman ne font plus de calins, tans pis, on va les chercher auprès des amis, auprès d'incconus d'un soir.
    Avec les amis, on peut avoir des relations de couple stable sans avoir tous les ennuis, en gros on ne prend que le bon du couple et on laisse le difficile de côté (comme la fidélité). .....
    Je crois qu'on est plus une génération qui rêve au prince charmant qu'une génération qui le cherche. De toute façon le prince charmant est devenu un baiseur, et il maitrise plus le kamasutra que l'épée... Mais ne vous inquiétez pas, il fini par tomber amoureux parce que ce genre de chose ça vous tombe toujours sur le coin du nez quand vous ne vous y attendez pas...”

    Mes correspondant(e)s me parlent souvent de familles où chacun, parents enfants, frères et soeurs, vivent à coté les uns des autres plutôt qu'ensemble.
    L'individualisme est certainement meilleur que l'esprit moutonnier, mais pour moi, la famille était quand même sensée apporter un climat de tendresse et de sécurité, d'écoute et d'assistance des parents aux enfants également.
    Je constate malheureusement que les jeunes s'adressent plutôt à leurs copains qu'à leurs parents et quand ils ont besoin du conseil d'un adulte, certains m'écrivent. J'en déduis peut être à tort, que l'écoute des parents n'est pas aujourd'hui suffisante dans certains cas; sans doute sont ils trop occupés dans une vie devenue trop trépidante.

    Le problème de l'amitié par rapport à l'amour, je souhaiterais l'aborder dans un prochain article, car il y a beaucoup à dire.
   
    Enfin je trouve intéressante la remarque sur le “prince charmant”.
    Je ne pense pas que les jeunes filles,d'autrefois comme d'aujourd'hui, aient cru au “prince charmant” plus qu'au “père Noël”.
    C'est simplement un idéal, un rêve, la quête du Graal.
    Mais je pense que, il y a trente ans et à fortiori 60 ans, les jeunes filles recherchaient celui qui s'approchait le plus possible de leur rêve, de leurs souhaits, avaient donc une certaine patience et une certaine obstination, et commençaient souvent par un essai d'amitié avant une tentative d'amour.
    Aujourd'hui on est très pressée (comme les parents) et on brule les étapes. Certes on rêve toujours du prince charmant, mais, chose contradictoire, on se croit amoureuse du premier garçon qui vous attire , pouvu qu'il ait une “belle gueule” et un bon baratin et tout de même un soupçon de tendresse.
Certains de ces “don Juan” , comme le dit ma correspondante, ne pensent guère à l'amour.
    C'est sans doute pour cela que la plupart de mes “guenons” viennent se plaindre au vieux singe que je suis, des tourments d'amour que leur infligent les garçons.
    Enfin, ce n'est que mon opinion et je suis sûr que certains et certaines d'entre vous me diront que je généralise trop.

Par terrienne-en-detresse le Samedi 4 novembre 2006 à 12:13
vous n'généralisez pas du tout ... C'est juste qu ça s'applique partout, à tout le monde ...
A vrai dire, on attend le prince charmant, mais il viendra pas si on l'attend. Vaut mieux vivre au jour le jour plutot que d'attendre une chose irréalisable ..
au niveau des parents, moi ça va plutot, j'vis uniquement avec ma mère, on parle mais j'peux pas tout lui dire, c'est normal, on a tous nos secrets non ?
Pour ce que je ne dis pas a ma mère, j'le dis a mes amies, mais c'est vrai que parfois, l'avis d'un adulte est bien plus précieux que celui d'un/une ado...
après tout, chacun est libre de dire ce qu'il veut à ses parents même si parfois y faudrait tout dire ...
enfin bref ...
j'crois qu'j'me suis emmélé les pinceaux ^^
bien à vous !!
Par Le-Chat-De-Chester le Samedi 4 novembre 2006 à 18:17
hum!Je crois que moi sur le plan "famille" j'ai été vraiment gâtée,on est très soudés et on parle beaucoup et pas que du programme télé (dans notre tribu de singes,l'imagination et la litterature sont aux pouvoir,la télé c'est que pour des cassettes!ha!ha!)...Donc j'avoue que pour la famille je ne pourrait pas dire,ou peut être par rapport aux commentaires de mes amis?mais je ne prefere pas.Sinon je suis parfaitement d'accord avec le reste :)
Par laika le Lundi 6 novembre 2006 à 14:48
J'aime bien ce qu'à écris cette personne. C'est très profond... Et je suis d'accord avec son cynisme.
Le pb des familles d'aujourd'hui c le manque de temps. On est réduit au trente cinq heures mais on ne voit pas pour autant plus sa famille, et au fond est ce que ses ados peuvent dire en toute objectivité que parfois c'est "tant mieux"??? Combien de fois ces ados qui reproche ce genre de climat n'ont ils pas avouer ailleurs, que finalement, s'ils en étaient réduits à se voir tous les jours, ca finirait en meutre, à force de ne plus se supporter... Au fond, chacun sa facon de vivre, mais si on s'en accomode tous plus ou moins c'est qu'elle est pas mal.
Par laika le Lundi 6 novembre 2006 à 14:48
Les jeunes s'adresseront toujours aux autres avant de s'adresser à leur parents, c'est de nature...
Mais les parents sont surement les plus fiables pour écouter ce qu'ils leur racontent. Alors que les amis, le scolaire, les autres adultes, couci couca, tout dépend qui et comment l'autre réagit. Souvent les parents à un pb vont régair de manière à se protéger eux, et leur enfant. Et éviteront de crier le pb sur les toits. Ensuite, si les enfants le disent à d'autres qu'à leur parents, c'est peut être parce qu'ils estiment qu'ils obtiendront plus d'aides des autres que de ces derniers. Les parents sont humains, mais on ne le sait pas, tout comme les enfants.
Non, par contre je ne suis pas d'accord, si on désire tous la même chose en terme d'amour que y a plusieurs années, la quète du prince charmant est plus un rêve qu'une réalité fondée. On le veux mais on ne le cherche pas. Peut être parce que l'accent est mis sur le physique avant toute chose, ou sur les possibles capacités intellectuelles de la personne considérée mais on ne choisit pas une personne pour vivre avec elle mais pour passer du temps. La recherche d'amour chez le jeune se passe plus comme un substitut à ses propres pb, une personne qu'on pense aimer ou qui nous aimera ( peut être ) mais qui nous aidera pour une seocnde, un an qui nous aide àcroirenous
Par live-in-a-dream le Lundi 11 décembre 2006 à 18:59
Mais si, certaine y croit ... moi j'y crois. Le prince charmant, de mon point de vue, ce n'est pas l'homme parfait monté sur son fidèle canasson blanc.
Je le vois juste comme celuique j'aimerai, qui me correspondra, et puis c'est beau de rêver! non ? Si on ne rêvait plus, où irait le monde ? Déjà que la réalité nous rattrape au galop, je la trouve trop dure, je n'aime pas ma vie, je sais j'suis pas originale en disant ça ... mais après tout c'est vrai, tout n'est que routine, et déceptions qui s'enchaînent. Je peux plus croire en rien, au bout d'un moment on est bien obligé de croire à l'impossible, alors pourquoi pas au prince charmant ? Pourquoi pas au père noël ? Moi je dis que tant qu'on y croit, ça existe. Demandez à un enfant de 5 ans," bien sûr qu'il existe le père noel, même qu'il vit au pôle Nord et qu'il y a pleins de petits lutins qui l'aident à fabriquer les cadeaux!!"
Et demandez moi si je crois au prince charmant et je vous répondrais : "Bah oui, il est là tout près, quelque part, suffit de bien regarder !"

Ah oui et euh ... y en a qui sont loin de brûler les étapes !! lol ... mais c'est les grands idéalistes de l'Amour, genre moi ... pfff ...
Par cactUs-en-fOlie le Mardi 2 janvier 2007 à 12:27
Depuis le mois de septembre en gros c'est ce qui nous arrive enfin je dis c'est moi quoi!
Je n'arrive plus à parler à ma mère (elle a répété une fois, jcrois que ça a tout cassé). Mon père pas la peine d'en parler, et comme je suis devenue interne cette année, je vis en quelque sorte avec mes amies, et depuis que j'ai mon copain (une source de pbm en plus) je ne leur parle presque plus. Puis le vide de la famille se fait tout autour, nous avons feter nowel et le jour de l'an tout les trois alors que j'ai 3 soeurs et 3 frères ainsi que leurs enfants etc... J'ai fait deux articles sur mon blog, qui sont tout les deux hors ligne si tu veux, je les mettrai en ligne juste pour toi un aprem p-e que ça t'aidera à comprendre.
Par croque-framboise le Mardi 12 août 2008 à 14:47
C'est si dur des fois de se confier aux parents... J'ai de nombreuses fois fait des choses en cachette, refoulé des choses qui me tracassaient, pour ne pas inquiéter mes parents, mais surtout, par pur égoïsme, pour ne pas avoir honte.
Le regard des autres est quelque chose qui fait peur, mais on ne devrait pas avoir peur de celui de nos parents. Et bien moi si, je me disais que je devrais faire semblant tous les jours de sourire et d'être heureuse alors que je ne saurais pas comment mes parents réagiraient juste à côté de moi, si je leur disais toutes mes "bêtises". Eux aussi cachent des choses, et ça me faisait peur de savoir ce qu'ils penseraient de mes actes.
Aujourd'hui, ça va beaucoup mieux. Peut-être parce que je me suis un peu émancipée, et que j'ai pu remarquer que ma mère était un peu possessive sur les bords. J'ai appris à relativiser et à considérer tout cela comme normal. Maintenant, ça a changé. Une fois qu'on a pris le risque de se dévoiler entièrement aux personnes que l'on aime, que l'on a pu voir qu'elles portent un jugement entièrement neutre et qu'elles vous en aiment toujours autant, on se rend compte que c'était pas si terrible que ça.
Bon bien sûr, je n'irai pas non plus raconter toute ma vie dans les moindres détails, on a tous notre jardin secret..
Mais qu'est-ce que ça rassure... Ca resserre les liens, ça nosu fait prendre conscience que l'on ne sera jamais vraiment seule.
 

Ajouter un commentaire









Commentaire :








Votre adresse IP sera enregistrée pour des raisons de sécurité.
 

La discussion continue ailleurs...

Pour faire un rétrolien sur cet article :
http://lancien.cowblog.fr/trackback/1303850

 

<< Page précédente | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | Page suivante >>

lancien

sortir de la tristesse

Créer un podcast