Lundi 22 août 2016 à 8:58

Biologie, santé.

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    On parle beaucoup dans la presse et à la télé su virus Zika.
    Il n'existe aucun traitement actuellement contre Zika qui, dans quatre cas sur cinq, n'entraîne pas de symptômes et passe inaperçu. Il ne peut infecter deux fois la même personne. Mais si une femme enceinte est contaminée, il peut causer de graves malformations congénitales chez son foetus, en particulier un développement insuffisant de la boite crânienne et donc du cerveau : la microcéphalie; la taille de la tête est anormalement petite par rapport à la taille du corps. Il en résulte par la suite, un  retard mental plus ou moins important. Là encore il n’y a pas de traitement possible.
    Jusqu’à présent l’épidémie était localisée en Amérique du sud et centrale, mais le virus Zika se propage aux États-Unis, notamment en Floride,  ses premiers cas non importés étant transmis par des moustiques autochtones.

    Deux vaccins sont actuellement en cours d’essais sur l’homme, ceux d’un vaccin expérimental mis au point par le laboratoire Inovio Pharmaceuticals et la biotech sud-coréenne GenOne Life Sciences, qui ont lieu à Québec au Canada, à Miami et Philadelphie aux Etats-Unis; et ceux d’un vaccin américain de l'Institut américain des allergies et maladies infectieuses (NIAID) qui vient d’être administré à 80 volontaires en bonne santé, âgés de 18 à 35 ans, répartis dans trois sites de recherches aux Etats-Unis.
    Ces vaccins expérimentaux ne peuvent inoculer le Zika. Ils incitent le corps à développer une réaction immunitaire lorsqu'il est confronté au virus transmis principalement par le moustique.
    Les premiers résultats sont attendus pour le début 2017.

Samedi 23 juillet 2016 à 19:26

Biologie, santé.

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     Les étudiants en médecine s’entrainent pour soigner leur patients, d’une part sur des mannequins et sur des cadavres, et quand ils sont suffisamment entrainés, sur les malades des hôpitaux.
Les vétérinaires s’entrainaient aussi sur des cadavres, mais aussi sur des animaux vivants pour des soins élémentaires. Evidemment il y avait au début des moments désagréables pour ces pauvres bêtes.
    Quant il s’agit de s’entrainer à des opérations aux USA, ce sont de vieux chiens et chats condamnés qui sont anesthésiés et ensuite euthanasiés. En France, les élèves s’entraînent à la chirurgie sur les corps d'animaux déjà morts, que des propriétaires amènent, et c'est seulement au bout de plusieurs années, que l'on peut commencer à opérer des animaux malades, mais toujours sous la surveillance de deux vétérinaires, et seulement dans les cliniques des écoles vétérinaires. Dans un premier temps les élèves assistent à des opérations menées par des vétérinaires et on leur confie peu à peu des tâches simples comme les points de suture. Puis ils assistent les vétérinaires dans les opérations, tout en s’entrainant sur des animaux morts.

      Une entreprise, la société américaine Syndaver, a souhaité qu’on puisse les traiter de façon plus « humanitaire », en créant des mannequins, comme pour les patients artificiels humains.

     Cette entreprise, spécialisée dans la réalisation de tissus et membres artificiels synthétiques, a réalisé un « faux chien », très proche d’un vrai chien vivant, avec ses organes, ses muscles, sa graisse, ses veines et ses os. Le faux chien respire, saigne et peut même mourir.
On peut aussi lui incorporer des défauts : fracture des os, corps étrangers dans l’estomac, tumeur….
Elle souhaiterait fabriquer mille chiens fictifs, pour les vendre à une cinquantaine d’écoles vétérinaires des USA.
Mais pour le moment son projet n’est pas financé et elle a lancé un appel au financement participatif pour un montant de 22 millions d’euros.

     Ce mannequin synthétique de chien est assez horrible, mais il peut améliorer la formation des vétérinaires et éviter de faire souffrir des animaux; c’est toutefois un outil très onéreux d’autant plus que la société Syndaver a un monopole.

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Vendredi 15 juillet 2016 à 8:16

Biologie, santé.

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     J’ai eu l’occasion de lire les propos d’un scientifique américain, Hunter Hoffman, directeur du Centre de réalité virtuelle à l'université de Washington, à Seattle.

    Il s’intéressait à l’initiative d’un chercheur qui a eu l’idée de faire porter des casques de « réalité virtuelle » à des patient subissant des souffrances atroces, notamment des grands brûlés que la morphine n’arrivait pas à soulager entièrement, avec tous les inconvénients de cette drogue.
    On avait alors constaté que ce port associé évidemment à des images adéquates, soulageait considérablement la souffrance des malades.
    Les images projetées étaient celles d’un environnement très froid, neige, glaces, montagnes ou contrées polaires, et ces paysages dans lesquels ils se déplaçaient librement, grâce à leur casque,  leur faisaient en partie oublier leur douleur.

    Pour expliquer ce phénomène,  Hunter Hoffmann a appliqué à des volontaires des tests de douleur, en observant leur cerveau sous IRM et a comparé à un groupe témoin auquel on n’infligeait aucune souffrance.
    Cela a posé quelques problèmes quant aux lunettes à utiliser, car dans un appareil d’IRM, il y a un aimant très puissant, (voir mon article du 15 avril 2015), et on ne peut introduire dans la chambre d’essai aucun élément métallique. Il a donc fallu laisser à l’extérieur tout l’électronique et ne rentrer les images que par une fibre optique, vers des lunettes en plastique.
    Les essais ont confirmé la diminution de douleur due au port des lunettes de réalité virtuelle, les zones du cerveau qui la ressentent, notamment l’hypothalamus, étant beaucoup moins sollicitées. Il semble que cela soit due à l’augmentation de sécrétion d’endorphines, qui, produites naturellement par l’organisme, ont un rôle analogue à la morphine, et bloquent les synapses du circuit de transmission de la douleur.
    Le professeur Hoffmann essaie de confirmer ce résultat en injectant un antidote de la morphine et des endorphines, la naloxone, qui bloque leur action au niveau des récepteurs des synapses, pour voir si le port des lunettes a alors un effet moindre.

    Les études sur la réalité virtuelle et ses effets sur le cerveau sont d’ailleurs intéressantes.
    Une université de Californie a montré, sous la direction du Pr Mayank Mehta, que des rats, qui avaient des comportements voisin en apparence dans un environnement réel et dans un environnement virtuel, présentaient en réalité des perturbations très importantes au niveau de l’hippocampe (le professeur de la mémoire épisodiques et des cartes spatio-temporelles de notre environnement).
    Les chercheurs avaient « reconstruit » en images sur des écrans, de part et d’autre d’un tapis roulant sur lequel marchaient les rats (retenus par un harnais), la salle réelle où évoluaient habituellement les rats.
    Lorsque le rat naviguait en réalité virtuelle, la moitié environ des neurones de son hippocampe étaient inactifs et l’autre moitié, complètement perturbée. L’activité de l’ensemble du cerveau était par ailleurs diminuée.
    On n’a évidemment aucune idée de l’extrapolation à l’homme ni des effets à long terme qui pourraient subsister.
    Les scientifiques vont essayer de comprendre les transformations chimiques à la base de ces observations;

    On nous promet  actuellement une télévision en relief qui repose sur des techniques voisines de la réalité virtuelle, et l’industrie du jeu vidéo future semble dépendre de cette technologie.
    Il serait important de savoir quels -sont les risques encourus, notamment pour les enfants dont le cerveau n’est pas encore arrivé à maturité et qui est donc plus fragile.

    Un autre point d’ailleurs est inquiétant : les casques utilisés il y a quelques années étaient à base de leds alors que les casques actuels utilisent des « oleds » (voir mes articles des 9 et 24 janvier et 14 février 2016). Les leds émettaient de la lumière blanche. Les leds des lumières colorées parmi lesquelles des lumières bleues entre 400 et 450 nm de longueur d’onde. Ces lumières peuvent avoir, à la longue un effet de destruction des cellules de la rétine, car la distance d’effet est faible et les durées d’exposition importantes. C’est surtout vrai pour les enfants dont la rétine n’est pas mature avant 15 ans.

    Ces lunettes ont par ailleurs des effets secondaires : céphalées, nausées vomissements, qui sont d’origine oculaire et traitement par le cerveau, un peu comme dans le mal de mer.
    La raison est multiple.
    
    D’abord l’écran sur lequel on projette l’image est constitué par les verres de la lunette, qui est tr§ès proche de l’oeil. C’est un peu comme si vous regardiez votre grand écran de télévision à 30 cm de distance. Cela complique la tâche de la vision.

    L'œil fonctionne un peu comme un appareil photo. Lorsque l'on veut prendre une photo d'un objet proche, il faut faire la mise au point. C’est la même chose pour l’œil. Le cerveau est capable de modifier les courbures du cristallin pour faire la mise au point de l’image sur la rétine, suivant la distance à laquelle se situent les objets que l'on regarde ; c'est l’accommodation.
    L’intensité de l’accommodation donne au cerveau une indication de la distance d’un objet (même si on ne regarde qu’avec un seul œil), et la taille de l’objet (si on en connait la nature) donne également des indications sur sa distance, mais cela reste peu précis et la vision en relief résulte de l’utilisation des deux yeux.
    Lorsque les deux yeux regardent un objet, deux images sont transmises de la rétine au cerveau, qui va les interpréter. Pour que l’objet ne soit pas vu en double, les muscles de l’œil dirigent le regrd de chaque œil vers l’objet. Les lignes de regard sont parallèles pour un objet très éloigné alors qu’elles forment un angle d’autant plus grand que l’objet est proche : c’est ce que l’on appelle la convergence.
    Nos deux yeux étant distants d’une soixantaine de millimètres horizontalement, les images rétiniennes droite et gauche de l’espace (donc les perceptions ou extériorisations monoculaires) sont planes mais légèrement
    Notre cortex visuel est alors capable d’analyser les petites disparités horizontales des deux images rétiniennes pour construire à partir de deux informations 2D, une perception 3D (en relief) beaucoup plus précise qu’en vision monoculaire.

    Dans la vue normale les deux phénomènes de convergence et d’accommodation sont liés et commandés par le cerveau pour voir une image nette et unique.
    Lorsque l’on a un casque de réalité virtuelle la convergence se fait sur l’objet que l’on voit  sur l’image qui est donc à une certaine distance, alors que l’accommodation se fait sur l’écran (la lunette) à quelques centimètres de l’œil.
    Il y a décalage entre les deux commandes habituelles du cerveau qui estr très mal à l’aise et doit s’adapter difficilement.
    Par ailleurs si vous vous déplacez dans le paysage de réalité virtuelle, vos yeux voient l’environnement se déplacer, mais vous ne marchez ni ne bougez réellement : les commandes motrices, les sensations de l’oreille interne et des capteurs d’équilibre sont en contradiction avec ce que vous voyez. D’où un malaise analogue au mal de mer ou au mal d’auto.

Lundi 11 juillet 2016 à 14:45

Biologie, santé.

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    Il est certain que dans nos pays occidentaux, la fréquence de certaines maladies plus ou moins chroniques est en augmentation importante : c’est le cas des allergies, de l’asthme et des rhinites, le diabète et diverses maladies auto-immunes.

    J’ai lu récemment les résultats d’une étude faite par un laboratoire parisien, qui propose une cause possible inattendue.
    Il faisait des études sur des souris de laboratoire et, pour éviter des artefacs dûs à des maladies infectieuses, la règle est d’ être en atmosphère la plus stérile possible, les précautions prises et les traitements antiseptiques éliminant pratiquement tous les germes extérieurs.
    Les chercheurs ont alors constaté que les souris développaient spontanément un diabète de type 1, pour plus de 90% d’entre elles.

    Je rappelle que le diabète (ou ’hyperglycémie) est un trouble de l’utilisation et du stockage des sucres apportés par l’alimentation. Cela se traduit par un taux de glucose dans le sang (encore appelé glycémie) trop élevé.
    Quand on mange, le taux de sucre dans le sang augmente, les glucides (sucres, féculents)sont alors transformés essentiellement en glucose. Le pancréas détecte l’augmentation de la glycémie. Les cellules du pancréas, sécrètent de l’insuline. L'insuline permet au glucose de pénétrer dans les cellules de l’organisme : muscles, tissus adipeux, et le foie où il va pouvoir être transformé et stocké. Le taux de glycémie varie donc peu.
    Le diabète de type 1, ou diabète insulino-dépendant, est une maladie auto-immune, dans laquelle les lymphocites qui habituellement éliminent les éléments étrangers qui arrivent dans l’organisme, notamment les bactéries, détruisent les cellules du pancréas qui produisent l’insuline.
    Le seul traitement est donc un apport artificiel  journalier d’insuline dans le sang
    Le diabète de type 2, ou diabète insulino-résistant, n’est pas une maladie auto-immune; le pancréas peut ne pas fabriquer assez d’insuline, mais pas forcément au début de la maladie, mais c’est l’insuline qui n’agit pas et ne peut plus réguler la glycémie, et cette résistance épuise progressivement le pancréas, qui finit par ne plus assurer une production suffisante d'insuline. Ces deux mécanismes font que le glucose ne pénètre pas dans les cellules du corps et reste dans la circulation sanguine.

    Un parasite s’est introduit dans l’élevage de souris, en trompant les mesures d’hygiène et au grand étonnement des chercheurs, le nombre de souris atteintes de diabète, est descendu au dessous de 50%.
    L’animalerie a été décontaminée et la fréquence de diabète est remontée au dessu de 90%.

    Le laboratoire a alors fait diverses études qui ont montré qu’une hygiène trop poussée, qui élimine les germes extérieurs, favorisait les maladies auto-immunes.
En effet il y a, dans notre système immunitaire, compétition entre les réponses immunitaires contre les antigènes forts que ce sont ceux des agents infectieux et les antigènes plus faibles que sont les antigènes, et les molécules à l'origine des allergies et des maladies auto-immunes. Si la réponse contre les infections diminue car il y a moins de germes, cela va faire remonter la réponse contre les allergènes et contre les auto-antigènes, c'est-à-dire la maladie allergique et auto-immune ».

    Etre en contact avec des bactéries est donc une bonne chose, à condition qu’il n’y en ait pas trop pour qu’on ne soit pas malades et d’éviter si possible les bactéries trop dangereuses.
    Alors à quand notre petite dose quotidienne de bactéries au petit déjeuner !

Mardi 5 juillet 2016 à 11:45

Biologie, santé.

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     Il est certain que la science doit progresser et essayer d’apporter des conséquences utiles pour les êtres humains, en résolvant certains de leurs problèmes ou en leur apportant des solution pour améliorer leur santé et leur vie.
     Cela dit, toute avancée scientifique peut aussi être utilisée de façon détournée, par des scientifiques à l’esprit dérangé, ou par des hommes assoiffés de pouvoir, qu’ils soient politiques ou dirigeants de très grandes multinationales.
     J’ai lu un article sur la synthèse d’un ADN artificiel par des chercheurs d’Harward, mais cet article était un peu superficiel et par ailleurs doté de fautes d’orthographe !
(http://www.huffingtonpost.fr/2016/05/18/genome-humain-artificiel-reunion-secrete-scientifiques-harvard_n_10006340.html)
     J’ai donc été voir de quoi il s’agissait et j’ai trouvé quelques renseignements sur le « Human Genome Project » et ses dernières avancées.

     Je vous avais déjà parlé des techniques Crispr-CAS pour couper l’ADN et en remplacer une petite séquence (voir mon article du 27/10/2015)
     Là il s’agit d’essayer de créer de toutes pièces un ADN. Cela peut ouvrir de nombreuses avancées scientifiques en biologie et en médecine, mais évidemment cela pose des problèmes éthiques et des risques d’eugénisme.
     Qu’en est il
     Un article de Science décrit le projet. il est signé de 25 chercheurs dont le professeur de génétique à la faculté de médecine d’Harward, Georges Church, dont les idées sont souvent critiquées.

      Le génome d’une bactérie (porté par un chromosome unique),  a d’abord été décodé. Puis des bouts de cet ADN d’une cinquantaine de bases, ont été synthétisés.
     On a ensuite; au sein de levures, assemblé ces bouts d’ADN, en un chromosome contenat environ un million de nucléotides.
     Une autre bactérie a été utilisée, dont on a d’abord retiré l’ADN, et dans laquelle on a introduit ce nouvel ADN »
     Le mécanisme biochimique de la bactérie a  fonctionné et la bactérie s’est reproduite avec le nouvel ADN. En effet, si on a fourni à la bactérie un nouvel ADN, par contre elle avait conservé tout son arsenal biologique : sa machinerie fonctionnelle, sa membrane, les molécules qui fabriquent des protéines…
     Certes c’est une avancée, c’est en quelque sorte la création d’une cellule artificielle, mais à partir d’une cellule existante, mais on est encore bien loin de la synthèse d’un génome humain, et le coût est prohibitif.
    C’est un peu comme si je passais sur mon ordinateur de Mac OS à Windoxs; à condition de changer certains logiciels qui sont (comme l’ADN), les meneurs du fonctionnement, je pourrais continuer à faire fonctionner mon mac

     Quelles sont les applications possibles?
     La principale, à court terme est de mieux comprendre le fonctionnement de notre génome, car on ne sait pas à quoi sert « l’ADN silencieux », près de 90% de notre ADN.
     En reconstituant de petits morceaux et en les essayant sur des cultures cellulaire, éventuellement sur des animaux, on doit peu à peu faire des progrès dans ce domaine.
     C’est ensuite la possibilité de créer des organes humains pour des transplantations et de produire des lignées de cellules résistantes à tous les virus et cancers. Mais on n’en n’est pas là.
    Alors évidemment il y a des dangers d’eugénisme, par exemple la possible création d'enfants sans parents biologiques ou des études « d’amélioration de l’espèce humaine ».
     Mais les résultats actuels sont encore très peu importants et pour le moment la crainte de chercheurs du type Jekyll ou Frankenstein, n’est pas crédible.

Samedi 21 mai 2016 à 8:54

Biologie, santé.

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Je viens de lire un article qui me paraît inquiétant.
    Les paysans chinois ayant des difficultés à fournir suffisamment de viande au consommateur, qui mangent beaucoup plus de viande qu’il y a quelques années, aurait décidé qu’une usine, à l’est de Pékin, allait cloner en série, vaches chevaux et même des chiens. L’usine serait en construction.
    Le chiffre d’un million de vaches par an a été avancé et il s’agirait de chiens policiers pour la police et l’armée. La production devrait démarre en 2017.
    La société de biotechnologie chinoise Boyalife et sa comparse sud-coréenne Sooam Biotech auraient investi une trentaine de millions d’euros.,
    La compagnie coréenne aurait déjà cloné des chiens décédés pour les remplacer à l’identique auprès de leurs propriétaires.

    Il est peu probable que la viande de vache clonée soit dangereuse à manger, surtout cuite, mais il serait quand même nécessaire d’étudier la question avant de la commercialiser
    Si c’est pour faire de la viande de boucherie, la vache sera abattue assez vite et donc le vieillissement de ses cellules n’est pas un problème.
    Mais les essais menés sur les brebis ou les singes, o,t montré que les animaux clones vieillissaient mal et mourraient beaucoup plus jeunes que les animaux conçus naturellement.

    Surtout c’est le début d’une habitude de clonage. A quand celui des humains ?
Et là c’est inquiétant. On est en plein eugénisme.

    Pour ceux qui ne sont pas habitués à ces techniques, quelques mots sur le clonage.
    Ce n’est pas une invention de l’homme. A l’origine presque toutes les cellules vivante qui se reproduisent  se clonent : leur ADN se divise en deux ADN identiques, et donc sauf mutation ou erreur accidentelle, les cellules produites sont identiques aux cellules mères. C’est donc le phénomène naturel le plus courant.
    C’est également un mode de reproduction naturel chez les plantes : le fraisier par exemple (ou certains lierres) envoie dans le sol une ramification, le stolon, qui a un moment fait des racine, puis se sépare et devine autonome.
    Mais on peut aussi provoquer cette reproduction par bouturage.
    Le greffage est aussi une sorte de clonage par modification d’ADN.
    Mais il existe dans les plantes des amas de cellules indifférenciées ( les méristèmes), qui peuvent se multiplier en se différenciant selon certaines conditions.
    En laboratoire, en introduisant de l’ADN dans ces cellules on peut les cultiver et produire in vitro, un embryon de plante, puis une petite plante qui pourra se développer ensuite.
    Pour les animaux, et notamment les mammifères, la reproduction naturelle se fait par fécondation d’un œuf femelle par de la semence mâle.
    Le clonage est très différent puisqu’on ne part que de l’ovocyte, mais qui est énuclée pour qu’il n’apporte plus son ADN et  on introduit dans cet ovocyte le noyau d’une cellule différenciée, qui apporte donc la totalité de son ADN.
    Le clone est donc théoriquement identique à l’animal qui a fourni cette cellule.
    En 1963, l'embryologiste chinois Tong Dizhou, fut le premier à cloner un poisson à partir du noyau d'une cellule d’embryon.
    En 1996 le premier mammifère cloné fut une brebis, Dolly, qui fut euthanasiée en 2003 à la suite d'une maladie pulmonaire qu'ont les brebis normalement à 11 ou 12 ans. On constata un vieillissement prématuré des cellules de son corps.
    Depuis les années 2000 de nombreux essais ont été faits : vache, taureaux et bœuf sauvage, cheval et jument, cochons, divers animaux de laboratoire, chiens et chats.
    On a réussi même à faire des clones de clones.

    En fait si l’on transmet le matériel génétique de la cellule de l’animal que l’on veut cloner, le matériel et le mécanisme de transcription restert celui des cellules du receveur.
    L’expression de certains gènes peut donc se faire différemment que dans l’animal initial et le clone n’est pas parfaitement identique à l’animal original. On a par exemple constaté que, sur les bovins, les taches colorées sur la peau ne sont pas au même emplacement.

Dimanche 27 mars 2016 à 9:48

Biologie, santé.

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     Je ne sais pas si vous saviez ce qu’était un rat-taupe nu ? Pas moi, jusqu’à ce qu’on en parle sur les revues médicales.

    C’est une bête très bizarre appelée aussi « Hétérocéphale », un petit rongeur dépourvu de poils, qui vit uniquement sous terre pour ne pas mourir de froid.
Il mesure entre 10 et 30 cm de long, plus une queue de 10 cm environ, avec une tête affreuse car la mâchoire est très développée pour permettre de creuser des galeries.
    Ils ont quelques poils …. entre les orteils des pattes et devant le museau des poils vibratiles pour sentir les obstacles (en effet dans le noir il n’y voit rien) !!
    Ce qui est original chez cet animal c’est au plan physique sa capacité de reproduction et sa longévité. Il peut vivre une trentaine d’années, ce qui est énorme pour un rat (c’est comme si certains hommes vivaient 600 ans !).

    Sa reproduction est très particulière. Dans un groupe (une espèce de colonie), une seule femelle, la « reine » est reproductrice et allaiter les bébés rats. (c’est un mammifère)
    Elle passe sa vie à engendrer, s’accouplant avec un harem de mâles (pour mélanger les gênes) et accouche 5 fois par an d’une douzaine de rats.
    Elle est nourrie par les autres membres, ainsi que les bébés rats lorsqu’ils sont sevrés. Les rats-taupes sont végétariens, mangent des racines, qui leur fournissent l’eau nécessaire. Leur besoin en eau sous terre est faible et ils n’ont pas besoin de boire.

    Ces rats-taupes sont originaux par leur organisation sociale, analogue à celle des fourmis ou des abeilles. Seule la reine et le harem de mâles sont destinés à la reproduction. Les autres membres sont ou soldats ou ouvriers et ont une morphologie différente. Les ouvriers creusent les galeries, et approvisionnent la nourriture et la stockent dans des magasins. Les soldats défendent la colonie et ses galeries.
    Quand deux colonies se rencontrent en creusant des galeries, c’est le combat sans merci, jusqu’à ce qu’un reine et son harem soient tués. Les ouvriers et soldats rescapés sont emmenés en esclavage ou tués s’ils résistent.
    Ils ré-ingurgitent une partie de leurs déjections de cellulose, et élèvent des insectes qui finissent de nettoyer leur habitation.
    Cette organisation sociale est unique chez les vertébrés.

    Si on en parle au plan médical c’est qu’ils ont deux caractéristiques particulières :
    - ils sont insensibles a la douleur car leur système nerveux ne comporte pas de neurotransmetteur pour la transmettre (un neuropeptide, appelé « substance P », dont des récepteurs spécifiques se trouvent sur les nerfs spécialisés pour transmettre la sensation de douleur à l’hypothalamus).
    - Ils n’ont jamais de cancer, ce qui intrique les chercheurs. (pourquoi ?)

    Une chose extraordinaire vient d’arriver en 2015. Deux rats-taupes, pensionnaires de zoos américains, viennent d’être diagnostiqués cancéreux.
    Le premier, âgé de 22 ans, atteint d’une tumeur mammaire, a été opéré et se porte bien. Le second, d’environ 20 ans, avait une maladie de la peau de la face et en est mort.
Son autopsie a révélée, à la stupéfaction des vétérinaires, qu’il avait une tumeur de l’estomac.
    Pourquoi ? Ont ils subis une mutation génétique ?
    Les scientifiques s’y intéressent beaucoup car cela pourrait être important pour permettre de comprendre le cancer humain et le soigner.
   

Vendredi 25 mars 2016 à 10:05

Biologie, santé.

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      Je trouvais commode que l’on puisse trouver chez le pharmacien, sans ordonnance, des médicaments courants et non remboursés par la sécurité sociale.
    Je m’aperçois maintenant que c’est dangereux, car malheureusement beaucoup de personnes s’en servent n’importe comment et ne lisent jamais les notices.

    On a eu l’exemple du paracétamol, qui est utile contre la douleur, voire la fièvre, mais qui ne devrait être utilisé que si on en a vraiment besoin, donc pour un temps limité et sans dépasser 3 g par jour.
    Or beaucoup de personnes en prennent dès qu’elles croient qu’elles vont avoir mal, c’est à dire presque tout le temps, alors que d’autres, qui ont entendu dire qu’on pouvait aller jusqu’à 6 cachets par jour, avalent 6 fois un comprimé d’un gramme, c’est à dire le double de la dose maximale.
    L’agence Nationale de Sécurité des médicaments (ANSM) a mis en garde en 2014 en signalant qu’on avait constaté des cas d’accidents cardiaques, dus à l’usage abusif du paracétamol. Les surdosage sont dangereux pour le foie, au point de nécessiter une greffe, par hépatite grave. On considère que c’est actuellement la première cause de greffe de foie en France.

    Un autre exemple nous est donné par des bêtises de jeunes.
    Sans doute avez vous déjà utilisé un sirop pour la toux, (ou des comprimés), contenant de la codéine, qui est un analgésique assez fort, efficace mais dangereux : c’est de la méthyl-morphine.
    Il est dangereux si on en prend trop et surtout si on en prend trop souvent, il y a un risque important d’addiction. L’utilisation de codéine peut provoquer des réactions analogues à des allergies (démangeaisons, rougeurs, nausées…), et les médecins prescrivent souvent de la prométhazine, qui est un antihistaminique modéré.
    On trouve en vente libre chez le pharmacien des sirops à la codéine et d’autres contenant de la prométhazine.
    Des jeunes ont vu sur internet que des américain faisaient, avec ces sirops un cocktail, (le « purple drank » car il est violet), en les mélangeant avec des sodas voire de l’alcool, lequel cocktail a des effets relaxant et désinhibant.
    Et finalement c’est une véritable drogue, dangereuse en cas d’excès mais surtout capable d’induire une addiction tenace, et cela à partir de produits en vente libre chez le pharmacien.

    D’ailleurs les adultes mélangent aussi paracétamol et codéine pour renforcer l’effet analgésique de chacun des produits et là encore c’est dangereux et susceptible de provoquer des addictions.

    J’ai eu l’occasion de lire une notice sur un léger somnifère qui avait été conseillé à une personne de ma famille, lequel est en vente tout à fait libre et non remboursé.
J’ai été étonné de voir sue la notice qu’il était conseillé de ne pas l’employer plus de 5 jours. On ne précisait pas pourquoi. Mais alors pourquoi le mettre en vente libre. Cela m’étonnerait que toutes les personnes lisent la notice.

    Je ne suis pas contre ces médicaments, ils sont utiles, mais ce sont des produits dangereux et s’ils sont en vente libre sans ordonnaNce, on n’a pas de prescriptions quant aux précautions à respecter.
    Je pense que les pharmaciens devraient disposer, lorsqu’ils vendent de tels médicament d’une simili-ordonnace préimprimée et très simple, qui indique les doses et les durées à ne pas dépasser, et qu’il commentent éventuellement pour l’expliquer aux personnes qui auraient du mal à comprendre ce document.
    Il fauudrait aussi que les parents enferment les médicaments dans des armoires situées à une certaine hauteur et fermée à clé, les enfants devant demander à leur parent de leur donner les médicaments. Il est anormal qu’un enfant de 12 ans puisse aller prendre lui même, sirops à la codéine et à la prométhazine pour s’ en faire une « potion magique » qui est en réalité une drogue.

Mardi 15 mars 2016 à 9:12

Biologie, santé.

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     Je suis toujours étonné quand j’entends des gens, que je pensais intelligents dire : « il faut se passer de l’énergie nucléaire » ou « il faut se passer de l’expérimentation animale ». Je pense qu’ils n’ont pas beaucoup réfléchi à la question.

    Que l’on ne doive pas considérer les animaux comme des objets et qu’on ne les fasse pas souffrir, je suis entièrement d’accord. En particulier qu’on n’achète pas un animal de compagnie pour l’abandonner ensuite, qu’on évite de faire souffrir les animaux qui nous servent ensuite de nourriture.
    Pourtant cela ne nous viendrait pas à l’esprit de dire la même chose des plantes et pourtant ce sont aussi des êtres vivants!
    Mais je pense qu’il faut encore être plus vigilant vis à vis de la vie et de la souffrance des humains. Et quant je vois une artiste américaine veniur reprocher à la France de gaver des oies, je voudrais lui dire de s’occuper du centre de Guantanamo ou des agissements de la CIA.
    Cependant je voudrais revenir sur le problème des expérimentations animales. Certes il faut éviter de faire souffrir les animaux et veiller aux conditions de ces essais, mais peut on s’en passer?

    Je parlerai d’abord des médicaments : avant de les mettre dans le commerce, il faut s’assurer qu’ils sont efficaces, qu’ils ne sont pas dangereux, et ceci à diverses doses, et aussi connaître les effets secondaires indésirables.
    L’expérimentation finale est faite sur des humains, en hôpital.
    Mais elle n’est pas sans danger et on a vu récemment qu’une telle expérimentation a causé la mort d’un homme et des séquelles graves chez plusieurs autres. Et il y avait eu pourtant une sévère et longue expérimentation animale. Sans elle il y aurait eu certainement plusieurs morts et handicapés graves si on s’en était tenu à la seule expérimentation humaine, sans autre préalable.
    S’il n’y avait pas eu d’expérimentation animale, nous n’aurions aucun vaccin, pas d’antibiotique et pas la plupart des médicaments très actifs. Il y aurait tous les ans des dizaines de millions de morts supplémentaires de maladies.
    Au départ on ne sait pas grand chose du fonctionnement du corps humain, nu de celui des bactéries et virus. Sans l’expérimentation sur ls animaux de la mouche drosophile à la souris, puis , moins souvent sur d’autres mammifères, nous ne saurions pas grand chose sur les mécanismes de physiologie et des maladies qui nous affectent.
    L’expérimentation animale est indispensable aux études scientifiques, car l’étude de thérapeutiques et de médicaments ne peut se faire que si on connaît suffisamment au préalable les maladies et le fonctionnement du corps humain.
    On a trouvé des traces du virus Zika dans le liquide amniotique et le cerveau d'un fœtus anormal; une culture sur des neurones a montré in vitro des perturbations apportées par le virus Zika. Mais pour être absolument certain de son action, des essais seront nécessaire in vivo sur des souris en gestation pour démontrer l'action tératogène.

    Et l’expérimentation animale n’a jamais autant été encadrée qu’aujourd’hui.
Deux directives sur la protection des animaux existent de 1086 et de 2010.
Les animaux sont utilisés au minimum (tellement même que probablement si on les avait davantage utilisés, il n’y aurait pas eu un mort dans les derniers essais thérapeutiques).
Des seuils sont respectés pour limiter une éventuelle souffrance et les animaux sont insensibilisés ou traités par analgésiques. Les conditions d’élevage sont strictement réglementés de même que les conditions de soins et de chirurgie.
    Des comités d’éthiques ont été créés, ainsi que des contrôles des animaleries et laboratoires. Pour utiliser certaines espèces il faut démontrer qu’un ne peut pas utiliser des animaux moins évolués (notamment pour le singe.

    Ce qui m’agace, dans ce domaine, c’est que les gens qui critiquent l’expérimentation animale et demandent son abolition, n’ont aucune notion de biologie, de ce à quoi servent ces expérimentations et sont les premier à hurler quand les médicaments destinés à l’homme ne sont pas d’une efficacité parfaite.
    Il est évidemment beaucoup plus facile de critiquer ce que l’on ne connaît pas, parce qu’on ne se rend pas compte alors qu’on ne dit que des âneries.

   


Dimanche 13 mars 2016 à 9:04

Biologie, santé.

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    Sorti pour aller chercher une pizza par une nuit noire sans lune et dans notre rue dans laquelle l’éclairage était en panne, j’ai trébuché dans une racine d’arbre qui dépassait du trottoir.Je suis tombé la main sur les deux boites de pizza, ce qui m’a évité de me casser le poignet. Et on pouvait encore man er les pizzas, un peu écrasées quand même. Grosse bosse au genoux et pour que cela dégonfle on ma mis, comme le faisait ma grand mère, une pommade à l’arnica.
    C’est un remède qui a passé de mode et pourtant très efficace.

http://lancien.cowblog.fr/images/Santebiologie2/24phytomelia.jpg    L'arnica est une plante originaire des régions montagneuses de l'Europe et du sud de la Russie, entre 800 et 2 400 m, dans les terrains granitiques et siliceux et les pâturages d’altitude (Vosges, Alpes, Jura). Sa tige d’un demi mètre environ se termine par une fleur d’un beau jaune d’or ressemblant à une marguerite ou à un souci que l’on ramasse entre juin et août.
    Il existe une trentaine d'espèces. Celle à usage médical est « l’arnica montana ». Elle donne lieu à des préparations pharmaceutiques sous forme de crèmes et d’huiles de massage qui ont des propriétés anti-algiques, anti-inflammatoires et
On l’utilise aussi sous forme de petits granules homéopathiques à avaler.
    Ma grand mère l’appelait « l’herbe à chutes » et son utilisation contre les contusions remonte au Moyen Age, et Madame de Sévigné recommandait contre les coups d’utiliser « l’eau d’arquebuse » qui était une préparation à base d’arnica de bétoine et d’euphorbe.
   
    L’arnica stimule la circulation du sang et son action anti-inflammatoire serait due à une combinaison de carotène et de manganèse. Elle régule lla circulation périphérique du sang, a un rôle anticoagulant et une augmente la résistance locale des muqueuses.
    Elle aurait même un léger pouvoir anti-bactérien, grâce à l’acide caféique et aux carbures poly-acétyléniques
    Le baume d’arnica évite donc les accumulations de sang (les « bleus ») et réduit inflammation, enflure et douleur.
    Il est donc utilisé non seulement en cas de coups, les entorses et chutes, mais aussi pour des traumatismes post-opératoires.

    Les pommades contenant de la teinture d’arnica comme principe actif font classiquement partie de la trousse de secours, mais attention, l’arnica doit s’appliquer sur les contusions, bosses, meurtrissures, mais jamais sur les plaies ouvertes.
    L’arnica est aussi un poison assez violent.
    Ma grand mère utilisait directement la plante : les feuilles et les fleurs  froissées en cataplasme, ou les fleurs en décoction dans l’eau bouillante, et elle faisait une teinture d’arnica qu’elle utilisait coupée de moitié avec de l’eau.
    Elle tenait les recettes et proportions de sa grand-mère, mais je ne vous conseille pas de procéder ainsi.
    L’arnica est toxique : c’est un irritant des muqueuses, ainsi que du tube digestif et des reins. L’arnicine qu’elle contient est un médicament et un poison pour le cœur. Elle peut provoquer, au-delà de 4 à 8 g par litre une altération profonde du système nerveux, avec sueurs froides et hémorragies. Elle est donc bien trop dangereuse à employer, pour qu’on puisse la recommander pour l’usage interne.
    Elle est inoffensive et couramment employée avec efficacité en homéopathie, avec des dilutions infinitésimales, sous forme de minuscules granules ( voir photo ci dessus) que l’on prend en général par 5 trois fois par jour.
    On ne sait pas bien expliquer son rôle sous des doses aussi faibles. Sans doute fait elle sécréter à notre corps d’autres substances protectrices. Et l’effet placebo peut aussi jouer, comme pour tout médicament. Mais c’est efficace. Elle fait même baisser la fièvre et agit comme du paracétamol et on m’en faisait prendre quand j’étais petit et que j’avais mal à la gorge ou une extinction de voix.
    Maintenant je devrais l’utiliser contre l’arthrite !!

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lancien

sortir de la tristesse

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