Vendredi 8 octobre 2010 à 8:56

Préférences cérébrales

    Aujourd’hui, je vais vous parler du “chemin du serpent”
    Que KAA se rassure, ne veux pas lui faire concurrence. lol           
    C’est ainsi que CG Jung appelle l’évolution au cours de notre vie des préférences cérébrales de perception et de décision qu’on appelle les “fonctions cérébrales”, S et G, L et V (voir mes précédents articles).
        Ces fonctions se développent successivement dans notre vie, deux d'entre elles étant des préférences "innées".   
    Carl Gustav Jung est un psychiatre allemend, qui a vécu à la même époque que Freud (fin 19ème, début 20ème), que l’on connaît moins que Freud, car il a moins fait parlé de lui. Il avait une clientèle qui ne se limitait pas aux bourgeoises de Vienne ayant des problèmes sexuels, et il a donc des vues beaucoup plus larges et moins erronées.
    Néanmoins ses livres ne sont pas faciles à lire (même en français) comme par exemple les “types psychologiques” qui sont le prémice des préférences cérébrales.

Evolution des fonctions cérébrales au cours de notre vie.


    Le chemin du serpent reprend la notion de “croix des fonctions que nous avons développée dans les deux derniers articles.
    Mais parlons d’abord des attitudes E/I et J/P: elles apparaissent en général assez rapidement chez l’enfant.

    Chez le jeune enfant, on identifie assez vite l’extraverti et l’introverti.
Toutefois chez l’adolescent introverti, une différence apparaît en général entre son comportement en groupe restreint d’amis qui s’apparente à celui d’un extraverti et sa réelle préférence l’introversion.
    Chez l’adulte introverti, le même différence peut apparaître, entre le comportement au travail qui peut être proche de celle de l’extraverti et le comportement au domicile ou en société qui reste introvrti..
    La préférence de comportement J P apparaît également dans les premières années mais elle peut être assez influencée par l’environnement, notamment familial. Les habitudes de ponctualité et d’organisation (ou de retard et de désordre) des parents ont une grande influence sur l’enfant.

    Par contre, l’utilisation des fonctions cérébrales S,G,L,V, n’apparaît que progressivement.
    Ainsi un enfant n’utilise guère que sa fonction primordiale, un ado ses fonctions primordiale et auxiliaire et peu les fonctions non préférées.
    L’usage fréquent de la fonction tertiaire non préférée n’apparaît qu’après l’adolescence ou  chez l’adulte et celui de la fonction cachée, la moins facile, à l’âge mûr, voire jamais.
    Cette évolution que l’on appelle le « chemin du serpent » est schématisée ci dessous.
    En fait ce schéma est très variable selon les personnes, car le développement des autres fonctions dépend fortement de l’éducation et l’instruction, des circonstances et de la volonté de l’individu de développer ses fonctions tertiaire et cachée et de son vécu qui est son expérience de la vie.

http://lancien.cowblog.fr/images/Prefcerebrales/cheminserpent.jpg

Le tableau ci dessous résume le développement de nos préférences au cours de notre vie et l’influence que peut avoir notr éducation et notre vécu :

http://lancien.cowblog.fr/images/Prefcerebrales/evolutionpreferencestab.jpg

    On remarquera notamment que l’instruction (école, fac...) apprend à réfléchir et à anticiper les événements et donc cultive les attitudes I et J, que la vie active au sein d’une équipe développe l’attitude E, que la “perception affective immédiate” s’exacerbe chez les adolescents puis diminue ensuite, que la préférence optimisme/pessimisme est celle sur laquelle on peut le moins agir et qu’elle diminue ou au contraire se renforce en vieillissant, que la préférence tolérance/intolérance est fortement influencée par l’éducation et l’intolérance , après une phase maximale pendant la jeunesse, diminue en général avec l’âge.

        Fonction cérébrales, conscient et inconscient :

     Dans l’adolescence, les fonctions tertiaire et cachée, plus tard la fonction cachée surtout, interviennent, mais surtout dans le « monde de l’inconscient ».
    Sur le graphique ci dessus la barre oblique schématise la séparation pour un adolescent entre le fonctionnement conscient et le fonctionnement inconscient.
    Les fonctions primordiale et auxiliaire interviennent le plus souvent et de façon consciente c'est à dire raisonnée parce que nous faisons appel à elles, certes de façon un peu automatique mais en raisonnant ensuite, les informations étant en général transmises à notre cortex frontal.
    Au contraire les deux fonctions autres que celles ci (et notamment la fonction cachée), seront inconsciemment utilisées dans les moments où l'individu ne réagit pas de façon rationnelle et fait face à une réaction spontanée irraisonnée, dans les moments difficiles où l’individu réagit inconsciemment : colère, peur, tristesse, stress, maladie ...
    Au cours du temps la droite schématique de séparation se déplace vers le bas avec l'âge. Cela veut dire que la personne utilise de plus en plus sa fonction tertiaire consciemment et également plus souvent (mais cette fréquence dépend beaucoup de la personne, de son entraînement à s'en servir.).
    C'est vrai aussi pour la fonction cachée mais en général, elle reste beaucoup plus inconsciente que les autres et intervient souvent dans les périodes de difficultés.

    Je développerai dans de prochains articles les conséquences pratiques de ces notions.

Jeudi 7 octobre 2010 à 9:00

Préférences cérébrales

Je voudrais vous montrer aujourd’hui pourquoi il est plus difficile de connaître un introverti qu’un extraverti, en se servant en particulier de la hiérarchie des “fonctions cérébrales” S, G, L, V. que nous avons décrite dans l’article d’hier.

    D’abord nous savons qu’un extraverti était essentiellement motivé par le contact avec les autres dans le milieu extérieur.
    Il va donc tout faire pour avoir non seulement de bons rapports avec les autres, mais encore essayer que les autres le remarquent, fassent attention à lui et l’aiment.
    Par ailleurs il est exubérant et parle facilement, parfois d’ailleurs sans réfléchir assez
    Donc pour quelqu’un d’observateur, il va dire consciemment ou inconsciemment beaucoup de choses sur lui même ou qui, indirectement, permettront de le connaître.
    Au contraire l’introverti vit dans le monde de ses pensées et est plus attiré par la pensée que par la parole. il sera souvent timide et donc il se liera moins facilement et surtout parlera peu de lui même, sauf avec des personnes qu’il connaît bien et en qui il a confiance.
    On a donc du mal à connaître un introverti dont on n’est pas l’ami intime, car il ne vous donne pas d’informations sur sa personnalité.

    Mais le problème est encore plus complexe, car la hiérarchie des fonctions cérébrale nous donne une image exacte de l’extraverti, mais une image fausse de la personnalité de l’introverti.
     Je vais d’abord partir de quatre profils particuliers pour que mes explications soient plus concrètes : le schéma ci dessous décrit quatre “croix des fonctions”, c’est à dire la hiérarchie des fonctions pour quatre types particuliers EGLJ, IGLJ, puis ESVP, ISVP, cela por bien vous montrer dans ces deux cas la différence entre extraverti et introverti.
     (Pour le transposer à votre cas, si vous connaissez votre type, recherchez sur le tableau de l’article précédent votre hiérarchie de fonctions).

http://lancien.cowblog.fr/images/Prefcerebrales/4croixfonctions-copie-1.jpg
    Sur les deux “croix des fonctions” des extravertis vous voyez que leur fonction primordiale, L pour l’EGLJ et S pour l’ESVP sont extraverties, c’est à dire qu’elles sont utilisées dans leur milieu de prédilection, le milieu extérieur.
Donc vous voyez leur utilisation et vous reconnaîtrez facilement que ces personnes sont L et S.
    Par contre leur fonction auxiliaire (G pour l’un, V pour l’autre), introvertie, qu’ils utilisent donc plutôt quand ils réfléchissent (dans le monde intérieur des pensées) sera plus difficile à cerner.

     Pour les introvertis ( ici IGLJ et ISVP),c’est plus troublant..
    Leur fonction primordiale, G pour l’EGLJ et V pour l’ESVP sont introverties, c’est à dire qu’elles sont utilisées dans leur milieu de prédilection, le monde intérieur des pensées.
    Donc vous ne voyez que peu leur utilisation et vous aurez des difficultés à reconnaître leur fonction primordiale.
    Bien au contraire c’est leur fonction auxiliaire (L ou S), que vous les voyez utiliser dans le monde extérieur et donc vous allez la confondre avec la fonction primordiale.


    Donc si vous êtes introverti, ne vous étonnez pas qu’on vous attribue une façon de penser qui n’est pas celle qui vous est familière :
    Dans notre exemple un IGLJ sera pris surtout pour quelqu’un de très logique (L), ce que vous êtes certes, mais votre qualité principale est d’être intuitif,  inventif et tourné vers l’avenir (G), mais vous la gardez surtout pour vos instants de réflexion.
    De même l’ISVP sera pris pour un excellent observateur et analyste, alors que sa qualité pricipale sera l’altruisme et son sens des valeurs.


Mercredi 6 octobre 2010 à 9:54

Préférences cérébrales

       Maintenant, si vous avez suivi mes articles sur les préférence cérébrales, vous savez ce que sont ces préférences et vous avez un moyen de mieux connaître votre personnalité.   
       Dans un prochain article, nous examinerons comment se développent les préférences cérébrales au cours de notre vie et leur influence concrète et inconsciente.
        Enfin nous nous récapitulerons nos connaissances sur ces préférences, puis je ferai dans plusieurs articles quelques exercices sur des cas précis pour apprendre à reconnaître une personnalité et voir les influences des préférences les unes sur les autres ou plus exactement leurs influences combinées sur la personnalité.
        Puis nous verrons comment nos préférences respectives peuvent influer sur nos rapports avec nos parents, nos amis, notre petit(e) ami(e).

    Aujourd’hui je traiterai d’une hiérarchie dans le fonctionnement de notre cerveau et des préférences de perception et de choix.

    Rappelez vous ce que nous avons vu dans de précédents articles :
     Nous avons une préférence de perception “sensitive et factuelle” S ou “globale et intuitive” G, mais nous utilisons aussi l’autre fonction, mais moins souvent cependant; de même pour la préférence de décision “logique impersonnelle” L ou “goûts et valeurs altruistes” V.

   
    Rappelez vous quelles sont vos préférences innées de perception (S ou G) et de décision (Lou V), et aussi si vous êtes E ou I (préférence vis à vis du milieu extérieur) et J ou P (vous essayer d’anticiper les événements ou de vous y adapter).

           Hiérarchie des fonctions cérébrales :

        Les fonctions cérébrales S,G, L,V, n’ont pas toutes la même importance.
Il y a d’abord nos deux fonctions qui sont nos préférences cérébrales de perception et de décision : supposons que ce soit par exemple G et L.
    L’une d’elle est plus développée que l’autre est nous l’appelerons “fonction primordiale”, l’autre étant appelée “fonction auxiliaire”.
    Supposons que la fonction primordiale soit G, l’auxiliaire est alors  L.
    La fonction antagoniste de la fonction auxiliaire et qui n’est donc pas une préférence, mais que nous utilisons cependant  moins souvent, (V dans notre exemple), est appelée “fonction tertiaire” et la fonction opposée à la primordiale (ici S) est appelées “fonction cachée”.
    Cet exemple est celui de la hiérarchie des fonctions d’un individu de préférences IGLJ et on fait alors un schéma que l’on appelle la “croix des fonctions”  :

http://lancien.cowblog.fr/images/Prefcerebrales/hierfonccereb.jpg


        Comment se détermine cette hiérarchie :
   
    Le problème est de classer les quatre fonctions S,G L et V en connaissant nos deux fonctions préférées et nos attitudes préférées parmi E/I et J/P.
    C’est un peu compliqué et je vais vous l’expliquer, mais je vous donnerai ensuite un tableau pour que cela vous évite de chercher.

    a) - Nous avons deux fonctions préférées, l’une de perception, l’autre de décision et celle que nous utilisons le plus dans le milieu extérieur est liée à notre attitude J ou P
    Ainsi une personne de préférence J utilisera dans le milieu extérieur, davantage la fonction de décision préférée (L ou V), et une personne de préférence P utilisera dans le milieu extérieur, davantage la fonction de perception préférée (S ou G). Mais cette fonction la plus utilisée à l’extérieur n’est pas forcément la fonction primordiale.

    b) - Elle le sera pour la personne extravertie pour qui l’extérieur est sa source de motivation.
    La fonction primordiale d’un extraverti sera donc sa préférence de décision s’il est J ou sa préférence de perception s’il est P.
    Au contraire l’introverti réserve sa fonction primordiale pour son “milieu intérieur de la pensée”, puisqu’il en tire sa motivation. Ce n’est donc pas ce qu’il utilise à l’extérieur.
    La fonction primordiale d’un introverti sera donc sa préférence de perception s’il est J ou sa préférence de décision s’il est P.
    La fonction auxiliaire est l’autre préférence et la tertiaire la fonction antagoniste de la tertiaire.
    La fonction “cachée” est l’antagoniste de la primordiale.

    Alors quelle est votre fonction primordiale et votre croix des fonction?
    Vous avez trouvé ces explications difficiles à suivre et vous avez du mal à savoir quelle est la hiérarchie de vos préférences?
        Pour vous aider, voici un tableau de la hiérarchie des fonctions selon vos préférences  en donnant dans l’ordre : fonctions primordiale, auxiliaire, tertiaire et cachée, l’indice e ou i, indiquant le milieu dans lequel on s’en sert préférentiellement.

http://lancien.cowblog.fr/images/Prefcerebrales/tableauhierfonct.jpg

    Demain je vous montrerai, en utilisant ces notions,  pourquoi il est plus facile de connaître un extraverti qu’un introverti.
    

Mardi 28 septembre 2010 à 8:47

Préférences cérébrales

Aujourd'hui la dernière les préférence cérébrale dont je parlerai, avant d'examiner ce que nous pouvons faire de toutes ces préférence dans la vie courante :  la tolérance de l'opinion des autres, qui est une attitude importante dans la vie.

    Dans notre vie de tous les jours nous sommes en présence d'autres personnes avec lesquelles nous confrontons nos idées et nous avons alors deux types d'attitudes différentes :

 - soit nous écoutons et nous admettons les idées des autres, ce qui n'empêche pas de défendre les siennes.
    Nous sommes « tolérants »
Bien entendu nous pouvons ensuite être influen!ables ou au contraire indépendants d'esprit, c'est autre chose.

- soit nous préférons avoir absolument raison quelles que soient les idées de l'autre et nous ne changerons d'opinion à aucun prix, même si l'autre personne a raison.
    Nous sommes « intolérants ».

En général l'intolérant a tendance à être moins influençable (car il n'écoute pas les autres et veut avoir raison), mais ce n'est pas obligatoire.

Je connais des personnes qui sont très influençable et moutonnière, mais qui, une fois qu'elles ont été ainsi "converties" deviennent totalement intolérante. C'est souvent le cas de ce que l'on appelle les "fanatiques".

http://lancien.cowblog.fr/images/Prefcerebrales/schematolerance.png


En général, une personne tolérante (préférence Tol.) :

- laisse les autres personnes défendre leurs opinions et les écoute avec attention ;
- aime échanger des opinions;
- défend ses idées mais admet celles d'autrui;
- examine les idées des autres avec calme et compréhension;
- prend en compte l'opinion des autres;
- n'hésite pas à approuver une thèse adverse s'il la trouve juste;
- est juste, intellectuellement honnête et objective dans son argumentation.


En général, une personne intolérante ( préférence intol.) :

- n'écoute pas l'autre et l'interrompt lorsqu'il parle;
- reste dans sa tour d'ivoire avec ses concepts;
- soutient ses idées même avec mauvaise foi.;
- n'admet pas d'avoir tort;
- n'examine l'opinion des autres qu'avec réticence;
- prend très rarement en compte l'opinion d'autrui et aime la polémique;
- critique facilement les opinions des autres;
- n'hésite pas à exagérer ses arguments par rapport à la réalité et à sous-estimer ceux des autres personnes.


Ce qui différencie principalement le Tolérant de l'Intolérant :

     La personne très intolérante considère que seules ses idées sont valables et il n'admet pas celles des autres qu'il juge mauvaises et il polémiquera avec mauvaise foi pour démontrer que ce sont ses idées qui sont les bonnes.
    Celle tolérante, tout en défendant ses idées, écoute celle des autres et il en tient compte dans la mesure où elles lui paraissent raisonnables quitte à changer d'avis sur certaines de ses idées s'il les juge moins bonnes


http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures1/h2013278981226877577.jpg

    Demain, pour vous reposer, je change de sujets : je vous parlerai des avidiens. Je parie que vous ne savez pas ce que c'est. 
De petits hommes verts ??




Lundi 27 septembre 2010 à 9:58

Préférences cérébrales

 J'achève l'inventaire des préférences cérébrales aujourd'hui et demain par deux préférences d'attitude vis à vis des personnes avec lesquelles nous avons des rapports: l'indépendance d'esprit ou son coté influençable d'une part et la tolérance ou l'intolérance à leurs idées.

    Dans notre vie de tous les jours nous sommes en présence d'autres personnes avec lesquelles nous confrontons nos idées, qui agissent sur les nôtres et nous avons alors deux types d'attitudes différentes :
                 - soit nous sommes influençables et les autres ont une grande influence sur nos opinions, soit directement, soit que nous attachions beaucoup d'importance à leur estime et donc à des règles auxquelles nous obéissons.
Un faible contrôle de nos émotions et une appréciation insuffisante de nos limites et de nos qualités et défauts favorise une attitude soumise.
En général cette attitude s'accompagne d'une trop grande importance attachée à l'opinion d'autrui
                 - soit nous sommes indépendants et le jugement des autres et leurs idées ont une influence faible sur nos comportements et les règles de conduites sont raisonnées.
Un bon contrôle de nos émotions et une appréciation de nos limites et de nos possibilités favorise une certaine liberté d'action.

http://lancien.cowblog.fr/images/Prefcerebrales/influencedesautres.jpg


           En général, une personne influençable (préférence Influ.) :

- se préoccupe en permanence du jugement d'autrui;
- attache une très grande importance à son aspect et à ce qu'elle parait;
- est soucieuse des modes;
- se conforme sans discussion aux règles morales et sociétales;
- est influençable aux opinions et actions des autres;
- suit facilement un meneur ou un conseiller ;
- a du mal à maîtriser ses émotions causées par autrui;
- a une idée floue de ses propres limites et n'a pas confiance en elle.


          En général, une personne indépendante ( préférence Indép.) :

- est plutôt soumise à son propre jugement et ne se préoccupe que faiblement de l'opinion des autres;
- ne se préoccupe que modérément de son image;
- n'admet ses règles de vie qu'après réflexion et choix personnel (ce que Freud appelle le "surmoi");
- n'a pas l'esprit moutonnier et se soucie peu de la mode;
- ne se laisse pas facilement influencer par les discours et les actes;
- a une indépendance d'esprit vis à vis de meneurs ou de conseillers;
- arrive à contrôler les émotions provoquées par autrui;
- a une idée précise de ses limites et une certaine confiance en soi.


           Ce qui différencie principalement 'Influençable de l'Indépendant :

    L'influençable a un souci permanent de l'idée que les autres se font de lui (ou de ce qu'il croit être cette opinion), craint le jugement d'autrui et donc se conforme sans discuter aux règles du groupe ou de la société. Il se laisse influencer et a donc une liberté d'esprit toute relative et un comportement plus ou moins moutonnier.
    L'indépendant, tient compte de l'opinion d'autrui, mais ne craint pas  en permanence ce jugement et sait passer outre s'il le juge nécessaire. Il est donc peu influencé par la mode et n'accepte les règles morales et sociétales qu'après avoir jugé par lui-même de leur opportunité.
Il est indépendant d'esprit et tout en pouvant tenir compte de l'opinion des autres, il ne le fait qu'après discussion et réflexion. Il maîtrise les émotions causées par autrui et a conscience de ses limites, de ses qualités et défauts. Par contre il tient souvent trop à ses opinions


    Alors êtes vous une personne influençable ou indépendante d'esprit ?

Vendredi 24 septembre 2010 à 8:53

Préférences cérébrales

http://lancien.cowblog.fr/images/Fleurs1/P1010030.jpg

    Une petite caricature des préférences J et P, des personnes qui privilégient la prise de décision et l’emprise sur les événements ou celles qui recherchent surtout l’information et s’adaptent ensuite aux circonstances. Vous repèrerez ainsi mieux quelles sont vos propres préférences.


    Tristan est “J” et Iseut est “P”.
   
    Ils sont frère et soeur et sont tous deux à la Fac en deuxième année de licence.
    Pas moyen qu’ils partent ensemble. Tristan est levé tôt et bien qu’il ne soit qu’à dix minutes de la fac, il part 20 ou 30 minutes avant l’heure des cours.
    Du coup il traîne un peu à ne rien faire dans la cour ou dans les couloirs, et discute avec quelques copains, encore rares à cette heure.
    Iseut n’est jamais pressée : un bon quart d’heure sous la douche (restera t’il encore de l’eau chaude pour les autres ?), autant pour se mettre un peu de rose aux joues et sur les lèvres et se donner un coup de brosse dans les cheveux, le petit déjeuner au pas de course (oui mais faut quand même prendre le temps de manger), il est très vite 8h50 et elle ne part qu’à 9h01 alors que le cours est à 9h. Pas grave, en général le prof est encore plus en retard et ne commence qu’au quart !

    Ce n’est pas toujours ainsi. Bernard et Iseut devaient aller en vacances chez leurs grands parents et ils s’étaient donnés rendez vous à la gare.
    Tristan était très en avance et a fait le pied de grue sur le quai, mais Iseut ne s’est pas pressée et le train est parti à l’heure, mais sans elle. Qu’importe, elle a pris le suivant !
    Au fond ils auraient dû partir en avion, car tout le monde connaît la devise d’Air France : “Vous ne raterez jamais votre avion, nous sommes toujours plus en retard que vous !”.

    Les vacances c’est horrible s’ils veulent partir ensemble. Deux mois avant Tristan sait où il aimerait aller et il faut réserver les billets ou les chambres dans un gîte.
    Mais pas moyen de décider Iseut, elle ne sait pas, elle n’a pas encore vu tous les prospectus, et il faut qu’elle se renseigne auprès des copines.
    Le délai approche et quand elle s’est décidée, il n’y a plus de place dans le gîte où ils voulaient aller et les billets de train sont plus chers.
    Tristan est furieux. La prochaine fois, il n’attendra pas Iseut.

    Tristan et Iseut font leurs courses au supermarché.

    Tristan a fait sa liste à l’avance. Il sait ce qu’il veut et où sont les rayons correspondants. Il a donc en tête l’itinéraire dans le magasin. Il se contente de comparer les prix de quelques produits, les dates de péremption, l’aspect des fruits et légumes ou des poissons.
    Au bout de 30 minutes il est à la caisse.

    Iseut ne sait pas trop ce qu’elle veut mais a quelques envies à priori, mais elle va faire un tour pour voir et se donner des idées. Elle fait deux tours de magasin, et regarde un peu tous les produits. Déjà une demi-heure de passée, alors elle revient à certains endroits où elle désirerait acheter.
    Elle veut choisir une barquette de raisin. Alors elle en prend une, la regarde sur toutes ses faces, puis regarde le poids. Peut être y a t’il un peu moins; elle cherche, mais celle là est moins belle. Après avoir retourné ssur toutes leurs faces les trois-quart des barquettes, finalement elle reprend, dix minutes plus tard, la première qu’elle avait initialement choisie.
Cela se répète souvent et  une heure trois-quart après son arrivée au magasin, elle est enfin devant les caisses, mais c’est bien parce qu’elle est pressée, sinon elle retournerait pour voir si’il n’y a pas une caissette de clémentines plus belle que celle qu’elle a choisie et dont certaines ne sont pas très mures !
    Et puis il y a ces quetsches qui lui faisaient envie pour faire une tarte : ces belles prunes noires qui sont rouges quand elles sont vertes !

    En vacances Tristan et Iseut ont été au cinéma au casino et après la séance, ils traversent la salle de jeu, histoire de voir ce que c’est, puisqu’ils sont majeurs.
    Tristan s’intéresse au mécanisme des jeux; comment peut on gagner. mais il se garde bien de jouer. On ne peut maîtriser les événements même avec de savants calculs, alors à quoi bon. Surtout que le casino a davantage de chances de gagner : faut bien que cela lui rapporte, il n’est pas philanthrope.!
    Iseut par contre a une envie irrésistible de tenter sa chance; il faut bien parfois prendre des risques. Comme elle n’est pas très riche elle va essayer quelques euros au machines à sous. Formidable elle gagne un peu au premier coup, alors on continue. Mais au bout de 10 minute, déception, elle a perdu 10 euros. Bof ce n’est pas la mort, c’est juste “pas de chance”.
    Elle a juste oublié que les machines à sous doivent rapporter de l’argent au casino !

   
Vous voyez peut être mieux maintenant ce qu’est essayer de maîtriser les événements et situations (J) ou de s’y adapter (P).

Jeudi 23 septembre 2010 à 8:07

Préférences cérébrales

http://lancien.cowblog.fr/images/Prefcerebrales/4475814.png

    Je reprend mes articles sur les préférences cérébrales et je vais vous parler d’une préférence très importante qui régit nos attitudes de chaque instant et qui entraîne parfois de sérieux conflits entre personnes vivant sous un même toit : la préférence “Jugement J” et l’antagoniste “Perception P”
    Nous avons vu que dans notre vie de tous les jours, notre cerveau perçoit et fait des choix, en utilisant notamment ses mécanismes préférentiels (S/G et L/V).
    Mais dans le monde extérieur qui nous entoure et où évoluent les autres hommes, nous avons deux type d'attitudes différentes :

     - soit nous préférons anticiper sur les événements, essayer d'avoir barre sur eux, concevoir des actions et des projets qui soient réalisables et les réaliser conformément à nos prévisions : ceci implique certes de percevoir les faits, d'avoir de l'information, mais encore plus de faire au préalable des prévisions et en permanence des choix.
    Une personne qui a ainsi une préférence “jugement J”, passe plus de temps, dans le monde extérieur, à décider qu'à percevoir.

    - soit nous préférons nous adapter aux événements, en faisant évoluer nos projets en fonction des réactions extérieures, afin d'avoir plus de chances de les réaliser ensuite : ceci implique beaucoup moins de prévisions et de choix, mais par contre une collecte permanente de l'information pour adapter ses attitudes et ses actions.
    Une personne qui a ainsi une préférence “perçeption P”, passe plus de temps, dans le monde extérieur, à percevoir qu'à décider.


    En général, une personne de préférence Jugement (J) :

 - aime mener les choses à bien;
- prend souvent "de l'avance" dans son travail;
- ne remet pas à plus tard les choses déplaisantes à faire;
- travaille mieux quand elle peut planifier son travail et suivre un plan;
- n'aime pas s'interrompre pour faire une chose plus urgente;
- n'a besoin, pour débuter un travail, que des choses essentielles;
- est satisfaite lorsqu'elle s'est forgé un jugement sur une chose, une situation ou une personne.
-  mais peut décider des choses trop rapidement;

En général, une personne de préférence Perception (P) :

- s'adapte bien aux changements de situations;
- peut remettre à plus tard les choses déplaisantes à faire;
- n'aime pas prévoir et planifier ses occupations;
- peut laisser les choses à moitié finies;
- a quelques difficultés à prendre des décisions;
- peut commencer plusieurs choses à la fois, et avoir du mal à terminer;
- veut tout connaître d'un nouveau travail;
- est curieuse et ouverte à toute nouvelle opinion sur une chose, une situation ou une personne.
    - mais peut éternellement s’informer et ne jamais se décider.

Ce qui différencie principalement le J et le P :

a.) - Au plan de l'organisation :
    - le J planifie ses occupations ses projets, réfléchit à ce qui peut se passer , liste les choses à faire et fait des plans.
    il part très en avance pour ses rendez vous et arrive souvent trop tôt.
Il aime faire longtemps à l'avance les tâches prévues pour une date donnée.
    - le P ne planifie pas ses tâches et les décide au dernier moment;
    il part au dernier moment et est souvent en retard à ses rendez vous. Il fait les travaux prescrits à la dernière minute.

b.) - Au plan de l'occupation :
    - le J ne se plaint pas en général d'un travail très “encadré” par des prévisions, des consignes, des méthodes.
Il ne rechigne pas à commencer une tâche et en général la mène à bien..
    - le P n'aime pas les contraintes de planification; il commence une tâche lorsqu'il ne peut plus tergiverser, peut en commencer plusieurs à la fois et ne pas en mener certaines à bon port.
Toutefois certaines personnes à l'esprit très indépendant, peuvent être J, planifier leurs propres tâches (voire celles des personnes sous leurs ordres), et avoir horreur qu'un tiers ait planifié ou encadré leur propre action.

c) - Au plan de la décision
    - le J rassemble rapidement l'information et prend vite une décision ou des décisons selon certaines hypothèses de déroulement des événements. Il peut se tromper s'il s'est insuffisamment informé.
    - le P rassemble inlassablement de l'information et décide à la dernière extrémité et même quelquefois pas du tout.

    Comme nous utilisons nos deux fonctions antagonistes suivant les circonstances, mais que la préférée est simplement celle que nous utilisons le plus souvent, il est possible que certaines de nos sous-préférences se rapportent à notre fonction préférée, (par exemple “J) mais que d'autres se rapportent à l'autre fonction.(par exemple  “P” )..

     Alors en réfléchissant un peu, vous devreiez savoir si vous êtes J ou P.

Demain je vous donnerai des exemples concrets d’attitudes dans la vie de tous les jours de personnes de ces deux préférences.




Mardi 21 septembre 2010 à 9:01

Préférences cérébrales

http://lancien.cowblog.fr/images/Fleurs1/1001072.jpg


     Aujourd’hui j’aborderai les problèmes que vont rencontrer des personnes de préférences différentes de perception et de décision, de la même façon que je l’avais fait pour des personnes E/I
    Mais je prendra deux cas très différents : un couple qui en principe est “à égalité” et par contre deux personnes qui ont une relation hiérarchique, par exemple parent et enfant, ou professeur et élève, chef et subordonné.
    Evidemment si dans le couple l’un des deux veut diriger l’autre, on sera dans le second cas.


    Dans le couple, tout va dépendre de la préférence de tolérance des personnes : s’ils sont tolérants et s’ils communiquent et écoutent l’autre.
   
    Si les deux personnes ont les mêmes préférences S/G et L/V évidemment ils vont bien s’entendre, puisqu’ils ont la même façon de penser et d’approcheir les choses dans bien des cas. Voir les choses de la même façon, c’est un peu différent car cela va dépendre de leur éducation.
    Il y aura par contre un inconvénient, c’est que leurs approches étant les mêmes ils risquent de commettre tous deux les mêmes erreurs.

    Supposons maintenant que les deux personnes aient des préférences opposées, par exemple l’un est GV et l’autre SL.
    L’avantage c’est qu’ils aborderont les problèmes différemment et que même s’ils ont les mêmes goûts et valeurs, l’information qu’ils vont prendre, leurs critères de décision sont différents. Donc ils feront mieux, à eux deux, “le tour du problème”, mais évidemment à condition de communiquer et d’être tolérant de la pensée de l’autre.
    S’il y a intolérance et non communication ce sera l’incompréhension chacun dans son coin.

    On pourrait examiner chaque cas particulier, mais il y a 10 associaitons possibles différentes et de plus l’influence des autres préférences. Cela devient vite fastidieux.

    Lorsqu’il y a une “relation hiérarchique”, je veux dire que l’un peut donner des ordre à l’autre, qui doit lui obéir, et évidemment une tendance naturelle est que le premier veuille imposer ses idées au second, et comme ses idées dépendent en partie de la façon dont il les obtient (c’est à dire prise d’info

Lundi 20 septembre 2010 à 8:00

Préférences cérébrales

Dans cet article, je vais vous montrer comment se comportent entre elles des personnes de préférences A/O, S/G et L/V  et comment ces préférences se combinent entre elles et éventuellement interagissent avec les préférences E/I et optimiste/pessimiste.

    Voyons d'abord comment se combinent entre elles les préférences A/O, S/G et L/V, en nous servant d’un schéma imaginé par le chercheur américain Plutchik, spécialiste des “émotions”.

    Plutchik a imaginé la comparaison suivante du cerveau et d’un moteur thermique d’une voiture : le moteur à trois temps.
    Le cerveau agit en trois phases qui se succèdent :
1 - la perception immédiate émotionelle dont nous avons parlé
2 - une phase de perception orientée, raisonnée et de choix rationnel
3 - une phase d’action.
Normalement comme tout moteur de voiture, le cycle “tourne” dans ce sens et pas à l’envers

http://lancien.cowblog.fr/images/Prefcerebrales/schemaAOcopie.jpg
   On peut d’abord compléter ce schéma à la lumière des préférences cérébrales  :.
    La phase 2 intervient plus ou moins vite selon qu’on est de préférence O ou A, quelqu’un de “sensible A” ayant une perception immédiate émotionnelle (phase 1) plus violente et plus longue.
    On peut décomposer cette phase 2 en un premièr temps pendant lequel on continue à prendre de l’information le plus souvent avec notre préférence S ou G, quelquefois avec la fonction non préférée; puis un deuxième temps où l’on prend la décision, en général avec notre préférence L ou V;
.    Nous verrons plus tard qu’une autre préférence intervient qui détermine si nous passons alors beaucoup de temps à prendre de l’information (préférence P comme Percevoir) ou si nous préférons plutôt nous conscrer à l’examen des critères de décision (J comme Jugement).
    Le moteur à trois temps de Plutchik est devenu en incluant les préférences cérébrales un moteur à quatre temps : perception émotionnelle, perception orientée, décision, action.

    Plutchik a étudié le comportement d’individus et de groupes
    Le déroulement normal du cycle est celui représenté par les grandes flèches (C), avec la succession des phases décrite précédemment.
    Mais on peut obliger un individu ou un groupe à passer directement de la perception affective à l'action.   




http://lancien.cowblog.fr/images/Prefcerebrales/Plutchickcopie-copie-1.png

    Des meneurs peuvent reçevoir une formation spéciale pour leur enseigner à inverser le sens du cycle et donc du comportement d'un groupe, en le "gavant" d'affectif" et en l'empêchant de réfléchir, afin de créer des incidents violents.
    On peut ainsi faire passer directement une personne ou un groupe, de la perception affective à l'action sans passer par un stade de décision raisonnée.
    On obtient alors des comportements violents, agressifs ou émeutiers
     Un individu peut, dans certaines circonstances, inverser lui même le sens du cycle de façon inconsciente lorsqu’il a de très violentes émotions et donc commettre des actes de violence non prémédités : des pulsions.
   
    On peut également examiner les corrélations avec d’autres préférences.
    La sensibilité A/O n’a rien à voir avec l’altruisme. Toutefois, une personne sensible A comprendra mieux , parce qu’elle ressentira davantage les peines des autres, mais elle ne sera pas plus altruiste pour autant.
    L’extraversion d’une personne de préférence de décision V (valeurs), favorisera son altruisme, car elle aimera rencontrer les autres, mais une personne introvertie, qui réfléchit davantage ou de préférence de décision L (logique)” sera parfois plus efficace pour les aider .
    Une personne S regarde les détails. Le fait d’être logique et introvertie renforcera cette tendance et elle sera peut être tatillonne.
    Une personne G et V risque d’être rêveuse mais saura t’elle réaliser ses rêves? Le personne GL sera inventive, mais essaiera davantage de faire le tri parmi ses idées.
    Une personne EGV aura envie (du fait de son extraversion), de “mener” les autres mais ne sera peut être pas assez rigoureuse. Une ESV voudra peut être trop imposer ses idées dans le détail
    Une personne SV vivra au jour le jour, sera très sensitive et décidera en fonction de ses goûts et valeurs. Mais si ses parents et la société ne lui ont pas donné de valeurs, elle n’en fera qu’à sa tête selon ses goûts et envies. Pour peu qu’elle soit très influençable et privilégie l’adaptation aux événement (préférence P) à la maîtrise des événements (préférence J que nous examinerons bientôt), elle risque de céder à toutes ses pulsions. Le fait d’être extravertie la fera agir en groupe. Beaucoup de jeunes de “bandes” sont “ESVP influençables”.

   
Finalement quand on veut essayer de comprendre la personnalité de quelqu’un, si on connaît ses préférences cérébrales et leur “intensité”, on peut ainsi examiner les répercussions des unes sur les autres et essayer d’en approcher les conséquences. Mais il faut en général aborder les “sous-préférences” que j’ai indiquées dans les tableaux accompagant mes articles.   

Samedi 18 septembre 2010 à 8:23

Préférences cérébrales


http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures1/shadok11.jpg

     Depuis la rentrée je reçois pas mal de mails qui me suggèrent de traiter certains sujets.
    Je m’efforcerai de le faire peu à peu, mais certains de ces sujets supposent que j’ai réfléchi, éventuellement avec vous, à certaines questions préalables.
    Je vais en poser une difficile : qu’est ce que le “bon sens” ?

    Si je vais voir chez  mes ami(e)s, le petit Robert et la rousse, je lis
“capacité à distinguer le vrai du faux, d’agir raisonnablement”, mais aussi ce qui m’a étonné “manière commune d’agir à tous les hommes, ensemble des opinions dominantes dans une société”.
    Je trouve que ces deux aspects sont extrèmement différents. Cette deuxième définition autrefois concernait le “sens commun”..
    J’ai d’ailleurs trouvé dans mon livre de philosophie d’il y a plus de 60 ans, l’explication suivante : “Le bon sens diffère du sens commun en ce qu'il consiste dans l'emploi des facultés, tandis que le sens commun est un ensemble de connaissances innées ou acquises, résultant, pour tous les humains, de ces facultés appliquées spontanément à leurs objets respectifs.” et un vieux dictionnaire de mon enfance dit que c’est la “capacité de bien juger, sans passion, en présence de problèmes qui ne peuvent être résolus par des raisonnements scientifiques”.
    Il faut croire que le sens du mot a évolué puisqu’on semble confondre les deux maintenatnt.
   
    Voyons ce que disent quelques littérateurs connus :
    Le bon sens est la “la saine et droite raison”, dit le Littré et il reprend ensuite une définition assez curieuse due à Rivarol en 1827 “La portion de jugement et de lumière, départie à tous les hommes bien organisés.”
    L’encyclopédie de l’Agora écrit “Le bon sens est l'intermédiaire entre l'ignorance et la connaissance bien assurée. Il est la raison sans raisons. Entre la sphère théorique où l'on s'entend rarement sur le sens d'un mot ou d'une idée et la sphère pratique où l'on doit agir, le plus souvent sans être assuré de pouvoir le faire en connaissance de cause, il y a un vide. Le bon sens comble ce vide.”
    Pour Descartes, cher à ma muse philosophe, le bon sens est “la chose du monde la mieux partagée, car chacun pense en être si bien pourvu, que ceux même qui sont les plus difficiles à contenter en toute autre chose n'ont point coutume d'en désirer plus qu'ils n'en ont. En quoi il n'est pas vraisemblable que tous se trompent; mais plutôt cela témoigne que la puissance de bien juger et distinguer le vrai d'avec le faux, qui est proprement ce qu'on nomme le bon sens ou la raison, est naturellement égal en tous les hommes”, mais Boileau est plus réservé : “Tout doit tendre au bon sens, mais pour y parvenir le chemin est glissant et pénible à tenir; pour peu qu'on s'en écarte aussitôt on se noie.”

    J’aime bien aussi Descartes, mais j’avoue que je doute aujourd’hui que le bon sens soit partagé par tous.
    Les hommes se déchirent et courrent à leur perte par leurs divisions et leurs interminables querelles d'opinions : pluralité des politiques, des religions et des philosophies, génératrices le plus souvent de discordes parce que ne servant que des partis et des partis pris, et qui ne concourent que rarement à unir les hommes pour un but commun.
    Je suis aussi quelquefois étonné des décisions que prennent certaines personnes, car il paraît évident, même à un ado qui n’a pas l’expérience de la vie que cette décision sera mauvaise et aboutira à des problèmes certains.
    Le bon sens est ce l’intelligence. J’en doute quand je vois un président de la république, qui a sûrement une certaine intelligence pour être parvenu à ce poste, dire d’énorme bêtises ou faire des maladresses indignes de sa fonction. Mais cependant,  il ne faut pas être idiot pour avoir du bon sens
    Le bon sens est il dû à l’instruction ? Sans doute en partie, mais j’avais deux grands-pères qui m’expliquaient leurs raisonnements et les critères et motifs de leurs actions et ils avaient tous deux beaucoup de bon sens. Pourtant si l’un était ingénieur, l’autre n’était qu’un simple paysan de Dordogne, qui n’avait que le certificat d’études, mais lisait beaucoup et avait une bibliothèque énorme où je puisais souvent mes lectures l’été. Mais je pense que mon grand-père de Dordogne, intelligent, travailleur et curieux  auurait aujourd’hui fait des études plus longues.
    Le bon sens est il dû à l’éducation ? Je serai tenté de dire qu’elle peut avoir beaucoup d’influence, mais je crains d’être influencé par ma jeunesse avec mes grands parents et parents.
    Les vieux paysans d’autrefois apprenaient à leurs enfants à se méfier des “on dit” de ce que l’on entendait ou lisait ça et là, à essayer de se faire sa propre opinion en examinant les faits et l’environnement. Ils apprenaient la modestie, le pragmatisme, l’observation, les caprices du temps et de la terre....
    Mes instituteurs m’ont fait observer la nature et nous apprenaient de façon très simple le pourquoi des choses, en même temps que les notions élémentaires d’arithmétique, mais aussi la compréhension de ce que nous lisions. 
    Mes professeurs m’ont appris le raisonnement, l’analyse de la pensée littéraire,  la logique du latin, des mathématiques et ds sciences.
    Quand je vois ce qu’aprennent mes petits-enfants, je pense qu’une partie de ce sens pratique, de ce pragmatisme n’est plus enseigné.
    On ne sait guère plus apprendre le bon sens !

    Je n’ai rien trouvé dans mes articles de neurologie ou de psycho sur le bon sens. Ce n’est pas étonnant : on ne sait déjà pas ce qu’est l’intelligence !
    La seule chose que j’ai lue, c’est que dans toute recherche de décision, c’étaient le cortex frontal qui organisait la réflexion et le ortex préprontal qui faisiat des simulations des conséquences, en consultant le cerveau émotionnel et les centres de récompense, pour comparer les solutions

    Essayons du coté des préférences cérébrales.
    Un “I” aura t’il plus de bon sens qu’un “E” ? L’introverti réfléchira plus que l’extraverti qui a tendance à parler trop vite, mais je connais des extravertis qui ont beaucoup de bon sens. D’autres, comme notre Président se laissent emporter par leur impulsivité et racontent n’importe quoi !
    Un “S” sera t’il plus sensé qu’un “G”.. J’ai eu parmi mes camarades de Polytechnique un “G” très rêveur, qui parfois sortait des inepties dignes du professeur Tournesol et il ne le faisait pas exprès. Il était très inventif, mais incapable de faire le tri de ses idées. Mais heureusement on atteint rarement cette intensité de préférence G. Le S certes est plus analyste, plus méticuleux, plus pragmatique, mais l’excès dans ce domaine mêne certains S à des actions tatillonnes bien déraisonnables.
    Le “L” aura t’il plus de bon sens qu’un “V” du fait de ses critères de décision logiques. Oui sur des décisions rationnelles, où l’on peut en partie lier causes et effets. Mais sur des problèmes complexes philosophioques ou humains, un V  pourra montrer beaucoup de bon sens dans des décisions pourtant très subjectives.
    Influençabilité et bon sens sont sûrement liés, mais quel est celui qui est la cause de l’autre ou la cause commune : c’est le paradoxe de l’oeuf et de la poule.

    Finalement, je ne sais pas ce que c’est que le bon sens : un mélange d’intelligence, d’expérience, de pragmatisme, de logique, d’intuition et de raison, d’esprit critique, mais aussi du souci de la liberté de pensée et d’expression.
    Qu’en pensez vous?


<< Page précédente | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | Page suivante >>

lancien

sortir de la tristesse

Créer un podcast