Mardi 24 décembre 2013 à 8:10

Préférences cérébrales

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    Deux autres exemples des combinaisons des préférences cérébrales : d’abord le problème de la confiance en soi.   
    La personne indépendante d'esprit est celle sur laquelle les autres, et la société, n'ont pas une influence déterminante : elle les écoute, tient compte des us et coutumes, mais conserve son libre arbitre et tient surtout compte de ses idées personnelles et de sa propre estime.          
    La personne influençable est en général, trop attachée à l'opinion que les autres ont d’elle : elle a peur d'être jugée et d'être mal jugée. Cela devient pour certains un véritable tourment et une obsession, à tel point que toutes leurs décisions, toute leur vie en dépendent.
En effet, l'influence actuelle des médias, (télévision, internet, cinéma et livres) et le développement exagéré des réseaux, que ce soit sur les téléphones portables ou sur le web, fait que l'on a l'impression, si on n'y prend garde, d'être en permanence sous le regard d'autrui.
    L’autre importante influence est celle de toutes les règles et tendances : règles morales et religieuse, règles de vie en société, mais aussi les tendances à la mode, les règles du groupe auquel on appartient .. La aussi les médias ont leur responsabilité, en favorisant l'esprit moutonnier et l'esprit de mode, en nous enlevant, peu à peu, notre équation personnelle pour la remplacer par ce qu'on veut que nous soyons.
    Les deux influences combinées font qu'une personne très influençable devient très sensible à l'opinion des autres, au point de bne plus avoir confiance en ses propres opinions, en ses décisions et en ses actes.   
    Il est par ailleurs connu que si nous sommes sous le coup d'émotions, nous sommes moins objectifs et que pour faire agir un groupe, les meneurs savent le saturer d'émotionnel pour l'empêcher de réfléchir.
    Une personne très sensible (émotivité immédiate A importante), qui ne maîtrise pas ses émotions, qui ne les comprends pas bien et qui les subit, est plus influençable.
    La personne optimiste voit le verre à moitié plein, est sereine, tourne la page face au passé et revient assez rapidement à l'objectivité après une émotion négative.
    La personne pessimiste voit le verre à moitié vide, est soucieuse de l'avenir, a, sur le passé, des remords de ce qu'elle a fait et des regrets de ce qu'elle n'a pas su faire, et le retour à la normale après un passage malheureux est lent et difficile
    Le pessimisme aggrave donc le manque de confiance en soi, car on craint toujours le pire et on croit ne jamais être à la hauteur des événements.
    L'introverti, timide aura tendance à avoir moins confiance en lui que l'extraverti, insouciant et qui a des contacts faciles avec autrui. Mais ce n'est pas généralisable, car l'introverti qui réfléchit davantage, sera très mal à l'aise dans une réception, mais aura confiance en lui pour faire un exposé sur un sujet qu'il connaît bien. Et l'extraverti fera dans certain cas, plus attention au jugement d'autrui que l'introverti qui a l'habitude du monde de ses pensées.
    La personne "J", qui donne priorité à la décision et cherche à prévoir son comportement face aux événements, sera plus assurée qu'une personne "P", qui donne priorité à l'information, et sera donc peu confiante en ses décisions (si elle en prend). Mais par contre la personne J aura moins confiance en elle face à une situation imprévue qu'elle n'aura pas pu étudier, alors que la personne "P" saura mieux s’adapter.
    La personne "L", qui prends ses décisions en fonction d'un raisonnement logique, aura davantage tendance à contester l'opinion des autres et à les comparer aux siennes propres, que la personne "V", qui suit intuitivement ses goûts et ses valeurs.
    Elle saura mieux analyser logiquement les problèmes et aura le plus souvent davantage confiance en elle.
    La personne de perception sensitive" S", qui examine les détails, avance pas à pas dans sa prise d'information, aura davantage confiance dans les faits et la vue des événements, que la personne "G" qui perçoit globalement et intuitivement, mais de façon moins précise.
    Enfin la préférence "tolérance, intolérance" a une influence particulière : la personne intolérante a évidemment davantage confiance dans ses propres opinions, mais par contre, peu sensible à l'environnement et à l'opinion de ceux qui ne pensent pas comme elle, elle risque de se trouver très démunie dans un milieu hostile à ses valeurs et à ses désirs.
   

    Deuxième cas important et fréquent : les conflits entre préférences.        
    Supposons une personne de préférences V et J très fortes.
    Pour elle maîtriser les événements est primordial et elle doit donc prévoir les conséquences de ses actes; mais sa préférence de décision V ne l’aide pas puisqu’elle est subjective et intuitive. Elle serait beaucoup plus à l’aise si elle était J.
    Supposons qu’elle soit fortement G, sa perception globale, intuitive, mais moins précise, moins pragmatique va également l’handicaper par rapport à le préférence S, qui lui permettrait une analyse des phénomènes pas à pas.
    Etre GV va donc perturber la volonté de maîtriser les situations, au point de paralyser dans certains cas la prise de décision.
    Evidemment, si la personne est de plus pessimiste, la peur de se tromper va la mettre mal à l’aise et la paralyser encore plus.
    Si enfin selle est influençable, elle risque d’attacher trop d’importance à l’opinion des autres, ainsi qu’aux valeurs et aux goûts qui sont le propre du V. Ceci va être un handicap supplémentaire pour maîtriser les événements.
    On voit donc qu’une personne très fortement J, pour laquelle il faut absolument maîtriser les situations, va être complètement bloquée et paralysée, au point d’être profondément stressée en permanence, si elle est aussi V, G, et influençable.
    Au contraire, il lui sera facile, pour elle J, de maîtriser les événements si elle est L, S, optimiste et indépendante d’esprit.

    Vous pouvez donc avoir des combinaisons défavorables de préférences cérébrales. Ne vous désespérez pas, su vous êtes dans ce cas. On peut s’en sortir : il faut alors arriver à s’entraîner pour savoir aussi, dans certaines circonstances, utiliser l’attitude antagoniste de vos préférences et diminuer l’influence des préférences qui sont trop marquées.

Lundi 23 décembre 2013 à 9:18

Préférences cérébrales

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     Pour vous faire comprendre les interférences entre préférences cérébrales, je vais vous donner aujourd’hui et demain, quatre exemples assez généraux, mais évidemment les cas particuliers pourraient être un peu différents, car chacun a sa propre personnalité.

    Prenons d’abord les 4 cas de personnes de sensibilité immédiate A ou O et de préférence de décision L ou V.

    Si quelqu’un fortement A est très sensible, et qu’il est fortementV, son altruisme sera renforcé. S’il est L, sa sensibilité immédiate reste la même, mais elle cède ensuite la place au raisonnement logique et pour l’extérieur, cette personne paraît moins sensible qu’elle n’est réellement. C’est encore plus vrai si elle est en outre introvertie, alors que l’extraversion l’obligerait à côtoyer autrui.
    Si la personne est nettement O (peu de sensibilité immédiate), si elle est V, son altruisme atténuera l’impression ressentie par ses interlocuteurs. Si par contre elle est L, elle paraîtra plutôt insensible, et le sera probablement en partie.
    Supposons de plus que cette personne OL soit en outre nettement I et S. Elle est peu liante et perçoit les détails, pas à pas, étant tournée vers le présent et le passé, et peu créative. Dès lors elle a un caractère assez porté sur l’analyse impersonnelle, risque d’être assez repliée sur elle même et peu tournée vers autrui et perçue comme froide et égoïste.
    Si en plus elle est de préférence intolérante, le tableau est encore pire.
    On voit bien sur cet exemple d’une part que l’assemblage de certaines préférences renforce certains traits , alors qu’un assemblage différent va les atténuer.
    On constate aussi que l’on n’a un effet défavorable, que lorsque plusieurs préférences qui se renforcent sont très prononcées, ne laissant pas assez de place à l’attitude opposée qui serait modératrice.

    Autre cas assez spécial : celui des personnes de préférences SVP.
    J’ai été amené à connaître un certain nombre de jeunes de la DASS, qui étaient dans un centre, aidés par des éducateurs, mais qui avaient une scolarité normale dans un collège ou lycée.. Ce n’étaient pas des délinquants, mais des jeunes dont l’enfance avait été difficile, parfois en raison de parents déficients, parfois aussi en partie de leur faute, car ils avaient commis des erreurs et des imprudences.
    J’ai été très étonné car il y avait parmi eux, une majorité de SVP tout à fait anormale et je me suis demandé pourquoi.J’en avais plus de 60%, alors que sur une population normale j’aurais du en avoir entre 5 et 10 %
    Au cours de plusieurs années, sur plus de cent individus, au total, je n’ai trouvé qu’un peu plus de 12% de ces jeunes qui prennent des décisions de façon logique L (population normale 60% de “L”  chez les hommes et 40% chez les femmes), et sauf quelques filles à forte personnalité, tous ceux qui sont L dans les groupes que j’ai vus, sont les “têtes de turc” et les “souffre-douleurs” des leaders et des autres du groupe.
    On constate aussi que la plupart des membres du groupe étaient très influençables et que les moins influençables étaient les L, qui jouaient le rôle de bouc-émissaires. Ceci montrait l’importance et la pression de l’appartenance au groupe, qui demande de rentrer dans un moule ou d’obéir à des meneurs.
    Je me suis alors demandé si le fait d’être SVP, pouvait expliquer leur parcours passé, et en partie, le fait que ces jeunes soient « en difficulté ».
    Une personne  V "normale" qui ne décide  pas  en fonction de raisonnements logiques, fait « ce qui lui plait, en fonction de ses valeurs », goûts et valeurs qui lui ont en partie été donnés par ses parents ou son éducation.
    Mais beaucoup ces jeunes ont eu une absence d’éducation dans laquelle on ne leur a pas donné de valeurs (ni de règles). Ils donc tendance à faire ce qui leur plaît en fonction de leurs instincts, qui pour des S sont très sensitifs et dans le présent.
    En particulier, leurs désirs de S sont très matériels -d’autant plus qu’ils n’ont pas eu une enfance heureuse, ni une éducation très développée - et ils sont très pragmatiques, mais l’altruisme de leur « V » ne s’est pas beaucoup développé, surtout chez lies garçons qui sont assez « machos ».   
    Etant P, ils ne cherchent pas à maîtriser les situation, mais s’adaptent le mieux possible aux situations souvent chaotiques, et ils prévoient mal les conséquences de leurs actes, et cela d’autant plus que les centres du cortex préfrontal, destinés à cette prévision,ne sont pas encore entièrement développés chez les ados.
     Bref, ils font donc un peu n’importe quoi, en fonction de leurs pulsions et cela a mené certains à la DASS.
    Je ne sais pas si cette hypothèse que je fais là est valable, mais les discussions que j’ai eues avec ces jeunes semblaient la corroborer.
    Cela montre que les préférences cérébrales nous donnent des notions générales sur le comportement des individus, mais qu’ensuite, chacun est un cas particulier, et que l’éducation et l’instruction qu’on a reçues, l’expérience de la vie, et l’environnement sont primordiaux pour l’expression de ces préférences, et que des personnes ayant les mêmes préférences, peuvent avoir des comportements très différents en fonction de leur vécu passé.

Samedi 21 décembre 2013 à 8:11

Préférences cérébrales

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     Deux de mes correspondantes, qui s’intéressent aux préférences cérébrales (elles font des études de psycho), me demande comment interpréter les « assemblages » de préférences, autrement dit, comment une préférence peut elle agir différemment si elle est associée à telle ou telle autre préférence.
    Je ne sais pas répondre de façon générale à cette question : c’est trop compliqué pour qu’il y ait des règles simple, des tableaux de correspondance.
    Ce que je peux faire, c’est vous donner quelques aperçus généraux et puis traiter certains assemblages particuliers que je rencontre souvent, mais chaque personne, chaque personnalité est un cas particulier et individuel, car l’intensité de ses préférence n’est pas la même que chez son homologue, ayant les mêmes préférences, et d’autre part son éducation, son instruction, son expérience de vie et son environnement ont une influence certaine sur son comportement en fonction de ses préférences cérébrales.
    Certes les psys donnent souvent des portraits généraux associés à la combinaison de préférences, (il y a notamment les portraits types du MBTI), mais ce sont des portraits très généraux, qui ne tiennent pas compte de l’intensité des préférences, et ils doivent être valables pour toutes les personnes ayant cette combinaison de préférences. Dès lors ils ressemblent presque aux horoscopes, en ce sens qu’ils restent très généraux et que vous y trouverez tout ce que vous voulez y voir.
    En fait pour vraiment comprendre l’influence des préférences cérébrales sur une personne, il faut non seulement connaître ses préférences, mais les décomposer en sous-éléments et avoir longuement discuté avec elle pour connaître l’intensité de leur action, et examiné aussi son éducation et son environnement passé et actuel, mais aussi ses valeurs et ses goûts qui influent ses décisions.
    Arriver à cerner la personnalité d’une personne résulte donc beaucoup plus d’un dialogue que de règles précises.   
    Je vais néanmoins vous donner quelques exemples que je rencontre souvent, mais il faut pour cela que vous ayez lu mes articles sur les préférences cérébrales, car je ne vais pas les redéfinir et redéfaire leur influence.

    Une première constatation générale : si l’influence des préférences cérébrales de quelqu’un est modérée, c’est à dire que cette personne ne pratique pas essentiellement ses attitudes préférées, mais qu’elle arrive également à utiliser ses attitudes non préférées lorsque cela paraît indispensable, un peu comme un ambidextre utilise ses deux mains, alors l’analyse de sa personnalité sera beaucoup moins difficile et la combinaison des diverses préférences sera moins importante, puisque ces préférences seront moins marquée.
    Autrement dit, le problème de la combinaison des préférences cérébrales se pose surtout lorsque certaines de ces préférences sont très marquée, c’est à dire lorsque leur influence est grande par rapport à celle de l’attitude antagoniste non préférée.

    Je vous ai toujours dit dans mes articles que, contrairement aux théories habituelles sur la personnalité, avoir une préférence; que ce soit une attitude ou son antagoniste, n’entraînait pas de jugement de valeur : une préférence n’est pas meilleure que la préférence opposée; chacune a ses avantages et ses inconvénients.
    Ce qui peut être par contre un inconvénient c’est que cette attitude préférée soit tellement dominante que l’individu ne sait presque pas utiliser l’attitude opposée et il se trouve alors dans la situation d’un droitier, qui serait terriblement maladroit de sa main gauche. Il y a des circonstances où cela peut être défavorable.
    Par exemple quelqu’un qui est ultra logique et se sert uniquement de ce mode de décision, mais ne sait pas décider parfois de façon altruiste avec son coeur, selon ses valeurs et ses goûts, risque d’être quelqu’un de très froid et calculateur et dont les relations avec autrui seront rarement cordiales.
     Un deuxième point général : lorsque certaines préférences sont très marquées, certains assemblages de préférences rendront la vie plus facile à la personne, alors que d’autres assemblages lui créeront au contraire des conflits et des problèmes.
    Je vous en donnerai des exemples dans les prochains articles.

    Les préférences cérébrales évoluent au cours de notre vie, en fonction de notre éducation, mais aussi avec l’âge, en fonction de notre expérience de vie (vous pouvez lire les articles sur l’évolution des préférences - 26 mars 2010 et 19 avril 2013, et sur la hiérarchie des fonctions et le chemin du serpent de Jung - 6 et 8 octobre 2010)
    Mais surtout nous utilisons parfois l’attitude non préférée et en général de façon maladroite, dans certaines circonstances de stress ou de troubles dûs à nos problèmes personnels, et cela souvent de façon inconsciente. Là encore certains assemblages de préférences peuvent expliquer certaines de nos attitudes et réactions inhabituelles et défavorables dans des circonstances difficiles.

    Enfin dernier point général, certes la connaissance de nos préférences cérébrales nous renseigne sur notre personnalité, sur nos réactions dans certains cas, et surtout sur l’origine de certains de nos problèmes personnels vis à vis de nous mêmes.
    Mais dans de nombreux cas, nos comportement sont liés à l’interaction avec d’autres pardonnes : parents, amis, camarades, petit(e) ami(e), professeurs, collègues, voire avec des personnes que nous n’aimons pas.
    Notre attitude ne dépend pas alors uniquement de nos préférences cérébrales, mais aussi de celles de notre interlocuteur, car il s’agit alors de communication, d’écoute, de compréhension de l’autre, de décision, d’action, et certains assemblage des préférences des interlocuteurs, principalement quand elles sont opposées peuvent agir sur les comportements et le devenir de la confrontation.

   
Dans les articles des prochains jours, je vous donnerai quelques exemples d’associations de préférences et de leurs conséquences possibles.

Vendredi 19 avril 2013 à 7:51

Préférences cérébrales

http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau2/images.jpg           Il y a aussi des adultes qui lisent mes articles, même des mères de famille, et j’en suis très heureux. L’une d’elle s ‘intéresse aux préférences cérébrales et me demande « comment pourrais-je savoir quelles sont les préférences de mon fils qui a 6 ans » ?
            Les préférences cérébrales sont innées, (elles ne sont pas directement héréditaires, et vous pouvez avoir des préférences différentes de celles de vos parents), mais elles sont ensuite très influencées par l’éducation et l’instruction.
            A 6 ans votre fils est encore très jeune et ses préférences évolueront certainement par la suite. Toutefois certaines attitudes apparaissent assez vite chez un enfant.
 
             L’enfant renforce ces préférences innées, car il fait l’apprentissage de la vie et il est plus adroit dans l’exercice de ses “facultés préférées” que dans celui des autres facultés. Il n’utilise donc presque qu’elles.
             Le plus souvent un enfant d’une dizaine d’années a des préférences très marquées (ainsi un enfant est le plus souvent très nettement droitier ou gaucher).  Mais déjà, si on l’entraîne à utiliser sa fonction non préférée, l’enfant peut alors acquérir une certaine faculté “d’ambidextre cérébral”. Cela dit cela peut le perturber psychiquement.
             Par exemple, au plan inné, je suis très “G”, mais mon grand père, me trouvant trop imaginatif et rêveur, m’a fait faire du bricolage, du calcul mental, des exercices d’observations.... de telle sorte que je suis devenu presque autant S que G, et je n’ai pas l’impression d’avoir été particulièrement perturbé (enfin faut le demander aux autres LooL !)
            Puis l’enfant grandit et peu à peu; il utilise davantage les fonctions et attitudes qui ne sont pas ses préférées. Cela dépend de l’éducation reçue, des préférences des parents (qui ont leur style de vie), de l’instruction (un élève de classes scientifique, même s’il est V, apprendra à avoir un minimum de logique).
            A l’âge adulte le métier intervient et on peut utiliser différemment ses préférences dans des milieux différents.
Par exemple, bien qu’assez introverti (I), et très logique (L), j’ai dû, dans mon métier, toujours encadrer de nombreuses personnes.
Au travail, je me suis peu à peu comporté comme un “extraverti” pour certaines sous fonctions, par exemple recevoir, écouter et diriger mes collaborateurs et ma fonction “Valeurs” (V) s’est développée au moins sous l’angle de l’altruisme.
            Par contre les préférence innées et notamment les fonctions qui ne sont pas les préférées, interviennent beaucoup plus, en cas de stress ou de non maîtrise de soi.
 
            Le tableau ci dessous donne des indications sur l’évolution des diverses préférences au cours de l’évolution vers l’âge adulte.
            Je le commenterai ensuite en parlant d’un jeune enfant.
 
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            On voit assez vite si un bébé est extraverti ou introverti.
            Le bébé extraverti a besoin de la compagnie des autres, notamment de ses parents ou de ses frères et sœurs. En leur absence il a du mal à trouver des occupations et des jeux.
            Dès qu’il sait parler couramment, il faut qu’il parle aux autres, qu’il raconte des histoires, sans tellement se soucier si elles sont vraies ou si ce qu’il dit est vraisemblable.
            Le bébé introverti sait se passer de la compagnie de ses parents et se trouver des occupations, et il est plus réservé et plus soucieux de la pertinence de ses paroles.
 
            On arrive aussi assez vite à savoir si un jeune enfant est optimiste ou pessimiste, s’il voit le verre à moitié plein ou celui à moitié vide, s’il est le plus souvent, inquiet ou serein.
 
            Plus difficile de savoir si un jeune enfant privilégie la décision (J) ou la prise d’information (P). En effet les parents ou les puéricultrices prennent la plupart des décisions pour lui et en fournissent les éléments s’ils ont l’intelligence de les lui expliquer. De plus les habitudes parentales (qui sont eux même J ou P vont influer fortement la conduite de l’enfant
            On ne verra vraiment la préférence de l’enfant lorsqu’il ira en classe : est il à l’heure pour partir à l’école, pour en sortir (J) ou traîne t’il sans raison valable (P). Fait il rapidement son travail de classe à la maison (J), ou attend il le dernier moment et faut il lui rappeler qu’il doit l’effectuer (P).
            Lorsqu’on lui donne des choix sur des actions le concernant , prend il vite une décision, ou hésite t’il sans fin, en examinant les avantages et les inconvénients ?
 
            Il est en général encore plus difficile de savoir si un enfant très jeune est « Sensitif » (préférence de perception S) ou « Global ».
            Trois indications valables : fait il facilement des tâches fastidieuses et répétitives (S), ou ces actions l’agacent elles et ils les « laisse tomber » parce qu’elles l’ennuient (G).
            Fait il preuve d’imagination, de créativité dans ses jeux (G) ou préfère t’il des jeux habituels dont on lui a montré le mode d’emploi (S) ?
            Lorsque vous lui faites faire un jeu sur ordinateur, dans lequel on parcourt des hypothèses, des solutions, des environnements… le fait il systématiquement dans l’ordre (S), ou a t’il tendance à chercher « tous azimuts » (G)
           
            Presque impossible de savoir dans son jeune âge si un enfant a une préférence de décision « logique L » ou « Valeurs V », car il est très orienté dans ses choix par ses parents et n’utilise pas de façon indépendante des critères de décision.
            On peut toutefois regarder si, dans ses lectures, les jeux sur ordinateur, les DVD qu’il regarde, s’il s’intéresse plus aux personnes (V) ou au déroulement de l’histoire (L) et s’il juge les événements heureux ou malheureux en fonction de ses sentiments ou de conséquences logiques.
            Mais un enfant « L », s’il est bien éduqué, n’est pas le plus souvent, dénué d’altruisme et si on s’en soucie dans son éducation, l’enfant « V » a cependant une certaine logique minimale.
 
            Les préférences d’influençabilité et de tolérance existent sûrement dans les prédispositions cérébrales d’un enfant, mais elles ne se manifestent que plus tard, car ces notions sont plus complexes et nécessitent une certaine compréhension des autres et de l’environnement. Je ne crois pas qu’elles se manifestent sensiblement avant 8 ou 10 ans.

           J'espère avoir ainsi, un pezu répondu aux préoccupations de cette maman.

Mercredi 10 avril 2013 à 8:17

Préférences cérébrales

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                  La communication ne se limite pas à des écrits ou des exposés d’information, problèmes que j’ai abordés hier.
J’aborderai donc aujourd’hui les aspects négociations, discussion, persuasion (Pour les définitions des préférences cérébrales, lire les articles de mon blog de cette rubrique).
 
1.) - Négocier
Négocier, c’est d’abord communiquer ses arguments : on va donc retrouver les recommandations précédentes. Mais c’est aussi convaincre et les préférences de choix L / V sont alors primordiales. Quelques conseils pour réussir une négociation dans un contexte « gagnant-gagnant », qui est le seul bénéfique à moyen terme :
 
avec un E : le laisser s'exprimer; l'écouter; être convivial; dire cependant ses arguments; éviter la polémique; recentrer le dé bat.
avec un I : ne pas le bousculer; lui laisser le temps de parler;
avec un S : exposer ses arguments sous forme factuelle et analytique; parler pré sent; être très concret; ne pas sauter d'étape.
avec un G : exposer l'essentiel de ses thèses et propositions; utiliser des sché- mas et des modèles ou images; parler futur....
avec un L : exposer le pour et le contre de façon logique; avoir un argumen-taire sans faille; éviter le subjectif; être rigoureux....
avec un V : exposer les avantages et les inconvénients pour les personnes; dé fendre des "thèses"; faire appel aux sentiments..
 
2.) - Expliquer ses décisions, convaincre du changement :
 
Lorsqu’une équipe a « fonctionné » sur un problème, une solution a été dégagée, elle a été discutée, chacun devrait avoir exprimé son avis, c’est au patron de l’équipe de décider, après un éventuel avis de sa propre hiérarchie. S’il est P, il faut se faire violence !
P ou J il devra expliquer à son équipe les raisons de sa décision, d’autant plus qu’elle n’est pas conforme à l’avis de certains de ses membres.
En général une décision entraîne l’action, sans novation particulière
Dans d’autres cas, elle implique un changement ; il est alors impératif d’examiner quels sont les facteurs de succès, non seulement en fonction des objectifs et de l’environnement, mais aussi selon les hommes dont on dispose.
Là aussi les préférences cérébrales peuvent encore nous venir en aide dans ces problèmes qui relèvent aussi de la communication :
 
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On peut aussi examiner les diverses phases d’un « changement » qui peut être voulu dans une entreprise, ou subi par les circonstances (par exemple le passage du lycée à la fac) :

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3.) – Eliminer les problèmes entre personnes
 
De nombreux problèmes peuvent perturber les échanges d’information et l’efficacité du groupe ; ce sont souvent des problèmes de personnes et les différences de comportement dus aux types différents de personnalités, sont à l’origine de certains d’entre eux. J’ai pris un exemple dans une entreprise car c’est plus flagrant, mais cela peut intervenir dans tout les cas où une personne a barre sur l’autre.
 
Pour appréhender ces problèmes, je propose le sujet suivant de réflexion :
 
• Un ISLJ compétent, rigoureux, méthodique, réservé, organisé, minutieux, ponctuel, respectueux des règles, aime suivre un plan d'action, que les choses soient à leur place, une structure organisée, et les travaux parfaits, mais déteste l'innovation. Il rentre dans les détails et a tendance à travailler seul et à tout faire lui même. Il ne comprend pas que les autres ne soient pas comme lui.
 
• Une EGVP également compétente, d'une grande créativité, d'une curiosité insatiable tant vis-à-vis des personnes que des choses, expansive, aimant le contact et souhaitant la même chaleur humaine des autres, se retrouve très bien dans son travail et ses dossiers, selon un mode d'organisation très personnel. Elle prend plaisir au travail notamment en équipe, mais n'aime guère ni les règles, ni les contraintes hiérarchiques ou de temps; elle aime le travail de prévision de l'avenir, et de recherche des solutions possibles, mais remet souvent ses décisions à plus tard pour explorer davantage la situation. Elle est rarement à l’heure, tant dans son travail que à ses rendez-vous. Elle évite les conflits, préférant céder plutôt que de s'affronter violemment.
 
EGVP patron et ISLJ son collaborateur : quels problèmes?
ISLJ patron et EGVP son collaborateur : quels problèmes?
Comment peuvent-ils y remédier ?
                Je referai un article sur ces problèmes en prenant ce cas comme exemple.
 
En définitive, les comportements humains sont donc l'une des clés principales du succès de nos actions et la connaissance de la personnalité des autres avec lesquels nous intervenons peut aider à maîtriser nos comportements mutuels en fonction des diverses personnalités, qui agissent sur :
 
        • l'impact de l'information et de la communication.
 
        • l'écoute des individus et des groupes.
 
        • l'analyse des malentendus.
 
        • la concertation et la négociation.
 
        • la collecte des informations avant décision.
 
        • la prise de décisions.
 
        • l'efficacité des équipes menantes et menées.
 
        • la gestion des conflits au sein des groupes.
 
 

Mardi 9 avril 2013 à 8:56

Préférences cérébrales

            Je voulais vous montrer quelle pouvait être l’utilisation des connaissances sur les préférences cérébrales, sur nos méthodes de communication avec autrui.
            C’est applicable à l’enseignement, mais ce sera en fait plus général.
 
            Le but de la communication est de faire passer un message
          
Nous rédigeons le plus souvent un exposé, ou un document de la façon qui nous permettrait de mieux comprendre nous même l’information, et nous sommes étonnés de voir que l’information passe mal chez la moitié environ de nos interlocuteurs.
Nous exposons nos idées selon notre propre préférence de perception, G ou S, et environ la moitié de notre auditoire a la préférence opposée. (voir mon article d’avant hier pour la définition de S et de G).
Il faut donc que nous nous imposions de rédiger à la fois comme un G et comme un S pour pouvoir faire passer l’information aussi bien aux G qu’aux S. Il faut donc à la rédaction comme lors de l’exposé que nous alternions la démarche pas à pas par énumération analytique, et la démarche globale, par synthèse et schémas ou modèles.
Si vous voulez faire passer une information relativement abstraite, la démarche conseillée est la suivante :

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                Si vous avez à faire passer une information relativement concrète et très fournie, en faits et informations, une démarche un peu différente est préférable :

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On peut également user du procédé suivant : exposer les faits oralement pas à pas, (S), tandis que l’on projette un transparent les résumant par un schéma. (G).
Mais les autres préférences ont également leur rôle ; il faut par exemple veiller, lors d’un exposé théorique, dans lequel il y a beaucoup de démonstrations logiques, qui conviennent aux préférences de décision « logique L » (qui choisissent selon des critères logiques), que les personnes de préférence « valeur V » ( qui décident en fonction de leurs valeurs et de leurs goûts), suivent correctement.
 
Souvent faire un exposé implique d’animer la séance de discussion.
Les recommandations suivantes vous aideront pour améliorer la communication ; comme il s’agit d’information, les préférences de perception G/S, sont primordiales : 


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 La connaissance des préférences cérébrales peut ainsi apporter une aide à chacun dans la préparation et la réalisation de ses exposés, et la conduite d’une réunion ; mais ce n’est pas la panacée universelle, et cela ne dispense pas de se poser les questions classiques en matière de communication :
• la communication s’adresse à des femmes et des hommes : quel est le Message, quel est l’Enjeu, quelle est la Cible (la nature des interlocuteurs) ?
• que vais je dire ; est ce conforme à l’objectif ; est ce compréhensible par la cible qui a une culture, un niveau d’instruction et donc un langage définis?
• la cible va t’elle écouter le message. Quel est le meilleur vecteur pour que les personnes le lisent (écrit), le voient (iamges, vidéo), ou l’écoutent (oral)?
• la cible va t’elle accepter le message ; quelles sont les résistances culturelles et les intérêts propres ?
• quelles peuvent être les interprétations erronées (il y a ce que l’on voulait faire comprendre, ce qu’on voulait dire, ce que l’on a dit, ce que les autres ont entendu, ce que les autres ont compris, ce que les autres ont retenu.?
•quelles peuvent être les objections ?
 
 

Vendredi 8 février 2013 à 8:45

Préférences cérébrales

            Je discute par mail avec des correspondant(e)s et je suis étonné du nombre de personnes pessimistes; je ne parle pas d'un pessimisme passager, mais d'une tendance vraiment ancrée dans leur personnalité.
 
            Certes c'est d'abord une préférence cérébrale innée : on est optimiste ou pessimiste et on peut décrire cela en 5 tendances principales :
 
                        - on a tendance à voir dans la vie les choses du bon coté (le verre à moitié plein) ou au contraire les choses sous l'angle défavorable (le verre à moitié vide).
                        - de ce fait on est face aux événements et à son entourage, soit plutôt serein, gai, soit au contraire, inquiet, soucieux, triste.
                        - l'optimiste face aux problèmes du passé en tire la leçon, puis ait tourner la page.
Le pessimiste a des remords de ce qu'il a mal fait et des regrets de ce qu'il n'a pas su faire.
                        - il en résulte que l'optimiste a une certaine confiance en lui, qui manque au pessimiste.
                        - enfin face à l'adversité et aux ennuis, l'optimiste arrive a remonter rapidement à la surface, alors que le pessimiste ne se remet que lentement et difficilement.
 
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            On ne sait pas à quoi est dû cette préférence cérébrale.
            Sans doute à l'importance plus ou moins grandes de certains neuromédiateurs chimiques, qui influent sur notre humeur, comme la sérotonine, ou sur le circuit de récompense, comme la dopamine.
            Sans doute aussi à des connexions plus ou moins fournies et rapides netre le cerveau émotionnel et le cortex frontal qui réfléchit.
            Peut être aussi à des configurations un peu différentes de notre mémoire.
 
            Mais en fait cette préférence, même si elle est innée, est fortement influencée par l'éducation et l'instruction. L'influence des parents dans l'enfance est forte, celle des problèmes qu'apporte la vie, notamment sociale aussi.
            L'optimisme et le pessimisme initiaux peuvent être ainsi fortement diminués ou accrus.
            Certes le pessimiste aura moins l'occasion de faire des erreurs, car il sera plus méfiant et aura détecté bien des risques, mais en définitive les erreurs qu'il fera cependant seront plus graves pour lui psychologiquement et en général les pessimistes sont moins heureux que les optimistes.
 
            Je disais que je trouve le nombre de pessimiste beaucoup plus grand aujourd'hui que lorsque j'étais jeune.
            Une des questions que je me pose : est ce que ce sont de vrais pessimistes, où est ce que les circonstances les rendent provisoirement optimistes.
            Pourtant quand j'étais jeune c'était la guerre, les dangers, les privations et la vie n'était pas rose.
            Est ce que l'éducation, la vie d'aujourd'hui pousse au pessimisme?
            Nous sommes à une période de grands changements techniques et dans nos habitudes de vie, un peu comme l' été la Renaissance après le Moyen Age, et qui devrait être pleine de promesses. Mais la Renaissance avait été ressentie par ses contemporains comme une période difficile, inquiétante, chaotique, incompréhensible.
 
            Une tendance que je constate c'est l'immobilisme de beaucoup de personnes, jeunes ou âgées, face à ce pessimisme. Cela me rappelle une phrase de Goethe, souvenir du lycée, "Le pessimisme condamne à être observateur et non acteur".
            Mais est ce étonnant ?
            On nous abreuve d'information malheureuses et inquiétantes à la télé et dans les médias : meurtres, accidents, attentats, guerre, chômage, risques pour notre santé.....
            Bien sûr i et normal de nous informer, mais pourquoi ne voit on que très rarement des situations bénéfiques, agréables. On nous dira que les "gens heureux n'ont pas d'histoire" et évidemment seul le sensationnel intéresse les médias.
            Un autre aspect est celui de l'incertitude qui règne et qui nous donne l'impression de n'avoir plus d'action sur les événements et sur l'avenir. C'est peut être ce sentiment de perte de contrôle pour nos capacités d'action qui perturbe notre équilibre émotionnel et nous empêche d'agir.
            Mes ancêtres et même moi quand j'étais jeune, vivions dans un univers au sein duquel on pouvait exercer un certain contrôle : on maîtrisait d'ou venait la nourriture et les produits fabriqués dans des usines en France; nous voyions à quoi aboutissait notre travail ; nous comprenions comment fonctionnaient les outils et techniques qui facilitaient le quotidien. Ce n'est plus notre cas. Même si la santé était pus précaire car la médecine moins performante, on avait confiance dans le médecin, comme dans l'instituteur ou le professeur, que l'on respectait pour leur savoir et leur dévouement.
            Aujourd'hui nous disposons de beaucoup plus de moyens, mais les professeurs ne nous apprennet plus que des connaissances théoriques et ne savent plus nous enseigner la maîtrise de ce qui nous entoure, le médecin est impersonnel et ne vient plus à domicile, mais reste au milieu de tous ses instruments électroniques, nous avons d'énormes moyens de communication, mais nous ne comprenons pas comment ils fonctionnent et nous ne les maîtrisons pas. Enfermés dans nos villes, nous ne voyons plus les paysans cultiver la terre (d'ailleurs de façon très automatisée) et nous ne savons plus d'où vient notre nourriture (d'ailleurs il vaut peut être mieux que nous ne voyions pas les batteries d'élevage de poulets !!).
            Quant aux produits industriels, certes ils sont moins chers, mais de moins en moins sont fabriqués en France et nous sommes totalement impuissants quant à leur qualité.
            Surtout le chômage grandissant, le manque d'humanité des entreprises, plonge les jeunes dans une crainte lancinante de ne pas trouver du travail et d'y être exploités
            Les limites tolérables d'incertitude, de complexité et de manque de contrôle ont peut-être été dépassés, ce qui nous incite au pessimisme.
 
            Nous devrions cependant garder un certain espoir.
            D'abord, l'intelligence de l'espèce humaine, capable de trouver des solutions, y compris aux problèmes qu'elle a elle-même créés !
            Ensuite, l'accélération des progrès scientifiques et techniques, les révolutions informatiques et biologiques.
            Le péril n'est peut-être pas si grand, même devant les catastrophes : " I'arbre qui tombe fait beaucoup plus de bruit que la forêt qui pousse" disait mon grand-père avec optimisme.
En général quand le danger grandit, les moyens d'y remédier et de sauver augmentent.
 
            Certes pour surmonter la crise ou nos problèmes personnels, nous devrons faire de nombreux efforts, mais le premier à faire c'est de retrouver notre optimisme pour augmenter notre motivation et notre désir d'action.

Mardi 4 septembre 2012 à 8:39

Préférences cérébrales

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      Bien souvent des corresondantes me font part de leurs difficultés à prendre des décisions, parce qu’elles ne savent pas comment « prévoir leur avenir » et hésitent dans leur choix devant les multipoles possibilités.

        Il faut d’abord savoir plusieurs choses :

        Quand on est jeune (moins de 25 ans), le cortex préfrontal n’est pas totalement mature et l’on a du mal à prévoir les conséquences de ses actes, et donc des décisions que l’on prend. C’est donc normal de ressentir une difficulté dans ce domaine.
       Par ailleurs de façon innée le cerveau est plus ou moins disposé en matière de décisions. Ceratins ont tendance à privilégier la prise d’informations et à remettre à plus tard les décisions et les actions. D’autres au contraire préfèrent faire des choix, mais risquent de se tromper s’ils n’ont pas pris assez d’informations pertinentes. Vous trouverez plus de détails sur ces préférences cérébrales (« J » « P »)dans mes articles du 23/9/2010, 14 et 15/3/2010 et de fin janvier 2008.
        Mais évidemment cette préférence cérébrale peut être atténuée ou amplifiée par notre éducation.
Des études scientifiques atténueront la tendance à tout remettre au lendemain, ou favoriseront notre tendance à prendre des décisions. A l’inverse une famille bohèmes augmentera notre tendance à laisser aller, mais développera notre capacité d’adaptattion.

        Une autre préférence cérébrale intervient beaucoup dans nos décisions. Certains décident en fonction de critères logiques et rationnels, d’autres font leurs hoix en fonction de leurs goûts ou de critères de valeurs sentimentales et morales.
Les deux tendances ont leurs avantages et leurs inconvénients, mais l’utilisation de crières logiques plus précis que ceux basés sur les valeurs, qui est aussi plus objective, rend plus facile les décisions. (voir mes articles sur les préférences « L » et « V »).

        D’autres préférences ont aussi leur mot à dire :
- être influençable nous incite à écouter les autres , mais aussi à suivre la mode, les tendances de groupes, ce qui peut compliquer notre décision si notre inclination allait à contresens de l’opinion de la majorité. (préférence sur l’influençabilité et l’indépendance d’esprit)
- à l’inverse si nous sommes intolérant, nous écouterons peu autrui, persuadés que seule notre opinion est valable. Cela facilitera peut être notre prise de décision, mais pas sa fiabilité. (préférence tolérance/intolérance).

        Mais à coté de notre personnalité et de nos prédispositions, les circonstances mêmes de la prise de décision, et de son environnement peuvent jouer un grand rôle.
L’importance de la décision en particulier : si ses conséquences sont importantes pour notre vie future, la craite de se tromper peut paralyser.
Plaire ou déplaire à ceux qui sont importants pour soi, peut aussi faire hésiter sur certains choix.
La divergence par rapport à des règles, à nos désirs ou à des à priori, peut rendre le choix difficile et donc le remettre.

        Que faire quand on a ainsi tendance à ne rien décider et à avoir toujours peur des conséquences de ses choix. ?

        D’abord se dire que si on a raisonnablement étudié le problème, on ne prend pas de très mauvaise décision. Au pire elle est médiocre.
        Mais ne pas prendre de décision est le plus souvent, bien pire qu’une décision médiocre.
Il faut ensuite se forcer. Remettre toujours au lendemain fait pourrir la situation et abutit à la catastrophe.
Il faut se méfier des « intuition » de la décision qu’on craint de prenrde et que l’on prend ensuite en catastrophe, sur un coup de tête. Toute décison méritequ’on s’y attarde un peu, qu’on s’informe sur son cadre et qu’on essaie de réfléchir aux diverses conséquences, dans les divers cas possibles.
        Cela ne veut pas dire pourcela qu’il faille étudier tous les micro-détails. L’avenir a toujours une part d’incertitude. Mais il faut veiller au grain pour éviter le pire.
        Enfin il faut s’efforcer de rester rationnel et de se méfier de ses désirs et sentiments, mais à l’inverse il faut se demander quelq sont ses sentiments vis à vis de la décision en cause, car une action trop contradictoire avec ses aspirations ne rend jamais heureux.

        Mais il est aussi plus facile de prendre ses décisions avec l’aide d’une autre personne, ami ou petit ami, avec lequel on pourra discuter des divers cas de figure et des conséquences de ces décisions, ce qui nous donnera des éléments supplémentaires, des avis, voire des conseils.
        L’une de mes correspondantes de longue date m’a fait connaître cette pensée d’Alfred de Musset.
                                Je ne sais où va mon chemin, mais je marche mieux quand ma main serre la tienne".
        J’aurais aimé que quelqu’un me dise cela lorsque j’étais jeune.
 

Mardi 29 mai 2012 à 8:57

Préférences cérébrales

            Cela fait longtemps que je n'avais pas parlé des problèmes de l'adolescence et des jeunes.
            J'avais, il y a quelques semaines, parlé de l'influence de la télévision, des jeux vidéos, d'internet et du portable, parce que deux questions me préoccupaient :
                        - la violence et les agressions traumatisantes, voire avec blessure ou mort, et ce pour des raisons souvent futiles, pour lesquelles une simple explication verbale suffirait.
                        - le peu de motivation et de travail de beaucoup d'adolescents et de jeunes, face aux études, parce que trop occupés par les possibilités multimédias, qui dispersent les esprits et les rendent peu à peu incapables de se concentrer et de faire attention pendant longtemps à une tâche. La conséquence de cette carence de travail avant le bac, entraîne malheureusement souvent un échec dans l'enseignement supérieur, notamment à la fac, et finalement un manque notoire de curiosité intellectuelle.
 
            Un autre problème que je constate, c'est le manque de confiance en soi de beaucoup de jeunes, qui finit parfois par entraîner un véritable calvaire.
            C'est normal qu'un jeune n'ait pas entièrement confiance en lui : il n'a pas encore l'expérience de la vie, son cerveau préfrontal n'est pas encore complètement mature car il n'a pas encore eu un apprentissage suffisant pour prévoir toutes les conséquences de ses actes.
            Mais cette faiblesse ne doit pas dépasser une certaine limite sinon elle apporte des perturbations gênantes.
 
            D'où vient ce manque de confiance en soi ?
            Il y a une part de prédispositions inconscientes dues à nos préférences cérébrales. (pour ceux qui ne savent pas ce que c'est, vous trouverez de nombreux articles sur mon blog dans cette catégorie).

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            Les deux préférences qui sont les plus déterminantes dans ce domaine sont l'indépendance d'esprit et l'optimisme / pessimisme.
 
            La personne indépendante d'esprit est celle sur laquelle les autres, et la société, n'ont pas une influence déterminante : elle les écoute, tient compte des us et coutumes, mais conserve son libre arbitre et tient surtout compte de ses idées personnelles et de sa propre estime.           
             La personne influençable l'est principalement par deux voies :
            La plus courante, elle est trop attachée à l'opinion que les autres ont sur elle. Elle a peur d'être jugée et d'être mal jugée. Cela devient pour certains un véritable tourment et une obsession, à tel point que toutes leurs décisions, toute leur vie en dépendent.
            La deuxième influence est celle de toutes les règles et tendances : règles morales et religieuse, règles de vie en société, mais aussi les tendances à la mode, les règles du groupe auquel on appartient ... Bien sûr, la vie en société ne serait pas possibles sans règles, mais elles sont loin d'être toutes indispensables, et, même dans ce cas, il faut qu'elles soient comprises, acceptées (le "surmoi" de Freud), et appliquées intelligemment, après réflexion.
            il faut dire que l'influence actuelle des médias, (télévision, internet, cinéma et livres) et le développement exagéré des réseaux, que ce soit sur les téléphones portables ou sur le web, fait que l'on a l'impression, si on n'y prend garde, d'être en permanence sous le regard d'autrui.
            La télévision qui nous gave d'informations stéréotypée, la saturation d'informations sur des sujets voisins (voir la campagne électorale des derniers mois), la société de consommation et la pub qui veut nous faire acheter, favorisent l'esprit moutonnier et l'esprit de mode, en nous enlevant peu à peu, notre équation personnelle pour la remplacer par ce qu'on veut que nous soyons.
            Les deux influences combinées font qu'une personne très influençable devient très sensible à l'opinion des autres, au point de bne plus avoir confiance en ses propres opinions, en ses décisions et en ses actes.
            Il est par ailleurs connu que si nous sommes sous le coup d'émotions, nous sommes moins objectifs et que pour faire agir un groupe, les meneurs savent le saturer d'émotionnel pour l'empêcher de réfléchir.
            Une personne qui ne maîtrise pas ses émotions, qui ne les comprends pas bien et qui les subit, est plus influençable.
 
 
            La personne optimiste voit le verre à moitié plein, est sereine, tourne la page face au passé et revient assez rapidement à l'objectivité après une émotion négative.
            La personne pessimiste voit le verre à moitié vide, est soucieuse de l'avenir, a, sur le passé, des remords de ce qu'elle a fait et des regrets de ce qu'elle n'a pas su faire, et le retour à la normale après un passage malheureux est lent et difficile.
            Le pessimiste au contraire, non seulement se lamente sur les problèmes importants qu’il rencontre, mais a tendance à ne pas reconnaître la part bénéfique des événements et se plaint toujours de leur aspect maléfique. Il se rend ainsi malheureux lui même et est donc souvent stressé;
            Il est certain que ces comportements pessimistes enlèvent une partie de votre assurance et sape la confiance en soi.
 
            De plus, les autres préférences cérébrales peuvent influer sur le niveau de cette confiance.
 
            L'introverti, timide aura tendance à avoir moins confiance en lui que l'extraverti, insouciant et qui a des contacts faciles avec autrui. Mais ce n'est pas généralisable, car l'introverti qui réfléchit davantage, sera très mal à l'aise dans une réception, mais aura confiance en lui pour faire un exposé sur un sujet qu'il connaît bien.
            Et l'extraverti fera dans certain cas, plus attention au jugement d'autrui que l'introverti qui a l'habitude du monde de ses pensées.
 
            Celui qui a une sensibilité émotionnelle très forte "A", aura plus de mal à maîtriser ses émotions, que celui "O", qui est peu sensible et passe rapidement à une perception objective des faits et des situations.
 
            La personne "L", qui prends ses décisions en fonction d'un raisonnement logique, aura davantage tendance à contester l'opinion des autres et à les comparer aux siennes propres, que la personne "V", qui suit intuitivement ses goûts et ses valeurs.
            Elle aura le plus souvent davantage confiance en elle.
 
            La personne de perception sensitive" S", qui examine les détails, avance pas à pas dans sa prise d'information, aura davantage confiance dans les faits et la vue des événements, que la personne "G" qui perçoit globalement et intuitivement, mais de façon moins précise.
 
            Enfin la personne "J", qui donne priorité à la décision et cherche à prévoir son comportement face aux événements, sera plus assurée qu'une personne "P", qui donne priorité à l'information, et sera donc peu confiante en ses décisions (si elle en prend).
Mais par contre la personne J aura moins confiance en elle face à une situation imprévue qu'elle n'aura pas pu étudier, alors que la personne "P" saura mieux s'adapter.
 
            La préférence "tolérance, intolérance" a une influence particulière : la personne intolérante a évidemment davantage confiance dans ses propres opinions, mais par contre, peu sensible à l'environnement et à l'opinion de ceux qui ne pensent pas comme elle, elle risque de se trouver très démunie dans un milieu hostile à ses valeurs et à ses désirs.
   

Samedi 9 octobre 2010 à 8:44

Préférences cérébrales

http://lancien.cowblog.fr/images/Prefcerebrales/cheminserpent.jpg

    Je voudrais vous parler aujourd’hui des conséquences du chemin du serpent” sur nos comportements, en particulier inconscients.
    Je reprends le schéma de l’article d’hier avec l’évolution de nos préférences en fonction de l’âge, symbolisée par la flèche rouge en forme de S, qui est le “chemin du serpent”
    La barre en diagonale est le symbole d’une limite (qui n’est ni aussi rigide ni aussi simple que sur le schéma), de l’utilisation de nos préférences cérébrales de façon consciente ou inconsciente.
    La première position (double barre) est celle pour un adolescent. Puis au cours du temps, la droite schématique de séparation se déplace vers le bas avec l'âge. Quelle en est la signification ?
    Pour l’adolescent, Les fonctions primordiale et auxiliaire interviennent le plus souvent et de façon consciente c'est à dire raisonnée parce que nous faisons appel à elles, certes de façon un peu automatique mais en raisonnant ensuite, les informations étant en général transmises à notre cortex frontal, et donc conscientes et connues.
    Au contraire les deux fonctions autres que celles ci (et notamment la fonction cachée), seront inconsciemment utilisées dans les moments où l'individu ne réagit pas de façon rationnelle et fait face à une réaction spontanée irraisonnée, dans les moments difficiles où l’individu réagit inconsciemment : colère, peur, tristesse, stress, maladie ...
    Quand elle vieillit, la personne utilise de plus en plus sa fonction tertiaire consciemment et également plus souvent (mais cette fréquence dépend beaucoup de la personne, de son entraînement à s'en servir.).
    C'est vrai aussi pour la fonction cachée mais en général, elle reste beaucoup plus longtemps inconsciente que les autres et intervient souvent dans les périodes de difficultés.

    Prenons maintenant quelques exemples de ce qui peut arriver à un jeune qui utilise consciemment couramment sa fonction primordiale et auxiliaire, mais peu sa fonction tertiaire et  pratiquement jamais sa fonction cachée sauf de façon inconsciente.

    Supposons un jeune EGLJ dont la fonction primordiale est la “décision logique” et donc la fonction cachée le choix en fonction de valeurs et de goûts. (voir l’article précédent)
         Dans un moment de stress ou de colère, à la surprise de tous, il abandonnera sa logique habituelle pour décider et décidera sans s’en rendre compte, de façon subjective en fonction de ses seuls goûts sans réfléchir.

    Au contraire, une ISVP, dont la fonction primordiale est le choix en fonction de valeurs et de goûts et donc la fonction cachée.est la “décision logique” aura des réactions opposées. Si cette personne est par exemple furieuse, ou dans une période de grande fatigue    elle, qui habituellement se montrait altruiste et aynt une grande conscience morale, fera tout à coup de façon inconsciente des choix contraires à ses habitudes, goûts et préceptes, sans tout à fait s’en rendre compte et elle essaiera de les justifier alors par des raisonnements logiques, mais souvent erronés ou peu convaincants.

    Prenons aussi l’exemple d’un père IGLJ, habituellement inventif et homme de synthèse, (sa fonction primordiale est la perception globale et sa fonction inférieure la perception sensitive), en colère contre un de ses enfants, se mettra à être tatillon et à “chercher la petite bête”, et à lui reprocher des micro-détails.
    La même personne malade et stressée, alors qu’elle voit habituellement les choses dans leur ensemble et avec un certain recul, se montrera presque hypocondriaque.
    
    Dernier exemple, un ESVP habituellement fin analyste et objectif (sa fonction primordiale est la perception sensitive et sa fonction cachée la perception globale), lui qui est un observateur et un analyste rigoureux, lorsqu’il ne sera pas dans son assiette, inventera sans s’en apercevoir et au grand dam de ses amis, des théories fumeuses, basées sur des généralisations hasardeuses.

    Donc quand vous êtes dans une situation difficile, stress, colère, peur, tristesse, ne vous étonnez pas d’avoir des réactions aberrantes qui ne vous ressemblent pas : c’est votre fonction cachée qui se manifeste et que vous utilisez inconsciemment.

http://lancien.cowblog.fr/images/Prefcerebrales/4croixfonctions-copie-1.jpg

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