Mardi 26 août 2008 à 10:08

Préférences cérébrales


    Aujourd'hui, je voudrais vous parler de deux préférences cérébrales très importantes pour le comportement des individus sur le plan de leur humeur et de leurs sentiments :
        - l'optimisme  / pessimisme et la résistance au stress d'une part,
        - la perception émotionelle immédiate, affective ou objective, d'autre part.

    Beaucoup de mes correspondantes qui se sont adressées à moi parce qu'elles étaient tristes et dans la peine, étaient pessimistes de nature.
    Au contraire, celles qui surmontaient facilement leurs problèmes étaient en général de nature optimiste.
    C'est donc une préférence très importante quant à notre comportement et notamment notre résistance au stress.
    Je voudrais donc en examiner quelques composantes de cette préférence, concernant le présent, le passé et l'avenir..

    Ce qui différencie principalement l'optimiste du pessimiste, dans le présent, c'est leur réaction face au même évènement.
    L'un en voit surtout les bons cotés (“le verre à motié plein”), alors que l'autre en voit au contraire tous les inconvénients  (“le verre à motié vide”).
L'un va donc plutôt vers la joie et l'autre vers la tristesse.
    Donc face à la même situation, l'un sera serain et gai et l'autre soucieux et triste.

    L'autre caractéristique importante est l'attitude très différente vis à vis du passé.
    L'optimiste, lorsqu'il a fait une erreur, ou lorsque les événements se sont montrés défavorables, réfléchit aux causes, essaie de tirer les leçons pour ne pas refaire la même erreur, puis tourne la page et pense au futur.
    Le pessimiste ressent de nombreux regrets de ce qu'il n'a pas su ou osé faire, et remords de ce qu'il a fait de travers. Et ces remords et les regrets lui empoisonnent la vie. Il culpabilise sans cesse.
    Il résulte de ces attitudes que l'optimiste, après un problème qui l'a atteint émotionnellement revient assez vite à une vision plus rationnelle et objective, alors que pour le pessimiste, les émotions et pensées tristes tournent en rond dans son cerveau émotionnel, sans que son cortex frontal vienne y mettre de la raison.

    Du fait de ces deux attitudes le comportement est différent vis à vis du futur. L'optimiste a une certaine confiance en lui et une certaine assurance, alors que le pessimiste est inquiet et craintif du lendemain.
    Le pessimiste est par nature beaucoup plus stressé que le pessimiste.



    Les effets de ce stress peuvent être différents en fonction d'une autre de nos préférences cérébrales, qui a été étudiée notamment par le psychologue américain d'origine russe, Plutchik : la “perception émotionnelle immédiate”.

    Le cerveau a des temps de réaction très variables. Des perceptions qui paraissent importantes au cerveau ainsi qu'un signal émotionnel inconscient sont transmis par nos sens en quelques centièmes de seconde, via une plaque tournante que l'on appelle le “thalamus”, aux centres amygdaliens, qui sont responsables des réactions de peur, de colère et de déclenchement d'émotions, et des réactions physiologiques correspondantes notamment de sauvegarde de l'individu.
    Au contraire une réaction logique et sensée de la pensée n'est possible qu'au bout de quelques secondes.
    Il est donc normal qu'en matière de perception notre cerveau ait d'abord une perception immédiate instantanée d'ordre affectif, et que ce ne soit qu'ensuite, qu'il puisse analyser  et interpréter logiquement les sensations, c'est à dire raisonner.
    Toutefois cette sensibilité de perception instantanée émotive est variable en durée et en intensité selon les individus.   
    On appelera « A » la tendance à une grande sensibilité de longue durée, (A comme affectif) et « O » la tendance à une faible sensibilité émotive et de courte durée,  (O comme orientée), qui cèderont ensuite le pas à la perception normale interprétée par notre cortex frontal, qui réfléchit et pense, selon les modes “S” ou “G” dont j'ai parlé dans mon précédent article.

    La personne de préférence “A” va être très sensible sur le plan émotionnel, à tout événement extérieur ayant une connotation altruiste et notamment au bonheur et surtout aux souffrances d'autrui.
    Elle sera émue jusqu'aux larmes en voyant des images ou en lisant des textes émouvants, en entendant des paroles ou une musique qui la touchent, en s'imaginant des scènes joyeuses ou tristes.
    Ses réactions immédiates sont donc émotionelles et subjectives.
    Ces personnes très sensibles ont souvent des crises de larmes lors qu'elles ont un gros problème et ont du mal à réagir rapidement.

    Au contraire, la personne de préférence “O” ne ressentira, face à la même perception qu'une faible émotion de courte durée, et cherchera rapidement à analyser la situation, c'est à dire à parvenir à une perception objective des faits, peu chargée émotionnellement.

    Il est certain qu'une personne pessimiste, qui prend des décisions en fonction de valeurs et de goûts (préférece “V”) et a donc tendance à être moins logique et objective, et de plus, est très sensible (préférence “A”), aura tendance à exagérer l'importance d'évènements faiblement négatifs, qui alors l'angoisseront et la traumatiseront, alors que celle de préférence “optimiste”, logique “L” et objective “O”, sera très peu touchée et se rétablia d'elle même facilement et sans délai.

    Pour en revenir au couple, il est certain que deux optimistes peu sensibles verront la vie en rose, que deux pessimistes très sensibles renforceront mutuellement leur stress, alors que deux personnes de préférences opposées pourront sans doute, compenser l'une l'autre leurs tendances à un pessimisme ou optimisme exagéré.

Lundi 25 août 2008 à 10:48

Préférences cérébrales


    Je poursuis mon propos sur les préférences cérébrales de vous et de votre petit ami.
    Tous les instants de notre vie, nous prenons de l'information autour de nous (des perceptions et sensations) et nous faisons des choix (décisions).
    Dans ce domaine deux mécanismes de notre cerveau sont prépondérants.



     Certains d'entre nous, que j'appellerai “sensitifs”, “S”, ont un mécanisme de prise d'information et de perception séquentiel utilisant pas à pas, nos cinq sens. Ce sont de bons observateurs, de bons analystes, concrets, factuels, pragmatiques effectuant des essais et utilisant le langage pour décrire ce qu'ils constatent.
          Ils supportent de passer du temps sur des détails routiniers, aiment les tâches de précision, préfèrent utiliser des compétences déjà acquises plutôt que d'en développer de nouvelles, travaillent de façon régulière et parviennent progressivement à des conclusions.
        Ils sont à l'aise dans le passé et le présent, mais en général n'aiment pas faire des prévisions.Ils ont peu d'imagination, de créativité , d'inspiration,  d'intuition et ne s'y fient pas.
     D'autres parmi nous, que j'appellerai “globaux”, "G", ont un mécanisme de prise d'information et de perception global et plus intuitif, qui utilise aussi nos sens, mais davantage sous forme d'images, de scènes, de compréhension des situations et des phénomènes.
    Moins bons observateurs, moins concrets, ils admettent l'abstraction et sont sensibles aux schémas, images et théories.
    Ayant beaucoup de curiosité intellectuelle et de créativité, ils sont plutôt orientés vers l'avenir et vers les projets et préfèrent acquérir des compétences nouvelles plutôt que d'utiliser celles déjà acquises.        
    Ils n'aiment pas faire les choses de façon répétitive, ni perdre du temps à préciser des détails routiniers, tirent rapidement des conclusions et suivent leurs inspirations, bonnes ou mauvaises.




     La préférence “L” “logique” et “V” “valeur”, concerne la façon dont nous choissons, la méthode en quelque sorte et plus précisément les critères que nous utilisons pour décider.
            - soit nous examinons logiquement les divers cas possibles, leurs conséquences et nous comparons les résultats avant de choisir, ce qui conduit à un choix relativement objectif; nous sommes “L”.
            - soit au contraire nous laissons nos valeurs morales ou altruistes ou nos goûts et nos sympathies, influencer notre choix qui est alors plus spontanné, mais aussi plus subjectif; nous sommes “V”.
    La personne “L” sera plus réfléchie, plus impartiale, et ne se laissera pas influencer.
    La personne “V” sera plus altruiste, mais plus impulsive et subjective, relativement influençable en voulant faire plaisir aux autres.

    Bien entendu vous vous entendrez mieux si votre petit ami a les mêmes préférences cérébrales que vous.
    Vous aurez la même façon de voir les choses et de raisonner.
    Mais dans ce domaine de fonctionnement du cerveau, ce n'est pas ndispensable.
    Je dirai même que si vous avez des préférences différentes, vous êtes “complémentaires”  et à vous deux vous appréhenderez mieux l'environnement et vous prendrez de meilleures décisions....
... à condition de communiquer entre vous et d'être tolérant sur les idées de l'autre.

    Si l'un de vous est autoritaire et peu tolérant, veut avoir raison et n'admet pas la discussion, comme vos critères de choix sont différents, vous risquez fort l'affrontement;
    Il faudra que chacun de vous deux fasse un effort pour comprendre les choix de l'autre, car les modes de décision et de raisonnement sont très différents, surtout si chacune de vos préférences est très marquée.
    Bien sûr , si chacun de vous sait manier les deux préférences, si vous êtes “ambidextre de la décision”, vos confrontations seront beaucoup plus faciles.

Samedi 23 août 2008 à 15:12

Préférences cérébrales

    Suite des préférences cérébrales qui conditionnent nos attitudes dans notre vie.
    Voulons nous prévoir et maîtriser les situations ou bien nous adapter aux événements.
    Dans le premier cas nous  dirons que nous avons la préférence “jugement” “J”, qui privilégie la décision, dans le second cas, la préférence “Perception” “P”, qui privilégie la prise d'information.

    Une personne de préférence “J” préfére anticiper sur les événements, essayer d'avoir barre sur eux, concevoir des projets qui soient réalisables et les réaliser conformément à ses prévisions : ceci implique certes de percevoir les faits, d'avoir de l'information, mais encore plus de faire au préalable des prévisions et en permanence des choix.

    En général, une personne de préférence Jugement (J) :
        - est toujours à l'heure ou même en avance quitte à perdre du temps à attendre.
        - travaille mieux quand elle peut planifier son travail et suivre un plan; prend souvent "de l'avance" dans son travail;
        - ne remet pas à plus tard les choses déplaisantes à faire;
        - n'aime pas s'interrompre pour faire une chose plus urgente;
        - aime mener les choses à bien;
        - peut prendre trop rapidement des décisions;
        - n'a besoin, pour débuter un travail, que des choses essentielles;
        - est satisfaite lorsqu'elle s'est forgé un jugement sur une chose, une situation ou une personne.
        - est très prudente et ne prend que des risques calculés.

        Une personne de préférence “P”  préfère s' adapter aux événements, en faisant évoluer ses projets en fonction des réactions extérieures, afin d'avoir plus de chance de les réaliser ensuite : ceci implique beaucoup mois de prévisions et de choix, mais par contre une collecte permanente de l'information pour adapter ses attitudes et ses actions.

    En général, une personne de préférence Perception (P) :
        - est le plus souvent en retard car elle est partie à la dernière minute.
        - n'aime pas prévoir et planifier ses occupations; elle fait toujours son travail au dernier moment (quand ce n'est pas le lendemain pour la veille !)
        - peut remettre à plus tard les choses déplaisantes à faire;
        - s'adapte bien aux changements de situations;
        - a quelques difficultés à prendre des décisions;
        - peut laisser les choses à moitié finies;
        - peut commencer plusieurs choses à la fois, et avoir du mal à terminer;
        - veut tout connaître d'un nouveau travail;
        - ne tire pas particulièrement de satisfaction d'avoir terminé un travail ou pris une décision.
        - est curieuse et ouverte à toute nouvelle opinion sur une chose, une situation ou une personne.
        - n'est pas très consciente des risques qu'elle prend.



    Alors supposez que vous soyez “J” et que votre petit ami soit “P”.
    Vous voulez sortir ensemble samedi après-midi et vous pensiez aller avec lui au cinéma. Mais jusqu'au dernier moment, pas moyen de lui faire dire oui. Il aime le cinéma, et le film que vous iriez voir, mais prendre une décision, ce n'est jamais pressé avec lui !
    Vous vous êtes donné rendez-vous pour prendre le bus. Mais, alors que vous étiez dix minutes en avance, il n'est pas là, se fait attendre, et arrive, tout sourire, dix minutes en retard et bien sûr, le bus est parti. Alors vous ne pourrez qu'aller à la séance suivante.
    En attendant vous vous promenez devant les magasins. Il voudrait bien une paire de chaussures : celle là lui plaît, il l'essaie, mais finalement ne trouverait il pas mieux ailleurs?
Alors il fait trois autres magasins. mais finalement la première était sans doute mieux, mais on n'a pas le temps d'y aller ou alors il faut à nouveau abandonner le cinéma !

    Pas moyen de parler d'avenir, de faire des projets de vacances ou pour plus tard. Il a l'air de s'en moquer : pourquoi faire des projets, on verra bien ce qui arrivera.
    Et bien sûr, quand il se décide pour les vacances, il n'y a plus de place dans le camping, et il faut aller ailleurs.
    En plus il a des activités dangereuses qui en vous plaisent pas : du saut à l'élastique, jeux d'argent au casino. Pourquoi diable prendre des risques inutiles.?

    Partager à deux les mêmes activités quand on est “J” et “P”, ce n'est pas si facile que cela.


    Nota : certaines correspondantes me demandant de traiter davantage la préférence E/I, je le ferai la semaine prochaine.



Vendredi 22 août 2008 à 12:08

Préférences cérébrales

    Dans le mail précédent j'ai essayé de vous montrer que selons les goûts de vous même et de votre petit ami, votre entente était plus ou moins facilitée.

    J'ai déjà parlé des préférences cérébrales et je voudrais d'abord vous montrer que certaines d'entre elles sont assez importantes : celles notamment qui déterminent nos “attitudes”.

    D'abord on peut être extraverti ou introverti :

    L'extraverti ne peut se passer des autres et rester seul. Seul il s'ennuie.
Non seulement il lui faut de la compagnie, mais il faut qu'il discute, qu'il se fasse remarquer, qu'il soit le bout-en-train, qu'il soit le centre du groupe. Il est toujours à l'aise dans une soirée même s'il n'y connait personne.
    L'extraverti est expansif, il se livre facilement, il fait part de ses étatsd'âme et raconte sa vie et il a tendance à avoir confiance en tout le monde. Il adore les réunions et participe activement à un jeu de rôles.            L'extraverti a besoin de s'exprimer et comme il est impatient de le faire,  Il parle donc d'abord et réfléchit ensuite. Il préfère évidement l'expression orale à l'écrit. Il communique facilement, parle avec tout le monde, se mèle de toutes les conversations, et est capable d'improviser en public, mais, par contre il peut lui arriver de faire des erreurs.   
    L'extraverti aime s'occuper d'autrui,. Il se sent au service des autres et les écoute, sauf s'il est tellement bavard qu'il ne peut écouter que lui même. Les gens se confient facilement à lui. et il étudie avec eux leurs problèmes.
Lorsqu'il a une décision à prendre, il n'hésite pas à consulter les autres, ce qui ne veut pas dire qu'ensuite il les écoute et suive leurs conseils, puis il commentera largement sa décision. Il aime l'autorité sur un groupe.

    L'introverti est dans le monde de ses pensées. Il aime réfléchir seul et s'ennuie rarement car il se trouve toujours une occupation et peu importe si elle est solitaire. Il aime être avec des amis qu'il connaît bien, mais s'ennuie dans une réception où il ne connait pas les gens.
    L'introverti est réservé et timide; il a horreur de parler de lui sauf avec quelques personnes en qui il a confiance, et il se montre relativement méfiant.
 Il préfère les jeux de réflexion.et reste en retrait lorsque sa personnalité risque d'être dévoilée.
    L'introverti réfléchit d'abord longuement et il ne parle qu'ensuite, quand il est certain de ce qu'il va dire. Aussi souvent lorsqu'il se décide enfin à parler, les autres ont déjà dit ce qui était sa pensée. Mais en revanche, il se trompe rarement.
 Quelqu'un de très introverti peut dans certains cas, avoir du mal à communiquer avec les autres. Habituellement il converse sans problème, mais avec quelques personnes seulement.
    L'introverti a tendance à rester dans sa pensée et à étudier plutôt les cas individuels sur dossiers. Il ne recherche pas les confidences d'autrui, sauf celles de ses amis. Ses décisions restent discrètes et personnelles.


   
    Alors si vous êtes introvertie et votre copain extraverti (ou l'inverse), il aura toujours envie de sortir, de voir ses amis, d'aller dans des fêtes, alors que vous préfèreriez rester tranquille à la maison. Alors au début vous rferez mutuellement des efforts, il restera parfois et vous l'accompagnerez, mais cela vous rasera vite l'un et l'autre.
    Et lorsque vous serez avec des amis, alors que vous préféreriez discuter et réfléchir ou écouter de la musique, il va inventer des jeux de rôle ou des jeux où il faut déballer sa vie, ce dont vous avez horreur.
    Et si vous discutez entre vous, c'est pratique, c'est lui qui parlera tout le temps : pas fatigant !. Mais pas moyen non plus d'en placer une et quand cela vous arrive, il ne vous écoute pas forcément.
    Bref pas facile d'avoir une vie commune sereine quand on est de préférences E et I opposées. Ce n'est pas une fatalité, mais il faut alors faire beaucoup d'efforts mutuels pour admettre et partager les activités de l'autre.

Dimanche 17 février 2008 à 8:56

Préférences cérébrales



        J'ai reçu pluieurs mails à la suite de mon article sur les préférences cérébrales de décision du cerveau.
        Certaines d'entre vous pensent qu'elles sont “logiques” et me disent que si elles ont cette préférence cérébrale, lorsqu'elles ont pris une décision, elle devraient s'y tenir.
        Or elles se plaignent de souvent changer d'avis après une première décision et se posent alors la question de savoir si elles sont vraimen “L”.

        Je n'ai probablement pas assez expliqué le comportement du cerveau.

        La préférence “L” et “V” , logique ou valeur, concerne la façon dont nous choissons, la méthode en quelque sorte et plus précisément les critères que nous utilisons pour décider.
            - soit nous examinons logiquement les divers cas possibles, leurs conséquences et nous comparons les résultats avant de choisir, ce qui conduit à un choix relativement objectif;
nous sommes “L”.
            - soit au contraire nous laissons nos valeurs morales ou altruistes ou nos goûts et nos sympathies, influencer notre choix qui est alors plus spontanné, mais aussi plus subjectif. Nous sommes “V”.
        Par contre rien ne dit que nous ne faisons qu'une seule décison définitive.

        Une autre préférence cérébrale intervient, dont j'ai déjà parlé dans un précédent article la préférence “J” comme Jugement ou “P” comme Perception”.
            - Les personnes de préférence “J” veulent maitriser les événements et elles essaieront de prévoir ce qui va se passer et de “prendre à l'avance” des décisions en fonction des prévisons de déroulement des faits et événements.
Elles prennent facilement des décisons, mais celles ci ne sont bonnes que si elles ont auparavant bien rassemblé les éléments de décision, qui sont une prise d'information.
            - Les personnes de préférence “P” , au contraire ne cherchent qu'à s'adapter aux événements et elles vont rassembler en permanence de l'information, mais quelquefois n'arriveront pas à prendre une décision.
       
        Les personnes “P” risquent donc de ne prendre qu'une seule décision au dernier moment ou même aucune décision.
        Les personnes “L” au contraire prendront des décisions provisoires au fur et à mesure de leur étude logique et finalement retiendront leur choix définitif après mûre réflexion.

        Les neurobiologistes ont étudié les mécanismes de décision de notre cerveau.
        Ils ont appris à des singes deux solutions d'une question et ils ont examiné lesneurones qui entraient en activité.
        Quand la question est posée, les neurones concernés par les deux réponses s'activent, puis une troisième population de neurones du cortex frontal (celui qui réfléchit), est également concernée. C'est celle qui contient la réponse, le choix entre l'une ou l'autre des options.
Puis le singe passe à l'action et cette zone de solution revient au repos.

        Chez l'homme c'est plus complexe.
Supposons que nous soyons face à un choix multiple, comme par exemple choisir les plats que nous voulons manger dans le menu extrèmement fourni de la carte d'un restaurant.
        D'abord, nous allons rechercher dans notre mémoire des “représentations” de ces plats et les transférer dans notre cortex frontal, via deux “mémoires tampons”, l'une qui transfère noms et concepts, l'autre les représentations imagées.
        Mais ces mémoires n'ont qu'une place limitée et nous ne pouvons retenir et examiner en même temps que 5 à 7 hypothèses, selon leur contenu plus ou moins volumineux.
Nous voyons donc certaines zones du cortex frontal s'activer, puis “s'éteindre”, parce que nous examinons certaines hypothèses que nous éliminons tout de suite car elles ne nous plaisent pas.
        Puis une zone de solution apparaît et si on nous demande alors de répondre, c'est ce choix que nous donnons.
        Mais si on nous laisse davantage de temps, alors d'autres zones de solutions vont s'activer, puis certaines s'éteindre et nous n'en garderons à nouveau qu'une, mais qui ne sera pas forcément la même que la première fois.
       
        Comme nous avons eu du temps, notre cerveau en a profité pour “optimiser” notre décision, notre choix.
        L'animal est instinctif, l'homme est un animal rationnel et perfectionniste.

        Malheureusement; je n'ai lu aucun compte rendu d'étude sur des groupes de personnes “L” et “P”. Dommage cela aurait été intéressant de voir les différences.
        Je pense que l'on aurait constaté que le groupe de “P” examine beaucoup d'hypothèses, revient sur certaines d'entre elles plusieurs fois, mais qu'aucune solution n'apparaît jusqu'au dernier moment. Au contraire les “L”  décideraient assez rapidement d'une solution, quitte à ensuite revenir dessus, refaire un tour de réflexion, et refaire un choix, le même ou différent.
        Oui mais cela n'est qu'une hypothèse personnelle, et seule l'expérience pourrait la confirmer !
    (mesdemoiselles qui êtes en terminale, vous avez sûrement un cours sur “la science et l'hypothèse” ! lool)

        Mais c'est déjà assez extraordinaire que, grâce à la résonnance magnétique nucléaire (RMN), on puisse ainsi “voir réfléchir” notre cerveau.

Samedi 9 février 2008 à 16:35

Préférences cérébrales

    J'ai essayé de vous montrer dans de précédents articles que nos décisions pouvaient être influencées par notre environnement, les personnes qui nous entourent - même quand on ne les connait pas - et aussi, bien entendu, par notre état psychologique.
    Aujourd'hui, je voudrais vous montrer une différence importante dans notre personnalité en matière de décision, deux préférences antagonistes existant également dans ce domaine, que nous utilisons toutes deux plus ou moins, l'une d'entre elle étant cependant notre mode de choix préféré.

    Le commun des mortels connait bien cette différence puisqu'on perle couramment de “décider avec sa tête” ou “décider avec son coeur” .   
    Il s'agit là en effet d'une préférence cérébrale.

    Lorsque vous prenez une décision, lorsque vous faites un choix, votre cerveau utilise préférentiellement certains mécanismes, certains critères.
    Deux processus sont utilisés, tous deux étant rationnels, mais différent par les critères de choix utilisés :

    - les critères sont ceux d'une logique impersonnelle (L) : ce sont des principes objectifs, des lois, des règles, une analyse critique et logique; on se pose en juge et on décide “avec la tête”, plutôt en “spectateur”.
On réfléchit avant de décider, aux avantages et aux inconvénients de son choix.

    - les critères sont ceux de valeurs altruistes (V) : la décision est plus subjective et humanitaire; c'est le monde de l'empathie, de l'intimité, de la chaleur humaine et de la persuasion; on se pose en avocat, et on décide “avec le coeur”, plutôt en “participant”.
On décide spontanément en fonction de ses goûts et de ses opinions.

    Notre cerveau pratique les deux modes selon les circonstances, mais l'un d'entre eux est préférentiel, pour lequel nous sommes plus “doués”, et que nous pratiquons d'instinct (comme le droitier avec sa main droite).
    L'autre mode non préférentiel, est peu ou relativement assez développé selon les individus, leur formation, leur environnement et l'entrainement qu'ils ont pu acquérir au cours de leur vie, (et donc leur âge), mais il reste moins naturel, plus laborieux et moins performant.

    Ces divers aspects peuvent être classés en “sous-préférences” (schéma ci après)
    Comme nous utilisons nos deux fonctions antagonistes suivant les circonstances, mais que la préférée est simplement celle que nous utilisons le plus souvent, il est possible que certaines de nos sous-préférences se rapportent à notre fonction préférée, (par exemple L) mais que d'autres se rapportent à l'autre fonction.(par exemple V)
    Cela permet de nuancer et d'affiner notre personnalité


 
    En général, une personne de préférence Logique (L) :


    - fait ses choix en fonction de critères logiques et analytiques;
    - aime analyser et organiser les choses; agit plutôt en "spectateur";
    - a tendance à prendre des décisions impersonnelles, sans faire toujours suffisamment attention aux souhaits des gens;
    - a besoin qu'on la traite avec impartialité et équité;
    - n'aime pas montrer son émotion et se sent mal à l'aise quand elle est confrontée aux sentiments d'autrui;
    - peut heurter les sentiments des autres sans le savoir;
    - est plutôt ferme et décidée; ne se laisse pas influencer;
    - est capable de réprimander les gens lorsque c'est nécessaire;
    - est considérée comme une personne logique qui ne décide pas à la légère       

    En général, une personne de préférence Valeurs (V) :

    - fait ses choix en fonction de ce qui lui plait ou de ses convictions;
    - est très attentive aux autres et à leurs sentiments;
    - est portée vers les autres et s'intéresse à leurs valeurs;
    - est toujours prête à écouter les autres; participe;
    - aime faire plaisir aux gens, même pour de petites choses;
    - aime vivre en bonne entente; son efficacité peut être diminuée par les inimitiés dans le travail; n'aime pas dire des choses désagréables;
    - a tendance à prendre ses décisions en se laissant influencer par ses sympathies et ses antipathies ou celles des autres;
    - a besoin d'être félicitée;
    - est considérée somme une personne altruiste qui a du coeur, mais dont les critères de choix sont subjectifs.

    En France il y a environ 60% d'hommes de préférence L et 40% de femmes;
 il y a donc environ 40% d'hommes de préférence V et 60% de femmes.
    C'est pourquoi l'on dit que les femmes sont plus altruistes et plus sentimentales que les hommes.

   
    Alors revenons à votre petit ami (éventuellement potentiel !), et supposons qu'il soit “L” et vous”V”.
   
        En fait vous êtes complémentaires lorsque vous voulez prendre une décision.
        Donc si vous êtes tous deux tolérants, si vous écoutez l'autre et admettez son opinion, tout va bien, car vous prendrez à vous deux de meilleures décision, chacun apportant des éléments que l'autre n'a pas vu.
        Mais si l'un de vous est autoritaire et peu tolérant, veut avoir raison et n'admet pas la discussion, comme vos critères de choix sont différents, vous risquez fort l'affrontement;
        Il faudra que chacun de vous deux fasse un effort pour comprendre les choix de l'autre, car le mode de décision et de raisonnement pour y parvenir est très différent, surtout si chacune de vos préférences est très marquée.
        Bien sûr , si chacun de vous sait manier les deux préférences, si vous êtes “ambidextre de la décision”, vos confrontations seront beaucoup plus faciles.

Samedi 2 février 2008 à 18:48

Préférences cérébrales



    Dans le précédent article, nous avions vu que être complémentaires en matière de prise d'information (c'est à dire l'un " sensitif ” “S” et l'autre “global” “G”), pouvait être une force pour un couple, à condition de communiquer et d'être tolérants.

    Il s'agit là de perceptions “orientées”, le plus souvent sous le contrôle du cortex frontal qui réfléchit, organise et ordonne, perceptions qui demandent donc un certain délai d'analyse, souvent une ou quelques secondes.
    Nous allons voir qu'il existe une autre sorte de perception, une "perception immédiate, émotionnelle". (j'en ai déjà parlé dans desn articles des 21 et 27 juin 2007)

    Beaucoup de mes correspondantes m'en parlent, certaines s'en plaignent.
    Vous allez facilement comprendre de quoi il s'agit.
    Il est sûrement arrivé à beaucoup d'entre vous de voir une photo, ou des images d'un film, ou d'entendre une musique, de lire un passage d'un roman ou d'une lettre et tout à coup de vous sentir très émue, les larmes aux yeux et cela sans presque savoir pourquoi.
    C'est ce que l'on appelle une “perception émotionnelle immédiate”.
    Le plus souvent c'est une réaction altruiste, vis à vis d'autres personnes, ou de nous même (qui nous apparaît alors comme une personne extérieure).

    Les animaux n'ont pas cette capacité et les hommes préhistoriques l'avaient sans doute beaucoup moins.
    Ils ont par contre une réaction émotionnelle instinctive de peur face au danger.
    Nous pouvons avoir une réaction identique, les sensations inquiétantes  étant transmises en quelques millisecondes aux centres amygdaliens, notamment par le thalamus qui coordonne no
s perceptions (voir un précédent article).
    Les centres amygdaliens déclenchent alors les réflexes de défense de l'organisme : stress, peur, colère, violence, fuite ...
    Mais comme dans notre monde actuel les situations dangereuses sont moins fréquentes, l'évolution (cf. Darwin et vos cours SVT), nous a peu à peu transformés et ce “réflexe de mobilisation des centres amygdaliens” est aussi utilisé pour déclencher dans des temps très courts et avant toute réflexion, des émotions à caractère intellectuel (le beau, l'artistique), altruiste et social (compassion, assistance, secours..) ou sentimentales (en liaison avec nos “états d'âme”).

    Tous n'ont pas la même sensibilité : certaines personnes sont extrèmement sensibles, d'autres paraissent plus froides s'orientant vite vers la perception orientée et raisonnée.

    Cela intervient dans la vie de tous les jours : vous regardez la télé et l'on vous montre des images, vous lisez un récit dans un livre, vous écoutez une musique.
    Certain(e)s d'entre vous regardent, lisent, écoutent, cela leur plaît, mais ils s‘intéressent surtout au pourquoi de ce qu'ils voient, aux problèmes que pose le récit, à la mélodie musicale. Même s'ils ont une émotion, elle est de très courte durée et peu intense.
    D'autres au contraire vont être très ému(e)s parfois jusqu'aux larmes.et parfois sans même savoir pourquoi. Cela vous prend là, immédiatement de façon presque inconsciente.et c'est difficile d'empêcher cette réaction qui dure assez longtemps (quelques secondes)
    Les premiers sont  de préférence “O”, (comme perception “orientée”), les seconds sont de préférence  “A”.(comme perception “altruiste”)
    Lorsque quelqu'un vient vous voir et vous fait une demande par exemple ou vous pose une question, les uns voient ce problème en lui même,de façon objective, la personne étant au second plan. (les “O”)
    D”autres au contraire (les “A”), auront d'abord une réaction altruiste vis à vis de la personne (ce que l'on appelle de l'empathie) et verront dans les problèmes posés d'abord l'aspect émotionnel ou sentimental avant d'en aborder ensuite les aspects rationnels et logiques.
    Enfin la personne de préférence A est sujette à des émotions immédiates qui peuvent s'avérer violentes pendant quelques secondes. Si elle est de tempérament pessimiste ( nous verrons dans un prochain article cette préférence optimiste-pessimiste), ou pire si elle traverse une phase difficile de tristesse ou de stress, la préférence A renforcera cet aspect, et donnera des occasions d'aggraver cette tristesse ou ce stress  ainsi que leurs manifestations comme par exemple les crises de larmes.
    Au contraire une personne L, O, optimiste, sera difficilement déstabilisée.

    Nous avons chacun une sensibilité A ou O, plus ou moins grande : on ressent plus ou moins l'émotion initiale et on passe plus ou moins vite à la perception orientée.
    La succession dans le temps est donc la suivante :
    - Nous avons d'abord une perception émotionnelle de l'environnement (image, son, conversations, lectures....) et nous ressentons d'autant plus cette émotions que nous avons une préférence “A” et cette émotion dure d'autant plus longtemps
    Au contraire elle est moins forte et plus courte chez une personne de préférence “O”.
    - Puis nous passons à une perception rationnelle orientée par notre cortex et là interviennent nos préférences de perception “S” et”G”.

        Cette sensibilité immédiate émotionnelle et ses deux aspects opposés sont malheureusement très peu connus des psychologues.

    Venons en à vous et votre petit ami :
    Si vous êtres tous les deux de même sensibilité, vous percevrez à l'unisson, ou de grandes émotions, ou de façon raisonnée.
    Mais si vous êtes de préférences différentes, vous par exemple “A” et lui “O”, certes vous ne vous disputerez pas pour cela, mais il y aura une certaine incompréhension entre vous.
    Il ne comprendra pas vos émotions, encore moins vous larmes, vous traitera de “femme trop sensible”,
    Et si vous êtes dans la tristesse et stressée, il risque de fortement sous-estimer votre état et de ne pas vous soutenir suffisament.
    J'ai été de nombreuses fois témoin de telles divergences.

Vendredi 1er février 2008 à 18:38

Préférences cérébrales

    Nous avons examiné les deux types de préférences cérébrales qui, lorsqu'elles sont antagonistes entre les deux personnes d'un couple, entraînent le plus grand nombre de problèmes et d'incompréhensions : E/I et J/P (voir les deux articles précédents).
    Nous allons maintenant examiner d'autres préférences et d'abord celles de “perception”, qui commandent notre façon de prendre de l'information.

    Certains d'entre nous, que j'appellerai “sensitifs”, ont un mécanisme de prise d'information et de perception séquentiel utilisant pas à pas, nos cinq sens. Ce sont de bons observateurs, de bons analystes, concrets, factuels, pragmatiques effectuant des essais et utilisant le langage pour décrire ce qu'ils constatent.
        Leur mémoire est organisée en général surtout de façon séquentielle et chronologique et ils se trompent rarement sur les faits et les souvenirs de perceptions.
        Ils ont des dispositions pour les tâches de précision, préfèrent utiliser des compétences déjà acquises plutôt que d'en développer de nouvelles et travaillent mieux s'ils ont une idée des tâches à accomplir et du temps nécessaire à leur accomplissement.
        Ils supportent de passer du temps sur des détails routiniers, travaillent de façon régulière et parviennent progressivement à des conclusions.
        Ils sont à l'aise dans le passé et le présent, mais en général n'aiment pas faire des prévisions.
        Ils ont peu d'imagination, de créativité , d'inspiration,  d'intuition et ne s'y fient pas.



        D'autres parmi nous, que j'appellerai “globaux”, ont un mécanisme de prise d'information et de perception global et plus intuitif, qui utilise aussi nos sens, mais davantage sous forme d'images, de scènes, de compréhension des situations et des phénomènes. Moins bons observateurs, moins concrets, ils admettent l'abstraction et sont sensibles aux schémas, images et théories.
        Leur mémoire est organisée autour de scènes, de théories et de connaissances globales reliées entre elles, ils sont plus imaginatifs et moins fiables sur la réalité des faits, mais au plan des idées sont capables de synthèse et de modélisation.
        Ayant beaucoup de curiosité intellectuelle et de créativité, ils sont plutôt orientés vers l'avenir et vers les projets.
        Ils n'aiment pas faire les choses de façon répétitive, préfèrent acquérir des compétences nouvelles plutôt que d'utiliser celles déjà acquises, travaillent avec beaucoup d'énergie, poussés par l'enthousiasme, avec des périodes de relâchement;
        Ils n'aiment pas non plus perdre du temps à préciser des détails routiniers, tirent rapidement des conclusions et suivent leurs inspirations, bonnes ou mauvaises.

       On considère qu'en France il y a environ moitié/moitié de personnes ayant la préférence S ou G. C'est inné, mais ce n'est pas héréditaire et donc dans une même famille il peut y avoir des S et des G, parmi les parents et les enfants.
      Bien entendu nous utilisons les deux procédés, de telle sorte que chacun de nous se comporte selon les circonstances en sensitif ou en global, mais il a une préférence plus ou moins marquée pour l'un ou l'autre, préférence innée, mais que l'éducation qu'il a reçue et les habitudes qu'il a prises, peuvent avoir modifiée dans une certaine mesure.


    Alors maintenant supposons que vous soyez globale “G” et votre petit ami “S”. Devant une situation, un problème, vous examinez ce qui se passe et vous ne voyez pas la même chose.

    Vous allez vite comprendre l'ensemble des choses, faire une synthèse, mais vous ne verrez pas les détails et certains peuvent être importants. Votre petit ami les verra, mais sera plus long et aura plus de mal à avoir une vue d'ensemble. Vous êtes curieuse et lui pragmatique.
    Vous allez vous projeter dans l'avenir, imaginer des choses nouvelles, rêver aussi, être créative, alors que votre petit restera factuel dans le présent, mais aura les pieds sur terre et fera une bonne observation et une bonne analyse.
    Vous allez examiner les problèmes de façon intuitive, aléatoire, globale, quelquefois trop rapidement alors que lui va laborieusement avancer pas à pas en examinant les choses une par une, mais sans imagination et vue d'avenir.
    Quand il faudra expliquer, vous ferez une bonne synthèse, vous expliquerez le fonctionnement des choses par un modèle, par des schémas. Lui au contraire énumérera en détail tout ce qu'il a pu observer dans la situation ou le mécanisme, en décrivant longuement comment cela fonctionne.
     Les gens qui vous écouteront auront une vue d'ensemble, et ceux qui suivront ses explications auront tous les détails qu'ils souhaitent, mais cela fera un peu fouillis(un fouilli rationnel et organisé).

    Je pense que vous avez réalisé que devant une situation que vous voulez connaître et comprendre, vous êtes complémentaires : à lui l'examen minutieux et détaillé pas à pas, dans le présent et le passé, à vous la synthèse, les explications globales la créativité et la prévisions.
du futur

     Donc c'est une force..... oui, à condition de se parler, de s'écouter, d'admettre vos différences, d'être tolérants.
    Car si au contraire chacun défend sa façon de voir les choses, vous allez vous disputer !

Dimanche 27 janvier 2008 à 19:33

Préférences cérébrales

    Dans un précédent article nous avions examiné les problèmes que pouvait poser dans un couple le fait qu'un des partenaires soit extraverti et l'autre introverti.
    Nous avions dit qu'une autre préférence importante était notre tendance à vouloir maitriser les évènements ou au contraire laisser faire et s'adapter.
    Dans le premier cas, nous privilégions la “décision” et nous appelerons cette préférence “J” comme “Jugement” et dans l'autre cas nous privilégions la prise d'information et nous l'appellerons “P” comme “Perception”.
     Ces appellations ont été imaginées par deux psychologues américaines, mesdames Myers et Briggs qui s'inspiraient des travaux sur les types psychologiques du psychiatre allemand C.G. Jung.

    Les grandes tendances antagonistes d'un “J” et d'un “P” sont résumées par le schéma ci-dessous. Ce sont en quelque sorte des sous-préférences et elles n'ont pas toutes la même intensité, et il peut même arriver que sur l'une d'entre elle particulière un “J” se comporte plus souvent s'il était “P” ou vice-versa. Evidemment sur l'ensemble il se comporte plus souvent comme l'indique sa préférence innée.



    Comment reconnaître quelle est sa préférence ou celle des autres :

    Cette préférence influe beaucoup sur notre comportement dans la vie courante :

    Une personne de préférence “J” préfére anticiper sur les événements, essayer d'avoir barre sur eux, concevoir des projets qui soient réalisables et les réaliser conformément à ses prévisions : ceci implique certes de percevoir les faits, d'avoir de l'information, mais encore plus de faire au préalable des prévisions et en permanence des choix.
    Une personne qui a ainsi une préférence “jugement”, passe plus de temps, dans le monde extérieur, à décider qu'à percevoir.

    Une personne de préférence “P”  préfère s' adapter aux événements, en faisant évoluer ses projets en fonction des réactions extérieures, afin d'avoir plus de chance de les réaliser ensuite : ceci implique beaucoup mois de prévisions et de choix, mais par contre une collecte permanente de l'information pour adapter ses attitudes et ses actions.
Une personne qui a ainsi une préférence “perçeption”, passe plus de temps, dans le monde extérieur, à percevoir qu'à décider.

    En général, une personne de préférence Jugement (J) :
- est toujours à l'heure ou même en avance quitte à perdre du temps à attendre.
- travaille mieux quand elle peut planifier son travail et suivre un plan; prend souvent "de l'avance" dans son travail;
- ne remet pas à plus tard les choses déplaisantes à faire;
- n'aime pas s'interrompre pour faire une chose plus urgente;
- aime mener les choses à bien;
- peut prendre trop rapidement des décisions;
- n'a besoin, pour débuter un travail, que des choses essentielles;
- est satisfaite lorsqu'elle s'est forgé un jugement sur une chose, une situation ou une personne.
- est très prudente et ne prend que des risques calculés.

En général, une personne de préférence Perception (P) :
- est le plus souvent en retard car elle est partie à la dernière minute.
- n'aime pas prévoir et planifier ses occupations; elle fait toujours son travail au dernier moment (quand ce n'est pas le lendemain pour la veille !)
- peut remettre à plus tard les choses déplaisantes à faire;
- s'adapte bien aux changements de situations;
- a quelques difficultés à prendre des décisions;
- peut laisser les choses à moitié finies;
- peut commencer plusieurs choses à la fois, et avoir du mal à terminer;
- veut tout connaître d'un nouveau travail;
- ne tire pas particulièrement de satisfaction d'avoir terminé un travail ou pris une décision.
- est curieuse et ouverte à toute nouvelle opinion sur une chose, une situation ou une personne.
- n'est pas très consciente des risques qu'elle prend.

    Vous et votre petit ami

    Alors supposons que vous soyez “J” (jugement) et que lui soit “P” (perception). Vous imaginerez l'inverse à titre d'exercice à la maison ! lol.
    J'écoute vos doléances :

    Nous avions prévu d'aller en ville au cinéma à la séance de 14h30 et nous devions prendre le bus à 14h. J'étais à la station à moins dix (en vance comme toute “J”) et j'ai attendu mon petit ami “Folklo”.
    Il est arrivé, comme zorro, sans se presser, à 14h20 et bien sûr on n'a eu que le bus de 14h30 et on a dû aller à la séance de 17h du ciné.
    J'en ai marre c'est chaque fois pareil.
   
    L'autre jour nous étions allé dans les magasins. J'avais besoin d'une paire de chaussures, mais je savais ce que je voulais et en un quart d'heure c'était fini.
Après j'ai suivi monsieur, qui avait besoin de vêtements. On a fait six boutiques, Folklo a essayé 19 pulls et 11 pantalons, mais il y a toujours quelque chose qui ne lui plait pas et il n'arrive pas à se décider, retourne à la précédente boutique pour finalement revenir à la suivante.

    Après mûre réflexion au bout de 2 heures, il a acheté, mais aujourd'hui, il voudrait changer son achat. Je n'irai pas avec lui, je ne veux pas avoir honte !!.
    Et il lui a fallu un quart d'heure pour acheter 3 slips blancs, taille M !

    Les grandes vacances, parlons en. Moi j'aimerais bien savoir où je vais aller car il faut que j'en parle assez tôt à mes parents.
    Mais pas moyen que Folklo se décide. Il ne sait pas, on verra bien, on a tout le temps, demain est aussi un jour !
     Et cela finira comme l'année dernière, à force d'attendre, mes parents avaient décidé et je n'ai pas pu aller avec Folklo au bord de la mer chez son oncle!
     Sans parler de Pâques où j'allais en Angleterre avec le lycée et où Folklo n'a pas pu prendre le ferry, parce que son passeport n'était plus valable!
Le mien je l'avais fait renouveler à temps. J'ai pu y aller avec les autres élèves  et le laisser lui sur le quai ! Bien fait, gouverner c'est prévoir !

    Et puis j'aimerais bien parfois parler de nous de notre avenir, de ce que nous ferons plus trad. Mais il ne veut pas : l'avenir ne l'intéresse pas. Pourquoi faire des projets, on ne les réalise jamais, dit il. Je finis par croire qu'il ne m'aime pas.

    Il ne se rends pas compte du risque. Il veut faire du saut à l'élastique et du parapente en montagne alors qu' il n'y connait rien. Il me fera mourir de peur qu'il ne lui arrive un accident.
   
    Et puis c'est pénible, il ne décide jamais rien, c'est toujours à moi de le faire... et de me faire engueuler si je n'ai pas pris la bonne décison. C'est trop facile.
    Comment ai je pu aimer un zigoto pareil !
    Ou si vous préférez un”zig-homard” ! lool



Samedi 26 janvier 2008 à 10:20

Préférences cérébrales

    Dans la vie de tous les jours le comportement des personnes est très influencé par deux sortes de préférences cérébrales, l'une étant relative au milieu qui nous motive, l'autre, notre tendance à vouloir maitriser les evénements ou au contraire laisser faire et s'adapter.

    Dans cet article nous nous intéresserons à la première préférence et nous avions dit que les  “extravertis” privilégiaient le "milieu extérieur", le contact avec les autres hommes, et  les“introvertis” le plus souvent le "milieu intérieur" de leur pensée, de leur intelligence, de la réflexion.
Pour simplifier nous appellerons leurs préférences “E” et “I”
     
    On n'agit pas tout le temps en extraverti ou en introverti, mais le plus souvent selon sa préférence innée. Toutefois l'éducation, le métier, l'influence d'autrui peuvent amener une personne à évoluer et à apprendre à utiliser les deux modes et non utiquement celui qui correspond à sa préférence naturelle.
    Un introverti ne se comportera jamais comme un extraverti, mais il pourra se montrer beaucoup plus sociable et altruiste avec un groupe restreint, et l'extraverti pourra apprendre à se passer parfois de compagnie et à se trouver des occupations seul ou avec sa dulcinée.
    Vous pouvez par exemple être relativement introvertie en famille ou en société, et par contre être presque extravertie à votre travail car ayant un poste de responsabilité et d'encadrement. De même vous pouvez être très réservée en société et être très à l'aise en famille ou avec un groupe d'amis que vous connaissez bien.
    On peut donc être plus ou moins extraverti ou introverti.

    Les grands tendances antagonistes d'un extraverti et d'un introverti sont résumées par le schéma ci-dessous. Ce sont en quelque sorte des sous-préférences et elles n'ont pas toutes la même intensité, et il peut même arriver que sur l'une d'entre elle particulière un extraverti se comporte plus souvent en introverti ou vice-versa.




Comment reconnaitre quelle est sa préférence ou celle des autres :

     L'extraverti a besoin de s'exprimer et comme il est impatient de le faire,  Il parle donc d'abord et réfléchit ensuite. Il préfère évidement l'expression orale à l'écrit. Il communique facilement, parle avec tout le monde, se mèle de toutes les conversations, et est capable d'improviser en public, mais, par contre il peut lui arriver de faire des erreurs.
    L'introverti réfléchit d'abord longuement et il ne parle qu'ensuite, quand il est certain de ce qu'il va dire. Aussi souvent lorsqu'il se décide enfin à parler, les autres ont déjà dit ce qui était sa pensée. Mais en revanche, il se trompe rarement.
 Quelqu'un de très introverti peut dans certains cas, avoir du mal à communiquer avec les autres. Habituellement il converse sans problème, mais avec quelques personnes seulement.

    L'extraverti est expansif, il se livre facilement, il fait part de ses étatsd'âme et raconte sa vie et il a tendance à avoir confiance en tout le monde. Il adore les réunions et participe activement à un jeu de rôles.
    L'introverti est réservé et timide; il a horreur de parler de lui sauf avec quelques personnes en qui il a confiance, et il se montre relativement méfiant.
 Il préfère les jeux de réflexion.et reste en retrait lorsque sa personnalité risque d'être dévoilée.

    L'extraverti aime s'occuper d'autrui,. Il se sent au service des autres et les écoute, sauf s'il est tellement bavard qu'il ne peut écouter que lui même. Les gens se confient facilement à lui. et il étudie avec eux leurs problèmes.
Lorsqu'il a une décision à prendre, il n'hésite pas à consulter les autres, puis à commenter largement sa décision. Il aime l'autorité sur un groupe.
    L'introverti a tendance à rester dans sa pensée et à étudier plutôt les cas individuels sur dossiers. Il ne recherche pas les confidences d'autrui, sauf celles de ses amis. Ses décisions restent discrètes et personnelles.

    Alors quelle est votre préférence et celle de votre candidat à la “petite amitié”.


    Vous et votre petit ami

    Alors supposons que vous soyez “I” (introvertie) et que lui soit “E” (extraverti). Vous imaginerez l'inverse à titre d'exercice à la maison ! lol.
    J'écoute vos doléances :

    “Mamour ne peut pas se passer des autres, de discuter, de briller devant eux et même Il se sent bien écrasé dans le métro, car il a tout simplement besoin de n'être pas seul mais avec beaucoup de monde.
    Il me tanne pour sortir, voir ses copains, aller à une teuf, sortir en groupe. Moi, j'ai du travail, je voudrais lire le dernier roman de Werber, regarder un film, écouter le dernier CD que j'ai acheté, en vain. Il faut encore l'accompagner dans ces soirées où je ne participe pas, jouer à ces jeux idiots, résister aux gens qui veulent que je raconte ma vie, ou des histoires drôles, et qui n'arrêtent pas de me raser.
    Parfois, lassée, je lui dis d'y aller seul, mais il va en prendre l'habitude de sortir avec ses amis et il veut maintenant toujours être fourré avec eux. Je ne déteste pas être seule, mais quand même j'aimerais qu'il s'occupe de moi de temps en temps.
   
    Et Mamour n'arrête pas de parler, même s'il n'a rien à dire. Par contre il ne m'écoute pas, je ne peux placer un mot, même quand c'est important. Par contre il y a tout un groupe d'amis dont il s'occupe et là il connaît tous leurs états d'âme. Il leur raconte aussi sa vie, notre vie, y compris des détails que je préférerais garder pour nous deux, dans notre jardin secret. C'est horripilant.
    Et puis ce besoin qu'il a de tout vouloir diriger, de tout régenter, y compris ma vie à moi. Il ne se préoccupe pas beaucoup de mes désirs, il dit ce que l'on va faire (avec les autres), et il faut suivre. Et ma liberté, où est elle? On dirait mes parents !

    Justement aujourd'hui, je voulais lui dire que j'étais malheureuse et que j'en avais marre, mais il ne m'a pas écouté, il m'a vanté les charmes de notre prochiane sortie à vélo, avec les copains.

    Alors je me demande si à la longue, je ne vais pas changer de petit ami et en choisir un qui soit “I” comme moi.
     Eh oui, j'en ai repéré un, discret, qui lit souvent, qui réfléchit avant de parler, qui m'écoute et n'a pas beaucoup de copains. Juste un ou deux amis. Et en plus il a une mignonne gueule !! lol De toutes façons cela ne pourra être pire !   

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lancien

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