Mardi 1er octobre 2013 à 8:04

Architecture

J'ai trouvé toujours sur l'internaute, des images de lieux "haut perchés : châteaux, places fortes, monastères...
Certaines sont impressionnantes et je vous les montre aujourd'hui et dans un intermède ultérieur.


          D'abord deux forteresses monumentales en Inde. Celle de droite surplombe de 120 mètres la ville de Mehrangarh, et la deuxième, qui date du XIV ème siècle se trouve à Jaïpur

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Encore en Inde, le temple bouddhiste de Dankar est construit, à 300 mètres, sur un éperon rocheux surplombant la rivière du Pin et le temple de Virupakshase, dédié à Shiva, date du XI ème siècle, et dépasse les 50 mètres de hauteur :


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Allons maintenant en Chine, avec les trois pagodes de la cité de Dali, à 2000 mètres d'altitude, construites en l'an 800 et qui mesurent entre 50 et 70 mètres de haut. Sur la deuxième photo, le monastère suspendu de Xuhankong, construit à même le rocher il y a plus de 1400 ans, est soutenu par des piliers de bois et abrite de très belles statues.

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Enfin, au Thibet, ce palais forteresse du XVII ème siècle, construit dans la vallée de Lhassa, constitué d'un palais blanc et d'un palais rouge, symbolisant les pouvoirs spirituel et temporel, était une demeure d'hiver des Dalaï-Lamas.

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Nota : si vous trouvez les photos trop petites sortez les sur votre écran et passez en plein écran. Elle ne sont pas fixées sur mon blog.

Mercredi 24 juillet 2013 à 7:56

Architecture

La mode architecturale est actuellement aux tours, car la surface au sol ne permettrait pas de loger la population future du monde dans des habitations traditionnelles. En intermède, quelques tours de par le monde.

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Les "tours dansantes de DubaÏ, trois tours de 65 étages










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La tour la plus haute du monde, à Dubaï également : 828 mètres


















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Un hôtel de Dubaï, en forme de voile de dériveur







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Une "tour suppositoire" à Londres
















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La tour Sharp, à Londres, en cours d'achèvement, qui sera la plus haute d'Europe : 325 mètres
















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Les tours Petronas à Kuala Lumpour


























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Enfin une tour française à Courbevoie, la tour "first", la plus haute de France : 231 mètres (avant la tour Montparnasse)

Jeudi 30 mai 2013 à 8:05

Architecture

Pour finir sur la tour Eiffel, quelques vues de Paris à partir des deuxième et troisième étages.
Certaines de ces photos m'ont été envoyées par une de mes amies de huit ans, une Ange, qui est fan de la tour Eiffel et qui se reconnaîtra.
Là il faisait beau, aujourd'hui, il pleut sur Paris.

La Seine vue de part et d'autre de la tour :

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Le Trocadéro devant la cour, coté Seine, et l'école Militaire à l'opposé avec au loin la tour Montparnasse.


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Le Sacré Coeur sur sa colline :

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et le dôme des Invalides
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et l'Arc de Triomphe de l'Etoile :

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et enfin des quartiers de Paris :

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Mercredi 29 mai 2013 à 8:40

Architecture

    Je ne vais pas vous raconter les aménagements des trois étages de la tour, vous trouvez partout de la pub sur internet.
    Je vais surtout vous parler des ascenseurs au mécanisme original et révolutionnaire en 1900.
    Deux types d’ascenseurs existent dans la tour : 
    Les deux ascenseurs qui montent du 2ème au 3ème étage sont des ascenseurs de type classique, qui s’élèvent quasi verticalement et ne peuvent emmener qu’une vingtaine de passager; la conductrice est dans la cabine et appuie sur des boutons de commande.
    Dans cette partie, en effet la tour est de plus en plus étroite et la place est restreinte. Par contre ces ascenseurs sont davantage vitrés et on est près des poutres de la tour, que l’on voit de près et on profite de la vue du paysage qui s’élève peu à peu.

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    Si vous voulez vous représenter la scène, voici deux vidéos de cette montée :
http://www.dailymotion.com/video/x9kuku_dans-l-ascenseur-de-la-tour_eiffel_people#.UYyt4ZXxZHY    
et
http://www.youtube.com/watch?v=Na5TJlyBP0k

    La montée jusqu’au deuxième étage est moins spectaculaire, vous pourrez l voir sur la vidéo suivante,
http://www.youtube.com/watch?v=3SLIeI7TOcw
mais le mécanisme des ascenseur, qui date de 1899 et a été rénové en 1986 est exceptionnel, simple et génial.

    En fait les trois ascenseurs qui mènent aux 1er et 2ème étages sont des «funiculaires hydrauliques» Ils montent le long de rails inclinés sur les montants de la tour, tirés par des câbles qui sont tirés par un moteur hydraulique en sous-sol.
    Il y a deux cabines superposées, pouvant contenir chacune 46 personnes, posées sur un chariot se déplaçant sur des rails (voir photos ci dessous). On ne voit pas le conducteur, il est sur le bas du chariot, sous la première cabine.
    Au fur et à mesure de la montée, un système automatique de redressement maintient les cabines horizontales, alors que l’inclinaison des rails change peu à peu.
    Le tout pèse en charge 22 tonnes et chaque ascenseur fait une centaine de voyages par jour, chaque voyage aller-retour durant environ 9 minutes, la vitesse étant d’environ 2 mètres par seconde.
    Les 6 câbles d’acier, de 3 cm de diamètre, qui tirent chaque ascenseur, passent par deux énormes poulies au dessus du deuxième étage. Chacun d’eux peut supporter par sécurité deux fois le poids de la plate forme.
  
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    Le mécanisme hydraulique est monumental et ingénieux. Il est schématisé ci-dessous.

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    Les câbles venant des poulies du 2ème étage, sont tirés vers le bas par un système de mouflage constitué d’énormes poulies dont certaines sont montées sur un chariot, (en rouge sur le schéma), qui est actionné par deux pistons hydrauliques parallèles (en bleu et noir) et se déplace horizontalement sur des rails.
    Le mouflage est tel que pour un déplacement du chariot de 16 mètres, celui de l’ascenseur est huit fois supérieur soit 128 mètres
    Les pistons sont mis en mouvement par un circuit hydraulique à eau, d’une pressionvariant de 40 à 60 bars (en bleu sur le schéma) qui, jusqu’en 1986, générait
leur mouvement grâce à trois gros accumulateurs d’environ 200 tonnes chacun
(en jaune sur le schéma) qui assuraient à la fois la réserve d’eau sous pression
(énergie du mouvement) et la fonction de contrepoids.
    Depuis la modernisation de 1986, des moteurs hydrauliques à huile haute
pression (en vert sur le schéma) assurent le mouvement des chariots porte
pistons, tandis que deux des trois gros accumulateurs historiques remplissent
la fonction de contrepoids.
    Ci dessous une photo du chariot et une autre des accumulateurs.

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    L’énergie hydraulique sert à faire monter les ascenseurs. Pour la descente, on se contente de laisser sortir le liquide sous pression du piston.

    En dehors des ascenseurs, il existe des installations importantes de distribution d’eau et d’électricité de la tour : 18 postes de transformation électrique, 3 groupes électrogènes de secours, des pompes pour monter l’eau potable jusqu’au 3ème étage, ainsi que l’eau de sécurité incendie, la climatisation. Un système d’évacuation des eaux usées.
    Le système d’éclairage et d’illumination est également relativement complexe.
    Sans compter les problèmes de nettoyage et évidemment tous les problèmes de sécurité avec une antenne médicale permanente.
    La tour Eiffel consomme par an, 7,5 millions de Kwh d’électricité, 65 000 m3 d’eau et 2 tonnes de papier pour les billets..

    En sous sol existe aussi une salle de commande des émissions de radio-télévision pour lesquelles la tour sert de relais. (photo de gauche)

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    Quelques mots enfin sur la transformation du premier étage en 2013. Les pavillons et boutiques seront évidemment rénovées, mais le clou de ce projet est de combler en partie le vide central et de faire une partie du plancher en matériaux transparents.
Les visiteurs pourront selon leurs goûts - et leurs peurs-, évoluer soit sur une partie opaque, soit sur la partie transparente avec le vide en dessous. (photo de droite

Lundi 27 mai 2013 à 9:08

Architecture

  L’exposition universelle avait été décidée en 1883, puis un concours lancé en 1886, gagné par Eiffel et, après une mise au point administrative et financière, les travaux de la tour purent commencer le 28 janvier 1887. Il restait deux ans pour la construire.
    Des calculs préliminaires avaient été faits, depuis 1884, (à la main, avec une table de log, si vous savez ce que c’est ! pas d’ordinateur à l’époque) : il fallait que la structure résiste à son poids énorme, (près de 8 000 tonnes), et à des ouragans, agissant dans diverses directions, qui exercent une pression importante, bien que la forme de  la tour et sa conception la minimisent. Le poids des visiteurs est négligeable, mais, par souci de il a quand même été fait le calcul, notamment pour calculer les planchers des étages,  avec le chiffre de 10 416 visiteurs pouvant se trouver en même temps dans la tour par grand vent, en comptant deux personnes au mètre carré !
    La tour est très souple et par très grand vent, son sommet se déplace de part et d’autre du centre d’environ 3 mètres. Mais on est si haut qu’on s’en aperçoit peu : on le ressent dans les jambes, comme en avion.

http://lancien.cowblog.fr/images/ArchitectureArt/800pxEiffeltowerForgesetUsinesdePompeyFouldDupontfournisseurDesFersdelaTour.jpg    Toutes les pièces de la tour (18 000 mais certaines sont identiques), ont été ainsi calculées et dessinées une par une, par le bureau d’étude des ateliers Eiffel, à Levallois (plus de 3000 dessins faits par 50 ingénieurs), qui va les fabriquer (150 ouvriers), avec du «fer puddlé», provenant des forges Dupont et Fould, à Pompey, en Lorraine.
    Seul l’assemblage final est fait sur le chantier et quand les ouvriers du chantier s'aperçoivent d'un défaut, les pièces sont renvoyées à l'atelier où elles sont rectifiée.
    La fonte est constitué de fer et de carbone, elle est solide mais cassante au choc et peu souple. Les premiers ponts métalliques ont été faits en fonte , tel le pont du Carrousel à Paris.
    Par des traitement spéciaux dans des fours, et en «brassant» mécaniquement la fonte,  on peut «brûler» une partie du carbone et donc avoir un fer plus résistant et plus souple. Les ouvrages vers 1900 ont été réalisés en fer puddlé. Aujourd'hui l’acier est élaboré dans des «convertisseurs» spéciaux (fours Martin, Bessemer et Thomas) et on peut y ajouter de nombreux additifs ou éléments d’alliage spéciaux.


    La construction de la tour commence par celle d’énormes fondations en béton armé, qui seront réalisées en 4 mois.
    Chacun des quatre piliers en bas de la tour a quatre arêtes, entre lesquelles vont s’entrecroiser des pièces métalliques. Il y a ainsi 16 massifs, qui ont trois de leurs faces verticales et la quatrième inclinée à 52°, suivant la direction de l'arête correspondante. Leur base, rectangulaire, a 10 mètres sur 6 mètres pour les piles Est et Sud, 15 mètres sur 6 mètres pour les piles Nord et Ouest.
    Les deux piles du côté le plus éloigné de la Seine ( piles sud et est ) sont fondées sur une couche de béton coulé de deux mètres d’épaisseur appuyé sur une couche de sable et de gravier bien ferme à sept mètres de profondeur. Les déblais ont été faits à la pioche et transportés par des wagonnets tirés par monte charge, chevaux ou locomotive.   
    Les deux piles du côté de la Seine ( nord et ouest ) ont posé plus de problèmes. En effet, le sous sol est mou, vaseux, gorgé d’eau. Il faut donc creuser jusqu’à 15 mètres de profondeur pour disposer du meilleur appui possible. Les ouvriers travaillent alors dans d’énormes caissons de tôle à deux étages dans le sol. Pendant que les terrassiers, à l’étage inférieur maintenu sous pression pour éviter les entrées d’eau extérieure, creusent, le caisson s’enfonce sous son propre poids. La boue récoltée par ceux ci est remontée à l’aide de seaux par des échelles et évacuée dans la partie supérieure du caisson. Quand le caisson repose sur une base solide, il est rempli de béton pour servir de support aux fondations. L’eau ne peut donc plus rentrer.

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    Sur ces 16 socles de béton repose un sabot de fonte, sur lequel sera fixée l’arête de la pile. Ce sabot est fixé au moyen de deux boulons scellés, de 7,80 mètres de longueur sur 10 centimètres de diamètre. Enfin, dans chaque sabot a été mise en place, un vérin hydraulique de 800 tonnes, de 9 cm de course, que deux hommes pouvaient facilement faire fonctionner à la main, et qui a permis de parfaitement positionner les arches au moment de leur jonction au prémier étage, la verticalité devant être parfaite et les trous des boulons se mettre les uns en face des autres à mois d’un millimètre près. Une fois l’arche rivée, des cales sont mises en place, les vérins retirés et leur emplacement bétonné.
    Compte tenu de la très grande surface de ces fondation leur pression sur le sol est très faible, moins de 4 kg/cm2, c’est à dire la pression qu’exerce un homme assis sur une chaise. C’est une garantie pour la stabilité de la tour.

    La partie délicate de la construction va être celle des quatre arches jusqu’à leur raccordement et la pose du premier étage.
    De la base au premier étage, les quatre montants sont des poutres à section horizontale carrée de 15 m de côté, inclinées à 52°. Leurs arêtes sont des poutres de fer creuses de 0,80 m de côté, reliées par des pièces en treillis de fer cornières disposées en croix et par des traverses horizontales de même contexture formant avec les premières des panneaux de 12,50 m de hauteur.
    Jusqu'à 26 mètres de hauteur, le montage « en porte à faux » put s'effectuer au moyen de simples grues munies de treuils. Au delà, douze gigantesques pyramides en bois étayèrent ensuite les douze arètes intérieures, et quatre puissantes grues pivotantes de 12 mètres de portée, que l'on déplaçait progressivement le long des futures poutres de roulement des ascenseurs, hissèrent les lourdes pièces, métalliques des arches.
    Les poutres transversales de 7,50 m de côté et 45 mètres de longueur, qui réunissent les quatre montants et leur servent en même temps de points d'appui, elles furent mises en place, partie à l'aide de quatre nouveaux échafaudages de 48 mètres de hauteur.
    Commencée le premier juillet 1887, cette première phase va se terminer par la jonction des arches, le 7 décembre 1887.


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    Dès lors, la tour est stabilisée et le premier étage terminé va servir de relais, pour acheminer les pièce, par des grues, plates formes tirées par des câbles,  qui suivent le chemin des futurs ascenseurs.
    Le montage se poursuit plus facilement : les poutres de sections horizontales toujours carrées, vont en rétrécissant depuis 15 mètres jusqu'à 5 mètres de côté. Leurs arêtes sont dirigées suivant la courbe de plus grande résistance au vent; au nombre de 16 jusqu'à la deuxième plate-forme, elles se réduisent ensuite à 12, puis à 8.
    La construction ne posera pas de problème particulier, si ce n’est le travail difficile des ouvriers, debout sur de minuscules plates formes, qui chauffaient, mettaient en place et frappaient avec d’énormes masses sur des rivets, dans le vent froid et une ambiance sonore infernale. Des repas étaient amenés en bas de la tour, puis une cantine fut installée au premier étage. la journée de travail est de 9 heures en hiver 12 heures en été.
Les salaires sont faibles, mais au dessus de la moyenne de ceux en usine. S'estimant insuffisamment payés au vu des risques pris, ils feront grève mois en septembre 1988 et obtiendront des augmentations de salaires.
    Le campanile, dont la hauteur est celle d'une maison à six étages, est formé par 4 arceaux convergents en treillis, orientés suivant les diagonales de la section carrée de la tour et portant à l'origine en leur point de jonction le phare terminal

    Après une pause demain (animaux des profondeurs marines), je vous parlerai des aménagements de la tour Eiffel, essentiellement de ses ascenseurs, puis le lendemain je publierai quelques photos de Paris vu du haut de la tour.
    

Ci dessous une photo lors de l'inauguration, des ingénieurs du groupe Eiffel qui ont réalisé les études.:

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Dimanche 26 mai 2013 à 7:44

Architecture

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    En 1889 devait avoir lieu l’Exposition Universelle, à Paris, et la France se devait de faire des choses qui étonnent et attirent.
    Un concours est lancé en 1886 et il est gagné par Gustave Eiffet qui propose une «tour de 300 mètres de haut» (plus de 1000 pieds = 304 m)
    Le tour en fer va être construite par 250 ouvriers pendant 2 ans, deux mois et cinq jours et elle sera inaugurée le 31 mars 1889.
    A l’origine les compliments n’ont pas été unanimes. On l’a traitée de monstrueus, de chandelier creux, de squelette disgracieux qui défigure Paris.
    Mais comme le centre Pompidou ou la Pyramide du Louvre, la tour va finir par convaincre les esprits les plus récalcitrants, et aujourd'hui, on n'imaginerait plus Paris sans sa tour Eiffel.
    Non seulement elle attire les étrangers qui viennent la visiter, mais les enfants qui viennent à Paris, ou même qui habitent l’Ile de France, ne rêvent que d’une chose : être monté au troisième étage pour y voir le panorama de toute la région.
    Gustave Eiffel donne son nom à la tour, mais n'est en fait pas son créateur. L'idée d'une tour gigantesque germe en fait dans l'esprit de deux ingénieurs qui travaillent pour lui : Maurice Kœchlin et Émile Nouguier. Emballé par le projet, Gustave Eiffel dépose un brevet avec ses deux ingénieurs, avant de leur racheter leurs droits. La tour est désormais la sienne. Si Gustave Eiffel n'a pas créé la tour, il lui a pourtant permis d'exister, en se battant pour le projet et en le faisant financer.
    A l'origine, la tour Eiffel doit être exploitée durant 20 ans, avant d'être détruite comme la plupart des palais construits pour l'exposition. Gustave Eiffel la sauve grâce à la science. Il propose de se servir de sa hauteur exceptionnelle pour des expériences de physique. Un pendule de Foucault est installé au 2e étage, ainsi qu'un manomètre géant qui calcule la pression atmosphérique. Un laboratoire de météorologie s'installe aussi au 3e étage. La tour est désormais plus qu'une vitrine du savoir-faire français, elle a une réelle utilité. En 1907, elle est sauvée, sa concession est reconduite pour 70 ans.
    Au début du XXe siècle, elle devient support d'antennes pour des opérations militaires, et centre de liaison stratégique lors de conflits. Elle est également émetteur de radiodiffusion et de télévision à partir de 1925. Aujourd'hui, avec l'ajout en 2007 de la TNT, ses 120 antennes diffusent 31 stations de radio et 54 chaînes de télévision.

    La tour fait avec ses antennes, 324 mètres; elle est constituée de 10 000 tonnes d’acier, assemblées par 2,5 millions de rivets, posés à chaud et enfoncés au marteau, à la main, ou de boulons placés à la main eux aussi. Elle est repeinte par morceaux, complètement tous les 6 ans et il faut pour cela 60 tonnes de peinture, posées à la main par des «peintres-alpinistes, qui n’ont pas peur du vertige.
    Elle comporte 5 ascenseurs mais aussi des escaliers de 1 165 marches.
    Elle s’inscrit dans un carré de 125 mètres de coté, l’écart intérieur entre les piliers étant de 74,25 mètres.
    Le premier étage se trouve à 57,60 mètres et sa largeur est de 70,70 mètres.
    Le deuxième étage se trouve à 149,20 mètres et sa largeur est de 41 mètres.
    Le troisième étage culmine à 276,10 mètres et sa largeur est de 18,65 mètres et son second niveau à l’air libre (mais avec de hautes rambardes !) est à 279 mètres.

    Le premier à monter sur la tour, par les escaliers a été Gustave Eiffel, le jour de l'inauguration, tenant dans une main une bouteille de champagne, et dans l'autre le drapeau tricolore. Il portait aussi sur la tête un chapeau haut de forme et les dames qui suivaient étaient en crinolines !!
    Puis la tour a inspiré de nombreux sportifs qui ont tenté des records:
    Le record de montée à pied a été effectué par Yves Lossuam en moins de 9 minutes (faut avoir un cœur solide !!). Un champion de VTT, Yoggi,  a gravi jusqu’au 2ème étage sans poser les pieds à terre en 22 mn. Et en 1948, Bouglione a fait monter une éléphante de 85 ans.
    Des descentes ont été faites en moto et en fauteuil roulant d’handicapé.
    D’autres ont sauté en parachute, et le premier s’est écrasé au pied de la tour en 1912. En 1987, J Hacket effectue un saut à l’élastique (très peu pour moi !!!), et en 1989, lors de son centenaire, le funambule Philippe Petit franchit sur un fil les 700 mètres qui séparent la tour Eiffel du palais de Chaillot.
    Fait remarquable, un seul ouvrier mourut sur le chantier, il s'agit d'Angelo Scaglioti, tombé du 1er étage, un dimanche, où il ne travaillait pas, mais il se trouvait sur la tour pour la faire visiter à sa fiancée.
    Et la tour reçoit beaucoup de visiteurs : 6 millions par an; l’été de l’ordre de 3à 000 visiteurs par jour : pas étonnant qu’il y ait la queue aux guichets.
    La tour Eiffel restera le monument le plus haut du monde jusqu'en 1930,date de la construction, à New York, du Chrysler building.

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    Je vous ai donné quelques chiffres et quelques anecdotes sur «notre» tour bien aimée.
    Demain, je vous parlerai de sa construction.


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          Ci contre Gustave Eiffel et ci dessus la médaille de l'inauguration.

Mercredi 8 mai 2013 à 8:07

Architecture

Le château de la Rochepot a été construit au XIIIème siècle, sur les ruines d'un château,,construit au  XIème siècle, et incendié, dont les vestiges subsistent dans la forêt voisine. Remanié au XVème siècle, entièrement restauré au XIXème siècle avec des toits en tuiles vernissées, il est situé à la Rochepot, en Côte d'or, à coté de la Roche Nolay.
Il a également appartenu au connétable Anne de Montmorency, et au Cardinal de Retz. En 1789 il fut déclaré bien national et son donjon fut détruit.
Sadi Carnot le restaurera entre 1895 et 1920

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Lundi 29 avril 2013 à 8:06

Architecture

  Dernier intermède sur les citadelles de Vauban, celles de l'Atlantique, de la Normandie à la côte basque, en passant par la Bretagne, où je les ai visitées.

http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages4/Diapositive52.jpgSur la presqu'île du Cotentin, Vauban fit construire, après le désastre de La Hougue en 1692, où 12 vaisseaux français sont incendiés et détruits par les Anglais devant l'île de Tatihou, deux tours, l'une sur la presqu'île de Saint-Vaast et l'autre sur l'île de Tatihou, accessible à marée basse.

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Fort la Latte, dans les Côtes d'Armor n'est pas un fort de Vauban, car il date du 14ème siècle, mais doit être cité car il est très connu et utilisé lors de tournages de films.





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La vieille ville historique de Concarneau et ses remparts fut fortifiée en 1691 par Vauban. Elle est aujourd'hui un lieu touristique très visité, mais bien moins agréable qu'il y a 50 ans. Elle est envahie par les "marchands du Temple", qui vendent plus de produits chinois que bretons. On se croirait à Lourdes !!

Le castrum romain de Brest avait fait place à un château de défense de la ville, rénové par les ducs de Léon en 1065, puis par les ducs de Bretagne entre 1245 et 1340, alors alliés des anglais. Du Guesclin le ramena dans le royaume de France en 1373, mais il fut repris par les anglais et revint à la France  par un traité en 1397. Richelieu fit de Brest un port et Vauban l'entoura de murs fortifiés. La ville presqu'entièrement reconstruite après la dernière guerre n'est pas belle, mais le château devenu musée et le musée océanographique, valent la peine d'y consacrer 2 jours de visites.

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Dans le Morbihan, la citadelle de Port Louis, les musées de la Marine et surtout celui de la compagnie des Indes, valent la peine d'être visités. Ce sont en fait les musées du port voisin de Lorient.
Plus loin en mer, Belle Isle mérite aussi d'aller y passer un ou deux jours et de visiter notamment sa citadelle au biord du port.

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       A gauche Port Louis, à droite Belle Isle










Après la Bretagne, voyez ci dessous Saint Martin en Ré, la citadelle de Blaye à l'entrée de la Gironde, et celle de Saint Jean Pied de Port (ne pas confondre avec porc !), en Pyrénées Atlantiques, construite par Richelieu et remaniée en 1680 par Vauban.


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Vendredi 26 avril 2013 à 8:25

Architecture

Troisième intermède sur les citadelles de Vauban : le Midi et principalement les Pyrénées pour se protéger des Espagnols.


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Sur les hauteurs de Collioure, le fort Saint Elme, qui surveille le chemin d'Espagne : intéressant à visiter.




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La citadelle de Montlouis, dans les Pyrénées orientales,  construite en 1679, à 1600 mètres d'altitude, à coté du village qui a été entouré de fortifications.




La place forte de Villefranche de Conflent, dans les Pyrénées orientales, au creux de la vallée du Tet, aux murailles impressionnantes en pleine montagne, a été construite par Vauban en
1679.
La citadelle est sur les hauteurs tandis que le village est lui aussi, fortifié, et elle prendra le nom de Fort Libéria.


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Mardi 23 avril 2013 à 7:42

Architecture

Aujourd'hui, intermède : la suite des citadelles de Vauban : aujourd'hui le nord de la France.

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La cité fortifiée de Rocroi, dans les Ardennes, nom d'une bataille célèbre.



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Construit en 1555 le fort de Charlemeont a été renforcé par Vauban en 1697




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Le château-fort de Sedan, dans les Ardennes, construit sur un promontoire en 1424 et remanié par Vauban en 1699, qui lui rajouta des bastions.




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Dominée par sa citadelle et entourée de remparts, Montreuil sur mer est surnommée la Carcasonne du Nord.







Les deux photos suivantes ne sont plus vraiment des places fortes, mais des citadelles dont l'architecture est intéressantes et qui sont des musées intéressants à visiter : Lille et Arras. Elles sont toutes deux maintenant un parc dans un ilot de verdure avec les bâtiments d'époque rénovés


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