Jeudi 20 mai 2010 à 8:10

Sexualité, Homosexualité

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    Le 17 mai était la journée contre l’homophobie.

    Les homosexuels sont ils des hommes et des femmes comme les autres ?
    Les sociétés occidentales en doutent de moins en moins. Mais ce progrès est loin d’être une réalité dans bien d’autres nations où le choix d’une sexualité minoritaire est toujours considéré comme une «perversion»
Dans plus de 80 pays, les actes homosexuels sont condamnés par la loi. Parfois les textes prévoient la perpétuité. Dans sept pays, la peine de mort peut être appliquée. Même là où l’homosexualité ne relève pas du code pénal, les discriminations et les agressions physiques se multiplient : elles touchent encore plus les personnes transsexuelles.
    Un couple d'homosexuels a été déclaré coupable d'actes contre nature et d'indécence grave mardi au Malawi. Les deux hommes, arrêtés fin décembre dernier alors qu'ils célébraient leur union, risquent jusqu'à 14 ans de prison.

    Dans certains pays, la tendance est à l’amélioration, mais elle est fragile. Dans d’autres, la situation se dégrade.
    Et il est ahurissant de constater que L’homosexualité n’a été retirée du manuel diagnostique et statistique des maladies mentales qu’en 1985, et a été déclassifiée lors du congrès de 1992 par tous les états signataires de la charte de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).
    Ce n’est pas à l’honneur des psychiatres !!

    J’ai fait de nombreux articles sur l’homosexualité et je ne reviendrai pas sur ce que j’ai déjà dit.
    Contrairement à ce que l’on croit la tendance à l’homosexualité ( c’est à dire l’attirance pour une personne du même sexe, et je ne parle pas des “essais“ que beaucoup font à l’adolescence car ils cherchent leur voie), n’est pas quelque chose d’exceptionnel.
    Certaines personnes se rendent compte très tôt de leur attirance pour le même sexe, d’autres plus tardivement. Certaines l’assument, d’autres pas, du fait de la pression de la société, et nombreuses sont celles qui sont déjà engagées dans une relation hétérosexuelle, mariées et avec des enfants.
    Il est très difficile de déterminer exactement le nombre d’homosexuels, mais des chercheurs et spécialistes pensent qu’en moyenne 10% de la population aurait des penchants homosexuels, ce qui ne veut pas dire qu’ils les mettent ensuite en pratique.
    Certains clichés, comme "l’homme homosexuel est efféminé", ou "la lesbienne est une femme masculine", subsistent dans les esprits. Ces stéréotypes nuisent non seulement aux homosexuels, mais également aux hétérosexuels qui ont choisi un mode de vie et une apparence, en marge de celles habituelles de la société.
    Aujourd’hui encore, les hommes aux cheveux longs, les femmes qui ne se maquillent pas, ou encore qui ont les cheveux courts, ou bien encore les hommes et les femmes pratiquant certains sports, ou exerçant certaines professions, sont automatiquement soupçonnés d’être homosexuels.
    C’est absurde car il est impossible de savoir si un homme ou une femme est homosexuel, ou ne l’est pas, en se fiant uniquement à son apparence ou à ses comportements, pour la simple raison que l’homosexualité n’est pas une caractéristique qui se voit.
    Des chercheurs ont tenté de démontrer que les homosexuels étaient différents des hétérosexuels sur le plan physique et anatomique. Ces hypothèses n’ont jamais pu être vérifiées pour tous et notamment pour les femmes. Seuls certains homosexuels hommes ont un centre de l’hypoothalamus plus voisin de celui d’une femme.

    Pour les adolescents et même jusqu’à 20 ans environ, les “amours” que l’on peut avoir et ressentir ne signifient pas grand chose, car c’est l’âge où l’on est à la recherche de sa voie affective, et où l’on a une soif de tenfdresse et d’affection et on peut ressentir une attirance pour quelqu’un qui vous plaît sans que le sexe y soit pour autant la chose proncipale.
Autrement dit, avoir une expérience homosexuelle ne veut pas pour autant dire que l’on est homosexuel ou encore qu’on ne l’est pas. Il faut se donner du temps pour découvrir nos préférences sexuelles et affectives.
    La détermination de l’orientation sexuelle peut être difficile pour certaines personnes. Une période d’exploration et d’expérimentation peut être alors utile pour aider à se découvrir, mais ne déterminera pas nécessairement notre orientation sexuelle.

    Ce qui me choque dans tout cela c’est la propension qu’ont les gens à s’occuper de ce qui ne les regarde pas chez les autres, que ce soit pour l’homosexualité, mais aussi pour la religion, les opinions politiques, etc... C'est l'intolérance.
    La liberté devrait nous pousser à ne pas nous préoccuper de ces problèmes personnels, tant qu’il ne gênent pas la liberté d’autrui, c’est à dire tant qu’on n’en fait pas la publicité et le prosélytisme..
    Mon opinion est que je n’ai pas à juger les personnes homosexuelles, pas plus qu’elles n’ont à me juger et à essayer de me convertir, si je suis hétérosexuel et content de mon sort, pas plus que je n'ai à le faire et réciproquement, pour les opinions politiques et religieuses.
    Pour moi l'homosexualité n'est pas différente de toutes sortes d’opinions personnelles et de comportements dans la mesure où ils respectent aussi la liberté des autres de ne pas être semblables à eux.

Mercredi 11 novembre 2009 à 9:05

Sexualité, Homosexualité

Rentré de Bretagne, j'écoutais le journal télévisé et j'ai appris que le tribunal administratif avait donné à deux jeunes femmes l'autorisation d'adopter un enfant, alors que cela leur avait été refusé jusque là par le Conseil Général, parce qu'elles vivaient ensemble et qu'il n'y a avait pas de présence d'homme au foyer (!!), alors qu'une femme seule peut obtenir cette autorisation d'doption.

    Il m’arrive de discuter parfois de l’homosexualité et de l’homophobie, notamment avec des personnes musulmanes, du fait que, dans leur culture, c’est considéré comme une maladie, voire comme un crime. Mais le Pape n'a pas l'air d'être beaucoup plus moderne sur ce problème.
    C’est intéressant de se poser des questions sur l’origine de l’homophobie de certaines personnes et sur les archétypes et normes sociétales qui influent sur ces opinions (je rappelle que les archétypes nommés ainsi par C-G Jung, sont les règles inconscientes, les tabous, les représentations à priori et les modèles que nous apporte de façon innée notre civilisation et les us et coutumes ancestraux, acquis au cours des âges.)
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    Michelle Davies,de l'Université du Lancashire en Angleterre, a distribué des questionnaires à quelque 600 personnes des environs de Londres, et a montré que les réactions de rejet sont teintées de dégoût ou de crainte, mais par contre ne contestaient pas les des droits civiques des homosexuels.
    Les hommes ou femmes homophobes disent souvent des phrases telles que « Les homosexuels me dégoûtent » ou encore « Les homosexuels sont une menace pour les enfants ».

    Madame. Davies a recherché les stéréotypes liés au sexe des personnes, homme ou femme.


    Chacun a une vision de ce qu'est une femme et de ce qu'est un homme.    
    Pour une partie de la gent masculine, généralement qualifiée de « machiste », l'homme doit cultiver des vertus telles que la force, le courage, l'endurance, la domination au sein des rapports sexuels. Il doit aussi chérir et protéger sa femme.
    Au contraire, la femme est douceur, compréhension, conciliation, faculté d'analyse des personnalités.
    Autant de stéréotypes. Selon madame Davies, chez une personne ayant intégré de telles idées, la présence d'attributs classiquement féminins chez un homme constitue une menace pour sa conception de l'homme et de la femme, et, par là même, pour sa conception globale de l'organisation de la société.

    Cette hypothèse a été testée par des questionnaires d'une part d'homophobie affective, et d'autre part évaluant les stéréotypes masculins, ( par exemple un homme ne doit pas extérioriser sa souffrance; personne ne respecte un homme qui fait partager ses soucis ou ses peurs; la violence est parfois le seul moyen de résoudre une situation problématique; un homme doit toujours être en mesure d'avoir un rapport sexuel et doit prendre l'initiative...etc)
    Madame Davies a constaté que les personnes obtenant le plus haut score au questionnaire des stéréotypes sont aussi les plus homophobes.
    Les homophobes sont des personnes qui ont beaucoup de stéréotypes concernant les hommes !

    Y a t’il un lien avec les stéréotypes concernant les femmes ?

    Le psychologue Bernard Whitley, de l'Université de l'Indiana, a souligné un lien entre l'homophobie et le « sexisme bienveillant », c'est-à-dire des stéréotypes féminins, (les femmes ont une meilleure compréhension des émotions; les femmes doivent être protégées par les hommes; un homme, même s'il a tout réussi dans sa carrière, est incomplet sans une femme....etc).

    Un tel ensemble de stéréotypes vise à attribuer un rôle précis aux hommes et aux femmes, et à les confiner dans des territoires qui n'empiètent pas l’un sur l’autre.
    De ces études, on déduit que l'homophobie serait une réaction de défense face à des comportements qui remettent en question la distinction entre féminité et masculinité. Elle revêt par conséquent une dimension culturelle.
    Les stéréotypes sexuels sont des entités culturelles implantées préférentiellement dans des milieux  “conservateurs autoritaristes”. De tels milieux sont caractérisés par une soumission à l'autorité établie, une adhésion aux conventions sociales et une acceptation implicite de la violence exercée à l'encontre des minorités. D'après le psychologue B. Altemeyer, de telles caractéristiques se transmettraient de parents à enfants, et l'homophobie obéirait à la même logique.

    Le cerveau humain est un terrain idéal pour l'implantation des stéréotypes. Il contient des structures neuronales qui favorisent l'association de qualités propres au sexe masculin et au sexe féminin. En 2001, les neurologues Elizabeth Milne et Jordan Grafman, de l'Université de Bethesda, ont étudié des patients présentant des lésions dans le cortex préfrontal ventromédian, et chez qui les stéréotypes sexuels avaient disparu : ils n'associaient plus aucune qualité « préconçue et caricaturale » aux hommes ni aux femmes.

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    Cette zone du cerveau serait le point d'ancrage des conventions sociales souvent inconscientes, qui déterminent nos comportements et l’homophobie serait parmi elles.

    Cela dit heureusement, l’éducation, la tolérance et un peu de réflexion peuvent changer nos façons de voir.

    A nous de réfléchir utilement sur certains sujets, car, comme disaient les shadoks,

“il vaut mieux mobiliser son intelligence sur la connerie (humaine) que de mobiliser sa connerie sur des choses intelligentes”. !! lool

Samedi 29 novembre 2008 à 8:48

Sexualité, Homosexualité

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    Un commentaire sur un de mes articles et deux mails d’autres correspondants m’ont demandé de parler des transsexuels ou des “transgenres”.
    Je vais donc essayer d’aborder le sujet aujourd’hui, mais je ne suis pas très documenté car il s’agit d’un problème beaucoup plus médical que psychologique, dont les neurobiologistes ne parlent pas et je ne suis pas médecin, comme vous le savez.
    De plus c’est un problème complexe car il peut recouvrir des cas différents et par ailleurs il y a beaucoup de confusions dans l’opinion populaire à ce sujet.

    Premier point, la transsexualité n’a aucun rapport avec l’homo ou l’hétéro-sexualité, le transsexualisme n'ayant aucune incidence sur l'orientation sexuelle d'un être humain.
    Donc ne faites pas d’amalgame comme beaucoup de gens le font.


    Si je cherche sur un dictionnaire, je verrai que le  transsexualisme ou transidentité est la situation dans laquelle une personne a la conviction qu'elle est du type sexuel opposé à celui de ses organes sexuels externes réels.
    On parle  aussi de transgenre pour désigner la situation d'un individu dont l'identité sexuelle est en conflit avec celle couramment attribuée aux personnes de même sexe.


    En fait l’opinion populaire attribue ce vocable aux “travestis”, ce qui est aussi une erreur.
    Certes, pour être acceptée sous son genre et pour s'accepter soi-même, une personne transsexuelle a besoin de porter des vêtements du sexe auquel elle s'identifie, mais tous les travestis ne sont pas des transexuels et beaucoup d’entre eux ne s’habillent ainsi que pour des raisons “commerciales” (prostitution ou spectacle).

    Vous savez qu’au moment de la fusion de l’ovule et du spermatozoÏde, l’ovule apporte un chromosome X et selon que le spermatozoïde apporte un chromosome X ou Y, le foetus sera féminin ou masculin.
    Mais les attributs sexuels ne se forment que plus tard, lorsque certains gênes s’expriment et en principe ils le font conformément à l’orientation initiale.
    Il arrive parfois qu’il y ait alors un “bogue” et que des gênes différents s’expriment, entrainant une modification plus ou moins grande des organes sexuels externes ou internes. On peut ainsi avoir une personne XX qui ait des attributs sexuelsexternes males et une personne XY qui ait des organes génitaux féminins. Il y a des cas plus complexes ou se produisent des mélanges d’organes externes ou internes masculins et féminins.
    Cela dit il se peut qu’une personne sexuellement homme, mais ayant des crhomosomes XX, donc génétiquement femme, s’accepte en tant qu’homme.
Le cas symétrique peut être aussi vrai pour une femme.
    Dès lors que la personne accepte son sexe physiologique, on ne peut la dénommer transsexuelle.
    Par contre certaines de ces personnes considèrent que leur “genre” (le sentiment d’être un homme ou une femme et de se comporter comme tel), correspond à leurs chromosomes et est donc en contradiction avec leur sexe réel.
    Ces personnes là sont transsexuelles.


    Mais la plupart des transsexuels ont des chromosomes conformes à leur sexe réel, et pourtant ils ne se sentent pas du genre correspondant , et leur sentiment d’appartenance au genre homme ou femme est en contradiction avec leur sexe réel et leurs sexe génétiue.
    On ne sait pas pour quelle raison cette contradiction existe, mais :
        - elle est innée et n’est pas due à l’éducation, bien qu’elle n’apparaisse en général qu’à la puberté.
        - elle est d’ordre psychique, du moins nous n’en connaissons pas actuellement les causes biologiques.
        - ce n’est pas une maladie mentale; les personnes sont tout à fait normale
    On doit considérer que ce sont des hommes et des femmes normaux, (conformément au genre qu’ils ressentent, qui ont en fait un problème physiologique au niveau de leur corps, leurs organes sexuels n’étant pas en correspondance avec leur genre.
    Mais évidemment comme on déclare un nouveau né garçon ou fille en fonction de ses organes sexuels, ces personnes ont une identité officielle contraire à ce qu’ils ressentent, ce qui pose aussi un problème juridique.

    Parmi ces personnes certains vont vivre et s’habiller conformément à leur genre et donc de façon opposée à leur sexe, mais il garderont intact leur corps et leur état  civil restera inchangé; ce sont ces personnes que l’on appelle “transgenre”.

    Au contraire la pression sera trop forte pour certains et ils souhaiteront d’une part un traitement hormonal et chirurgical qui leur donne des attributs sexuels en conformité avec leur genre ressenti.
    Ils changeront alors aussi d’état civil.
    Ce sont ces personnes que l’on appelle transsexuels.

    On trouve de telles opérations dès l’antiquité, mais évidemment la chirurgie était sommaire.
    Aujourd’hui, des médecins spécialisés dont des psychiatres, examinent de telles personnes et déterminent si leur ressenti de genre est réel. La durée de cet “examen est au minimum de 2 ans.
    Le rôle des médecins n'est pas de soigner la personne, mais bien d'affirmer ou d'infirmer le diagnostic de transsexualisme. C'est l'occasion pour le demandeur de faire le point sur son parcours, sur sa motivation, en recherchant l'origine, le sens et la finalité de son désir.
Si, à l'issue de cette période, le psychiatre confirme de diagnostic de transsexualisme, il sera possible pour le transsexuel d'accéder à une prise en charge thérapeutique hormonale et chirurgicale afin de modifier certains de ses caractères sexuels.
    Les opérations sont plus ou moins efficaces. Certains peuvent être également d’ordre esthétique (chirurgie faciale, remodelage corporel)
    Sur le plan de l’état civil, si le changement de prénom est facile à obtenir, le changement de sexe à l’état civil n’est pas simple car il n’existe aucune loi concernant les transsexuels.
    Cependant certaines requêtes auprès du Tribunal des Affaires Familiales ont abouti et j’ai connu personnellement un ingénieur “Untel”, qui vers quarante ans est devenu madame Untel.
    J’avoue qu’au début on est surpris de voir un brun ténébreux transformé en une belle blonde, mais on s’y habitue !! LoL

Mardi 18 novembre 2008 à 8:21

Sexualité, Homosexualité

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    Il m’arrive de recevoir des mails qui critiquent mes positions ou les opinions que je peux émettre dans mon blog ou dans des commentaires. Cela me paraît normal, et je trouve que c’est au contraire enrichissant, car on apprend de nouvelles connaissances ou on voit les choses un peu différemment ensuite.
    Il m’arrive même de changer d’opinion si on me démontre que j’ai tort.
    Mais il faut par contre me convaincre et je ne comprends pas qu’on se vexe parce qu’on n’a pas réussi à le faire.
La liberté d’opinion, cela consiste non seulement à être libre de choisir la sienne, mais aussi à respecter celle des autres. Cela consiste également, si on critique celle des autres, à le faire poliment et sans paroles blessantes et orgueil démesuré de soi même.

    J’ai eu une discussion un peu vive avec deux correspondants dont les mails me reprochaient certains de mes propos “antireligieux” dans mes articles sur l’homosexualité et “irrespectueux envers nos députés” en raison d’un com que j’avais mis dans le blog de Maud96, que j’apprécie beaucoup et que je vais lire régulièrement.
    Mes interlocuteurs se sont vexés de ne pas m’avoir convaincu !! Je n’y peux pas grand chose, sans doute n’ont ils pas utilisé les bons arguments ! LoL

    Ils m’ont fait rire car ils trouvaient scandaleux d’avoir des ami(e)s homos quand on ne faisait pas partie soi-même de “la congrégation” pour l’un et de la “secte” pour l’autre. C’est vrai, j’ai eu des amis et des collaborateurs homos et lesbiennes, je m’entendaient bien avec eux et certains étaient des hommes et des femmes supérieurement intelligents, instruits et cultivés. Je ne vois pas pourquoi j’aurais été assez bête pour bouder ces personnes qui m’apportaient beaucoup, sous prétexte qu’on n’avait pas tout à fait le même regard sur les hommes et les femmes, ce qui était une affaire personnelle, mais qu’on ne cachait pas et même dont on plaisantait parfois ensemble sans complexes.

    J’ai effectivement dit que le député, que j’ai critiqué dans un commentaire, avait tenu un propos inintelligent, lorsqu’il avait affirmé que “l'homosexualité était inférieure à l'hétérosexualité. ...Si on la poussait à l'universel, ce serait dangereux pour l'humanité.” et “ Je critique les comportements, je dis qu'ils sont inférieurs moralement."
    Je suis d’accord sur le fait qu’un député peut dire ce quil pense et est libre de le penser, mais j’estime qu’il doit d’une part se souvenir qu’il est le représentant de tout le peuple et que d’autre part il doit le faire avec des propos mesurés.
    Je persiste à penser que ce n’est pas faire preuve d’intelligence de dire que les homosexuels sont des êtres “moralement inférieurs”. C’est faux, vexant et c’est faire preuve d’une morgue et d’un sentiment de supériorité qui personnellement m’indisposent. On se croirait revenus dans les années 40, chez les nazis !
    Il n’y a pas d’être inférieur, chacun a ses défauts et ses qualités et les emploie malheureusement plus ou moins bien. Et certaines personnes modestes - dont un de mes grand pères qui n’avait que le certificat d’études mais un grand bon sens - m’ont beaucoup appris : certaines notions qui m’ont beaucoup plus servi dans ma vie que certains cours poutant prestigieux.
Sans doute monsieur le député aurait trouvé ces personnes “inférieures”, moi pas !!
    En outre l’argument mis en avant par le député qu’une généralisation de l’homosexualité mettrait en danger l’avenir de l’espèce humaine, par absence de reproduction, est tellement invraisemblable que c’en est absurde et même indécent à une époque où la surpopulation de la planète commence à poser des problèmes sérieux de survie.
    Ce député ne mérite pas d’avoir été élu !! C’est décidément un “être inférieur pas assez intelligent” LooL

    J’ai effectivement critiqué dans mes articles les positions de certaines personnes qui ont une responsabilité élevée dans la hiérarchie religieuse, l’un qui considère que c’est un pêché que d’être homo, l’autre qui disait que c’était contraire au Coran et qu’on devrait enfermer à vie ces déviants.
    Je maintiens mes propos. J’admets tout à fait qu’on réfrène sa propre tendance homosexuelle par sentiment religieux. Cela ne regarde que l’individu en cause et sa propre liberté de penser et d’agir et ne gêne pas autrui.
    J’admets déjà beaucoup moins que l’on dicte leur conduite aux autres personnes de même croyance. Mais je n’admets pas du tout qu’on considère que tous devraient penser et agir comme vous, quelles que soient vos et leurs convictions.
    Je trouve dommage que les règles religieuses, dont l’origine remonte à plusieurs siècles, n’évoluent pas en même temps que la société.
    Je sais bien qu’il fut une époque où l’on brûlait les gauchers pour sorcellerie, que jusque dans les années 80, l'homosexualité était encore listée comme maladie mentale par l'Organisation Mondiale de la Santé, mais les personnes tant soit peu instruites, savent aujourd’hui que c’est une grossière erreur. Et les statistiques montrent que les personnes homosexuelles ne sont pas plus dépravées et délinquantes que d’autres, comme voudraient le faire croire certains.

   
Quoique vous en pensiez, je ne défends pas particulièrement les homosexuels. Mais j’estime qu’on ne doit pas reprocher à quelqu’un ses idées ou ses actes, quand il ne fait pas le prosélytisme de ses convictions et qu’il ne nuit à personne par ses actes.

Vendredi 18 juillet 2008 à 8:31

Sexualité, Homosexualité

    Quand j'ai récupéré internet et j'ai trouvé sur ma messagerie de très nombreux mails concernant mes anciens articles.
    Deux mails me demandent ce que je pense de l'éducation des enfants de couples homosexuels.
    Je suis un peu embarrassé pour répondre car je n'ai aucune expérience de la question, n'ayant pas connu de couple homosexuel ayant élevé des enfants.
    La réponse que je vais vous donner est donc totalement subjective.

    Pour les parents je pense qu'élever des enfants qu'on soit couple hétéro ou homo, ne change pas grand chose. Il faut se répartir les rôles, les écouter, les aider et les aimer. Je ne pense pas que cela soit un problème de sexe, mais de capacités personnelles, qu'on soit homme ou femme.

    Pour les enfants c'est différent.
    Si les parents remplissent bien leur rôle, je ne pense pas qu'à l'origine l'enfant se sente moins bien dans un couple homoparental.
    Par contre il y a la comparaison avec les copains et les parents des copains.
    L'enfant va évidemment se sentir “pas comme les autres”. Ce n'est pas forcément bien grave.
    Plus gênant sont les remareques, les réflexions, voire les sarcasmes des copains et même de leurs parents.
    L'enfant peut alors devenir à la limite, un bouc émissaire.

    C'est la situation actuelle. Comment va t'elle évoluer.
    Vu mon âge j'ai connu une époque où les familles recomposées étaiuent considérées comme une exception, une curiosité, voire une anomalie par certains.
    Les enfants de parents divorcés et encore plus ceux de parents divorcés et remariés, qui avaient donc en commun des enfants de lits différents, étaient considérés comme des exceptions, comme des “bêtes curieuses”, un peu comme les enfants de couples homoparentaux d'aujourd'hui.
    De nos jours une famille recomposée ou monoparentale est devenue aussi “normale” qu'une famille de parents non-divorcés et les copains n'y apportent plus aucune attention.
    Je pense donc que dans 10 ou 15 ans, il en sera de même pour les enfants de couples homoparentaux.

    Par contre je pense que la séparation des parents, (ou le divorce) qu'ils soient ou non du même sexe, sera tout autant un élément perturbateur danbs le vie d'un enfant ou d'un adolescent.

Samedi 15 mars 2008 à 9:46

Sexualité, Homosexualité



    Encore un article sur l'homosexualité. Ce n'est pas que cela m'intéresse plus que d'autres sujets, mais cela intéresse mes lectrices et donc je réponds aux questions.

    Une jeune “petite guenon” de 14 ans s'intéresse toujours à mes articles “SVT” (elle est en seconde au lycée), et me demande :
“... tu as réfuté un peu toutes les essais de théories scientifiques sur l'homosexualité innée ou acquise, alors toi que penses tu finalement..?.”
    Pris au piège le vieux singe !. J'avais trop ménagé la chèvre et le chou !
    Alors comme tu es une gentille et mignonne guenon, je vais quand même te répondre ! IooI

    Attention, il ne s'agit pas d'une approche scientifique : ce n'est que la “théorie du vieux ousititi”. Je n'ai aucun moyen de la démontrer scientifiquement. !

    Je pense que les médias et nos hormones nous poussent à toujours penser au sexe, et que, dans les études que j'ai décrites on veut trouver des bases physiologiques ou psychiques innées à une homosexualité qui consiste à “coucher avec une personne du même sexe ”, et je crois qu'on fait une erreur de définition de l'homosexualité.
   
    Certes je connais des garçons notamment qui ne pensent qu'à multiplier leur conquêtes, une par jour si possible, et pour satisfaire leur quota, ils tirent sur tout ce qui bouge. Pour être tranquille avec eux, faut pas bouger !!
    Moi j'appelle cela des obsédés pas des “bi” et là c'est sans doute leurs hormones et donc une grande part d'inné.
    J'ai connu un jeune de ce type qui ne choisissait que les garçons, mais lui aussi était vraiment obsédé (sa testostérone sans doute), et il avait une peur bleue des femmes (là il aurait fallu chercher psycho!).

    Alors ce n'est pas le chemin que je vais suivre.

    Pour moi nous avons deux attitudes successives :

1) -    Vous , moi, nous avons besoin d'aimer et d'être aimés, je parle d'altruisme, de sentiment platonique.
    Mais nous n'aimons pas n'importe qui; nous choisissons inconsciemment.

    a) Toutes les études faites pour montrer qu'un tendance biologique nous guidait (hormones, phéromones...) dans ce choix ont échoué. On n'a jamais trouvé non plus de gênes qui président à nos choix sentimentaux. Les critères sont multiples et différents par nature et selon les personnes.

    b) - Il y a des défauts et des qualités qui nous déplaisent et qui agissent comme un repoussoir et nous éliminons certaines personnes ainsi.

    c) - Il y a au contraire des qualités (et des défauts aussi !) qui nous attirent : attitudes ou aptitudes morales, sentimentales, intellectuelles, physique ( oui, la belle gueule est aussi une raison !).

    d) - Il peut y avoir dans ces critères des raisons qui sont étrangères à nos sentiments : archétypes de notre civilisation, education et goûts parentaux, raisons morales et religieuses.

    e) - Et puis il y a les circonstances des “rencontres”. Nous avons vécu un temps où il y avait (par exemple au collège ou au lycée) beaucoup de personnes qui correspondaient à ces critères et, hasard, elles étaient de notre sexe.
    Alors on s'est attaché à ces personnes, mais nous avons vu que nos centres d'apprentissage et du plaisir formaient nos goûts. Là ils renforcent nos critères de choix qui deviennent plus déterminants.
    Donc nous avons de plus en plus d'amis du même sexe et nous nous y attachons sentimentalement davantage.

2).     Nos hormones et la pression médiatique nous obligent quand même à penser au sexe. Mais nous ne sommes pas des obsédés, alors nous “intellectualisons”, nous “sublimons”  en partie cette notion d'amour physique.
    L'amour physique au début c'est d'abord ce donner à la personne que l'on aime plus que les autres (un don qu'on voudrait réciproque); c'est un symbole d'amour sentimental. C'est réservé à quelqu'un, une “exclusive” : la base de la fidélité.
    Puis nos centres du plaisir interviennent, mais là encore on aimerait aussi donner du plaisir à l'autre : “Le plaisir le plus délicat est celui qu'on fait à autrui, surtout ceux qu'on chérit” disait La Bruyère.
    Alors évidemment si sentimentalement on aime surtout les gens du même sexe, notre libido s'orientera vers eux, mais on est loin des “causes hormonales”.

    Voilà ma théorie : l'homosexualité est un choix sentimental de partenaires qui correspondent à nos goûts, tendance orientée non pas par le sexe de la personne, mais par ses qualités et défauts, et qui a été petit à petit renforcée par l'environnement que nous rencontrons, notamment à l'adolescence et la puberté , période à laquelle nous avons soif de tendresse et d'amour sentimental.

.    Je ne sais pas le démontrer. J'ai juste un exemple. Ne cherchez pas ce n'est pas quelqu'un qui vient sur cow !
    C'était une jeune guenon qui avait au collège essentiellement des amies filles qu'elle aimait beaucoup - tout à fait platoniquement.
    Mais pour des raisons de principes moraux qu'on lui avait donnés elle s'inquiétait et souffrait de pouvoir être lesbienne un jour (même si je ne partage pas la conviction d'une guenon, je la respecte, c'est la moindre des choses !).
    Nous avons donc cherché ensemble les critères de choix conscients et inconscients qui lui faisaient choisir ses amis et on les a trouvés et listés (ce n'est pas un travail de psy, mais de bon sens et d'observation ; aucune théorie au père Freud là dessous !!).
    Après je lui ai demandé d'essayer de participer à des groupes où il y avait beaucoup de garçons et elle a trouvé diverses activité au collège correspondant à cela. Je lui ai demandé d'observer ces garçons et de se demander si certains correspondaient à la liste de critères que nous avions dressée.(cela a pris quelques mois).
    Elle a eu ainsi six copains garçons qui sont aussi devenu ses amis.
    Elle a 18 ans aujourd'hui, a toujours beaucoup d'ami(e)s filles et garçons, un “petit ami” garçon, l'aime beaucoup et est “en paix avec sa conscience".
    Mais je ne sais pas encore s'ils se marieront et auront beaucoup d'enfants !

    Ce n'est qu'un cas particulier, cela ne démontre rien, mais personnellement je crois à ma thèse, mais si on me démontre qu'elle est fausse, j'en changerai !



Lundi 10 mars 2008 à 9:23

Sexualité, Homosexualité



    Maintenant que nous connaissons comment notre cerveau se forme chez le foetus, comment l'environnement, l'éducation et l'expérience agissent sur lui pour former de nouvelles connections à l'origine de notre acquit, que nous avons vu le déclenchement de la puberté, nous pouvons nous poser la question tant controversée l'homosexualité est elle innée ou acquise ?

    Aujourd'hui, diverses études sociologiques permettent d'affirmer que l'homosexualité existe dans toutes les sociétés. Le pourcentage de personnes à orientation homosexuelle est à peu près le même dans toutes les sociétés et à travers toutes les époques. En clair, le comportement homosexuel est universel et a toujours existé. Selon les statistiques, l'homosexualité exclusive touche environ 3 % de la population, mais il est probable que devant les critiques et les tabous qui entraînent une certaine réticence à se dire homosexuel leur nombre est sans doute plus élevé.
    Ces statistiques recensent uniquement les adultes ayant un comportement net et non les “essais” de l'adolescence.

    Diverses hypothèses ont été émises par les psychiâtres ou les neurobiologistes :

L'homosexualité, une maladie mentale d'après Freud

    Selon la théorie de Freud l'homosexualité était due à un “complexe d'Oedipe inversé” et elle a été incluse comme maladie mentale dans le guide de diagnostics psychiatrique DSM jusqu'en 1973. Depuis 1973, ce n'est plus considéré comme maladie mentale .
    Les neuro-biologistes ont montré en effet que les hypothèses de Freud sur les refoulements sexuels de l'enfant, notamment dans ses rapports aux parents, étaient tout à fait erronés l'enfant n'ayant pas (sauf s'il était agressé sexuellement) de blocage sexuel avant la puberté.

 
La théorie génétique

    Une théorie selon laquelle: l'homosexualité est héréditaire. Il existe diverses études prônant cette théorie, notamment une étude portant sur des jumeaux identiques, et une autre publiée en juillet 2006!) portant sur la probabilité d'être homosexuel si on est le plus jeune d'une série de garçons dans une famille.
    Les  statistiques portent en général sur des populations très faibles et particulières et les chiffres sont très peu convaincants et très critiqués par les experts en statistique.
De plus une étude statistique permet de trouver des corrélations mais ne renseigne pas sur les relations de causes à effets
    En fait bien que le génome soit maintenant mieux connu, aucune explication n'est venue étayer cette théorie. On n'a pas trouvé le ou les gènes de l'homosexualité
    Un des chercheurs Paul Hastings dit «Probablement qu'un ensemble de gènes contribuent à créer un potentiel qui, ensuite, est modulé par d'innombrables autres facteurs».
     On ne naît donc pas gai ou lesbienne, tout au plus doté de certains gènes qui prédisposent plus ou moins à cette orientation sexuelle. ”

       
 La théorie hormonale

    Des chercheurs ont supposé qu'il existe une perturbation hormonale pour expliquer l'homosexualité. Manque de testostérone chez des hommes et excès chez les femmes.
    Des études ont fait état de taux de testostérone élevés chez des lesbiennes, mais d'autres lesbiennes ne présentaient pas cette caractéristique.
    Par ailleurs on ne sait pas si le fait d'être homosexuel a une influence sur les taux d'hormones (ce pourrait être une conséquence et non une cause).
    Par contre on sait depuis longtemps que la vaste majorité des femmes atteintes d'hyperplasie congénitale des glandes surrénales, trouble qui entraîne une sécrétion trop importante de testostérone dès le stade embryonnaire, sont hétérosexuelles.
    Injecter de la testostérone à un bébé guenon n'induit pas de comportement sexuel mâle et un singe castré (qui n'en produit plus) peut rester très actif sexuellement surtout s'il est entouré de femelles et même s'intéresser aux mâles.
    Raisonner en opposant l'action de la testostérone à celle des œstrogènes est une vue simpliste qui ne correspond pas à la réalité biologique», dit le chercheur Catherine Vidal, rappelant qu'hommes et femmes produisent chacun ces deux hormones, mais en proportions différentes. Tout est donc une subtile question de dosage... et d'interprétation par le cerveau.
    «Avec l'évolution, des espèces les plus anciennes aux plus récentes, le cerveau échappe graduellement à la loi des hormones pour dicter les relations sexuelles», explique la neurobiologiste.
    Le taux d'hormone, s'il a une influence sur notre activité sexuelle, ne fait pas l'attirance.

     Une autre théorie, très récente, dans le même ordre, touche la perception des odeurs et des phéromones. Mais les résultats des études (voir un de mes précédents articles ) a montré que les humains étaient très peu sensibles aux phéronomes sexuelles.


 La théorie du cerveau : un hypothalamus différent.

     En 1991, Simon LeVay, un chercheur indépendant, fait une étude sur les régions de l'hypothalamus qui régissent la production d'hormone et les rapports sexuels.
    En analysant le cerveau de 41 cadavres (6 femmes hétérosexuelles, 19 hommes homosexuels et 16 hétéros). Il constate que chez les hommes homosexuels,un des centres
de l 'hypothalamus qui régissent notre activité sexuelle et la production de GnRH, est d'une taille identique à celui des femmes. Il conclut qu'il existerait un substrat biologique de l'orientation sexuelle.
    Mais ses résultats sont loin de faire l'unanimité. Les homosexuels étaient atteints du sida, contrairement aux autres hommes et aux femmes de l'étude et le sida peut modifier le fonctionnement et la structure de l'hypothalamus.
    Des études ont constaté des anomalies analogues chez des rats, mais l'homosexualité des rats n'est pas celle des hommes et est beaucoup plus soumise aux sécrétions hormonales et aux phéronomes et le choix du partenaire ne doit rien aux sentiments.
   Que cette particularité de l'hypothalamus soit à l'origine de l'homosexualité est donc peu probable.

L'influence de l'environnement et de l'éducation ou de l'expérience.

     Des études ont montré que certaines personnes homosexuelles  avaient reçu une éducation contraire aux éducations habituelles de leur sexe. Des parents qui souhaitaient un garçon avaient élevé leur fille comme un “garçon manqué” et d'autres qui souhaitaient une fille, leur garçon dans les poupées et les fanfreluches.
    Mais ce sont des cas relativement particuliers et aucune généralisation n'est possible.

    Par contre les psychologues savent que l'adolescent ne se découvre pas tout à coup homosexuel.  Il peut pour des raisons diverses, ne pas avoir de succès auprès des ados du sexe opposé et être attiré plus par les personnes du même sexe, qui l'admettent davantage dans leur compagnie.

    Les centres d'apprentissage et les centres du plaisir s'habituent à cette situation et la préférence pour ce choix peut alors s'installer, mais en fait on ne peut se savoir homosexuel(le) sans avoir jamais couché avec une personne de son sexe et avec une personne du sexe opposé, afin de comparer ses inclinations.
    Cependant les enfants ayant vécu dans une famille homosexuelle ne semblent pas avoir cette orientation plus que les autres.
    A l'inverse les tabous, les idées homophobes de la famille et de l'entourage, les valeurs morales ou religieuses ou le désir de fonder une famille dans des conditions plus faciles, peuvent inciter à réfréner toute tendance homosexuelle et à revenir à l'hétérosexualité
    L'influence de l'environnement et de l'éducation est certaines, mais elle est très complexe, vue la multitude des facteurs et aucune influence prépondérante n'a été dégagée

Que dire alors ? Quel constat faire?

    Les études scientifiques sur l'origine de l'homosexualité ne sont pas explicites, et leurs auteurs ne sont pas exempts de préjugés. Tout résultat est immédiatement extrapolé par divers groupes , qu'ils soient pro-homos ou homophobes.
    Il est possible que notre conformation physiologique ait une influence prédisposante, mais on ne sait pas quelle en est la nature et l'influence de “l'acquit” est énorme.

    Mais je me demande si la question posée n'est pas un faux problème.

    D'abord, la sexualité ne se résume pas à des catégories. Chaque individu la vit différemment et aucune règle n'existe en la matière.
    Toutes ces recherches supposent l'hypothèse  qu'un individu ne peut présenter que deux orientations sexuelles. «La bisexualité, par exemple, reste taboue, même si elle n'a rien de pathologique», dit Paul Hastings.
    Entre homosexualité exclusive et hétérosexualité exclusive, toute une gamme existe et c'est à chacun de faire son chemin pour savoir où il se positionne.Découvrir son corps et chercher à connaître celui des autres, sont des étapes nécessaires pour trouver son équilibre. Et il est important de prendre son temps.

   
    Deuxième réflexion, dans toutes ces études on étudie cette orientation sexuelle à pertir des données qui peuvent régir notre activité sexuelle, mais l'activité sexuelle et le choix du partenaire ne sont pas la même chose et nos choix, (du moins s'ils concernent un véritable amour et non une aventure purement sexuelle)  sont intellectuels et sentimentaux,


Surveillons notre vocabulaire ainsi que nos représentations mentales

    J'ai été frappé par la remarque que j'ai discutée dans un de mes articles, d'un de mes correspondants, qui qualifiait les homosexuels “d'anormaux” (pour hors normes) ce qui était ambigu et prêtait à malentendu.
    Je pense que beaucoup d'entre nous ont des images tout à fait particulières (je dirais presque tendancieuses) de l'homosexualité
    Une remarque très juste que faisait Ankou dans un commentaire :

“... Mine de rien, on est encore considérés bizarrement... Si je dis que je suis en couple avec une femme à une fille hétéro, ça passe sans problème dans la quasi totalité des cas. Si je dis que je suis lesbienne, j'ai une chance sur deux pour que la nana m'évite, se considérant comme une "proie potentielle".
On a souvent l'image des homos draguant / couchant à tort et à travers. C'est dommage, c'est un peu la surface visible de l'iceberg, pourtant....”

    Je suis d'accord avec elle : la plupart des homosexuel(le)s que j'ai connu(e)s avaient une vie de couple “rangée” analogue à celle d'un couple hétéro.
   
    De même on a tendance à voir un homosexuel homme selon les clichés du cinéma, de la “cage aux folles” ou de certains grands couturiers et les femmes lesbiennes comme ayant une morphologie énergique, chevauchant une moto, pratiquant les arts martiaux et ayant un langage “viril”.
        Une correspondante m'écrivait aussi que l'un de nos archétypes est l'homme "protecteur" et la femme "tendresse", de telle sorte qu'ont admet mieux l'image de deux femmes ensemble, symbole de la douceur, que deux hommes ensemble, symbole de la force.
Bien sûr c'est une image très simpliste que nous avons ainsi, mais je crois cette. remarque très pertinente.   

    Tout cela n'est que clichés médiatiques ou issus du passé..

    Je pense enfin qu'on n'est véritablement certain de son homosexualité qu'à l'âge adulte, La recherche d'expérience et les “essais” des ados en préjugent absolument pas de leur orientation future.
    En particulier, éprouver une affection extrêmement forte pour sa meilleure amie quand on est une fille, ne signifie pas obligatoirement que l'on est lesbienne.
    L'ado est en déficit. de tendresse. Il sort du cocon familial et il a besoin d'altruisme, de contacts humains d'amis, même s'il est introverti.
    Il n'a pas l'expérience de la vie et de l'amour , il en est à sa découverte, et il a tendance à prendre une simple inclination pour de l'amour. C'est ce que je rencontre tous les jours avec mes guenons attristées par la rupture avec leur petit ami. Alors n'est il pas normal qu'une grande amitié, me^me entre deux ados du même sexe, bien plus forte qu'une simple inclination passe aux yeux des jeunes pour de l'amour ?


Mercredi 5 mars 2008 à 9:38

Sexualité, Homosexualité



    Mon dernier article sur l'homo et la bisexualité chez les jeunes m'a valu de nombreux mails, plus de 30, et quelques commentaires.

    J'ai essayé de faire le tri dans ces remarques et je vais répondre aux questions qui me paraissent générales, en faisant plusieurs articles et j'écrirai à ceux ou celles qui m'ont posé des questions plus personnelles.

    “Pom”, tu me dis que les homosexuels sont peu nombreux parmi une population hétéro et qu'ils sont donc “anormaux”.
    Ta constatation et ton raisonnement sont exacts, et on pourrait dire effectivement que les homos sont “anormaux” ou “exceptionnels”, car ils sont “hors norme” ou “une exception”.
    Mais je pense qu'il faut éviter ces mots qui dans la langue courante ont une autre signification. “Anormal” aujourd'hui signifie pour la plupart des gens quelqu'un qui est un peu “félé” et “exceptionnel” quelqu'un aux qualités extraordinaires, ou un être “formidable”, alors que ce dernier mot devrait vouloir dire “qui doit être craint” mais a également évolué dans son sens courant.
    Notre langue évolue et si nous voulons être compris il vaut mieux rester dans les acceptions courantes, car nous risquons dans le cas contraire, des malentendus regrettables.

    “Cerise”, tu me dis que j'ai une sympathie trop grande envers les personnes qui ont un penchant homosexuel et que donc je ne suis pas objectif.
Tu as eu cette impression, mais je pense qu'elle vient plutôt de tes convictions. C'est vrai que le Pape a condamné les homosexuels, mais personnellement, je ne pense pas que ce soit une bonne décision.
    Je n'ai à priori ni sympathie, ni antipathie pour ces personnes.
Cela dépend uniquement de l'homme ou de la femme qui est en face de moi, de ses qualités, de ses sentiments et pas de ses convictions.
     J'ai eu des camarades et des collègues que j'appréciais beaucoup, qui étaient droitiers ou gauchers, catholiques, israélites ou musulmans, d'autres aussi athés; certains étaient de droite, d'autres de gauche, la plupart étaient ingénieurs mais certains avaient une formation littéraire et heureusement nous pensions tous différemment, mais nous respections ce que pensait l'autre et nous discutions souvent. Cette pluralité des points de vue faisait la force de notre équipe, mais surtout nous avions compris qu'il ne faut pas juger et étiquetter les gens.

    “Coing” tu me demandes si j'aurais pu être homosexuel.
    Avec mon cerveau actuel, sûrement pas, car effectivement je n'ai aucune “attirance” pour les hommes. Mais si mon cerveau avait été formé autrement, si j'avais été éduqué dans une famille différente, rien n'est impossible. Mais c'est le genre de question où il n'y a jamais de réponse. Si tout était autrement que se passerait il ?

    “Banane” tu es très choquée parce qu'une de tes camarades t'a demandé d'être sa petite amie et que tu ne savais que dire.
    Moi je trouve qu'il est plus facile de dire alors : “je ne suis pas intéressée parce que je ne suis attirée que par les garçons”, ce qui n'est qu'une constatation sur soi même, que de dire à un garçon qui te propose la même chose : “tu ne me plaîs pas”, ce qui est plus vexant pour lui.
    Mais ce qui me choque c'est que tu sois allée ameuter toute la classe contre cette fille, qui est gentille et ne vous fait pas de mal, alors que tu me disais l'autre jour qu'un de tes camarades te plaisait beaucoup et que, comme il était timide, tu allais le coincer dans un coin pour l'embrasser.
    Tu as là la même démarche que celle que tu reproches à ta camarade, mais la tienne de plus est “violente” et que dirais tu si on ameutait tes copines sur cette action en te traitant de fille dévergondée?

    “Mandarine”, tu me demandes quelle est mon attitude face à une personne homosexuelle.
    C'est simple : la même que celle par rapport à une personne hétéro ou bi.
    D'abord, je ne sais pas qu'elle est homosexuelle sauf si elle me le dit, et je n'irai pas le lui demander, même si son comportement m'y fait penser. C'est son problème intime et cela ne me regarde pas.
    Ensuite je me comporte comme je le ferai avec n'importe qui, en fonction de ses qualités de ses défauts et de nos rapports personnels.
    Si elle me parle de son orientation, je l'écoute, exactement comme j'écoute mes guenons et je lui donne mon avis. Bien sûr mon comportement sera un peu différent de même que je ne joue pas au tennis en double de la même façon avec un droitier ou un gaucher comme partenaire. En particulier je ferai attention à ne pas la choquer si la conversation porte sur des goûts ou des sentiments, par des paroles qui pourraient préter à malentendus.
    Evidemment j'éviterai de lui faire du gringue, mais de toutes façons à mon âge c'est exclu IooI

    “Pamplemousse” tu as une question bizarre “Est ce que tu aurais pu vivre avec une lesbienne?
    A priori le vieux singe étant un "mâle”, je ne vois pas somment il aurait pu vivre en couple avec une lesbienne ! Même si elle lui plaisait, c'est elle qui n'aurait pas voulu de lui !
    Mais je vais quand même répondre à ta question sur un autre plan.
   
    Plusieurs personnes, parmi mes collaborateurs, étaient homosexuels, hommes ou femmes.
    J'ai donc travaillé en permanence avec eux pendant quelques années et s'ils ne m'avaient pas dit leur orientation dans ce domaine, je ne l'aurais jamais su, car la vie de tous les jours avec eux était strictement la même qu'avec les autres personnes qui travaillaient avec moi.
   
    J'ai donc répondu ici à quelques uns des mails que j'ai reçus.

    Demain je traiterai le problème de la formation de notre cerveau et de la distinction entre génétique, inné, apprentissage, éducation et  goûts.
C'est en effet essentiel pour que je puisse répondre à certaines questions qui m'ont été posées sur l'évolution éventuelle de l'homosexualité chez un adolescent.



Nota : Je voudrais préciser que c'est moi qui ai choisi les pseudos de cet article pour préserver l'identité de mes interlocuteurs. Ne cherchez donc aucun blog qui ait un rapport avec ces pseudos, il n'y en a pas J'ai juste pris des noms de fruits.

Vendredi 29 février 2008 à 15:30

Sexualité, Homosexualité


        J'ai fait plusieurs articles sur l'homosexualité (ou la bisexualité), montrant notamment que l'orientation sexuelle d'un(e) jeune n'est pas bien stabilisée avant la fin de l'adolescence voire même le début de la vie adulte.


        Je viens de lire une étude d'un chercheur neurobiologiste de l'université d'Harward, Catherine Dulac, qui est fort intéressante car elle montre les différences qu'il y a entre l'homme et l'animal.

        Ce chercheur a étudié la détection des phéromones par des souris.
        Au sein d'une même espèce, les individus communiquent par différents signaux qui contribuent à la survie et à la cohésion du groupe.
        Parmi ces signaux, les phéromones sont des substances volatiles inodores de diverses natures, tels des dérivés d'hormones sexuelles stéroïdiennes ou des protéines du système immunitaire. Elles sont présentes dans des glandes de la peau, dans la sphère anogénitale, la sueur, la salive ou l'urine. Les phéromones sont les signaux de la reproduction par excellence. Elles renseignent sur l'identité de l'émetteur, son sexe, son statut social (sa position de dominance et son territoire), sa compétence sexuelle (est-il en période de fertilité ?), son appartenance familiale (la proximité génétique) ou sa bonne santé, et livrent des informations sur son régime alimentaire et son aptitude à la survie.
        Les phéromones permettent, en somme, de ne pas se tromper de partenaire - ou de concurrent - quand il s'agit de transmettre ses gènes, et de bien reconnaître sa propre progéniture. Tout un programme inné et inconscient est inscrit dans le cerveau constitué de dispositifs de réception, de décryptage, d'analyse contextuelle ainsi que d'adaptations physiologiques et comportementales.
        Les phéromones de la reproduction sont produites à partir de la puberté, et régulent les rapports sexuels et la reproduction, ainsi que la définition du territoire des mâles
        Substances volatiles, les phéromones sont détectées par un tissu sensoriel spécifique qui a la forme d'un petit sac situé juste derrière les narines - l'organe voméronasal - et qui contient des centaines de neurones reconnaissant chacun une ou plusieurs phéromones. L'influx nerveux engendré par la fixation d'une phéromone sur son récepteur neuronal est ensuite transmis de l'organe voméronasal au cerveau  vers des régions cérébrales  profondes telles que l'amygdale, carrefour des émotions et l'hypothalamus qui contrôle le métabolisme, la reproduction et les comportements instinctifs.
        Les chercheurs ont modifié génétiquement des souris de telle sorte que cet organe de détection des phéromones ne puisse plus émmettre d'influx nerveux vers le cerveau.
Les comportements sexuels ont été profondément modifiés les souris n'étant plus capables de distinguer males et femelles.
        Il sembleraient donc que les souris naissent bisexuelles et que leur orientation sexuelle soit due à la capacité de détecter les phéromones.

        Chez l'homme, les recherches récentes suggèrent que les phéromones jouent aussi un rôle lors des rapports avec les personnes du sexe opposé. Toutefois, l'importance biologique de ce type de communication n'aurait qu'une fonction secondaire et ne viendrait qu'à l'appui d'autres informations sensorielles, notamment la vision, qui est bien plus développée chez l'homme que chez les rongeurs.
       Notre cerveau n'est plus aussi évolué que celui des animaux dans ce domaine.

        Dans notre espèce, les bases neurobiologiques de la préférence sexuelle ne sont pas encore bien identifiées. A l'origine nous avons un cerveau potentiellement bisexuel montrant une large palette d'orientations sexuelles, allant de l'hétérosexualité pure à l'homosexualité pure et il se se développe ensuite sur une très longue période, jusqu'après la puberté et parfois le début de l'âge adulte et sous l'influence de l'environnement, c'est-à-dire la société et la culture, l'éducation.

        J'ai déjà dit dans d'autre articles que chez les hommes homosexuels dont le cerveau d'adulte avait été examiné (après leur mort bien sûr), on avait trouvé que certaines régions de l'hypothalamus intervenant dans le contrôle des relations sexuelles était différentes de celle de cerveaux d'hommes hétérosexuels et plus proches des mêmes zones de cerveaux de femmes. Toutefois cette différence n'est pas toujours présente.
        Aucune différence sensible n'est trouvées dns le cas des femmees hétérosexuelles, mais on pense avoir trouvé certaines différences hormonales (taux de testostérone notamment)Mais on ne sait pas ce qui évolue progressivement chez l'adolescent et quels facteurs sont responsables de cette évolution.

        Ce qui est certain c'est que tout(e) adolescent(e) se pose à un moment le problème de son orientation sexuelle et va “faire des expériences”, qui peuvent aller de la simple pensée, à l'image ou à l'acte plus ou moins poussé (pour la plupart ne dépassant pas le baiser).
        Peu à peu cette orientation se précise, notamment sous l'influnce de l'environnement ( famille, camarades, médias) et de l'éducation.
        Les garçons trouvent en général plus vite leur orientation, (probablement sous l'effet des copains et des médias), mais les filles (dont l'orientation ne semble pas due à une modification importante de l'hypothalamus) sont plus longtemps hésitantes et font en général davantage d'expériences dans ce domaine.

        J'ai souvent discuté avec des jeunes filles qui souffraient et culpabilisaient beaucoup, parce que cette période d'indécision les avait amenées à de très fortes amitiés vers des camarades du même sexe, et à une incompréhension - voire une persécution - de la part de leurs camarades, des parents et des responsables d'éducation, dans le contexte médiatique actuel ou les jeunes (surtout filles) prennent pour de l'amour une simple attirance amicale ou physique.
        Puisque mes lecteurs ont pour la plupart moins de 20 ans, je les conjure de ne pas juger et surtout critiquer, voire malmener moralement certains ou surtout certaines de leurs camarades qui ont une attitude provisoire que vous qualifiez à tort d'homosexuelle, et qui n'est en fait qu'une simple recherche de leur orientation, attitude qui cessera (ou deviendra alors définitive dans quelques cas), quand cette orientation sera trouvée, mais pour certaines ce sera peut être au delà de 20 ans.
        Il ne vous viendrait pas à l'esprit de critiquer une de vos camarades pour avoir flirté avec un garçon, et vous pratiquez presque toutes la “course au petit ami”, et pourtant il s'agit de la même recherche, de la même quête d'expérience.   


          Les êtres humains ne sont pas des souris de laboratoire.


Jeudi 13 décembre 2007 à 18:52

Sexualité, Homosexualité

   


    J'avais écrit plusieurs articles sur l'homophobie, notamment celui du 17 novembre qui répondait à des mails que j'avais reçus et dont je critiquais les propos homophobes.
J'ai  pu lire un commentaire qui m'a beaucoup intéressé. Bien sûr il peut être lu par tous sur ce blog, mais vous ne retournez sans doute pas dans mes articles pour y lire les commentaires. Alors j'ai demandé l'autorisation de le reproduire ci après.

Commentaire de " Au Clair de Plume" :

[souffle coupé]
    Et on dit que les jeunes sont plus tolérants...au secours !
    Je ne suis ni homosexuelle, ni bisexuelle et pourtant je suis touchée au plus profond par toutes ces réflexions racistes (autant dire les choses telles qu'elles sont) que vous avez eu envers des personnes COMME vous. On est tous humains et je crois que personne n'a le droit de juger quelqu'un d'une telle manière. Comme le dit "lancien", ce n'est pas une maladie, et contrairement à ce que vous semblez le penser, ce n'est pas plus "un péché" et ils ne sont pas plus "assoiffés de sexe" que nous le sommes. N'avez-vous jamais imaginé que vos mots pouvaient blesser ? N'avez vous pas la moindre idée de ce que cela peut faire de se faire traiter ainsi ?
    Alors voilà, après les arabes, les noirs, les jaunes, les rouges, les nains, les handicapés, les femmes...voici venu le tour des homos ? Non mais franchement ! Pauvre celle qui est naine, handicapée, noire et homosexuelle !!!!
    Alors quoi ? On les bannit ? Pire, on les élimine ? Et vous ? Qu'est-ce qu'on fait de vous ? Répondez-moi ? Qui êtes vous pour juger ainsi des personnes qui ne vous ont rien fait ! Ont-ils dit que vos baisers d'hétéro les dégoutaient ? Et pourtant... Répondez moi ! Qu'est-ce qui est normal ? Où est la normalité !
    Tu te lèves le matin, tu te douches, tu prends ton p'tit dèj' et puis tu vas à l'école. Là-bas, ton ou ta petit(e) ami(e) t'attend sur les marches de ton lycée. Tu l'embrasses. Tu fais un calin à ton ou ta meilleur(e) ami(e). Tu vas en cours. Et puis tu rentres. Re-rituel. Tu crois que tu es heureux.
    Et voilà. Le lendemain, pareil et ainsi de suite toute la semaine. C'est parfait. Du moment que ton bonheur tu le trouves là. Du moment que tu as trouvé comment être heureux et avec qui tu l'étais. Vraiment.
    Et bien pour d'autres, ce bonheur là ne convient pas, ne convient "plus" peut-être. Tous les matins, ils se lèvent avec la crainte d'être "différent(e)s" et de s'apercevoir qu'il n'aime peut-être pas celui/celle qu'elle croit aimer...
    Dans le fond, ce n'est pas d'eux même qu'ils ont peur, mais de gens comme vous, qui jugent au premier regard ou même...sans regard aucun. Leur bonheur est à portée de mains. Dans ses* bras, à lui, ou elle. Et non. Impossible. Ils n'ont pas envie de se cacher pour vos beaux yeux. Ils ne veulent pas vivre leur bonheur à 50 %. L'accepteriez-vous ? Vous empêchent-ils de vivre le vôtre ? Et où est le péché ? Ils aiment MERDE ! Ils aiment peut-être plus que nous, et sûrement mieux aussi ! Ils aiment et on les juge pour cela. Sans savoir. Et sans chercher surtout.
    Et si votre enfant vous apprenait un jour qu'il était homosexuel ? Le bannirez-vous ? Franchement... Si ces hommes et ces femmes commettent un péché en aimant, alors je n'ose imaginez celui que vous commettez en les haissant...

    Et l'amitié ! Parlons en un peu de l'amitié !
Comme je vous l'ai dit au début de ce magnifique monologue, je suis hétéro. J'ai été élevé dans une famille tolérante et pourtant, mes parents semblent hermétiques, tout comme vous, à l'homosexualité. Pas méchants. Mais comme vous, et contrairement à tous leurs principes d'éducation, ils jugent. Sans connaître, sans savoir. Alors voilà, j'ai grandi dans une famille comme celle-ci, avec des parents qui m'ont appris à donner avant de prendre. Donner avant de recevoir. Donner, partager, tolérer. Je crois que ce sont les mots clés. Malgré cela, j'ai aussi grandi en ayant ancré en moi un certain schéma familial. Le papa, la maman et les enfants. Comment ce pourrait-il être autrement ? Et puis il y a quelques temps, j'ai appris par un tiers que mon meilleur ami était bisexuel. Ma réaction ? Les pleurs. Je ne pourrais pas exactement vous dire pourquoi. Je ne saurais pas l'expliquer comme il faut. En fait, il me semble que je tolérais l'homosexualité tant que ça ne me touchait pas, moi...
   Ce jour là, pas mal de choses ce sont écroulées. Des murs de certitude. Et des montagnes de tendresse sûrement aussi. Lui en vouloir ? Jamais. Le regretter à ce moment là ? Peut-être, sûrement même. Je me battais contre moi-même tandis qu'il se battait contre le regard des autres. Et je n'étais pas là pour lui. Absente. Est-ce cela que d'être amis ?
Je ne compte pas les nuits, les jours passés à pleurer en me demandant ce qui avait pu faire de moi une personne tellement horrible et intolérante. Je ne me regardais plus dans les miroirs et j'évitais les vitrines des magasins. Cesser de l'aimer ? Jamais, pour rien au monde. En fait, il me semble que c'est ce jour là que je l'ai perdu. Je n'avais jamais compris le pourquoi, le comment. Je viens, un an après, de mettre le doigt dessus. Tout était de ma faute.
   
    J'ai beaucoup aimé ce témoignage, la sincérité de cette attitude. Mais l'important c'était de réagir comme tu l'as fait, de se rendre compte d'abord que tu risquais d'être intolérante et de continuer ensuite à aimer ton ami comme avant.

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lancien

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