Lundi 16 avril 2012 à 11:25

Biologie, santé.

            Le système d'approvisionnement en eau de la ville de Paris est extraordinaire et s'est constitués au cours principalement des deux siècles derniers, mais mais des ouvrages importants existaient déjà du temps de rois de France
            Cette eau est produite par une société d'économie mixte de la Ville de Paris, "Eau de Paris" à partir d’eaux souterraines et d’eaux de rivières, rendues potables avant d’être acheminées jusqu’aux robinets de tous les Parisiens., qui, en fonction du lieu de résidence, consomment ainsi 550 000 m3 par jour, d'eau de rivière potabilisée, ou d'eau souterraine prélevée du côté de Provins, Sens, Fontainebleau, Montreuil-sur-Eure ou de Verneuil-sur-Avre. Les réservoirs peuvent aussi recevoir un mélange d’eau de surface et d’eau souterraine. La diversité des unités de distribution contribue à sécuriser l'approvisionnement.
 
            "Eaux de Paris est un service important qui comporte:
 
                        - 600 salariés répartis entre ses sites de production, ses services et son siège administratif.
                        - 1 centre de contrôle et de commande de l'eau de Paris
                        - 3 usines de production d'eau potable à Ivry, Orly et Joinville
                        - 94 points de prélèvement d'eau souterraine sur les sites de production d'eau souterraine de Fontainebleau, Sens, Provins au Sud et Montreuil sur Eure, à l'Ouest
                        - 4 aqueducs principaux, au total 600 km, Avre à l'Ouest, Vanne, Loing et Voulzie au Sud,
                        - 5 grands réservoirs situés aux portes de Paris
                        - un périphérique de l'eau, "LIRE", permettant des transferts d'eau entre les réservoirs
                        - un service réalisations et maintenance et son centre d'essais et de métrologie.
                        - un service d'auscultation des conduits, MAC
                        - un service ingénierie avec sa cellule de grands travaux parisiens
                        - une plate-forme de recherche
en outre, Eau de Paris gère, pour le compte de la ville, le "Pavillon de l'eau"
 
Le schéma ci dessous résume l'approvisionnement en eau de la région parisienne :
 http://lancien.cowblog.fr/images/SanteBiologie-1/82-copie-2.jpg
 
 
            La Seine et la Marne ont été dotées de barrages, destinés d'une part à limiter principalement en période hivernale et printanière les risques de crues et soutenir le débit des fleuves en période estivale et automnale et d'autre part à alimenter en eau la région parisienne.
Les barrages d'EDF dans le Morvan concourent à cette régulation de la Seine.
 
 
            J'ai eu l'occasion de visiter le réservoir de Montsouris, (14ème), alimenté par plusieurs rivières, canalisées par un réseau d'aqueducs.:
            - la Vanne qui prend sa source près de Troyes (Champagne-Ardenne), puis se jette dans l'Yonne à Sens (Bourgogne) elle-même étant un affluent de la Seine.

            - le Loing qui naît en Bourgogne et se jette dans la Seine en Seine-et-Marne (77).

            - le Lunain dont la source se trouve aussi en Bourgogne et qui rejoint le Loing à Episy (77).

            - la Voulzie qui naît à Voulton (77) et se jette dans la Seine à Saint-Sauveur-lès-Bray (77).
            Le premier aqueduc construit pour acheminer ces eaux est l'aqueduc de la Vanne (en 1874 par Eugène Belgrand), il longe sa rivière sur presque tout son trajet puis passe par la forêt de Fontainebleau (77) avant de terminer sa course par Chevilly-Larue, l'Haÿ-les-Roses, Cachan, Arcueil, puis en souterrain dans Gentilly et enfin Paris.
            L'aqueduc du Loing et du Lunain, construit en 1900, rejoint l'aqueduc de la Vanne au niveau de la forêt de Fontainebleau. Enfin, l'aqueduc de la Voulzie, construit en 1925, rejoint celui de la Vanne lui aussi du côté de Fontainebleau.
            Les photos ci dessous montrent d'abord l'aqueduc près de Fontainebleau, puis l'aqueduc d'Arcueilqui enjambe la Bièvre, ouvrage de 38 m de haut bâti par-dessus l'aqueduc de Médicis, bäti en 1613, lui-même ayant été construit parallèle à l'aqueduc gallo-romain aujourd'hui presque disparu.

http://lancien.cowblog.fr/images/SanteBiologie-1/borneloing.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/SanteBiologie-1/aqueducvanne.jpg
 















            Les réservoirs de Paris sont actuellement au nombre de 5.
            Le réservoir de Montsouris a succédé à un grand réservoir de 1.030 m3 d'eau, composé de 5 rangées de 13 colonnes espacées d'environ 1,50 m, le plafond étant à une hauteur d'environ 2,70 m mais le niveau de l'eau ne dépassait pas 1,50 m. Une partie du précieux liquide était ensuite acheminée vers un autre réservoir situé rue de l'Estrapade (5ème) et élevée grâce à une pompe à incendie           
            Il a été bâti entre 1868 et 1873sur d'anciennes carrières, et a nécessité, lors de sa construction, 1800 piliers maçonnés pour soutenir le poids du réservoir et de 200 000 tonnes d'eau et cinq ouvrages de consolidation dans les catacombes.
         Construits sous le couvert d'une butte plantée de gazon, pour maintenir fraîcheur et humidité, (l'eau est ainsi maintenue à température de la source), deux fois deux réservoirs superposés et de capacités différentes, de profondeur de 3,30 m et plus de 5 m pour les réservoirs inférieurs, d'une longueur de 265 m et d'une largeur de 135 m, ont une capacité de stockage de 202 000 m3, ce qui représente plus d'un tiers théorique de la consommation quotidienne des habitants de Paris. Ce réservoir approvisionne en eau 20 % des Parisiens.

http://lancien.cowblog.fr/images/SanteBiologie-1/220pxReservoirsMontsourisAvenueReille.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/SanteBiologie-1/800pxDetaillogereservoir.jpg
 













        
Mais l'eau collectée dans la Seine et la Marne et même celle des sources plus pures doivent être purifiées
         -des dépôts terreux qui emportent virus, bactéries et autres microorganisme;
         - des pesticides et des engrais;
         - des minéraux ou métaux indésirables, notamment les nitrates;
         - et de plus en plus de produits organiques issus de l'activité humaine, notamment résidus de médicaments.
 
         Dans mon prochain article je vous parlerai des procédés utilisés pour rendre l'eau potable.
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