Samedi 18 novembre 2006 à 19:15

Scarification, suicide



    Puisque j'ai commencé à parler du suicide, je voudrais vous livrer des réflexions qui s'adressent à ceux ou celles qui ont fait une tentative de suicide et aussi aux camarades de ceux ou celles qui ont fait cett acte ou même simplement émis l'idée quils ou elles pourraient le faire un jour.

 
    J'ai connu une quinzaines d'ados, souvent toutes jeunes, qui ont essayé de mourir, d'en finir avec leurs idées noires qu'elles ne supportaient plus, ou par désespoir d'un amour déçu ou fini. Mais elles se sont ratées ou on les a sauvées.
    Alors elles se sentent coupables, elles ont honte d'avoir causé de la peine à leur famille, d'avoir créé la panique, peut-être aussi d'avoir été lâches devant l'adversité ou devant une situation qui, après tout, n'était pas si affreuse.
    Il ne faut pas se rabaisser ainsi.
    Ce n'était qu'un instant d'égarement et, à 13 ou 15 ans, on est encore presque en enfance, on n'a pas la résistance d'un adulte. Il ne faut donc pas culpabiliser
    Il faut en tirer les cotés positifs, voir ce que vous avez appris, pourquoi vous ne recommencerez pas. Vous avez fait un grand pas, certes très pénible, vers la maturité.
    L'expérience, c'est la somme des bêtises qu'on a faites dans sa vie. Il ne faut pas les regretter.

    Les plaintes de certaines de ces ados  m'ont beaucoup ému.
    Elles se sentent exclue par leurs amies depuis qu'elles avaient parlée de suicide, ou encore plus si elles avaient fait une tentative, comme si elles étaient pestiférée, démoniaques.
    C'est pourtant à ce moment qu'elles auraient le plus besoin d'aide. Un ado l'attend d'abord de ses amis avant même ses parents, car il croit qu'étant de son âge, ils le comprendront mieux.
    Personne n'est pestiféré : la dépression est due à un mauvais fonctionnement chimique du cerveau, pas à des microbes. Quand aux personnages démoniaques, cela n'existe que au cinéma, à la télé ou dans les romans.
    Si vous vous sentez dépassés par le désespoir de votre ami(e), de grâce, ne l'abandonnez pas, ne l'excluez pas de votre goupe.
Allez chercher des adultes, l'infirmière de votre collège ou lycée, des parents, ou appelez moi !

Par Le-Chat-De-Chester le Dimanche 19 novembre 2006 à 20:38
abandonner un ami dans le malheur,c'est ignoble,c'est peut être un jugement un peu rapide mais je le pense,la personne abandonnée souffre encore plus et a l'impression qu'au final,elle ne compte pas,et ça 'est affreux...Après il faut voir la situation et tout mais bon...
Par blabladefolle le Vendredi 24 novembre 2006 à 17:28
oula mais ça psychologise dans le coin!!
navrée mais je lirais tout à mon retour de chez a moman!!^^
fond blanc sur mon blog dis-tu?? étrange tiens!! c'est sensé être foncé!! ^^
promi promi je lirais!!
Par cactUs-en-fOlie le Mardi 2 janvier 2007 à 11:08
Mon groupe au lycée est exclusivement composé de depressifs, enfin pas tous, juste la majorité, nous nous soutenons, nous sommes 3 à faire des cow ici tu es passé sur deux d'entre eux je crois
Deathzone et plumaline mais je crois que celui d'Angel.of.death t'intérésserait car elle se livre réellement, et je ne veux pas qu'elle meure. Plumaline s'est scarifiée et nous lui avons demandé pourquoi, elle a été incapable de nous répondre. Le risque apres c'est que cela devienne une sorte de "mode" de vouloir faire comme tout le monde, et puis les adultes, les infirmières ou autres ne font rien, autrement je ne serais pas là pour dire ça! Quand ma mère a vu mes scarifications, et qu'elle ma demandé pourquoi et que je lui ai donné mes raisons, elle n'a rien dit. Et les infirmières du lycée s'en balancent pas mal! Elles demandent juste un rdv chez le psy, pour soi disant nous aider, mais je vois bien avec mes amies que ça ne les aident pas, et je me sens inutile. Va sur AOD et lis.


Encore uen fois merci de ce blog, vraiment.
Par AMEnites le Lundi 15 janvier 2007 à 18:16
Le suicide est avant tout un acte réfléchi. Beaucoup pensent que cela se fait sur un coup de tête mais non. Les gens qui veulent vraiment le faire, le font et cela sans en parler une seule fois. Les ados qui déclarent vouloir le faire font sans aucun doute un/des appel(s) à l'aide. Ils ne veulent pas réellement passer à l'acte.
Je "travaille" bénévolement dans une association pour les jeunes où j'aide principalement les filles à se sortir de problèmes graves. Elles en parlentassez souvent, mais lorsqu'on leur montre que des gens compréhensifs sont là pour eux; cette idée s'appaise et ils y pensent de moins en moins. Je suis contente de pouvoir aider les gens à ma manière et pour cela, pas besoin de psychologue !
Par BlOoDyLoVeR le Samedi 19 mai 2007 à 22:39
Malgrè les nombreuses fois tentées..., je peux te dire "Aménites" qu'un acte suicidaire, n'est pas toujours réfléchi. Pour moi, la première fois oui, la seconde également, la troisième pareille... Mais à force, cette envie est tellement forte que l'on ne cherche plus à comprendre si ce que l'on fait est bien ou pas. Aucune notion de bien ou de mal n'est enregistré. Les questions ont été tant de fois retournées que l'on ne se demande meme plus pourquoi l'on fait cela ! =) Voici mon avis
Par BlOoDyLoVeR le Samedi 19 mai 2007 à 22:42
Je n'ai pas fais attention à la fin, c'est très aimable à toi de s'occuper autant de ces jeunes! :) Je t'en suis reconnaissante pour eux. Et puis, moi j'avais un cpe qui était génial malheureusement il a du déménager, il revient de temps en temps ( environ 3 fois par an... ), mais cela me fait vraiment mal de le voir venir pour repartir parce qu'il m'a tellement aidé si tu veux savoir. La fatigue me gagne! ;) je t'expliquerai pourquoi ^^'
Par croque-framboise le Mardi 12 août 2008 à 15:07
"la dépression est due à un mauvais fonctionnement chimique du cerveau". Cela ne fait penser que j'ai acheté un livre où ils parlent de toutes les affections courantes dans la vie telle qu'un mal de ventre, des verrues ou même un problème d'articulation. L'auteur liait ces affections avec un problème d'ordre psychologique. En en faisait prendre conscience à ceux qui en souffraient, c'était évidemment un pas vers la guérison, en acceptant ce qu'inconsciemment, notre esprit cherchait à nous faire comprendre à travers les douleurs du corps.
J'avoue que j'étais sceptique au début en en entendant parler, mais il est vrai que j'entendais parfois parler de " douleurs psychologiques". Alors que faire ?
J'ai "testé" ce livre. Et, à moins que l'auteur ne soit devin, il a touché en plein où ça fait mal. Ma "douleur", réelle, et assez handicapante dans la vie quotidienne, s'est révélée être entretenue par une douleur psychologique. Au départ bien sûr, la maladie/blessure/... est réellement là mais inconsciemment on l'entretient. Sans être charlatan et nous prendre pour des imbéciles, il nous propose un moyen de se rétablir.
Si ça t'intéresse, le titre c'est "Le Grand dictionnaire des malaises et maladies" de Jacques Martel.


Par Plume le Vendredi 28 mai 2010 à 12:26
Personnellement quand des proches dépriment, je ne sais pas comment agir, et c'est vrai que j'ai tendance à prendre de la distance. Parce que je ne comprends pas, je trouve ça injustifié, je trouve qu'ils se prennent la tête pour rien... j'ai ni la patience, ni l'ouverture d'esprit pour soutenir quelqu'un si j'estime qu'il n'a pas de réelle raison de déprimer. C'est totalement partial comme jugement mais je ne sais pas comment agir autrement.
Mon attitude face à la dépression, c'est ce qu'on pourrait appeler "le coup de pied au cul". La compréhension, l'écoute, le conseil, c'est pas vraiment mon truc. J'ai plutôt tendance à vouloir secouer, faire réagir. Mais c'est loin de marcher à tous les coups, ça va plutôt braquer l'autre en général. Et j'ai beau essayer, je peux même en venir à m'énerver, avec l'envie de hurler "non mais t'as pas l'impression de te plaindre pour rien ?!".
J'ai conscience que surtout dans mon cas, c'est mal placé vu que je me suis scarifiée durant des années, envie de me tuer presque autant de temps, et je suis même passée à l'acte. Mais depuis, je n'arrive pas à comprendre comment on peut en venir là. Je mets ces évènements passés sur le compte de l'adolescence, et si je peux donc faire preuve d'un peu de compréhension face à une personne de 14-15ans, j'en suis incapable avec une personne de 17 ans et plus. A l'adolescence, on a du mal à se projeter dans l'avenir, à voir plus loin que nos petits tracas immédiats, mais par la suite, je n'arrive pas à comprendre qu'on puisse avoir l'esprit aussi fermé, à ne pas réaliser que nos petits problèmes ne sont pas la fin du monde et qu'il y a toujours une solution.
 

Ajouter un commentaire









Commentaire :








Votre adresse IP sera enregistrée pour des raisons de sécurité.
 

La discussion continue ailleurs...

Pour faire un rétrolien sur cet article :
http://lancien.cowblog.fr/trackback/1354104

 

<< Page précédente | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | Page suivante >>

lancien

sortir de la tristesse

Créer un podcast