Samedi 25 février 2017 à 17:22

Biologie, santé.

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 Des chercheurs en neurobiologie étudient pourquoi on se gratte, animaux comme humains.

 

Pour eux se gratter est une habitude de l’homme datant de la préhistoire et transmise par l’évolution. L’homme préhistorique vivait dans un milieu hostile, et dangereux pour sa peau, du aux insectes et aux plantes, qui pouvaient lui transmettre des hôtes indésirables, chimiques ou microbiens. (les animaux aussi, pensez au chien qui se gratte s’il a des puces).

Alors la peau réagissant par une congestion entraînant une démangeaison, l’homme se grattait pour déloger des hôtes indésirables et alerter les défenses immunitaires. (qui d’entre nous n’a pas écarté une ortie, par peur des démangeaisons passées ?) 

 

Il y aurait dans notre peau, à coté des neurones de la douleur, des « neurones de grattage », certains activé par l’histamine et d’autres par d’autres substances.

Mais au départ la démangeaison est déclenchée par des protéines ou des enzymes déposées par un insecte (piqûre de moustique par exemple) ou par une plante (ortie…). Ces composés chimiques entrainent une réaction de la peau, de petites cellules immunitaires libérant des messagers chimiques (les cytokines), qui augmentent la réaction immunitaire et provoquent une légère démangeaison. On se gratte et on endommage ainsi la couche superficielle de l’épiderme, ce qui entra^ne la libération d’histamine.

C’est un neurotransmetteur qui active des terminaisons des neurones de la peau, sensibles à ce produit et provoquent la sensation de démangeaison.

D’où l’utilisation de médicaments anti-histaminiques pour vous calmer.

 

          Mais ces médicaments sont parfois peu actifs, car d’autres terminaisons nerveuses sembl ent sensibles aux démangeaisons. Ces neurones provoquent une sensation de démageaison plus sensible, genre chaleur et brûlure. Ils sont activés par d’autres protéines, qui sont produites par insectes et plantes. C’est le cas par exemple du « poil à gratter ».  On peut soigner ces démangeaison par un médicament, initialement utilisé contre le paludisme, la chloroquine.

 

De plus les récepteur de la douleur sur la peau réagissent aussi conjointement en cas de démangeaison. Comme dans le cas de la douleur, ces terminaison nerveuses sont relayées au niveau de la colonne vertébrale, par un système de neurones qui atténue le signal nerveux, lorsque l’organisme produit des endo-morphines naturelles.

 

Au niveau du système nerveux central, l’hypothalamus reçoit ces signaux et il active le cortex cingulaire antérieur, qui semble à l’origine du réflexe de grattage, commandé aux cortex moteur, notamment des mains (pour l’homme; une vache se gratte contre un arbre).

Le grattage alerte le système immunitaire, mais provoque aussi l’activation du système de récompense qui libère de la dopamine, tandis que l’hypothalamus fait libérer les endorphines. Le grattage est donc perçu comme quelque chose d’agréable qui procure une certaine satisfaction.

Mais on constate aussi que la libération de dopamine est plus importante mais nécessite un niveau de démangeaison plus important, chez les personnes atteintes de démangeaison chronique. C’est analogue à une addiction.

C'est la raison pour laquelle il est difficile de s’empêcher de se gratter et pour laquelle, quand on voit quelquu’n se gratter, on a envie d’en faire autant.

                Mais ne vous grattez pas trop : cela entrâine une augmentation de circulation du sang, et donc davantage d’inflammation ce qui, à postériori, augmente la démangeaison !


Mercredi 21 décembre 2016 à 15:54

Biologie, santé.

  Un correspondant me demande d’expliquer ce qu’est l’ADN mitochondrial et ce qui le distingue de l’ADN normal dont j’ai parlé dans de nombreux articles, et à quoi il sert.
    Je vais essayer de l’expliquer.

    Pour expliquer cela, il faut d’abord voir ce qu’est une mitochondrie. Cela vous rappellera sans doute les cours du lycée.

    Les cellules des mammifères et aussi de nombreuses plantes, ont un noyau. (on parle de cellules « eucaryotes »), entouré de membranes; autour de lui le reste de la cellule, que l’on appelle le cytoplasme.

     Le noyau est le siège principal de la synthèse d'ADN (lors de la réplication pour la division cellulaire) et d'ARN (pour la transcription en protéines).
    L’ADN du noyau est transporteur des principaux caractères génétiques : pour les humains, environ 25 000 gènes sont contenus dans 46 chromosomes (23 paire).
    Le gène est le morceau de chromosome qui code la synthèse d’une protéine.
    Comme nous possédons chaque chromosome en double, chaque gène est également présent en double dans nos cellules. Ces deux copies d’un même gène, appelées « allèles », sont différentes : une d’origine paternelle et une d’origine maternelle.
    La double hélice d’ADN ( voir mes articles des 3 à 6 juillet 2010) est semblable à une échelle dont les échelons seraient constitués de 2 « bases azotées » parmi 4 ; cytosine C opposée à la guanine G et adénosine A opposée à la thymine T. Chaque demi-barreau de l’échelle avec sa base azotée est appelé un nucléotide.
    La succession des paires  de base est le support de l’hérédité. L’ADN humain du noyau des cellules comporte environ 6 milliards de nucléotides (réparties en deux hélices d’environ 3 milliards de nucléotides, assemblés deux par deux).
    Chacune de nos cellules possède le même ADN, mais dans cet ADN des séquences différentes produisent des protéines différentes selon la nature et le rôle des cellules.

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    Dans le cytoplasme, on trouve de nombreux petits amas qui ont des fonctions différentes : les principaux sont l’appareil de Golgi, les ribosomes et les mitochondries.
    L’appareil de Golgi est un appareil de Golgie petite usine chimique pour les protéines. Il est constitué d’un empilement, comme des assiettes, qui contiennent des canaux et des citernes dans lesquelles se produit une réaction chimique particulière de transformation de protéines, ou des lipides, grâce à des enzymes spécifiques. Il stocke aussi du calcium. Les produits fabriqués sont ensuite stockés et acheminés dans des vésicules.
    Les ribosomes sont d’autres usines chimiques, composés de protéines, d’enzymes  et d’ARN, qui vont synthétiser les protéines à partir des morceaux d’ADn qu’elles reçoivent sous forme d’ARN.

http://lancien.cowblog.fr/images/Santebiologie2/mito4imag.jpg    Les mitochondries sont de petits granules, de 1 à 3 microns de diamètre, et environ 10 µ de long, La mitochondrie est en quelque sorte une centrale énergétique, qui permet, à partir d'une molécule de glucose, la production d’une trentaine de molécules d’adénosine-triphosphate, (ATP), la substance chimique que peut directement utiliser la cellule pour fournir l’énergie nécessaire aux réactions chimiques internes.
    Dans une cellule il peut y avoir plusieurs milliers de mitochondries.

    Une particularité des mitochondries est de posséder un ADN propre différent de celui du noyau de la cellule On l’appelle ADN.mt
 Chez l’humain, il est très réduit, circulaire et ne comporte que 37 gènes et environ 16 570 paires de bases azotées. Il donne naissance à 24 ARN qui codent 13 protéines, qui règlent la production d’ATP et plus généralement d’énergie par oxydation ou deshydrogénase. Il ne contient pas de séquences répétitives.
    Autre particularité, lors de la fusion des deux gamètes, l’ADN.mt provenant du spermatozoïde mâle se dégrade et seul reste dans les mitochondries du foetus des cellules du foetus, l’ADN provenant de l’ovule de la mère.
    L’ADN.mt mâle n’est donc pas transmis par l’hérédité et l'ADN . mt provient donc uniquement de la mère.
    Des essais effectués sur les animaux ont montré que si on bloque les enzymes qui détruisent cet ADN.mt mâle, et que le descendant hérite alors des deux ADN.mt du père et de la mère, on constate une plus grande fréquence de maladies et une mortalité plus grande. La destruction de l’ADN.mt du donneur mâle correspond donc à une sélection bénéfique de l’évolution.

    En génétique humaine, certaines caractéristiques de l'ADN mitochondrial epermettent d’essayer de comprendre l'origine des populations humaines.
C’est un ADN abondant dans les cellules, puisqu'il se retrouve à des milliers d'exemplaires par cellule, alors que chaque gène du noyau n'est présent, lui, qu'en 2 exemplaires (non identiques) par cellule. On peut retrouver de l’ADN.mt, alors qu’on ne peut plus retrouver d’ADN nucléaire, en raison de la dégradation du corps, notamment dans les os, les dents ou le système pileux.
La vitesse de mutation est plus importante que dans le génome nucléaire, ce qui permet d'étudier des évolutions au cours du temps.
    L’étude des ADN mitochondriaques permet dans une certaine mesure d’étudier l’origine de certaines populations préhistoriques, notamment en paléontologie.
    L’identification d’une personne ne peut se faire que par comparaison avec l’ADN.mt de sa mère et n’est sure qu’à 99%. Elle ne permet donc pas d’identifier un suspect, mais juste d’exclure un innocent.

    Un fait assez extraordinaire : un bébé vient de naître au Mexique, porteur d’ADN en provenance du père, de sa mère et d’une autre femme. Il résulte évidemment d’une fécondation in vitro.
    L’ADN mitochondriaque de la mère transportait le gène d’une maladie neurologique et ses deux premiers enfants étaient morts de cette maladie (dite de Leigh).
    Pour éviter un nouveau décès il fallait donc éliminer ce gène défectueux.
    Les médecins ont prélevé sur une femme saine une ovule, dont ils ont enlevé le noyau et donc l’ADN nucléaire. Ils ont trnansféré dans cet ovule le noyau d’une ovule de la mère.
    L’ovocyte a donc alors les mêmes caractéristique génétiques (ADN) que celui de la mère, mais a l’ADN.mt de la donneuse, qui est sain. Il peut être alors fécondé in vitro par l’es spermatozoïdes du père.
    Le bebe a donc, comme un enfant normal les ADN de son père et de sa mère, mais ses mitochondries ont l’ADN.mt de la donneuse.
    Les journalistes écrivent qu’il a un papa et deux mamans, ce qui est idiot !

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Mercredi 26 octobre 2016 à 11:57

Biologie, santé.

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     J’avais publié le 15 octobre un article sur les maladies qui étaient le plus courantes et entrainaient le plus de journées perdues.
    Une lectrice me demande de faire un  article sur la mortalité due au cancer et aux maladies infectieuses.
    Je vais essayer de répondre à sa demande.

    Voilà d’abord des statistiques en décès par an dans le monde dus à ces maladies :

Maladie

décès 2005

décès 2013 

     ou 2014

variation

Cancer

7 500 000

8 200 000

 + 10 %

Cardio-vasculaires

15 500 000

17 300 000

 + 12 %

Diabète

1 100 000

1 300 000

 + 18 %

Sida

2 000 000

1 200 000

_ 40 %

Tuberculose

1 500 000

1 100 000

_ 27 %

Paludisme

738 000

450 000

_ 39 %

Hépatites B et C

1 200 000

1 400 000

+ 17 %

Gastro-entérite virale

386 000

215 000

_ 41 %

Grippe

environ par an

655 000

 

Choléra

 

95 000

 

Fièvre jaune

 

78 000

 

Leishmaniose

 

25 000

 

Dengue

 

12 500

 

Ebola

 

11 300

 

Fièvre de Lassa

 

5 000

 

 

 

 

 



 Le cancer :

        Depuis 2004, le cancer est la première cause de mortalité en France, devant les maladies cardiovasculaires. Le cancer est la première cause de mortalité chez l’homme et la deuxième chez la femme.
        En 2012, il a entrainé 8,2 millions de décès dans le monde, se répartissant selon les catégories ci-dessous, dont 150 000 en France.
       
        cancer du poumon (1,59 million de décès)
        cancer du foie (745 000 décès)
        cancer de l’estomac (723 000 décès)
        cancer colorectal (694 000 décès)
        cancer du sein (521 000 décès)
        cancer de l'œsophage (400 000 décès).

            Le cancer du poumon est principalement dû au tabac; il était en faible nombre chez les femmes mais a très fortement augmenté, avec l’habitude de fumer.
            Selon l’Institut national du cancer (INCa), on estime le nombre de nouveaux cas de cancer pour l'année 2015 à 14,1 millions dans le monde et à 385 000 en France métropolitaine, 211 000 chez l’homme et 174 000 chez la femme.
            Depuis 30 ans, le nombre global de nouveaux cas de cancer en France augmente chaque année. Cela s’explique principalement par le vieillissement de la population et l’amélioration des méthodes diagnostiques, notamment pourles cancers du sein ou de la prostate.
            Si le nombre de cancer augmente, (il a doublé entre 1980 et 2012) par contre la mortalité relative a diminué de 25 % dans le même temps.

Le sida :

             Il a tué déjà environ 40 millions de malades dans le monde et il y a a peu près autant de malades actuellement.
            Le nombre de malades du sida est en augmentation, mais la mortalité diminue. Avec les nouveaux antivirus, elle devrait diminuer encore fortement.

La tuberculose :

            Elles était pratiquement éradiquée en France, grâce à la vaccination. Par contre elle sévit encore notamment en Afrique.
            De nouveaux cas apparaissent en France depuiq que la vaccination n’est plus obligatoire.

La grippe :

            Elle fait malheureusement encore de nombreux morts 18 000 en France en 2015. Cela pourrait être évité si les personnes ne craignaient pas bêtement de se faire vacciner.
            Je le fais depuis 25 ans, et je n’ai jamais eu d’effet secondaire, mais par contre je n’ai jamais eu la grippe depuis.

Les nouvelles maladies à virus :

        Ces virus semblent tout à coup apparus de nulle part.
            En fait les virus sont très anciens : il en existait à la préhistoire.
        Les virus évoluent beaucoup car constitués principalement d’ADN ou d’ARN, ils mutent facilement et donc se transforment.
           En particulier des virus qui concernaient certains animaux mais ne se multipliaient pas chez l’homme, peuvent, après une mutation se transmettre aux mammifères.
          C’est pourquoi le virus de la grippe aviaire (H5N1), qui contamine essentiellement les oiseaux, est particulièrement surveillé.
           

Dimanche 16 octobre 2016 à 13:15

Biologie, santé.

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     Je lisais récemment un article sur les maladies dans le monde.
    Les plus mortelles ce sont les maladies cardio-vasculaires, les cancers et le sida, ainsi que le paludisme.
    Celles où la proportion de morts est la plus fortes sont les maladies récentes à virus, propagées par les moustiques : ébola, zirka, denge.
    Mais si l’on regarde quelles sont celles qui sont les plus répandues et entrainent le plus de perte de journées de travail ou d’activité, on est étonné du résultat.
    Exprimées en millions d’années perdues dans le monde, on trouve la liste suivante, qui m’a beaucoup étonnée :
         dépression     :                        76,4
        mal de dos    :                          53,9
        carence en fer :                       43,6
        bronchite chronique :              30,7
        alcoolisme :                             27,9
        troubles anxieux :                   27,5
        diabète :                                 22,5
        perte auditive :                       22,1
        chutes personnes âgées :     20,4
        migraines :                            18,5

    Je ne pensais pas que la dépression avait une telle importance. 350 millions de personnes dans le monde.
    Les pays les plus touchés sont ceux où sévit des guerres, en tête l’Afghanistan.
Ensuite les pays du Moyen Orient, du Maghreb et d’Afrique noire. Mais on trouve aussi des pays occidentaux comme les Pays Bas, le Luxembourg, la Norvège.
    L’Allemagne, l’Italie, la France sont en milieu de liste; les Etats Unis sont moins touchés..
    Les moins atteints, le Royaume Uni (avant le Brexit !), l’Australie, le Népal, la Corée du Sud.
    Mais également la Chine, Taïwan, le Japon et la Corée du Nord ,mais on doute de leurs statistiques.

    L’article comparait ces chiffres à ceux du nombre de psychiatres par habitants.
    En tête la Suisse, la Norvège, la Finlande, les Pays Bas, le Luxembourg et le Royaume Unis, l’Allemagne, la Grèce et le Canada. Une idée fausse : les Etats unis n’ont pas un chiffre important de psychiatres.
    Chose inquiétante, un nombre élevé de psychiatres ne semble pas avoir une grande incidence sur la maladie.
    Mais ils ne soignent pas que des dépressions.
    En fait le nombre élevé de dépressions semble plutôt relié aux conditions de vie et de travail.

    Ce qui m’a beaucoup étonné, c’est l’importance de la carence en fer. Certes c’est important pour l’hémoglobine et donc l’apport d’oxygène, maisje ne pensais pas que c’était aussi répandu, d’autant plus que l’on peut le soigner assez facilement.

Lundi 10 octobre 2016 à 15:30

Biologie, santé.

Je republie cet article car, pour une raison que j'ignore, le texte avait disparu.
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J’ai lu un article sur les travaux de Fabian Docagne, du centre Cyceron à Caen, qui espère avoir trouvé un médicament contre la sclérose en plaque.
    C’est une maladie très grave et très pénible et les personnes que j’ai connues et qui en souffraient ont vécu un véritable calvaire.
    Elle atteint les personnes entre 15 et 40 ans et revêt deux formes : soit ce sont des crises passagères, suivies de rémissions, qui s’attaquent le plus souvent à la commande des muscles moteurs et vous ne pouvez plus vous servir normalement d’un bras, d’une jambe…. Mais elle peut s’attaquer à d’autres muscles et vous empêcher de parler, de bouger les yeux…
    Dans la deuxième forme la maladie s’amplifie peu à peu, paralyse progressivement complètement le malade qui finit par mourir après une longue invalidité et souffrance.
    C’est la première cause de maladie neurologique dans les pays évolués.

    On sait à quoi est due cette maladie au plan anatomique : c’est une détérioration des cellules graisseuses qui entourent nos nerfs et permettent à l’influx nerveux de se propager rapidement, cette gaine de « myéline » étant isolante électriquement.
    En fait c’est une maladie auto-immune, car ce sont nos leucocytes, qui luttent contre les microbes et cellules étrangères à notre corps, qui, par erreur, s’attaquent aux protéines qui constituent la myéline et les détruisent, comme s’ils étaient des agents étrangers.
    Certes, c’est une erreur génétique, mais de plus, il ne devrait pas y avoir beaucoup de globules blancs qui sortent de la circulation du cerveau vers les neurones. En effet il existe ce que l’on appelle la « barrière encéphalique », qui empêche des sorties intempestives des vaisseaux du cerveau. C’est un réseau très dense, de cellules épithéliales très serrées, qui entoure les vaisseaux et sert en quelque sorte de filtre.
    Or, pour une raison inconnue, dans le cas de la sclérose en plaques, les leucocytes peuvent franchir cette barrière, à la suite d’une réaction immunitaire.

    Les médicaments utilisés jusqu’à présent essaient de diminuer les réactions immunitaires, pour éviter cette action des leucocytes, mais ils diminuent alors aussi les réactions de lutte contre les bactéries et virus. Le malade devient alors très fragile et le traitement doit être arrêté.
    Le Centre de Caen étudient la barrière encéphalique et ils ont montré que ses cellules ont des récepteurs, qui, comme pour les neurones laissent passer ou non certains ions ou certaines protéines, et qu’une enzyme pouvait se fixer sur ces récepteurs et qu’alors la barrière devenait beaucoup plus perméable et laissait passer les globules blancs, vers les neurones, ce qui entrainait la destruction de la myéline.
    Ila ont alors recherché un anticorps qui détruise cette enzyme et l’on mis au point (ils l’appellent le Glunomab).

    Des essais ont eu lieu chez des souris que l’on avait soumises à la sclérose en plaques, et les chercheurs ont constaté que la maladie était freinée, voire bloquée.
    C’est un espoir de traitement, mais le passage de l’expérimentation animale à l’homme demande encore beaucoup de travail et de temps.
    On peut donc espérer que d’ici quelques années on pourra mieux soigenr la sclérose en plaques.

Mardi 27 septembre 2016 à 15:28

Biologie, santé.

 


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     On opère demain  mon oeil gauche.de la cataracte. C’est une opération bénigne, mais pendant deux ou trois jours je n’aurai que mon oeil droit pour y voir et donc ce ne sera pas facile de lire sur l’écran d’ordinateur; je ne publierai donc à nouveau que samedi prochain.
    Un chirurgien ophtalmologiste va ffaire une petite incision de 2 mm dans la cornée de mon oeil, puis réduire en petits morceaux mon cristallin opacifié par la cataracte, avec une sonde à ultrasons , qui seront aspirés; puis il a rentréera un petit implant en plastique, enroulé dans un tube; après expulsion de son tube l'implant s'est déroulé à la place de mon cristallin, derrière ma cornée.
    L’opération présente peu de risques, principalement l’infection, mais, pendant presque un mois je vais mettre des gouttes d’antibiotique.
    Evidemment le cristallin ne se contracte plus, puisqu’il est en plastique, et donc, la vue n’est pas complètement rétablie. Il faut encore des lunettes pour lire ou faire de l’ordinateur.
    Par contre on voit relativement bien au loin, mais pour plus de netteté, on peut mettre des lunettes pour conduire, sinon on ne reconnait pas de loin la marque des voitures et il faut être assez près pour lire leur numéro, mais on peut conduire sans lunettes.
    Et c’est nettement plus net que lorsque le cristallin était en partie opacifié par la cataracte.
    On m’avait opéré l’oeik droit en 2009 et la photo ci-dessus date de cette époque.
    Je n’avais plus de verre correcteur pour cet oeil, ce qui est évidemment plus commode si on veut se gratter la paupière, mais qui ne facilite pas la lecture.
   

Lundi 22 août 2016 à 8:58

Biologie, santé.

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    On parle beaucoup dans la presse et à la télé su virus Zika.
    Il n'existe aucun traitement actuellement contre Zika qui, dans quatre cas sur cinq, n'entraîne pas de symptômes et passe inaperçu. Il ne peut infecter deux fois la même personne. Mais si une femme enceinte est contaminée, il peut causer de graves malformations congénitales chez son foetus, en particulier un développement insuffisant de la boite crânienne et donc du cerveau : la microcéphalie; la taille de la tête est anormalement petite par rapport à la taille du corps. Il en résulte par la suite, un  retard mental plus ou moins important. Là encore il n’y a pas de traitement possible.
    Jusqu’à présent l’épidémie était localisée en Amérique du sud et centrale, mais le virus Zika se propage aux États-Unis, notamment en Floride,  ses premiers cas non importés étant transmis par des moustiques autochtones.

    Deux vaccins sont actuellement en cours d’essais sur l’homme, ceux d’un vaccin expérimental mis au point par le laboratoire Inovio Pharmaceuticals et la biotech sud-coréenne GenOne Life Sciences, qui ont lieu à Québec au Canada, à Miami et Philadelphie aux Etats-Unis; et ceux d’un vaccin américain de l'Institut américain des allergies et maladies infectieuses (NIAID) qui vient d’être administré à 80 volontaires en bonne santé, âgés de 18 à 35 ans, répartis dans trois sites de recherches aux Etats-Unis.
    Ces vaccins expérimentaux ne peuvent inoculer le Zika. Ils incitent le corps à développer une réaction immunitaire lorsqu'il est confronté au virus transmis principalement par le moustique.
    Les premiers résultats sont attendus pour le début 2017.

Samedi 23 juillet 2016 à 19:26

Biologie, santé.

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     Les étudiants en médecine s’entrainent pour soigner leur patients, d’une part sur des mannequins et sur des cadavres, et quand ils sont suffisamment entrainés, sur les malades des hôpitaux.
Les vétérinaires s’entrainaient aussi sur des cadavres, mais aussi sur des animaux vivants pour des soins élémentaires. Evidemment il y avait au début des moments désagréables pour ces pauvres bêtes.
    Quant il s’agit de s’entrainer à des opérations aux USA, ce sont de vieux chiens et chats condamnés qui sont anesthésiés et ensuite euthanasiés. En France, les élèves s’entraînent à la chirurgie sur les corps d'animaux déjà morts, que des propriétaires amènent, et c'est seulement au bout de plusieurs années, que l'on peut commencer à opérer des animaux malades, mais toujours sous la surveillance de deux vétérinaires, et seulement dans les cliniques des écoles vétérinaires. Dans un premier temps les élèves assistent à des opérations menées par des vétérinaires et on leur confie peu à peu des tâches simples comme les points de suture. Puis ils assistent les vétérinaires dans les opérations, tout en s’entrainant sur des animaux morts.

      Une entreprise, la société américaine Syndaver, a souhaité qu’on puisse les traiter de façon plus « humanitaire », en créant des mannequins, comme pour les patients artificiels humains.

     Cette entreprise, spécialisée dans la réalisation de tissus et membres artificiels synthétiques, a réalisé un « faux chien », très proche d’un vrai chien vivant, avec ses organes, ses muscles, sa graisse, ses veines et ses os. Le faux chien respire, saigne et peut même mourir.
On peut aussi lui incorporer des défauts : fracture des os, corps étrangers dans l’estomac, tumeur….
Elle souhaiterait fabriquer mille chiens fictifs, pour les vendre à une cinquantaine d’écoles vétérinaires des USA.
Mais pour le moment son projet n’est pas financé et elle a lancé un appel au financement participatif pour un montant de 22 millions d’euros.

     Ce mannequin synthétique de chien est assez horrible, mais il peut améliorer la formation des vétérinaires et éviter de faire souffrir des animaux; c’est toutefois un outil très onéreux d’autant plus que la société Syndaver a un monopole.

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Vendredi 15 juillet 2016 à 8:16

Biologie, santé.

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     J’ai eu l’occasion de lire les propos d’un scientifique américain, Hunter Hoffman, directeur du Centre de réalité virtuelle à l'université de Washington, à Seattle.

    Il s’intéressait à l’initiative d’un chercheur qui a eu l’idée de faire porter des casques de « réalité virtuelle » à des patient subissant des souffrances atroces, notamment des grands brûlés que la morphine n’arrivait pas à soulager entièrement, avec tous les inconvénients de cette drogue.
    On avait alors constaté que ce port associé évidemment à des images adéquates, soulageait considérablement la souffrance des malades.
    Les images projetées étaient celles d’un environnement très froid, neige, glaces, montagnes ou contrées polaires, et ces paysages dans lesquels ils se déplaçaient librement, grâce à leur casque,  leur faisaient en partie oublier leur douleur.

    Pour expliquer ce phénomène,  Hunter Hoffmann a appliqué à des volontaires des tests de douleur, en observant leur cerveau sous IRM et a comparé à un groupe témoin auquel on n’infligeait aucune souffrance.
    Cela a posé quelques problèmes quant aux lunettes à utiliser, car dans un appareil d’IRM, il y a un aimant très puissant, (voir mon article du 15 avril 2015), et on ne peut introduire dans la chambre d’essai aucun élément métallique. Il a donc fallu laisser à l’extérieur tout l’électronique et ne rentrer les images que par une fibre optique, vers des lunettes en plastique.
    Les essais ont confirmé la diminution de douleur due au port des lunettes de réalité virtuelle, les zones du cerveau qui la ressentent, notamment l’hypothalamus, étant beaucoup moins sollicitées. Il semble que cela soit due à l’augmentation de sécrétion d’endorphines, qui, produites naturellement par l’organisme, ont un rôle analogue à la morphine, et bloquent les synapses du circuit de transmission de la douleur.
    Le professeur Hoffmann essaie de confirmer ce résultat en injectant un antidote de la morphine et des endorphines, la naloxone, qui bloque leur action au niveau des récepteurs des synapses, pour voir si le port des lunettes a alors un effet moindre.

    Les études sur la réalité virtuelle et ses effets sur le cerveau sont d’ailleurs intéressantes.
    Une université de Californie a montré, sous la direction du Pr Mayank Mehta, que des rats, qui avaient des comportements voisin en apparence dans un environnement réel et dans un environnement virtuel, présentaient en réalité des perturbations très importantes au niveau de l’hippocampe (le professeur de la mémoire épisodiques et des cartes spatio-temporelles de notre environnement).
    Les chercheurs avaient « reconstruit » en images sur des écrans, de part et d’autre d’un tapis roulant sur lequel marchaient les rats (retenus par un harnais), la salle réelle où évoluaient habituellement les rats.
    Lorsque le rat naviguait en réalité virtuelle, la moitié environ des neurones de son hippocampe étaient inactifs et l’autre moitié, complètement perturbée. L’activité de l’ensemble du cerveau était par ailleurs diminuée.
    On n’a évidemment aucune idée de l’extrapolation à l’homme ni des effets à long terme qui pourraient subsister.
    Les scientifiques vont essayer de comprendre les transformations chimiques à la base de ces observations;

    On nous promet  actuellement une télévision en relief qui repose sur des techniques voisines de la réalité virtuelle, et l’industrie du jeu vidéo future semble dépendre de cette technologie.
    Il serait important de savoir quels -sont les risques encourus, notamment pour les enfants dont le cerveau n’est pas encore arrivé à maturité et qui est donc plus fragile.

    Un autre point d’ailleurs est inquiétant : les casques utilisés il y a quelques années étaient à base de leds alors que les casques actuels utilisent des « oleds » (voir mes articles des 9 et 24 janvier et 14 février 2016). Les leds émettaient de la lumière blanche. Les leds des lumières colorées parmi lesquelles des lumières bleues entre 400 et 450 nm de longueur d’onde. Ces lumières peuvent avoir, à la longue un effet de destruction des cellules de la rétine, car la distance d’effet est faible et les durées d’exposition importantes. C’est surtout vrai pour les enfants dont la rétine n’est pas mature avant 15 ans.

    Ces lunettes ont par ailleurs des effets secondaires : céphalées, nausées vomissements, qui sont d’origine oculaire et traitement par le cerveau, un peu comme dans le mal de mer.
    La raison est multiple.
    
    D’abord l’écran sur lequel on projette l’image est constitué par les verres de la lunette, qui est tr§ès proche de l’oeil. C’est un peu comme si vous regardiez votre grand écran de télévision à 30 cm de distance. Cela complique la tâche de la vision.

    L'œil fonctionne un peu comme un appareil photo. Lorsque l'on veut prendre une photo d'un objet proche, il faut faire la mise au point. C’est la même chose pour l’œil. Le cerveau est capable de modifier les courbures du cristallin pour faire la mise au point de l’image sur la rétine, suivant la distance à laquelle se situent les objets que l'on regarde ; c'est l’accommodation.
    L’intensité de l’accommodation donne au cerveau une indication de la distance d’un objet (même si on ne regarde qu’avec un seul œil), et la taille de l’objet (si on en connait la nature) donne également des indications sur sa distance, mais cela reste peu précis et la vision en relief résulte de l’utilisation des deux yeux.
    Lorsque les deux yeux regardent un objet, deux images sont transmises de la rétine au cerveau, qui va les interpréter. Pour que l’objet ne soit pas vu en double, les muscles de l’œil dirigent le regrd de chaque œil vers l’objet. Les lignes de regard sont parallèles pour un objet très éloigné alors qu’elles forment un angle d’autant plus grand que l’objet est proche : c’est ce que l’on appelle la convergence.
    Nos deux yeux étant distants d’une soixantaine de millimètres horizontalement, les images rétiniennes droite et gauche de l’espace (donc les perceptions ou extériorisations monoculaires) sont planes mais légèrement
    Notre cortex visuel est alors capable d’analyser les petites disparités horizontales des deux images rétiniennes pour construire à partir de deux informations 2D, une perception 3D (en relief) beaucoup plus précise qu’en vision monoculaire.

    Dans la vue normale les deux phénomènes de convergence et d’accommodation sont liés et commandés par le cerveau pour voir une image nette et unique.
    Lorsque l’on a un casque de réalité virtuelle la convergence se fait sur l’objet que l’on voit  sur l’image qui est donc à une certaine distance, alors que l’accommodation se fait sur l’écran (la lunette) à quelques centimètres de l’œil.
    Il y a décalage entre les deux commandes habituelles du cerveau qui estr très mal à l’aise et doit s’adapter difficilement.
    Par ailleurs si vous vous déplacez dans le paysage de réalité virtuelle, vos yeux voient l’environnement se déplacer, mais vous ne marchez ni ne bougez réellement : les commandes motrices, les sensations de l’oreille interne et des capteurs d’équilibre sont en contradiction avec ce que vous voyez. D’où un malaise analogue au mal de mer ou au mal d’auto.

Lundi 11 juillet 2016 à 14:45

Biologie, santé.

http://lancien.cowblog.fr/images/Images3/467800746.jpg

    Il est certain que dans nos pays occidentaux, la fréquence de certaines maladies plus ou moins chroniques est en augmentation importante : c’est le cas des allergies, de l’asthme et des rhinites, le diabète et diverses maladies auto-immunes.

    J’ai lu récemment les résultats d’une étude faite par un laboratoire parisien, qui propose une cause possible inattendue.
    Il faisait des études sur des souris de laboratoire et, pour éviter des artefacs dûs à des maladies infectieuses, la règle est d’ être en atmosphère la plus stérile possible, les précautions prises et les traitements antiseptiques éliminant pratiquement tous les germes extérieurs.
    Les chercheurs ont alors constaté que les souris développaient spontanément un diabète de type 1, pour plus de 90% d’entre elles.

    Je rappelle que le diabète (ou ’hyperglycémie) est un trouble de l’utilisation et du stockage des sucres apportés par l’alimentation. Cela se traduit par un taux de glucose dans le sang (encore appelé glycémie) trop élevé.
    Quand on mange, le taux de sucre dans le sang augmente, les glucides (sucres, féculents)sont alors transformés essentiellement en glucose. Le pancréas détecte l’augmentation de la glycémie. Les cellules du pancréas, sécrètent de l’insuline. L'insuline permet au glucose de pénétrer dans les cellules de l’organisme : muscles, tissus adipeux, et le foie où il va pouvoir être transformé et stocké. Le taux de glycémie varie donc peu.
    Le diabète de type 1, ou diabète insulino-dépendant, est une maladie auto-immune, dans laquelle les lymphocites qui habituellement éliminent les éléments étrangers qui arrivent dans l’organisme, notamment les bactéries, détruisent les cellules du pancréas qui produisent l’insuline.
    Le seul traitement est donc un apport artificiel  journalier d’insuline dans le sang
    Le diabète de type 2, ou diabète insulino-résistant, n’est pas une maladie auto-immune; le pancréas peut ne pas fabriquer assez d’insuline, mais pas forcément au début de la maladie, mais c’est l’insuline qui n’agit pas et ne peut plus réguler la glycémie, et cette résistance épuise progressivement le pancréas, qui finit par ne plus assurer une production suffisante d'insuline. Ces deux mécanismes font que le glucose ne pénètre pas dans les cellules du corps et reste dans la circulation sanguine.

    Un parasite s’est introduit dans l’élevage de souris, en trompant les mesures d’hygiène et au grand étonnement des chercheurs, le nombre de souris atteintes de diabète, est descendu au dessous de 50%.
    L’animalerie a été décontaminée et la fréquence de diabète est remontée au dessu de 90%.

    Le laboratoire a alors fait diverses études qui ont montré qu’une hygiène trop poussée, qui élimine les germes extérieurs, favorisait les maladies auto-immunes.
En effet il y a, dans notre système immunitaire, compétition entre les réponses immunitaires contre les antigènes forts que ce sont ceux des agents infectieux et les antigènes plus faibles que sont les antigènes, et les molécules à l'origine des allergies et des maladies auto-immunes. Si la réponse contre les infections diminue car il y a moins de germes, cela va faire remonter la réponse contre les allergènes et contre les auto-antigènes, c'est-à-dire la maladie allergique et auto-immune ».

    Etre en contact avec des bactéries est donc une bonne chose, à condition qu’il n’y en ait pas trop pour qu’on ne soit pas malades et d’éviter si possible les bactéries trop dangereuses.
    Alors à quand notre petite dose quotidienne de bactéries au petit déjeuner !

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lancien

sortir de la tristesse

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