Samedi 16 février 2019 à 14:16

Actualité

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    La crise des gilets jaunes a mis en évidence, certes la misère et les difficultés à vivre de nombreux français, notamment des femmes seules chargées de famille, mais elle a aussi révélé que même des personnes moins éprouvées avaient perdu confiance en l possibilité d’orienter favorablement leur vie.
    Face au chômage qui ne diminue pas depuis 20 ans, à l’augmentation dela pauvreté, des difficultés à vivre et de l’injustice devant la différence entre riches et moins nantis, les citoyens, qui espéraient que l’Etat lutterait contre ses fléaux, constate qu’il est impuissant (je n’ose pas dire complice), et donc perdent confiance, en eux mais aussi en les hommes et femmes politiques.
    Par ailleurs la détérioration de l’éducation, des parents trop occupés à l’Education Nationale, qui multiplie tous les sujets d’enseignement au lieu de s’en tenir aux essentiels de culture générale pour développer l’intelligence et l’esprit critique, la curiosité intellectuelle et le goût du travail, ainsi que le flux d’information d’internet, sans qu’on ait appris à faire le tri, et qui incite à ne plus exercer sa mémoire, tout cela fait que le bon sens est devenu une qualité très rare.
    Mes petits enfants, qui ont fait des études à bac + 4 ou des mastères à bac + 5, croient des informations peu vraisemblables et illogiques, que mon grand-père, paysan qui n’avait que le certificat d’études, n’aurait jamais crues.
    S’il circulait aussi de fausses informations quand j’étais jeune, seules quelques personnes peu instruites ou un peu illuminées, y croyaient. On aimait en raconter certaines tout en sachant et en disant que c’étaient des légendes. On en a fait des films depuis, telle la bête du Gévaudan.
    Mais avec l’explosion des réseau sociaux où n’importe qui peut écrire n’importe quoi, et où des millions de personnes peuvent le lire, les fausses nouvelles foisonnent et on ne sait plus où est la vérité, si on ne se livre pas à une exploration logique et à quelques vérifications. L’information était autrefois « descendante », elle est maintenant horizontale et en mille-feuilles.
    Que faire devant cet afflux de ce que l’on appelle au niveau mondial les « fake news » ?

    Constatons d’abord que les fausses nouvelles ne viennent pas que des réseaux sociaux ou du moins du public qui les fréquentent.

    D’abord les politiques sont réputés pour leur « langue de bois ». Mais les réseaux sociaux leur permettent de toucher un public bien plus nombreux. Alors ils ont tendance à réagir aussitôt à toute nouvelle situation, sans prendre le temps de réfléchir. Le plus bel exemple est celui de M. Trump, qui ne possède pas une intelligence à la hauteur de sa fonction, et accumule les inepties, les contradictions et les bêtises en ce qui concerne les connaissances scientifiques les plus élémentaires.
    Et alors que l’on souhaite la vérité de la part de nos politiques, si on constate qu’ils disent n’importe quoi, la confiance n’est plus là !

    Les médias sont aussi souvent en faute. Ils veulent informer avant leurs concurrents et recherchent le sensationnel. Or ce qui est hors du commun a de fortes chances de comporter quelques inexactitudes et mériterait des vérifications, que l’empressement à publier empêche de faire.
    Quand je vois les reportages à la télévision , dans lesquels le journaliste fait de grossières fautes de français, où les explications sont absentes ou peu logiques, où l’information est très partielle, je me demande parfois comment nos journalistes sont formés aujourd’hui.
    De plus l’information est de moins en moins neutre, mais orientée en fonction des convictions et des intérêts. Les faits qui seraient contradictoires sont cachés, et on insiste beaucoup sur ceux qui sont au contraire favorables à vos thèses.
    Les informations télévisées ne m’ont par exemple, pas donné d’information sur le flash-ball LBD40 et j’ai dû aller chercher les informations que j’ai données dans un précédent article, qui montent son danger s’il est mal utilisé.
    Par ailleurs certaines techniques sont bien connues (voir mes articles sur la préférence cérébrale de sensibilité émotionnelle immédiate). Si on fait passer de l’émotion immédiate à davantage d’émotion et à la conclusion ou l’action, sans passer par la recherche dinformation rationnelle logique, c’est le moyen d’ameuter les foules et de faire croire n’importe quoi.

    Les gens sur les réseaux sociaux racontent un peu n’importe quoi, certains volontairement, pour se rendre intéressant, d’autres par ignorance, mais ils colportent et multiplient les fausses nouvelles.
    Des études ont montré que les fausses nouvelles sont beaucoup plus lues que les vraies, parce qu’elles sont moins anodines, plus inattendues, et le fait qu’elles soient reprises et répétées leur donne un air de vérité.
    Et c’est tellement agréable de broder sur la vérité, si cela accroit votre audience ou vous fait briller devant les copines et copains.

    Mais les réseaux sociaux sont fautifs également. Quand vous allez chercher une adresse, une information, vous faites appel à ce que l’on appelle un « moteur de recherche », qui va essayer de comprendre votre question et de vous donner une réponse, par exemple une liste d’adresses internet correspondant à votre demande.
    Seulement les logiciels des moteurs de recherche sont truqués, pour donner plus souvent une fausse satisfaction au client ou pour maximiser les profits du réseau, notamment au plan publicitaire.
    Par exemple, Google présente la liste des adresses qu’il a trouvées dans un ordre qui n’est pas neutre : c’est celui correspondant aux questions du plus grand nombre qui sont en tête ou celles qui correspondent à des intérêts de la firme, au plan pécuniaire ou relationnel. C’est ainsi que, si vous demandez des renseignements techniques sur le fonctionnements des lecteurs blu-ray, Google vous donnera en priorité et presque uniquement des listes de vendeurs de tels appareils.

    Enfin il est très probable que des puissances étrangères, comme la Russie et la Chine notamment, mais pas uniquement, peuvent diffuser sur nos réseaux, de fausses informations déstabilisantes On l’a vu lors des élections présidentielles aux USA.

    Alors que faire ?

    Règlementer, brider, et contrôler l’information pour interdire la diffusion sur les réseaux sociaux des fausses nouvelles ?
    C’est dangereux pour la liberté d’expression et c’est ce que font les dictatures et pays totalitaires.
    De plus c’est très difficile pratiquement d’espérer repérer à temps toutes les fausses nouvelles pour les éliminer.

    Par contre les médias devraient mieux former les journalistes  et des contrôles pourraient avoir lieu pour non pas interdire des diffusions, mais seulement avertir le public qu’elles sont fausses. Dénoncer les auteurs diminuerait leur crédibilité. Ce serait vrai aussi pour les politiques.
    Il faudrait mieux veiller à l’impartialité , à se limiter à l’enquête et au reportage, instituer en quelque sorte une charte de déontologie.

    Et surtout il faudrait former à l’école les jeunes. Remettre l’accent su la littérature où on jetait un oeil critique sur les grands penseurs, faire faire à nouveau de nombreux exercices en sciences pour apprendre la logique, former à la rédaction et à l’expression orale du français, et apprendre à chercher de l’information; et à la trier, et à la critiquer, à rejetre vce qui paraît douteux et à garder l’information qui paraît pertinente, même si elle est contraire à vos idées..
    Bref c’est devenir plus intelligent, apprendre le bon sens et l’esprit critique, mais aussi apprendre la tomérance.
    La formation informatique élémentaire ne devrait pas être seulement l’usage d’un ordinateur ou téléphone portable, mais aussi la façon de formuler les questions pour avoir des réponses correspondantes et comment recouper les informations.
    C’est aussi favoriser les délibérations, car la vérité nait en partie de la confrontation des opinions. (autrefois on faisait une dissertation par semaine au lycée). Cela peut se faire par écrit mais aussi oralement, en groupe, en respectant les idées d’autrui.

Dimanche 3 février 2019 à 15:07

Actualité

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     Comme je l’avais écrit dans mon article du 15/1, je trouve que les questions posées dans la lettre de M Macron aux français sont du niveau d’un gouvernement et des instances qui dirigent le pays, et que les français qui sont censés y répondre, ne peuvent pas vraiment le faire, car ils n’ont pas une connaissance suffisante des dossiers. Je ne vois pas en particulier un gilet jaune répondre à ces questions de politique générale au niveau de la nation.
    Je pense donc que les discussions vont être plus terre à terre, et que soit elles vont représenter les préoccupations personnelles de chacun (cahiers de doléances), souvent au niveau communal, soit certains essaieront d’élaborer des réponses aux grandes questions, mais évidemment incomplètes et basées soit sur des intuitions et des connaissances partielles, soit à partir de lecture ou de séquences vues à la télé.
    Les réponses risquent donc d’être fort influencées par des tierces personnes et par des informations, plus ou moins exactes, vues sur internet.
    Je suis donc toujours assez sceptique sur les conclusions qui seront tirées au niveau du gouvernement.
   
    Néanmoins j’ai trouvé intéressant ce qui a été dit sur les discussions auxquelles assistaient M. Macron et sur les compte-rendus de divers débats. C’est toujours profitable de confronter les idées, même si cela ne répond pas exactement aux questions posées.
    Je regrette fortement qu’il n’y ait pas de débat organisé au niveau de notre commune. J’ai un peu discuté avec des personnes que je connaissais, mais c’est un échantillon beaucoup trop particulier de population.
    Finalement je pense que répondre à ces questions est aussi important que de voter. En quelque sorte un devoir de citoyen, dans la mesure évidemment où le gouvernement a vraiment l’intention de s’intéresser aux réponses et d’en tenir compte lorsque cela est possible.
    Comme j’ai par ailleurs des connaissances en fonctionnement des entreprises et de l’administration, ainsi qu’en matière de production d’énergie (avec le souci de sauver le plus possible le climat), j’ai finalement décidé de faire une synthèse de ce que j’ai pu recueillir et de l’envoyer aux instances qui régulent les débats.
    Je publierai sur ce blog quelques extraits de ce que je rédigerai, pour recueillir des avis, si certains lecteurs veulent bien me les donner.
    J’ai recueilli notamment un commentaire d’un lecteur qui me parait très sensé; je le cite: « je crois qu'il y a une question qui n'est jamais abordée en politique : on fait le choix de se cacher derrière des chiffres, des statistiques... J'aimerais juste que pour chaque décision prise on se demande si ça va rendre le plus grand nombre un peu plus heureux. La notion du bonheur collectif devrait être aussi importante que celle de l'effort collectif. »

    Comment ne pas parler aussi des gilets jaunes dans cet article.
    Comme je vous l’avais dit initialement, j’étais d’accord avec beaucoup des revendications initiales et notamment celles des personnes en dificulté, sans travail ou avce des salaires faibles.
    Puis j’avais écrit que je ne comprenais pas l’intérêt de bloquer le fonctionnement de l’économie et de faire des manifestations dont le résultat état d’attirer les casseurs.
    Aujourd’hui mon opinion a évolué.
    Je comprends toujours les revendications initiales, mais je crois que la plupart de ceux qui les avaient faites ne sont plus dans la course.
    Quand on voit ce qui se passe à Paris, et que l’on entend les propos de certains manifestants, on a l’impression que le mouvement a été récupéré par des anarchistes, qui sont contre tout fonctionnement de notre société et qui n’ont d’autre but que de détruire son organisation, à commencer par l’Etat, ses institutions et l’économie, aidés par quelques bandes de casseurs, mais qui ont diminué leurs actions, du fait des mesures plus sévères prises. Certaines entreprises commerciales et magasins sont en situation très difficile à cause de ces manifestations, qui n’ont plus le but initial.

    Ce qui est évidemment très regrettable, ce sont tous les dégâts effectués et surtout les blessés à l’issue des manifestations.
    D’une part il n’est pas étonnant qu’il y ait des blessés parmi les forces de l’ordre quand on voit ce qu’on leur jette dessus. Ce sont des actes volontaires pour infliger des blessures et leurs auteurs s’ils sont pris devraient être condamnés en conséquence.
    Par contre je trouve plus étonnantes les blessures infligées à certains manifestants par les forces de l’ordre, qui résultent d’un très mauvais emploi des moyens de défense dont ils disposent et dela non-observation des consignes de sécurité..

http://lancien.cowblog.fr/images/Image4/flashballverneycarron.jpg    Je me suis aperçu, avec horreur, que n’importe qui pouvait acheter un « flahs-ball ». Il suffit d’une attestation médicale (ou permis de chasse ou licence de tir), d’un justificatif de domicile et d’un justificatif d’identité. Pas de condition d’âge !!!

    C’est une arme d’autodéfense conçue pour tirer des projectiles « sub-létaux », c'est-à-dire théoriquement capables de neutraliser des individus sans tuer. Pour ce faire, les projectiles sont donc conçus pour venir s'écraser violemment contre le corps de la personne touchée, mais sans y pénétrer, ce que ferait la balle d'une arme de poing.
    Elle date des années 90. Elle tire des balles en caoutchouc de 44 mm de diamètre, pesant 28 grammes, recouvertes de feutrine comme une balle de tennis.
    On trouve beaucoup de publicité sur internet, lesquelles comparent l’impact à un « coup de poing vigoureux de boxeur de haut niveau » et en recommandent l’achat en tant « qu’arme dissuasive d’une efficacité redoutable, solution efficace face au sentiment d'insécurité actuel, autorisée chez soi ».  
    Les armureries et même Amazon et C-discount en vendent, prix autour de 500 €;
    La portée est faible, une quinzaine de mètres, car la charge de poudre de lancement est faible mais la précision est très mauvaise, et on risque d’atteindre n’importe où la personne sur laquelle on tire
    Un jour ou l’autre, un gosse empruntera le flash-ball à papa et rendra aveugle un de ses camarades au collège.

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    Le LBD 40 de la police, incriminé dans les accidents lors des manifestations et un flash-ball beaucoup plus puissant, plus précis et pouvant tirer à 50 m de façon efficace; Il est fait pour être épaulé (il a une crosse et un viseur laser comme un fusil) et on ne doit viser que la poitrine.
    Il est interdit de tirer à moins de 10m et de viser la tête et les parties génitales.
    Théoriquement il est plus précis car le canon est rayé et fait donc tourner la balle pour stabiliser sa trajectoire. (précision 14 cm à 25 m de distance, 23 cm à 40 m).
    La balle tirée n’est pas parfaitement sphérique (c’est un cylindre avec une demi-sphère à l’avant 40 X 46 mm), et est en caoutchouc durci; elle s’écrase donc moins et communique son énergie sur une surface plus réduite. Sa vitesse à la sortie du canon est de 100m/s.
    Surtout l’énergie délivrée lors de l’impact est de 220 joules à 40 m, alors que le flash-ball ne délivre que 150 joules à 10m. A cette distance d 10 m, le LBD 40 est très dangereux et au dessous de cette distance il peut être mortel, s’il atteint des parties vitales.

    Je comprends que la police utilise une telle arme si elle est violemment agressée, mais en respectant les consignes de précaution. Par contre je ne comprends pas qu’on tire pour disperser une foule qui s’en va. Des canons à eau seraient aussi dissuasifs et moins dangereux. J’ai vu une vidéo où un homme, qui tournait le dos et partait sans être menaçant, a été touché par une balle de LBD, ce qui est absurde et dangereux.
    J’espère que l’usage des caméras prescrit par le ministre de l’Intérieur, fera mieux respecter les consignes de sécurité.
    Certes il vaut mieux utiliser un LBD qu’une arme à feu, mais il faut en maîtriser l’emploi.
    Et la vente « grand public » de flash-balls, certes moins puissants, m’inquiète d’autant plus, car, là, il n’y a plus de consigne de tir !

Mardi 15 janvier 2019 à 9:48

Actualité

Cette votation est initiée en Suisse par la communauté Hornkuh (en français vaches à cornes). Elle milite pour le retour des vaches à cornes dans les exploitations helvètes. 

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   L'organisation d'un grand débat, d'un grande consultation citoyenne est la grande réponse d'Emmanuel Macron à la contestation des gilets jaunes.Il entend donner la parole aux Français sur un certain nombre de sujets, considérant que le temps du dialogue est désormais venu.

          Officiellement ce grand débat est pour aujourd’hui 15 janvier, mais personne ne sait vraiment comment il va se dérouler.
          En fait c’est la grande pagaille et cela n’est pas étonnant. Quand en entreprise, le patron veut lancer une consultation, c’est une opération que l’on prépare soigneusement des mois à l’avance, On dialogue avec les représentants du personnel (qui ont horreur d’un débat qui les court-circuite). On prépare et informe le personnel sur les sujets à discuter et les limites de la discussion (sinon cela part dans tous les sens), et on essaie de les instruire quant au dossier, à ses impératifs techniques et financiers et à ses conséquences. Pour répondre à des questions, il faut un minimum de connaissance du dossier.
          Et surtout si on lance une telle opération, il faut être sûr ensuite de pouvoir prendre un minimum de mesures qui réponde aux aspirations qui vont se manifester.     

          Au niveau d'une nation,c’est bien plus compliqué que dans une entreprise. Les sujets sont très généraux, très complexes, les personnes mal informées et, pour répondre aux questions posées par M. Macron dans sa lettre, il faudrait être un spécialiste de ces problèmes
          Par ailleurs, la diversité des conditions personnelles va amener une pléiade de réponses différentes, correspondant souvent aux intérêts et situations de chaque intervenant, et la synthèse sera hasardeuse.
          De plus comment être sûr que le débat n’est pas faussé par des groupes particuliers, par ceux qui hurlent le plus fort, ou ceux qui savent parler et que les réponses soient effectivement celles d’une majorité de personnes.
         Comment faire des statistiques dans de telles conditions? 

          A mon avis, l’opération actuelle est improvisée et on va à la catastrophe.
          J’ai lu soigneusement, dimanche soir, la « lettre aux français » d’Emamnuel Macron, 
         J’attends aussi des précisions sur la « plate-forme en ligne » et la façon de s’en servir et ce qui va se passer au niveau de ma commune (pour le moment silence radio).
         Je comprends d’ailleurs qu’un maire ne soit guère enclin à mettre en place des moyens et donc des frais, pour une opération dont on ne sait pas à quoi elle va servir.

          M. Macron pose des question assez précises dans sa lettre, mais elles sont du niveau d'un gouvernement et pas du commun des mortels qui ne connaissent ni le dossier correspondant, ni les conséquences de leurs réponses. Je vais prendre quelques exemples ci-après

          Que risque t’on de récolter :
                  - d’une part des revendications multiples sur tous les problèmes personnelsde chaque individu qui apparaissent dans les cahier de doléances (alors que l’on cherche des solutions pour la collectivité).
                 - les revendications qu’on connaît déjà au plan financier, car ce sont celles des personnes pauvres et défavorisés, face aux ponts d’or qu’on a fait aux très riches : augmentation du SMIC, revalorisation des retraites au niveau de l’inflation, construction de milliers d’HLM, suppression de l’impôt sur la fortune et du plafonnement des taxes sur les intérêts, la taxation des multinationales…. même si M. Macron a dit par avance qu'il n'en tiendrait pas compte. 
          J'ai trouvé sur internet une "lettre au président qui exprime très justement ces revendications : https://www.mesopinions.com/petition/politique/lettre-ouverte-president-republique-emmanuel-macron/53626

                  - le référendum d’initiative citoyenne.
           Qu ‘est ce ? : « La création d’un site internet lisible et efficace, encadré par un organisme indépendant de contrôle, où les gens pourront faire une proposition de loi. Si cette proposition de loi obtient 700 000 signatures alors cette proposition de loi devra être discutée, complétée, amendée par l’Assemblée nationale qui aura l’obligation (un an jour pour jour après l’obtention des 700 000 signatures), de la soumettre au vote de l’intégralité des Français. »
          Il faudrait d’abord préciser quelles sont les lois qui pourraient être proposées. Si l’on propose d’utiliser ce mécanisme pour « supprimer une loi injuste » et « révoquer le mandat d’un représentant », c’est tout à fait contraire au fonctionnement actuel de la démocratie représentative et au droit constitutionnel.

          A la différence des systèmes existant actuellement en France, et que presque personne ne connait, ni le gouvernement ni les députés ou sénateurs ne seraient associés au lancement de ce référendum, et le nombre de signatures à obtenir serait sensiblement moins élevé.
          Et comment s’assurer sur un site de l’identité des votants, et d’éliminer les doubles votes. Et que feront les gens qui ne sont pas habitués à internet ?

          Et sur les questions que pose M. Macron (une trentaine) ?

"Comment pourrait-on rendre notre fiscalité plus juste et plus efficace ? Quels impôts faut-il à vos yeux baisser en priorité ?
Nous ne pouvons, quoi qu’il en soit, poursuivre les baisses d’impôt sans baisser le niveau global de notre dépense publique. 
Quelles sont les économies qui vous semblent prioritaires à faire ? Faut-il supprimer certains services publics qui seraient dépassés ou trop chers par rapport à leur utilité ? A l’inverse, voyez-vous des besoins nouveaux de services publics et comment les financer ?"

          Comment répondre à la première question sans aucun renseignement sur le dossier ?Chacun va demander à baisser ses impôts personnels !
          On doit baisser les dépenses publiques, mais on peut aussi trouver d'autres rentrées d'argent, mais cela  a été exclu du débat !
          Et on déplore plutôt la diminution des services publics, surtout en campagne; alors certes il faut les réformer pour les rendre plus efficaces, mais les besoins existent et pas nouveaux, mais résultant de suppressions : poser la question ainsi, c'est de la provocation ou une ignorance totale de la réalité.

"Comment mieux organiser notre pacte social ? Quels objectifs définir en priorité ?"

          Comment faire des proposition concrètes à une question aussi générale et d'un niveau aussi élevé. Sait on seulement de façon précise ce qu'est notre pacte social ?

"Le deuxième sujet sur lequel nous devons prendre des décisions, c’est l’organisation de l’Etat et des collectivités publiques. 
Y a-t-il trop d’échelons administratifs ou de niveaux de collectivités locales ?

Comment voudriez-vous que l’Etat soit organisé et comment peut-il améliorer son action ? Faut-il revoir le fonctionnement de l’administration et comment ?" 

          Comment voulez vous faire des propositions concrètes alors qu'on ne connaît pas suffisamment le fonctionnement des services de l'Etat, pour savoir quelles seraient les conséquences des propositions que l'on ferait. La majorité des réponses sera donc divergente et sans fondement sérieux. M Macron pourra ainsi choisir les réponses qui lui plaisent, faites par des personnes aux ordres.

"Comment finance-t-on la transition écologique : par l’impôt, par les taxes et qui doit être concerné en priorité ?
Quelles sont les solutions les plus simples et les plus supportables sur un plan financier ?"

          Le dossier du climat est extrêmement complexe sur le plan technique et financier, tellement complexe que les gouvernements successifs le traite en dépit du bon sens. Alors comment voulez vous quechacun puisse répondre à ces questions, à son niveau.

"Quelle est la bonne dose de proportionnelle aux élections législatives pour une représentation plus juste de tous les projets politiques? 
Faut-il, et dans quelles proportions, limiter le nombre de parlementaires ou autres catégories d’élus Quel rôle nos assemblées, dont le Sénat et le Conseil Economique, Social et Environnemental    doivent-ils jouer pour représenter nos territoires et la société civile ? Faut-il les transformer et comment ?"

          Comment voulez vous qu'on réponde à de telles questions, sans aucune connaissance en droit constitutionnel et sans avoir aucune idée des conséquences des propositions que l'on fera.

"En matière d’immigration, une fois nos obligations d’asile remplies, souhaitez-vous que nous puissions nous fixer des objectifs annuels définis par le Parlement ? Que proposez-vous afin de répondre à ce défi qui va durer ?"

          Quels chiffres proposer sans aucune idée des problèmes concrets et financiers (voire internationaux) posés par cette question.?

" La question de la biodiversité se pose aussi à nous tous. 
Comment devons-nous garantir scientifiquement les choix que nous devons faire à cet égard ? Comment faire partager ces choix à l’échelon européen et international pour que nos producteurs ne soient pas pénalisés par rapport à leurs concurrents étrangers ? "

          Bien sûr les agriculteurs peuvent faire part de leurs difficultés, mais pour savoir comment faire au niveau européen, il faudrait être le ministre des affaires étrangères! Quant à la biodiversité, il faut le demander aux scientifiques compétent et pas à ceux qui ne connaissent pas la biologie végétale et animale.

 

          Et je n'ai pris que quelques exemples ! Je crains qu'avec ce niveau de questions, les personnes peu instruites et les jeunes qui n'ont pas encore d'expérience, soient peu tentés d'essayer de répondre. La représentativité sera faussée, ce qui est anormal, car ce sont eux qui souffrent le plus, avec les chômeurs, de la situation actuelle et mériteraient le plus de profiter de certaines réformes.

           Alors je me pose une question : M Macron est il utopique, naïf et dépourvu de bon sens au point de croire que nous pouvons donner des réponses valables à ses question de conduite de la Nation. Cela m'étonne.
         Ou bien sait il que les réponses qu'il aura, seront des réponses peu pertinentes par méconnaissance des dossiers, et il pourra alors appliquer les solutions qu'il veut, en faisant croire qu'elles ont été proposées par le peuple, alors qu'elles auront été données par des personnes auxquelles on aura soufflé les réponses correspondantes.

         J'ai vraiment l'impression qu'on nous prend pour des imbéciles !
         Raison de plus pour participer à cette consultation, et j'attends avec impatience de savoir comment je pourrai le faire.


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Jeudi 29 novembre 2018 à 9:04

Actualité

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          Comme vous avez pu le constater par mes articles, je m’intéresse particulièrement au changement climatique et donc aux problèmes d’énergie sous ses diverses formes de production et d’utilisation.

          Comme vous tous j’ai une voiture, et donc le prix des carburants m’intéresse aussi., même si je l’utilise surtout pour aller en vacances, car pour aller à Paris, je prends le métro et la voiture ne me sert guère qu’à aller voir mes enfants et  petits enfants, et faire les courses au supermarché.
           J’avoue ne pas comprendre le gouvernement face à la grogne actuelle et quant à sa volonté d’augmenter les taxes sur l’essence et le gazole.
          Soit nos gouvernants sont nuls en psychologie, et manquent de bon sens , soit ils se fichent de notre poire et et je pencherais plutôt vers cette solution.
          Que le gouvernement ait besoin d’argent et qu’il cherche des recettes, cela ne m’étonne pas. C’est difficile de restreindre les dépenses car nos infrastructures sont en assez mauvais état, et les hôpitaux, la justice et la police manquent de moyens.
          Il faut aussi compenser les milliards que l’on a donné aux très riches : impôt sur la fortune et surtout plafonnement de l’impôt sur les très hauts revenus et sur les gains boursiers. Et remarquons que, contrairement à ce qu’on nous avait promis, favoriser les riches et les entreprises n’a pas fait baisser le chômage.
          Il n’est pas étonnant qu’il utilise pour cela « la fiscalité sur les carburants », qui est là pour cela, alors que ce n’est pas sa vocation, car comme d’habitude, l’automobiliste est la vache à lait. Il n’est pas étonnant non plus, que cela  choque et heurte un grand nombre de nos concitoyens, et pas seulement ceux que cela va mettre en difficulté financièrement car ils doivent faire des kilomètres en voiture pour aller au travail.

          Je ne détaillerai pas la taxe sur l’essence et le gazole, car les médias ont montré que les taxes représentaient plus de 60% du coût des carburants, le prix du raffinage et de la distribution environ 15% et le prix du pétrole brut de l’ordre de 25%, avec évidemment des variations en fonction de celles du prix de ce dernier.
          Par contre je ferai remarquer que les taxes ont aussi été augmentées sur le prix du fioul et du gaz (la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques : TCIPE), alors qu’évidemment on ne peut pas ne pas se chauffer et cela va encore aggraver les conditions de vie des plus pauvres.

           Mais là où je ne comprends pas, (ou plus exactement je pense qu’on nous prend pour des imbéciles), c’est lorsque le gouvernement invoque une raison écologique pour ces augmentations de taxes, pas plus que je ne comprends les mesures compensatrices qu’il a décidées.
          D’une part la TICPE ne profite à l’écologie qu’à raison de 20% environ.
          D’autre part les nouvelles recettes issues de la hausse, pour l’année 2019, n’iront pas davantage à la transition énergétique, mais uniquement au budget de l’Etat,. Ni la transition énergétique, ni les infrastructures de transport, ni les collectivités ne sont en augmentation en 2019, comme l’a fait remarquer un sénateur.

          Le gouvernement veut augmenter le prix de l’essence pour qu’on utilise moins nos voitures, et que l’on achète des voitures moins polluantes.
          Pour le diesel, je veux bien que ce soit une raison de santé due aux particules fines, mais pour l’essence  et en partie pour le diesel, il met en avant la production de CO2
          Si nous consommons un peu moins pour les transports, cela sauvera t’il le climat ?
          D’abord les transports ne représentent que 28% de notre production de CO2 et il y a le train, les bateaux et les avions; voitures et camions représentent un peu plus de 20%.

         Nous ne pourrons diminuer que peu notre kilométrage, car, vu le prix de l’essence, nous cherchons déjà à utiliser le moins possible la voiture, donc la répercussion de l’augmentation des taxes sera minime.


          Et si maintenant nous regardons la contribution de la France à la production mondiale de CO2, elle est, grâce au nucléaire, très faible : de l’ordre de 1,1 %.

          Alors le gouvernement nous raconte des coups quand il pense qu’en augmentant les coûts de l’essence, il sauve le climat. 
          Il ferait mieux de consacrer plus d’énergie à convaincre USA, Chine et Inde à diminuer leur consommation d’énergie et leur production de CO2.

          Là où par contre, je trouve qu’il manque de bon sens, c’est dans les mesures compensatoires qu’il a proposées (pour 500 millions alors que l’augmentation de la taxe sur les carburants rapportera 4 milliards d’euros).
          Donner une prime aux moins aisés et notamment s’ils parcourent des kilomètres pour aller au travail, c’est effectivement logique, mais elle sera loin de compenser l’augmentation de leur budget d’essence ou de fuel.
          Par contre glorifier comme l’a fait le Président et le Premier Ministre, les primes aux changements de voiture, c’est manquer de bon sens. Je pense qu’il faudrait leur faire faire un stage de 6 mois où ils ne dépenseraient que 1000 € par mois, pour qu’ils comprennent
          Ils sont fier d’avoir institué une prime de 4000 € pour les ménages qui touchent  moins de 12 500 € par an (environ 1000€ mensuels), s’ils changent leur voiture pour une plus récente. Pour un couple avec deux enfants à charge, la limite semble être de 1,8 fois le SMIC, soit environ 2000 €.
          Croyez vous que ces ménages, qui ont déjà du mal à payer toutes leurs charges et la nourriture, vont avoir de quoi se payer une nouvelle voiture.?
          Le gouvernement vise surtout les vieux diesels.et Edouard Philippe a donné un exemple se remplacement d’un vieux diesel par une C3 d’occasion, indiquant une grande économie de carburant. J’ai un voisin qui a un très vieux diesel et j’ai une C3 qui a 5 ans. Nous consommons à peu près la même quantité de carburant aux 100 km !

          Alors je comprends la grogne actuelle et le mouvement des gilets jaunes. Je pense qu’ils ont bien fait de le provoquer un week-end et de faire la manif de cet après-midi samedi, bien que je déplore que les morts et les blessés ainsi que les dégradations, qui ne semblent pas beaucoup émouvoir les manifestants (du moins si on se réfère aux images transmises par les médias). Par contre je pense que bloquer en semaine des sites, des entreprises ou des commerces est mauvais pour l’économie et est aussi nocif que l’augmentation des taxes. Il ne faut pas s’attirer la grogne de l’opinion publique.
          Je pense que le gouvernement se contentera de dire qu’il a entendu la population, il fera peut être un petit effort financier en plus, mais il ne supprimera pas les augmentations de taxes pour autant.
          Je ne crois pas que continuer à promouvoir des manifestations sur les réseaux sociaux aura de l’influence sur le gouvernement. Il est persuadé qu’il détient la vérité et que ses réformes sont parfaites, comme un loi divine. (On l’a bien vu lors de la grêve SNCF).
          La seule chose qu’il craigne ce sont les élections, car là, celui qui vote fait ce qu’il veut. Alors à mon avis, si on veut que les députés LRM soient moins moutonniers, il faut les menacer, sur les réseaux sociaux, de ne pas voter pour leurs listes aux prochaines élections européennes.

 Seule la crainte d’une « veste électorale » peut, peut être, influencer le gouvernement.

Vendredi 25 mai 2018 à 9:10

Actualité

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     Dans mon dernier article j’ai parlé de la réforme de l’entrée en faculté et de la grève correspondante, mais je n’ai pas examiné la réforme elle même du bac et du lycée, qui est considérable. Je vais le faire maintenant.

    Il s’agit essentiellement d’une réforme de la filière générale, l’enseignement technologique étant peu modifié. Les filières S, ES et L sont supprimées.
    En fait on pourrait dire que l’enseignement général se termine maintenant en fin de seconde, et que à partir de la première on commence à apprendre ce qui vous servira dans votre futur métier.
    Les grandes lignes présentées par le ministre et relayées par les médias sont les suivantes (les textes en « gras-italique » proviennent des sites de l’Education Nationale) :
   
L’enseignement en seconde sera proche de l’enseignement actuel. Mais en début d’année des tests seront effectués pour connaitre le niveau de chacun en français et en mathématiques. Un certain nombre d’heures seront consacrées à l'orientation et à l'accompagnement pour préparer dès la seconde les choix de parcours en première terminale puis le choix des études supérieures.

    C’est évidemment essentiel vu la suite des programmes. mais les élèves sont ils capables de choisir, avec l’aide des profs (et des parents ?) des orientations qui engagent leur carrière future. Je me souviens personnellement, j’avais 13 ans en seconde et aucune idée de ce qu’étaient les métiers à venir et ce que j’avais envie de faire -et encore moins ce que j’étais capable de faire).

Le futur bac comportera un contrôle continu qui comptera pour 40% de la note (dont 30% acquis lors de bacs blancs et 10% fonction des appréciations des professeurs)
Les 60% restant des notes seront répartis entre des épreuves de français (écrit et oral) à la fin de la première, et, en terminale, quatre épreuves : écrit de philosophie, deux épreuves écrites de spécialités et un oral de soutenance d’un projet.
Quatre principes sont inchangés
    Le bac est obtenu à partir d'une moyenne générale de 10/20
    Il n'existe pas de note éliminatoire ou de note de plancher
    Le système actuel de compensation et de mentions est maintenu
    L'oral de rattrapage est maintenu en tant que seconde chance.
Comme actuellement il y aura, pour garantir l’égalité entre candidats et établissements, une banque nationale numérique de sujets, des copies anonymes corrigées par d’autres professeurs que les enseignants de l’élève, et une harmonisation des notes des correcteurs.


    Le contrôle continu me paraît une bonne chose : il obligera les élèves à travailler toute l’année au lieu, pour certains, de ne rien faire puis de bachoter à outrance avant l’examen.
    La soutenance orale d’un  projet est aussi une bonne préparation à la vie future, car quelque soit le métier pour quelqu’un issu de l’enseignement supérieur, il y a toujours une grande part de communication orale. L’enseignement secondaire aujourd’hui préparait peu à cela.
    En outre cela donnera plus de confiance à des élèves qui sont à l’aise pour parler, mais rédigent plus difficilement devant une feuille de papier.

Il y aura un socle commun d’enseignement en première - terminale : français en première, philo en terminale, langues vivantes, histoire et géographie, éducation sportive, enseignement moral et civique, orientation vers l’avenir.
En première l’élève choisira trois spécialité et deux d’entre elles seront poursuivies en terminale. Ces spécialité seraient : mathématiques, physique-chimie, sciences de l'ingénieur, numérique et sciences informatiques, sciences de la vie et de la Terre, histoire-géographie et géopolitique, sciences économiques et sociales, humanité-littérature-philosophie, langues et littérature étrangère, écologie-agronomie-et-territoires, arts.


    Certes ces spécialités me paraissent intéressantes et préparent à l’entrée dans le supérieur. Cela me paraît toutefois faible en biologie.
    Mais cela veut dire qu’au lieu de faire le choix lorsqu’on a réussi le bac, il faudra le faire à la fin de la seconde : les élèves seront encore moins murs.
    Par ailleurs je suis inquiet au niveau des professeurs : ceux actuels sont ils capables d’enseigner les « sciences de l’ingénieur », « l’écologie et l’agronomie » et même le « numérique et sciences informatiques » ? C’est une révolution, car c’étaient jusqu’à présent des spécialités de l’enseignement supérieurtenu des programmes futurs.   
    D’autre part certaines connaissances en mathématiques sont nécessaires pour la physique chimie, les sciences de l’ingénieur, la biologie, le SVT, l’écologie… Où seront elles enseignées ? Faudra t’il prendre lla spécialité mathématique?

Les options actuelles sont supprimées mais les élèves pourront toujours se consacrer à une option facultative en première puis deux options en terminale, comme arts, langue vivante renforcée, latin ou grec, ou encore sport, par exemple.

    Pas de commentaire, mais avec les trois spécialités, cela fera beaucoup de travail.

Le déroulement des épreuves du bac 2020 :
Le contrôle continu sera fait lors d’épreuves de « bac blanc », en cours d’année.
L’épreuve de français en première se déroulera en, avec un écrit et un oral « revisités »
Il y aura quatre épreuves finales en terminale :
Deux épreuves écrites porteront sur les enseignements de spécialité choisis par le candidat et auront lieu au retour des vacances de porintemps.
Une épreuve écrite de philosophie fin juin : pour tous, ce choix correspond à une tradition française et à la nécessité de conforter l'esprit critique dans la formation des jeunes générations.
Un oral fin juin, d’une durée de 20 minutes, préparé tout au long du cycle terminal : savoir s'exprimer dans un français correct est essentiel pour les études, pour la vie personnelle et professionnelle. Parce que l'aisance à l'oral constitue un marqueur social, il convient justement d'offrir à tous les élèves l'acquisition de cette compétence. L'épreuve orale repose sur la présentation d'un projet préparé dès la classe de première par l'élève.
    Cet oral se déroulera en deux parties : la présentation du projet, adossé à un         ou deux enseignements de spécialité choisis par l'élève et un échange à             partir de ce projet permettant d'évaluer la capacité de l'élève à analyser en             mobilisant les connaissances acquises au cours de sa scolarité, notamment         scientifiques et historiques.
    Le jury sera composé de deux professeurs.


    La grande nouveauté est cet oral, qui toutefois me parait très court, car se présenter, présenter un projet, et répondre à des questions n’est à mon avis pas possible en 20 minutes.
    C’est une excellente préparation à la vie active, car pour savoir s'exprimer à l'oral, réussir à informer, intéresser et convaincre, il faut apprendre à se présenter, poser une problématique, énoncer un plan, le respecter avec ordre, savoir construire un paragraphe, puis passer d'un paragraphe à l'autre... toute une série de choses qui aujourd'hui font gravement défaut dans l'enseignement en France.
    Certes il faut aussi le faire à l’écrit, mais c’est beaucoup plus facile car on a un texte en permanence sous les yeux, que l’on peut modifier à tout instant.
    Mais l'aisance à l'oral n'est pas une compétence inée, mais qui s'apprend et face à laquelle tous ne sont pas égaux. Il sera indispensable de préparer les élèves de façon à compenser les différences de niveaux entre les élèves, les timides et ceux qui sont assurés, les plus défavorisés et ceux des milieux où on parle correctement le français, et où la lecture vous a donné du vocabulaire et le sens de son utilisation.

Vendredi 18 mai 2018 à 9:02

Actualité

http://lancien.cowblog.fr/images/Image4/1572309070.jpg    Je comprends que certains étudiants n’apprécient pas la réforme du bac et de l’entrée en université, mais leur contestation me semble plutôt néfaste et irréaliste.
    Nos ancêtres du siècle des lumières et notamment Rousseau, Montesquieu et Voltaire ont prôné le droit à l’éducation et l’enseignement pour tous.
    Jules Ferry s’est battu pour la même idée et ses réformes allaient dans ce sens. L’effort s’est poursuivi. Il y a 80 ans 20% seulement des élèves du primaire arrivaient au bac contre plus de 70% aujourd’hui.
    La Révolution a introduit le mot « égalité » dans la devise de la France et nous sommes effectivement attachés à une certaine égalité des chances, au moins pour les jeunes et face à l’ éducation.
    On comprend donc que certains soient choqués par une sélection à l’entrée en fac et par ailleurs, les français ont toujours été ultra-conservateurs et la moindre réforme leur paraît toujours défavorable et suspecte.
    De plus les jeunes sont toujours friands d’une liberté de choix totale de leurs vie et de leurs aspirations, ce qui est une utopie.

              Voyons d’abord la réalité neurobiologique.
    Nous héritons des gènes de nos parents et il y a donc dans la formation de notre cerveau, une certaine part d’hérédité. Les axones des neurones sont guidés par des marqueurs chimiques vers les divers centres du cerveau qui correspondent à leur fonction, et donc chaque individu a une formation particulière de son cerveau, avec certaines « préférences cérébrales » potentielles innées.
    On sera par exemple plus habile au manuel, plus enclin à comprendre la théorie abstraite, meilleur observateur etc… Donc de façon innée nous ne sommes pas tous doués de la même façon pour n’importe quel enseignement.
    Cependant les jonctions finales des axones aux dendrites se font finalement de façon aléatoire, de telle sorte que l’hérédité ne joue qu’en partie, que même deux jumeaux ont des cerveaux différents, et que l’enfant peut avoir un potentiel inné différent de celui de ses parents.
    Mais finalement, lorsque nous naissons, notre cerveau n’est capable que de nous faire vivre et ressentir des sensations (et imparfaitement); mais tout nouveau-né a un potentiel énorme d’apprentissage.
    Les dons innés ne représenteront qu’une faible partie de notre avenir intellectuel et c’est finalement l’éducation des parents et l’instruction à l’école et dans l’enseignements qui va représenter l’essentiel de notre acquisition.

              Voyons maintenant les conditions d’apprentissage :
    On croit que ce que nous apprenons vient essentiellement de nos professeurs, c’est une erreur : l’éducation donnée par les parents est primordiale.
    Il ne s’agit pas des connaissances, mais des « habitudes ».
    Ce sont en grande partie les parents qui apprennent à l’enfant à maitriser la langue et donc à comprendre autrui, qui lui donnent un certain vocabulaire et l’envie de lire, ceux sont eux qui commencent à éveiller sa curiosité intellectuelle.
    Ce sont eux aussi qui lui donnent des règles de vie, une habitude de l’ordre et du travail et qui veilleront ensuite à ce que le téléphone, les jeux vidéo, les réseaux sociaux, la télévision ne prennent pas le pas sur le travail et les camarades ne l’entrainent pas dans des actions regrettable (drogue et alcool par exemple).
    Malheureusement tous les parents ne s’occupent pas (ou ne peuvent pas le faire) de la même façon de leurs enfants. Il s’ensuit très vite de très grandes différences de potentiel, encore plus importantes que les différences innées.
    Tous les jeunes ne sont donc pas égaux devant l’enseignement.

               Vient ensuite l’enseignement secondaire :
    Le principe d’égalité, ancré dans nos archétypes, fait qu’au collège comme au lycée, on a pour principe de mélanger les élèves de différents niveaux dans les mêmes classes et qu’ils reçoivent tous le même enseignement (pas de tri).
    On est donc amené à se mettre au niveau des moins bons, ou bien que ceux -ci soient en échec permanent. On essaie de leur donner des compléments d’enseignement, mais les moyens sont limités.
    Il s’ensuit qu’on ne voit plus la littérature qui apprenait à brasser les idées des écrivains et philosophes, qu’on ne fait plus guère d’exercices en maths et en physique-chimie et  que certaines matières sont délaissées qui pourtant servaient à ouvrir l’esprit et à le former.
    A la simple lecture des programmes, le niveau du bac n’a pas beaucoup baissé, mais la formation de l’esprit et la capacité pratique de faire des exercices d’applications est devenu moindre, en lettres comme en sciences dans la filière générale, et le manque de moyens et la réputation erronée de l’enseignement technique, font que les capacités des bacheliers d’aujourd’hui sont en moyenne nettement moindres que celles de leurs anciens.
    Mais le plus grave est que les élèves qui seraient doués et capables de faire mieux sont cantonnés dans la même moyenne, et ils peuvent donc réussir le bac avec mention, en ne faisant qu’une quantité de travail très réduite. L’enseignement secondaire ne leur apprend pas à travailler et encourage la paresse ou le goût des distractions d’un bon nombre d’entre eux.

              Vient alors l’enseignement supérieur : fac, écoles diverses.
    Cet enseignement supérieur doit apporter les connaissances et les méthodes pour pouvoir débuter dans son futur métier. Or ces connaissances ont plutôt augmenté par rapport au passé, en raison du développement des sciences et des techniques. Donc le travail demandé dans le supérieur est au moins aussi important et difficile qu’autrefois.
    Il en résulte que ceux qui ont eu leur bac avec difficulté ou ceux qui se sont habitués à la flemme au lieu du travail, sont incapables de suivre. Le taux d’échec la première année de fac ou des classes de BTS et de préparation des écoles supérieure est énorme : 20 à 30 %.
    Cette catastrophe ne peut durer.
    Par ailleurs les demandes des étudiants quant aux spécialités qu’ils veulent étudier sont très orientées par des considération de mode ou de rumeurs, et on constate que les demandes pour certaines branches sont énormes par rapport aux possibilités d’enseignement (par exemple les sports ou la gestion financière) et aussi par rapport aux débouchés ensuite dans le monde du travail.
    On ne peut donc satisfaire toutes les demandes, soit pour des raisons de niveau, soit pour des questions de place.
    Certaines facultés ont choisi les candidats, ces dernières années, par tirage au sort, ce qui est la pire des injustices et le moyen de dégoûter des élèves méritants.
    Il était donc nécessaire de faire une sélection de niveau, un rattrapage pour les moins bons, une meilleure orientation vers les diverses branches, et un meilleur suivi des résultats des premières années du supérieur.
    C’était le but de la réforme concernant l’entrée en faculté.

               Venons en maintenant à la contestation :
    A entendre les reportages à la télé, le nombre de ceux qui bloquent les facultés est faible vis à vis ce ceux qui voudraient continuer à travailler. Il est anormal qu’ils empêchent ainsi la majorité de poursuivre leurs études : c’est tout à fait contraire aux principes de liberté et d’égalité.
    Par ailleurs j’ai l’impression que bon nombre de ces « bloqueurs » ne sont même pas des étudiants, mais des jeunes provocateurs venus mettre la pagaille. Je ne pense pas que beaucoup d’étudiants véritables confectionneraient des engins incendiaire et feraient les dégâts que l’on a constatés dans les locaux des facs.
    Enfin à écouter leurs interviews, j’ai l’impression que les quelques étudiants réels étaient plutôt de ceux qui n’étaient pas de niveau ou n’avaient pas envie de travailler.
    Je pense donc que les principes de la réforme actuelle sont bons. Bien sûr il y aura au début des problèmes et des difficultés, mais une nouvelle mise en place doit toujours être améliorée et rendue plus facile à mettre en oeuvre et plus apte à atteindre les objectifs poursuivis.

Vendredi 11 mai 2018 à 11:32

Actualité

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      Lors d’une campagne électorale les candidats font des tas de promesses. Mais ils ne sont pas au pouvoir et donc il ne connaissent pas les dossiers et le contexte exact dans lequel ils devront réaliser leurs promesses. Il est donc normal que certaines d’entre elles s’avèrent difficiles à tenir et même peu souhaitables.
    Seuls les imbéciles décrètent qu’ils ne se trompent pas et ne changent pas d’avis.
    Monsieur Macron est sûrement un homme intelligent, alors je ne comprends pas qu’il s’entête sur certaines réformes qui manifestement n’auront pas grand intérêt.
    Il devrait penser que d’une part on l’a choisi face à Marine Le Pen et que par conséquent, certains ont voté pour lui pour ne pas voter FN. D’autre part ce n’est pas parce qu’on vote pour un candidat que l’on est d’accord avec toutes ses propositions de campagne.
    Il devrait donc davantage tenir compte de l’opinion publique.

    Parmi ses promesses il y avait celle de rétablir un service militaire pour tous, jeunes hommes et femmes.
    Certes je ne suis pas contre le service militaire.
   
    ll avait l’avantage autrefois de mélanger les diverses catégories de population, et surtout de sortir les jeunes de leur contrée. Aujourd’hui c’est beaucoup moins utile car les jeunes voyagent beaucoup plus.   
    Il avait aussi l’avantage d’imposer à certains jeunes turbulents une certaine discipline, tant sur le plan de l’hygiène de vie, que sur celui du respect de l’ordre, de la hiérarchie et des ordres reçus, ainsi que un esprit d’équipe.au travail. Pour certains c’était la découverte des difficultés de comprendre les autres, de les convaincre pour pouvoir les diriger.
    Le jeune apprenait en autre des connaissances utiles : conduire un véhicule, le dépanner, organiser des actions… voire compléter des connaissances scolaires.
    Pour certains c’était même l’occasion d’apprendre un métier.
    Bref le service militaire était un bon passage de la vie d’adolescent à celle des hommes dans le milieu du travail.
    Je crois que cela est encore plus utile aujourd’hui, où l’éducation donnée par les familles ou par l’école n’est plus aussi complète et efficace qu’autrefois.
    Ce serait aussi une occasion de désintoxiquer les jeunes contre l’usage compulsifs des téléphones portables et des réseaux sociaux.

    Mais il faut être réaliste.
    Il ne faut pas que ce service ne touche qu’une partie de la population, car ceux qui y échapperaient seraient ceux qui en auraient le plus besoin. Il faut aujourd’hui qu’il touche hommes comme femmes. C’est donc environ 800 000 jeunes à traiter par an.
    Il ne faut pas qu’il soit trop court et il faut qu’il se passe en internat, avec un encadrement militaire, sinon les bienfaits principaux qui sont l’acquisition de règles et d’une certaine discipline, ne seront pas atteints. Il faut au minimum 3 mois pour cela. De plus il ne faut pas trop perturber les scolarités, donc profiter des périodes de grandes vacances.
    Dès lors cela représente un encadrement très important et des moyens de logement énormes
    Or le service militaire a été abandonné d’une part parce que l’armée était occupée à d’autres tâches et d’autre part parce qu’il coûtait trop cher, et que par ailleurs, les armements modernes nécessitaient une armée de métier.
    Alors rétablir une telle dépense, est ce raisonnable ?

    L’armée arrive avec peine à remplir ses missions d’opérations extérieures et de lutte contre le terrorisme. Cela coûte déjà très cher, mais c’est indispensable.
    Les finances de la nation ne sont pas brillants et l’on veut réduire la dette.
    Les personnes modestes sont en souffrance, surtout avec le chômage, et les classes moyennes croulent sous les impôts.
    Or ce sont les contribuables qui paieront encore ce nouveau service.
    Je ne comprends pas que monsieur Macron s’entête à vouloir mettre en œuvre cette promesse de campagne.
    Il pourrait expliquer que dans le contexte actuel, cette dépense et ce surcroit de travail pour l’armée ne sont pas souhaitables. Je pense qu’une grande majorité des français comprendrait sans difficulté.
    Je crois que lorsqu’on augmente les dépenses publiques dans une période où il faudrait les réduire, et où l’on demande donc un nouvel effort financier à la population, on devrait mieux examiner l’efficacité et la nécessité des mesures et écouter l’opinion de la population.
    Il n’y a que les imbéciles qui ne se trompent jamais (du moins en sont persuadés) et ne changent pas d’avis quand ils s’aperçoivent qu’un projet ne correspond pas à ce qui avait été prévu auparavant.

Jeudi 5 avril 2018 à 16:34

Actualité

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           Bien que la grève actuelle me gêne peu, du fait que je suis en retraite, je ne peux y être indifférent.
En fait je ne suis d’accord ni avec le gouvernement, ni avec les grévistes.

           Certes il est nécessaire de faire des réformes et le gouvernement essaie de faire celles qu’il avait annoncées dans la campagne électorale.
Mais ce n’est pas une raison pour les faire au pas de course et n’importe comment.   
           Presser la concertation au point qu’elle devient presque inexistante et vouloir passer en force avec des ordonnances, ne fait que braquer les personnes concernées et certains députés, et cela ne sert à rien de gagner ainsi deux ou trois mois, au risque de tout faire capoter.
           Une autre erreur du gouvernement actuel est, à mon avis, de tout vouloir uniformiser, d’avoir partout les mêmes règles. C’est idiot car les situations et les conditions de travail ne sont pas toutes les mêmes et si un cadre général est indispensable, des différences doivent permettre de s’adapter aux divers cas.
           Un exemple qui provoquera dans l’avenir des grognements certains, c’est l’idée du gouvernement que les règles de retraites soient les mêmes pour tous, et en particulier d’aligner les règles de calcul des retraites des fonctionnaires sur celles du secteur privé. Certes les calculs des retraites de cadres de fonctionnaires sont un peu plus avantageuses par rapport aux derniers salaires perçus que les règles du privé, mais on oublie qu’ils sont payés 30 à 50% de moins que dans le privé à poste analogue (quand ce n’est pas encore moins!). Une uniformisation n’est possible que si les situations ne sont pas trop différentes.
           Je pense que supprimer le statut des cheminots pour les futurs embauchés est une erreur et n’augmentera pas la compétitivité de la SNCF.
Les conditions de travail des personnels roulants sont très difficiles notamment en raison des déplacements et des emplois du temps qui exigent une présence permanente. Le statut est une compensation.
On fera de petites économies en le supprimant, mais d’une part on aura du mal à embaucher de nouveaux agents, et d’autre part, ils seront moins compétent puisque les conditions seront moins attractives, et moins motivés. La SNCF ne sera pas gagnante. Alors pourquoi brandir ce chiffon rouge? Par un souci idiot d’uniformisation.
           Par contre je suis d’accord avec le gouvernement qu’une réforme de la SNCF est nécessaire puisque l’Europe a décidé d’ouvrir la concurrence.
Mais elle ne passe pas par la suppression du statut : elle devrait réorganiser la gestion des trains, augmenter la polyvalence et la formation des agents, chercher des gestionnaires privés de petites lignes, ou des substituts partiels du chemin de fer, différencier clairement l’entretien des lignes et leur exploitation, développer l’innovation, mieux utiliser les nouvelles technologies, et reprendre en charge une partie du déficit de l’entreprise, du en partie à la politique tout TGV des gouvernements.

           Mais je ne suis pas non plus d’accord avec les grévistes et les syndicats ; ils font à la télévision de la désinformation quand ils disent que la suppression du statut entraînera une baisse de salaire pour les agents actuels ou quand ils affirment que le gouvernement veut privatiser la SNCF.
           D'abordt je leur reproche de ne faire que des mouvements qui apportent une gêne immense au public et des pertes certaines pour certaines entreprises, sans parler des dommages pour la SNCF, d’une part en rentrées d’argent immédiates, mais aussi en perte de clients qui auront pris de nouvelles habitudes. Je pense que les syndicats de la SNCF n’ont pas les pieds sur terre et n’ont aucun sens économique à moyen terme. Ils cherchent simplement le « pouvoir » sur leur troupes.
           Surtout je trouve que cette grève montre que les cheminots qui se sont lancés dans cette aventure (environ 27%), n’ont pas le sens ni les responsabilités, d’un service public. Un service public est au service des usagers : il n’est pas là pour les prendre en otages, surtout pendant des périodes aussi longues.
           Le bon exemple nous est donné par les hôpitaux qui sont dans un état encore plus critique que la SNCF : ils font grève (en principe), mais continuent à soigner les malades. Là c’est un vrai service public !
           Alors que les agents grévistes de la SNCF hurlent contre une privatisation qui n’est pas à l’ordre du jour, ils se comportent encore plus mal qu’une société privée, dont les membres ont en général davantage conscience des réalités économiques.
En fait ces personnes justifient par leur inconscience, une privatisation, ce qui est un comble.

Mardi 13 février 2018 à 10:57

Actualité

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    La fonte de la neige est un redoutable test pour tout ce qui est étanchéité des toitures et des tuyauteries d’eaux pluviales.
    Mais les perturbations engendrées par une couche de neige inhabituelle est aussi un bon test pour les services publics.

    Il y a une trentaine d’années, les agents des services publics avaient conscience de leur mission de service, et surtout les personnels qui les encadraient se sentaient responsables du service qu’ils dirigeaient, de sa bonne marche, donc de son organisation et des ordres à donner à son personnel pour qu’il remplisse sa mission. Cela semble révolu dans de nombreux cas.
   
    Prenons le bureau de poste de ma commune, (25 000 habitants en région parisienne),  Depuis lundi dernier pas un document dans les boîtes au lettres de la résidence : seulement les journaux qui sont distribués sans passage par la Poste.
    Pourtant les grandes voies de la commune avaient été dégagée par les balayeuses et camions de salage et étaient aptes à la circulation à condition de modérer sa vitesse et de garder ses distances. Les petites rues étaient enneigées, mais, à condition d’aller très doucement et de ne pas donner de coup de volant, c’était praticable.
    J’avais quelques rendez-vous et surtout les courses quotidiennes et je suis sorti sans problème et sans risque. Pour quelques kilomètres, j’ai sans doute mis le double de temps, mais la neige ne m’a guère perturbé.
    Je trouve donc anormal d’être resté sans courrier, au moins tous les deux jours au lieu de tous les jours.
    Je comprends que les facteurs à vélo ne soient pas venu : c’était dangereux sur deux petites roues. Mais il y a assez de voitures postales pour faire la distribution en deux jours !
    Je ne reproche pas ce manque aux facteurs : ils suivent les ordres, mais il semble qu’ils n’en n’aient pas.
    Je considère que c’est le receveur de ce bureau, qui ne se sent pas responsable de son service, qui est incapable de l’organiser face à une situation imprévue. Il réagit comme un employé, non comme un cadre, alors qu’il est payé comme tel (mal certes, mais les salaires de la fonction publique sont très bas, c’est connu)
    Par ailleurs je connais des employés qui sont capables d’initiatives ; ce sont eux qu’on devrait promouvoir comme cadre et pas seulement ceux qui, certes savent passer des concours, mais sont nuls en pratique et en commandement.

    Certes certaines lettres n’ont pas dû venir de province aussi rapidement et certains des employés qui habitaient loin, n’ont pu venir à leur travail.
    Mais beaucoup des employés de la poste habitent la commune et les métros qui y amènent le courrier fonctionnaient et la gare est à 2 km de la poste.
    J’ai fait plusieurs fois le trajet entre mon domicile et la gare et c’était très possible, à condition d’aller lentement.
    Et tous les journaux et lettres qui ne venaient pas par la Poste ont été livrés avec un retard minimal.

    Par contre je tire mon chapeau aux services de voirie et aux services de ramassage des ordures, pas forcément des gens des services municipaux, mais tous avec un travail pénible. Ils ont rempli parfaitement leur service malgré les difficultés de circulation, mettant simplement plus de temps à le faire.
    J’espère qu’on leur payera des heures supplémentaires.

Samedi 27 janvier 2018 à 10:19

Actualité

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     J’ai vu à la télévision des scènes qui m’ont un peu surpris : une promotion sur le Nutella a déclenché des scènes d’émeutes dans plusieurs hypermarchés de la marque Intermarché : Les clients se tirent les cheveux, d'autres se bousculent et se précipitent….. sur des pots de pâte à tartiner !
    C’était évidemment intéressant : 1,41 euro le pot de 950 grammes, au lieu de 4,70 € d’ordinaire, soit 70 % de réduction. C’est évidemment sur le prix TVA comprise au taux de 5,5%, mais tout étant proportionnel, la réduction est aussi de 70% sur le prix hors taxes.
    En supposant que dans cette promotion le supermarché vende au prix coûtant, cela veut dire qu’habituellement la nutella qu’il a achetée 30€ à Ferrero, il la revend 100 € en faisant une marge de 70 €. Certes les hypermarchés ont des frais important d’approvisionnement et de main-d’oeuvre, voire de perte de marchandises, mais je pense qu’il font quand même un bénéfice confortable.
    Alors de telles promotions représentent un manque à gagner et il n’est pas question pour le commerçant de perdre de l’argent : alors on compte que le client, appâté par la nutella va acheter d’autres produits courants de consommation obligatoire : des légumes, des fruits, du lait, de la viande… Et sur ces produits il va gonfler sa marge, diminuant le prix payé aux agriculteurs et faisant payer plus cher le consommateur.
    La promotion de nutella est donc payée par les agriculteurs qui produisent viandes, lait, fruits et légumes, et par les consommateurs qui en achètent.
    Finalement, même si les agriculteurs ne semblent pas a priori concernés par les promotions sur le Nutella, ils en sont pourtant victimes. et les consommateurs ne savent plus quel est le « juste prix ».
   
    Le gouvernement s’est ému de cette situation, avant l’émeute nutella, et il a en préparation une loi qui limitera réductions et marges de promotion des produits alimentaires, ces promotions étant limitées à 34% : on pourra donc recevoir un produit gratuit pour 2 achetés, mais pas 2 produits pour un acheté.
    La vente au prix coûtant serait interdite, et le prix de vente devrait au moins comporter 10% de marge brute pour couvrir une partie des frais.
    La fixation des prix devrait être également encadrée pour que les producteurs agricoles soient moins étranglés par les gros commerçants.
    Le gouvernement rédige un projet de loi, mais reste ensuite à la faire accepter et la faire appliquer, ce qui ne semble pas une chose aisée, les distributeurs se montrant pour l’instant rétifs à équilibrer les négociations avec les agriculteurs.
    Faudra t’il organiser des boycotts des consommateurs contre les récalcitrants
?   
Personnellement je vais toutes les semaines faire des courses à Auchan, mais je suis prêt à payer un peu plus cher pour que les agriculteurs puissent vivre de leur métier, et aussi à aller dans un autre supermarché, si M. Auchan ne se montre pas raisonnable et socialement responsable.

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lancien

sortir de la tristesse

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