Jeudi 3 décembre 2020 à 18:52

Informatique, médias, internet

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     Il est curieux de constater que c’est en France que la 5G est la plus contestée.
Dans les autres pays, l’utilité de la 5G parait évidente pour l’industrie et des progrès techniques dans certains domaines et  cela n’a jamais été contesté. Seules des réserves ont été émises sur le plan des conséquences sur la santé, sans d’ailleurs aucune preuve.
    En France  le danger de la 5 G a été encore plus exagéré, avec même des suppositions fantaisistes, mais l’utilité même de la 5G est contestée, notamment par les écologistes et le problème du développement de ce système de communication a été confondu avec d’autres problèmes, comme le renouvellement exagéré des smartphones.
    En définitive, c’est devenu un problème politique, qui s’éloigne de la technique et de la logique, et devient polémique.

    Les reproches faits à la 5G sont de nature écologique, sanitaires et sécuritaires.

Les reproches écologistes :

          L’un des premiers reproches est le renouvellement incessant des appareil de communication et en particulier les smartphones, alors qu’ils ne sont pas usés, qu’on les répare peu et que le marché de l’occasion pourrait être bien plus grand limitant l’achat d’appareils neufs.
    Il ne faut évidemment pas compter sur les fabricants de téléphones pour lutter contre cette tendance.

    Mais ce n’est pas la 5 G la fautive, mais celle du consommateur qui veut avoir l’appareil de dernier cri et les développeurs qui modifient en permanence systèmes et logiciels, de telle sorte qu’il faut, pour pouvoir communiquer avec tous, pouvoir utiliser des logiciels récents.
    C’est probablement une régulation difficile à mettre en place, mais elle ne dépend que peu de l’avènement de la 5G, qui apportera peu d’innovations à l’utilisateur privé.

    Le deuxième reproche important est la consommation en énergie, les écologistes reprochant au téléphone mobile de gaspiller cette énergie et donc de contribuer au réchauffement climatique.
    En fait, suivant ce que l’on compte dans le numérique, on peut le créditer de 2 à 3,9 % des émissions de gaz à effet de serre. Le principal consommateur au plan des téléphones est la charge de leurs batteries. Les antennes et réseaux sont beaucoup moins dépensiers : environ 10% de la téléphonie.
    En matière de télécommunication la principale consommation est celle des centaines de millions de box, allumées en permanence.
    De plus la 5G consommera deux à dix fois moins d’énergie que la 4G.`
    Ce reproche est donc infondé et il n’est pas invoqué dans les autres pays que la France.

Les reproches sanitaires :

    L’un des reproches que l’on entend le plus souvent est celui de la mise en danger de notre santé sous l’effet des rayonnements électromagnétiques.
    En fait aucune étude scientifique n’a pu mettre en évidence des nuisances des rayonnements du domaine hertzien. Certes à très forte puissance la chaleur dégagée dans la matière est importante et il serait dangereux de se mettre devant l’antenne d’un gros radar.
    Mais les antennes relais téléphonique ne diffusent que peu d’énergie.
    La plus grande partie est diffusée par l’électronique de notre téléphone portable. En fait on n’a pas décelé de dommage avéré, mais dans l’absence aussi de certitude absolue l’OMS a recommandé de ne pas laisser les enfants téléphoner pendant des heures, le téléphone étant alors pr§s de leur cerveau, encore en développement. Mais on n’a jamais décelé de cancer qui soit avec certitude, dû au téléphone.
    Une émission importante est celle des box wifi que l’on trouve dans presque toutes les demeures. Là encore aucun dégât n’a été constaté.
    Il y a 50 ans les personnes habitant autour de l’émetteur radio d’Allouis étaient soumis à un fort champ électromagnétique (un habitant avait mis une tresse en cuivre autour de son jardin et recueillait sur elle plus de 2 kW, ce qui lui chauffait son eau chaude et créait une zone sans réception radio derrière elle de plusieurs km !). Personne n’en a été malade
    Certaines personnes se disent sensible aux champs électromagnétiques (tous et pas particulièrement la 5G). Des expériences sur ces personnes ont montré qu’il n’en était rien et que c’était purement psychologique. Seules de très rares personnes sont vraiment sensibles et on n’a pas d’explication, pas plus que pour les très rares personnes sensibles au champ magnétique terrestre.
    De plus la 5G émettra moins que la 4G, mais par contre les antennes seront plus nombreuses.
    Bref les rayonnements électromagnétiques en communication ne semblent pas nuisibles pour la santé mais on n’est pas certain à 100% pour les effets à long terme genre cancer, encore que le phénomène nécessiterait des taux d’exposition très supérieurs aux taux actuels.
 En fait si on avait évoqué de la même manière le principe de précaution du temps de Pasteur, il n’y aurait aucun vaccin et après la guerre, aucun antibiotique, car il y a toujours un micro-danger dont on ne peut démontrer l’inexistence.

Les reproches sécuritaires :

    C’est la rivalité  Chine Amérique qui est en jeu et Trump a soufflé autant qu’il a pu sur les braises.
    En fait au point de vue fonctionnement, la 5 G est très sûre, mais elle n’est pas pour autant à l’abri des hackers. Et les GAFA, notamment Google et Amazon, sont prêt à collecter toutes les informations possibles sur les particuliers et entreprises qui les utilisent, à leur profit, mais aussi pour le revendre à des tiers, en tant que renseignement commercial.
    Il est certain que l’on peut truffer les objets connectés de capteurs espions pour obtenir sur place divers renseignements, à l’insu des utilisateurs. C’est un danger contre lequel il faudra lutter. Mais c’est déjà vrai avec la 4G,  le risque zéro n’existe pas et on n’est jamais totalement à l’abri d’un espionnage ou d’un piratage…. même étatique

    Le vrai problème est au niveau des nations, de leur rivalité commerciale et notamment de celle entre les USA et la Chine.
    La Chine a un long passé de piratages et de vol de la propriété industrielle, ainsi que la réputation d’avoir d’excellent hackers au service de l’Etat chinois.
 
    Le constructeur chinois Huawei est de loin le plus en avance techniquement, même sur ses concurrents américains, et il est prêt à inonder le marché de ses produits. En Chine, les trois opérateurs téléphoniques nationaux proposent des abonnements 5G depuis octobre 2019, de même que le Japon et la Corée du Sud. En 2018, son budget de recherche et développement atteignait 13 milliards d’euros, soit près du double de son concurrent américain direct, Cisco et ses équipements sont à bas prix et très performants . 
           
    Les services américains disent qu’il est tenu par la loi de permettre à Pékin d’intercepter tout ce qui transite par ses antennes et équipements et qu’il a mis dans ses logiciels des chevaux de Troie pour permettre cet espionnage à l’insu des utilisateurs.
    Le Royaume Uni et l’’Allemagne semblent vouloir bannir le constructeur de leurs fournisseurs; la France a fait retirer des antennes 3G et 4G du constructeur installées outre-mer.
    L’Australie a refusé tout composant chinois dans son dispositif 5G.

    A partir du printemps 2019, les administrations américaines ont été contraintes d’exclure Huawei de leurs appels d’offres, tout comme les entreprises de la Silicon Valley, tandis que les opérateurs de télécoms américains ont été tenus de cesser tout lien commercial avec ce fabricant.
     Trump twittait qu’il y aurait des représailles contre tout industriel qui passerait commande au constructeur chinois.

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La rivalité commerciale Sino-américaine :

    Elle concerne tout le domaine numérique ainsi que l’intelligence artificielle.
    De nombreuses entreprises chinoises prospères du numérique font l’objet d’un boycott américain, ensuite imposé à ses alliés, notamment le fournisseur mondial de caméras Hik-Vision.
    TikTok, propriété du groupe pékinois ByTeDance et application vidéo préférée des adolescents, qui est accusée d’expédier vers la Chine les données de ses utilisateurs, pourtant déjà copieusement exploitées par les Facebook, WhatsApp et autres Instagram, risque d’être bloquée aux USA; mais de son coté la Chine bloque depuis longtemps Google, Gmail, Facebook et les sites des principaux médias américains via la construction d’une muraille virtuelle entre leurs serveurs et les utilisateurs chinois. .


Jeudi 26 novembre 2020 à 18:46

Informatique, médias, internet

 Quels sont les apports de la « 5G » aux particuliers et aux entreprises.?

    La 5G apporte une amélioration analogue à ce qu’apporte sur internet la fibre optique par rapport à l’ADSL.
    Techniquement la 5G a un débit 10 fois plus élevé que la 4G er permet des chargements 7 fois plus rapides environ : on peut charger beaucoup plus de données en un temps défini.
    Le temps de latence est beaucoup plus faible, de l’ordre de la milliseconde : c’est la durée nécessaire pour qu’un paquet de données partant d’un émetteur, arrive à destination. Un temps très court est nécessaire pour commander à distance des objets connectés qui exigent des réponses rapides (une voiture, une machine industrielle)
.
    Une bande passante par unité de surface 1000 fois plus grande et donc 100 fois plus d’objets connectés sur une surface donnée par rapport à la 4G    Une très grande disponibilité.
    90% de réduction de l’énergie demandée sur le réseau; cela permet des durées de vie beaucoup plus grande pour des objets connectés alimentés par batterie.

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    La 5G n’apportera que peu de nouveautés et d’améliorations aux particuliers sur leurs smartphones.

    Les communications téléphoniques et celles des SMS resteront les mêmes car même si les temps de parcours sont moindres, l’amélioration passera inaperçue.
    La durée entre les charges de batterie sera sans doute allongée du fait de la moindre consommation en communication.
    Les temps de chargements de données importantes seront fortement diminués, mais ce n’est pas indispensable : par exemple le chargement d’un film de 800 Mo qui prend 40 secondes sur la 4G, sera chargé en 5 secondes sur la 5G. Mais les services de streaming audio et vidéo fonctionnent très bien avec la 4G.!
    Orange, Free Mobile, SFR et Bouygues Télécom. Ces quatre opérateurs ont tous récupéré en juin 2020 un premier lot de fréquences. D’autres fréquences ont été vendues en septembre, et donc la 5G va être lancée en 2021
    Vous avez peut-être déjà été sollicité par des démarcheurs ou des publicités commerciales de certains opérateurs qui annoncent des forfaits compatibles 5G ou qui vendent déjà des smartphones compatibles avec l’ultra haut débit mobile. 
    Gare au piège : aucun opérateur français n’a en 2020 un réseau 5G opérationnel. Ce n’est qu’à la toute fin de l’année 2021 que, peut-être, les premiers sites seront allumés, dans des zones très limitées et la 5G ne donnera son plein potentiel que dans plusieurs années. Il vaut mieux attendre quelques années que les plâtres soient essuyés.
    Toutefois le réseau 4G des smartphones arrive peu à peu à saturation et l’augmentation de débit de la 5G évitera par la suite, cet engorgement.

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    Au niveau des particuliers, la télévision en flux direct et hors internet sera améliorée permettant la THD, (la « 8K ») ou en 3D, les caméras 360 d°, la réalité virtuelle seront accessibles sur les réseaux et de nouveaux types de divertissements seront sûrement imaginés.
    Mais certains services à distance seront améliorés, comme les consultations médicales par exemple.
    Et les « clouds » qui se sont beaucoup développés, deviendront le stockage normal.

    Mais la 5G est surtout faite pour permettre l’essor des objets et machines connectées.

    Sans doute verra t’on apparaître de nombreux objets connectés dans la maison pour compléter ceux déjà en activité avec la 4G. mais j’avoue ne pas être convaincu de leur très grande utilité. Sans doute suis-je « vieux jeu », mais je les considère actuellement plutôt comme des gadgets.
    Par contre, au niveau des collectivités, des agglomérations, de nouvelles applications seront possibles, en matière de sécurité, ou de maîtrise énergétique ou de la circulation par exemple. On peut penser à des allumages, des arrosages automatiques, des relevés de déchets intelligents…. (encore que cela serait sans doute possible avec la 4G, mais plus gourmand en énergie)

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    Mais les progrès importants sont à faire, soit au niveau de l’industrie, soit au niveau de la commande à distance de machines
    Pour les entreprises, c’est le débit important qui permet de traiter un très grand nombre de données et donc des data beaucoup plus importants. Ce peut être essentiel aussi pour certains services publics comme le météorologie nationale.

    Au niveau de la commande des objets c’est surtout le faible temps de latence qui permet une réaction rapide. C’est indispensable par exemple pour une automobile autonome ou tout véhicule sans conducteur. Cela l’est aussi pour la chirurgie à distance ou le contrôle de centrales nucléaires
    La commande de machines industrielles peut demander à la fois une réponse rapide et un traitement de grands volumes de données pour permettre des automatisations sous contrôle. De même le contrôle du fonctionnement de grands systèmes complexes, comme le réseau électrique ERDF.

    Il semble que l’on se dirige vers plusieurs sortes de réseaux, notamment un réseau à fort débit, mais à temps de latence moins court, et réseau à très faible temps de latence pour les besoins d’instantanéité.
    Finalement il est difficile aujourd’hui de prévoir toutes les applications futures de la 5G, de la même façon qu’il était impossible, au début du smartphone, d’en prévoir toutes les applications qui allaient être développés.
    Ce qui est certain c’est qu’un pays qui n’aura pas la 5G verra son industrie et certains services public devenir moins concurrentiels et certaines applications de connection ultra-rapide qui ne pourront pas être développées, comme la téléchirurgie par exemple. Les entreprises iront s’installer dans les pays étrangers où elles peuvent utiliser les avantages de la 5G et le chômage augmentera à nouveau, sans compter que l’arrivée de la 5G va créer des emplois dans le domaine informatique.

    Dans l’article de demain je parlerai des inconvénients et critiques de la 5G, celles réelles et celles avancées sans vérifications et qui s’avèrent douteuses.

Jeudi 19 novembre 2020 à 18:29

Informatique, médias, internet

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      Depuis quelques mois la venue prochaine du système de communication 5G défraye la chronique, et le nombre de bêtises qui circulent à ce sujet est remarquable. Les gens inventent des arguments pour défendre leurs thèses, sans seulement vérifier s’ils sont exacts, notamment sur le plan technique.
    Je voudrais donc faire le point sur cette question en 3 articles; le premier sur l’historique des systèmes de communication téléphonique, le second sur l’utilité et l’emploi de la 5G, et le troisième sur les reproches que l’on fait à la 5G et leur réalité.

    Certains d’entre vous n’ont jamais connu le « zéro G ». (On ne l’appelait pas ainsi). C’était vers 1970, les gros téléphones dans les voitures des ministres, des PDG ou des personnes riches.
Le fonctionnement était très aléatoire, la couverture n’était qu’au voisinage des grandes villes, et ils ne pouvaient quitter la voiture pour des raisons de poids et d’alimentation en courant électrique. Je ne me suis jamais personnellement servi de ces appareils.

    La « 1G » a été le premier réseau GSM (Global System for Mobile Communications), mais n’a été implanté qu’au Japon en 1979, avec peu de succès, les appareils correspondants étant très volumineux et peu portables, et la couverture du réseau insuffisante.

    La « 2G » a été installée à partir de 1990 et permettait d’avoir un téléphone mobile qui tienne dans la poche et qui puisse transmettre la voix et écrire des SMS. La marque NOKIA a connu un grand succès en France.

    La « 3G » est apparue à partir de l’an 2000 et a permis de se relier à internet, avec un débit certes faible, mais qui permettait de recevoir des messages, de faire des recherches et d’envoyer et de recevoir des images, dont le chargement n’était pas toujours immédiat.
    Par ailleurs la couverture territoriale des antennes s’est développée.
    On a vu apparaître l’iPhone avec l’IOS d’Apple et de nombreuses marques utilisant Androïd de Google. L’utilisation du téléphone portable s’est peu à peu généralisée et démocratisée. Le smartphone est apparu avec ses applications et le développement de nombreux petits logiciels par de petites start-up.

    Le réseau « 4G est apparu en 2011. Beaucoup plus performant en débit, avec une couverture nationale et mondiale, il va révolutionner l’emploi du smartphone et des tablettes, car il permet de gérer des bases de données importantes. Peu à peu le smartphone et la tablette vont, pour certains usages courants, remplacer l’ordinateur fixe, mais aussi les administrations, les magasins, les guichets et dans une certaine mesure les téléviseurs et les lieux de rencontre.
   Le nombre d’applications explose et permet de gérer à distance sans se déplacer et les réseaux sociaux deviennent un moyen de communication et d’information primordial, avec beaucoup d’avantages, mais aussi d’inconvénients (nombreuses fausses nouvelles, désinformation, organisation de rassemblements nuisibles à l’ordre public).
     Les objets connectés apparaissent dans le grand public.
    Les sites internet et les tweets deviennent un moyen de gouvernement, dont le paroxysme est l’usage fait par le Président Trump.

    En 2020, la nouvelle norme, la « 5G » est au point. Avec un débit 10 fois supérieur à la 4G, elle permettra aux entreprises d’avoir des applications plus performantes et aux objets connectés de pouvoir fonctionner plus facilement comme les voitures autonomes par exemple. Elle ne modifiera pas beaucoup l’usage des particuliers, mais apportera une grande évolution aux entreprises. Celles qui n’auront pas la 5G ne seront plus compétitives.

    L’implantation de la 5G est déjà très avancée dans certains pays (Chine, Etats-Unis, Corée Scandinavie, Brésil, Australie, Allemagne, Espagne (en bleu sur la carte en début d’article), alors que d’autres commencent leur déploiement : Russie, Algérie, Portugal, France, (en rouge sur la carte en début d’article),   
    La France est à la traîne, s’empressant lentement de vendre aux enchères les fréquences correspondantes aux opérateurs. Des détracteurs politiques retardent le mouvement, usant souvent d’arguments inexacts et les nouveaux maires écologistes de grandes villes la refusent, sous des prétextes souvent erronés et parce qu’ils considèrent qu’elle apporte peu à leurs électeurs particuliers (ce qui est vrai) mais ignorent ce qu’elle apporte aux entreprises (qui, pour la plupart ne votent pas pour eux).

       Une fois de plus les politiques font preuve de leur ignorance dans le domaine technique.

      
Dans les deux articles suivants, je parlerai des apports de la 5G et des inconvénients vrais ou faux qu’elle peut avoir.

Samedi 31 août 2019 à 8:22

Informatique, médias, internet

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    J’ai déjà fait un article sur les fausses nouvelles qui circulent sur le web.
    Mais j’ai lu un compte-rendu d’une étude faite par Mehdi Moussaïd, de l’Institut Max Planck de Berlin, qui m’a paru intéressant.


    Les rumeurs et fausses nouvelles se répandent sur le Net, mais en général lentement et auprès d’un grand nombre de personnes. L’étude en cause concerne leur diffusion sur Twitter, par paliers successifs que l’on appelle « cascade ».

    Ces cascades sont très peu nombreuses (que ce soit des informations vraies ou non).
    Sur Twitter, 93% des twits ne sont pas lus, et 6,5% sont lus par 3 personnes au plus. Donc seulement 0,5% sont lus par plus de 3 personnes.
    Seulement 1/100 000 donne lieu à une propagation massive  en touchant plus de 500 personnes.

    La diffusion peut avoir deux allures :
        - Soit elle est « horizontale, c’est à dire très importante en une seule ou peu de fois : c’est le cas de sites de personnes très connues, qui ont un très grand nombre de visiteurs. Ces cas sont limités.
        - Soit elle est « verticale », c’est à dire qu’elle touche un nombre peu important de personnes, mais qui la répercutent à d’autres et ainsi l nombre croit très rapidement. C’est le cas le plus fréquent.

    L’étude a porté ensuite sur les rumeurs et fausses nouvelles diverses (notamment politiques),  220 000 twits erronés ont été trouvés parmi un milliard de twits examinés.
    On s’aperçoit que les nouvelles vraies dépassent en général moins de 1000 lecteurs, alors que les fausses nouvelles en dépassent souvent 100 000 et sont presque toutes de nature verticales.. Elles se propagent plus vite et plus longtemps que les informations vraies.
    Ces critères permettent de repérer ces fausses nouvelles, qui ne passent pas inaperçues, d’utant plus que celles qui sont dangereuses sont celles qui ont une grande diffusion.

    Un logiciel a été créé par le MIT et l’université d’Harvard et a été essayé sur 209 rumeurs tirées de 938 000 twits. 75% ont été détectées par le logiciel. Les critères qu’il utilise sont en cours d’amélioration. Ce logiciel pourra servir aux opérateurs du web pour « épurer leurs sites, ou au moins mettre un « indice de fiabilité » des nouvelles.

    Le mécanisme des fausses rumeurs a été étudié : on a demandé à des acteurs initiaux de mettre sur internet un dossier d’information et on a suivi sa transmission.
    Dès la troisième transmission, on constate une transformation importante : 52% des informations ont disparu et les autres sont déformées. A la 10ème transmission, le dossier n’est plus reconnaissable, presque toutes les informations étant inexactes.
    Le dossier représente le point de vue dominant du groupe de transmission.
    Les éléments les plus négatifs et les plus alarmants sont exagérés. Les personnes privilégient les informations en fonction de leurs préjugés. Le dossier est d’autant plus déformé que les lecteurs ont des préjugés communs.

    Cela dit, il n’y a pas que le net qui propage parfois de fausses rumeurs et les journaux, la télévision le fait aussi. Les journalistes, à la recherche du sensationnel, ne vérifient pas assez leurs sources.

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Vendredi 8 juin 2018 à 11:00

Informatique, médias, internet

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     Nous sommes gavés d’informations, que ce soit à la radio, à la télé, par les journaux, sur les réseaux sociaux, par la publicité de toutes sortes, ceci à partir des médias, mais aussi de tous nos autres concitoyens.
    Parmi ces informations beaucoup sont plus ou moins inexactes, voire totalement fausses, mais il est parfois difficile de s’en rendre compte.
    En fait cela est loin d’être anodin, car toutes ces informations influent sur nos comportements et sur nos décisions; nous pouvons donc nous tromper si nous basons notre conduite sur les informations que nous recueillons
    Réfléchir est primordial ainsi qu’analyser avec un esprit critique.

    Mais analysons plus avant l’information :
    D’abord on peut nous présenter préférentiellement une certaine information : les médias par exemple recherchent le sensationnel. Les informations plus courantes sont souvent ignorées.
    On peut aussi fausser une partie des données; il est bien connu que sur les réseaux sociaux, les personnes parlent de ce qui les valorisent, et certaines n’hésitent pas à inventer un certain nombre de faits.
    La langue de bois des politiques est bien connue, et certaines entreprises, organisations ou groupes n’hésitent pas à répandre exprès de fausses informations.
    Mais sans parler de fausse information, la façon dont elle nous est présentée n’est elle pas tendancieuse ?
    Plus précisément, la façon dont on nous présente l’information ne va t’elle pas influencer nos décisions ?

    La peur du gendarme est une motivation bien connue. Pour nous forcer à faire rapidement une action, la peur d’une sanction influence en général plus que la promesse d’une récompense. Le contexte va donc agir sur nos décision : une épidémie de grippe entraînera un nombre de vaccination plus grand que dans une période sans maladie. Des expériences ont montré que davantage de femmes acceptaient une mammographie, si on leur présentait les risques de cancer non décelé en l’absence de l’examen, que les bénéfices de l’examen.
    Il est certain que présenter le verre à moitié plein est en général plus agréable que de montrer ce même verre à moitié vide. Vous prendrez plus facilement une ligne de métro où l’on est à l’heure dans 85% des cas, que la même ligne où l’on est en retard dans 15% des cas (ce qui est la même chose).
    Voir le coté positif des choses est plus incitatif : on vendra plus facilement un produit qui a 80% d’oméga3 et 6, que le même produit qui a 20% d’acides gras saturés. Alors la pub n'indiquera que le premier chiffre !

    Finalement nos décisions peuvent changer selon la façon dont on nous présente les données qui devraient permettre de les pendre de façon satisfaisante, et cela peut être un biais dont nous n’avons pas conscience.
    En fait nos choix ne sont pas forcément rationnels pour deux raisons : d’abord parce que les émotions, les sentiments influent tout autant que le raisonnement logique. Ensuite parce que le raisonnement logique demande des prémices et ensuite une connaissance des buts attendus et de la marche à suivre. Or on nous donne des prémices « orientés », et par ailleurs nos analyses sur les buts et moyens des opérations sont souvent succincts, car nécessitant un effort de réflexion fatigant.
    Paradoxalement les enfants sont moins influencés par le contexte, car leur raisonnement est surtout quantitatif : il cherchent la décision qui permettra d’avoir le plus grand nombre de satisfaction (par exemple la plus grand nombre de bonbons).
    Pour les adultes, le qualitatif intervient autant que le quantitatif et le qualitatif est plus vague, plus sensible à l’environnement et à la présentation des faits. Par ailleurs alors que l’enfant recherche le gain immédiat, l’adulte a une vue à plus long terme. Le nombre et la nature des données influant la décision deviennent plus grands et le choix rationnel est en fait plus difficile et plus sensible à la présentation.
    En vieillissant l’esprit est moins flexible, et par ailleurs on devient plus prudent, plus méfiant. On est donc encore plus sujet aux biais de présentation des données.

    Bien entendu la personnalité des individus va influer sur leurs décisions et le risque de biais. Une personne de préférence cérébrale de décision « L », qui a tendance à analyser logiquement les données, sera moins sensible à la présentation qu ‘une personne de préférence « V », qui va décider selon des critères subjectifs de goûts et valeurs.
    Egalement, une personne est plus ou moins influençable ou indépendante d’esprit. Cette préférence cérébrale sera évidemment très importante quant à nos réactions vis à vis des informations qui nous envahissent.

Samedi 17 mars 2018 à 16:17

Informatique, médias, internet

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     Plusieurs lecteurs de mon article sur l’incapacité de notre cerveau à faire plusieurs tâches à la fois, et la charge mentale et le stress qui en résultent, me demandent comment éviter cet inconvénient.
    Je ne suis pas très bien placé pour répondre à cette question, car, comme je le disais je n’ai pas connu cet afflux de message et de smas et l’emploi des portables professionnel jusque dans la vie privée.
    Certes, en 1990 nous avions dans l’environnement de mon travail, de nombreux ordinateurs et une messagerie interne performante, mais elle était limitée à l’entreprise et donc les messages venaient de ses principaux collaborateurs ou de ses patrons, et étaient limités à une dizaine par jour. Il n’y avait pas de téléphone portable, et hors de l’entreprise, on pouvait emmener des dossiers à lire, mais les communications étaient coupées.
    La charge mentale était donc très raisonnable, et engendrée plutôt par la résolution des problèmes à court et moyen terme, et on avait le temps de réfléchir.
    Je vais donc me baser, pour vous répondre, sur des articles que j’ai lus, sur ce que me disent les gens en activité, et sur le bon sens.

    D’abord il me semble prudent de se ménager des instants de détente et de repos. Il me paraît donc normal que le soir ou le week-end, on coiupe les ponts avec son travail. Et je pense que les patrons qui exigent le contraire vont au devant de gros ennuis, d’un burn-out à terme de leurs cadres.

    Le deuxième point est que les ordinateurs, tablettes et téléphones portables ont aussi des avantages : ils permettent d’organiser et de classer. Il faut utiliser ces fonctions pour organiser son temps, et ses bases de données.
    Il existe dans beaucoup d’entreprise des agendas communs qui permettent d’organiser les rendez vous. Encore faut il, sur ces agendas se réserver de « faux rendez-vous », des créneaux que vous vous réserver pour certaines tâches, pour réfléchir aux problèmes.
    La réunionnite est le pire fléau des entreprises. Il faut limiter les réunions aux questions essentielles, et faire à la place des visio-conférences ou plus simplement des demandes d’avis par mails.
    Il existe de nombreux « assistants » qui peuvent vous aider à vous rappeler des choses à faire, à prendre des notes quand une idée vous vient, à scanner et rendre un texte utilisable par reconnaissance de caractère, des logiciels simples pour faire des schémas, ou tracer des courbes à partir de chiffres sur un tableur.
    Les téléphones portables peuvent prendre des photos qui dispensent d’une longue et laborieuse description……

    Un troisième point est de se rappeler qu’on ne peut pas faire deux tâches à la fois. Il faut donc trier les tâches importantes et celles qui ne le sont pas et ne pas s’encombrer de tous les détail mais se concentrer sur l’essentiel
    Il faut aussi trier ce qui est urgent et ce qui peut attendre.
    On a souvent avantage à analyser la démarche de travail au préalable, afin de la décomposer en une série de problèmes successifs, que l’on pourra résoudre, un par un, successivement. On ne traitera ainsi que des étapes plus simples, sans les mélanger et en se consacrant exclusivement à chacune.
    Et il faut se rappeler que l’on ne peut agir et réfléchir à la fois et que la réflexion doit précéder l’action.

    Pour ne pas être trop surchargé, il ne faut pas vouloir faire à la fois son travail et celui de ses collaborateurs. Il faut déléguer largement, en donnant des ordres et consignes claires, mais en laissant ensuite travailler et en se contentant de contrôler les résultats, sauf bien sûr si le collaborateur appelle à l’aide, mais il ne faut pas que cela soit habituel, sinon c’est qu’on lui confie des tâches qu’il n’est pas capable d’assumer.

    Ordinateur et smartphones permettent de classer nos données qu’autrefois on ne pouvait mettre que sur du papier et dans des dossiers dans des armoires. Nous avons toutes nos données partout avec nous et sous un faible volume.
    Mais les systèmes de classement des smartphones tablettes et ordinateurs sont frustres et basés sur le tri des noms des dossiers. C’est très bien au début mais très vite ce n’est plus possible de se rappeler ces noms exacts quand vous avez des milliers de documents. il faut donc se créer un classement hiérarchique personnel des dossiers, des sous-dossiers et des autres subdivision. Il n’existe pas de système standard : votre classement est fonction du type de travail que vous avez, des affaires et problèmes que vous avez à traiter.
    A la limite certaines affaires exigent des méthodes de classement différentes, et il faut donc que vous ayez une « table des matières, un dictionnaire de ce classement, qui peut d’ailleurs être à plusieurs entrées. C’est l’avantage du tri des ordinateurs.

    Et pour en revenir aux messages, il ne faut pas se laisser surcharger par leur multitude. Bien qu’étant en retraite, j’ai beaucoup d’occupations bénévole et je reçois de nombreux messages plus ceux de pub . Alors mon mac m’aide au milieu de ce fatras. Je lui ai donné des consigne précises et il met directement à la poubelle tous les jours quelques dizaines de mails publicitaires. Suivant d’autres critères il classe de nombreux messages en « indésirables » dont je ne lirai que l’origine et l’objet de la liste, juste pour verifier que le caractère indésirable est justifié.
    Ensuite il me regroupe les autres messages entre les diverses affaires, ou personnes à l’origine, et ceux qu’il ne sait pas classer. A moi ensuite de leur donner un degré d’urgence et de classer ceux que le mac a déclaré « inclassables » et notamment à différencier les messages de simple information, de ceux qui réclament traitement et action..
    Cela me permet de traiter les messages urgents, puis ceux non urgents et de consulter lors de temps libres, les messages qui ne vous apportent que de l’information.

    Ce que je viens d’écrire n’est pas original : on appliquait les mêmes règles autrefois, mais on n’avait pas tout l’arsenal d’aides que peuvent apporter les appareils électroniques.
    Par contre on avait davantage qu’aujourd’hui, un (ou une) assistant(e) pour vous aider dans les multiples tâches que l’on avait à faire et cette personne prenait en charge toutes les opérations que l’ordinateur fait aujourd’hui; à condition toutefois qu’on n’hésite pas à les lui confier, à la tenir au courant des ses propres activités, car c’est un travail en symbiose, si l’on veut qu’il soit efficace.

    J’ai trouvé dans une revue, un organigramme imaginé par David Allen, pour trier les tâches à faire. Certes il est simpliste, mais il m’a paru intéressant : vous le trouverez ci-dessous.
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Mercredi 14 mars 2018 à 15:20

Informatique, médias, internet

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     Il y a quarante ans, j’avais une équipe importante à diriger, dispersée dans des établissements sur toute la France. Il n’y avait pas encore de micro-ordinateur, ni de messagerie. Les téléphones étaient fixes.
    Pour les choses importantes, nous écrivions des lettres qu’il fallait poster et la réponse n’arrivait que quelques jours après. Alors lorsque une affaire était urgente c’était le téléphone qui servait, mais encore fallait il que son interlocuteur soit dans son bureau. Et on connaissais par cour plusieurs centaines de numéros de téléphones car on s’en servait souvent et la mémoire apprend par répétition.
    Les communications dans les équipes demandaient beaucoup de temps, entre les réunions, écrire et téléphoner.

    15 ans après, nous avions 2000 macintoshs dans l’entreprise et une messagerie interne. Pas encore de téléphone portable et de SMS, mais avec la messagerie quel temps de gagné : on pouvait instantanément envoyer texte, plans, dessins, images et on avait en général la réponse dans la demi-journée ou le lendemain. On soufflait un peu et on avait le temps de réfléchir aux problèmes sérieux.

    Mais quand je regarde la même entreprise aujourd’hui, je constate que l’on manque encore plus de temps qu’il y a quarante ans, avec pourtant tous les moyens électroniques modernes. Entre messages, SMS et téléphone, nous nous sommes habitués à avoir une réponse très rapide et donc il faut répondre très vite. Les massages et les sms encombrent écrans et téléphones, on n’a pas le temps de tous les traiter, on court tout le temps de l’un à l’autre. Ne parlons pas des retours de vacances où l’on retrouve sa boîte saturée de plusieurs centaines de messages !
    Les cadres cherchent tous à traiter le plus de réponses possibles; ils essaient de faire deux ou trois choses à la fois et n’ont plus le temps de réflechir.
    L’ennuyeux c’est que le cerveau ne sait pas faire plusieurs choses à la fois avec une qualité suffisante et l’absence de réflexion suffisante engendre des erreurs.
    Il en résulte une surcharge mentales, un stress permanent, qui parfois conduit au burn-out.

    Le cerveau n’est pas fait pour supporter une charge mentale trop forte et il n’est pas multitâches, contrairement à ce que croient beaucoup de gens.
    La surcharge mentale vient en générale du fait que nous cherchons à faire en même temps plusieurs tâches, qui ne seraient pas forcément compliquées si on les faisait l’une après l’autre. Oui mais on n’a pas le temps !
    Si vous êtes en train d’écrire ou de taper un texte et qu’on vous téléphone, certes vous répondez, mais vous n’écrivez plus et il vous faudra ensuite quelques dizaines de secondes pour retrouver le fil de votre texte. Essayez de lire votre courrier et de répondre au téléphone en même temps : il y aura des « blancs » dans les deux actions.
    D’abord le cerveau ne peut réfléchir et agir en même temps. C’est le cortex préfrontal dorso-latéral qui coordonne et dirige la réflexion et la préparation des actions, (aller chercher des informations et réfléchir à un problème), et c'est le cortex préfrontal ventro-laltéral qui doit coordonner l’action de nos mains, de la parole, écouter et répondre.


    Notre cerveau ne peut réfléchir à deux problèmes à la fois car il doit aller chercher en mémoire des informations qui séjournent quelques instants dans deux mémoires tampons (l’une pour les images, l’autre pour le langage), et elles sont limitées à 6 ou 7 informations en même temps.
    Il ne peut pas non plus mener facilement plusieurs tâches à la fois. Pour certaines tâches simples chaque hémisphère peut en pendre en charge une, mais avec des problèmes de coordination. Dès qu’on veut faire trois tâches, même en morcelant les actes que l’on exécute successivement, l’énergie demandée par le cerveau est telle que la qualité des actions est détériorée.
    Par ailleurs le réseau qui fonctionne même au repos et permet de mener une réflexion, une conversation interne, de créer des images mentales, se désactive automatiquement dès que notre attention se porte sur un objet, une tâche extérieure.
    Nous utilisons pour réfléchir non seulement le cortex préfrontal dorsolatéral, mais encore l’hippocampe et les centres des lobes temporaux pour toutes informations mémorisée, et le précunéus pour la formation des images mentales.

http://lancien.cowblog.fr/images/Cerveau2/cerveauemotionnel2nucopie.jpg    La simple récapitulation avant une réunions de ce que nous allons avoir à traiter et donc des documents que nous avons à emmener nécessite l’intervention de ces centres. En outre les informations transitent par les mémoires tampon à cout terme. Si vous devez répondre au téléphone à ce moment, ils vont se polariser sur la conversation et la liste ne pourra être faite.
    Quand nous cherchons à faire plusieurs tâches, même successivement, en faisant de petits morceaux de chacune, certes la commande de l’action est possible, mais on ne peut garder en mémoire toutes les informations nécessaires à chacune d’elle et cela entraine perte de temps et erreurs, et une charge mentale importante et stressante, ainsi qu’une fatigue qui diminue l’efficacité du cerveau.
    De plus, nous ne sommes pas seuls, il faut travailler en équipe et donc les relations sociales doivent se superposer à nos travaux intellectuels et mobilisent d'autres centres du cerveau, le cortex cingulaire, l'insula et les centres amygdaliens notamment, et évidemment le cortex préfrontal ventomédian
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   A la limite il peut arriver que le cortex préfrontal, dépassé par les événements et soumis aux centres qui détecte les erreurs, finissent par se sentir incapable de réaliser quoique ce soit et bloque ainsi temporairement.

    La surcharge mentale n’est pas forcément liée à une grande difficulté des tâches à accomplir, mais à leur grand nombre et au fait de devoir les faire dans un temps court, ce qui incite à en faire plusieurs à la fois. Un exemple caractéristique est celui des femmes qui cumulent leur travail professionnel et un trop grande partie des tâches ménagères et de l’éducation des enfants. Cette accumulation de données à gérer, de problèmes et de soucis, et d’actions à accomplir, entraîne une charge mentale le plus souvent excessive.

Samedi 24 février 2018 à 15:49

Informatique, médias, internet

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    L’article que j’ai fait sur les dangers des connexions internet m’a valu quelques mails inquiets, me demandant comment se protéger des hackers.
    Bien sûr les particuliers risquent moins que les entreprises, et ils n’intéressent pas les hackers de haut niveau et les équipes spécialisées dans les cyber attaques, voire rémunérées par certains états. Mais il existe beaucoup de petits hackers , qui trouvent facilement sur internet des outils pour exercer des malversations et qui espèrent tirer profit de l’intrusion dans nos machines, soit par esprit destructeur ou de puissance, soit surtout pour chercher à tirer un profit financier d’un blocage de machine ou de capture d’informations sensibles.
    Un moindre mal est la capture de nos fichiers d’adresse qui permet d’envoyer des mails à des personnes que nous connaissons , en se faisant passer pour nous.
    Comment éviter cela.?  Deux sortes de mesures sont importantes :

    D’abord au niveau de notre matériel :
        - disposer d’un antivirus, même sur votre téléphone. Il en existe de très bons, gratuits. Personnellement j’utilise AVAST et j’en suis très content. Il m’a bloqué plusieurs fois des tentatives d’infection sur mon Mac.
        - avoir un disque de sauvegarde et l’utiliser au moins une fois par semaine, en ayant soin de couper la Wi-Fi lorsque vous faites la sauvegarde pour ne pas avoir de liaison internet et protéger votre disque. Sauvegarder non seulement vos données mais aussi vos logiciels. C’est long la première fois (au moins 2 heures), mais ensuite le logiciel ne sauvegarde que ce qui a été modifié.
    Cela permet, si on vous fais chanter parce qu’ayant bloqué ou piraté votre machine, de s’en sortir : on réinitialise le disque dur, on charge un nouveau système  vierge et ensuite on recharge tous les logiciels et les données à partir de son disque de sauvegarde (hors connexion internet).
        - ne pas truffer sa machine avec des logiciels de provenance incertaine et se méfier des gadgets et widgets divers. De très nombreux logiciels sous Androïd continnnent des virus qui ensuite piratent des informations sur votre tablette ou téléphone;
        - faire les mises à jour de vos logiciels car elles comportent souvent une amélioration de la protection.

    Ensuite être rigoureux au niveau de certaines habitudes, car c’est nous-mêmes qui sommes notre premier ennemi.
        - le risque principal est celui des messages que ce soit sur l’ordinateur ou sur le téléphone (e-mails ou SMS), et principalement des pièces jointes.
    Méfiez vous de tout message inconnu et notamment de ceux de publicité. En général l’objet suffit pour savoir ce dont il s’agit et n’ouvrez même pas le message, mais surtout pas les pièces jointes, si vous ne savez pas qui vous les envoie.
    Elles risquent de renfermer un virus caché, qui va contaminer votre appareil.
    Attention aux liens que l’on vous demande d’ouvrir dans de tels messages : ils peuvent vous emmener sur un site qui chargera le virus sur votre appareil.
    Notamment si vous voyez surgir, lors de votre navigation sur internet, une fenêtre proposant de cliquer sur un bouton pour gagner un avantage attrayant, méfiez vous; cela chargera peut être un virus sur votre machine.
    Bien entendu ne donnez jamais suite aux nombreux messages à en-tête (fausse mais parfaitement imitée), d’un service officiel, d’une banque, de l’opérateur internet, de la sécurité sociale ou de la mutuelle…. , qui vous demande des informations sur vos coordonnées bancaires, sous prétexte de vous verser de l’argent ou de mise en place de systèmes de sécurité.
    Egalement ne connectez pas une clé USB qu’on vous a envoyé par la poste, « à titre de cadeau publicitaire). On ne sait pas ce qu’elle peut charger sur votre appareil.

        - le deuxième risque important est le piratage de données que vous avez stockées sur votre ordinateur. Ne stockez pas de coordonnées bancaires ou des mots de passe. Bien sûr vous ne pouvez pas connaître par cœur tous vos identifiants et mots de pass, mais il vaut mieux les mettre par écrit sur une carte ou un cahier dans votre tiroir que sur l’ordinateur ou le téléphone.
    N’utilisez pas partout le même mot de passe et utilisez des minuscule, majuscules et chiffres.
    Ne confiez pas tous ces mots de passe à un site extérieur (Apple, Google, opérateur ou autre) qui stockera tous vos mots de passe sur un dossier protégé par un mot de passe unique !

        - ne vous connectez pas à n’importe quel réseau internet, mais n’utilisez que ceux qui exigent un mot de passe de connexion pour votre Wi-Fi.
Si vous utilisez une connexion ouverte pour naviguer sur internet, ce n’est pas trop risqué, mais par contre ne consultez pas votre compte en banque.

    Et comme je l’avais dit dans mon précédent article, les objets connectés sont particulièrement vulnérables et utilisés légalement comme des espions de vos actes. Mais ils peuvent aussi subir des attaques ciblées, notamment les logiciels des véhicules, car leur protection est actuellement déficiente.

Samedi 10 février 2018 à 12:56

Informatique, médias, internet

http://lancien.cowblog.fr/images/Images3/Objetsconnectesetudeeboow.jpg    J’entends tous les jours à la télévision, parler « d’objets connectés ». C’est une mode ! Les gens se croient plus intelligents s’ils ont cette liaison téléphonique avec toute la planète.
    Est ce vraiment utile et n’est ce pas aussi, nocif ?

    On entend parler  nombreux gadgets, comme la brosse à dent connectée qui permet de vérifier si son enfant s’est bien brossé les dents, la semelle de chaussure dont vous pouvez déclencher le chauffage ou le diffuseur de parfum de votre appartement que vous pouvez mettre en marche de votre lieu de travail.!
    Vous pouvez aussi connecter votre trottinette électrique ou celle de vos enfants pour connaître sa vitesse et les lieux où elle se trouve.
    Le frigo connecté qui vous dit sur votre smartphone, ce que vous avez à manger et ce que vous devez acheter, cela paraît astucieux, mais, en réalité, la machine n’a pas d’yeux et, pour qu’elle sache ce qu’il reste dans le frigo, il faut que vous lui disiez ce que vous avez acheté et tout ce que vous mangez (les entrées et sorties du stock !). Certains articles peuvent avoir des codes-barres, mais pas le rôti du boucher, ni les tranches que vous n’avez pas mangé.
    Alors si vous devez à chaque fois, entrer les informations, cela vous prends du temps et vous en aurez vite marre, alors qu’un simple coup d’œil permet de voir ce qu’il reste et avec moins d’erreurs. En plus vous perdez l’habitude de réfléchir à ce que vous devez acheter et à exercer votre mémoire.
    A quand le papier toilette connecté, pour connaître votre consommation et savoir quand en acheter?
   
    Même en étant plus sérieux est il plus simple de commander à distance de votre bureau, l’éclairage du domicile, vos volets roulants, la machine à laver, la cuisinière et son four, l’enregistrement sur la box de votre télévision ou régler la température de votre chauffage, alors que vous pouvez commander ou programmer tous ces matériels avant de partir. Si vous avez ainsi une vingtaine d’appareils à programmer ou déclencher, vous allez passer votre temps à cela au lieu de travailler, et il faudra que vous ayez une alerte connectée pour vous rappeler tous les réglages à faire.
    Un objet très prisé est la montre qui vous sert si vous faites du jogging. Elle vous dit le nombre de pas que vous avez faits, votre vitesse, votre rythme cardiaque, votre tension… et même indique sur une carte votre itinéraire et les temps d’arrivée, car c’est aussi un GPS. Je ne sais pas si tout est vraiment utile, mais l’armée américaine a dû interdire cet objet à ses soldats, car les terroristes s’en servaient pour les repérer, en vue d’attentats.
    En effet rien n’est moins protégé que ces objets connectés et n’importe qui, connaissant un peu l’informatique ,peut y pénétrer avec des matériels relativement standards et relever des renseignements ou agir à votre place.
   
    Pour le moment je n’ai trouvé que deux objets vraiment utiles :
        - un bracelet qui , recevant un signal provenant de la porte d’un car ou de l’entrée de l’école, envoie un signal à ses parents quand un enfant entre ou sort; cela permet en outre aux accompagnateurs de vérifier qu’il ne manque personne.
        - les GPS sur smartphone pour les randonneurs ou la connexion des GPS des voitures en cas de vol.

    Ce qui est inquiétant ce n’est pas l’usage de ces objets connectés, mais les habitudes que nous prenons :
    D’une part nous comptons de plus en plus sur les ordinateurs, tablettes, smartphones, pour organiser notre vie à notre place. Nous perdons l’habitude de réfléchir, d’organiser, de gérer logiquement le quotidien. Cela se répercutera dans notre travail.
    D’autre part nous comptons sur ces mêmes appareils pour enregistrer de nombreuses données, pour éviter d’apprendre tout ce que nous pouvons chercher sur internet (c’est à dire à peu près tout). Résultat nous n’exerçons plus notre mémoire, c’est à dire, si l’on commence jeune à le faire, nous n’avons plus de mémoire.
    Or la mémoire, c’est la moitié de l’intelligence (à condition de s’en servir), et la logique une partie des 50 autres pourcents. Il faut donc s’attendre à une baisse de l’intelligence en raison de ces pratiques et cela se traduira par une diminution du QI moyen.
    Enfin nous finissons par passer des heures devant ces machines et cela devient une véritable addiction, comme le jeu ou la drogue.
    On a commencé à voir des modifications du cerveau dues à l’excès de connexion (notamment sur les liaisons pouce, centres moteurs, et voies de communications nerveuses). On risque d’en voir davantage d’ici quelques années, et surtout une baisse de performance de notre système d’apprentissage.

Samedi 16 décembre 2017 à 11:31

Informatique, médias, internet

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     Un de mes jeunes lecteurs m’a demandé comment se faisait la reconnaissance des visages par un ordinateur, et si cela permettait, comme certains journaux, ou personnes sur internet, le disaient, de servir de mot de passe ou de reconnaissance faciale, par exemple pour payer un achat avec son smartphone.
    Je vais essayer de répondre à cette question, mais je ne suis pas dans le secret des constructeurs tels Apple ou Samsung.

    Les méthodes de reconnaissances faciales sont connues, mais la précision et la fiabilité demandées ne sont pas les mêmes selon qu’il s’agit de reconnaître un visage ami sur les photos de votre ordinateur, d’identifier un suspect pour la police ou de servir de mot de passe pour une opération financière.

    Les méthodes sont les mêmes : on projette sur le visage des points à des endroits bien précis et on va faire une cartographie en mesurant des distances et des angles d’orientation caractéristiques, qui varient selon les individus. Ce sont en général les yeux qui servent d’origine à cette triangulation.
    Il est certain que si l’on n’a qu’un petit nombre de points, plusieurs individus peuvent avoir la même « carte », et donc la reconnaissance faciale ne pourra les différencier. Pour que cette probabilité de doublon devienne plus faible, il faut donc augmenter de plus en plus le nombre de points.
    Tout dépend donc de la sécurité que l’on recherche et dans quelle population de visages.

    Il est certain que si vous voulez seulement reconnaitre les personnes de votre carnet de photos, d’une part ce n’est pas catastrophique si l’ordinateur se trompe, car vous pouvez rectifier, et d’autre part la population est celle de votre famille et vos amis, et donc limitée. Les chances de doublons sont faibles. On pourra se contenter de quelques dizaines, voire quelques centaines de points.
    J’ai un tel logiciel sur mon Mac, et il se trompe de temps en temps, si la personne a des cheveux qui lui cachent le visage, si elle porte des lunettes de soleil, et il ne sait pas différencier des jumeaux qui se ressemblent beaucoup. Evidemment il ne la reconnait pas si elle porte un passe-montagne.
   
    Pour la police si l’on recherche un individu d’après une photo, la population est très importante et les doublons peuvent être nombreux. Il faut donc passer à quelques milliers de points.
    Mais on ne demande pas une certitude absolue; si le logiciel sort de son analyse faciale deux ou trois individus, d’autres méthodes permettront d’affiner qui peut être suspect. Cela reste une aide précieuse.

    Servir de mot de passe, c’est à dire d’autorisation pour faire une opération importante, notamment financière est un tout autre problème.
    La population est celle du monde entier.
    Surtout il faut non seulement reconnaître celui qui aura le droit de faire l’opération, mais il faudra non seulement éliminer des gens qui lui ressemblent, mais aussi ceux qui essaieront de se faire passer pour lui, grâce à des astuces diverses.
    Il faudra cette fois ci des dizaines de milliers de points de référence.
    Mais cela ne suffit pas; en effet si on présente à l’appareil une photo du propriétaire, l’analyse faciale sera correcte et il dira « oui ».
    Il faut donc une photo en relief, une analyse faciale en 3D, prise à l’origine sur le propriétaire et faite ensuite sur l’éventuel intrus.
    Une personne qui veut tromper l’appareil peut mettre un masque reproduisant le visage du propriétaire. Il faudra donc faire une partie de la reconnaissance en infra-rouge, pour déceler la chaleur du visage et celle atténuée par le masque.
    Pour compliquer la tâche des intrus, on prendra plusieurs cartes du visage, par exemple de face, de profils ou sous d’autres angles.

    Un inconvénient surgit alors : la cartographie est si détaillée, si précise, que si vous modifiez tant soit peu votre visage, votre appareil ne vous reconnaîtra plus. Il faut donc que votre appareil fasse régulièrement des mesures sur vous même et qu’il possède un peu d’intelligence artificielle pour s’adapter.

    Je ne sais pas si l’on verra bientôt des appareils faire cette gymnastique complexe, à un prix abordable. Je sais qu’Apple et Samsung y travaillent, mais je sais par exemple qu’Apple dit ne pas avoir résolu le problème de deux jumeaux.

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lancien

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