Vendredi 11 février 2011 à 8:08

Eveil, sommeil, rêves

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    On croyait jusqu’à présent que lorsqu’on s’endormait, tout le cerveau plongeait très rapidement en même temps dans une activité réduite, de façon globale et homogène.

    Une étude du Service de neurologie de l’Hôpital de Lyon, et de l’INSERM et de l’université de Lyon, dont les équipes  étudient les phases de l'endormissement et la façon dont le cerveau change d'activité au moment de basculer dans le sommeil, remet en question cette conception.
    Un patient épileptique est soigné dans ce service et il a fallu lui implanter des électrodes dans le cerveau pour localiser l'origine de ses crises. Michel Magnin et son équipent en profitent pour suivre l'activité de différentes aires de son cerveau, 24 heures sur 24.
    Quand le sommeil commence à envahir son cerveau, ces chercheurs constatent que, contrairement aux hqpothèses qui prévalaient jusqu'à maintenant, c'est le thalamus qui passe le premier en mode sommeil, avec des décharges périodiques des neurones  qui passent de 40 à quelques décharges par seconde.
    Le thalamus coordonne nos sensations (voir mon article du é” décembre 2010), les trie et envoie au cortex frontal les informations qu’il juge importantes et qui viennent alors à la conscience.
    Donc quand il se met ainsi en sommeil, nous ne percevons plus avec nos sens ce qui se passe à l’extérieur ou du moins, même s’il restes quelques perceptions, nous n’en sommes plus conscients

    Lentement, l’activité se ralentit ensuite ensuite dans d'autres zones : notamment frontales et temporales. On n’a plus conscience de ce qui se passe, on ne réfléchit plus, on ne coordonne plus le fonctionnement rationnel du cerveau.

    Le patient dort, et pourtant, certaines zones de son cortex sont encore éveillées. Plus de 1S minutes après, on note encore une activité de haute fréquence caractéristique de l'éveil dans certaines aires cérébrales.
    Tout se passe comme si le thalamus, sorte de relais entre les informations extérieures et le cortex cérébral, donnait le signal du repos au reste du cerveau, qui met ensuite du temps à s'abandonner entièrement aux bras de Morphée.

    Selon les neurobiologistes, le thalamus répond aux consignes de deux autres centres régulateurs, l'hypothalamus et une zone du tronc cérébral, lesquels tiennent compte de l'état de fatigue de l'organisme et de l'avancement de la journée, certains neurones du tronc cérébral battant la mesure de la fréquence des oscillation  et peu, à peu,  Ce mécanisme enclenché, l'activité à quatre oscillations par seconde environ au lieu de 40, gagne ensuite progressivement l'ensemble du cortex, provoquant l'assoupissement, cette fréquence faible permettant une économie d'énergie essentielle au repos.

     Lorsqu'on s'endort, il faut ainsi savoir que certaines zones du cerveau restent actives et continuent de produire des perceptions, des images, des bribes de pensées, après la baisse d’activité du thalamus et de notre cortex frontal siège de la pensée consciente.
    Dans les moments qui précèdent le sommeil total ces activités rémanentes et fragmentaires de diverses zones corticales qui tardent à s'endormir se manifestent et échangent encore, notamment au niveau de la mémoire et ainsi certaines de nos préoccupations ou de nos sensations des dernières minutes, interfèreront ensuite avec l’activité nocturne du cerveau au repos, qui va éliminer toutes mes mémorisations inutiles, et interviendront ainsi dans nos rêves..

Mercredi 17 novembre 2010 à 8:31

Eveil, sommeil, rêves

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    Vous avez sûrement constaté qu’après une bonne nuit, les idées éclosent comme par miracle. Le soir, vous vous couchez, I'esprit fatigué, cherchant en vain la solution d'un problème. Le lendemain matin, tout semble clair.
    Personnellement, en vieillissant on a moins besoin de dormir et on a le sommeil plus léger. Il m’arrive souvent de rester éveillé vers 3h du matin pendant une heure et demie (les 90 minutes de la durée d’un cycle de sommeil) et  quand je pense aux problèmes que je rencontre, soit  dans mon travail de syndic bénévole, soit d’organisation de conférences et visites techniques, soit aux problèmes de mes correspondant(e)s du blog, c’est souvent pendant cette insomnie que je trouve les solutions et elles viennent simplement à l’esprit et on ne comprend pas pourquoi on n’y avait pas pensé plus tôt..
    Que s'est-iI passé?

    Le cerveau a traité les informations pendant le sommeil, quand notre conscience était endormie.


    Ces vertus du sommeil ont été mises en évidence par des neurobiologistes de l'Uníversité de Lubeck.
Ullrich Wagner et ses collègues ont soumis des volontaires a des calculs mentaux, afin d'examiner s'ils trouvaient une règle simple permettant d'éviter les longues opérations fastieuses. Cette règle avait été établie, mais tue par les expérimentateurs.
    Les sujets, dans le meilleur des cas, en avaient '" I'intuition dans un éclair de lucidité.
    Les participants ont été dívisés en deux groupes : le premier calculait pendant une heure le matin, puis passait la journée à d'autres occupations, et reprenait les calculs le soir. Le second devait faire des calculs avant de s'endormir, puis recommencer le lendemain matin. Dans le premier groupe, 20 pour cent des sujets ont trouvé la règle qui évitait les calculs interminables. Dans le second groupe, ils ont été 60 pour cent.
    Que s' est-il passé pendant qu'ils dormaient?

    Je vous ai souvent parlé dans de précédents articles de l’hippocampe, le “professeur de la mémoire”  et des lobes frontaux qui réfléchissent, organisent et dirigent les centres cérébraux qui s’occupent notamment de la mémoire et des souvenirs.
    Pendant le sommeil, les lobes frontaux, l’hippocampe, les centres de la mémoire et  le centre de Broca (dans le cortex temporal gauche), qui gère l’expression écrite et orale mais aussi les calculs mathématiques, échangent des informations, et classent, éliminent le superflu de celles emmagasinées dans la journée. Celles qui semblent inutiles sont supprimées. Les autres sont mémorisées et reliées à l’existant de la mémoire par des liens logiques et hiérarchisés.
    Ainsi les règles de calcul mémorisées par I'hippocampe dans le cas de l’expérience précitées ont été transférées aux lobes frontaux, et là elles ont été associées a un « savoir-faire » mathématique acquis grâce aux expériences passées.
    Il en résulte par un mécanisme qui reste a élucider, une intuition de la solution, qui remonte alors au cortex frontal, et par la suite à la conscience, quand on se réveille.
    il est probable que le flot énorme d’informations empêchait les idées de découler les unes des autres.
    Les informations inutiles ayant été éliminées, les informations pertinentes ayant été rapprochées quand elles avaient une cohérence et des liens logiques, il en résulte des associations nouvelles qui ne pouvaient se produire auparavant.

    Et la créativité, c’est seulement le rapprochement d’idées, de données, que l’on ne faisait pas l’instant passé ou auquel d’autres n’ont pas pensé.

    Pour réussir, le travail est une chose essentielle, apprendre, mémoriser des connaissances, mais iI est également important de se reposer en dormant, pour avoir de bonnes idées. Ne vous couchez pas trop tard en trainant sur internet ! lol

Dimanche 7 novembre 2010 à 9:16

Eveil, sommeil, rêves

J’ai lu une information qui m’a laissé perplexe. Je vous la résume:

    http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures1/sommeilQI.jpgUn enfant dort beaucoup plus qu’un adulte et ce d’autant plus qu’il est petit.
    Les enfants ont besoin de sommeil, mais dans des proportions variables. Un enfant qui ne dort pas 12 heures par nuit n'est pas forcément handicapé pour autant !
     Une étude statistique a montré que les enfants qui dorment moins que les autres ont généralement les quotients intellectuels les plus élevés. En moyenne, un enfant gagnerait six points de QI par heure de sommeil en moins.
    Les psys qui ont fait l’étude pensent que les plus intelligents se fatiguent moins à l'école pendant la journée, et ont moins besoin de dormir.
    Mais ne croyez pas pour autant qu’en vous forçant à moins dormir vous deviendrez plus intelligent !!!
    J’avoue être un peu sceptique. Le QI n’est pas toute l’intelligence et l'étude a été réalisée sur un nombre assez faible d'enfants.
    Disons que chacun suit son développement à son rythme et le sommeil est un besoin physiologique qui s'adapte à chaque enfant.

    J’ai lu aussi une étude plus sérieuse sur la “profondeur” du sommeil.

http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures1/sommeil.jpg    Certaines personnes se réveillent au moindre bruit; d'autres continuent à dormir même dans les environnements les plus bruyants.: moteurs, sonne- ries de téléphone, claquements de portes....  Comment font-elles ?
    Jefferey Ellenbogen et ses collègues de l'Université de Boston ont montré que leur cerveau présente une activité électrique particulière pendant le sommeil.
    Vous trouverez dans ce blog des articles sur les diverses phases de sommeil. Je vous ai également expliqué que le thalamus rasselmblait toutes les perceptions de nos sens, faisait un tri et transmettait celles qui étaient pertinentes à notre cortex frontal, qui va alors analyser ces sensations.
    Il y a donc des voies nerveuses importantes entre ces deux parties du cerveau, que l’on appelle les faisceaux thalamo-corticaux.
    La différence entre personnes sensibles et indifférentes au bruit se manifeste lors de la seconde phase du sommeil profond, qui commence environ 15 minutes après que vous vous endormiez
    Lors de cette phase dépourvue de rêves, le cerveau est le siège d'oscillations électriques rapides, dont la fréquence peut être plus ou moins élevée selon les individus.
    Ces oscillations reflètent une activité spontanée “endogêne” des voies nerveuses reliant le cortex cérébral au thalamus, c’est à dire qu’elles ne correspondent pas à des stimuli externes.
    J. Ellenbogen et ses collègues ont constaté que les personnes ayant les fréquences les plus élevées dans ces faisceaux thalamo-corticaux pendant cette phase du sommeil sont les plus résistantes à toutes sortes de bruits
    Cette fréquence élevée semble empêcher toute transmission d’une information extérieure du thalamus au cortex de sorte que le sujet devient imperméable aux stimuli sonores extérieurs, alors qu’une fréquence moindre laisse passer certains de ces signaux, qui peuvent alors entraîner l’éveil du dormeur...
    La fréquence ainsi constatée est une caractéristique très stable chez un individu, et devient ainsi un bio-marqueur de la force du sommeil.
    On sait par ailleurs qu'elle diminue avec l'âge, tout comme la profondeur du sommeil ; qu'elle est partiellement héréditaire puisque les jumeaux ont des fréquences identiques, et que les personnes dotées des plus hautes fréquences ont aussi les meilleures capacités de consolidation des souvenirs pendant le sommeil.

    Voici enfin une étude qui m’a amusé. J’espère qu’elle ne vous perturbera pas !
    Où disposer son lit dans une chambre à coucher ?

http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures1/croco.jpg    D'après Matthias Spörle et Jennifer Stich, (rien à voir avec le héros de dessins animés qu'imite une de mes correspondantes !) de l'Université de Munich, ce genre de question obéit à des impératifs de survie hérités de la préhistoire.
    Nos ancêtres préhistoriques devaient trouver pour dormir, un endroit sûr à l'abri des prédateurs, le moins visible possible, mais offrant un point de vue  sur les accès au lieu. pour pouvoir les surveiller.
     En conséquence, dans notre société, un individu “normalement constitué” devrait avoir tendance à disposer son lit le plus loin possible de la porte, légèrement décalé du côté où elle s'ouvre pour détecter l'arrivée d'un intrus avant d'être lui- même découvert.
    Les psychologues ont élaboré une expérience où des sujets avaient le choix de disposer un lit à leur convenance dans une pièce de dimensions moyennes comportant une table, une chaise, un placard, le lit et une porte.
    La majorité des 138 participants ont disposé le lit au fond de la pièce, loin de la porte, non pas dans l'axe de cette dernière, mais plutôt du côté vers lequel s'ouvre le battant, de façon à ce qu'une personne entrante ne voie pas le dormeur mais que ce dernier soit  immédiatement prévenu de son arrivée.
    C'est cette configuration qui optimise les chances de survie d'un Homo sapiens en cas d'irruption d'un agresseur, en réduisant ses temps de réaction !

    Mes gentilles correspondantes, ne faites pas trop de bruit en bougeant votre lit ce soir ! lol

    Mon lit est effectivement placé à l’opposé de la porte, mais je l’ai mis ainsi pour ne pas avoir sur le lit, l’air qui passe par la porte que je ne ferme pas pour des raisons de renouvellement de l’air. Et cela permet de mieux circuler quand je rentre dans la chambre.
    Je ne dois pas être un homo sapiens !

Mardi 2 février 2010 à 8:39

Eveil, sommeil, rêves

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     La question difficile à laquelle je vais essayer de répondre aujourd’hui est la suivante :

    “ La notion de "bassin attracteur" que je découvre pour la 2de fois dans les articles sur les rêves ici implique des regroupements de synergies "non-conscientes", entre groupes de neurones et zones cérébrales. Il y a donc comme une aimantation, spécifique à chacun, du mode dont l'interprétation du rêve, au réveil, se constitue... Au moins, c'est ainsi que j'interprète ton texte. Tout n'est pas seulement "aléatoire", en fonction des entrechocs de sensations ou d'événements au moment du réveil. “

    Maud me pose toujours des questions intéressantes, (et cela me plaît), mais ce n’est pas toujours facile de répondre simplement, car elles sont souvent proches de la limite de nos connaissances relativement sures. 
    Je vais essayer de répondre à la question : "qu'est ce qui est aléatoire et spécifique de la personne dans le rêve ?"sans utiliser la terminologie des chercheurs et celle de bassin attracteur et il faut que je retourne aux aspects de mémoire.

    Dans notre mémoire nous avons de très nombreux groupes de neurones qui correspondent à des notions élémentaires acquises, la plupart du temps liées au langage, et qui sont si je puis m’exprimer ainsi “multitâches”.
    Par exemple les couleurs : un groupe de neurones associe le nom de la couleur et sa nuance, à la sensation procurée par les neurones de la vision qui  définissent cette couleur en interprétant le mélange en proportions définies d’influx nerveux rouge, vert, bleu des cônes de la rétine.
    Les formes élémentaires ou plus compliquées dont nous avons dans l’hémisphère droit, une représentation spatiale.
    Des objets courants pour lesquels des groupes de neurones sont de façon privilégiée associés par des connexions plus fortes et qui  vont nous permettre de connaître le nom de l’objet, son image approximative, son usage et divers détails qui se rapportent à cet objet.
    Chose remarquable, le positionnement dans le cerveau des centres mémoriels correspondant à des objets, assez confus chez le jeune enfant (cela correspond à des images et des souvenirs de préhension), se réorganise entièrement lorsque l’enfant a appris à parler. Les notions d’animaux sont toutes situées à coté les unes des autres, celles des outils également, bref une classification par nature, sans doute pour permettre des recherches plus facile dans notre mémoire.
    Des notions abstraites comme la lecture ou l’écriture, c’est à dire l’action de lire ou d’écrire.
    Tout cela est donc très structuré et les connexions entre groupes de neurones (ce sont les “bassins attracteurs”) qui se font inconsciemment ne sont pas aléatoires .
    Je suppose que vous voyez une personne qui prend des notes  sur un livre taille A5 dont la couverture est bleue.
    Aussitôt de façon inconsciente, (les neurologues diront analogique), notre cerveau va connecter ensemble, le visage de la personne, les notions abstraites de lecture et d’écriture, la forme, la taille du livre, la couleur bleue, le nom “livre”, le nom de l’outil “crayon à bille” sa forme, sa couleur.
    De plus notre mémoire associative va aller aussi chercher des informations sur cette personne son nom, le lien qui nous unit, où elle habite, son métier, bref diverses informations qui sont connectées sans que nous en ayons conscience et qui seront prêtes à être envoyées au cortex frontal s’il en avait besoin.
    Et le cerveau émotionnel va rajouter quelques “impressions sentimentales” concernant la personne, les émotions qu'elle nous procure.
    A cela le cortex frontal va ensuite mettre son “grain de sel logique et explicatif”  : “Falbala, que j'aime bien, étudie ce qui est écrit dans le livrebleu et note en marge avec un crayon à bille, des idées, des réflexions qui vont lui servir à la fac”.
    Et le cortex frontal met aussi un peu d’ordre dans les connexions en appelant certaines et en rectifiant la connexion s’il a l’impression que c’est une erreur.   

    Cela c’est ce qui se passe lors d’une sensation réelle quand nous sommes éveillés.
    Dans le sommeil, les connexions se feront de façon analogue, sauf celle au cortex frontal qui n’est pas en éveil, et d’autre part les connexions se feront moins rigoureusement et des erreurs seront plus fréquentes : le bruit de la porte qui grince sera confondu par les centres de mémoire auditive avec celui du miaulement et sera associé au mot et à l’image d’un chat. Et comme le cortex ne sera pas là pour orienter vers un chat donné, cela pourra être n’importe quel chat, y compris une peluche. (le cortex frontal n’est plus là pour dire : “une peluche ne miaule pas! “).

    Donc éveillé une rigueur certaine dans les associations de neurones, et endormi sans le contrôle du cortex frontal, une certaine part d’erreurs plus importante.   

    Que va faire le cerveau pendant le sommeil : il va évacuer des “souvenirs” et là encore pas n’importe lesquels.
    - Ceux correspondant aux sensations récentes et inutiles, ceux correspondant à nos réflexions avant de nous endormir, ... donc des notions reliées à notre vie et au temps, à notre mémoire chronologique (que les neurobiologistes appellent “épisodique”).
    - Ceux correspondant à des préoccupations lancinantes du moment  et ceux là ont tendance à être évoqués souvent et donc le cerveau va les écarter chaque fois qu’ils se présentent dans le sommeil
    - Des souvenirs traumatisants qui sont peu présents consciemment mais correspondent à des zones du cerveau  qui restent inconscientes et sont considérées comme nocifs. Le cerveau peut y accéder plus facilement pendant le sommeil car les inhibitions sont fortement diminuées et il va essayer de rendre moins nocives ces zones (enfin cela n’est qu’une hypothèse).
    Ce sont donc des souvenirs spécifiques du vécu de la personne qui rêve (y compris les histoires qu’elle a lues ou entendues au cinéma ou à la télé)

    Donc le cerveau va évoquer des souvenirs qui à l’origine sont donc cohérents et de ce fait leurs notions vont apparaîtrent dans les centres d’interprétation des perceptions, comme s’il s’agissait de perceptions réelles externes, alors que ce ne sont que des perceptions virtuelles de provenance interne.
    Mais au départ la cohérence est celle que j’ai décrite ci dessus, avec absence de contrôle du cortex frontal.
    On ne peut pas dire jusqu’à présent que ce soit aléatoire, et cela a une certaine cohérence en relation avec la personnalité de l’individu et ses préoccupations ou sa vie, son vécu.

    Mais là où cela se complique, c’est que le cerveau envoie en même temps des souvenirs différents et que ces sensations relatives à des souvenirs différents, se mélangent dans les centres d’interprétation des perception

    Quand nous nous réveillons et que le cortex frontal commence à refonctionner et à recevoir des perceptions du rêve, il reçoit donc un mélange aléatoire de rêves assez cohérents au départ quand ils étaient séparés, mais il s’agit alors d’un mélange assez incohérent, que les cortex frontal et préfrontal, prenant cela pour des sensations réelles, cherchent à interpréter, comme ils le peuvent et donc de façon forcément erronée et farfelue.
   
    On peut donc essayer d’interpréter des rêves qui au départ avaient une certaine cohérence propre à la personne, mais ils ont,  à l’arrivée, une incohérence notoire, due au mélange dans les centres de perception, et aux interprétations erronées du cortex.
    Cela dit ils peuvent nous renseigner cependant sur certaines pensées présentes dans l’inconscient de celui qui rêve et sur ses préoccupations.


Lundi 1er février 2010 à 8:07

Eveil, sommeil, rêves

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     Je reviens sur le problème des rêves pour répondre à deux questions qui me sont posées :  " rêve t’on en couleur" et "les images (plus généralement les sensations) du rêve sont elles aléatoires ou préprogrammées" pour chacun de nous ?
    Je répondrai aujourd’hui à la première sur la “couleur” des rêves.
 et demain à la notion de la nature des images du rêve




    Rêve-t’on en couleurs ? Oui, pour la majorité de personnes questionnées. Cependant, cela n'est toujours  le cas.



    Cela me rappelle la lecture d’une étude d’Eric Schwitzgebel, de l'Université de Riverside, qui avait étudié les témoignages répertoriés depuis l'Antiquité :
    Du temps d'Aristote, les personnes interrogées sur le contenu de leurs rêves affirmaient déjà rêver en couleurs. Descartes fit la même constatation au XVIlème siècle. Puis Freud et ses contemporains confirmèrent cette tendance universelle deux siècles plus tard.
    Pourtant au XXème siècle, la situation a changé. De nombreux psychologues ont rapporté les cas de patients décrivant leurs rêves uniquement en noir et blanc, d'ombres, de lumières et de formes délavées.
     Le cinéma, la télévision et la photographie en noir et blanc de cette époque auraient influencé le contenu des rêves.
    Puis dans les années 1960, lorsque la télévision et le cinéma deviennent en couleurs, tout semble rentrer dans l’ordre : les gens rêvent à nouveau en couleurs. Soumis à un même questionnaire, 18 pour cent des personnes aux États-Unis déclaraient en 1942 faire des rêves en couleurs, et 71 pour cent en 2002.

    Comment expliquer l'influence des médias sur les rêves? Sans doute les images répétitives et simples les alimentent-elles. Une image cinématographique est plus facile à interpréter et à assimiler par le cerveau qu'une image réelle. Le réalisateur l'a dépouillée de détails inutiles. Dès lors, elle s'imprime plus facilement dans le cerveau et influe sur la perception des autres images.
    De plus les histoires simplifiées, idéalisées et correspondant à nos désirs alimentent plus facilement nos rêves d’où l’influence du cinéma de la télévision, d’internet et des bd, qui maintenant les traduisent par des images en couleur.

    Je rappellerai par ailleurs ce que j’ai déjà expliqué dans des articles de mon blog : les couleurs cela n’existe pas ; ce sont de pures inventions, des reconstitutions de notre cortex.
    Ce qui se propage dans notre environnement ce sont des photons d’énergies diverses. Ils sont plus ou moins absorbés et réfléchis par les objets qui nous entourent.
    Notre oeil reçoit les photons réfléchis sélectivement par un objet. Ils déclenchent un signal nerveux particulier dans trois sortes de cellules de notre rétine qui sont des “cônes”, sensibles à trois énergies particulières.
    Ensuite des cellules situées à l’arrière de notre cerveau interprètent ces signaux et notamment le mélange de ces trois composantes issues de ces trois sortes de cônes et le cerveau mémorise ce signal que nous appelons “couleur de l’objet” en question. Nous lui associons un nom dans notre langage. (les couleurs ce sont nos parents qui nous les apprennent !!)
    Les trois “couleurs” correspondant à chaque sorte de cônes sont mémorisées sous le nom de rouge, vert et bleu.
    Toute proportion de signal correspondant à un mélange donné correspond à une couleur caractéristique. C’est exactement comme la palette RVB de votre ordinateur.

   
Il n’est donc pas étonnant que nous rêvions en couleur car le mécanisme qui sert à définir les couleurs d’un objet réel est le même qui intervient dans le fonctionnement des mêmes neurones lorsqu’une image leur est envoyée pendant le sommeil. Encore faut il que l’image ait été mémorisée en couleur.
    Une image en noir et blanc mémorisée en noir et blanc sera par contre rêvée en noir et blanc.

    Suite à un com de Maud, je rajoute que nous rêvons aussi en 3D, car les centres d'interprétation élaborés de la vision que l'on appelle le "où", sont activés pendant le sommeil et le rêve au même titre que les autres centres d'interprétation des sensations. Ces centres nous indiquent où nous nous trouvons, reconstituant en permanence une cartographie de notre environnement et bien sûr en mémorisant les diverses "cartes". C'est une vision 3D puisqu'elle place les objets, à droite ou à gauche, devant ou derrière  les uns des autres. (et ceci sans lunettes !!)



Vendredi 29 janvier 2010 à 9:12

Eveil, sommeil, rêves

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    Plusieurs mails ou coms me montrent que mes explications sur les rêves étaient nettement insuffisantes; je vais donc les compléter.

    Freud connaissait peu le fonctionnement du cerveau car la neurobiologie était balbutiante.
    Il ne faisait donc que des observations psychologiques sur la population de ses clients de Vienne, population particulière essentiellement atteinte de troubles sexuels.
    Ses hypothèses étaient forcément très aléatoires et il a eu beaucoup de mérite à trouver certaines explications qui soient encore vraies aujourd'hui : le caractère inconscient du rêve, la condensation et le déplacement, son caractère non prédictif.
    Ce qui est étonnant c’est que les psys continuent aujourd’hui à utiliser celles qui sont manifestement erronées : la symbolique des rêves !!
    Concernant les rêves, ses hypothèses de condensation, déplacement et non prémonition semblent toujours vraies, mais par contre la symbolique n’a pas de réalité générale et physiologique (à la rigueur une personne pourrait avoir une symbolique qui lui soit propre, en relation avec ses souvenirs)

    Le mécanisme neurobiologique permet de connaître comment se forme le rêve. Ensuite il faut voir avec chaque rêve et chaque personne comment en fonction de ce processus, son rêve a pu se former. On peut alors en partie l’expliquer, mais pas avec une certitude absolue bien sûr.
    Je reviens sur le processus pour essayer de répondre aux questions posées.


    Le cerveau a des souvenirs conservés mais sans grande importance, ou qui font double emploi ou sont trop nombreux. Ils correspondent à des liaisons entre groupes de neurones peu renforcées, que le cerveau va essayer d’affaiblir encore ou de faire disparaître pendant le sommeil et ce faisant, les souvenirs correspondants excitents les centres responsables des sensations (vue, ouïe, odorat, toucher, goüt, kinesthésie).
    De même le cerveau cherche à éliminer des souvenirs qu’il juge néfastes ayant trait à des sensations ou précccupations présentes consciemment, voire inconsciemment au moment de s’endormir.
    Nous avons en outre des préoccupations et problèmes conscients ou inconscients qui sont lancinants. Les connexions entre groupes de neurones sont alors fortes et le cerveau revient assez souvent de façon inconsciente sur ces “bassins attracteurs" et là aussi, des images et autres sensations sont transmises  aux centres de perception pendant le sommeil.
    Les centres de perception reçoivent donc tout ce fatras d’informations dans un ordre plus ou moins aléatoire.
    Des sensations extérieures peuvent également être enregistrées pendant le sommeil : bruits, sons, odeurs essentiellement
    De même des “états intéreiurs sont ressentis : kinestésie, sensations digestives, respiratoires, cardiaques, douleur ....
    Tous ces éléments peuvent en outre créer dans la mémoire des liens avec des bassins attracteurs qui ne sont pas les bons : (par exemple une porte qui grince et le miaulement d’un chat,  personnage associé à une figure et un nom erronés, ....)

    Tant que l’on dort, ces perceptions et sensations ne sont jamais conscientes et sont donc ignorées.
    Si l’on se réveille, alors que le cortex frontal commence à fonctionner mais que toutes les fonctions de critique et  de raisonnement logique ne sont pas encore actives, certaines de ces perceptions sont transmises aux cortex frontal et préfrontal et ceux ci les prennent pour des perceptions réelles.
    Ils vont donc chercher à en trouver des explications cohérentes de ces informations partiellement fausses et incohérentes.
    Ils “inventent” donc en partie ces explications et c’est normal qu’elles soient incohérentes et farfelues, puisqu’ils veulent faire une histoire réelle de ce qui n’est qu’une succession de données aléatoires de notre mémoire.


Nota : kinesthésie (ou prioception) est la perception, consciente ou non, de la position relative des parties du corps et de la tension des muscles qui les commandent.

Mercredi 27 janvier 2010 à 8:27

Eveil, sommeil, rêves

 http://lancien.cowblog.fr/images/Fleurs1/P1010001.jpg

    Comme je vous l’ai dit hier, le rêve se forme à partir des données en notre mémoire, qu’elles soient conscientes ou non, que notre cerveau “évacue” pendant le sommeil en mode analogique. Toutes les sensations et  notamment images ainsi renvoyées de façon automatique et inconsciente de notre mémoire dans les centres de traitement des sensations pendant notre sommeil ne viendront pour la plupart jamais à notre conscience et nous ne connaitrons pas leur existence.
    Nous n’aurons conscience d’un rêve que si nous nous réveillons ne serait ce que quelques secondes.
    Ces sensations qui proviennent de ce que j’ai appelé dans mes précédents articles, des “bassins attracteurs”  qui sont des groupes de neurones enregistrant en analogique des événements inconscients, vont être prises pour des sensations réelles par notre cortex frontal qui commence lui aussi à se réveiller, et il va chercher à interpréter comme il peut ce flot d’informations, mélange de réeel et d’irréel, de conscient et d’inconscient, qui arrivent de façon désordonnée et dans un mélange complet et incohérent.

    Je vais vous donner un exemple, inventé en partie, car je ne veux pas prendre des rêves qui m’ont été racontés par discrétion vis à vis de mes correspondantes, mais il ressemble à certaines parties de rêves réels que l’on m’a raconté et dont j’ai fait un “mix” en inventant quelques raccords.

    Hier votre père était en voyage. tous les matins votre mère part à son travail à sept heures et si vous êtes réveillée vous entendez la porte qu’elle referme derrière elle. Ce matin vous serez seule pour prendre votre petit déjeuner avant d’aller au lycée.
    Vous deviez  réviser votre code avant la leçon de demain soir à l’auto-école, mais vous avez préféré voir un film policier dans lequel les gendarmes traquent un pédophile qui a violé une jeune ado.
    Vous avez regagné votre chambre et vous avez pesté en rangeant vos habits, contre la porte de l’armoire qui ne ferme plus et que vous avez eu la flemme de réparer.
    Vous avez une dissertation à faire pour la semaine prochaine et vous aviez fait de la documentation que vous aviez consignée sur quatre pages, mais vous ne savez plus où vous avez mis cette feuille et cela vous a tracassé toute la journée.. Vous l’avez cherchée et vous y avez encore pensé avant de dormir.
    Vous vous êtes enfin endormie en écoutant la sonate “Pour Elise” de Beethoven sur votre réveil-radio.

    Vous devez aller au lycée et votre réveil radio se met en route à 7 heures et vous entendez encore endormie, la voix du journaliste qui présente le journal de 7 heures.
    Vous l’entendez dire “mademoiselle Falbala a retrouvé son dossier de littérature dans l’armoire”. Vous “croyez avoir entendu cela” car Falbala c’est vous ! Etonnant aux nouvelles du matin !
    Puis vous vous retrouvez dans la voiture de l’auto-école,  et votre auto-radio diffuse une sonate jouée au piano.
    Mais arrivé à un carrefour, vous vous trouvez devant des des gendarmes qui vous arrêtent. Un gros gendarme barbu arrive et dit “je suis le gendarme Elise”, montrez moi vos papiers s’il vous plaît ! “
    Vous n’avez pas encore votre permis et le moniteur a tout à coup disparu : vous êtes seule et sans permis : ils vont vous mettre en tôle, votre père est absent et votre mère ne le saura pas et sera très inquiète !
    Vous vous retournez brusquement et vous heurtez bruyamment le bois du lit et ce son ressemble au bruit de la porte que votre mère referme chaque matin.
    Vous vous rendormez quelques secondes et là vous tremblez de peur.Cette porte qui a claqué, c’était peut être le pédophile qui entrait, il va monter l’escalier et vous surprendre dans votre lit.
    Vous vous réveillez alors en sursaut le coeur serré de peur. Et vous vous rendez compte que tout cela n’était qu’un rêve.
    Et vous vous reppelez tout à coup que la feuille de documentation que vous cherchez depuis avant hier, est dans une poche de votre pantalon, rangé dans l’armoire !

    Je pense que vous avez compris ce qui s’est passé et que vous n’avez pas besoin de beaucoup d’explications.
    La voix du journaliste a commencé à vous réveiller, mais votre cortex frontal frontal lui, ne l’est pas encore et donc le mode de fonctionnement des centres de votre cerveau et de votre mémoire est donc encore analogique.
    Les centres qui étaient le plus sollicités ces jours derniers et notamment la veille, renvoient des perceptions et notamment des images qui interfèrent avec ce que vous entendez réellement et votre cortex frontal, pas encore réveillé totalement ne fait pas la différence.
    Votre inconscient a enregistré que vous avez mis la feuille de documentation dans une poche de votre pantalon, et que vous l’avez rangé dans l’armoire, mais votre cortex frontal ne se le rappelle pas, c’est à dire ne sait pas accéder à cette information concernant un geste machinal.
    En mode analogique l’information
que la feuille tant cherchée est dans l'armoire, remonte au moment ou vous entendez la voix du journaliste  et votre cortex frontal qui ne peut pas ne pas donner d’explication logique, fait le lien entre ces deux événements.
    Vous n’avez pas révisé votre code et cela vous réoccupe inconsciemment, d’où l’auto-école et les gendarmes, qui représentent la peur de ne pas réussir votre permis et avoir ce petit document  “sauf conduit”.
    La musique de l’auto-radio  appelle le mot Elise, mais la musique que diffuse maintenant votre réveil matin et que vous entendez à demi-réveillée, n'est pas la sonate "Pour Elise" d'hier soir, et votre cortex frontal se demande ce que vient faire ce prénom et comme il n’y a que vous et le gendarme, il lui attribue ce prénom (ce qui évidemment est ridicule, mais il n'y a pas d'autre explication logique disponible !).
    Pusi vous avez peur de ce qui va se passer car l’absence de votre père et de votre mère vous inquiète un peu : vous n’aimez pas être seule.
    La liaison analogique se fait alors dans votre mémoire avec les images du film vu la veille. L’image du pédophile vient à votre conscience en même temps que le bruit du choc de votre bras sur le bois du lit et l’impression de crainte due à l’absence de vos parents.
    Votre cortex frontal qui cherche des explications logiques attribue ce bruit à la porte qui claque habituellement à cette heure là et suggère que quelqu’un a pu s’introduire, comme le pédophile du film. Il envoie cela à vos centres amygdaliens pour préparer votre défense et donc vous vous réveillez en sursaut.
    Là votre cortex frontal est tout à fait réveillé et il se rend compte que tout cela était irréel. Un rêve et ses incohérences !
   
    Certaines de mes correspondantes me parlent de rêves répétitifs, même à des intervalles de temps importants.
     Cela s’explique car nos préoccupations si elles sont importantes, ne s’effacent pas du jour au lendemain et nous poursuivent pendant un certain temps. Encore plus pour nos regrets et nos remord, surtout au plan inconscient.
    Nous avons donc ce que j’ai appelé comme les neurobiologistes du nom barbare de  “bassins attracteurs”, des groupes de neurones qui correspondent aux liens de certains souvenirs ou préoccupations et qui correspondant à des soucis qui veulent davantage se faire connaître ou que le cerveau veut éliminer; ces souvenirs remontent plus facilement à la surface dans les centres de traitement des perceptions (vue, ouïe, toucher, kinestésie...) et donc ont davantage de chance de coïncider avec une période de réveil. Mais cette coïncidence ne se fait que de temps à autre, d’où des répétitions plus ou moins éloignées, avec des variantes d’ailleurs car les images ne sont pas évacuées forcément dans le même ordre, le cerveau ne se réveille pas forcément au même moment et le cortex frontal trouvera donc peut être des explications “logiques”  (comme il peut) différentes à ces données légèrement différentes.

   
J’espère que maintenant vous vous rendez compte du mécanisme des rêves qui n’a rien de mystérieux, mais simplement vous donne accès à vos préoccupations conscientes et inconscientes et aux mémorisations correspondantes.

Mardi 26 janvier 2010 à 8:31

Eveil, sommeil, rêves

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    Dans toutes les cultures, le rêve alimente les relations sociales : on parle du rêve, autour du rêve, élément de la pensée important mais mystérieux.  A travers son interprétation, on travaille sur sa pensée, on imagine des événements, tristes ou gais, on met en place les réseaux de sens. Le rêve a longtemps eu une fonction prémonitoire. Les morts ou les lieux étaient supposés envoyer des signes de l’extérieur, pour prévenir, pendant le sommeil, de quelque danger ou de quelques événements imprévus.

    Le premier à expliquer de façon relativement logique et scientifiue le rêve, bien qu’il n’ait que très peu de données neurobiologiques a été Freud au début du 20ème siècle. Il a notamment récusé la fonction prémonitoire qui lui était jusqu'alors attribuée, pour lui en conférer une autre : le rêve  est pour lui, un événement psychique propre au rêveur.
    Pour Freud, la formation du rêve dépend de deux mécanismes fondamentaux: la condensation et le déplacement.
     La condensation consiste à rassembler, à fusionner plusieurs idées qui n'ont pas de liens logico-déductifs pour créer un nouvel objet , voire un mot nouveau, une conception nouvelle. Ces associations de termes sans lien logique aboutissent parfois à des créations surprenantes, comiques ou angoissantes, qui rendent le rêve incohérent.
    Au contraire, le déplacement consiste à garder, dans une nouvelle idée, un lien avec celle qui précède: on passe ainsi d'une voile à un bateau, à la mer, aux vacances, certes sans raison valable, mais en gardant une certaine logique.
    Ce sont des constatations psychologiques mais pas des mécanismes explicatifs du processus des rêves.
    D’après Freud, les rêves, qui résultent de ces processus qui échappent à notre pensée organisée, nous rapprochent d'une partie de nous-même à laquelle nous n'avons pas accès d'ordinaire : l’inconscient.
    Le rêveur, quand il s'endort, “laisse son moi sur la table de chevet”. Le moi, c'est l'ensemble unitaire et maitrisé, qui est représentation personnelle et sociale cohérente. Quand le moi est « endormi », il ne fonctionne plus comme une unité, mais comme des morceaux mal reliés entre eux.. Le moi n'étant plus rassemblé, on a accès à ce qui est derrière le moi : l’inconscient.
    Par contre Freud a ensuite utilisé cette théorie avec des outils inexacts, comme ceux qu’il avait imaginés pour la sexualité de l’enfant, les refoulements à caractères presque uniquement sexuels, et le pouvoir exagéré des désirs.
    Lui et ses disciples utilisent souvent (et beaucoup de psys encore de nos jours), une symbolique qui n’a aucune base scientifique, ni même expérimentale.

    Le rêve n’a pas de valeur prémonitoire, au sens où on l’entend habituellement : ce n’est pas un message de l’extérieur mais de l’intérieur de nous mêmes.
    Les circonstances peuvent nous paraîtrent prémonitoires. Par exemple j’ai rrêvé la mort de mon grand père, deux jours avant son décès. Mais je l’aimais beaucoup, il avait eu un infarctus et était très mal et faible. Donc mon cerveau préoccupé par cela l’a imaginé mort. Cela n’avait rien de prémonitoire, maisc'était  le réflexe d’une adolescent qui ne voulait pas perdre son grand père !!

       Nous savons que le sommeil est une succession de plusieurs phases: l'endormissement, le sommeil lent et le sommeil paradoxal. Ce sommeil est entrecoupé de micro- éveils qui surviennent de façon aléatoire. (voir mes articles sur ce blog).
    Durant le sommeil, le cerveau évacue tous les souvenirs qui ne lui paraissent pas utiles, notamment la plupart des sensations enregistrées dans la journée de façon non consciente, de même que des souvenirs qui lui paraîtraient néfastes et ainsi des réseaux de neurones, sont activés, correspondant à des données “analogiques brutes et inconscientes”.
    Sont activés également des groupes de neurones correspondant à nos préoccupations majeures, afin d’évacuer les données superflues, ou certaines données peu mémorisées de sujets auxquels on a pensé avant le sommeil.
     Le micro-éveil active les neuromédiateurs, messagers chimiques indispensables à la conscience, mais inhibés pendant le sommeil, ce qui correspond au passage d'un traitement analogique à un traitement cognitif. (voir mon précédent article).
    Si le micro-éveil est de courte durée, le traitement cognitif ne s’établit pas entièrement et n'est pas mémorisé : le dormeur n'aura pas de rêve à raconter.
    Si le micro-éveil est plus long et, a fortiori, si le réveil est complet, le traitement cognitif des images activées juste avant le micro-éveil pourra donner lieu à un rêve car les neuromédiateurs ont fait passer le traitement du mode analogique au mode cognitif.
    Le rêve est une « prise de conscience» des images, sensations ou émotions activées durant les quelques centaines de millisecondes qui ont précédé l'éveil.
    Quand un micro-éveil est dû à un stimulus extérieur (un bruit, une lumière, le froid, une respiration moins facile - nez bouché- par exemple), les images correspondant aux bassins attracteurs analogiques activés, sont associées à ce stimulus, mais ce ne sont pas forcément ceux correspondant au bruit réel, mais à quelque chose d'approchant. Par exemple le grincement d'une porte pourra évoquer le miaulement d'un chat, et l'image d'un chat apparaîtra dans le rêve.
    Ainsi, la formation d'un rêve suit un mode analogique; en revanche, le vécu du rêve c’est à dire la prise de conscience des images, et l'élaboration du “scénario”, c’est à dire l'assemblage des images et des sensations, suivent le mode cognitif, plus logique, car le cerveau ne « supporte » pas l'absence de sens.    
     Le rêve est néanmoins plus ou moins incohérent, car ce passage de l'analogique au cognitif est très rapide et empêche certains mécanismes, tels que la censure ou la critique, d'intervenir. Les cortex frontal et préfrontal ont cru qu’il sagissait de “vraies sensations réelles” et n’ont pu les analyser dans un contexte cohérent, et ils cherchent à en donner des explications, qui forcément sont en général fausses et souvent farfelues. Ils font ce qu’ils peuvent avec des éléments incohérents et sans contexte valable, et dans un temps trop court pour pouvoir raisonner logiquement et alors ils inventent les liens qui n'existent pas réellement !!

   
Cet article étant déjà long, je vous donnerai un exemple de rêve (que j'inventerai en partie, car je ne veux pas utiliser ce que me disent mes correspondantes) et de ses explications, dans l’article de demain.

Lundi 25 janvier 2010 à 16:00

Eveil, sommeil, rêves

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    En ce moment beaucoup de mes correspondantes me parlent de leurs rêves. Elles essaient de les interpréter et leur attribuent des propriétés qu’ils n’ont pas.
    J’avais déjà fait des articles à ce sujet (voir la rubrique “Eveil, sommeil, rêves sur ce blog). et je vous y renvoie pour les explication sur les sommeils profond et paradoxal et la formation des rêves.
    Mais je vais refaire quelques articles spécifiques d’explications sur l’interprétation des rêves (en prenant bien sûr d’autres exemples que ces cas réels), surtout pour vous éviter de vous inquiéter inutilement, en faisant des interprétations erronées, car les rêves n’ont aucune valeur prédictive, et la “symbolique des rêves n’existe pas.

    Ce sont des phénomènes naturels de notre cerveau qui s’expliquent très bien et qui reflètent cependant certaines préoccupations inconscientes, ce qui leur donne un certain intérêt.
    Les rêves peuvent donc renseigner sur les problèmes qui nous préoccupent, mais il faut les interpréter avec une logique très terre à terre et non avec la symbolique parfois farfelue de certains psys (par exemple ce psy qui prétendait que les abeilles dont rêvait une de mes correspondantes représentaient le symbole de phallus, d’où l’ahurissement de la jeune ado, qui devait seulement avoir eu peur d’un nid de guèpes dans son jardin !.)

    Les rêves ont donc un sens mais n’ont rien de mystérieux et ne présagent en rien de l’avenir.

    Pour que vous compreniez mieux mon prochain article, il faut qu’aujourd’hui, je résume en quelques lignes mes articles sur la formation des rêves et que je vous parle à nouveau, de la mémorisation des souvenirs.

    Le sommeil commence par une phase d'endormissement qui dure quelques minutes.
    Lui succède une phase de sommeil dit lent ou profond, durant un peu moins d'une heure et demie. Puis survient une phase de sommeil dit paradoxal qui se prolonge environ un quart d'heure. Ce cycle se reproduit toutes les 90 minutes, entrecoupé de micro-éveils.
    À ces phases correspondent des activités électriques cérébrales différentes. Pendant le sommeil profond, les ondes cérébrales enregistrées par électroencéphalographie sont lentes. Durant les phases de sommeil paradoxal, le tonus musculaire disparaît totalement, mais on enregistre une activité cérébrale intense responsable, notamment, de mouvements oculaires rapides, et les ondes qu’on enregistre sont proches de celles d’une personne éveillée, à peine un peu plus lentes.
    Quand on éveille quelqu’un en train de dormir, il peut raconter un rêve. Quand on le tire de son sommeil paradoxal, le rêve est souvent irrationnel. Inversement, quand on J'éveille alors qu'il est en sommeil lent, le rêve est plus cohérent.
    En fait on ne se souvient que des rêves qui se produisent pendant des micro-réveils pendant lesquels on est mi endormi, mi réveillé, et donc où le cerveau ne fonctionne pas encore de façon normale.

    Dans mes articles sur l’inconscient, j’ai expliqué que toutes les données de nos sens étaient enregistrées au fur et à mesure de façon inconsciente. Nous emmagasinons ainsi des quantités phénoménales d’images et de sensations, ainsi que des réactions de notre corps, physiologiques ou émotionnelles.
    La plupart de ces données ne viennent à la conscience, c’est à dire ne sont transmises au cortex frontal, que si nous en avons besoin.
    Sinon elles restent inconscientes et sauf si elles ont une “valeur émotionnelle”, ces données sont ensuite éliminées pendant notre sommeil et servent justement de matériaux pour nos rêves;

    Lorsque nous percevons des données de nos sens ou lorsque nous ressentons des émotions ou des réactions de notre corps, il existe deux modes de stockage des informations dans le cerveau.
    Un mode global, automatique et rapide, dit analogique, et un mode lent, dit cognitif

   
    Examinons le mode analogique. Chaque stimulus active un sous-ensemble de neurones, entre lesquels des connexions s'établissent; chaque nouvelle présentation de ce stimulus renforce les connexions établies, et cette configuration spécifique de connexions, associée à un objet particulier, correspond à un souvenir (les neurophysiologistes appellent cela du nom barbare de “ bassin attracteur”.
    Imaginons que le stimulus soit un livre à couverture rouge.. Pour schématiser, certaines connexions correspondent à la forme du livre, d’autres à ses dimensions, d'autres à sa couleur, d'autres à sa fonction, d'autres à la notion de lecture, d'autres encore à la notion de lecture, d'autres enfin au plaisir de lire.
    Rien par contre sur le contenu du livre car cela est intellectuel, suppose réflexion et n’est donc pas analogique.
    Le souvenir ou “bassin attracteur livre rouge” est activé par tous les livres rouges de dimensions voisines: le système de mémorisation analogique permet de reconnaître instantanément un stimulus, sans qu'il soit nécessaire de l'analyser. Le système est efficace, mais il n'est pas parfaitement fiable.
    Le “bassin attracteur livre rouge peut être activé, de façon spontanée (analogique), par n'importe quel objet rectangulaire et rouge ressemblant à un livre. Si deux événements ou deux objets ont des caractéristiques communes, ils peuvent activer le même bassin attracteur.
    Ce type d'activation erronée est autorisé pendant les rêves, donnant des associations sans logique apparente: un chat qui miaule peut prendre la place d'une porte qui grince.

    Au contraire le mode lent cognitif suppose que les données transitent d’abord par des mémoires tampons, l’une ayant trait aux sensations et l’autre au vocabulaire, qui servent de relais vers les cortex préfrontal et frontal, qui les consultent. Les données sont alors conscientes  et raisonnées , pourvues de codages lexicaux (des mots, des idées...). Ce sera le cas du contenu du livre, de l’histoire qu’il raconte et de nos réactions conscientes face à cette histoire.
    Là encore des groupes de neurones vont être mis en connexion et plus leurs connexions seront renforcées, plus la mémorisation sera forte.
    Ces groupes de neurones seront également reliés aux bassins attracteurs analogiques inconscients correspondants, la mémorisation cognitive ne faisant pas double emploi avec celle analogique.
    Toutefois certains souvenirs ainsi formés et qui ne sont pas bénéfiques seront parfois plus ou moins volontairement peu renforcés (car on ne voudrait pas s’en souvenir), mais leur caractère émotionnel fait qu’ils restent dans notre inconscient, comme des souvenirs analogiques.
    De même si nous pensons avant de nous endormir à un problème particulier, le souvenir n’en sera que léger car il n’aura pas eu le temps de former des connexions répétées et donc il sera mis au niveau des souvenirs analogiques.
    Enfin si une préoccupation à l’état éveillé est lancinante, elle produit en nous tellement de données que notre cerveau en juge certaines superflues et il cherchera à s’en débarrasser pendant notre sommeil.

   
Ces diverses explications nous permettrons, dans mon prochain article, de comprendre le processus des rêves et donc les méthodes qui nous permettraient de les expliquer.

Dimanche 5 avril 2009 à 8:24

Eveil, sommeil, rêves

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    Le sommeil n'est pas considéré à tort comme quelque chose d'important. Pourtant, c'est un besoin essentiel.
    Les gens qui se préoccupent trop de leur sommeil passent pour des paresseux, et c'est souvent la première chose qui est sacrifiée quand les gens manquent de temps dans leur journée.

    Dans notre société moderne le manque de sommeil est devenu courant : la lumière artificielle a permis de veiller et de raccourcir la durée du sommeil pour permettre de travailler ou de se divertir. De plus des millions de gens travaillent la nuit et dorment le jour.
    Dans l'ensemble la durée du sommeil a donc diminué de 1 h 30 à 2 heures durant la seconde moitié du vingtième siècle
    En 1910, les gens dormaient en moyenne 9 heures par nuit. Dans les années 60, le temps de sommeil était de 8 à 9 heures. En 2000 ce temps est descendu à 7 heures. Actuellement beaucoup de gens commencent à ne dormir que 5 à 6 heures notamment en raison de la télévison et de l’utilisation de l’ordinateur et d’internet.
    Un sondage de 2005 indique que 16% des adultes dorment moins que 6 heures et 26% ne dorment plus que 8 heures. Les travailleurs sur des horaires de nuit souffrent davantage que les autres d'un manque de sommeil, ne dormant en moyenne que cinq heures par jour.
    On estime qu'actuellement environ un quart de la population adulte manque de sommeil et que la moitié des gens se sentent épuisés, fatigués au moins un jour par semaine et 17% des réponses au sondage de 2005 sont ainsi tous les jours ou presque, le manque de sommeil expliquant une part importante de ces symptômes.
    Toutefois les besoins de sommeil ne sont pas les mêmes pour tous.
Presque 20 h pour les nourrissons, plus de 12 h pour les bébés, 9 h pour les ados, 8 h pour un adulte, 6 à 7 h pour un vieillard, mais ces durées moyennes peuvent varier d’un individu à l’autre de 1, voire même 2 heures.
    C’est à chacun de connaître ses propres besoins en durée de sommeil.
    Si vous avez besoin de 8 heures de sommeil et que vous ne dormiez que 7 heures, cela entraîne un manque de sommeil. Il n'est pas possible de tricher avec les besoins de notre organisme !

    Nous avons vu hier, les effets du manque de sommeil au niveau de l’organisme,  sur le plan de la chimie biologique, voyons maintenant les effets macroscopiques

    Voyons d’abord les effets d’un manque de sommeil passager, occasionnel non systématique :

    Durant la journée qui suit une nuit blanche, ou suite à une privation, par rapport à nos besoins personnels, d’une ou deux heures de sommeil par nuit durant plusieurs nuits d’affilée, on peut observer différentes modifications de notre comportement :
     - une irritabilité importante.
     - des troubles de l’humeur.
     - une difficulté à se concentrer plus de 5 minutes.
     - des pertes de mémoire.
     - un besoin de bouger constamment.
    - une fatigue de plus en plus grande, surtout si les phases de sommeil profond (voir mes articles sur le sommeil) sont diminuées.
    Les études de l’université de Liège ont montré que; même si un manque de sommeil occasionnel se rattrape en une nuit ou deux, la récupération n’est pas équivalente pour les deux types de sommeil (profond et paradoxal).
    En effet, nous rattrapons en priorité notre déficit en sommeil lent profond (fatigue physique), le déficit en sommeil paradoxal (fatigue nerveuse et mémoire) ne se rattrapera qu’après la récupération physique.
     Donc attention, trop veiller pour réviser les jours qui précèdent un examen, risque de vous faire rater vos épreuves par manque d'attention, troubles de mémoire et impossibilité de se concentrer pour réfléchir.

     Si le manque de sommeil est poussé à l’extrême, on aboutit à un dérèglement du fonctionnement cognitif du cerveau.
.    Les militaires ont fait des études sur des officiers volontaires d’un état major, qui ont été mis dans une situation opérationnelle et devaient diriger une manoeuvre à partir d’un poste central de commandement pendant 4 jours sans dormir, pour la plupart en forçant à l’éveil par des médicaments.
    Outre la fatigue grandissante qui les empêchait de travailler et qui a fini par les faire spontanément s’endormir, on a constaté une inaptitude progressive à effectuer les tâches de direction des opérations, les fonctions cérébrales de réflexion et surtout d’anticipation et de représentation des conséquences des actes, étant très fortement diminuées (cortex préfrontal). Des troubles de mémoire ont été constatés. Les ordres donnés devenaient incohérents ou absurdes. Les expérimentations ont dû être arrêtées car des délires et des hallucinations commençaient à apparaître.
    Les médecins pensent qu’au delà d’un certain manque de sommeil, on risque de sombrer dans la folie, puis la mort surviendrait. Toutefois l’organisme réagit et nous force à dormir avant cette éventualité, sauf si on l’en empêche.
    Les récupérations sont longues. Dans le cas de l’expérience  que je viens de citer, les personnes ont dormi ensuite pendant plus de 36 heures sans réveil !

    Que savons nous sur un manque de sommeil, non plus occasionnel, mais systématique, chronique, qu’il soit dû à nos activités volontaires, ou à un trouble maladif ou physiologique (comme l’apnée du sommeil par exemple).
    Je vous renvoie à mon article d’hier : on constate des effets au niveau du métabolisme, c’est à dire des modifications au niveau de la produxction des neurotransmetteurs et des hormones.
    Nous avons vu que le manque de sommeil engendre la fatigue, favorise l’hypertension, le diabète et l’obésité, diminue les défenses immunitaires, dégrade la motivation, l’attention et la mémoire ainsi que le fonctionnement rationnel de prise de décisions, et en définitive accélère le vieillissement.
    Le manque de sommeil  augmente l’appétit par diminution des taux d’hormones de satiété qui diminuent la faim. Il perturbe la’assimilation du glucose et ces deux phénomènes contribueraient à l’augmentation de poids et à des taux de sucres anormaux.
     Les chercheurs pensent même que l’augmentation très importante aux USA du nombre d’obèses et de diabétiques serait due en partie à la diminution de la satisfaction des besoins en sommeil en fonction d’un temps accru de présence devant la télévision et internet.
    Les effets sur le vieillissements sont probables, mais n’ont pas encore été véritablement prouvés.

    Faites donc très attention tout particulièrement en période d’examens ! Grappillez le moins possible sur votre sommeil, et si vous devez le faire, ayez des moments de récupération suffisants pour rattraper non seulement le déficit en sommeil lent, (la fatigue), mais aussi le déficit en sommeil paradoxal (indispensable à la concentration, la réflexion et la mémoire).


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