Mardi 31 août 2010 à 9:05

Préférences cérébrales

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    Introversion dit le plus souvent timidité.
    Par ailleurs même les ados modérément extravertis sont souvent un peu timides
    Et quelques unes de mes correspondantes se plaignent d’une timidité excessive.

    Vous n’êtes pas les seuls, on compte entre 40 et 60% de timides et la proportion d’introverti est un peu supérieure à 50% en France. Par contre, aux USA (peut être parce que ce sont les descendants de colons et d’aventuriers), il y a 60% d’extravertis (enquêtes de P. Zimbardo de l’université de Stanford).
    Il semble toutefois qu’il y ait deux fois plus de filles timides que de garçons.
D’après Murray Stein, de l’université de Califomie à San Diego, qui a réalisé des études sur le trac, environ une personne sur trois évite de parler devant un auditoire, de faire un exposé devant un parterre d'auditeurs, de poser des questions en classe ou devant une assemblée.

    J’ai donc pensé utile de faire suivre ces articles sur les préférences E / I par des articles sur la timidité.

    Etre introverti, est-ce être forcément timide?
    Les réactions d’un introverti peuvent passer pour de la timidité, mais elles sont dues, selon la définition de l’introverti, au désir de rester dans le monde de ses pensées et pas forcément à un manque de confiance en lui.

    Essayons avec le psychiatre Cristophe André, de l’hôpital Saint-Anne à Paris, de définir ce qu’est la timidité.
    Il en distingue cinq grandes classes de timidité, qui se manifestent en fonction des situations les plus redoutées.
Chez une même personne.plusieurs formes de timidité coexistent généralement.

        La timidité d'action :

    C'est la peur de déranger I'autre.l
    Les timides d'action ne souhaitent contredire leur interlocuteur'pour ríen au monde, ils ne veulent surtout pas prendre une initiative qui risquerait de trahir un désaccord de leur part.
    Bien que souvent introvertis, ils ont un contact facile avec les autres car ils ne s' opposent jamais. Ils répugnent a négocier, évitent de demander des précisions lors d'une conversation.
    Leur peur du conflit reflète la crainte d'étre peu estimés.

        La timidité de performance

    C'est I'impression obsédante et paralysante que les autres sont la pour nous juger. Subir un oral, prendre la parole devant d’autres qu’on connaît mal, sont autant de situations éprouvantes.
    Cette forme de timidité commence sur les bancs de l' école, avec la peur de poser des questions en classe.
    Elle provient de la peur de mauvais résultats, d’être mal jugé dans ses propos, de ne pas se montrer à la hauteur de la situation.


        La tlmidité du quotidien :

    Les discussions sur la pluie et le beau temps, les rencontres avec un voisin ou le simple fait de venir :au travail et de discuter avec des collegues, peuvént étre un supplice.
    Les timides du quotidien craignent les regatds, les silences, les situations anodines où un fossé sémble se creuser entre eux et leur interlocuteur, par exemple quand on fait un trajet en voiture ou en train avec une personne qu’on connait peu..
    Impression de paralysie du cerveau et de la parole, transpiration et sentiment de tension Interne reflètent cette peur de ne pas « sayo!r faire la conversation ».

        La timlaité de «parler de soi»  ,

    Cette peur coconcerne les domajnes de la vle personnelle.
    Ces timides sont' plutôt à l'aise dans les conversations quotidiennes, mais éprouvent un blocage quand on aborde le domaine de leur vie personnelle. On les connaît parfois depuis des années, et I'on se rend compte tout à coup que I'on ne sait rien d'eux, de ce qu'ils siont, de leur famille, de leur cadre de vie.
    Leur timidité vient en général de la peur du jugement des autres sur eux mêmes ou sur leur environnement.

        La timidlté de vislbillté

    Cette timidité correspond à l’angoisse de se trouver sous les regards des autres. Le timide de visibilité déteste devoir marcher devant la terrasse d'un café  regagner sa place tout au bout du couloir d’un train ou d’un avion sous le regard des autres passagers.
    «De quoi al-je l'air ? » « Quelle tête ai-je ?» «Comment susi-je habillé ?» ..
    C’est une autre forme de la peur du jugement d’autrui, mais sur l’apparence notamment physique.

   
On voit que l’introversion n’est qu’une cause secondaire de la timidité et que les deux principales raisons sont le manque de confiance en soi et l’importance trop grande que l’on accorde à l’opinion des autres.

Dimanche 29 août 2010 à 8:52

Préférences cérébrales

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    Vous me demandez ce qui se passe dans la vie quand introvertis et extravertis doivent cohabiter.
    En général, cela pose effectivement problème si les deux préférences sont très fortes chez les personnes en cause.

    Supposons un couple, Nestor est extraverti et Falbala introvertie, tous deux fortement.

     Nestor souhaiterait être tout le temps en compagnie d’autres personnes; il a beaucoup d’amis et les voit souvent, fait de nombreuses randonnées, du sport, mais le reste du temps discute avec eux, et adore déjeuners, sorties au café, ou apéritifs chez les uns ou les autres.
    Il va aux anniversaires, aux mariages de ses copains, à de nombreuses surpp fêtes de toutes sortes. Il adore les concerts où une foule nombreuse trépigne et hurle en rythme et s’enflamme pour le groupe sur scène.

    Falbala a peu d’amies. Elle les voit surtout pour discuter, échager des idées.
Randonnées et sport, elle aime bien mais elle préfèrerait être avec son copain dans la cohorte d’amis   
Les déjeuners et autres soirées où elle se retrouve au milieu de gens peu connus lui font plutôt peur si elle n’y retrouve pas une amie de longue date à qui parler. Elle préfèrerait rester chez elle à lire, à consulter internet ou à se cultiver.
Quant aux concerts, elle a peur de la foule et préfèrerait écouter un CD, tranquille dans son fauteuil.

    Lorsqu’ils sont dans une de ces réceptions qu’un l’un adore et l’autre redoute, leurs attitudes sont opposées.
Nestor oublie Falbala. Il papillonne de personne en personne que ce soit un ami ou un inconnu, il faut qu’il parle, de la pluie du beau temps, de n’importe quoi, qu’il raconte sa vie.
    A la même table dans un déjeuner, Falbala l’écoute gentiment, mais ces paroles la soûlent. Elle répond au minimum de la politesse à son voisin de table, répondant aux questions qui ne sont pas indiscrètes. Pour qu’elle parle vraiment, il faut  qu’on la lance sur un sujet qui la passionne et donc qu’elle connaît parfaitement.
    Dans une soirée, Nestor adore faire le boute en train, l’oragnisateur des activités, le “présentateur” de télé, avec un certain bagoût.
    Au contraire, Falbala n’a qu’une peur, qu’on lui pose une question à laquelle elle doive répondre en public.
    Mais ce qui lui déplaît le plus c’est qu’ils évoluent séparément dans la foule des amis ou des invités, comme s’ils ne se connaissaient pas : est ce là un vrai couple ?

    Dès que quelqu’un lui demande un renseignement, un service, Nestor ne lui refuse pas et l’invite tout de suite à venir chez lui lui exposer son problème. ON voit ainsi défiler plein de personnes et la maison est toujours pleine de gens, la plupart du temps inconnus.
    Falbala en a marre de ce défilé incessant. Elle voudrait être tranquille poucvoir réfléchir, avoir des occupations communes à eux deux seuls, avoiur davantage d’intimité.   
    Finalement ils mênent deux vies presque séparées, bien que souvent l’une suivant l’autre, mais alors, à quoi bon vibvre ensemble.
    Falbala commence à penser qu’elle aurait dû avoir un petit ami introverti.
    Quant à Nestor, il ne s’aperçoit pas que Falbala souffre de la situatiuon. Il lui reproche plutôt de manquer d’entrain et de ne pas savoir s’amuser ou de l’empêcher de voir ses copains. Il s’ennuie tout seul avec elle !

    On m'a parlé aussi du cas des parents extravertis et d'un enfant introverti.
    J'ai été témoin de cela : ces parents étaient tout le temps avec des amis, à des fêtes ou des mariages, à des manifestations de toutes sortes à Paris ou faire du sport ou des sorties en groupe et ils emmenaient le plus souvent leurs enfants. Le garçon, également extraverti trouvait cela tout à fait à son goût, mais la fille introvertie trouvait cela assomant et traînait les pieds. Elle aurait préféré lire un livre, aller faire un tour sur internet, discuter avec quelques copines bien choisies, voire même faire son travail de classe.
    Cela engendrait souvent de beaux fritages avec sa mère qui la trouvait, bien à tort, asociale.!
 
    Difficile donc de cohabiter entre extraverti et introverti, surtout si on ne connaît pas ces différences et si l'on n'admet pas que l'autre peut être différent de vous.

   Après un petit intermède en photos, je vous parlerai de la timidité.Est on timide parce qu'on est introverti ?

Samedi 28 août 2010 à 8:40

Préférences cérébrales

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    Maintenant que nous savons ce que sont les préférences “E” et “I”, je vais, pour que vous en compreniez mieux la portée, traiter quelques exemples concrets.

    D’abord la meilleure façon de montrer certains traits spécifiques est de faire quelques caricatures.


    Voici Ikéa, une jeune très fortement Extravertie”.

Aujourd’hui samedi, elle est très malheureuse. Elle a ue dissertation à faire et elle ne peut voir ses amies. C’est odieux de rester ainsi seule pour travailler, sans personne à voir, sans qu’elqu’un à qui parler.
Alors on commence par un mail à une copine lointaine; mais ce n’est guère convivial. Alors elle va voir son site facebook et quelques copines ont écrit sur son mur; on leur répond, puis l’une arrive sur le site et on chatte.
Il est déjà 11H 30. Elle ne va quand même pas manger seule. Elle téléphone à un de ses copains puis à un second et au troisième elle arrive à se faire inviter chez Macdo et là au moins elle a pu parler jusqu’à 15 h. Le copain lui, n’a pas pu placer un mot, juste répondre parfois aux questions qand elle ne faisait pas elle-même les réponses.
15h 30 fayuudrait peut être travailler. Elle ouvre son livre de philo, réfléchit mais à 16h elle n’en peut plus. Parler à son livre, à une feuille blanche, cela n’apporte pas grand chose : il faut un être humain, il faut du monde autour d’elle.
Idée géniale : faire sa dissert à deux ou à trois. Elle téléphone aux copines de classe. A 17 h elle en a trouvé deu qui veulent bien venir chez elle.
    18h elles sont là : on prend un coca et on papote. 18h 30 faudrait s’y mettre.
    On discute ferme pour mettre des idées sur le papier. Mais l’une des copines (aussi extravertie) parle trop elle empêche Ikéa de parler. C’est insupportable. Et puis toutes les bonnes idées viennet de la troisième, qui réfléchit. Alors à quoi sert on; ce n’est pas la peine de parler si personne n’écoute !!
On essaye de faire un plan, mais classer les idées ce n’est pas marrant, faudrait se concentrer.
    19h30 les copines partent. Que va t”elle pouvoir faire ? Le dissert attendra demain, elle doit dïner avec un goupr de garçons et elle ne rentrera pas avant 23h
Demain dimanche, oui; il faut téléphoner à sa tante, puis à ses cousines. Il y a le marché à faire. C’est agréable, cela grouille de mondeElle va au stade voir des copains à 11H. Puis elle mange chez ses parents. Elle avait prévu de faire un tour à vélo dans les bois avec ses copines. Il faudra rentrer tôt vers 17h pour faire cette dissert, car le soir, elle a une teuf à 21h, et elle va l’animer, elle a pensé toute la semaine à cela et elle a plein d’idée sur ce qu’elle va proposer et faire faire aux autres !! Etre le bout-en-train, c’est son rêve, son plus grand plaisir.

A l’inverse, voilà Fraise, très introvertie.
Ce samedi elle n’a pas cours. Sa dissert est déjà presque faite. La matinée suffira pour la finir. Puis il faut aller au supermarché pour des courses. C’est indispensable, mais pas amusant : trop de monde.
    Elle y rencontre des copines. Elles sont gentilles, mais elle ne sait guère quoi leur dire. Elle en a déjà évité deux mais la troisième est devant son nez. Faudra bien lui dire bonjour, on n’y coupe pas.
Déjeuner, pusi on sirote un café en lisant un bouquin.
Ikéa l’appelle pour faire ensemble la dissert. Grand dieux non ! Cette fille qui parle tout le temps est insupportable. Heureusement elle l’a finie et répond que c’est trop tard Ouf !
Un copain veut l’emmener au cinéma. Elle accepte car celui là est gentil; il parle très peu, réfléchit avant de parler.
Mais c’est rare d’être ainsi invitée. Fraises n’a pas d’ami(e)s. Elle ne s’ennuie pas. Elle n’a pas besoin de parler et la présence de quelqu’un elle s’en passe.  Elle ne s’ennuie jamais. Toujours quelque chose à faire, à lire, à étudier, de la musique à écouter, un peu de sport : athlétisme et judo.
Elle a un blog mais surtout pour mettreses idées au clair, pour s’exprimer, mais pas pour pas pour discuter de broutilles : aussi ni MSN, ni facebook, on y perd trop de temps.
Demain c’est formidable, elle n’a pas cours à la fac (ces amphis pleins de gens c’est odieux). Elle va pouvoir aller consulter des bouquins à la bibliothèque.
Quand même parfois elle aimerait bien un petit ami, parce que la tendresse même pour une introvertie, cela compte !

Horace est un jeune ingénieur qui dirige une petite équipe. Il est légèrement introverti.
Les réceptions que donne parfois sa société ou les mariages et autres fêtes ne l’enchantent pas. il y va à contre coeur et aimerait mieux faire des choses plus intéressantes. parler de la pluie et du beau temps ou des dernières nouvelles de la mode et e la politique ne l’intéresse pas.
Par contre un barbe cue avec des amis qu’il connaît bien, avec sa compagne et les leurs, cela c’est agréable. Là on peut trouver des sujets de conversation commun. Certes il ne parle pas beaucoup, souvent parce que les autres ont dit avant lui ce qu’il voulait dire, parce qu’il réfléchit peut être trop avant de parler.
Chose curieuse, dans son équipe tout le monde le croit extraverti. Sa porte est touours ouverte, il reçoit facilement ses collaborateurs, les écoute, les aide non seulement pour leur travail, mais aussi s’ils lui confient des problèmes personnels, ce qui arrive souvent. Il sait leur expliquer, les convaincre, les diriger, négocier avec les fournisseurs, obtenir ce qui est nécessaire de ses patrons et là il n’hésite pas à parler.
Il a fait des présentations à des clients, que certes il avait soigneusement préparées, mais il s’en sort en apparence aisément.
    Bref c’est assez particulier, il paraît introverti dans la vie courante, extraverti au travail. En fait il arrive à manier les deux préférences quand les circonstances l’exigent. Cependant au plan inné il est introverti, mais il a appris à utiliser aussi l’extraversion.

J’espère que vous comprendrez mieux ainsi ce que sont un extraverti et un introverti.

Vendredi 27 août 2010 à 8:54

Préférences cérébrales

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    Maintenant que vous avez une idée de ce que sont le s préférences cérébrales, d’un point de vue général, nous allons les  examiner une par une.
    J’essaiera de le faire de façon suffisamment pratique pour que vous puissiez déterminer quelles sont les vôtres.
    Nous commencerons aujourd’hui par l’extraversion et l’introversion car c’est le plus facile et vous connaissez déjà probablement en quoi elle consiste.
    Donc êtes vous extravertIi(e) ou introverti(e).?


    Dans notre vie de tous les jours, que ce soit à la maison, au collège, au lycée à la fac ou au bureau, nous avons besoin de motivations à nos actions et cette motivation nous la tirons selon le cas, de notre environnement, du monde extérieur et notamment des contacts avec les autres, soit dans notre monde intérieur, celui de la pensée et de la réflexion.
Nous devons naviguer dans les deux mondes, mais l'un d'entre eux nous est plus familier : nous sommes plus doués soit pour les relations, soit pour la réflexion; le monde préféré est évidemment le plus stimulant pour nous.
Nous préférons donc exercer nos facultés de perception et de choix,  qui sont à la base de tous nos actes :
    - soit dans le monde extérieur des relations et nous tirons notre énergie de la rencontre avec les autres : nous sommes alors “extravertis” (E).
    - soit dans le monde intérieur des idées et de la pensée; nous tirons notre énergie de nous mêmes : nous sommes alors “introvertis” (I).

    Comment reconnaître si vous êtes extraverti(e) ou introverti(e) et quelle est “l’intensité” de votre préférence?
    Pour me faciliter la frappe, je parlerai au féminin (une personne).

    Si vous êtes une personne très extravertie :

    - vous ne pouvez vous passer de la compagnie des autres personnes.
    - vous avez de nombreuses relations souvent superficielles. (voir facebook)
    - vous êtes à l'aise en public et vous aimez lacommunication, vous improvisez facilement, parlez de tout et de rien   
    - vous aimez recevoir, discuter, faire le boute en train.
    - seule, vous ne savez pas vous trouver des occupations et vous avez tendance à vous ennuyer.
    - vous avez tendance à parler ou agird'abord et réfléchir ensuite.
    - vous aimez raconter votre vie et vous vous livrez facilement.
    - vous vous intéressez surtout aux événements extérieurs.
    - vous êtes très sensible à l'opinion des autres.
    - vouspréfèrez le travail en équipe et la diriger   
    - on ne vous dérange pas et vous êtes toujours disponible pour les autres.
    - vous aimez la variété et l'action, et vous êtes impatiente lors de tâches longues.
    - vous êtest plus intéressée par les résultats de votre travail et la façon dont les autres le perçoivent, que par le processus lui même

    Ce sont surtout les 6 premières assertions de cett liste qui sont caractéristiques de l’extraversion.

    Si vous êtes une personne très introvertie :

    - vous êtes réservée, réfléchie et timide.
    - vous pouvez vous passer de la compagnie des autres personnes.
    - vous avez peu de relations mais approfondies avec des gens que vous connaissez et qui vous plaîsent ou pour lesquels vous avez de l’intérêt.
    - vous n'aimez pas la foule ou les réceptions parmi des gens peu connus et vous souhaitez être tranquille pour vous adonner aux activités que vous aimez.
    - seule, vous savez vous trouver des occupations et vous  ne vous ennuyez presque jamais.
    - vous parlez peu, surtout de problèmes sérieux et vous réfléchitssez longuement avant de parler. (et quelquefois les autres expriment la même idée avant vous).
    - vous êtes à l'aise avec les pensées et les idées, mais vous pouvezavoir quelques problèmes de communication avec les autres.
    - vous n'aimez pas parler de vous-même ou vous confier.
    - vous êtes sensible à l'opinion de ceux qui sont importants pour vous.
    - vous vous intéressez surtout aux réactions intérieures de vous même et des autres.
    - vous n’aimez pas être dérangée par des visiteurs ou le téléphone.
    - vous préfèrez le travail solitaire et ne recherchez pas la direction d'une équipe.
    - vous ne voyez pas d'inconvénient à travailler sur une même activité pendant une longue période.
    - vous êtes intéressée par les idées sous-jacentes et les processus de vos travaux.

    Ce sont surtout les 6 premières assertions de cett liste qui sont caractéristiques de l’introversion.

    Vous êtes plus ou moins extravertie ou introvertie de façon innée, mais votre éducation, votre instruction, votre environnement peuvent modifier cette tendance et atténuer au au contraire renforcer votre préférence.


    Les personnes peu extravertie ou introvertie gardent les six premières attitudes dans de nombreuses circonstances, les autres caractéristiques étant atténuées. Elles peuvent plus facilement adopter les attitudes non préférentielles dans certaines circonstances.
    Par exemple une personne introvertie peut l’être en famille et presque extravertie au travail ou au lycée (ou l’inverse). Elle pourra se comporter presque comme une extravertie avec un cercle très restreint d’amis.
    Une personne extravertie peut grâce à ses études, savoir se trouver des occupations lorsque’elle est seule, et réfléchir et étudier sans rechercher forcément la compagnie d’autrui.

    Alors êtes vous extravertie ou introvertie et à quel degré ?
    Plus difficile, en quelles circonstances êtes vous l’un ou l’autre?

Lundi 23 août 2010 à 9:07

Préférences cérébrales

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    Il est possible de décrire les préférences cérébrales en termes simples, à la portée de toute personne ayant une formation secondaire, et cela sans l'emploi d'un vocabulaire de médecine ou de psychologie, toujours ésotérique pour les non-spécialistes.

    Nous avons intérêt à connaître ces préférences, car c'est lorsque nous utilisons ces mécanismes préférés que nous sommes le plus à l'aise et donc le plus performant. Nous sommes au contraire “maladroits” sur les autres mécanismes.
    Malheureusement les situations que nous rencontrons peuvent ne pas correspondre à l'exercice des mécanismes préférés de notre cerveau, et nous avons intérêt à nous entraîner à le faire fonctionner aussi selon les modes moins habituels, à devenir, si l'on peut dire, “ambidextres cérébraux”.

    Lorsque nous voulons communiquer, rassembler des données ou faire des choix, résoudre des problèmes ensemble au sein d'un « groupe », (avec nos parents, nos amis, notre compagnon ou notre compagne, ou en entreprise) chacun d'entre nous a tendance à utiliser ses mécanismes cérébraux favoris, (comme un droitier concevrait plutôt un objet mieux utilisable de la main droite, et un gaucher de la main gauche).
    Il est alors utile non seulement de connaître ses propres préférences, mais aussi celles de ses interlocuteurs.
    Si nous avons les mêmes préférences, la communication, le travail commun sera facile. Plus nous aurons des préférences dissemblables, plus nous aurons de problèmes de compréhension, sauf si chacun d'entre nous, connaissant les préférences de chaque interlocuteur, essaie d'y adapter  son comportement.
    D'où la relative quiétude dans une équipe composée de personnes de formation commune, qu'ils ont choisie parce qu'ils avaient les préférences adaptées à cette formation, et qu’ils ont réussie : ils se ressemblent donc quant à ces préférences cérébrales, qui leur sont aussi utiles danbs leur travail et la communication entre eux est plus facile..

    Par contre, si nous avons tous la même façon de recueillir l'information et de choisir, certes nous nous entendrons mieux, mais nous percevrons tous les choses sous les mêmes aspects et nous serons tous aveugles à d'autres, nous serons tous insensibles à certains critères de choix, nous serons tous “malhabiles” et mal adaptés face aux mêmes situations. C'est le revers de la médaille!

    Notons enfin qu'il n'y a pas de bonne ou de mauvaise préférence; chacune a ses avantages et ses inconvénients selon les situations dans lesquelles on se trouve.

    Il n'y a donc pas lieu de vouloir cacher ses préférences cérébrales, de même qu'il serait ridicule de vouloir garder confidentielle sa préférence de droitier ou gaucher.

    Il n'y a aucun jugement de valeur dans cette typologie et aucune honte à avoir telle ou telle préférence
    Ce qu'il faut c'est être conscient des forces et des faiblesses de chacune d'elles.

    Certaines de ces préférences cérébrales ont été étudiées au début du 20ème siècle par le psychiatre suisse Carl-Gustave JUNG (1921), puis dans les années 40 à 80 par deux psycho-sociologues américaines mesdames MYERS et BRIGGS (1942), relayées par d'autres chercheurs et médecins et, en France, depuis 1985, par Pierre CAUVIN et Geneviève CAILLOUX, sous le nom de MBTI (Myers-Briggs Types Indicator), qui est utilisé aux USA par les conseillers matrimoniaux  et dans les entreprises pour faire de l'orientation professionnelle et de la cohésion d'équipe.
    Pour l'utiliser moi-même en entreprise et avec des chômeurs, j'ai francisé le MBTI qui utilisait des notations américaines, j'ai simplifié les notions pour les rendre compréhensibles aux personnes qui n'ont pas encore l'expérience d'un métier ou qui n'ont pas une culture suffisante, et j’ai adapté la notion de perception immédiate émotionnelle, développée par un psychologue américain Plutchik.
    Puis pour l'utiliser avec des adolescents, notamment mes correspondantes des blogs, j'ai rajouté des notions issues de la théorie américaine Big five d'Allport et Cattel qui a fait l’objet de deux de mes articles,, et d'autres qui découlent des recherches sur le fonctionnement de nos centres de récompense dont je vous ai déjà parlé et de travaux de psychologie sociale. J'ai donc ajouté les notions d'optimisme/pessimisme, de tolérance et de sensibilité aux influences externes.

    Ces notions m'ont souvent permis de montrer à mes correspondant(e)s les raisons de leurs problèmes avec leurs parents, petit(e) ami(e) ou camarades ou de certains de leurs comportements dans des situations difficiles.
    Des cabinets de recrutement utilisent ces théories dans des batteries de tests très complexes, dont les premiers ont été le GORDON américain et le 16PF, les plus connus en France étant maintenant SOSIE, GOLDEN et PAPI.
    J'ai eu l'occasion lorsque je travaillais en entreprise, d'utiliser certains de ces tests, mais cet emploi est complexe, d'une interprétation difficile et assez tournée vers le recrutement ou l'orientation professionnelle, mais pas pour expliquer une personnalité.
   
Personnellement je n'utilise pas les notions de préférences cérébrales sous forme de tests, mais dans une réflexion avec mon interlocuteur quant à sa personnalité ou celle de ses proches.
    Par ailleurs il faut souligner que pour les préférences cérébrales, il n'y a pas de classement dans une population et qu'il n'y a pas de bonne et de mauvaise préférence, chacune ayant avantages et inconvénients, comme je l'ai dit plus haut.
    Il n'y a donc pas de « jugement de valeur », mais une simple clarification de sa personnalité et de son comportement.
    Non seulement les personnes qui ont des préférences cérébrales opposées ont des personnalités différentes, mais é
galement des personnes ayantdes niveaux très différents dans la même préférence


Dimanche 22 août 2010 à 9:38

Préférences cérébrales

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    Des correspondantes m’ont demandé de refaire des articles sur les préférences cérébrales afin de mieux cerner leur propre personnalité.
    Certains nouveaux lecteurs ou lectrices , qui ont essayé de lire mes anciens articles à ce sujet, me demandent de faire de nouveaux articles plus simples, plus conviviaux, qui aient moins l’aspect d’un cours, mais plus d’un exercice pratique.
    Après trois articles généraux, destinés à vous expliquer ce que sont ces préférences, j’essaierai de vous présenter chacune des préférences de façon telle que vous puissiez vous situer par rapport à elle.

    Aujourd’hui je vais vous expliquer ce qu’est une préférence cérébrale.


    Lorsque nous utilisons nos mains pour mener une action, (c'est à dire nos muscles et tout le mécanisme de commande neuro-cérébral), nous avons une préférence innée : à notre naissance, l'organisation de notre cerveau fait que nous sommes “droitier” ou “gaucher”. C'est une préférence de notre cerveau qui commande nos gestes des mains, les centres correspondants (sur le dessus du crâne) de l'hémisphère gauche étant davantage utilisés chez un droitier et ceux de l'hémisphère droit chez un gaucher (et/ou la transmission se faisant mieux entre ces centres et les autres centres et le système nerveux associés).

    Personne n'ignore sa préférence manuelle naturelle et nous utilisons tous cette préférence, de façon quasi automatique, c'est à dire la main la plus "adroite".
    Cette préférence n'est pas une tare! Un droitier et un gaucher peuvent être aussi adroits l'un que l'autre, sauf si les objets à saisir ont été spécialement conçus pour être pris de la main droite ou gauche, car cela restera toujours plus difficile de manier un outil, conçu pour l'usage exclusif d'une de nos mains, (paire de ciseaux ou écriture), avec celle pour laquelle cet outil n'a pas été fait..
    Par ailleurs un droitier peut améliorer l'adresse (ou diminuer la maladresse!) de sa main gauche (et vice versa pour le gaucher). Le barreur d'un voilier doit impérativement savoir barrer de chacune de ses mains selon l'amure sous laquelle il se trouve.
    Il y a des personnes presque ambidextres.
    Nous avons cependant besoin le plus souvent de nos deux mains (essayez donc d'applaudir ou de tenir fermement un gros colis d'une seule main!).

    Essayez aussi de croiser vos bras : en général le droitier met le bras droit par dessus le gauche et le gaucher l'inverse. Essayez si vous êtes droitier de faire l'inverse, comme un gaucher. Vous verrez que cela n'est pas si facile, mais plus lent et il faut faire attention car l'automatisme n'est pas acquis. Il faut réfléchir pour le faire (avec notre cortex frontal, alors que pour les automatismes, c'est le cervelet qui commande)
    Vous constatez bien là ce qu'est une préférence et l'attitude inverse : on peut se servir des deux attitudes, mais l'une est plus naturelle que l'autre.
    Il est moins connu que nous avons une préférence pour l'un de nos deux pieds pour tirer un ballon dans un but, ou prendre appel pour un saut, et que nous ne pouvons bien viser que d'un oeil, le droit ou le gauche selon les personnes. Ce sont d'autres préférences innées (qui n’ont pas de rapport avec droitier ou gaucher)..

    Notre cerveau lorsque nous pensons, a aussi ses préférences naturelles innées de fonctionnement, notamment en matière de prise d'information, de prise de décision, de l'importance relative que nous attachons à chacune de ces deux types d'actions, et quant au milieu qui focalise notre intérêt : le milieu extérieur ou celui de nos pensées, mais aussi en ce qui concerne notre sensibilité émotionnelle, notre sensibilité au stress, l'importance que nous accordons à nos désirs, la tolérance que nous avons des pensées des autres, ou l'influence qu'ils peuvent avoir sur nous.

    Ces préférences sont innées, (mais pas forcément héréditaires), et sont liées à la formation initiale de notre cerveau.
Mais l'éducation et un effort personnel, peuvent permettre de développer les domaines non préférentiels. L'expérience que nous apporte la vie influe également sur elles.
    Il n'est pas possible de donner une correspondance entre ces préférences et le fonctionnement du cerveau, car elles correspondent à un “comportement” de l'individu, qui met donc en jeu tout le cerveau, mais je donnerai par la suite quelques pistes à ce sujet.

    Pour chaque catégorie de préférences que nous allons étudier, nous aurons affaire à deux préférences “antagonistes” (comme être droitier ou gaucher) correspondant à des modes d'action (se servir de la main droite ou gauche), dont l'un sera préférentiel (la main droite pour le droitier), c'est à dire que nous nous en servons plus souvent, plus facilement et en général avec un meilleur résultat.
    Mais nous nous servons aussi, mais moins souvent et moins bien, du mode d'action opposé (le droitier se sert aussi de sa main gauche).
    L'autre mode non préférentiel, est peu ou relativement assez développé et donc plus ou moins utilisé, selon les individus, leur formation, leur environnement et l'entraînement qu'ils ont pu acquérir au cours de leur vie, (et donc leur âge), mais il reste moins naturel, plus laborieux et moins performant que le mode préféré.
    Ces préférences sont donc moins nettes chez un adolescent que chez un adulte, car l'adolescent n'a pas eu le temps encore de se perfectionner dans l'usage de son mode d'action préféré et encore moins le temps de s'entraîner à utiliser le mode antagoniste.

   
Il est possible de décrire ces préférences en termes simples, à la portée de toute personne ayant une formation secondaire, et cela sans l'emploi d'un vocabulaire de médecine ou de psychologie, toujours ésotérique pour les non-spécialistes.
    C’est ce que nopus essaierons de faire dans les prochains articles.


Mardi 20 juillet 2010 à 8:10

Préférences cérébrales

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     J’ai eu la responsabilité d’établissements d’une grosse entreprise et donc entre autres, de la gestion de ses personnels. Des personnes qualifiées s’occupaient des embauches. On demandait un CV avec une lettre de motivation, puis on avait un entretien avec le chef du servuice demandeur et le candidat, mais j’ai toujours interdit toute analyse graphologique.
    Je suis absolument effaré quand je lis que plus de 90% des entreprises françaises font un tri des candidats sur l’anlyse de l’écriture pour “prédire” la personnalité et l’adéquation au poste des candidats. Seule d’ailleurs la France et la Belgique ont un tel engouement pour cette technique fallacieuse.
    C’est une énorme absurdité car toutes les études sérieuses faites par des chercheurs, ont montré que l’analyse graphologique n’avait aucune valeur prédictive et qu’elle était d’une inefficacité totale au plan de l’analyse de la personnalité d’un individu.
   
    Il existe des méthodes valables our analyser une écriture en tant que manière de tracer des lettres. On peut alors rechercher des critères objectifs d’analyse de la “façon d’écrire les lettres” (par exemple l’écriture est plus ou moins grande, inclinée ou pas, plus ou moins ronde ou anguleuse, il n’ya pas de barre aux t.....).
    Ces critères ont une utilité pour reconnaître une écriture et les experts qualifiés dans ce domaine peuvent avec une certaine probabilité dire si deux textes écrits sont de la même personne, à condition qu’ils n’aient pas été écrits à des époques différentes et que la personne n’ai pas subi un traumatisme avant d’écrire l’un deux.

    Mais c’est autre chose que de vouloir à partir de ces critères en déduire des données psychologiques.
    Tous les essais pratiqués sérieusement sur des “experts graphologiques”, en leur demandant de déterminer, à partir des morceaux anonymes d’écriture de recopie d’un texte, 15 traits de personnalité se sont avérés négatifs, les résultats n’étant guère meilleurs que ceux pratiqués sur un groupe de “non experts”.
    En fait les graphologues que consultent les entreprises ont en main, non pas un simple spécimen d’écriture, mais un CV et une lettre de motivation, et , avec l’habitude, ils peuvent déduire certains éléments de ces documents.
    Même un texte écrit par l’individu sur lui même donne des indications sur certaines de ses aspirations ou de ses activités.
    Certes les graphologues analysent certains “signes” de l’écriture (par exemple ils considèrent que ne pas mettre de barre aux t  caractérise un manque de volonté !), mais ces critères sont totalement subjectifs et n’ont reçu aucune confirmation scientifiquement valable.

    Alors pourquoi les gens font ils confiance à la graphologie?
    Après avoir fait remplir aux participants un questionnaire évaluant l'adhésion a la graphologie, des psychologues se sont présentés comme des experts en graphologie et ont demandé a des sujets d' écrire un court texte sur une feuille blanche.
    Quelques jours plus tard, chaque individu recevait un diagnostic de son écriture, apparemment personnalisé, mais en réalité tous les diagnostics étaient identiques. lmmédiatement après avoir reçu sa feuille annotée et le résultat de l' analyse, les sujets remplissaient a nouveau le questionnaire d'adhésion a la graphologie. Les résultats ont montré que les participants croyaient en moyenne davantage a la graphologie, alors que leur perception de la physique ou d'autres sciences n'avait pas changé. Ainsi, une explication vague et stéréotypée faite pour que chacun s'y retrouve renforce la confiance accordée a la graphologie.
    La graphologie continue a séduire pour les mêmes raisons qui font le succès des horoscopes. Beaucoup les lisenl, cerlains prélendenl ne pas y croire, mais chacun esl persuadé que le texte qu'il lit s'applique lout a fait a son cas personnel.
    En fait, il ne s'applique pas à une personne en particulier, mais à tous ceux qui le lisent. Cest “I'effet Barnum”, décrit pour la premiere fois par le psychologue américain Berlram Forer. Cet effet tire son nom de Phineas Barnum, qui expliquait le succès de son cirque en disant qu'il suffit de mettre un petit peu de tout dans un spectacle pour que chacun y trouve quelque chose qui lui plaise.

    Selon une loi française votée en 1992, (loi Aubryà), tout candidat à un oste dans une entreprise doit être soumis à des méthoses “pertnents au regard de la finalité poursuivie”.
    A mon avis l’examen de son écriture n’est pas conforme à la loi.


Vendredi 26 mars 2010 à 15:06

Préférences cérébrales

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     J’avais promis à mes correspondant(e)s de parler du caractère inné ou acquis des préférences cérébrales et de leur évolution avec l’âge (et donc l’expérience acquise et le vécu).
On ne peut pas faire correspondre les diverses préférences à des zones particulières du cerveau. Il s’agit de comportements et dès lors, tout le cerveau est concerné. Je pourrai par la suite, donner quelques pistes, mais elles seront sommaires.

     J’ai décrit dans des articles des 6 et 7 mars 2008 (catégorie “inné ou acquis”) le développement du cerveau,chez l’embryon, l’enfant puis l’adolescent.
Je vous renvoie à ces deux articles pour éviter de trop longues répétitions.


     Vous pourrez y lire que le patrimoine génétique joue d’abord son rôle au début de la formation du cerveau. Il y a dans les 3 premiers mois du développement de l’embryon, une différenciation et une migration des neurones vers les sites fonctionnels et cela, en étant guidés par des marqueurs chimiques d’origine génétique (les facteurs de croissance). Les dendrites et les axones poussent comme les bourgeons et les tiges d’une plante, et les axones vont être également guidés jusqu'à une très faible distance de leur cible (quelques centièmes de millimètre), c'est à dire dans une population de neurones ayant des fonctions précises, mais à partir de là, les connexions se font “au hasard” et donc sans contrôle génétique.
    Il y a donc une part d'hérédité dans la formation de notre cerveau, puisque nos gènes proviennent de nos parents, mais ce processus chimique d'expression des gènes a une certaine autonomie et donc il y a aussi une part d'influence génétique qui est autre que l'hérédité (les facteurs de croissance) et même une part de hasard : deux cerveaux, même de jumeaux homozygotes, ne sont donc jamais identiques.
    Ce processus donne naissance à des centres qui, bien qu'ayant la même fonction, ne sont pas identiques d'un individu à l'autre. Cela se traduit par des qualités et des déficiences différentes de fonctionnement et surtout par des possibilités différentes : c'est la partie innée de nos “préférences cérébrales”.

     Cela dit ce ne sont que des préférences potentielles, (qui correspondent à des connexions entre neurones et  au nombre de neurones de divers centres utilisant des neuromédiateurs particuliers), mais il est évident que le nourrisson n’a pas à la naissance des capacités de décision, de jugement, de tolérance ou d’optimisme/pessimisme réelles. Il ne les développera qu’au cours de son enfance et de son adolescence et même à l’âge adulte.
     L’éducation, l’instruction, la culture, et le vécu (l’expérience) auront une influence notable sur les préférences cérébrales. Les préférences innées ne changeront pas, et se développeront, mais la personne apprendra aussi à se servir des fonctions et attitudes qui ne sont pas préférées, de la même façon qu’un droitier peut apprendre à se servir mieux de sa main droite et en partie de sa main gauche et certains arrivent à être presque ambidextres.

     L’une des capacités les plus innées est certainement l’extraversion  / introversion.
     Très vite on voit si un bébé est introverti ou extraverti.
     L’introverti s’intéresse plus à son environnement, peut faire des expériences seul, s’ennuie moins, alors que l’extraverti a besoin de compagnie, que l’on s’occupe davantage de lui, qu’on l’accompagne davantage dans son apprentissage, qu’on parle avec lui.
    C’est encore plus visible chez l’enfant vers 3/4 ans : l’extraverti parle beaucoup plus, a besoin de s’exprimer (et de dire n’importe quoi), veut jouer avec d’autres, alors que l’introverti se crée ses jeux et par contre pose des questions suite à ses réflexions intérieures.
    Mais bien entendu le milieu intervient : c’est à dire les parents (et grand parents) et les frères et soeurs, dans la mesure où ils participent à l’apprentissage de l’enfant.
    Des parents qui parlent énormément à leur enfant introverti, diminueront son introversion et sa propension à la solitude. S’ils guident l’extraverti pour qu’il observe son environnement autre qu’humain, le font réfléchir, il sera moins extraverti.
 Il sera très rare d’arriver à “l’ambidextre” dans ce domaine, mais on peut atténuer l’excès d’une des préférences et arriver à un bon compromis entre l’extraverti et l’introverti, l’une de ces deux attitudes étant évidemment préférentielle.

    La capacité sur laquelle on peut agir le plus si on s’y prends très tôt est la capacité de perception S/G, car elle dépend beaucoup de l’apprentissage de l’usage des sens que fait l’enfant très jeune et de son apprentissage de la prise d’information dans les premières années de sa vie et dans les classes primaires.
    Le nourrisson apprend peu à peu, à entendre, puis à voir, puis à coordonner vue et membres et à se servvir de ses mains, puis à marcher. La formation de l’odorat et du goût est plus tardive, plus longue et plus subtile.
Mais vous l’avez compris les fonctions S/G sont des comportements beaucoup plus complexes qui vont surtout se développer dans les dix premières années.
     Un enfant très”G” n’est pas un bon observateur. Il rêve et se concentre plus difficilement. Il n’est pas méticuleux, n’aime pas les tâches répétitives.
     Si on l’entraîne (en l’amusant), à observer les choses, à se concentrer sur des travaux qui demandent soin et concentration, on diminuera ces inconvénients.
     A l’inverse un enfant S n’a pas d’imagination, ne fait pas de projet, reste terre à terre, comprend mal abstraction et schémas. Le faire jouer à des jeux qui stimulent l’imagination, lui faire faire des projets d’avenir (sur les week-end ou les vacances par exemple), essayer de l’habituer à des schémas, lui apportera un précieux complément.
     Je peux vous donner un exemple précis.
     Je suis personnellement fortement G. Mais mon grand père qui était S, me trouvait trop rêveur et tout en me faisant développer abstraction et schémas (il était ingénieur), il m’a fait faire de nombreuses tâches répétitives, demandant attention et soin, et il m’emmenait dans la nature observer l’environnement et me faisait lister ce que j’avais vu; il me faisait aussi beaucoup bricoler avec lui.
    Arrivé à l’âge adulte j’étais presque autant S que G et cela m’a beaucoup servi d’être ainsi presque ambidextre en perception.
Malgré tout je suis resté davantage G sur deux points : .je serais un mauvais témoin (je ne remarque pas les visages) et je dessine mal (quand je dessine un cheval, on croit que c’est une vache et réciproquement lol !). Je n’aime pas les tâches très fastidieuses et répétitives..
    En tant que G, Je préfère de loin créer, j’aime mieux une carte avec un itinéraire ou un schéma de montage indiquant comment fonctionne ce que je vais monter, à une succession d’indications que l’on suit pas à pas sans comprendre, type notice US.
    Par contre je fais aussi bien de l’analyse (S) que de la synthèse (G),

     A l’inverse une des préférences sur laquelle on a moins d’action est “pessimisme / optimisme”, probablement parce qu’elle correspond en grande partie à un fonctionnement de notre cerveau émotionnel et notamment des centres amygdaliens.
On peut par l’éducation apprendre à un enfant à voir plutôt le verre à moitié plein, à limiter ses remords et ses regrets, mais on n’arrivera pas à l’empêcher de stresser  ou d'être inquiet, plus souvent que l’optimiste.

     Demain je vous parlerai de l’adolescence et de l’âge adulte et du “chemin du serpent” de C.G Jung.

Lundi 15 mars 2010 à 7:51

Préférences cérébrales

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    Une petite caricature des préférences J et P, des personnes qui privilégient la prise de décision et l’emprise sur les événements ou celles qui recherchent surtout l’information et s’adaptent ensuite aux circonstances.


    Tristan est “J” et Iseut est “P”.
   
    Ils sont frère et soeur et sont tous deux à la Fac en deuxième année de licence.
    Pas moyen qu’ils partent ensemble. Tristan est levé tôt et bien qu’il ne soit qu’à dix minutes de la fac, il part 20 ou 30 minutes avant l’heure des cours.
    Du coup il traîne un peu à ne rien faire dans la cour ou dans les couloirs, et discute avec quelques copains, encore rares à cette heure.
    Iseut n’est jamais pressée : un bon quart d’heure sous la douche (restera t’il encore de l’eau chaude pour les autres ?), autant pour se mettre un peu de rose aux joues et sur les lèvres et se donner un coup de brosse dans les cheveux, le petit déjeuner au pas de course (oui mais faut quand même prendre le temps de manger), il est très vite 8h50 et elle ne part qu’à 9h01 alors que le cours est à 9h. Pas grave, en général le prof est encore plus en retard et ne commence qu’au quart !

    Ce n’est pas toujours ainsi. Bernard et Iseut devaient aller en vacances chez leurs grands parents et ils s’étaient donnés rendez vous à la gare.
    Tristan était très en avance et a fait le pied de grue sur le quai, mais Iseut ne s’est pas pressée et le train est parti à l’heure, mais sans elle. Qu’importe, elle a pris le suivant !
    Au fond ils auraient dû partir en avion, car tout le monde connaît la devise d’Air France : “Vous ne raterez jamais votre avion, nous sommes toujours plus en retard que vous !”.

    Les vacances c’est horrible s’ils veulent partir ensemble. Deux mois avant Tristan sait où il aimerait aller et il faut réserver les billets ou les chambres dans un gîte.
    Mais pas moyen de décider Iseut, elle ne sait pas, elle n’a pas encore vu tous les prospectus, et il faut qu’elle se renseigne auprès des copines.
    Le délai approche et quand elle s’est décidée, il n’y a plus de place dans le gîte où ils voulaient aller et les billets de train sont plus chers.
    Tristan est furieux. La prochaine fois, il n’attendra pas Iseut.

    Tristan et Iseut font leurs courses au supermarché.

    Tristan a fait sa liste à l’avance. Il sait ce qu’il veut et où sont les rayons correspondants. Il a donc en tête l’itinéraire dans le magasin. Il se contente de comparer les prix de quelques produits, les dates de péremption, l’aspect des fruits et légumes ou des poissons.
    Au bout de 30 minutes il est à la caisse.

    Iseut ne sait pas trop ce qu’elle veut mais a quelques envies à priori, mais elle va faire un tour pour voir et se donner des idées. Elle fait deux tours de magasin, et regarde un peu tous les produits. Déjà une demi-heure de passée, alors elle revient à certains endroits où elle désirerait acheter.
    Elle veut choisir une barquette de raisin. Alors elle en prend une, la regarde sur toutes ses faces, puis regarde le poids. Peut être y a t’il un peu moins; elle cherche, mais celle là est moins belle. Après avoir retourné ssur toutes leurs faces les trois-quart des barquettes, finalement elle reprend, dix minutes plus tard, la première qu’elle avait initialement choisie.
Cela se répète souvent et  une heure trois-quart après son arrivée au magasin, elle est enfin devant les caisses, mais c’est bien parce qu’elle est pressée, sinon elle retournerait pour voir si’il n’y a pas une caissette de clémentines plus belle que celle qu’elle a choisie et dont certaines ne sont pas très mures !
    Et puis il y a ces quetsches qui lui faisaient envie pour faire une tarte : ces belles prunes noires qui sont rouges quand elles sont vertes !

    En vacances Tristan et Iseut ont été au cinéma au casino et après la séance, ils traversent la salle de jeu, histoire de voir ce que c’est, puisqu’ils sont majeurs.
    Tristan s’intéresse au mécanisme des jeux; comment peut on gagner. mais il se garde bien de jouer. On ne peut maîtriser les événements même avec de savants calculs, alors à quoi bon. Surtout que le casino a davantage de chances de gagner : faut bien que cela lui rapporte, il n’est pas philanthrope.!
    Iseut par contre a une envie irrésistible de tenter sa chance; il faut bien parfois prendre des risques. Comme elle n’est pas très riche elle va essayer quelques euros au machines à sous. Formidable elle gagne un peu au premier coup, alors on continue. Mais au bout de 10 minute, déception, elle a perdu 10 euros. Bof ce n’est pas la mort, c’est juste “pas de chance”.
    Elle a juste oublié que les machines à sous doivent rapporter de l’argent au casino !

   
Vous voyez peut être mieux maintenant ce qu’est essayer de maîtriser les événements et situations (J) ou de s’y adapter (P).

Dimanche 14 mars 2010 à 8:23

Préférences cérébrales

http://lancien.cowblog.fr/images/Fleurs1/P1010015.jpg

    Dans notre vie de tous les jours notre cerveau perçoit et fait des choix, en utilisant notamment ses mécanismes préférentiels (S/G et L/V).
    Mais dans le monde extérieur qui nous entoure et où évoluent les autres hommes, nous avons deux type d'attitudes différentes :

            - soit nous préférons anticiper sur les événements, essayer d'avoir barre sur eux concevoir des projets qui soient réalisables et les réaliser conformément à nos prévisions : ceci implique certes de percevoir les faits, d'avoir de l'information, mais encore plus de faire au préalable des prévisions et en permanence des choix.
     Une personne qui a ainsi une préférence “jugement”, passe plus de temps, dans le monde extérieur, à décider qu'à percevoir.

           - soit nous préférons nous adapter aux événements, en faisant évoluer nos projets en fonction des réactions extérieures, afin d'avoir plus de chance de les réaliser ensuite : ceci implique beaucoup mois de prévisions et de choix, mais par contre une collecte permanente de l'information pour adapter ses attitudes et ses actions.
     Cette attitude sera une préférence de « perception » « P »

    Une personne “J” sera réfléchie, décidée, prévoyante, organisée, à l'aise dans l'urgence : elle aura hâte de conclure et agira à l'avance, (quitte à avoir des difficultés à revenir ensuite sur ses décisions, si elles s'adaptent mal aux événements). Elle sera toujours à l'heure (voire en avance quitte à attendre ensuite) et planifiera soigneusement son activité longtemps à l'avance.
    Une personne “P” va être naturellement curieuse, spontanée, ouverte, réceptive, expérimentale, flexible; elle a le temps et repousse la décision et l'action au dernier moment, (voire quelquefois trop tardivement). Elle sera souvent à la limite des délais et aura du mal à arriver à l'heure à un rendez vous. Elle aura horreur de prévoir à l'avance son activité et préfèrera l'aventure imprévue.

           En général, une personne de préférence Jugement (J) :

- travaille mieux quand elle peut planifier son travail et suivre un plan; prend souvent "de l'avance" dans son travail;
- aime mener les choses à bien;
- peut décider des choses trop rapidement;
- n'aime pas s'interrompre pour faire une chose plus urgente;
- ne remet pas à plus tard les choses déplaisantes à faire;
- n'a besoin, pour débuter un travail, que des choses essentielles;
- est satisfaite lorsqu'elle s'est forgé un jugement sur une chose, une situation ou une personne.


          En général, une personne de préférence Perception (P) :

- s'adapte bien aux changements de situations;
- n'aime pas prévoir et planifier ses occupations;
- peut laisser les choses à moitié finies;
- a quelques difficultés à prendre des décisions;
- peut commencer plusieurs choses à la fois, et avoir du mal à terminer;
- peut remettre à plus tard les choses déplaisantes à faire;
- veut tout connaître d'un nouveau travail;
- est curieuse et ouverte à toute nouvelle opinion sur une chose, une situation ou une personne.


          Ce qui différencie principalement le J et le P :

a.) - Au plan de l'organisation :
    - le J planifie ses occupations ses projets, réfléchit à ce qui peut se passer , liste les choses à faire et fait des plans.
    - le J part très en avance pour ses rendez vous et arrive souvent trop tôt.
Il aime faire longtemps à l'avance les tâches prévues pour une date donnée.
    - le P ne planifie pas ses tâches et les décide au dernier moment; il part au dernier moment et est souvent en retard à ses rendez vous. Il fait les travaux prescrits à la dernière minute.

b.) - Au plan de l'occupation :
    - le J ne se plaint pas en général d'un travail très “encadré” par des prévisions, des consignes, des méthodes.
Il ne rechigne pas à commencer une tâche et en général la mène à bien..
    - le P n'aime pas les contraintes de planification; il commence une tâche lorsqu'il ne peut plus tergiverser, peut en commencer plusieurs à la fois et ne pas en mener certaines à bon port.
Toutefois certaines personnes à l'esprit très indépendant, peuvent être J, planifier leurs propres tâches (voire celles des personnes sous leurs ordres), et avoir horreur qu'un tiers ait planifié ou encadré leur propre action.

c) - Au plan de la décision
    - le J rassemble rapidement l'information et prend vite une décision ou des décisons selon certaines hypothèses de déroulement des événements. Il peut se tromper s'il s'est insuffisamment informé.
    - le P rassemble inlassablement de l'information et décide à la dernière extrémité et même quelquefois pas du tout.

          Sous-Préférences :

II existe des aspects différents des préférences “J” ou “P”.
    Ces divers aspects sont classés en “sous-préférences”
    Comme nous utilisons nos deux fonctions antagonistes suivant les circonstances, mais que la préférée est simplement celle que nous utilisons le plus souvent, il est possible que certaines de nos sous-préférences se rapportent à notre fonction préférée, (par exemple “J mais que d'autres se rapportent à l'autre fonction.(par exemple  “P” ).

http://lancien.cowblog.fr/images/Prefcerebrales/4146173.jpg


Alors êtes vous J ou P, à votre avis ?

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