Jeudi 9 juillet 2015 à 9:02

Informatique, médias, internet

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    On trouve des tas d’articles dans les médias, qui font une large publicité autour des bienfaits des jeux sur ordinateur pour développer les capacités des enfants. On va jusqu’à dire qu’on peut améliorer leur performances de lecture et éviter la dyslexie. Et évidemment on parle de réflexes, de rapidité de décision, d’évacuer son agressivité et son stress, de détente…. voire même de « l’éveil des bébés » grâce aux tablettes.
    Mais on ne parle jamais d’études sérieuse scientifiques, et l’industrie du jeu sur ordinateur pesant plus d’un milliard ce chiffre d’affaire annuel, il faut bien essayer de garder cette manne.
    De plus les ados passent des heures devant leur messagerie ou l’écran de laur smartphone.
    Là encore les intérêts financiers sont tels que la littérature à laquelle on a facilement accès est largement biaisée.

    Le développement de notre intelligence passe par l’éducation et l’instruction.
    Nous apprenons d’abord une multitude de règles pour nous maintenir en bonne santé et pour vivre au mieux en société, en communiquant avec les autres humains.
    Puis nous apprenons de nombreux mécanismes qui nous seront utiles toute notre vie : lire, écrire, , raconter, rédiger, calculer…. Mais ces connaissances ne s’acquièrent que grâce à des exercices nombreux. D’autres exercices nous familiarisent avec des outils, des mécanismes des objets de notre vie courante, leur compréhension et leur utilisation.
    Apprendre par cœur n’est pas important le plus souvent pour ce que nous retenos, que nous oublierons pour beaucoup, mais cela forma notre mémoire. Et la mémoire c’est 60% de l’intelligence.
    De même ce que nous apprenons en histoire, en littérature, nous n’en retiendrons pas tout, mais cela nous confronte aux idées d’utrui, aux divers points de vue, cela ouvre nos esprits, stimule notre imagination.
    En sciences, là encore il ne s’agit pas d’engranger des connaissances, mais d’apprendre la logique, à réagir devant une hypothèse au lieu de croire n’importe quoi, comme des moutons, et de connaître un minimum de données et de procédés de mathématique, de physique et de chimie ou de biologie utiles dans la vie courante.
    Les exercices de mathématiques où l’on cherche une solution (et non lorsqu’on vous donne la démarche à faire), stimulent notre créativité.
    Il est évident que des cours sans exercices d’applications ne servent pas à grand chose, et le temps que les jeunes passent devant les écrans est autant de temps qu’il n’utiliseront pas dans leur formation.

    De nombreuse études scientifiques montrent que l’usage intensif d’écrans par les très jeunes enfants touche le développement cognitif : appauvrissement du vocabulaire, difficulté d’expression le cerveau s’habituant plus à l’image qu’au langage, méconnaissance de la grammaire et de l’orthographe, baisse de l’attention et de la concentration au bénéfice de la dispersion et du « zapping », défaut de motivation et d’iamagination

    J’ai déjà fait plusieurs articles sur l’effet des jeux violents et je ne reviendrai pas sur ce sujet, mais il est avéré que l’utilisation fréquente de ces jeux, habitue à la violence, et favorise l’agressivité et même les actes violents.
    De plus l’usage intensif des écrans et des claviers, déforme la connexion entre les organes d’interprétation de la vison, le cortex préfrontal et les centres de commande motrice (notamment du pouce). J’ai fait un article à ce sujet le 1/3/2015, reprenant ce que disait le professeur et chercheur Olivier Houdé, spécialiste de la formation des enfants.

    Dans ce domaine la responsabilité des parents est grande. On met dès 2 ans l’enfant devant la télé, puis on se débarrasse de lui devant les jeux d’ordinateur et de console, puis on lui achète trop jeune un téléphone portable. L’enfant est laissé ainsi à lui même au lieu d’être éduqué et il devient peu à peu accro aux écrans de toutes sortes.
    La plupart des parents ne sont d’ailleurs plus au fait des différents outils auxquels leurs enfants ont accès et sont tout surpris s’ils découvrent la « vie numérique » de leur enfants et ses excès de toutes sortes.
    Même les enseignants s’émeuvent des conséquences de l’usage des smartphones dans l’enceinte de l’école, non seulement pour les perturbations dans les cours, mais aussi sur le vocabulaire utilisé, le partage de photos narcissiques ou provocantes»,, voire choquantes» ou pornographiques, la publication de photos sans mesurer la portée de leurs propos, lesquels peuvent blesser, humilier, ridiculiser….


    Certes il ne s’agit pas plus de supprimer les écrans que de revenir à la lampe à pétrole, mais d’en freiner l’usage abusif chez les enfants et d’essayer d’orienter leur utilisation vers des usages plus utiles et moins nuisible.
    On pourrait penser que les jeux et usages d’écrans sont réservées aux familles aisées. Il n’en n’est rien; cet usage intensif frappe les famille les plus modestes et encore plus les jeunes qui ont des difficultés scolaires.
    Il est curieux de constater que les grands noms de l’informatique veillent au contraire à protéger leurs enfants de l’usage intensif d’écrans, car comme disait Steve Jobs, « nous avons vu de près les dangers de la technologie; je ne veux pas que cela arrive à mes enfants ».

Samedi 16 mai 2015 à 11:43

Informatique, médias, internet


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    Je lisais récemment un article sur le stress causé par l’informatique et ses pannes : nUn ordinateur qui plante, une page Internet que l’on ne trouve pas, un dossier perdu dans l’immensité de votre classement, une hotline qui ne répond pas ou qui ne comprend rien, un gentil petit virus qui vous ralentit, et le pire; le disque dur en carafe, alors qu’on n’a pas fait de sauvegarde…
    Une statistique américaine sur un échantillon de 1 000 personnes :
94 % de cet échantillon se déclare dépendant de l'outil informatique, ce qui explique les frustrations que peuvent causer des problèmes techniques, et 64 % reconnaissent que leur ordinateur est source d'angoisse ou d'anxiété.
     « Dans 37 % des cas, les victimes d'un problème vont essayer de le résoudre elles-mêmes, quand 18 % vont s'adresser à un ami ou à un membre de leur famille. Ils ne sont que 8 % à s'adresser à leur FAI, 7 % à appeler un support technique, 7 % à contacter le fabricant et 3 % à avoir souscrit un service d'aide en ligne. »
    Si j’ai bien compris les américains n’adorent pas non plus leur hotline.
    J’avoue les comprendre tout à fait !

    J’ai une certaine expérience des hotline, ayant Numéricable comme opérateur en région parisienne et Orange en Bretagne; j’ai été autrefois sur Neuf, puis SFR, et les enfants et petits enfants étant sur SFR, Free, et Bouig, j’ai fait le tour de toutes les hotlines connues.
    Elles sont toutes aussi minables les unes que les autres.

    La pire c’est SFR. Elle doit être installée à Tanger, les opérateurs connaissent à peine le français, ont du mal à vous comprendre et du coup, sont à peine aimable.
    On a oublié de leur apprendre la géographie. Quand j’étais sur SFR en Bretagne et que je leur avait dit d’où j’appelais, ils me demandaient pourquoi je ne parlais pas en anglais !! Je suis vexé, je ne vois pas pourquoi j’aurais du dire le « petite Bretagne ». D’abord, on y mange beaucoup mieux que dans la « grande ».

    Chez Numéricable et Orange, ils sont très polis mais pas futés Dès qu’on les sort de leur routine, ils ne savent plus, sont « désolés », mais leur chef de centre est tout aussi ignorant, et il n’a pas l’adresse ou la possibilité de vous passer un ingénieur du service réseau.
    Chez Free, ils ne peuvent vous le passer au téléphone, mais l’ingénieur vous rappelle, et s’il le faut, vient voir chez vous la panne.
    Et si par hasard vous avez une ligne France Télécom, bien qu’étant en dégroupé, et si le défaut vient de votre ligne matérielle entre votre logement et l’ordinateur de votre fournisseur d’accès, c’est à France Télécom de faire le nécessaire. Mais tous s’en moquent, c’est la faute de l’autre et cela met des mois à être réparé.
    J’ai eu ce désagrément chez une de mes filles, cela a duré des mois avec SFR, sans aboutir et on a dénoncé le contrat, mais par contre Free, nouvel opérateur, s’en est occupé, a forcé France Télécom à venir et tout est rentré dans l’ordre.

    L’ennui de toutes ces hotlines, c’est que leur personnel est de bas niveau et donc peu formé.
    C’est suffisant pour aider quelqu’un à installer sa box s’il ne sait pas le faire, ou pour résoudre des petites pannes simples.
    Manifestement les agents ont un ordinateur avec une « check-list », la déroulent systématiquement et bêtement, et vous posent les questions qu’ils ont sous les yeux, sans se soucier de vos explications. Ils ont en plus quelques possibilités de tester à distance votre ligne et votre box. Ils peuvent ainsi résoudre de petites pannes, mais ensuite sont dépassés par les événements.
    Et s’il s’agit d’une panne plus importante, si vous avez vous-même quelques connaissances en box et réseau, que vous avez fait toutes les vérifications en votre pouvoir, il faut quand même les refaire avec eux et si vous leur donnez des explications techniques ou leur posez des questions d’un certain niveau, ils ne comprennent pas.
    La hotline Apple ne fait pas exception, et pour moi qui ai des ordinateurs Apple depuis I980 et des macs depuis 1984, je n’ai recours à elle que pour des problèmes tordus auxquels elle n’a jamais su répondre; mais elle peut transmettre à l’échelon suivant et me faire rappeler par un ingénieur.
    Quant à la hotline de Microsoft, elle est encore plus ignare, et en plus totalement dépourvue d’amabilité et de courtoisie !.
    Alors le rédacteur de l’article qui, appartenant à un fournisseur d’accès américain connu, déplorait que l’on s’adresse à des amis ou à sa famille, au lieu d’appeler ses services techniques, a t’il vraiment une hotline d’une grande qualité ? Ce serait à vérifier, mais j’en doute.
    Quant aux « aides » des opérateurs sur leurs sites, elles sont d’un niveau navrant, et ne résolvent que des broutilles.Le seul endroit où l’on peut trouver de l’aide sont les forums, soit que quelqu’un ait déjà eu et résolu la même panne, soit que l’on soit face à quelqu’un de compétent.

    Pour finir par Cow, nous avons maintenant un webmaster très compétent, « Lid » et si vous avez un problème, il faut lui expliquer sur le forum et je suis sûr qu’il arrivera à le résoudre ou à vous donner des indications pour le contourner.
    Au moment des pannes récentes, dues à la migration sur de nouveaux serveurs, j’avais des très gros ennuis sur mon blog, et il a résolu très vite tous mes problèmes, dès que j’ai pu le joindre pour lui en parler, et je l’en remercie vivement.

Lundi 11 mai 2015 à 8:22

Informatique, médias, internet

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   Je lisais récemment que parmi les jeunes de 12 à 17 ans (collège et lycée) :
        - 98% avaient accès à un ordinateur.
        - 80% ont un téléphone portable et en général un smartphone.
        - 80% ont un lecteur de musique MP3.
        - 65% ont une console de jeux.
        - 50% disent fréquenter les réseaux sociaux (et tous ne le disent peut être pas)    - le commerce des jeux vidéo d’ordinateur pèse presque 2 milliards.
        - les téléchargements de vidéos et de musique environ 1 milliard.
et les jeunes passeraient six à huit heures par jour devant télévision, ordinateur, téléphone ou console de jeux, c’est à dire pratiquement tout le temps extrascolaire, ou en empiétant sur leur sommeil.
    Je ne sais pas si c’es statistiques sont exactes, mais je n’ai pas de raison d’en douter et cela montre le décalage énorme entre génération qui s’est produit en une quinzaine d’années. A priori, il ne paraît guère bénéfique, ni pour la santé, ni pour les études.

    Il y a un décalage énorme entre pratique des parents et des enfants de cet âge.
Souvent les parents ne sont pas familiarisé avec le multimédia et ce sont souvent les jeunes qui expliquent à leurs parents comment utiliser internet et ses fonctionnalités
(messagerie, vente en ligne, déclarations d’impôts, gestion des comptes bancaires, recherche d’informations, jeux etc…).
    On pourrait croire que cela favoriserait le contact familial, mais il n’en n’est rien.
    Les jeunes qui ont déjà la hantise d’appartenir à un groupe, se font ainsi des amis de leur âge, mais aussi, qui croient être protégés par l’anonymat et le virtuel, testent le
«pouvoir d’intéresser autrui » et risquent de se faire manipuler, voire embrigader comme on a pu le constater pour les départs en Syrie.
    Les personnes sur internet se croient protégées par leur pseudo, mais à contrario, n’importe qui, en face, peut se trouver derrière un pseudo.
    De plus le lien à l’image est différent. Pour moi, l’image est un moyen complémentaire du langage pour décrire quelque chose. Pour les jeunes, c’est un objet d’intérêt commun, une interrelation, et par ailleurs, les images virtuelles que ce soit sur internet ou au cinéma, sont souvent très loin de la réalité.
    Enfin l’usage de l’ordinateur et d’internet empêche souvent des activités physiques et favorise la prise de poids.

    Je suis étonné des renseignements que, jeunes comme adultes peuvent mettre dans leurs comptes de réseaux sociaux et de tout ce qu’ils peuvent y raconter.
    Si leur compte restait réservé à des amis, on peut penser maîtriser ces informations, encore que des expériences récentes me font penser que l’on peut toujours avoir des fuites par une personne à qui on faisait confiance et qui a voulu se rendre intéressante.
    Les réseaux sociaux permettent de regrouper des personnes ayant des sujets communs sur n’importe quoi, et c’est donc un outil pour trouver une place au sein d’un groupe et y développer sa personnalité.
    Mais en fait par le biais des amis, des amis des amis, n’importe qui peut s’y introduire et on peut tomber sur un « ami » malveillant, comme sur un collaborateur ou collègue indélicat.
    Les problèmes et les difficultés arrivent ensuite à l’école ou au travail et c’et une source importante de stress.
    De plus de nombreux annaquers trouvent dans internet un moyen idéal de communication, et certains sont très doués et arrivent à imiter des sites ou des logos de votre banque, de votre opérateur ou de tout organisme qui a des interactions financières avec vous.
    Le nombre de documents que l’on reçoit toutes les semaines et qui sont des arnaques est étonnant, et plus étonnant encore leur vraisemblance apparente, et nombreux sont ceux qui s’y laissent prendre, source supplémentaire de problèmes.

    Un autre aspect inquiétant de l’ordinateur et d’internet est la cyberdépendance.
    Les jeux ne sont pas à priori une mauvaise chose. Ils peuvent apprendre à respecter des règles, et une hiérarchie de compétence, à remplir des missions pour arriver à un stade supérieur, à développer logique et maîtrise de soi. J’ai connu des jeunes qui manquaient d’estime envers eux mêmes, ne réussissaient pas dans leurs études et qui excellant dans un jeu et brillant aux yeux de leurs copains, ont remonté la pente.
    Le problème est de ne pas y passer trop de temps, de ne pas devenir accro, et de pouvoir arrêter quand on a du travail à faire.
    Et les parents ne jouant pas à ces jeux, le dialogue n’existe pas sur ce point.
    Par ailleurs les jeux violents diminuent la réaction de rejet des tels actes et peuvent entraîner des personnes ayant déjà cette tendance, à commettre ensuite des actions répréhensibles dans ce domaine.
    Les adultes jouent aussi (38% des ménages), et l’âge moyen des joueurs est de 38 ans !! Mais 95% des addictions concernent les jeunes.

    Un autre problème est celui des téléchargement illégaux de films et de musique.
Outre les dommages aux professions créatives, c’est une opération interdite par al loi, ce qui aurait plutôt tendance à rendre l’opération plus attractive à certains, en raison de l’adrénaline sécrétée. Mais si des sanctions arrivent, ce sont des problèmes supplémentaires pour parents et enfants.

    Les statistiques que j’ai lues sur les smartphones me laissent également perplexes :
    - la consommation moyenne n’est pas très élevée : 2h30 par mois (mais les réponses à l’enquête venaient plus des opérateurs que des jeunes)
    - 96% des jeunes savent qu’il est déconseillé de dormir avec son téléphone portable sous l’oreiller ; 31%le font quand même.
    - plus de 40% des ados ont été filmés dans une situation embarrassante et la même proportion a déjà effectué de telles prises de vues.
    - 16% des ados ont été harcelés et 14% on,y reçu des messages pornographiques.
    - les sms sont échangés par milliards, car c’est plus facile de se joindre et surtout il n’y a pas de témoins pouvant entendre le contenu, comme dans une conversation orale.

    La description que je viens de vous faire est assez catastrophique. Pourtant je suis persuadé que les moyens modernes de communication, bien utilisés, pourraient être très utiles et apporter des possibilités de développement et de formation.
    Il faudrait apprendre aux jeunes notamment - mais aussi aux adultes à s’en servir intelligemment.
    Certes l’Education Nationale peut apporter sa pierre pour former sur la recherche de renseignements et l’utilisation de certains logiciels.
    Mais c’est aux parents qu’incombe la surveillance de l’emploi que font leurs enfants des machines, des SMS et d’internet.
Je crains qu’actuellement, ils ne sachent pas le faire, et que cela ait parfois des conséquences graves pour certains jeunes.

Dimanche 10 mai 2015 à 7:58

Informatique, médias, internet

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    Je me servais de gros ordinateurs de calcul scientifique et de simulation depuis 1960, mais ce n’étais pas moi qui les mettais en œuvre, mais des mathématiciens et informaticiens spécialisés. J’avais juste une compréhension suffisante pour pouvoir les diriger et les coordonner.
    Je m’étais servi vers 1975 de petits calculateurs, mais il fallait les programmer en langage machine et c’était odieux. Par contre, alors que je ne pouvais guère me servir d’une machine à écrire classique, car à la moindre erreur, il fallait recommencer la page, les premières machines à traitement de texte sont apparues, aussi grandes que mon bureau, mais on pouvait corriger ses fautes sans problème et j’ai commencé à m’en servir pour faire des rapports et divers documents. Mais je tapais à la vitesse d’une tortue avec un frein.! LOL

    J’ai commencé à me servir d’un des premiers microordinateurs Apple2 en 1980 et là, tout à changé. J’ai découvert des traitements de textes plus évolués, permettant des mises en pages plus sophistiquée, un tableur permettant de faire des calculs avec des formules assez complexes, un grapheur, un logiciel de dessin vectoriel et de dessin bitmap : de petites merveilles.
    Appendre à s’en servir était une joie, une curiosité, et à l’époque, ces logiciels étaient simples et la documentation très bien faite.
    On pouvait même programmer en « basic ». C’était plus frustre que les langage de programmation pour les grandes machines et je me suis amusé à programmer des jeux de logique pour mes enfants (genre mastermind).
    L’écran à l’époque était tout petit (13 pouces) et la définition était horrible : on voyait les pixels, qui étaient des petits carrés de 1 mm.
    J’ai décidé alors d’apprendre à taper sur un clavier autrement qu’avec deux doigts.     Au début c’était lent, car, quand vous écrivez à la main, vous avez appris à écrire non des lettres mais des mots (d’ailleurs les lettres sont liées entre elles). Cet automatisme n’est pas adapté au clavier, qui lui écrit lettre par lettre et il faut donc inhiber l’automatisme du cervelet pour le replacer par un autre.
    Je me suis entraîné tout l’été et j’ai quand même gagné un peu en vitesse, et je me suis aperçu que mon cervelet se débrouillait maintenant seul pour des mots courants de deux ou trois lettres et qu’il savait les épeler. J’avais aussi un peu pris l’habitude de la position des lettres sur le clavier.
    Et puis au bout de plusieurs mois, tout à coup, en quinze jours ma vitesse de frappe a quadruplé car je n’épelais plus. Mon cervelet le faisait à la place de mon cortex préfrontal et donc je n’en n’étais plus conscient.
      
Je tapais aussi vite que j’écrivais à la main en réfléchissant et je pouvais ne plua être tributaire de ma secrétaire pour rédiger des documents. C’était une grande liberté et du stress en moins.

    J’ai aujourd’hui un imac, un grand écran de 27 pouces, une résolution extraordinaire qui permet de voir photos et films et de nombreux logiciels. Il a la puissance des gros ordinateurs de 1980 et coûte mille fois moins.
    Mais ces logiciels doivent tout faire pour tous les utilisateurs et sont ultrasophistiqués; leur documentation est le plus souvent inexistante ou très mal faite et on n’utilise que 10% de leurs capacités. Il n’est plaus question de mettre le nez dans le fonctionnement de l’appareil.
    Malgré tout, sur mon imac, je peux lui faire faire ce que je veux, ranger mes dossiers comme bon me semble, c’est moi le patron.
    J’ai par contre un ipad (une tablette) et là c’est la catastrophe.  Certes je peux faire beaucoup de choses avec, mais c’est lui le maître. Je ne sais pas où il met les dossiers, je ne peux rien organiser comme je veux, quand je lui demande de chercher quelque chose sur internet, il ne le fait pas comme je le voudrais et souvent trouve autre chose que je ne cherchais pas, parce qu’il anticipe bêtement sur ce que j’écris. Et je n’ai pas encore trouvé le moyen de lui interdire certains processus.
    C’est une énorme perte de temps le stress permanent, et je ne m’en sers que quand je ne peux transporter mon imac. On ne peux travailler là dessus : juste bon pour lire des articles, écouter de la musique ou regarder des films.
    Alors, j’ai toujours un vieux téléphone portable, qui me sert juste à téléphoner. Je ne sauterait pas le pas pour un iphone : ce serait aussi lui le patron et je n’ai pas envie d’attraper des crises de nerfs, parce qu’il fera les choses bêtement, avec une logique et un rendement déplorables.

    Bref mon imac, je ne peux plus m’en passer : c’est mon crayon, ma machine à écrire, ma machine à dessiner en 2 et 3D, à retoucher et classer mes photos, et à circuler dans les bibliothèques et les universités sans avoir besoin de me déplacer, ma chaîne hifi, et même parfois mon téléviseur et « mon téléphone écrit ». Je ne fais plus de « transparents », je peux faire facilement des présentations pour mes conférences,avec textes, photos et films.
    Je n’ai plus de papier, plus besoin de grosses armoires, juste un disque externe de sauvegarde d’un téraoctets.
    C’est ma mémoire aussi : carnet d’adresse, planning, classement de mes documents.
    C’est aussi le lien avec ma famille, et mes correspondant(e)s des blogs.
    Mais c’est un outil qui fait ce que je lui demande : il m’aide à faire les tâches fastidieuses, et il ne réfléchit pas à ma place.
    A 19h je le ferme, et il me laisse tranquille jusqu’à ce que je le rallume le lendemain à 7h.
    Et je m’abstiens de perdre du temps à discuter sur Facebook, Twitter ou sur Hangouts (ou autrefois Messenger), je me contente des mails, que je peux écrire quand je veux et de regarder quelques revues quotidiennes ou hebdomadaires, au moment où je suis libre. Mais je peux accéder à de nombreux document, sans aller, comme autrefois, les chercher dans une bibliothèque.

    Certes mon ordinateur iMac m’est indispensable, je ne peux m’en passer, mais je ne suis pas son esclave et il fait ce que je lui dit de faire, sans jamais râler, et avec le minimum d’erreurs.
    Il m’aide à vivre et ne me stresse pas.
    Alors quand je vois mes petits enfants stressés qui ne peuvent lâcher leur smartphone et leur portable et qui passent des heures à discuter sur les réseaux sociaux au lieu de dormir, et sont stressés en permanence, je me demande si les progrès de l’informatique et du multimédia sont si bénéfiques que cela.
    J’en parlerai demain.



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Lundi 9 mars 2015 à 8:12

Informatique, médias, internet

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    J’ai fait il y a quelques mois un article sur les « bitcoins » (16 et 17 juin 2014).
    Je vous avais montré que c’était une « monnaie numérique », sans support matériel et que les transactions étaient faites par les utilisateurs, sans le concours de banque, à travers un réseau très sûr et ramifié donc toujours en service, le support étant des ordinateurs en réseau dans le monde.
    La sûreté était assurée grâce à des « clés privées », sorte de mot de passe, mais qui est en réalité un algorithme complexe, et qui représente la « signature électronique » de la personne, et grâce à un  « hachage » des données afin de ne pas pouvoir les intercepter, mais qui restent associées aux clés, pour pouvoir les recoller ensuite.
    La diffusion est universelle grâce à des « clés publiques », sorte de numéro de compte, que l’on peut communiquer à des tiers.
    La validation des transaction se fait automatiquement par certains ordinateurs et les résultats doivent concorder pour que la validation soit faite.
    Il n’y a pas de transfert réel, mais seule une information partagée de la transaction, qui modifie les avoirs des comptes.
    Et tout paiement est irréversible, une fois validé.
    Le bitcoin n’a pas connu une grande réussite comme l’espéraient ses créateurs, car comme une monnaie étrangère, il n’a pas un cours fixe, mais celui ci varie en fonction de son utilisation et donc au gré des spéculateurs, comme pour la bourse.
    Mais ce qui est intéressant ce sont les programmes existant et leur fonctionnement au sein d’un réseau.

    Supposez une énorme banque de données où chacun pourrait écrire ce qu’il veut, mais serait alors définitif et infalsifiable. que votre « droit d’auteur » soit protégé par une clé privée, mais que tout le monde ait accès à la banque de données par des clés publiques.
    Mais également la clé publique permet de retrouver l’auteur et donc de publier n’importe quoi, des insultes par exemple, d’autant plus que les données infalsifiables peuvent servir de preuve devant des tribunaux.
    Supposez les mêmes contrôles de validité que pour le bitcoin.
    Qu’en outre un moteur de recherche permette de rechercher les diverses catégories de données (comme dans Google).
    On pourrait certes y déposer des textes, des poèmes et des chansons, des faits que l’on veut rendre « historiques » pour ses descendants, mais par exemple des contrats d’acquisition, de travail ou d’association, des reconnaissances de dettes qui resteraient valables tant que le remboursement n’a pas été inscrit, des inventions et brevets etc….
    Une telle base de données si elle était libre d’accès, infalsifiable, indestructible, et gratuite, (ou du moins moyennant un abonnement, comme internet), aurait sûrement beaucoup d’applications. On peut évidemment penser à plusieurs banques de données spécialisées.
    Par exemple une banque de donnée commerciale entre particuliers pourrait remplacer e-bay, le bon coin, Priceminister etc… Les programmes correspondant prévoient une mise sous séquestre des bitcoins (ou de la monnaie qui s’y substituerait sur cette base de données, jusqu’à l’envoi certifié des marchandises achetées, ce qui garantirait la vente.
    Bien sûr il faudrait des règles et des vérifications pour qu’on n’y mette pas n’importe quoi et ce serait sans doute le plus difficile à organiser, car techniquement le réseau informatique des bitcoins est capable de gérer de telles données.

    Une telle application est révolutionnaire et on l’appelle une « blockchain ».
    L’informaticien canadien Jon Evans pense que nous sommes au début d’une ère nouvelle où les blockchains révolutionneront le monde, par le canal d’internet.
    C’est évidemment une vue d’avenir, mais est elle utopique ou réaliste?
    Un concurrent de Twitter, Twister, fonctionne sur ce modèle de diffusion et de contrôle que l’on appelle « pair à pair ». car ce sont les ordinateur des utilisateurs qui font les contrôles et non ceux des noeuds de réseau ou des fournisseurs d’accès comme sur internet et la messagerie actuelle. Un système concernant les contrats est en cours d’étude : « Ethereum ». Il existe aussi un réseau de partage de musique.

    Il faut être conscient que ce système fonctionne sans une autorité ou un opérateur central. Les données et les contrôles sont effectués par des utilisateurs du réseau, qui ont un ordinateur puissant et acceptent de le faire faire automatiquement par cet ordinateur, moyennant évidemment une rémunération. Il faut qu’il y ait suffisamment de ces machines pour que le réseau fonctionne.

    J’avoue être un peu sceptique
    Je sais qu’il y a eu peu de falsifications sur le réseau bitcoin, mais il y en a eu.
    Je crains que, parmi les utilisateurs contrôleurs (on les appelle les « mineurs »), il y ait quelques hackers doués qui arriveront à trouver quelques failles.
    Et puis si on pousse à l’extrême, on supprime les notaires, les huissiers, les cabinets de brevets et même la plupart des commerçants et agences de vente et même s’il faut beaucoup plus d’ordinateurs et de gens les servant, cela ne compensera pas.
    Et comment empêcher de mettre n’importe quoi sur la banque de données ?
    Par ailleurs quand il y aura des milliards de données, écrites par des milliards de personnes, comment trouver la bonne que vous cherchez? Quand on voit la difficulté pour trouver sur Google les informations pertinentes (si vous en cherchez une très précise, mais que vous ne savez pas qui l’a émise) et le nombre d’informations inadéquates auxquelles on accède, la tâche me paraît bien difficile.
    C’est vrai que ce système sans contrôle central, où chacun fait ce qu’il vaut, la seule contrainte étant l’organisation et la programmation du système, c’est un peu une « anarchie numérique ».
    C’est ainsi d’ailleurs que l’appelle JP Delahaye, professeur et chercheur en informatique à l’université de Lille, qui a fait d’intéressants articles sur ce sujet.
   

Lundi 26 janvier 2015 à 8:10

Informatique, médias, internet

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     Je n’ai pas l’impression, malgré mon âge (bientôt 83) d’être très en retard sur mon siècle. J’ai utilisé de gros ordinateurs depuis 1965. Je me sers d’un microordinateur depuis 1980. J’arrive à trouver à peu près ce que je cherche sur internet, je me sers sans trop d’erreurs de la télévision et des machines à laver ou des outils de bricolage, et j’arrive même à me débrouiller avec la programmation de la régulation de la chaudière.
    Et pourtant je suis un peu effaré de la pub faite à la télé, notamment pour Noël, sur tous les objets les plus divers, qui sont maintenant « connectés » et notamment les moyens de surveiller notre santé.
    J’entendais l’autre jour, un médecin dire que le marché des »objets connectés de santé » représentait 4 à 5 milliards d’euros, probablement quatre fois plus dans cinq ans,  et qu’il allait bouleverser nos habitudes.

    Je suis tout à fait conscient de l’utilité pour un malade, de pouvoir facilement mesurer sa tension, son rythme cardiaque ou son taux de sucre dans le sang, encore qu’il faut qu’il ait reçu une petite formation pour savoir interpréter les données et savoir quoi en faire ensuite. Cela peut sans doute le rassurer (ou parfois l’inquiéter) et cela permet d’appeler le médecin en prévention. Mesurer soi même le taux de prothrombine du sang, pour une personne sous anti-coagulant est plus pratique que d’aller tous les mois se faire faire une prise de sang, mais encore faut il après ne pas modifier n’importe comment son traitement. (enfin c’est quand même assez simple, la relation est presque linéaire entre le taux et le médicament).
    Par contre vendre en pharmacie des électrocardiographes est idiot : une personne qui n’a pas fait des études de médecine ou de pharmacie ne sait pas l’interpréter.

    Je suis plus inquiet quand je vois Google qui se lance dans la collecte de données de l'ADN de milliers de volontaires, certes dans un but louable : mieux détecter les éléments déclencheurs de maladies mortelles et les start-up qui veulent développer un outil très simple et pas cher, de mesure de son propre génome.
    D’abord je ne vois pas à quoi cela peut nous servir, la connaissance des fonctions des divers gênes étant une question encore assez mal connue, même pour les spécialiste, et, pour avoir lu quelques études, cela ne me paraît pas simple à comprendre.
    S’il ne s’agit pour Google, que de statistiques anonymes, pour comprendre les « mécanismes qui régissent un corps en bonne santé », et prévenir les maladies graves comme les maladies de coeur ou le cancer, c’est très bien (encore que est ce une question que l’on peut résoudre par la génétique ?). Mais il est certain que cela peut permettre de ficher les gens personnellement. Et une trop grande facilité à pouvoir analyser le génome peut entrainer des abus, que ce soit en entreprise (notamment banques et compagnies d’assurance) ou au sein d’une famille.
    Je sais bien que Google a des idées assez novatrices, telles que ses lunettes intelligentes, la voiture sans chauffeur ou la couverture mondiale d’internet grâce à des ballons d’hélium. Larry page est un milliardaire original.
    Par exemple, les « Google glass » sont un véritable ordinateur que l'on pose sur son nez et qui se commande à la voix et au toucher. À l'aide d'un petit écran, l'utilisateur peut naviguer sur Internet, suivre les directions de son GPS ou prendre des photos grâce à un objectif monté sur l'appareil.
   
    Je suis aussi un peu dubitatif sur l’utilité du pilulier électronique ou de l’appareil de mesure de calories de la nourriture pour chiens et chats
    Je ne sais pas si nous avons besoin d’un bracelet ou d’une montre, qui, en permanence, va nous fournir notre rythme cardiaque, notre tension, contrôler notre respiration, et mesurer le nombre de pas, ou d’une ceinture pour nous avertir que nous relâchons trop les muscles de notre dos et d’une brosse à dent qui analyse la fréquence et la manière dont vous vous brossez les dents.. Je vois déjà assez de gens qui passent leur temps à écouter les bulletins météo et à consulter leur horoscope !!
    Mais quand je vois qu’aux USA, on peut porter un serre tête pour analyser les mouvement de son ciboulot et augmenter sa concentration, et qu’ils envisagent de permettre de scruter son état mental, son comportement, et ses émotions dans le but de s’améliorer, là je commence à vraiment croire que l’on est en plein délire et que l’on va vers une société d’assistés mentaux. De plus déjà comprendre quelqu’un quand on a de bonnes connaissances de psycho n’est pas facile, alors combien d’élucubrations farfelues va t’on engendrer ?

    Les applications santé sur téléphone portable fleurissent aussi en toutes saisons.
Certaines sont de simples conseils et peuvent être utiles. Mais d’autres vont faire croire à quelqu’un qu’il est un sauveteur compétent, alors qu’il n’a jamais subi de stage pratique pour cela. Pire encore si on se met à s’administrer soi-même des médicaments, même si ce sont ceux en vente libre sans ordonnance.
    J’ai jeté un coup d’œil sur une application « que prendre comme médicament », qui était un «Vidal » (le dictionnaire des médicaments des médecins),  très simplifié et dont l’usage par une personne non avertie est à mon avis dangereux.
    Je suis aussi assez sceptique sur les appareillages et les logiciels qui analysent votre sommeil, afin de mieux vous reposer. Je crains que ce soit presque aussi dangereux que les somnifères.

    Je suis certes pour le progrès scientifique et technique, mais de même que j’estime qu’il est dangereux de conduire une voiture, un bateau ou un avion, sans avoir subi la formation nécessaire et au bon niveau théorique et pratique, de même je pense que n’importe quel instrument informatique connecté n’est pas utilisable par tous, car il nécessite des connaissances pour en interpréter les données.
    De plus on ne peut s’en servir n’importe où (voir les accidents de ceux qui, au volant, téléphonent, tapent un SMS, voire regardent internet sur leur portable.

    Enfin je crains que d’avoir de nombreux appareillages automatiques d’assistance ne tuent notre imagination, voire même notre bon sens et notre intelligence, en nous donnant l’habitude de ne plus réfléchir, et de ne plus imaginer. (voyez tous les modèles des logiciels US de lettre, de carte, d’album photo, le réfrigérateur qui fait votre liste de courses, ou même votre GPS qui vous faiut oublier les cartes géographiques - je me demande si mes arrières petits enfants sauront encore lire un plan et écrire avec un crayon !).



Mardi 30 décembre 2014 à 7:57

Informatique, médias, internet

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Les articles que j’ai écrits récemment ( 8 et 9 décembre), sur l’indiscrétion et le recueil sur le Net de données nous concernant;, m’a valu quelques mails certains étonnés et quelques uns critiques.
    On me reproche notamment d’être un détracteur de Google et d’exagérer son intrusion et les méfaits du Net.
    Je n’ai jamais dit qu’internet était inutile. Quand on veut avoir un renseignement, qu’on sait comment le chercher, et qu’on sait faire un tri entre les adresses proposées, quant à sa pertinence, internet est très précieux.
    Quand je cherche des données scientifiques, il fallait autrefois que j’aille à la bibliothèque Sainte Geneviève, près du Panthéon, et, pour les trouver, l’aide des bibliothécaires était précieuse. Maintenant je peux me débrouiller tout seul en restant chez moi, avec des données beaucoup plus nombreuses, mais un peu plus difficiles à trouver, car les moteurs de recherche ne comprennent pas des questions complexes.
    Je trouve donc internet très utile et je m’en sers beaucoup, mais je supporte mal l’intrusion de Google (et autres), dans ma vie privée.

    Me voilà réveillé vers 7h15 et je profite de cette heure calme pour rédiger mes articles sur Cow, mais, avant, je regarde si je n’ai pas des messages urgents sur  ma messagerie gmail. Alors Google note que tous les jours ouvrables, je prends ma douche à 7h et que je consulte ensuite ma messagerie, le nombre de messages le temps que j’ai mis pour les lire….
    Souvent je fais aussi quelques recherches, par exemple sur les interphones et les claviers à code, car nous devons changer les systèmes d’accès de l’immeuble. Bien sûr Google a noté cela et a vendu l’information : pendant quinze jours je reçois quotidiennement une dizaine de pubs sur ces appareillages.
    Il m’arrive souvent pour aller à un rendez vous, de chercher le meilleur itinéraire sur Google-Map. Donc l’ogre américain connaît beaucoup de mes déplacements. Je m’en suis aperçu, car, pour une association d’ingénieurs, j’organise des conférences et des visites et j’étais en discussion pour visiter des ateliers du Louvre. Evidemment Google ne connaissait pas le motif de mes déplacements et j’ai été étonné quelques semaines après, de recevoir sur mon Mac, plusieurs catalogues de reproduction de tableaux.
    Il m’est arrivé aussi de faire de la doc sur des médicaments et sur les recherches correspondantes en université. Là aussi j’ai reçu ensuite des mails de sites de ventes de médicaments sur internet.
    Un ami, qui au moment de Noël, correspond avec sa famille à propos des cadeaux de fin d’année, a ainsi reçu des pub sur beaucoup des cadeaux qu’il envisageait. Ou Google a le don de divination, ou il fait lire nos mail par un ordinateur, qui relève quelques mots clés.
    Les profits de la firme américaine reposent essentiellement sur les pubs : il a donc besoin que tous les utilisateurs de ses services aient un « profil numérique de consommateur », et tout est bon pour y arriver.
    Pour utiliser ses divers services, j’ai dû valider les « conditions d’utilisation", et il ne cache pas qu’il conserve des données non spécifiées et pour un temps qui n’est pas non plus défini, et qu’il peut les communiquer à des « entreprises partenaires » (qui payent). Il considère donc qu'il a mon accord pour faire ce qu'il veut avec ce que je fais sur ses outils mis à mon service.
   
    Alors je n’utilise plus « Chrome » pour naviguer sur internet, j’ai un téléphone sans « Android », qui ne va pas sur internet, je ne vais que le minimum sur Facebook pour discuter avec mes petits enfants, je n’utilise plus Gmail avec des artisans ou entreprises, je ne regarde plus les « actualités Google », mais celles du Nouvel Obs, et j’ai enlevé de Google (et du Cloud d’Apple qui ne vaut pas mieux), la gestion de mon agenda et de mes contacts. J’emporte en Bretagne une clé USB avec les renseignements que je ne veux pas  mettre sur la place publique, et j’ai désactivé les GPS de ma tablette et de mes ordinateurs, pour qu’on ne me localise pas. Evidemment ils peuvent trianguler mon portable, mais je n’ai pas assez d’importance à leurs yeux pour qu’ils en fasse la dépense.
    Alors ne me dites pas que notre vie privée n’est pas espionnée, même si par ailleurs le Web est un outil remarquable. Chaque médaille a son revers.

Mardi 23 décembre 2014 à 8:19

Informatique, médias, internet

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     Certain(e)s correspondant(e)s m’ont demandé de faire un article sur le « Cloud ».
Je ne suis pas un adepte très intéressé par cet usage et dans ce domaine je n’ai guère l’expérience que de i.cloud d’Apple et de Dropbox.

    D’abord, qu’est ce qu’un « cloud »( utilisé pour, en français, « informatique en nuage, ce qui n’est guère plus explicite) ?
    Sur votre ordinateur vous stockez vos données personnelles sur votre disque dur (et pour les gens prudents, sur un disque de sauvegarde).
    Mais on peut aussi stocker des données sur de très grands ordinateurs, dotés de très nombreuses armoires contenant une multitude de disques durs très performants en capacité et rapidité. Ces ordinateurs sont mis en réseau, avec une communication avec le Web, et ultrasécurisés. Ils peuvent mettre ainsi un espace de stockage à disposition du public.
    On trouvera trois grande sortes de nuages :
        - ceux réservés aux particuliers, qui mettent à disposition un espace de stockage de données, utilisés essentiellement pour y mettre de la musique et des photos, des vidéos si on dispose d’assez d’espace, et auxquels on accède en ligne sur le Web.
        - ceux plutôt réservés aux entreprise, pour y stocker des documents, mais aussi pour mettre à disposition des logiciels utilisables en ligne, pour traiter ces données,
(par exemple des données sur le personnel et son activité et sa présence et un logiciel de paye).
        - ceux qui n’ont pas le nom de Cloud, mais se comportent de la même façon et sont destinés à mettre les personnes en relation : ce sont les réseau sociaux comme Facebook, ou les diverses messageries.
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    Quels sont les avantages des « clouds »pour les particuliers.?
    D’abord de disposer d’un espace de stockage assez important, en général gratuit.
    Surtout si vous avez plusieurs ordinateurs, une tablette ou un smartphone, de pouvoir accéder de partout aux mêmes donnés. Egalement de partager des données avec votre famille, vos amis.
    C’est également une possibilité de sauvegarde. La protection physique des données est en effet très bonne : pas de risque de chute de disque dur ou de virus.
    Les données sont en général recopiées sur plusieurs serveurs et donc accessibles à tout moment, même si un ordinateur est en panne.
    C’st aussi pratique pour échanger des données. Par messagerie, vous êtes en général très limité quant à la capacité des documents que vous pouvez envoyer avec un mail (de 7 à 12 Mo en général, ce qui exclue toute musique et plus de quelques photos).
    Je me sers régulièrement de Dropbox, pour envoyer photos et musique à mes eptits enfants, ou à moi même sur mon ordi de Bretagne, qui sont récupérées, puis que l’on efface ensuite pour refaire de la place pour le prochain envoi.
    Sinon au plan technique, les clouds fonctionnent bien et vos données ne sont jamais détruites et très disponibles.

    Quels sont les inconvénients ?
    D’abord, si vous avez des fichiers volumineux, le temps d’accès, car la vitesse sur internet est au mieux d’environ 100 Mbits en arrivée et 20 en envoi, bien inférieure à celle d’accès à un disque dur interne ou externe lié par un cordon éthernet ou autre à votre ordinateur.
    Deuxième inconvénient plus pernicieux, la sécurité informatique : de petits malins peuvent vous piquer vos donnés: sur le serveur c’est difficile, mais au moment du transit, notamment à partir d’un smartphone ou d’une tablette, beaucoup plus facile; Et puis certains opérateurs, ou leur personnel, peu scrupuleux, vendent à d’autres certaines de vos données.
    Ainsi la première fois où je me suis servi d’iCloud, j’y avais mis mon carnet d’adresse pour en disposer en Bretagne et sur ma tablette. Quelle n’a pas été notre surprise que, quelques jours après de nombreux parents, amis et moi même, recevions de nombreuses publicités identiques, sur nos messageries.
    Troisième inconvénient, les statistiques marketing. Le propriétaire des serveurs du cloud a accès sans problème à vos données. Il ne se prive pas de le faire et de tirer des statistiques, théoriquement anonymes, vendues à des services de marketing d’entreprises. Pire encore Google ne se cache pas d’examiner toutes vos requêtes, soi disant pour mieux vous servir et vous orienter.
    Mais ensuite vous vous étonnez de recevoir pendant plusieurs semaines des pubs, en relation avec des recherches que vous avez faites. Aussi maintenant, quand je vais sur google (plusieurs fois par jour), j’efface ensuite mon historique et tous les cookies mis sur mon mac. Je reçois régulièrement des messages horrifiés de google, mais je m’en moque éperdûment. Et bien sûr je garde mes données personnelles sur mon Mac et certaines sur du papier dans une boite en fer antifeu (données bancaires, de carte bleue, ….), car il ne faut pas tenter les hackers.

    Quelles perspectives d’avenir ?
    Sans doute stocker beaucoup plus, car le cloud a beaucoup de succès et les performances des smartphones et tablettes augmentent et leur pris diminue.
    Rendre les centres de stockage moins consommateurs d’énergie.
    Augmenter les vitesses de transfert, essentiellement sur le Net.
    Mais aussi sans doute augmenter l’utilisation de toutes ces données à des fins d’études. Espérons que cela restera anonyme à l’état de statistiques.(voir mes articles récents à ce sujet). L’affaire des écoutes de la NASA et plus récemment des Chinois, me laisse assez sceptique à ce sujet.

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Mardi 9 décembre 2014 à 8:02

Informatique, médias, internet

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    Je ne suis pas sûr que vous ayez conscience de l’utilisation qui est faite de votre propre téléphone portable, à des fins d’enquête.
    Certes nous ne sommes, ni vous ni moi, aussi important que madame Merkel, pour avoir droit à l’espionnage de la NSA.

    D’abord, il faut savoir que s’il est assez difficile de rentrer dans un ordinateur qui a qes protections diverses, par contre les téléphones portables en sont démunis et un technicien connaissant les techniques « réseau » peut facilement y accéder, surtout depuis que nos téléphones sont reliés à internet.
    Sur ordinateur on peut empêcher la machine de donner sa position géographique.
    Sur votre téléphone portable, c’est impossible car par principe vous êtes rattaché à une borne locale, et votre opérateur peut avoir votre position par triangulation à partir des trois bornes les plus proches de votre appel.
    Il est donc très facile de suivre vos déplacements, et aux Etats Unis (et probablement en France ?) les opérateurs vendent des données, théoriquement anonymes, sur les utilisations internet des portables, et leur localisations successives, soit à des laboratoires de recherhces, notamment sociologiques, soit à des sociétés industrielles ou de marketing.
    Ceux qui utilisent les réseaux sociaux ou un agenda, sur leur téléphone portable, y laissent forcément des informations sur leurs rendez vous ou sur divers événements.
    Un laboratoire de recherche a montré que dans une base de données de 1,5 millions d’abonnés, il suffit de 4 données (lieu et information correspondante), judicieusement choisies, pour connaître l’identité de la personne qui a émis ces informations. Donc l’anonymat est un leurre. De nombreuses personnes peuvent trouver tout de suite, avec un logiciel performant, qui et où est Charlie. (je suppose que vous êtes amusé(e)s à ce jeu sur les pages des livres de Charlie).
    Impossible de se cacher dans la foule, et les données qui sont sur notre téléphone portable (réseaux sociaux, consultation, échanges, avis divers, transactions, loisirs, déplacements…), permettent d’en savoir long sur nous.

    Une équipe du MIT ( l’Institut de technologie du Massachusetts, est un institut de recherche et une université américaine, située à Cambridge, spécialisée dans les domaines de la science et de la technologie), a demandé à des étudiants de remplir un test de personnalité, puis elle a regardé leurs données de téléphone mobile pour y trouver des corrélations afin d’identifier; dans les données qui s’y trouvent, des indicateurs permettant de déduire les 5 types de personnalité de la théorie du « Big five ».
    Ils ont mis au point un modèle, relativement fiable, utilisant 36 indicateurs.
    Donc, à partir des données de l’usage de votre téléphone mobile, (une succession de chiffres dans une énorme base de données), on peut en déduire votre personnalité.

    Je rappelle  (voir mes articles des 22 et 23 novembre 2013) que le « Big Five » est un modèle de personnalité basé sur cinq facteurs qui sont les suivants :

Extraversion :
    L’extraverti tire son énergie du monde environnant et du contact avec les autres personnes et fait preuve de sociabilité, d’activité et d’émotivité positive, mais ne peut se passer de leur compagnie, de la société. Il a tendance à s'exprimer, parfois sans réfléchir, à se mettre en avant et à diriger les groupes.
    Au contraire, les introvertis, souvent timides ou discrets, moins tournés vers les autres, prudents, ont le monde des idées et de la réflexion comme moteur. Ils sont plutôt calmes, et moins dépendants de la vie sociale; l'introverti a besoin de moins de stimulation que l'extraverti et de plus de temps pour réfléchir.

L’amabilité : («agréabilité» dans la théorie originale)
    C’est une attitude altruiste dans le cadre des relations avec autrui : confiance, chaleur, aptitude au dialogue, empathie. Les personnes ayant ce trait de caractère se montrent pleins d'égards, amicaux, serviables, généreux et prêts a transiger pour concilier leurs intérêts avec ceux des autres. Les personnes agréables ont aussi une vision optimiste de la nature humaine.
    Au contraire, un faible niveau d' amabilité implique froideur, distance, égoïsme, individualisme, voire rapports soupçonneux, inamicaux, fermés à toute coopération.

L’ esprit consciencieux : («Conscience» dans la théorie)
    Le caractère consciencieux explicite comment nous contrôlons, régulons et dirigeons nos impulsions. C’est la capacité à se focaliser sur des tâches et des buts, à  les planifier, les hiérarchiser et les exécuter. Contrôle de son impulsivité, résistance à la distraction. Ordre, persévérance, méthode, discipline, ponctualité...
    Au contraire, les personnes ayant de faibles scores d'esprit consciencieux sont impulsives, cèdent aux envies du moment, sont moins soucieuses de I'avenir, moins focalisées sur des buts, moins organisées et planificatrices; elles vivent plus « au jour le jour », sont parfois négligentes, et remettent les tâches au lendemain.

La stabilité émotionelle : («névrosisme» dans le big five).
    C’est une capacité à gérer ses émotions et à tempérer les sautes d'humeur, à résister au stress, à être peu sujet à I'anxiété. Ce sont des personnes calmes, émotionnellement stables, qui n'éprouvent pas d'humeur négative de manière persistante.
    A l’inverse, certaines personnes ont des difficulté à atteindre une stabilité émotionnelle, et ont une vulnérabilité face à leurs propres émotions ou affects, sont perméables aux idées anxieuses ou tristes, voire agressives.
    (Je n’aime pas ce mot de névrosisme qui fait croire à une maladie mentale).

L’ouverture d’esprit à la connaissance et l’expérience :
    C’est la disposition à rechercher l' expérience la víe mentale et des connaissances étendues, profondes, complexes, variées et originales, la facilité a gérer la confrontation avec des idées et expériences nouvelles., la faculté de « sortir » des sentiers battus.
    L'ouverture à l'expérience distingue les personnes imaginatives et créatives des personnes terre-à-terre et conventionnelles. Une personne « ouverte » est curieuse intellectuellement, apprécie l'art, est sensible à la beauté. Elle est, plus qu'une personne « fermée », consciente de ses sentiments. Elle possède souvent des convictions peu conventionnelles et individualistes, même si ses actions se conforment à l’usage.

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    L’investigation sur nos téléphones se fait à partir de 36 indicateurs appartenant à 5 catégories :
        - localisation de l’usager,
        - mode d’utilisation du téléphone,
        - diversité des usages,
        - fréquence d’utilisation,
        - comportements actifs de l’utilisateur.
    Yves-Alexandre de Montjoye du MIT indique que son modèle est fiable et permet de définir avec une bonne probabilité la personnalité du possesseur du téléphone, si toutefois les données qu’on y trouve ne sont pas biaisées volontairement, et à condition que la personne se serve suffisamment de son matériel..

    Finalement, il m’arrive souvent de parler de « données personnelles », mais aujourd’hui, toutes nos données sont devenues, hélas, personnelles. Elles servent surtout à des études psychologiques statistiques, mais jusqu’à quand durera notre anonymat ?
    Qui pourra et voudra s’en servir (la société où vous avez envoyé une demande d’embauche par exemple ?)

Lundi 8 décembre 2014 à 7:36

Informatique, médias, internet

http://lancien.cowblog.fr/images/Images2-1/Unknown-copie-14.jpg

    Internet est un outil formidable pour faire de la documentation ou pour échanger des idées, que ce soit sur le messagerie ou sur un blog.
    Mais c’est aussi la pire des choses en tant qu’intrusion dans votre vie privée.

    Déjà je suppose qu’il vous est arrivé, comme à moi, quelques petites mésaventures ou des interventions agaçantes.
    Bien entendu, je sais qu’on peut accéder indûment à mon ordinateur, par piratage, via le web, et je ne mets donc aucun login ou code confidentiel sur cette machine, par exemple permettant des accès à des comptes financiers.
    Mais, pour permettre d’accéder de mon Mac de Bretagne et de mon iPad aux adresses et aux dates de rendez vous, qui sont stockées sur mon Mac de la région parisienne ou à des photos personnelles, j’avais mis ces renseignements sur le iCloud qu’Apple met à ma disposition.
    Quelle n’a pas été ma surprise de voir que mon carnet d’adresse avait été piraté et servait pour contacter des personnes que je connaissais, ainsi que de retrouver certaines de mes photos sur internet.
    Par ailleurs, vous recevez sûrement comme moi, de nombreux mails de publicité, ainsi que des coups de téléphones d’offres de service ou d’enquêtes.
    J’ai eu une conversation avec un « mage » qui voulait absolument prédire mon avenir, et je lui ai dit qu’il aurait dû prévoir que j’allais refuser et ainsi s’épargner une démarche inutile. J’ai même complètement désarçonné un courtier qui m’appelait sur mon téléphone portable pour me vendre un abonnement mirifique pour cet appareil et à qui j’ai dit que je n’en n’avais pas.
    Ce n’est pas très grave, mais c’est agaçant.

    Plus gênant est le suivi que font des entreprise comme Google des consultations que vous faites, et qui ensuite vous donne des tas de conseils pour vous « aider ».
    Déjà quand vous remplissez une question, il se plaît à la compléter dès le premier mot, et 99% des cas, c’est faux et il faut effacer et recommencer.
    Mais plus énervant, il passe son temps, dès que vous consultez pendant quelque jours sur un sujet donné, de vous envoyer de la pub sur le même sujet, voire de passer les informations à des entreprises qui vous démarchent.
    Il vous donne aussi une statistique de vos consultations de site, ce dont je me fiche éperdument
    Alors maintenant je limite à quelques sites la possibilité de cookies, et avant chaque fermeture de mon navigateur, l’historique et les cookies sont automatiquement effacés.
    Je reçois des remarques désagréables de Google et de certains sites, mais au moins j’ai bien moins d’incursions sur mon mac.
    Bien sûr j’ai aussi installé Adblock pour limiter les pubs en ligne.
    Cela m’agaçait aussi que, dès que je partais en vacances, on m’abreuvait de toutes les pubs du coin où j’allais; Alors j’ai bloqué  la localisation sur mon ordinateur et surtout sur mon iPad qui me suit dans mes déplacements.
   Et je me suis aperçu récemment que le nouveau système d'apple sur les macs, Yosemite, que j'avais mis à jour il y a un mois, était très indiscret. Un logiciel d'aide lorsque vous recherchez un renseignement en interne, fait que toutes les recherches conduites, sur le Mac et sur Safari, sont connues, car, pour pouvoir fonctionner correctement, Spotlight envoie des requêtes à Apple et même à des applications tierces, comme celles de Microsoft, pour optimiser le résultat, via le moteur de recherche sur internet, et ceci sans que vous le sachiez.
     J'ai bien sûr débranché le fonctionnement de Spotlight. Je serai mois aidé mais moins espionné !!

    Mais je ne me fais pas d’illusion, ces précautions ne suppriment pas tout espionnage.
    Je sais bien que si je vais sur un site, celui-ci garde trace de mon adresse IP et de tout ce que j’ai consulté, chaque fois que j’y retourne. Et je reçois ensuite des offres basées sur ces données - ou sur ce que j’étais supposé chercher; j’aurais préféré qu’ils me le demandent !).
    Et je sais que tout ce que je peux poster sur Facebook est accessible à presque tous, et que les entreprises ne se privent pas pour consulter les élucubrations que nous postons sur les réseaux sociaux de toutes sortes, même si théoriquement, elles n’ont pas le droit de s’en servir.
    De nombreuses personnes ont alors pris un pseudonyme, mais il ne faut pas se faire d’illusion, on peut remonter à vous par l’adresse IP de votre ordinateur,  dont vous n’êtes pas maître.
    Et si vous stockez sur votre machine des données personnelles sensibles, sachez qu’il y aura toujours un petit malin pour les y trouver, pendant que connecté à Internet, vous irez voir divers sites ou discuter sur les réseaux sociaux.
    Seul moyen de protéger vos données que vous ne souhaitez pas voir consultées, les mettre sur une partition du disque dur de votre ordinateur, avec un mot de passe, et ne jamais accéder à internet à partir de cette partition.
    Mon mac me propose aussi un système de codage qui change le code ASCII des caractères typographique des documents que je veux protéger, après que je les aie écrits, et pour les lire je dois entrer un mot de passe qui rétablit le codage habituel.
   

    Demain je parlerai des enquêtes sur l’usage de nos téléphones portables.

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sortir de la tristesse

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