Samedi 5 décembre 2015 à 14:38

Le bonheur

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     J’ai souvent parlé du bonheur sur ce blog.
    Je suis toujours étonné de voir que certaines personnes sont terriblement stressées et se rendent elles mêmes malheureuses, alors que leur situation n’est pas catastrophique, qu’elles ont remonté la pente, mais qu’il leur manque la motivation, je dirais presque la volonté, pour être heureuses.
    Alors y a t’il quelques recettes pour être heureux ?

    Bien sûr certains sont favorisés par leur tempérament inné : les optimistes. C’est une préférence cérébrale que nous avons en naissant, comme, au contraire, d’être pessimiste.
    Mais nous pouvons essayer de nous entraîner à ne pas être trop pessimiste.
Quand nous pensons à un problème essayons plutôt d'en voir les bons cotés que les mauvais. Voyons comment améliorer la situation plutôt que nous lamenter sur ses conséquences néfastes. Cherchons ce que nous pourrions obtenir plutôt que de regarder ce que nous pourrions perdre.
   En un mot, privilégions les pensées positives et essayons de voir le verre à moitié plein plutôt que celui à moitié vide !

    Ne pas réagir et laisser tout aller à l’abandon nous affecte inconsciemment . Il faut maîtriser les événements, mais aussi s’adapter.
    Le cerveau de certains d'entre nous est enclin à maîtriser les situations en voulant forcer les événements, en réfléchissant par avance aux scénarii possibles et aux solutions correspondantes. (c'est aussi une préférence cérébrale innée)
C'est certainement sécurisant de faire de telles prévisions.
    D'autres ont un cerveau qui les pousse à laisser faire les choses et à s'y adapter. Ils sont ainsi moins surpris par l'imprévu, mais sont un peu angoissé de ne jamais savoir ce qui les attend.
    Alors le mieux ce serait de maîtriser sa préférence cérébrale et de faire un peu les deux : prévoir quand c'est possible et s'adapter ensuite face à l'imprévu !.

    Il faut aider ceux qui ont moins de bonheur que soi.
    Les personnes qui aident celles qui ont des problèmes sont plus heureuses.
C'est peut-être parce que travailler avec ceux qui ont moins de chance permet d'apprécier ce que l'on a. En outre, le volontariat procure souvent de la satisfaction et de l'estime de soi, car on est engagé dans un travail utile et on est apprécié par ceux à qui l'on rend service.
     Ne vous comparez pas aux personnes qui semblent mieux s'en sortir que vous... C'est source de grande insatisfaction.
    Quand nous sommes conscients que d'autres personnes s'en sortent mieux que nous, notre satisfaction baisse. A contrario, quand nous nous comparons à des personnes qui s'en sortent moins bien que nous, nous sommes plus satisfaits de notre propre sort.
    Où est donc le problème? C'est que l'homme a naturellement tendance à se comparer vers le haut.. et les médias en sont en partie responsables!

    Ne pas viser trop haut et pratiquer la modération.
    Si vous vous habituez trop aux choses agréables, elles cesseront de vous faire plaisir. Ne recherchez donc pas le plaisir en permanence.
Par ailleurs ne cherchez pas l'idéal; ne demandez pas l'impossible à vous même, à vos amis, à vos parents : personne n'est parfait et un objectif trop élevé n'est jamais atteint et c'est alors une source de stress.  
Réussir un but qu’on s’est donné est une grande satisfaction. Mais faut il chercher sans cesse à atteindre des objectifs ambitieux ? Vous devez toujours vous méfier de la petite voix qui chuchote : « Tu serais plus heureux si seulement... ».
    Réfléchissez à ces moments où vous étiez convaincu qu'une certaine réussite ou acquisition vous apporterait plus de bonheur... Votre vie a t‘elle changé depuis que vous avez atteint ce but. Certaines personnes recherchent de façon obsessionnelle à atteindre les buts qu'elles se fixent et pensent que leur bonheur dépend de leur réussite : cela mène souvent à l’échec et presque toujours à l’anxiété, parce que la pression est trop forte.
    Et après un échec, il faut en tirer les leçons, mais ensuite tourner la page.

    Se contenter du quotidien, et apprécier l'instant présent. 
    Quelle est la nature du bonheur? Nous nous souvenons bien des moments de grande joie, et l'on a tendance à imaginer qu'être heureux signifie être tout le temps dans cet état. Mais vous vous souvenez de ces expériences uniquement parce qu'elles ont été exceptionnelles.
    Le bonheur est en fait un état de satisfaction et d'absence d'anxiété ou de regret, ce que les Anciens appelaient l’ataraxie, et le bonheur est dans les petites joies de tous les jours Examinez vos sensations quand vous réalisez une tâche de routine et dépensez moins d'énergie à penser au passé ou au futur.
    Etre heureux, c'est goûter l'instant présent s'il apporte un peu de joie. “Carpe diem” disaient les Romains !

    En fait, c’est en partie une question d’âge. Une étude américaine a été publiée récemment sur ce sujet, et voici ses conclusions :
    - les jeunes retirent plus de satisfaction dans l’inédit, dans les situations qui leur procurent des montées d’adrénaline, dans des situations exceptionnelles.
    - les personnes plus âgées apprécient davantage les petits bonheurs quotidiens.
    Il semblerait que d’une part les personnes âgées n'ont plus rien à se prouver. Elles se définissent par leur quotidien et n'ont pas besoin de se tester par du sensationnel pour exister.
    D’autre part une autre raison serait la perception de la durée de vie qu'il nous reste, et Les résultats montrent clairement que les personnes qui perçoivent leur vie comme limitée dans le temps attachent plus d'importance à des actions ordinaires, et plus les personnes vieillissent, plus elles prennent conscience que leur parcours a une fin
    La transition se ferait entre 30 et 40 ans.
    Mais, dans tous les cas, pour les jeunes comme pour les plus vieux, le bonheur est plus intense si le moment est partagé avec d'autres personnes.

Mardi 28 octobre 2014 à 8:17

Le bonheur

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      Aujourd'hui ce sera un intermède très particulier.
     J'ai retrouvé quelques lignes que j'avais trouvées, il y a quelques années, sur un blog (je ne susi pas sûr que ce soit sur Cow), et je les avais gardées car je les avais trouvées intéressantes.
     Alors je vous les fait partager. C'est "le chemin du bonheur"
    Malheureusement je ne me rappelle plus qui en était l'auteur. Si une personne qui lit ce blog, a écrit ce texte, je serai heurteux de discuter avec elle.

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Jeudi 18 septembre 2014 à 9:04

Le bonheur

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     Mes correspondant(e)s me parlent souvent des ennuis qu’ils rencontrent sur Facbook, principalement, mais éventuellement sur Twitter ou autres réseaux sociaux. Ces instances semblent créer plus de mal que de bien.

    Les principaux maux sont le harcèlement, la frustration et la jalousie.


    Le harcèlement n’est pas propre à ce type de moyen de communication.
On a toujours entendu parler de harcèlement direct, au lycée, dans un couple, au sein d’une famille ou entre amis. Tout le monde sait ce qu’est un  « corbeau », qui écrit des lettres malveillantes. Le téléphone a longtemps été une calamité à ce sujet.
    Internet n’est donc pas un moyen nouveau, mais c’est aujourd’hui privilégié, car cela permet de toucher bien plus de personnes et de susciter la curiosité des gens, alors que les autres moyens n’avaient qu’un audience limitée.
    Par contre internet n’est pas aussi anonyme que l’on croit. On peut, par l’adresse IP remonter à l’origine des messages et donc, si vous faites l’objet de harcèlement, il ne faut pas hésiter à mettre votre entourage au courant et à éventuellement porter plainte.

    Frustration et jalousie, proviennent en général du fait que sur les réseaux sociaux, beaucoup ont tendance à se mettre en avant et à raconter leur vie sous un jour flatteur (et souvent faux ou exagéré).
    Comme cela est connu de tous, la personne qui, en comparaison, a moins d’avantage, peut se sentir frustré, et ceux d’autant plus qu’elle a peu à raconter sur internet.
    Ce type de sentiment a toujours exister, mais les réseaux sociaux l’amplifient, d’une part par la place qu’ils font à l’image et d’autre part , par leur audience et les répercussions que leur lecture peut avoir au sein de groupes de camarades ou d’amis.

    Je suis frappé par le fait que ce sentiment de malaise est bien plus fort chez les jeunes d’aujourd’hui que quand j’étais jeune, et pourtant les mêmes comparaisons pouvaient se faire.
    Mais c’était la guerre et on était sous le joug allemand, on ne pouvait parler ni agir librement, et le régime politique d’alors était plus dictatural que démocratique. ALors on ne racontait pas sa vie, et les inégalités passaient au second plan. La camaraderie et la solidarité étaient beaucoup plus franches qu’aujourd’hui et quelle que soit la différence de conditions entre individus, mais par contre la sélection scolaire était beaucoup plus grande (mais tout le monde trouvait un emploi).
    Dans notre monde occidental, nous sommes habitués aujourd’hui à la démocratie et à la liberté, et donc à l’égalité de tous, ce qui n’est pas vrai dans la réalité et donc toute différence est plus pesante et traumatisante, même si elle n’a guère de conséquences graves et réelles.
    Le sentiment d’avoir le droit d’obtenir la même chose que les autres, et l’envie d’avoir toujours plus et tout de suite, sont la base de la frustration.
    En fait les réseau sociaux ont apporté une très grande évolution dans le nombre de personnes mises en scène, le nombre de personnes touchées par leurs récits, et la facilité avec laquelle on peut déformer les propos à son avantage (y compris par l’image que l’on peut manipuler facilement).

    Mais il ne tient qu’à nous de ne pas être traumatisés.
    D’abord essayons d’être plus indépendants d’esprit et moins influençables.
    Puis rien ne nous oblige à ne pas trop aller sur les réseaux sociaux. Personnellement, en dehors de cowblog, je n’y mets guère les yeux et je ne m’en porte pas plus mal.
    Et puis rien n’empêche de choisir ses amis : simples, qui ne fassent pas d’épate, qui ne passent pas leur temps à se mettre en exergue.
    Avoir aussi confiance en soi. Ce n’est pas parce que certains ont plus dans certains domaines que l’on est défavorisé et que l’on doit se sentir frustré. Chacun a ses qualités et ses défauts; et avoir tout ce qu’ont les autres ne rends pas heureux pour autant, au contraire. On est bien plus satisfa-it de ce que l’on a attendu, espéré, gagné par son travail et enfin obtenu.
    Les réseaux sociaux, c’est un peu un miroir aux alouettes, si l’on ne choisit pas avec qui on va discuter.

Mardi 22 avril 2014 à 8:06

Le bonheur

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Périodiquement, du fait que je corresponds avec des jeunes qui ont quelques soucis et que j’essaie de les aider à les comprendre et à trouver des solutions, j’ai envie d’écrire des articles sur le bonheur, cet état si fragile et si instable, que nous recherchons tous.
    J’ai toujours l’impression que ce qui nous empêche de trouver ce bonheur, c’est avant tout nous mêmes, car nous ne savons pas nous affranchir des contraintes de la vie, voire même nous nous en créons de très fortes, et nous n ‘arrivons pas ensuite à en minimiser les conséquences.
    Bien entendu chaque cas est particulier et personnel, mais je trouve , à cela, des facteurs communs, pour essayer d’être plus heureux :

    Ne donnez pas trop d’importance à l’opinion des autres, surtout si vous êtes extraverti(e) :
    Ne pensez pas tous le temps à ce que lon va dire de vous, à ce que pensent les autres de telle ou telle chose. Ne soyez pas un mouton, soyez contente de vos décisions même si elles sont personnelles et non celles du groupe : c’est à vous de choisir votre vie.
Travaillez sans arrière pensée, engagez vous dans les actions qui peuvent améliorer votre vie. De quel droit les autres vous contraindraient ils ?
    Pensez à toutes les choses que vous pourriez vivre si vous arrêtiez de prendre en compte l’opinion des autres.

    Ne passez pas votre temps à attendre un(e) petit(e) ami(e) et surtout ne rêvez pas d’un partenaire parfait :
    D’une part ne pas avoir de petit(e) ami(e) n’est ni une tare ni un pêché. Malheureusement les amours des jeunes sont souvent de nos jours des attirances plus qu’un véritable amour. Ne vous laissez pas attirer par le baratin et la beauté (ou la bonne gueule !), mais cherchez à connaître suffisamment l’élu(e) de votre cœur, et privilégiez l’intelligence, le sérieux et l’altruisme.
    L’image idéalisée du partenaire nous empêche d’avancer dans la vie. Trouvez la personne qui vous convient : celle que vous pouvez aimer pleinement, avec qui vous vous sentez à l’aise et qui vous accepte tel que vous êtes.
    Si vous avez rompu avec quelqu’un, il doit y avoir une raison à cela. Si vous pensez à elle ou à lui constamment, essayez d’en tirer des leçons. Ne vous attardez pas sur des sentiments passés car cela vous empêchera d’être heureux avec quelqu’un d’autre.
    Et ce qui est vrai pour les jeunes est souvent aussi vrai pour les adultes et leurs couples.

    Ne rêvez pas non plus d’une existence parfaite; la vie a toujours des aléas, il faut juste les surmonter :
    Tout comme pour le partenaire, il n’existe pas d’existence parfaite. La vie est composée des éléments que vous choisissez; c’est vous qui décidez à 80% de ce que vous allez devenir. Les choix que vous réaliserez ont des conséquences directes sur la vie que vous menez. C’est donc à vous de créer votre meilleur des mondes possibles.

    Ne vous cherchez pas en permanence des excuses, assumez vos responsabilités :
    Les excuses sont uniquement des rationalisations du mental qui vous permettent de mieux vous sentir dans votre peau. Vous voulez des résultats ? Arrêtez de râler et passez à l’action. Vous souhaitez travailler mais vous n’avez pas le temps ? Réveillez-vous donc plus tôt. N’attendez pas que les choses arrivent d’elles-mêmes, toutes cuites. C’est un leurre, de la paresse.!

    En particulier, essayez de faire des choses à l’avance et de ne pas remettre toujours au lendemain, surtout évidemment si vous êtes de préférence cérébrale « P » :
    Arrêtez de penser que vous pourrez réaliser n’importe quelle tâche dès le lendemain. Vivez dans le moment présent et faîtes votre travail au moment où il doit être fait, et même à l’avance, car cela vous donne le temps de réfléchir, de le compléter, de faire des recherche pour augmenter vos données.
    Maximisez votre temps selon vos capacités et effectuez chaque tâche dès que vous le pouvez. Cela vous permettra, de plus, de vous sentir libéré de toute inquiétude ou stress et de bénéficier de plus de temps libre pour profiter des choses que vous aimez.

    N’ayez pas une image négative de votre corps et donc de vous mêmes :
     Là c’est surtout aux filles que je m’adresse, car ce sont elles qui avec les changements importants de la puberté, sont le plus sujettes à ce malaise. C’est effarant le nombre d’entre elles qui ne sont pas contentes de leur corps, alors qu’elles sont attrayantes, minces et belles et que se priver de nourriture va les rendre squelettiques et affreuses, quand ce n’est pas malade.!
    Bien sûr vous n’avez pas à 16 ans l’expérience que j’ai à 82, mais vous avez la chance d’être jeunes, d’avoir la vie devant vous.
    Alors ne stressez pas tout le temps, dites vous qu’il ne tient qu’à vous que tout se passe bien, travaillez, faites au mieux, ne vous découragez pas. La récompense viendra forcément.
    On fait tous des erreurs mais ce n’est pas une raison pour ne pas avoir confiance en soi. Les gens heureux ont tendance à avoir un niveau d’estime de soi extrêmement élevé. Ils acceptent ce qu’ils sont, rayonnent de confiance, sont fiers de ce qu’ils réalisent.

    Jugez le moins possible les autres si vous ne voulez pas être jugé(e) vous même :
    Vous n’avez aucune idée de ce qui se passe réellement dans la vie des autres, alors qui êtes-vous pour juger la façon dont ils agissent ? Si nous passions plus de temps à nous occuper de nos propres actes et de nos propres sentiments, alors nos vies auraient certainement plus de sens.
    « Il ne faut pas regarder la paille dans l’œil du voisin en ignorant la poutre dans le sien », dit le proverbe   

    Essayez d’avoir des pensées positives et ne passez pas votre temps à penser au passé :
    Arrêtez d’envier les autres et appréciez les choses que vous possédez. Toute vie est unique et vous avez sûrement des choses à offrir que d’autres non pas. Lorsque nous ressentons de la jalousie, tout ce que faisons c’est remplir notre existence de sentiments négatifs.
    Tentez d’apprécier la vie que vous menez et soyez reconnaissant des choses que vous possédez déjà. Valorisez chaque minute et chaque journée. Tirez le meilleur parti de chaque situation.
    Arrêtez de vivre dans le passé. Vous ne gagnerez rien à avoir des remords de vos erreurs passées et à regretter ce que vous n’avez pas osé faire. Tirez-en plutôt des leçons et progressez.
    A l’inverse, savoir gérer ses attentes, et profiter de toutes les petites joies quotidiennes est la clé du bonheur. Si vous relâchez vos attentes, vous ne serez jamais déçu(e). Ne vous attendez pas en permanence à un certain résultat pour une situation donnée.

    Faites des rêves, puis des projets, et donnez vous ensuite les moyens de les réaliser.
    Il n’est pas interdit de rêver, mais il faut ensuite faire la part de la réalité et de l’utopie, voire ce qui est possible et ce qui relève du souhait ou de la pulsion idéalistes.
    Il faut ensuite faire des projets concrets, puis voir ce qu’il faudrait faire pour qu’ils se réalisent.
    Mais ne cherchez pas non plus à tout contrôler de votre avenir, quand c’est hoirs de votre porté de prévision et de réalisation, surtout si vous êtes de préférence cérébrale « J ».
    Détendez-vous et laissez les choses évoluer naturellement. Embrassez l’inconnu car c’est ce qui vous surprendra le plus. Laissez-vous embarquer dans l’imprévu et appréciez l’excitation que cela vous apportera, mais bien sûr, en restant raisonnables et en ne prenant pas trop de risques..

    Et enfin, sachez que pour réussir, il faut de la volonté, de l’attention, ne pas se disperser et beaucoup travailler. Et évitez l’alcool et les drogues, que ce soit tabac, cannabis ou autre. Cela ne soulage que peu de temps et ne fait qu’aggraver vos problèmes.

Mardi 18 mars 2014 à 8:24

Le bonheur

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Le bonheur préoccupe tout le monde et bien sûr mes correspondant(e)s qui m’écrivent souvent à ce sujet.

    Je lisais ces dernier temps des études sur le conception du bonheur selon les personnes et selon les âges notamment, les joies que l’on apprécie variant en fonction de l’époque de sa vie, ce qui effectivement, paraît normal. Ces études sont surtout américaines et cela les rend moins valables chez nous, car les cultures sont différentes.
    Les résultats des études sont tous très voisins : les jeunes retirent plus de satisfaction dans l’inédit et le sensationnel, alors que les personnes plus âgées se trouvent heureux dans des moments ordinaires.

    C’est au fond assez normal, car cela corresponde à une certaine expérience de la vie.
    Les jeunes n’ont pas encore beaucoup vécu et ils sont plus concernés par des événements marquants : un exploit sportif, des vacances extraordinaires, l'obtention d'un diplôme, une rencontre, un mariage, un voyage, assister à un concert ou un rassemblement  à la mode ou un événement qui a été encensé par les médias.
    Les personnes plus âgées ont déjà vécu cela et donc sont un peu blasées  et elles apprécient davantage un bon repas passé avec la famille ou des amis, du jardinage, une promenade à la campagne, un voyage tranquille, la visite d’un musée ou d’un beau site…
    Elles se définissent par leur quotidien et n'ont pas besoin de se tester par du sensationnel pour exister.
    Cette transition se produirait vers 35 ans en moyenne.

    Les journaux, qui ont eu vent de ces recherches s’amusent à produire du sensationnel avec des sondages plus ou moins valables. (plutôt moins d’ailleurs !). Le site Internet anglais Friends United qui a interrogé des plus de 40 ans, affirme que 70 % d'entre eux expliquent n'avoir été vraiment heureux qu'une fois passé le cap des 33 ans. Seuls 16 % citent l'enfance et l'adolescence, et à peine 6 % leur vie d'étudiant.
    Ce qui est amusant c’est que les personnes interrogées estiment que le bonheur maximal est autour de  33 ans et le justifient ainsi :
« A 33 ans on a choisi d'être seul ou en couple, d'avoir un enfant ou d'attendre un peu, et si l'on a des enfants, ils sont encore très jeunes et sont donc un facteur positif de notre vie. En même temps, nos propres parents sont encore jeunes et indépendants, ils ne représentent ni une charge, ni un souci. Et puis, à 33 ans, on a généralement beaucoup d'amis »
    Un autre sondage, fait il y a quelques mois, par Microsoft sur Hotmail, donne des résultats différents : « c'est l'âge de 55 ans qui était ciblé comme idéal, celui où l'on reprend son souffle, où tout va mieux. Les enfants ont grandi, vous êtes en fin de carrière, vous passez moins de temps au travail mais vingt-trois minutes de plus à vous occuper de vous par jour. De quoi mieux vivre la dizaine d'années restantes avant de profiter de la retraite. »  
    Pas de chance, une enquête conduite auprès d’un échantillon de 1 600 personnes, par le très sérieux et respecté Department for Food and Rural Affairs (DEFRA), révélait que les hommes âgés de 35 à 44 ans se déclaraient en moyenne moins satisfaits de leur vie que les jeunes et les personnes plus âgées. Pourtant, les revenus et la consommation des ménages britanniques atteignent leur apogée au milieu de la vie. Les deux constats sont contradictoires si on pense que le bien-être est avant tout matériel, mais l’argent n’est pas tout le bonheur !.
    Le bonheur, en effet, n’a jamais autant intéressé les économistes qu’aujourd’hui et vous pouvez trouver des enquêtes de l’INSEE (notre institut de statistique).
    Voici d’abord une courbe qui compare le revenu moyen par habitant et le degré de satisfaction, qui montre une stabilité étonnante de ce sentiment de satisfaction.

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    Mais comment mesurer celui-ci ?
    Le bien-être subjectif est généralement mesuré en demandant aux personnes interrogées de donner ou de choisir un niveau de satisfaction.
    Il dépend notamment de deux grandes catégories de facteurs :
    D’abord les éléments objectifs, comme les caractéristiques sociodémographiques (l’âge, le niveau d’éducation, la configuration familiale, etc.) ou la situation économique (le statut d’activité, la catégorie professionnelle, le revenu, etc.).
    Mais le bien-être exprimé est aussi influencé par des facteurs plus personnels, dont en particulier la personnalité. J’ai souvent dit dans mon blog, qu’un individu optimiste, par exemple, aura tendance à se déclarer plus heureux qu’un autre, pessimiste, se trouvant dans la même situation.
    Plusieurs documents de l’INSEE expliquent les diverses méthodes pour obtenir un résultat plus objectif. J’avais fait d’ailleurs des articles, les 1, 14 et 15 septembre 2013 sur le bonheur dans le monde et les enquêtes Globeco.

    L’INSEE donne trois courbes de l’évolution du sentiment de bien-être au cours de la vie de l’individu, entre 20 et 75 ans, l’une brute, (en pointillé) et les deux autres, (en bleu), à revenu constant et à situation conjugale constante. Ils expliquent le traitement statistique, qui évidemment est sérieux et c’est étonnant de constater l’amplitude des différences en fonction des âges.

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    Les courbes « à revenu constant » sont assez explicables : la période de satisfaction minimale est celle entre 40 et 50 ans, où les charges familiales sont maximales, alors qu’il faut investir, nourrir sa famille et élever ses enfants.
    L’argent contribue bien au bonheur, mais ce n’est apparemment pas l’ingrédient principal.
    Il semble d’ailleurs que l’insatisfaction des personnes âgées résulte surtout de leur état de santé et d’un certain isolement social.
    Certains voient en particulier dans la croissance du bien-être au-delà de la cinquantaine l’effet de processus psychologiques d’adaptation ou de réajustement des aspirations (voir supra). Par exemple, les objectifs fixés seraient plus fréquemment revus à la baisse au fur et à mesure que l’on vieillit et seraient plus facilement atteignables.

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    La courbe à situation conjugale constante est plus difficile à expliquer et elle se creuse encore davantage entre 30 et 50 ans. On a l’impression que dans cette période, la stabilité de situation conjugale est une cause de dépression ! Peut être que les célibataires aimeraient être en couple, mais apparemment les gens en couple regrettent de l’être ! Je crois que je tire des leçons hasardeuses de cette courbe, mais l’INSEE ne m’a pas fourni d’explication.

Jeudi 24 octobre 2013 à 7:57

Le bonheur

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    Je n’aime pas beaucoup Facebook.
Certes je m’en sers pour avoir parfois des nouvelles ou pour correspondre avec des personnes éloignées dans des régions où certaines messageries sont peu efficaces.
    Mais je suis mal à l’aise devant tout ce qui est écrit de personnel, devant les réflexions de bas niveau et en langage très vulgaire qui y circulent.Cela me fait le même effet que lorsqu’une personne, assise en face de moi dans le métro, téléphone suffisamment fort pour que tous entendent, et raconte ses prouesses de sa dernière nuit, ou rompt avec son petit ami en langage assez fleuri.
    Alors je vais dire du mal de la face de bique (que personne ne se vexe, je ne parle que de biques et pas de gentilles cabrettes !!)
   
    Plus de 500 millions de personnes discutent tous les jours sur Facebook. On pourrait penser qu’elles y trouvent leur pied !
    Des psychologues de l'Université du Michigan à Ann Arbot, et de l'Université de Louvain, en Belgique, ont demandé cinq fois par jour pendant deux semaines à 83 utilisateurs très fanas de Facebook, comment ils se sentaient sur le moment et s'ils étaient satisfaits de leur vie.
    Ils ont constaté que plus une personne utilisait Facebook entre deux questions, moins bien elle se sentait ensuite et plus elle interagissait sur le réseau social pendant les deux semaines, et plus son niveau de satisfaction avait diminué. L’utilisation de Facebook aurait ainsi un impact négatif sur le bien-être de ceux qui l’utilisent, sans que cela dépende du nombre d'amis, ni des motivations pour utiliser le réseau social.
    On pourrait croire que c’est un certain effet de la communication, indépendant du réseau; mais ce mal-être ne se manifeste pas après des contacts «directs» entre personnes, en dehors du web.
   
    J’avoue que cela me fait un peu penser aux addictions dont je parlais il y a quelques jours.
    Donc ne rêvons pas, Facebook et Twitter ne nous ouvrirons pas les portes du nirvana.

Dimanche 15 septembre 2013 à 8:08

Le bonheur

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Suite de l’article d’hier sur les statistiques des critères de Globéco sur le « bonheur dans le monde ». Aujourd’hui, la qualité de vie et la culture.
 
            Rappelons que dans les tableaux ci-dessous, la cotation est faite en supposant 100 le niveau 2000, donc en pourcentage d’amélioration (ou de dégradation). Si le chiffre plus récent est plus faible que 100, la situation s’est dégradée, dans le cas de chiffres supérieurs à 100 elle s’est améliorée.
 
 
            Le troisième type de critères retenu par Globeco est la qualité de vie, autour des critères du tableau ci-dessous.
 
Critères de jugement de situation
2005/2000
2009/2000
2000 = 100%
 
 
1 – revenu mondial par tête
127,18
140,55
2 – Disparités d’augmentation de revenu par tête
98,47
86,66
3 – Espérance de vie à la naissance
103,3
104,55
4 – Disparités d’espérance de vie
97,07
105,83
5 – Inégalités de revenu dans chaque pays
96,59
96,14
6 – Les suicides
101,83
?
7 – Le taux de CO2
97,28
95,64
8- Eau et sanitaires de qualité
102,19
106,57
9 – Les forêts
92,12
 
10 – La pollution de l’air
92
100
 
            Le revenu brut par habitant a nettement augmenté dans le monde, notamment dans les pays en voie de développement, mais il y a de très importantes disparités.
            Il est difficile de trouver un indicateur de disparité global, et Globeco a comparé le revenu moyen des habitants de l’Afrique subsaharienne à la moyenne du revenu mondial. Ce critère s ‘est détérioré, l’augmentation en Afrique étant inférieure à celle mondiale.
            La Banque Mondiale publie des statistiques d’espérance de vie à la naissance, et pour traiter la disparité, Globéco a appliqué le même procédé que pour le critère précédent.
            Le coefficient de GINI mesure les inégalités de revenus à l’intérieur de chaque pays et ce coefficient est publié chaque année par le PNUD et par la banque mondiale. Globeco a pris la moyenne de l’évolution de 60 pays. Les inégalités de revenu entre riches et pauvres ont nettement augmenté dans ces 60 pays.
            Le nombre de suicides dans le monde, rapporté au nombre d’habitants est publié par l’OMS. La situation s’est un peu améliorée, mais les variations sont irrégulières et les chiffres après 2005 non encore connus avec certitude.
            Le taux de CO2sur divers sites de la planète est régulièrement publié et une moyenne peut être faite. La situation, comme on le sait, se détériore lentement.
            La Banque Mondiale publie des données sur le pourcentage de la population mondiale« disposant d’un accès facilité à une source d’eau améliorée » et « d’installations sanitaires. La situation s’améliore, mais très lentement et de façon insuffisante, notamment en Afrique.
            L’organisation des Nations Unies pour la nourriture et l’agriculture, fait chaque année un rapport sur la situation des forêts dans le monde. Globeco a pris comme critère, l’avolution des surfaces forestières par habitant. La déforestation continue, ce qui n’est pas bon pour le climat. Pas de chiffres pour 2009.
            La pollution est évaluée à partir du taux de particules nocives dans l’air. J’avoue que ve critère me paraît bien léger car il ne donne aucun renseignement sur leur nature chimique ni quant à leurs dimensions. On mélange des particules bien différentes ! Aussi l’effort qui semble avoir été fait pour que la pollution n’augmente pas me paraît bien discutable.
 
            Si, dans ce domaine, on constate une amélioration globale, on constate que le fracture entre pays riches et pays pauvres continue à augmenter.
 
 
            Le quatrième type de critères est la culture, au sens large : recherche, formation, information, communication…, autour des critères du tableau ci-dessous.
 
Critères de jugement de situation
2005/2000
2009/2000
2000 = 100%
 
 
1 – Recherche et développement
112,93
143,97
2 – Niveau d’éducation
110,31
114,43
3 – Disparités de niveau d’instruction
108,78
107,78
4 – Presse et journaux
109,70
115,30
5 – Internet
141,95
241,96
6 – Cinéma
129,19
141,72
7 – Tourisme international
110,51
120,48
 
 
            De multiples organismes produisent des statistiques sur la recherche et le développement. Globéco a utilisé les chiffres de dépenses mondiales de l’Observatoire français des sciences et des technologies qui publie tous les deux ans un rapport intéressant intitulé
« Sciences et technologies – indicateurs ».
            Le niveau de scolarisation est évalué d’après les taux de scolarisation publiés par l’UNESCO. Les progrès sont net, mais les disparités restent importantes. Celles ci ont été estimées en comparant l’Afrique subsaharienne, pays très défavorisés, au reste du monde. Mais on constate que l’amélioration est presque identique à celle mondiale, jusqu’en 2005, puis se dégrade ensuite..
            Les progrès de la presse sont évalués à partir du nombre d’exemplaires de journaux quotidiens payants et gratuits par millier d’habitants dans le monde et par pays, qui est publié chaque année par l’Association mondiale des journaux. L’augmentation de ces chiffres est nette.
            L’union internationale des Télécommunications (IUT) publie tous les ans des éléments concernant l’utilisation d’internet ; les données retenues concernent uniquement le pourcentage d’internautes, , qui par ailleurs suppose la possession d’un téléphone. Cependant, pour tenir compte du fait que l’utilisation d’internet était à ses débuts en 2000, on a pris pour référence de base la moyenne entre 2000 et 2005.
            « Screen digest », revue britannique, publie périodiquement le nombre de films produits dans le monde, chiffres qui ont servi à l’évaluation suivante.
            L’organisation mondiale du tourisme (OMT) publie et met à jour tous
les ans le nombre de touristes internationaux, qui a été utilisé rapporté à la population mondiale.
            On trouve dans ce domaine dit »culturel » les plus fortes augmentations. C’est assez normal car cela correspond à l’évolution des techniques, notamment en communication, multimédias et transports.
 
 
            J’espère que ces évaluations statistiques de l’évolution mondiale vous ont intéressés, car on les trouve rarement dans la littérature quotidienne et on en parle peu à la télévision.
            Dire, qu’elle représente une mesure de l’évolution du bonheur dans le monde, me paraît pas contre assez exagéré. Et c’est sans rapport avec le bonheur individuel de chacun.
            Mais trois choses m’ont frappé :
                     - d’abord, et cela on le constate partout, les inégalités entre les pauvres et les riches s’accroissent, et cela ne va pas dans le sens de l’augmentation du bonheur.
                     - ensuite l’un des critère en régression forte est celui de la situation économique à partir de 20905 : on ne nous apprend rien : c’est la crise actuelle. 
                      - mais un facteur le plus négatif et dans des proportions extraordinaires,  est l’accroissement des victimes de catastrophes naturelles qui dépasse de très loin toutes les autres estimations. Est ce une conséquence du changement climatique, nous ne pouvons encore l’affirmer, mais c’est inquiétant.
 
 

Samedi 14 septembre 2013 à 8:44

Le bonheur

http://lancien.cowblog.fr/images/Fleurs4/1004110.jpg

            Comme je vous l’ai dit dans l’article d’hier, les conclusions sur l’évaluation du bonheur, par pays, est très discutable en raison des coefficients choisis.
            Mais ce qui est intéressant ce sont les statistiques des divers critères retenus pour l’ensemble du monde, et je vais vous en donner un aperçu très rapide. Si le sujet vous intéresse, vous pourrez voir les détails sur le site de Globéco.
 
            Le premier type de critère est axé sur la sécurité et il comprend des critères dont la nature est donnée dans la première colonne du tableau ci dessous.
 
Critères de jugement de situation
2005/2000
2009/2000
2000 = 100%
 
 
1 – Le potentiel nucléaire
120,37
142,80
2 – Les dépenses militaires
103,85
107,70
3 – Les victimes de conflits
159,97
150,96
4 – La corruption
97,100,8880
95,81
5 – Les morts violentes
92,09
?
6 – Les réfugiés
109,37
91,24
7 – Les victimes des catastrophes
-102,56
-18,53
8 – Le risque pays
100,88
92,87
9 – Vivre jusqu’à 65 ans
96,60
98,64
 
            La cotation est faite en supposant 100 le niveau 2000, donc en pourcentage d’amélioration (ou de dégradation). Si le chiffre plus récent est plus faible que 100, la situation s’est dégradée, dans le cas de chiffres supérieurs à 100 elle s’est améliorée.
            Le nombre de têtes nucléaires à diminué, ce qui est positif : une amélioration.
            Les dépenses militaires ont augmenté, mais il faut les comparer en monnaie constante, donc par rapport au PIB et là on constate une diminution, donc une amélioration.
            Les victimes de conflits armés ont diminué (les chiffres sont pris sur une moyenne de 3 ans) ; les pays en conflit externe ou interne, en 2008 étaient le Burundi, la Somalie, le Soudan, la Colombie, le Pérou, les Etats-Unis, l’Afghanistan, l’Inde, le Myanmar, le Pakistan,
les Philippines, le Sri Lanka, l’Irak, Israël et la Turquie. Je ne suis pas sûr que ce serait vrai aujourd’hui, avec les conflits arabes.
            Les chiffres de la corruption sont fixés par un organisme « Transparency International ». C’est une moyenne sur 60 pays. La situation s’est détériorée.
            Les morts violentes sont comptabilisées par l’OMS, par rapport à la population, mais la statistique 2009 n’est pas connue, d’où un seul chiffre.
            Le nombre de réfugiés est publié par HCR (Haut commissariat des Nations Unies, pour les réfugiés), par rapport au nombre d’habitants.Les pays de départ les plus concernés sont, par ordre décroissant, l’Afghanistan, l’Irak, la Somalie, la République démocratique du Congo et le Myanmar. La situation s’était améliorée en 2005, mais s’est détériorée ensuite.
            La société de réassurance Swiss Ré publie tous les ans, dans sa revue intitulée « Sigma », le nombre de victimes des catastrophes naturelles et technologiques. Les tsunami et tremblements de terre sont évidemment des causes principales et pour éviter les variations aléatoires, Globeco a utilisé des moyennes triennales. Les augmentations de victimes ont été énormes : +302% en 2005/200 et +218% en 2009/2000. Comme c’est une détérioration, et que la différence dépasse 100%, on obtient des chiffres négatifs.
            Le « risque pays » est en fait une évaluation de la sécurité économique et financière publié par la COFACE, qui est une société d’assurance des exportations ; il prend en charge les éléments suivants :
                        - les fragilités politiques et institutionnelles ;
                        - la vulnérabilité de la conjoncture ;
                        - le risque de crise de liquidités en devises ;
                        - le surendettement extérieur ;
                        - la vulnérabilité financière de l’Etat ;
                        - la fragilité du secteur bancaire ;
                        - les comportements de paiement des entreprises.
            La situation qui était stable en 2005, s’est détériorée depuis et le serait certainement encore plus, vu la crise.
            Le dernier critère est la probabilité à la naissance, d’atteindre 65 ans pour la population. C’est la Banque mondiale qui fournit ces chiffres. Ce qui est étonnât est une détérioration de ce facteur au plan mondial (ce qui ne serait pas le cas dans les pays occidentaux où l’espérance de vie augmente).
 
 
            Le deuxième type de critère est axé sur la démocratie et les droits de la personne humaine et ces critères correspondent à la première colonne du tableau ci dessous.           
 
Critères de jugement de situation
2005/2000
2009/2000
2000 = 100%
 
 
1 – Pays de population libre
104,55
104,55
2 – Degré de liberté
96,25
95,68
3 – Liberté de la presse
105,40
94,59
4 – Peine de mort
81,06
104,40
5 – Femmes parlementaires
107,14
114,29
6 Taux de mortalité enfants
106,17
119,75
7 – Scolarisation des jeunes
106,41
108,97
8 – Scolarisation des filles
108,00
110,68
            Freedom House classe les pays du monde en trois catégories : ceux qui vivent « libres », « partiellement libres » et « pas libres ». Les chiffres qui portent sur 194 pays, permettent de tirer les pourcentages du tableau. La situation s’est un peu améliorée depuis 2000. La même publication chiffre le degré de liberté concernant les droits politiques et civils. D’où les chiffres de la seconde ligne. La situation s’est au contraire dégradée globalement même si le nombre de pays plus libres a augmenté.
            La même organisation qui étudie, à Washington, la liberté dans le monde, publie aussi des chiffres sur le degré de liberté de la presse. La situation, qui s’étauit améliorée en 2005, s’est à nouveau globalement détériorée.
            Amnesty International publie tous les ans des documents concernant la peine de
mort dans le monde ; les chiffres varient du simple au double d’une année sur l’autre, ce qui conduit, comme pour les catastrophes naturelles, à adopter la méthode des moyennes triennales. Toutefois la Chine n’est pas incluse dans cette statistique car le nombre d’exécutions capitales est « secret ». La situation moins bonne en 2005, s ‘est améliorée depuis.
            Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) publie la statistique du nombre de femmes parlementaires dont sont tirés les pourcentages correspondants.
            L’UNICEF publie tous les ans le taux de mortalité des enfants de moins
de 5 ans, pour 1000 naissances dans le monde, lequel a diminué (donc amélioration).
            L’UNESCO publie tous les ans le taux brut de scolarisation des jeunes
(garçons et filles) dans le monde, primaire et secondaire combinés et le taux de scolarisation des filles : l’évolution est favorable pour les deux postes.
 
Nota : j’ai recopié les chiffres de Globéco, mais personnellement j’aurais supprimé les décimales qui ne sont pas significatives.
 
            Pour ne pas faire un article trop long avec ces notions abstraites, je publierai les deux autres types de critères demain et je conclurai sur cette question.

Vendredi 13 septembre 2013 à 9:22

Le bonheur

http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures3/bonheur.jpg 

          J'ai lu dernièrement un rapport sur le bonheur mondial, qui fait l'objet d'études et de la parution d'indices et notamment l'indice GLOBECO.
            C'est fait très sérieusement, mais cela m'a laissé perplexe.
 
            Vous connaissez sans doute tous l'indice PIB (produit intérieur brut), qui chiffre la production d'une nation, indicateur insuffisant pour juger de la situation du monde ou d’un pays, parce qu’il ignore de nombreux éléments qui sont importants dans la vie de chacun : quand on coupe des arbres, le PIB augmente, les accidents de la route font augmenter le PIB et les guerres aussi !
            Pour le compléter, on a créé en 1990, de l’indicateur de développement humain (IDH) qui est calculé et publié tous les ans par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) ; l’IDH agrège trois éléments pour chaque pays et pour le monde : le PIB, l’espérance de vie à la naissance et le niveau de formation.
            Un nouvel indice est apparu en 200, l'indice du bonheur mondial (IBM; rien à voir avec la société informatique).
            Les créateurs sont partis de l'idée qu'un pays "heureux" est un pays où on vit en paix et en sécurité, (1) où on vit en liberté et en démocratie, et où les droits de l’homme sont respectés, (2) qui connaît une qualité de la vie importante, (3) et où la recherche, la formation, l’information, la communication et la culture sont partagées par tous (4).
         Ils ont alors recherché dix indicateurs pour chacun de ces 4 facteurs, émis par des sources crédibles et autorisées, et GLOBECO publie chaque année un indice du bonheur en fonction de la moyenne de ces 40 indicateurs, indice coté initialement à 100 en 2000.
GLOBECO publie également, à partir de 20 de ces indicateurs, un classement de 60,
 pays, représentant 85% de la population mondiale et 90% du PIB.
 
 
Globeco publie d'autres indices intéressants :
          L’indice de la fracture mondiale, qui décrit l’évolution de la fracture entre « le milliard de riches » et « le milliard de pauvres » selon 10 indicateurs : le PIB par tête, l’espérance de vie à la naissance, le taux de scolarisation des jeunes, le taux d’alphabétisation des adultes, la consommation de calories, le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans, l’indicateur de développement humain, la fracture audiovisuelle, la fracture digitale, la pureté de l’air).
       L’indice de la mondialisation qui est calculé tous les ans à partir de 6 indicateurs : les échanges internationaux de biens et de services, les investissements directs à l’étranger, les voyages aériens internationaux, les entreprises mondiales, les pays membres de l’OMC, le nombre d’internautes.
 
         Vous trouverez sur le site www.globeco.fr, de nombreux détails et renseignements sur ce que je viens de vous résumer. Sur le site les indicateurs sont analysés ainsi que les origines statistiques des données de base.
Cela m'a paru très artificiel, mais finalement très intéressant, car ce sont des données que l'on a du mal à réunir et les voir rassemblées en un document unique donne à réfléchir.
 
         Pour vous donner une idée du travail effectué, je vous donnerai demain des tableaux des résultats moyens des quatre domaines cités ci dessus.
         Aujourd'hui, je me contenterai de généralités :
        Autant les indicateurs choisis me paraissent intéressant, autant la pondération qui est faite entre leurs valeurs me paraît arbitraire et discutable. Je ne proposerai rien de mieux toutefois, mais par exemple, dans le classement des nations, le nombre de points accordé au point 4 est beaucoup plus important qu'aux autres sujets, et une cotation différente changerait en partie le classement.
        Je vous donne cependant le classement de Globeco dans le tableau ci après, que vous ayez une idée concrète de ce classement. Le chiffre qui suit le pays est la somme des points attribués aux critères, les points plus élevés correspondant à une moins bonne performance.
 
1 – SUEDE 99                       31 – ARGENTINE 608
2 – NORVEGE 141               32 – BRESIL 641
3 – DANEMARK 155            33 – UKRAINE 652
4 – ALLEMAGNE 179          34 – TUNISIE 653
5 – FINLANDE 187               35 – MEXIQUE 655
6 – PAYS BAS 197               36 – TURQUIE 661
7 – SUISSE 214                    37 – RUSSIE 716
8 – AUSTRALIE 215            38 – AFRIQUE DU SUD 736
9 – CANADA 223                 39 – ALGERIE 739
10 – ESPAGNE 255             40 – THAÏLANDE 741
                                             41 – COLOMBIE 744
11 – FRANCE 273               42 – MAROC 746
12 – IRLANDE 275              4 3 – A R A B I E SAOUDITE 749
13 – ROYAUME UNI 279     4 4 – PEROU 750
14 – BELGIQUE 280            45 – PHILIPPINES 760
15 – AUTRICHE 283            46 – CHINE 763
16 – JAPON 296                           EGYPTE //
17 – ITALIE 307                    48 – VIET NAM 768
18 – TCHEQUIE 333            49 – OUZBEKISTAN 844
19 – COREE DU SUD 341   50 – IRAN 849
20 – PORTUGAL 348
21 – GRECE 352                  51 – SENEGAL 854
22 – ETATS-UNIS 393          52 – INDONESIE 860
23 – ISRAEL 404                  53 – INDE 872
24 – HONGRIE 429              54 – ETHIOPIE 915
25 – POLOGNE 447             55 – SRI LANKA 922
26 – ROUMANIE 524           56 – NIGERIA 926
27 – CHILI 530                     57 – BANGLADESH 932
28 – CUBA 546                    58 – PAKISTAN 954
29 – MALAISIE 576             59 – RD CONGO 1016
30 – VENEZUELA 593        60 – MYANMAR 1031.
 
         L'autre point qui me semble important : le bonheur d'une nation n'est pas forcément le bonheur de ses membres. C'est pratiquement impossible de chiffrer le bonheur individuel.
           J'ai souvent constaté qu'on peut avoir tout ce que l'on veut et être malheureux et au contraire affronter l'adversité et être heureux.
Tolstoï disait "Eternelle erreur de ceux qui croient que le bonheur vient de la réalisation de tous leurs vœux"
Il est aussi beaucoup plus difficile à un pessimiste d'être heureux qu'à un optimiste.
Et comme Maslow en faisait l'hypothèse, l'homme a besoin de trouver sa place dans l'environnement qui l'entoure pour éprouver un certain bonheur.
Cette boutade aussi de Jules Renard : "J'ai connu le bonheur et ce n'est pas ce qui m'a rendu plus heureux"
         J'ai fait quelques articles sur le bonheur et j'ai vu comme c'était difficile de le définir, et le sentiment d'être heureux est quelque chose de personnel, d'intime.
          On peut mesurer à la rigueur la douleur dans une échelle de 1 à 10, c'et déjà très subjectif, mais mesurer le bonheur individuel c'est impossible.
 
Demain et après demain, je vous donnerai les résultats globaux de Globéco de l'évolution de chacun des critères, 2005/2000 et 2009/2000.
C'est ce qui m'a paru le plus intéressant dans cette étude.
 

 

Mercredi 26 juin 2013 à 8:55

Le bonheur

http://lancien.cowblog.fr/images/Fleurs4/coquelicotsautreschampslyonfrance81852358588685531024x768.jpg
             Je suis toujours étonné de voir que certaines personnes sont terriblement stressées et se rendent elles mêmes malheureuses, alors que leur situation n’est pas catastrophique, qu’elles ont remonté la pente, mais qu’il leur manque la motivation, je dirais presque la volonté, pour être heureuses.
            Avant de parler plus avant de ce problème je voudrais évoquer aujourd’hui la question : que faire pour être plus heureux ?
            Certes nous serions plus heureux si nous faisons partie de ceux qui ont la chance d'avoir une certaine prédisposition au bonheur qui dépend de nos préférences cérébrales et notamment d'être optimiste et de voir le verre à moitié plein plutôt que le même à moitié vide !.
            Sur la partie innée de cette prédisposition nous n‘avons aucune action, mais nos préférences cérébrales peuvent évoluer en fonction de notre éducation, de notre culture, de notre vécu. Nous pouvons avoir une action sur elles
            Et notre action de tous les jours peut en outre, pour un niveau donné de bonheur, nous apporter plus ou moins de satisfactions.
            Nous pouvons donc essayer de réfléchir à ce qui doit nous permettre de faire de meilleurs choix dans notre quête du bonheur.
 
Se contenter du quotidien,
Quelle est la nature du bonheur? Nous nous souvenons bien des moments de grande joie, et l'on a tendance à imaginer qu'être heureux signifie être tout le temps dans cet état. Mais vous vous souvenez de ces expériences uniquement parce qu'elles ont été exceptionnelles.
Le bonheur est en fait un état de satisfaction et d'absence d'anxiété ou de regret et  le bonheur est dans les petites joies de tous les jours.
 
Apprécier l'instant présent.  
Examinez vos sensations quand vous réalisez une tâche de routine et dépensez moins d'énergie à penser au passé ou au futur.
Etre heureux, c'est goûter l'instant présent s'il apporte un peu de joie
    “Carpe diem” disaient les Romains !
 
Ne  penser qu'aux souvenirs heureux du passé et regarder l’avenir.
La plupart du temps nous ne pensons au passé que pour avoir des regrets de ce que nous n'avons pas osé faire ou des remords de ce que nous avons mal fait. Le passé malheureux n'est qu'une source de stress et de tristesse.
Alors pensons le moins possible au passé et nous aurons moins de regrets et de remords, moins d'insatisfaction. Regardons plutôt l’avenir et faisons des projets, mais des projets réalisables et raisonnables.
 
Ne pas viser trop haut et pratiquer la modération.
Si vous vous habituez trop aux choses agréables, elles cesseront de vous faire plaisir. Ne recherchez donc pas le plaisir en permanence.
Par exemple, vous pourriez davantage apprécier deux ou trois périodes de vacances de courte durée qu'une seule plus longue. Et vous apprécierez plus votre plat préféré si vous ne le mangez pas tous les jours
Par ailleurs ne cherchez pas l'idéal; ne demandez pas l'impossible à vous même, à vos amis, à vos parents : personne n'est parfait et un objectif trop élevé n'est jamais atteint et c'est alors une source de stress.   
Réussir un but qu’on s’est donné est une grande satisfaction. Mais faut il chercher sans cesse à atteindre des objectifs ambitieux ? Vous devez toujours vous méfier de la petite voix qui chuchote : « Tu serais plus heureux si seulement... ».
Réfléchissez à ces moments où vous étiez convaincu qu'une certaine réussite ou acquisition vous apporterait plus de bonheur... Votre vie a t‘elle changé depuis que vous avez atteint ce but.
Certaines personnes recherchent de façon obsessionnelle à atteindre les buts qu'elles se fixent et pensent que leur bonheur dépend de leur réussite : elles sont donc souvent anxieuses et sous pression tant qu'elles n'ont pas atteint leurs buts, et pensent qu'elles ne seront heureuses que dans le futur. Mais que se passe-t-il quand elles touchent finalement au but?
Alors l'habitude prend le dessus et ces personnes redescendent comme tout le monde vers leur "point fixe du bonheur". Mais quand elles se rendent compte que leur bonheur n'a pas changé de façon permanente, elles en concluent que le bonheur se trouve encore au-delà d'un prochain objectif..
Ne nous fixons pas des objectifs trop ambitieux ! Ne soyons pas trop idéalistes !
 
                         Essayer de voir le verre à moitié plein plutôt que celui à moitié vide
Certains d'entre nous sont optimistes, d'autres pessimistes : c'est une préférence cérébrale innée et j'en parlerai dans un futur article.
Mais nous pouvons essayer de nous entraîner à ne pas être trop pessimiste.
Quand nous pensons à un problème essayons plutôt d'en voir les bons cotés que les mauvais. Voyons comment améliorer la situation plutôt que nous lamenter sur ses conséquences néfastes. Cherchons ce que nous pourrions obtenir plutôt que de regarder ce que nous pourrions perdre.
    En un mot, efforçons nous d'être optimistes !
 
                        Maîtriser les événements, mais aussi s'adapter.
             Le cerveau de certains d'entre nous est enclin à maîtriser les situations en voulant forcer les événements, en réfléchissant par avance aux scénarii possibles et aux solutions correspondantes. (c'est aussi une préférence cérébrale innée)
C'est certainement sécurisant de faire de telles prévisions.
D'autres ont un cerveau qui les pousse à laisser faire les choses et à s'y adapter. On est ainsi moins surpris par l'imprévu, mais on est un peu angoissé de ne jamais savoir ce qui nous attend.
Alors le mieux ce serait de maîtriser sa préférence cérébrale et de faire un peu les deux : prévoir quand c'est possible et s'adapter ensuite à l'imprévu !.
 
                           Il faut aider ceux qui ont moins de bonheur que soi.
Les personnes qui aident celles qui ont des problèmes sont plus heureuses.
C'est peut-être parce que travailler avec ceux qui ont moins de chance permet d'apprécier ce que l'on a. En outre, le volontariat procure souvent de la satisfaction et de l'estime de soi, car on est engagé dans un travail utile et on est apprécié par ceux à qui l'on rend service.
 Ne vous comparez pas aux personnes qui semblent mieux s'en sortir que vous... C'est source de grande insatisfaction.
Quand nous sommes conscients que d'autres personnes s'en sortent mieux que nous, notre satisfaction baisse. A contrario, quand nous nous comparons à des personnes qui s'en sortent moins bien que nous, nous sommes plus satisfaits de notre propre sort.
Où est donc le problème? C'est que l'homme a naturellement tendance à se comparer vers le haut.. et les médias en sont en partie responsables!
   
Sans doute ces quelques conseils sont insuffisants pour vous garantir le bonheur et par ailleurs nous ne sommes jamais à l'abri des aléas.
Mais nous pouvons, au prix de quelques efforts, nous sentir moins malheureux et profiter davantage de la vie

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