Samedi 27 février 2010 à 8:16

Préférences cérébrales

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    Notre cerveau lorsque nous pensons, a des préférences naturelles innées de fonctionnement.
    Nous allons faire un bref examen de certaines d'entre elles. Puis je reviendrai sur chacune d’elles dans les articles suivants, afin de bien comprendre la signification de chacune et que vous puissiez réfléchir à vos propres préférences.


    1 - Nous vivons dans un environnement au milieu d'autres hommes. Et pour vivre, il nous faut une motivation, un moteur de nos actes.
    Pour certains, ce sera plutôt le "milieu extérieur" des relations, et ils tirent leur énergie de la rencontre avec les autres personnes, et pour d'autres, ce sera plus souvent le "milieu intérieur" de leur pensée, de leur intelligence et ils tirent alors leur énergie d'eux mêmes.
         Si nous préférons le milieu extérieur, nous sommes “extraverti” (E).
         Si nous préférons le milieu intérieur, celui de notre pensée, nous sommes “introverti” (I).


          2 - Mais ce milieu extérieur, les personnes que nous côtoyons, les soucis, tous nos problèmes, nous traumatisent plus ou moins car nous avons chacun un sensibilité plus ou moins grande au stress.
        Nous sommes naturellement  “optimiste” ou “pessimiste”, et cette préférence cérébrale réagit fortement sur notre humeur de tous les jours et sur notre état psychologique.
   
          3 - La première réaction initiale de notre cerveau devant un événement, une image, une conversation, un son, une sensation, est une “réaction émotionnelle immédiate, sentimentale,  altruiste”, qui intervient en moins d'une seconde.
          Nous y sommes plus ou moins sensibles et cette préférence agit aussi sur notre moral.

      4/5 -  Dans notre vie courante, notre cerveau fonctionne et à chaque instant  :

         4 - Il prend des informations dans le monde extérieur et en nous même. En particulier des “perceptions” grâce à nos cinq sens.
    Il le fait selon deux processus bien distincts dont il utilise l'un préférentiellement et l'autre moins souvent :
             - un mode global et intuitif (G) : celui de la synthèse, des ensembles, de l'abstrait, des schémas, théories et modèles, du futur, de la prévision et de l'anticipation, de l'imagination, du changement, de l'invention et du flair, de la spéculation, de la variété, de l'aléatoire et de la démarche par bonds.
             - un mode sensitif et factuel (S) : celui de l'analyse, des détails, du concret, de l'observation, des faits, de l'assemblage pas à pas, du présent dont on sait profiter, du pragmatisme, du réalisme, de la pratique et de l'expérience, du conservatisme, des lignes de conduite, des procédures, des répétitions, du séquentiel, de la démarche continue.

         5 - Il prend des “décisions”, fait des choix, qui conditionnent ensuite nos actes, selon deux types de processus différents, tous deux étant rationnels, mais différant par les critères de choix utilisés.
    Comme dans le cas précédent, nous avons une nette préférence pour l'un des modes, et nous sommes plus ou moins doués pour l'autre mode.
             - les critères sont ceux d'une logique impersonnelle (L) : ce sont des principes objectifs, des lois, des règles, une analyse critique et logique; on se pose en juge et on décide “avec la tête”, plutôt en “spectateur”.
             - les critères sont ceux de valeurs altruistes (V) : la décision est plus subjective et humanitaire; c'est le monde de l'empathie, de l'intimité, de la chaleur humaine et de la persuasion; on se pose en avocat, et on décide “avec le coeur”, plutôt en “participant”.

    6 - Dans notre environnement nous sommes au contact des autres, qui interviennent aussi dans notre vie, et nous admettons plus ou moins cette intervention, nous "tolérons" plus ou moins les idées et les réactions d'autrui.        
     Selon le cas notre cerveau peut être “tolérant” ou “intolérant”.


    7 - Notre cerveau émotionnel et notamment nos centres de la récompense, sont sensibles à de nombreux “désirs”.
     L'un d'entre eux est notamment de plaire aux autres (même pour un introverti) et donc d'être plus ou moins sensible à l'opinion des autres.
    Mais les médias, la comparaison avec la situation et les possessions des autres, nos propres envies, suscitent de nombreux désirs auxquels nous cédons plus ou moins, avec plus ou moins d'impatience, et dont la réalisation, si elle a lieu nous lasse plus ou moins vite.
    Nous sommes donc plus ou moins influençables.

         8 - Enfin nous agissons dans notre vie de tous les jours et là une nouvelle préférence intervient dans notre attitude :
              - soit nous voulons agir sur les événements, les prévoir, prévoir notre conduite et essayer de "forcer le destin", en limitant la phase d'information au strict minimum, pour réserver le temps disponible à des hypothèses et des décisions par avance.(Cette préférence sera repérée par la lettre (J) : comme priorité au Jugement, c'est à dire au choix.)
              - soit au contraire nous ne somme pas pressé(e)s d'agir et de décider, et nous essaierons de nous adapter aux événements au dernier moment plutôt que d'essayer de les forcer : ces personnes vont donc accumuler les informations, et repousser la décision à l'extrême limite. Cette préférence sera repérée par la lettre (P) : comme priorité à la Perception.

    Chacun de ces 8 domaines donne lieu à deux modes d'action antagonistes dont l'un est préférentiel pour chacun d'entre nous.
    Si on veut pousser plus loin l'analyse, on peut décomposer chaque mode d'action en plusieurs “sous-comportements”et voir pour chacun d'eux quelles sont nos “sous-préférences”.
    On aboutit alors à un profil de préférences de la personne qui explique assez bien son comportement dans la vie de tous les jours.
    Pour caractériser chaque profil, on peut d'une part procéder par induction en examinant les assemblages de préférences et les synergies et renforcements produits par certains d'entre eux; on peut aussi procéder de façon déductive et expérimentale en constatant les personnalités des personnes ayant un type donné.
    Ces deux procédés permettent d'aboutir à une description spécifique de chaque type, donnant un schéma général de la personnalité correspondante, et également les outrances auxquelles on peut aboutir en cas de préférence presque unilatérale, la préférence opposée n'étant alors pas développée (attitudes aux limites).
    On s'est aperçu notamment que, en ce qui concerne les préférences de perception et de décision appelées “fonctions” du cerveau, il existait une hiérarchie et qu'elle influençait le développement de ces préférences au cours de la vie, et la nature consciente ou inconsciente de leur fonctionnement.
    Mais en fait ces considérations restent générales et connaître la personnalité d'une personne particulière à l'aide de ces préférences ne peut résulter que d'un examen et d'un dialogue avec elle, qui nécessite un temps certain.

    Demain je vous décrirai l'extraversion et l'introversion et après demain, je vous décrirai le comportement de trois personnes extraverties ou introverties.

Mercredi 24 février 2010 à 7:54

Préférences cérébrales

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    Il est possible de décrire nos préférences cérébrales en termes simples, à la portée de toute personne ayant une formation secondaire, et cela sans l'emploi d'un vocabulaire de médecine ou de psychologie, toujours ésotérique pour les non-spécialistes.
    A condition que l’on vous explique ce que sont les principales préférences, avec un peu de réflexion, on peut arriver à savoir quelles sont ses propres préférences et dans une certaine mesure, à déterminer approximativement celles de personnes que nous connaissons bien.
    Au besoin je peux vous y aider, car j’en ai davantage l’habitude, surtout pour interpréter l’influence réciproque des préférences en cause

Nous avons intérêt à connaître ces préférences, car c'est lorsque nous utilisons ces mécanismes préférés que nous sommes le plus à l'aise et donc le plus performant. Nous sommes au contraire “maladroits” sur les autres mécanismes.
    Malheureusement les situations que nous rencontrons peuvent ne pas correspondre à l'exercice des mécanismes préférés de notre cerveau, et nous avons intérêt à nous entraîner à le faire fonctionner aussi selon les modes moins habituels, à devenir, si l'on peut dire, “ambidextres cérébraux”.

    Lorsque nous voulons communiquer, rassembler des données ou faire des choix, résoudre des problèmes ensemble au sein d'une « équipe », (avec nos parents, nos amis, notre compagnon ou notre compagne) chacun d'entre nous a tendance à utiliser ses mécanismes cérébraux favoris, (comme un droitier concevrait plutôt un objet mieux utilisable de la main droite, et un gaucher de la main gauche); il n'y a alors plus communication et interopérabilité entre personnes de préférences trop différentes.!
    Si nous avons les mêmes préférences, la communication, le travail commun sera facile. Plus nous aurons des préférences dissemblables, plus nous aurons de problèmes de compréhension, sauf si chacun d'entre nous, connaissant les préférences de chaque interlocuteur, essaie d'y adapter  son comportement.
    D'où la relative quiétude dans une équipe composée de personnes de formation commune, qu'ils ont choisie et réussie parce qu'ils avaient les préférences adaptées : ils se ressemblent donc quant à ces préférences cérébrales.

    Par contre, si nous avons tous la même façon de recueillir l'information et de choisir, certes nous nous entendrons mieux, mais nous percevrons tous les choses sous les mêmes aspects et nous serons tous aveugles à d'autres, nous serons tous insensibles à certains critères de choix, nous serons tous “malhabiles” et mal adaptés face aux mêmes situations. C'est le revers de la médaille!

    Notons enfin qu'il n'y a pas de bonne ou de mauvaise préférence; chacune a ses avantages et ses inconvénients selon les situations dans lesquelles on se trouve.
    Il n'y a donc pas lieu de vouloir cacher ses préférences cérébrales, de même qu'il serait ridicule de vouloir garder confidentielle sa préférence de droitier ou gaucher.
    Il n'y a aucun jugement de valeur dans cette typologie et aucune honte à avoir telle ou telle préférence
    Ce qu'il faut c'est être conscient des forces et des faiblesses de chacune d'elles.

    Certaines de ces préférences cérébrales ont été étudiées au début du 20ème siècle par le psychiatre suisse Carl-Gustave JUNG (1921), puis dans les années 50 à 80 par deux psycho-sociologues américaines mesdames MYERS et BRIGGS (1942), relayées par d'autres chercheurs et médecins et, en France, depuis 1985, par Pierre CAUVIN et Geneviève CAILLOUX, sous le nom de MBTI (Myers-Briggs Types Indicator), qui a été utilisé aux USA sur plusieurs millions de personnes, par les conseillers matrimoniaux  et dans les entreprises pour faire de l'orientation professionnelle et de la cohésion d'équipe.
    Pour l'utiliser moi-même en entreprise et avec des chômeurs, j'ai francisé le MBTI qui se sert de notations américaines, j'ai simplifié les notions pour les rendre compréhensibles aux personnes qui n'ont pas encore l'expérience d'un métier ou qui n'ont pas une culture suffisante, et je lui ai adapté la notion de perception immédiate émotionnelle, développée par un psychologue américain Plutchik.
    Puis pour l'utiliser avec des adolescents j'ai rajouté des notions issues d'une théorie américaine Big five d'Allport et Cattel qui décrit la personnalité en 5 traits principaux, et d'autres qui découlent des recherches sur le fonctionnement de nos centres de récompense dont je vous ai déjà parlé et de travaux de psychologie sociale. J'ai donc ajouté les notions d'optimisme/pessimisme, de tolérance et de sensibilité aux influences externes.
    Ces notions m'ont souvent permis de montrer à mes correspondant(e)s les raisons de leurs problèmes avec leurs parents, petit(e) ami(e) ou camarades ou de certains de leurs comportements dans des situations difficiles.

    Des cabinets de recrutement utilisent ces théories dans des batteries tests très complexes, dont les premiers ont été le GORDON américain et le 16PF, les plus connus en France étant maintenant SOSIE, GOLDEN et PAPI.
    J'ai eu l'occasion lorsque je travaillais en entreprise, d'utiliser certains de ces tests, mais cet emploi est complexe, d'une interprétation difficile et assez tournée vers le recrutement ou l'orientation professionnelle.
    Personnellement je ne l'utilise pas ces notions de préférences cérébrales sous forme de tests, mais dans une réflexion avec mon interlocuteur quant à sa personnalité ou celle de ses proches.
    Par ailleurs il faut souligner qu'il n'y a pas dans les préférences cérébrales, de classement dans une population comme il y en a dans les autres tests, et qu'il n'y a pas de bonne et de mauvaise préférence, chacune ayant avantages et inconvénients, comme je l'ai dit plus haut.
    Il n'y a donc pas de « jugement de valeur », mais une simple clarification de sa personnalité et de son comportement dans certaines situations.

Mardi 23 février 2010 à 8:14

Préférences cérébrales

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   Plusieurs de mes correspondantes me posent des questions sur les “préférences cérébrales” car c’est un excellent moyen de mieux comprendre sa personnalité. J’expliquerai ce que c’est et comment on peut s’en servir.
    Mais c’est assez long à expliquer et donc je vais y consacrer une quinzaine d’articles, mais pour ne pas trop vous fatiguer, j’intercalerai d’autres sujets, certains sérieux, certains humoristiques.
    Aujourd’hui ce sera plutôt un préambule, pour que vous compreniez mieux la suite des articles.


    Lorsque nous utilisons nos mains pour mener une action, (c'est à dire nos muscles et tout le mécanisme de commande neuro-cérébral), nous avons une préférence innée : à notre naissance, l'organisation de notre cerveau fait que nous sommes “droitier” ou “gaucher”. C'est une préférence de notre cerveau qui commande nos gestes des mains, les centres correspondants (sur le dessus du crâne) de l'hémisphère gauche étant davantage utilisés chez un droitier et ceux de l'hémisphère droit chez un gaucher (et/ou la transmission se faisant mieux entre ces centres et les autres centres et le système nerveux associés).
    Personne n'ignore sa préférence manuelle naturelle et nous utilisons tous cette préférence, de façon quasi automatique, c'est à dire la main la plus adroite.
    Cette préférence n'est pas une tare! Un droitier et un gaucher peuvent être aussi adroits l'un que l'autre, sauf si les objets à saisir ont été spécialement conçus pour être pris de la main droite ou gauche, car cela restera toujours plus difficile de manier un outil, conçu pour l'usage exclusif d'une de nos mains, (paire de ciseaux ou écriture), avec celle pour laquelle cet outil n'a pas été fait..
    Par ailleurs un droitier peut améliorer l'adresse (ou diminuer la maladresse!) de sa main gauche (et vice versa pour le gaucher). Le barreur d'un voilier doit impérativement savoir barrer de chacune de ses mains selon l'amure sous laquelle il se trouve. Il y a des personnes presque ambidextres.
    Nous avons cependant besoin le plus souvent de nos deux mains (essayez donc d'applaudir ou de tenir fermement un gros colis d'une seule main!).
    Essayez aussi de croiser vos bras : en général le droitier met le bras droit par dessus le gauche et le gaucher l'inverse. Essayez si vous êtes droitier de faire l'inverse, comme un gaucher. Vous verrez que cela n'est pas si facile, mais plus lent et il faut faire attention car l'automatisme n'est pas acquit.
    Vous constatez bien là ce qu'est une préférence et la préférence inverse : on peut se servir des deux, mais l'une est plus naturelle que l'autre.
    Il est moins connu que nous avons une préférence pour l'un de nos deux pieds pour tirer un ballon dans un but, ou prendre appel pour un saut, et que nous ne pouvons bien viser que d'un oeil, le droit ou le gauche selon les personnes. Ce sont d'autres préférences innées.

    Notre cerveau lorsque nous pensons, a aussi ses préférences naturelles innées de fonctionnement, notamment en matière de prise d'information, de prise de décision, de l'importance relative que nous attachons à chacune de ces deux types d'actions, et quant au milieu qui focalise notre intérêt : le milieu extérieur ou celui de nos pensées, mais aussi en ce qui concerne notre sensibilité émotionnelle, notre sensibilité au stress, l'importance que nous accordons à nos désirs et la tolérance que nous avons des pensées des autres..
    Ces préférences sont innées, (mais pas forcément héréditaires), et sont liées à la formation initiale de notre cerveau. Mais l'éducation et un effort personnel, peuvent permettre de développer les domaines non préférentiels. L'expérience que nous apporte la vie influe également sur elles.
    Il n'est pas possible de donner une correspondance entre ces préférences et le fonctionnement du cerveau, car elles correspondent à un “comportement” de l'individu, qui met donc en jeu tout le cerveau, mais je donnerai par la suite quelques pistes à ce sujet.

    Pour chaque catégorie de préférences que nous allons étudier, nous aurons affaire à deux préférences “antagonistes” (comme être droitier ou gaucher) correspondant à des modes d'action (se servir de la main droite ou gauche), dont l'un sera préférentiel (la main droite pour le droitier), c'est à dire que nous nous en servons plus souvent, plus facilement et en général avec un meilleur résultat.
Mais nous nous servons aussi, mais moins souvent et moins bien, du mode d'action opposé (le droitier se sert aussi de sa main gauche).
    L'autre mode non préférentiel, est peu ou relativement assez développé et donc plus ou moins utilisé, selon les individus, leur formation, leur environnement et l'entraînement qu'ils ont pu acquérir au cours de leur vie, (et donc leur âge), mais il reste moins naturel, plus laborieux et moins performant que le mode préféré.
    Ces préférences sont donc moins nettes chez un adolescent que chez un adulte, car l'adolescent n'a pas eu le temps encore de se perfectionner dans l'usage de son mode d'action préféré et encore moins le temps de s'entraîner à utiliser le mode antagoniste.

    Il est possible de décrire ces préférences en termes simples, à la portée de toute personne ayant une formation secondaire, et cela sans l'emploi d'un vocabulaire de médecine ou de psychologie, toujours ésotérique pour les non-spécialistes.

  
  C'est ce que je ferai dans de prochains articles, mais dans celui de demain je vous donnerai un premier aperçu de l'utilisation de ces préférences cérébrales

Samedi 1er novembre 2008 à 8:30

Préférences cérébrales

     Comme je vous le disais dans l’article précédent, la première réaction que nous avons face à une perception (image, son, toucher, discours, lecture), est émotionnelle et affective (et très souvent inconsciente).
     Ce n’est que dans un deuxième temps que l’on commence à réfléchir, à avoir un comportement rationnel et à prendre une décision, qui entraîne l'action.
     On appellera « A »  (A comme altruiste ou affectif), la tendance à une grande sensibilité de longue durée, (une dizaine de seconde) et « O » (O comme orientée) la tendance à une faible sensibilité émotive et de courte durée, (quelques secondes) qui cèdera rapidement le pas à la perception orientée normale qui se fait sous le contrôle de notre cerveau frontal, qui réfléchit et pense.
     Nous avons chacun une sensibilité A ou O, plus ou moins grande : on ressent plus ou moins l’émotion initiale et on passe plus ou moins vite à la perception orientée.


     Le premier stade est celui de la perception émotionnelle immédiate, qui est intense et long si l’individu est snesible, et faible et court si l’individu est peu sensible. Intervient ensuite la perception “orientée” par notre cortex, qui réfléchit pour optimiser notre information.
     .La perception orientée par notre cortex  (faits, causes) dépend non seulement de notre sensibilité, mais aussi de notre préférence “sensitive pas à pas S” ou “globale G” quant à la “méthode” de perception.
     La durée du stade ‘perception orientée” par rapport à celui de “décision” dépend de notre préférence J (maîtrise des événements) ou P (adaptation aux événements).
     Les critères de décision dépendent de notre préférence L (logique) ou V (valeurs)
     Si vous avez oublié ce que sont ces préférences cérébrales vous pouvez trouver leur description sur mon blog dans les articles relevant de ectte catégorie.

http://lancien.cowblog.fr/images/Prefcerebrales/schemaAOcopie.jpg     L’important c’est de savoir que cette préférence A / O intervient fortement dans notre humeur et dans notre réaction au stress.
     La personne de préférence A aura des émotions plus fortes et il lui arrivera fréquement d’avoir les larmes aux yeux, voire de pleurer.
De même face à une autre personne,  elle s’intéressera davantage aux sentiments et aux réactions de cette personne, alors que la personne de préférence O recherchera davantage des informations concernant sa situation qu’elle analysera.
     La personne de préférence A peut être très émue par des images, des textes ou des sensations ayant une forte connotation émotionnelle, alors que la personne de préférence O recherchera davantage des informations ou s’intéressera davantage à son contenu rationnel et factuel.
     En général la personne de préférence A comprendra donc mieux les sentiments et réactions des autres, alors que la personne de préférence O sera beaucoup moins sensible et empathique
     Une personne très sensible aura des réactions plus brutales devant le stress ou une grande émotion : larmes, tristesse. Elle exagèrera l’importance de paroles désagréables ou de réflexions péjoratives et soit répliquera de façon soudaine, soit partira souffrir dans son coin.
     Au contraire une personne peu sensible sera jugée à tort comme indifférente, égoüiste et ne comprenant pas autrui et les sentiments des autres.

     La sensibilité A /O est donc un facteur imporatnt à connaître pour comprendre les réactions de vos enfants, vos parents ou vos amis.


Vendredi 31 octobre 2008 à 9:04

Préférences cérébrales

     Une discussion par mail avec deux d’entre vous sur les violences m’a fait leur expliquer certains phénomènes d’entrainement que, je crois, il est intéressant de connaître et j’en fais donc un article. et je poursuivrai sans doute demain en parlant d’autres applications de cette théorie.

    Il s’agit de celle d’un neuro-psychologue américain Plutchik, qui a fait de nombreuses études sur les émotions.


    Premier point  : les temps de réaction de notre cerveau :

     Le cerveau a des temps de réaction très variables. On remarquera sur le graphique ci dessous qu’un signal émotionnel inconscient est transmis par nos sens via une plaque tournante que l’on appelle le “Thalamus”, à des centres nerveux particuliers du cerveau (les centres amygdaliens) qui sont responsables des réactions de peur, de colère et de déclenchement d’émotions, et des réactions physiologiques correspondantes notamment de sauvegarde de l’individu.   
Au contraire une réaction logique et sensée de la pensée n’est possible qu’au bout de quelques secondes.

http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau1/tempsreaction.png

Il est donc normal qu’en matière de perception notre cerveau ait d’abord une perception immédiate instantanée d’ordre affectif, et que ce ne soit qu’ensuite, qu’il puisse analyser  et interpréter logiquement les sensations.
Toutefois cette sensibilité de perception instantanée émotive est variable en durée et en intensité selon les individus.
Certaines personnes auront une grande sensibilité de longue durée, (une dizaine de seconde) et d’autres une faible sensibilité émotive et de courte durée, (quelques secondes) qui cèdera rapidement le pas à la perception orientée normale par notre cerveau frontal, qui réfléchit et pense.


Deuxième point : Cycle "perception, décision, action" de Plutchik

http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau1/Plutchick.png   
La première réaction que nous avons face à une perception (image, son, toucher, discours, lecture), est émotionnelle et affective (et très souvent inconsciente).
Ce n’est que dans un deuxième temps que l’on commence à réfléchir, à avoir un comportement rationnel et à prendre une décision, qui entraîne l'action.

     Le déroulement courant du cycle est celui représenté par les grandes flèches (C). Mais on peut obliger un individu ou un groupe à passer directement de la perception affective à l’action. On obtient alors des comportements violents ou émeutiers (V). Un individu peut, dans certaines circonstances, inverser lui même le sens du cycle.



    Des meneurs reçoivent une formation spéciale pour leur enseigner à inverser le sens du cycle et donc du comportement d'un groupe, en le "gavant" d'affectif" et en l'empêchant de réfléchir.

     Un meneur qu’on l’ait entraîné à le faire, ou qu’il ait appris cela par expérience sur le terrain peut ainsi avoir action sur un groupe ou une foule et les mener jusqu’à la violence ou à l’émeute.
     Il faut pour cela un discours purement affectif, ne faisant appel qu’à la sensibilité immédiate, en se servant des mécontentements et des désirs, en faisant peu à peu monter la pression affective, et surtout en empéchant les cerveaux de réfléchir rationnellement, et inciter à passer à l’action sans justement prendre le temps de percevoir et réfléchir pour décider.
     A l’inverse pour calmer de manifestants ou un groupe qui n’est pas encore engagé dans la violence, il faut s’efforcer de le sortir de son circuit émotionnel pour le faire réfléchir rationnellement aux véritables causes et conséquences de ses mécontentements et souhaits en essayant de les ramener à des faits, à des évaluations précises, en excluant le plus possible sentiments et émotions.

     J’ai eu l’occasion à plusieurs reprises de tester ces méthodes dans les deux sens et je peux vous assurer qu’elles sont efficaces, pas totalement parce qu’elles sont difficiles à appliquer, mais agissent sur la plupart des individus.
Il m’est arrivé notamment de discuter avec un groupe de jeuen et de leur montrer ainsi comment ils se faisaient  entraîner par leurs meneurs qui les manipulaient, et le pouvoir de ceux ci sur le groupe a fortement diminué après cette initiation.
    “Démoutonniser” un groupe, c’est lui apprendre à se servir de son cortex plus que de son cerveau émotionnel et à réfléchir avant d’agir !!

     De même, lorsque nous sommes stressés ou en colère, si nous passons directement de l'émotion à l'action (en parole ou en acte), nous nous emportons à dire ou à fairedes choses regrettables.
     Ma grand mère me disait souvent
“Tourne sept fois ta langue dans ta bouche avant de dire une chose désagréable, elle ne se coincera jamais et tu changeras sans doute ton discours et cela t’évitera bien des ennuis”.
 Elle avait raison et pourtant elle ne connaissait pas Plutchik !

Mardi 2 septembre 2008 à 12:15

Préférences cérébrales



    Maintenant que vous avez une idée plus synthétique des diverses préférences cérébrales (et vous pourrez vous référer à cet article si vous voulez vérifier par la suite), je vais pouvoir essayer de répondre à vos questions : comment ces préférences peuvent elles influer si vous êtes introverti(e).?
    La questrion est assez compliquée car il y a beaucoup de préférences et l'intensité de chacune n'est pas la même selon les personnes.
    Je vais donc, pour que l'article ne soit pas trop compliqué ni trop long essayer de simplifier et de “caricaturer” un peu.
    En fait lorsque les préférences cérébrales d'une personne sont peu “marquées” (par exemple que vous êtes “I”, mais pas fortement), l'influence des préférences les unes sur les autres est moins forte.
    Alors pour être plus clair, je vais me placer dans le cas où, au contraire vous êtes fortement introverti(e) et où les autres préférences que je vais citer sont fortement privilégiées par rapport à la préférence antagoniste.
    C'est pour cela que je parle de caricature.

    Vous êtes fortement “I”, “S” et “J”.
    En tant qu'introverti(e) vous comptez plus sur vous même que sur les autres et vous réfléchissez facilement.
    Comme “J”, vous voulez agir sur les événements et donc maîtriser les situations futures en les prévoyant et en calculant votre action à l'avance.
    Si vous étiez “G”, vous vous projetteriez facilement dans le futur, mais comme “S” vous n'avez pas l'habitude de cet exercice. Ce que vous connaissez ce sont les événements factuels du présent
    Donc pour un “ISJ” la maîtrise des événements futurs va être un sujet de réflexion permanent et difficile et donc une préoccupation importante.

    Vous êtes fortement “I”, “A” et “Pessimiste”.
    Fortement pessimiste, vous voyez le “mauvais coté” des choses, le “verre à moitié vide” , les problèmes dans les situations.
    Si vous êtes fortement “I”, vous avez tendance, lorsque vous êtes dans vos appréhensions catastrophiques, à vous refermer sur vous même.
    Si de plus vous êtes très sensible “A”, vous allez réagir sur le plan émotionnel, à tout événement extérieur ayant une connotation altruiste et notamment au bonheur et surtout aux souffrances d'autrui ou de vous même.
    Vos préoccupations, les pensées tristes risquent de tourner en rond dans votre cerveau émotionnel, de le déconnecter de votre cortx frontal qui réfléchit. C'est alors le stress assuré.
    Un "I A pessimiste" risque donc d'être souvent stressé et triste.


    Vous êtes fortement “I”, “S”, “L”, “J”, “A” et “Pessimiste”.
    Vous allez cumuler les inconvénients des deux derniers cas et vous allez en permanence vouloir maîtriser un avenir qui s'annonce pour vous souvent catastrophique et que vous avez du mal à prévoir et de plus vous êtes logique et donc vous voulez décider de votre conduite future avec une précisison rationnelle.
    Ce sera le stress permanent car même dans une situation où vous devriez être heureuse, vous allez vouloir maîtriser tous les risuqes (qui n'existent probablement pas) d'atteinte de ce bonheur présent et vous sous torturerez inutilement l'esprit.
Un “I”, “S”, “L”, “J”, “A” et “Pessimiste” risque donc d'être un éternel anxieux stressé..

    Au contraire un “I”, “G”, “L”, “J”, “A” “Optimiste”.  (c'est mon cas), verra dans le passé et le présent le “verre à moitié plein” et aura une vue de l'avenir relativement sereine. Il ne sera donc pas anxieux dans sa maîtrise des événements futurs, d'autant plus que sa nature “G” le tourne vers l'avenir et vers une vue globale qui ne s'embarasse pas de détails difficiles à prévoir.


    Vous êtes fortement “I”, “V” et “Intolérant(e)”.
    Vous passez beaucoup de temps dans le monde des idées  et vous avez des valeurs auxquelles vous tenez tellement que vous n'admettez pas que les autres aient des goûts et valeurs différentes des vôtres
    C'est d'après eux que vous prenez toutes vos décisions.
    Vous risquez de vous enfermer sur vous même et de vous isoler des autres, qui vont avoir du mal à vous supporter, vous traitant d'intégriste, du fait que vous n'admettez aucune de leurs idées et que vous ne leur donnez guère d'explication sur les vôtres.


    Vous êtes fortement “I”, “S”, “O”, “L” , “J”, “Pessimiste” et “Intolérant(e)”.
    Là vous voyez tout en noir dès que quelque chose ne correspond pas à vos souhaits ou que quelqu'un n'a pas vos idées, notamment sur la façon de maitriser l'avenir et les événements.
    Vous êtes peu sensible et voyez les situations et les autres rationellement.
    Vous êtes peu altruiste et vous comprenez mal autrui; alors dans votre crainte de catastrophes et dans votre certitude logique sur la primauté de vos idées, vous allez passer par dessus votre introvertion naturelle et critiquer toutes les actions d'autrui non conformes à vos plans et donner des léçons à tous sur toutes choses et sur la façon de sy prendre, même parfois sur ce que vous connaissez mal.
    Vous allez faire de la ratiocination (pour ceux qui ne savent pas ce que cela veut dire, en langage “populaire” , vous allez être “l'enquiquineuse publique qui passe son temps à raisonner les autres et à couper les cheveux en quatre”.

    Cela dit, encore une fois j'ai fait des caricatures et j'ai donc insisté sur le “mauvais aspect” des associations de préférences.
    En fait il est rare qu'ont ait ainsi beaucoup de préférences très fortes.
    La plupart d'entre nous ont des préférences beaucoup plus atténuées et qui se complètent harmonieusement.
    Et si on est dans un des cas décrits ci dessus, la connaissance de ses préférences permet de comprendre ses défauts et de les corriger en essayant d'atténuer ses préférences exagérées, en cultivant la préférence antagoniste.

Lundi 1er septembre 2008 à 14:22

Préférences cérébrales



    J'ai eu beaucoup de mails qui me demandent : comment les autres préférences cérébrales peuvent elles agir sur l'introversion.

    Mais ces mails me montrent que vous n'avez pas encore bien assimilé ces préférences, ce qui est normal. il faut une longue habitude.
    Alors je ne traiterai ce problème que dans mon prochain article et je vais aujourd'hui essayer de résumer ce que sont les différentes préférences cérébrales que j'ai évoquées dans les articles précédents.
    Ce résumé et tableau d'ensemble vous permettra de faire le point.

- Préférence de milieu moteur, qui détermine notre motivation (attitude) :
    “E” “extraverti” - “I” “introverti. 
    J'en ai longuement parlé (articles des 22, 29 et 30 août), et je ne reviens pas sur ces préférences

- Préférence de prise d'information : (fonctionnement courant du cerveau)
    “S” “Sensitif” - “G” “Global”

J'en ai parlé dans mon aticle du 25 août :

    La personne de préférence “S” a un mécanisme de prise d'information et de perception séquentiel utilisant pas à pas, nos cinq sens. Elle est très observatrice, bonne analyste, concrète, factuelle, pragmatique effectuant des essais précis sans ressentir la lassitude des tâches répétitives,et utilise le langage pour décrire ce qu'elle constate, mais a peu d'intuition et de créativité.Elle vit dans le passé et le présent.
    La personne de préférence “G” a un mécanisme de prise d'information et de perception global et plus intuitif, qui utilise aussi nos sens, mais davantage sous forme d'images, de scènes, de compréhension des situations et des phénomènes.
    Moins bonne observatrice, moins concrète, elle aime l'abstraction et est sensible aux schémas, images et théories.
    Ayant beaucoup de curiosité intellectuelle et de créativité, elle est plutôt orientée vers l'avenir et vers les projets et préfère acquérir des compétences nouvelles plutôt que d'utiliser celles déjà acquises et se lasse de tâches routinière.

- Préférence de sensibilité : (fonctionnement courant du cerveau)
    “A” “Affectif” - “O” “Orienté”

J'en ai parlé dans mon aticle du 26 août :

     La personne de préférence “A” va être très sensible sur le plan émotionnel, à tout événement extérieur ayant une connotation altruiste et notamment au bonheur et surtout aux souffrances d'autrui.
Ses réactions immédiates sont donc émotionelles et subjectives et peuvent augmenter sa tristesse si ses préoccupations accaparent son cerveau émotionnel.
    La personne de préférence “O” ne ressentira, face à la même perception qu'une faible émotion de courte durée, et cherchera rapidement à analyser la situation, c'est à dire à parvenir à une perception objective des faits, peu chargée émotionnellement. Elle sera donc peu émotive et d'humeur plus stable.


- Préférence de prise de décision : (fonctionnement courant du cerveau)
    “L” “Logique” - “V” “Valeur”

J'en ai parlé dans mon aticle du 25 août :

 La préférence “L” “logique” et “V” “valeur”, concerne la façon dont nous choissons, la méthode en quelque sorte et plus précisément les critères que nous utilisons pour décider.
            - soit nous examinons logiquement les divers cas possibles, leurs conséquences et nous comparons les résultats avant de choisir, ce qui conduit à un choix relativement objectif; nous sommes “L”.
            - soit au contraire nous laissons nos valeurs morales ou altruistes ou nos goûts et nos sympathies, influencer notre choix qui est alors plus spontanné, mais aussi plus subjectif; nous sommes “V”.
    La personne “L” sera plus réfléchie, plus impartiale, et ne se laissera pas influencer.
    La personne “V” sera plus altruiste, mais plus impulsive et subjective, relativement influençable en voulant faire plaisir aux autres.

- Préférence d'attitude face aux événements :
“J” “jugement “ et “P” “perception”

J'en ai parlé dans mon aticle du 23 août :

    Une personne de préférence “J” préfére anticiper sur les événements, essayer d'avoir barre sur eux, concevoir des projets qui soient réalisables et les réaliser conformément à ses prévisions : ceci implique certes de percevoir les faits, d'avoir de l'information, mais encore plus de faire au préalable des prévisions et en permanence des choix.
    Elle est toujours à l'heure ou même en avance quitte à perdre du temps à attendre, fait son travail par avance, prend facilement des décisions et est très prudente et ne prend que des risques calculés.

   Une personne de préférence “P”  préfère s' adapter aux événements, en faisant évoluer ses projets en fonction des réactions extérieures, afin d'avoir plus de chance de les réaliser ensuite : ceci implique beaucoup mois de prévisions et de choix, mais par contre une collecte permanente de l'information pour adapter ses attitudes et ses actions.
    Elle n'aime pas prévoir et planifier ses occupations; elle fait toujours son travail au dernier moment (quand ce n'est pas le lendemain pour la veille !)est le plus souvent en retard car elle est partie à la dernière minute.et n'est pas très consciente des risques qu'elle prend.

- Préférence de sensibilité au stress :
“optimiste”  “pessimiste”

J'en ai parlé dans mon aticle du 26 août :

Ce qui différencie principalement l'optimiste du pessimiste, dans le présent, c'est leur réaction face au même évènement.
    L'un en voit surtout les bons cotés (“le verre à motié plein”), alors que l'autre en voit au contraire tous les inconvénients  (“le verre à motié vide”).
L'un va donc plutôt vers la joie et l'autre vers la tristesse.
    Donc face à la même situation, l'un sera serain et gai et l'autre soucieux et triste.

    L'autre caractéristique importante est l'attitude très différente vis à vis du passé.
    L'optimiste, lorsqu'il a fait une erreur, ou lorsque les événements se sont montrés défavorables, réfléchit aux causes, essaie de tirer les leçons pour ne pas refaire la même erreur, puis tourne la page et pense au futur.
    Le pessimiste ressent de nombreux regrets de ce qu'il n'a pas su ou osé faire, et remords de ce qu'il a fait de travers. Et ces remords et les regrets lui empoisonnent la vie. Il culpabilise sans cesse.
    Il résulte de ces attitudes que l'optimiste, après un problème qui l'a atteint émotionnellement revient assez vite à une vision plus rationnelle et objective, alors que pour le pessimiste, les émotions et pensées tristes tournent en rond dans son cerveau émotionnel, sans que son cortex frontal vienne y mettre de la raison.

    Du fait de ces deux attitudes le comportement est différent vis à vis du futur. L'optimiste a une certaine confiance en lui et une certaine assurance, alors que le pessimiste est inquiet et craintif du lendemain.
    Le pessimiste est par nature beaucoup plus stressé que le pessimiste.

- Préférence de tolérance d'autrui.
“tolérant “ intolérant”

J'en ai parlé dans mon aticle du 26 août :

    La personne tolérante a une certaine souplesse de ses opinions, écoute les autres, examine calmement les situations sans parti pris, est objective et pense à faire aussi des compliments.

    La personne intolérante écoute peu les autres et reste dans sa tour d'ivoire, est entétée dans ses idées, a la volonté d'avoir raison et aime polémiquer , a la critique facile et exagère les inconvénients des situations.

    Après ce rapide examen des diverses préférences, vous devriez avoir une idée plus claire de ce qu'elles réprésentent.

Samedi 30 août 2008 à 10:10

Préférences cérébrales



    Plusieurs correspondantes m'ont demandé quelle était pa proportion d'E/I.

    On considère qu'en France il y a environ moitié/moitié de personnes ayant la préférence E ou I
    Aux Etats Unis par contre, la proportion d'extravertis dépasse 65%.
Ceci est probablement dû  d'une part à l'origine de la population (colons venus d'Europe à une époque difficile et ayant donc besoin pour réussir de qualités relationnelles), et d'autre part à l'éducation et au mode de vie.

    Vous m'avez souvent demandé aussi comment nos préférences évoluent avec notre éducation, notre instruction, notre expérience et donc notre âge et si la préférence E/I était différente chez un enfant, un ado et un adulte..

    C'est en apparence plus difficile pour une ado de savoir si elle est I ou E, parce qu'elle n'a qu'une expérience limitée de la vie en société, limitée à son école et à un éventuel groupe de « copains », mais qui ne sont pas la société composée de nombreuses personnes que l'on ne connaît pas, mais au contraire, comme la famille, d'un groupe particulier, peu nombreux, de personnes bien connues au sein desquels même un introverti a un comportement voisin de celui d'un extraverti. (du moins s'il n'est pas trop "I").
    Un adulte par contre est confronté dans son métier, et dans la vie courante à des «manifestations mondaines », qui lui font côtoyer de nombreuses personnes peu connues de lui.
    Quand on hésite sur sa propre préférence, il faut se rappeler que ce qu'on cherche, c'est la préférence innée, que l'on utilise le plus souvent, ce qui n'exclue pas que l'on se sert de l'autre préférence, mais moins souvent.

    En fait on sait très vite si un enfant est principalement I ou E.
    Déjà vers 18 mois-deux ans, on voit si l'enfant sait rester seul, s'occuper avec ses jouets ou au contraire s'il a besoin tout le temps de quelqu'un, ses parents, ses frères et soeurs, sa puéricultrice à la crèche....
    Vers 3/4 ans quand l'enfant sait parler couramment avec un vocabulaire suffisant, l'extraverti parle tout le temps alors que l'introverti ne parle que lorsqu'il en a besoin soit pour demander quelque chose soit pour raconter ce qui lui est arrivé.
    A partir de 6 ans, âge où il va à l'école, l'extraverti a besoin de ses copains, parle d'eux, veut jouer avec eux, alors que l'introverti continue avec ses jeux favoris et n'a vraiment de relation qu'avec un ou deux copains choisis soigneusement.

    Vous me demandez  : quand un introverti se comporte t'il en extraverti.?
Cela dépend des personnes et des événements.
    Beaucoup de mes correspondantes introverties ont des comportements voisins de ceux d'extraverties lorsqu'elle sont avec des ami(e)s qu'elles connaissent bien et apprécient.
    Un autre exemple : je suis introverti sans aucun doute. Cependant dans mon travail tous me considéraient comme extraverti. Parce qu'à force de diriger des équipes, j'ai pris dans ce domaine un certain nombre des réflexes d'un extraverti (sauf d'être bavard et de ne pas m'ennuyer dans une réception !!).

    Vous me demandez aussi de vous expliquer comment on peut en étant introverti avoir certaines sous-préférences d'un extraverti ?
    Je vais vous donner un exemple : mon propre cas pour lequel je vais examiner rapidement les diverses sous-préférences.
    Je suis certainement introverti et je ne m'ennuie jamis seul et n'ai pas un besoin permanent de voir des personnes. (sous-préférence 1°).
    En ce qui concerne la préférence 2, j'ai besoin d'étudier, d'acquérir de nouvelles connaissances, de comprendre “comment ça fonctionne”. Cependant dans mon métier j'ai été amené à diriger des équipes et c'est maintenant devenu une attitude normale comme si j'étais extraverti.
    Sous-préférence 3 : je réfléchis longuement avant de parler, d'écrire ou d'agir. Et je suis souvent en retard sur un extraverti qui a parlé avant moi !!!
    Sous-préférence 4 : je n'aime pas parler de moi et raconter ma vie. Cela m'arrive mais uniquement à quelques personnes parce qu'elles m'avaient fait des confidences sur elles, et que certains exemples personnels pouvaient les aider. Il n'y aura jamais de photo de moi sur mon blog autre que celle du ouistiti.
    Sous préférence 5 : écouter les autres et éventuellement les aider.
Mes parents m'ont appris cela et depuis mon enfance j'y suis habitué. Dans ce domaine j'ai des réflexes d'extraverti.

    Enfin plusieurs mails abordent le problème : comment communiquer avec les autres quand on est I ou E. Est il possible de communiquer entre introvertis ?

Je vais envisager les différents cas :
- Si vous êtes tous les deux E, le problème est que vous aimez parler tous deux, quelquefois sans réfléchir. Par contre la rencontre avec l'autre au départ sera facile.
Vous allez donc vous « battre » pour parler et aucun des deux ne va pas écouter l'autre.
Si vous êtes E, que vous allez voir un autre E, demandez lui gentiment de vous écouter, essayez de vous limiter, d'être clair, de lui céder de temps en temps la parole, qu'il puisse vous poser des questions ; écoutez ses questions essayez de réfléchir au réponses au lieu d'interrompre votre partenaire avant qu'il n'ait fini. Si vous n'arrivez plus à l'arrêter, une méthode peu traumatisante consiste à dire que vous ne comprenez pas, que vous ne suivez plus et qu'il faut reprendre.
Si, étant E vous écoutez un autre E, résistez à votre envie de l'interrompre et de parler. Laissez le finir un premier train d'informations avant de reprendre la parole ou de poser des questions.

- Si vous êtes E et que votre interlocuteur est I, le risque est qu'il ne vous dise pas grand-chose, et que vous soyez seul à donner votre point de vue et que l'entrevue soit peu utile. Il faut donc vous forcer à ne pas trop parler et manifester votre intérêt à votre interlocuteur pour l'encourager à parler. Eventuellement lui poser des questions courtes pour qu'il réponde.

- Si vous êtes I et que votre interlocuteur est E, cela devrait être plus facile puisque votre interlocuteur sera enclin à parler, peut être trop même. Le problème sera que vous soyez suffisamment loquace pour poser les questions nécessaires et que votre interlocuteur sente une certaine empathie provenant de vous malgré votre introversion.

- Et la question que vous posez ; “être tous les deux “I” : cela ne va t'il pas nous empêcher de communiquer ?”
    Evidemment si vous êtes tous les deux tellement “I” que vous ne dites jamais rien et que vous êtes complètement coincé(e), cela ne facilitera pas des chose.
vous risquez de rester chacun dans votre coin sans parler. Il y a peu de chance que vous vous coupiez la parole. Le problème étant de faire parler l'autre et de répondre soi-même. Mais c'est rare.
    En fait deux “I” qui se connaissent bien et qui sont tolérants communiquent très bien. Ils parlent peu, écoutent l'autre et réfléchissent à ce qu'il dit. En fait ils aiment réfléchir et étudier avec quelqu'un de connu dont ils puissent partager les idées ou du moins en discuter.
  
     Mais évidemment les autres préférences cérébrales interviennent et influent sur les rapports qui peuvent exister entre deux introvertis.

    Ce sera le sujet de mon prochain article, sans doute lundi, car demain dimanche, faute de temps, je ferai un article court.

Vendredi 29 août 2008 à 12:52

Préférences cérébrales

    C'est le psychiatre C.G Jung qui a décrit au début du 20ème siècle, ce qu'étaient l'extraversion et l'introversion. (ainsi que les fonctions cérébrales S/G et L/V).

    Dans notre vie de tous les jours, que ce soit au collège au lycée ou à la fac, à la maison, au bureau,  nous avons besoin de motivations à nos actions et cette motivation nous la tirons selon le cas, de notre environnement, du monde extérieur et notamment des contacts avec les autres, soit dans notre monde intérieur, celui de la pensée et de la réflexion.
    Nous devons naviguer dans les deux mondes, mais l'un d'entre eux nous est plus familier : nous sommes plus doués soit pour les relations, soit pour la réflexion; le monde préféré est évidemment le plus stimulant pour nous.
    Nous préférons donc exercer nos facultés de perception et de choix,  qui sont à la base de tous nos actes :
    - soit dans le monde extérieur des relations et nous tirons notre énergie de la rencontre avec les autres : nous sommes alors “extravertis” (E).
    - soit dans le monde intérieur des idées et de la pensée; nous tirons notre énergie de nous mêmes : nous sommes alors “introvertis” (I).
    Mais à certains moments nous nous comportons en intoverti et à d'autres en extraverti.

    On pourrait essayer de décrire ces deux préférences par des mots :

            Introversion (I)                                        Extraversion (E)

    Tire son énergie de l'intérieur                   Tire son énergie de l'extérieur
    Conservation d'énergie                            Dépense d'énergie
    Réflexion                                               Activité
    Réserve                                                Sociabilité
    Intimité                                                 Public
    Concentration                                        Interaction
    Tranquillité                                            Expansion
    Réflexion puis action                             Action puis réflexion               
    Relations restreintes                             Nombreuses relations

    Aisance avec les idées, les pensées      Aisance avec les gens, les choses
.    Intérêt pour les réactions intérieures      Intérêt pour les événements extérieurs
   
    On peut aussi décrire le comportement correspondant à chacune des préférences mais pour être plus précis il est commode de scinder ces deux préférences en “sous-préférences” antagonistes :

    Le besoin des autres ou de son monde intérieur.

    La principale caractéristique de l'extraverti est qu'il ne peut se passer de la compagnie des autres. A l'inverse l'intoverti se satisfait de son monde intérieur, de celui de ses pensées.
    Il en résulte que l'extraverti ne peut rester seul sans s'ennuyer : il a besoin du contact des autres de leur parler d'agir avec eux, quelques soient ces autres personnes, qu'il les connaisse ou non. Il est à l'aise partout, même au milieu de la foule, ou dans une réception où il ne connaît personne.
    L'extraverti n'est jamais dérangé par quelqu'un qui téléphone ou arrive à l'improviste; il adore recevoir.
     L'introverti au contraire s'ennuiera dans une telle réception. Il ne déteste pas être avec d'autres, mais des personnes choisies, qu'il connaît bien. Il n'ai me pas être en terre inconnue.
Par contre il s'ennuiera rarement car il peut rester seul et se trouver toujours une occupation intellectuelle, dans son monde à lui, celui de ses pensées, aidé évidemment  par des livres, de la musique, des outils.....
    L'introverti aime s'isoler et être tranquille pour réfléchir et se concentrer; il n'aime pas être dérangé et n'aime recevoir que sa famille et ses amis
   
    Le besoin de diriger ou d'étudier.

    L'extraverti aime diriger les autres personnes : c'est un “leader”. Il n'est pas timide, il “ose” et est entreprenant. Il cherche donc à entra^ner les autres dans ses actions. Dans une fête c'est le boute en train et s'il a de l'humour, l'amuseur public. Et il a tendance à vouloir être le “chef” parfois même s'il n'en a pas la capacité. Et il adore se faire remarquer, qu'on parle de lui.
    L'introverti est au contraire timide, voire parfois timoré. Il préfère en général qu'on ne parle pas trop de lui, ne surtout pas se faire remarquer, sauf sur le plan des idées philosophiques ou scientifiques. Il a donc plutôt tendance à suivre qu'à diriger, sauf s'il s'agit d'amis qu'il connaît bien ou s'il faut étudier une solution difficile. Par contre l'introverti aime les défis intellectuel, étudier, comprendre.


    Parole, action et réflexion

    Du fait de son besoin de compagnie, l'extraverti aime parler. Un grand extraverti est un moulin à parole et avec lui il est difficile de placer un mot !
    Mais comme il parle et veut agir rapidement avec les autres, il n'a pas le temps de réfléchir. Alors souvent il parle ou agit d'abord et réfléchit ensuite.
    Cela a parfois des inconvénients.
    L'introverti au contraire réfléchit d'abord à ce qu'il va dire ou faire. il se trompe donc moins. Mais comme il est moins spontanné, souvent les autres ont dit ou fait avant lui ce à quoi il se décide enfin, en connaissance de cause.   

    Se liver soi-même ou être réservé et timide.

    L'extraverti est expansif. Il parle beaucoup aux autres et n'est pas timide. Il aime donc raconter et se livre facilement. Au bout de peu de temps tout le monde connait sa vie, ses préférences, ce qu'il fait et veut faire, ses malheurs et ennuis aussi. Comme il se livre ainsi, il décompresse, sa tristesse et son stress passent plus vite, à condition qu'il ait son public.
    Quand il organise des jeux il aime les jeux de rôle, ceux où l'on décrit ses sentiment, ce qu'on aimerait faire ou ses préférence.
    L'introverti au contraire est timide et réservé. Il ne dira rien sur lui même et il a horreur de ces jeux où il faut se livrer. Seuls ses amis sauront un peu de lui et encore pas son “jardin secret”. Pour qu'il parle de lui, il faut qu'il ait confiance.
    Dans la peine, il aura tendance à la cacher, à se refermer sur lui même et cela nuira à son retour à la normale.

    Au service des autres ?

    L'extraverti comme l'introverti peuvent se sentir au service des autres, mais pas de la même façon.
    L'extraverti est facilement à l'écoute des autres. Il ira les voir et insistera pour les faire parler quitte parfois à être indiscret. Par contre ne lui demandez pas d'étudier des dossiers de personnel !! Il aura tendance à agir rapidement, à se montrer efficace, surtout s'il fauit aller voir d'autres personnes pour résoudre votre cas. Mais il aura parfois tendance à ne pas vous consulter assez et à ne pas voircertains paramètres de votre problème.
    L'introverti écoutera, posera même queluqes question, mais sera plus réservé, moins chalereux. Il réflechit et étudiera soigneusement votre dossier.
Son action sera plus lente, mais mieux préparée, mais il ne sera pas aussi efficace s'il y a des démarches nombreuses dans lesquelles il faut vaincre sa timidité et intervenir auprès d'autres, surtout si ce sont des personnes importantes et influentes.



    Comme je l'ai dit nous utilisons plus ou moins les deux préférences E/I ou chacune des sous-préférences antagonistes.
    Nous pouvons même alors que nous sommes plutôt “I”, utiliser préférentiellement l'une des sous-préférences “E” et nous comporetr ainsi dans ces circonstances particulières comme un E. Cela peut également être le cas dans un milieu particulier que nous connaissons bien.
    Enfin nos préférences évoluent avec notre éducation, notre instruction, notre expérience et donc notre âge.
    J'essaierai d'aborder ce sujet dans le prochain article
    De plus notre comportement E/I varie aussi en fonction des autres préférences cérébrales
    Ce sera le sujet de l'article suivant.



Jeudi 28 août 2008 à 10:13

Préférences cérébrales

    Il y a en France, environ autant d'introverti(e)s que d'extraverti(e)s. Mais parmi les correspondantes qui m'écrivent il semble y avoir plus d'introverties et elles me demandent de parler davantage de cette preférence.
    Je vais le faire dans les prochains articles, mais j'attire votre attention que les diverses préférences cérébrales se complètent les unes, les autres.
    Etre “E” ou “I”  ne correspond pas aux mêmes attitudes selon ce que sont ses autres préférences. J'essaierai d'aborder ce sujet, mais il est très vite complexe car les possibilités de combinaison sont vite extrèsmement nombreuses.

    Essayons d'abord dans cet article de situer la préférence E/I par rapport aux autres préférences cérébrales

      1 - Nous vivons dans un environnement au milieu d'autres hommes. Et pour vivre, il nous faut une motivation, un moteur de nos actes.
          Pour certains, ce sera plutôt le "milieu extérieur", le contact avec les autres hommes et pour d'autres, ce sera plus souvent le "milieu intérieur" de leur pensée, de leur intelligence.
         Si nous préférons le milieu extérieur, au contact des autres personnes, on dira que nous sommes “extraverti”.
         Si nous préférons le milieu intérieur, celui de notre pensée, on dira que nous sommes “introverti.”

          2 - Mais ce milieu extérieur, les personnes que nous cotoyons, les soucis, tous nos problèmes, nous traumatisent plus où moins car nous avons chacun un sensibilité plus ou moins grande au stress.
        Nous sommes naturellement “optimistes” ou “pessimistes” et cette préférence cérébrale réagit fortement sur notre humeur de tous les jours et sur notre état psychologique.
   
          3 - Dans notre vie courante, notre cerveau fonctionne et principalement :

         - prend des informations dans le monde extérieur et en nous même. En particulier des “perceptions” grâce à nos cinq sens.

         - prend des “décisions”, fait des choix, qui conditionnent ensuite nos actes.

          Dans ces deux processus, des préférences cérébrales particulières interviennent aussi : “sensitif” S ou “global” G; “Logique” L ou “ “Valeurs” V.
Les psychologues les appellent “fonctions cérébrales”.

          4 - La première réaction initiale de notre cerveau devant un événement, une image, une conversation, un son, une sensation, est une “réaction émotionnelle immédiate, sentimentale,  altruiste,” qui intervient en moins d'une seconde.
          Nous y sommes plus ou moins sensibles et notre réaction émotionnelle est plus ou moins longue : cette préférence agit donc aussi sur notre moral.

          5 - Puis nous agissons dans notre vie de tous les jours et là une nouvelle préférence intervient : soit nous voulons agir sur les événements, les prévoir, prévoir notre conduite et essayer de "forcer le destin", soit au contraire nous ne somme pas pressées d'agir et de décider, et nous essaierons de nous adapter aux événements au dernier moment.
     Dans le premier cas nous privilégions la décision, et dans le second la prise d'information.

          6 - Enfin nous sommes au contact des autres, qui interviennent aussi dans notre vie, et nous admettons plus ou moins cette intervention, nous "tolérons" plus ou moins les idées et les réactions d'autrui. (nous sommes selon les circonstances tolérants ou intolérants)




    7 - Les préférences cérébrales correspondent chaque fois à deux modes de fonctionnement antagonistes de notre cerveau nous somme par exemple Extraverti ou Introverti.
    A l'origine ces capacités sont innées.
    Mais ce n'est pas aussi simple que cela.
    Notre cerveau pratique les deux modes selon les circonstances, mais l'un d'entre eux est préférentiel, pour lequel nous sommes plus “doués”, et que nous pratiquons d'instinct (comme le droitier avec sa main droite).
    L'autre mode non préférentiel, est peu ou relativement assez développé et donc plus ou moins utilisé, selon les individus, leur formation, leur environnement et l'entraînement qu'ils ont pu acquérir au cours de leur vie, (et donc leur âge), mais il reste moins naturel, plus laborieux et moins performant.
    Ces préférences sont donc moins nettes chez un adolescent.
Il existe notamment une hiérarchie entre nos fonctions cérébrales (S/G, L/V) et elles se développent au fur et à mesure que nous vieillissons.

Dans le prochain article je préciserai un peu plus les notions d'introverti et d'extraverti


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