Samedi 17 novembre 2007 à 10:45

Sexualité, Homosexualité




     Il faut croire que certains n'ont pas aimé mon dernier article ou l'ont mal interprété. Il y a peu de commentaires mais certains ont préféré m'envoyer un mail et cinq de mes correspondants auxquels je donnerai des prénom fictifs - mais explicites pour eux - m'ont envoyé des mails de protestations et critiques.

   
J'aime bien les critiques car cela m”apporte des idées et me fait évoluer dans mes convictions, mais je les aime quand elles sont constructives et polies.
    Alors Toto, tu me parles de pédé et de gouines et je trouve cela anormal. C'est la même position que le raciste qui traite un noir de sale nègre; c'est méprisant, cela ne sert à rien qu'à éventuellement faire de la peine aux autres et à montrer que tu es intolérant et que tu ne respectes pas la liberté des autres.
    Tu me dis que ces jeunes feraient mieux d'aller écouter des concerts, mais apprécierais tu que l'on te dise que ta passion pour Tokio Hôtel est débile et celle d'un dégénéré qui suit la mode comme un mouton ? Je pense que tu te sentirais vexé, que tu haîrais celui qui te dirais cela et que tu ne lui adresserais plus la parole.
    L'intolérance mêne ainsi à l'isolement et à la colère de ceux qu'on agresse.
    Tu me demandes aussi si j'ai des tendances homosexuelles pour écrire cet article.  Je pourrais te dire que cela ne te regarde pas mais je préfère te rassurer : non je n'ai jamais été attiré par un homme et j'ai une femme, quatre enfants et huit petits-enfants. lol


    Falbala,
tu me dis que c'est horrible et un péché d'être lesbienne.
Je respecte tout à fait ta religion, mais, quand j'étais jeune j'ai lu les évangiles, la bible et le coran (évidement dans des traductions en français) et j'ai eu des ami(e)s catholiques, israélites, musulmanes et agnostiques.

    Il ne me semble pas qu'il y ait à l'origine de ces religions des condamnations des homosexuels et je pense que ce sont les hommes qui ont ensuite jeté l'anathème,
parce que c'est commode de trouver des bouc-émissaires parmi ceux qui sont peu nombreux pour détourner l'attention des autres, des questions qu'on ne veut pas évoquer.
    Mais cela me paraît faire preuve de bien peu de charité chrétienne que de rejeter ainsi les homosexuels dans un ghetto et c'est oublier que le Christ avait tendu la main à Marie-Madeleine en la traitant comme une femme à part entière.


    Mozart,
tu aimes la musique classique comme le jazz et le rock et même le métal, alors tu as des goûts pluralistes. Et tu me dis que jamais tu ne pourrais te lier d'amitié avec une lesbienne, et encore moins l'avoir pour petite amie.
    Là d'abord tu es un peu prétentieux, c'est elle qui sans doute ne voudrait pas de toi !! Mais en admettant qu'elle t'accepte, tu aurais sans doute une petite amie très tendre et aimante, aimant les calins et tout aussi fidèle.
    Mais je pense sincèrement que tu as tort. Les lesbiennes sont très peu différentes en tant qu'amies des autres femmes. J'ai eu dans mon métier, des collaboratrices très proches qui étaient homo ou bi-sexuelles, et c'étaient des ingénieurs remarquables que j'étais très heureux d'avoir pour collègues, à la fois sur le plan professionnel et humain.
    Tu n'aurais rien remarqué de leur tendance, qui ne regardaient qu'elles. Je ne le savais que parce qu'elles me l'avaient dit; on en parlait souvent et leur amour pour leur compagne était la même que celle qu'elles auraient eu pour un compagnon. Elle ne cherchaient pas à s'afficher, ni à porter leur orientation comme un étendard, mais simplement à vivre avec celle qu'elles aimaient.

     Les lesbiennes sont des femmes à part entière, fort peu différentes des femmes hétérosexuelles.
   
Quant à la jeune femme bi-sexuelle, elle n'avait rien comme tu le crois d'une “assoiffée du sexe”, mais au contraire voyait dans la personne qu'elle aimait, beaucoup plus le coté humain et sentimental et appréçiait en elle la douceur de l'amour tant sentimental que physique et elle détestait les hommes machos ou vulgaires.

    Troyenne, t
u es très jeune et tu as déjà un petit ami, et tu dis être heureuse, mais tu ne sais pas pour combien de temps, et tu me dis que jamais tu n'aurais osé faire avec une autre fille, ce que tu fais avec ton copain et que cela n'aurait pu être des amours complètes et durables. Je suis content que tu sois heureuse, mais tu as de la chance; profites en.
    Je n'ai jamais dit que toutes les adolescentes avaient, à un moment donné, une petite amie. Je pense que cela reste exceptionnel et qu'on peut d'ailleurs trouver à cela des explications. (voir mon article suivant).
    Mais je pense que ce n'est pas une raison, parce que ces adolescentes sont peu nombreuses pour que la majorité les traite d'anormales et considère leur tendance comme une déviation, presque comme une maladie honteuse.
   
Tu dis toi même qu'à votre âge et de nos jours, l'amour avec un garçon risque d'être éphémère. Je pense que contrairement à ce que tu affirmes, celui entre deux filles est en général plus durable.
    En effet l'aspect émotif, sentimental est beaucoup plus pofond. Les jeunes actuels - surtout les garçons - sont souvent conditionnés par les médias et voient avant tout dans l'amour, l'acte sexuel.
    La plupart des jeunes filles qui m'écrivent et qui ont une “petite amie” ont en fait une relation platonique, très sentimentale, dans laquelle elles découvrent la tendresse de l'amour et l'émotion de la découverte de l'autre.
    Et quand bien même elles iraient plus loin, je comprends que tu n'aies pas envie d'un contact physique avec une autre fille, mais je ne vois pas bien ce que tu trouves de désagréable et de honteux dans l'acte entre deux filles par rapport à celui entre un homme et une femme.

    Mon article est déjà bien long. et je voulais vous donner “maman inquiète” , des explications sur le comportement de votre fille et vous rassurer un peu.
    Je le ferai donc dans l'article suivant.


Samedi 17 novembre 2007 à 10:37

Sexualité, Homosexualité



"Maman inquiète, vous me dites que vous vous faites beaucoup de soucis depuis que vous avez découvert que votre fille adolescente avait une "petite amie" qui était une fille et non un garçon.
    J'allais vous écrire, mais j'ai pensé que la réponse que j'allais faire pouvait intéresser d'autres jeunes et d'autres parents et que, à condition d'être discrète, cette réponse pouvait figurer sur ce blog.

    Je comprends votre inquiétude. J'aurais un enfant adulte homosexuel, je serais un peu inquiet pour lui, parce que je l'aime et que je sais qu'il sera la cible de personnes qui ne le comprennent pas, qui sont intolérantes et n'acceptent pas qu'on soit autrement qu'elles.
Je sais aussi que la vie de couple est plus difficile, car les lois n'ont pas toujours prévu ce cas, et que d'autre part, les enfants - s'il y en a - sont étonnés de cette situation qui n'est pas celle des autres foyers avec un père et une mère, sont aussi la cible des remarques de leurs copains et quelquefois souffrent de cette situation d'exception.
    C'est vrai que la vie et les amours d'une personne homosexuelle ne sont pas faciles et pourtant la France est un pays plus tolérant que d'autres dans ce domaine.
    Je pense aussi que cela s'améliorera et que peu à peu les jeunes se rendront mieux compte et seront plus tolérants que leurs ainés.
    Il suffit pour cela de lire les commentaires à propos de mon article précédent (1)
    Je vous comprends donc, mais je crois que votre cas est différent car votre fille est encore une jeune adolescente et je voudrais d'une part vous donner des explications et essayer de vous rassurer.
    Parmi les correspondantes qui m'écrivent certaines sont dans une situation voisine de celle de votre fille, et me confient certains de leur problèmes, d'autres ont des amours malheureuses avec des garçons et se confient aussi et j'ai ainsi acquis depuis trois ans une vision différente concernant les amours des jeunes.

    Si l'on lit les compte-rendus de recherches scientifiques sur le cerveau et l'homosexualité (j'ai déja fait plusieurs articles sur mon blog à ce sujet), mais qui ne concernet que des adultes), on constate que dans beaucoup de cas, une très légère différence peut expliquer cette orientation : centres de l'hypothalamus qui régissent la sexualité, plus proches des mêmes centres des femmes, chez les garçons homosexuels. et chez une partie des filles lesbiennes, on note un taux de testostérone plus élevé.
    Les psychologues ont aussi constaté que chez d'autres homosexuels, c'était une question d'éducation, une fille ayant été élevée comme un garçon manqué et un garçon comme une petite fille, parce que leurs parents souhaitaient un enfant du sexe opposé.
    Et puis il y a des cas qui ne s'expliquent pas probablement dûs à une rencontre particulière et attachante.
    Mais dans l'ensemble, pour les adultes homosexuels, on peut en partie comprendre l'origine de leur orientation, qui est alors durable.
    Un adolescent qui est dans un tel cas, a donc de fortes chances de rester homosexuel lorsqu'il sera adulte.

    Mais ce n'est pas le cas de la plupart des adolescents et surtout des adolescentes qui ont un(e) petit(e) ami(e) du même sexe.
    Le nombre de jeunes adolescentes qui ont une “petite amie de coeur” est beaucoup plus important que lorsque j'étais jeune et je pense en connaître certaines des raisons. Et cela ne préjuge pas de leur orientation future, bien que cet amour soit très profond et sincère.
    C'est cela qui est peu connu des parents et que je voudrais vous expliquer.

    Si vous lisez mes articles précédents, vous verrez que je dis que les jeunes d'aujourd'hui ressentent un grand “déficit de tendresse”, même si leurs parents, comme vous, les aimez beaucoup.
    C'est dû comme je l'ai expliqué, à leur état d'adolescent pris entre le désir de liberté et la crainte de s'éloigner peu à peu du nid familial, et également à l'emprise des médias (mais aussi à la mauvaise habitude des parents de leur demander leur avis sur tout et de combler tous leurs désirs), qui les considèrent comme des adultes alors qu'ils sont encore des enfants et les font entrer dans notre “société de consommation”
    A coté de cela les médias font l'apologie des amours tous azimuths, de la conquête et du sexe, des familles recomposées (qui constituent une réalité) et finalement d'amours assez superficielles et de courte durée, où on ne sait pas bien si la motivation est sentimentale ou sexuelle.
    Il en résulte ce que j'appelle un peu méchamment la “course au (à la) petit(e) ami(e)” et le choix très rapide d'une personne pour laquelle on a une attirance soudaine, mais qu'on ne connait pas et on ne sait pas si ces sentiments ont quelques chances d'être durables. 60% des jeunes qui m'écrivent ont un gros chagrins d'amour  (essentiellement des filles et c'est un garçon qui est en cause).
    De plus beaucoup de garçons font leur éducation sexuelle (négligée par les parents et très théorique à l'école) dans les films pornos, qui présentent de façon complètement erronée les réactions sentimentales et physiques des femmes et ils deviennent souvent des amants trop impatients et parfois des “brutes sexuelles” qui ne pensent qu'à leur plaisir. Vous seriez également étonnée de voir le nombre d'adolescentes qui me disent que leur “première fois” s'est très mal passée et qui la ressentent presque comme un viol. Et évvidemment certaines de leurs camarades le savent.

    Alors il y a de quoi, pour une jeune introvertie, timide, romantique, et qui n'a aucune expérience de l'amour, de se sentir perdue dans ce monde mystérieux et hostile. Comme les autres adolescentes, elle voudrait bien quelqu'un qui soit tendre avec elle, qui veuille bien la guider dans cette quête, mais elle a peur des garçons et de leur brutalité. Elle ne leur fait pas confiance, a peur de se faire berner, ne sait pas comment reconnaître s'ils sont sincères; ils sont tellement différents d'elle !! Peut être est elle trop exigeante, trop idéaliste.?
    Et d'un autre coté elle voit ses camarades avoir un petit ami, alors elle se sent presque anormale, pas “capable” d'en avoir et ressent un grand complexe d'infériorité et de manque de confiance en elle.
    Alors une de ses amies et peut être confidente, a les mêmes problèmes et peu à peu, il leur vient à l'idée qu'elles peuvent découvrir une partie du mystère de l'amour sans risque, sans les garçons, avec quelqu'un de très proche qui a les mêmes problèmes, qui vous comprend mieux.
    Certes cela n'enlève pas toutes leurs craintes, mais là, elles ne sont plus paralysées, elles osent et gôutent à la joie de se découvrir, les grandes discussions à deux, l'intimité et les jardins secrets, les calins et bien des caresses innocentes.
    Et quand bien même elles iraient plus loin, cela leur apportera une expérience sans risque de brutalité, remplie de douceur.
    Puis le temps, les études, la vie, les séparera; elles resteront amies. Leur idylle sera un bon souvenir, mais surtout leur aura apporté de la confiance en elles, une assurance vis à vis d'un éventuel amour (et amoureux).
    Et un jour elles rencontreront un garçon qui leur plaira.

    Ce que vous me dites de votre fille et de son amie me paraît relever de cette situation.
    A votre place, je ne leur reprocherais surtout pas leur attitude.
    J'essaierai de les éclairer sur leur sentiments, sur ce qui leur arrive , j'essaierais juste de les accompagner, avec votre amour de mère, plus expérimentée qu'elles, de les aider à leur apprendre ce qu'elles ne savent pas, de leur montrer qu'elles ont jeunes et ont tout l'avenir devant elles.

    Eventuellement, si vous le souhaitez, donnez leur mon adresse; elles peuvent venir lire mes articles ou m'écrire. Je leur répondrai, mais ce qu'elles me diront restera entre elles et moi.

Mercredi 27 décembre 2006 à 8:47

Sexualité, Homosexualité

     J'ai essayé de vous montrer très brièvement comment fonctionnait notre cerveau.
Nous allons maintenant essayer de nous servir en pratique de ces connaissances :
    

     J'ai eu parfois quelques mails qui m'ont posé la question “et les homosexuels ?”
     Question un peu délicate, mais pourquoi ne pas répondre.
     Bien entendu je me placerai sur un plan strictement scientifique, neurobiologie ou psycho, je ne veux en aucun cas créer de polémique.


     Les livres de neurobiologie et de nombreux compte-rendus d'études (américains notamment), traitent des centres du cerveau qui interviennent dans le comportement sexuel des hommes et des femmes, dans une relation sexuelle normale. On connait donc des mécanismes cérébraux et nerveux relatifs au désir et à l'acte lui même.
 Deux zones du cerveau central sont principalement concernées dans ces rapports, l'hypothalamus et le septum, ainsi que des nerfs qui commendent les muscles pelviens.
     Les mécanismes hormonaux sont évidemment très importants.
     Ces mécanismes “physiologiques moteurs” sont assez différents chez l'homme et chez la femme, mais ils restent  vrais pour chaque sexe, quelque soit la nature du partenaire.
     En fait une étude de l'homosexualité n'est pas une étude de l'acte, mais de l'orientation préalable du désir vers une personne du même sexe, ce qui est très différent et beaucoup plus complexe, parce que c'est beaucoup moins factuel et plus abstrait.

     On ne trouve pas facilement des études sur ce problème, elles sont surtout américaines. C'est vrai que c'est très difficile à étudier car l'expérimenattion animale n'est pas possible sur un tel sujet , et on ne peut expérimenter (heureusement !) sur l'homme comme sur un animal.
     D'une part le nombre d'homosexuels sur lesquels on peut faire une étude est très limité et d'autre part il faut attendre leur mort pour pouvoir examiner leur cerveau (et que la famille l'autorise!).
     Enfin ces études sont faites sur des personnes adultes et souvent âgées (lors de l'autopsie) alors que la formation du cerveau dans ce domaine intervient dans l'adolescence. Les explications sont donc délicates. Cela dit certains circuit nerveux se modifient la vie durant et surtout la production d'hormaones est éminemment variable.
    
     En ce qui concerne les adultes, j'ai trouvé trois explications générales de tendances homosexuelles, mais rien n'indique qu'on ait ainsi fait le tour du problème.

     Chez les femmes, on a noté une activité relativement très supérieure à la normale des glandes surrénales, induisant des taux anormalement élevés d'hormones androgènes.
     Ces femmes présentent dans leur enfance des comportements de “garçon manqué” et devenues adultes, ont souvent tendance à nouer des relations homosexuelles.
     Par analogie avec des études menées sur des rongeurs, il est possible que ces niveaux élevés d'androgènes circulants, aient “orienté” les circuits cérébraux à l'origine dimorphes (notamment au niveau de l'hypothalamus), dans un sens masculin plutôt que féminin, avec pour conséquence, des jeux plus aggressifs et finalement, le choix d'un partenaire sexuel féminin.

     Chez les hommes, des chercheurs (notamment LeVay aux USA) sont arrivés à la conclusion que certains noyaux de l'hypothalamus pouvaient être en relation avec l'orientation sexuelle.
     Ils ont montré notamment qu'un noyau de l'hypothalamus (appelé dans leur jargon NIHA3) était deux fois plus gros chez les hommes hétérosexuels que chez les homosexuels et que, au contraire, un autre noyau (dit suprachiasmatique car il est localisé dans l'hypothalamus juste au dessus du chiasma optique, le croisement à l'entrée du cerveau des nerfs optiques droit et gauche), était deux fois plus gros chez les hommes homosexuels que chez les hommes hétérosexuels et les femmes.
     Je n'ai pas trouvé dans la littérature d'explication valable de ces constatations. Les hypothèses sur le dévéloppement de ces noyaux sous l'effect des hormones androgènes sur les gênes sont assez contradictoires.

     Des psychologues ont également mis en lumière l'influence de l'éducation sur l'orientation sexuelle.
 Ils ont montré qu'un certain nombre d'homosexuels avaient été élevés par leurs parents comme un enfant de sexe opposé, (parce qu'ils désiraient un enfants de ce sexe opposé à celui qu'ils avaient eu).
     Cependant ils n'ont jamais pu montrer la relation de cause à effet entre les deux faits, relation qui reste une hypothèse.

     Nous n'avons pas de certitude d'explication physiologique ou psychologique de l'homosexualité, mais ce qui est certain, c'est qu'il est aussi absurde de reprocher à quelqu'un cette orientation, (pire encore de la considérer  comme immorale et de l'exclure de la société), que si on excluait ainsi un gaucher par rapport aux droitiers, ou quelqu'un qui souhaitait être scientifique, auquel on aurait donné une instruction littéraire (ou inversement).

     Enfin un dernier point que je traiterai dans un prochain article : beaucoup d'adolescents à l'éveil de leur sexualité, croient avoir des tendances homosexuelles (ou bisexuelles). Il s'agit d'un phénomène naturel très explicable, et malheureusement, certains parents, non avertis ont quelquefois déclenché des réaction très regrettables,  par des interventions bien innoportunes dans ce domaine.




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