Vendredi 25 mai 2018 à 9:10

Actualité

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     Dans mon dernier article j’ai parlé de la réforme de l’entrée en faculté et de la grève correspondante, mais je n’ai pas examiné la réforme elle même du bac et du lycée, qui est considérable. Je vais le faire maintenant.

    Il s’agit essentiellement d’une réforme de la filière générale, l’enseignement technologique étant peu modifié. Les filières S, ES et L sont supprimées.
    En fait on pourrait dire que l’enseignement général se termine maintenant en fin de seconde, et que à partir de la première on commence à apprendre ce qui vous servira dans votre futur métier.
    Les grandes lignes présentées par le ministre et relayées par les médias sont les suivantes (les textes en « gras-italique » proviennent des sites de l’Education Nationale) :
   
L’enseignement en seconde sera proche de l’enseignement actuel. Mais en début d’année des tests seront effectués pour connaitre le niveau de chacun en français et en mathématiques. Un certain nombre d’heures seront consacrées à l'orientation et à l'accompagnement pour préparer dès la seconde les choix de parcours en première terminale puis le choix des études supérieures.

    C’est évidemment essentiel vu la suite des programmes. mais les élèves sont ils capables de choisir, avec l’aide des profs (et des parents ?) des orientations qui engagent leur carrière future. Je me souviens personnellement, j’avais 13 ans en seconde et aucune idée de ce qu’étaient les métiers à venir et ce que j’avais envie de faire -et encore moins ce que j’étais capable de faire).

Le futur bac comportera un contrôle continu qui comptera pour 40% de la note (dont 30% acquis lors de bacs blancs et 10% fonction des appréciations des professeurs)
Les 60% restant des notes seront répartis entre des épreuves de français (écrit et oral) à la fin de la première, et, en terminale, quatre épreuves : écrit de philosophie, deux épreuves écrites de spécialités et un oral de soutenance d’un projet.
Quatre principes sont inchangés
    Le bac est obtenu à partir d'une moyenne générale de 10/20
    Il n'existe pas de note éliminatoire ou de note de plancher
    Le système actuel de compensation et de mentions est maintenu
    L'oral de rattrapage est maintenu en tant que seconde chance.
Comme actuellement il y aura, pour garantir l’égalité entre candidats et établissements, une banque nationale numérique de sujets, des copies anonymes corrigées par d’autres professeurs que les enseignants de l’élève, et une harmonisation des notes des correcteurs.


    Le contrôle continu me paraît une bonne chose : il obligera les élèves à travailler toute l’année au lieu, pour certains, de ne rien faire puis de bachoter à outrance avant l’examen.
    La soutenance orale d’un  projet est aussi une bonne préparation à la vie future, car quelque soit le métier pour quelqu’un issu de l’enseignement supérieur, il y a toujours une grande part de communication orale. L’enseignement secondaire aujourd’hui préparait peu à cela.
    En outre cela donnera plus de confiance à des élèves qui sont à l’aise pour parler, mais rédigent plus difficilement devant une feuille de papier.

Il y aura un socle commun d’enseignement en première - terminale : français en première, philo en terminale, langues vivantes, histoire et géographie, éducation sportive, enseignement moral et civique, orientation vers l’avenir.
En première l’élève choisira trois spécialité et deux d’entre elles seront poursuivies en terminale. Ces spécialité seraient : mathématiques, physique-chimie, sciences de l'ingénieur, numérique et sciences informatiques, sciences de la vie et de la Terre, histoire-géographie et géopolitique, sciences économiques et sociales, humanité-littérature-philosophie, langues et littérature étrangère, écologie-agronomie-et-territoires, arts.


    Certes ces spécialités me paraissent intéressantes et préparent à l’entrée dans le supérieur. Cela me paraît toutefois faible en biologie.
    Mais cela veut dire qu’au lieu de faire le choix lorsqu’on a réussi le bac, il faudra le faire à la fin de la seconde : les élèves seront encore moins murs.
    Par ailleurs je suis inquiet au niveau des professeurs : ceux actuels sont ils capables d’enseigner les « sciences de l’ingénieur », « l’écologie et l’agronomie » et même le « numérique et sciences informatiques » ? C’est une révolution, car c’étaient jusqu’à présent des spécialités de l’enseignement supérieurtenu des programmes futurs.   
    D’autre part certaines connaissances en mathématiques sont nécessaires pour la physique chimie, les sciences de l’ingénieur, la biologie, le SVT, l’écologie… Où seront elles enseignées ? Faudra t’il prendre lla spécialité mathématique?

Les options actuelles sont supprimées mais les élèves pourront toujours se consacrer à une option facultative en première puis deux options en terminale, comme arts, langue vivante renforcée, latin ou grec, ou encore sport, par exemple.

    Pas de commentaire, mais avec les trois spécialités, cela fera beaucoup de travail.

Le déroulement des épreuves du bac 2020 :
Le contrôle continu sera fait lors d’épreuves de « bac blanc », en cours d’année.
L’épreuve de français en première se déroulera en, avec un écrit et un oral « revisités »
Il y aura quatre épreuves finales en terminale :
Deux épreuves écrites porteront sur les enseignements de spécialité choisis par le candidat et auront lieu au retour des vacances de porintemps.
Une épreuve écrite de philosophie fin juin : pour tous, ce choix correspond à une tradition française et à la nécessité de conforter l'esprit critique dans la formation des jeunes générations.
Un oral fin juin, d’une durée de 20 minutes, préparé tout au long du cycle terminal : savoir s'exprimer dans un français correct est essentiel pour les études, pour la vie personnelle et professionnelle. Parce que l'aisance à l'oral constitue un marqueur social, il convient justement d'offrir à tous les élèves l'acquisition de cette compétence. L'épreuve orale repose sur la présentation d'un projet préparé dès la classe de première par l'élève.
    Cet oral se déroulera en deux parties : la présentation du projet, adossé à un         ou deux enseignements de spécialité choisis par l'élève et un échange à             partir de ce projet permettant d'évaluer la capacité de l'élève à analyser en             mobilisant les connaissances acquises au cours de sa scolarité, notamment         scientifiques et historiques.
    Le jury sera composé de deux professeurs.


    La grande nouveauté est cet oral, qui toutefois me parait très court, car se présenter, présenter un projet, et répondre à des questions n’est à mon avis pas possible en 20 minutes.
    C’est une excellente préparation à la vie active, car pour savoir s'exprimer à l'oral, réussir à informer, intéresser et convaincre, il faut apprendre à se présenter, poser une problématique, énoncer un plan, le respecter avec ordre, savoir construire un paragraphe, puis passer d'un paragraphe à l'autre... toute une série de choses qui aujourd'hui font gravement défaut dans l'enseignement en France.
    Certes il faut aussi le faire à l’écrit, mais c’est beaucoup plus facile car on a un texte en permanence sous les yeux, que l’on peut modifier à tout instant.
    Mais l'aisance à l'oral n'est pas une compétence inée, mais qui s'apprend et face à laquelle tous ne sont pas égaux. Il sera indispensable de préparer les élèves de façon à compenser les différences de niveaux entre les élèves, les timides et ceux qui sont assurés, les plus défavorisés et ceux des milieux où on parle correctement le français, et où la lecture vous a donné du vocabulaire et le sens de son utilisation.

Vendredi 18 mai 2018 à 9:02

Actualité

http://lancien.cowblog.fr/images/Image4/1572309070.jpg    Je comprends que certains étudiants n’apprécient pas la réforme du bac et de l’entrée en université, mais leur contestation me semble plutôt néfaste et irréaliste.
    Nos ancêtres du siècle des lumières et notamment Rousseau, Montesquieu et Voltaire ont prôné le droit à l’éducation et l’enseignement pour tous.
    Jules Ferry s’est battu pour la même idée et ses réformes allaient dans ce sens. L’effort s’est poursuivi. Il y a 80 ans 20% seulement des élèves du primaire arrivaient au bac contre plus de 70% aujourd’hui.
    La Révolution a introduit le mot « égalité » dans la devise de la France et nous sommes effectivement attachés à une certaine égalité des chances, au moins pour les jeunes et face à l’ éducation.
    On comprend donc que certains soient choqués par une sélection à l’entrée en fac et par ailleurs, les français ont toujours été ultra-conservateurs et la moindre réforme leur paraît toujours défavorable et suspecte.
    De plus les jeunes sont toujours friands d’une liberté de choix totale de leurs vie et de leurs aspirations, ce qui est une utopie.

              Voyons d’abord la réalité neurobiologique.
    Nous héritons des gènes de nos parents et il y a donc dans la formation de notre cerveau, une certaine part d’hérédité. Les axones des neurones sont guidés par des marqueurs chimiques vers les divers centres du cerveau qui correspondent à leur fonction, et donc chaque individu a une formation particulière de son cerveau, avec certaines « préférences cérébrales » potentielles innées.
    On sera par exemple plus habile au manuel, plus enclin à comprendre la théorie abstraite, meilleur observateur etc… Donc de façon innée nous ne sommes pas tous doués de la même façon pour n’importe quel enseignement.
    Cependant les jonctions finales des axones aux dendrites se font finalement de façon aléatoire, de telle sorte que l’hérédité ne joue qu’en partie, que même deux jumeaux ont des cerveaux différents, et que l’enfant peut avoir un potentiel inné différent de celui de ses parents.
    Mais finalement, lorsque nous naissons, notre cerveau n’est capable que de nous faire vivre et ressentir des sensations (et imparfaitement); mais tout nouveau-né a un potentiel énorme d’apprentissage.
    Les dons innés ne représenteront qu’une faible partie de notre avenir intellectuel et c’est finalement l’éducation des parents et l’instruction à l’école et dans l’enseignements qui va représenter l’essentiel de notre acquisition.

              Voyons maintenant les conditions d’apprentissage :
    On croit que ce que nous apprenons vient essentiellement de nos professeurs, c’est une erreur : l’éducation donnée par les parents est primordiale.
    Il ne s’agit pas des connaissances, mais des « habitudes ».
    Ce sont en grande partie les parents qui apprennent à l’enfant à maitriser la langue et donc à comprendre autrui, qui lui donnent un certain vocabulaire et l’envie de lire, ceux sont eux qui commencent à éveiller sa curiosité intellectuelle.
    Ce sont eux aussi qui lui donnent des règles de vie, une habitude de l’ordre et du travail et qui veilleront ensuite à ce que le téléphone, les jeux vidéo, les réseaux sociaux, la télévision ne prennent pas le pas sur le travail et les camarades ne l’entrainent pas dans des actions regrettable (drogue et alcool par exemple).
    Malheureusement tous les parents ne s’occupent pas (ou ne peuvent pas le faire) de la même façon de leurs enfants. Il s’ensuit très vite de très grandes différences de potentiel, encore plus importantes que les différences innées.
    Tous les jeunes ne sont donc pas égaux devant l’enseignement.

               Vient ensuite l’enseignement secondaire :
    Le principe d’égalité, ancré dans nos archétypes, fait qu’au collège comme au lycée, on a pour principe de mélanger les élèves de différents niveaux dans les mêmes classes et qu’ils reçoivent tous le même enseignement (pas de tri).
    On est donc amené à se mettre au niveau des moins bons, ou bien que ceux -ci soient en échec permanent. On essaie de leur donner des compléments d’enseignement, mais les moyens sont limités.
    Il s’ensuit qu’on ne voit plus la littérature qui apprenait à brasser les idées des écrivains et philosophes, qu’on ne fait plus guère d’exercices en maths et en physique-chimie et  que certaines matières sont délaissées qui pourtant servaient à ouvrir l’esprit et à le former.
    A la simple lecture des programmes, le niveau du bac n’a pas beaucoup baissé, mais la formation de l’esprit et la capacité pratique de faire des exercices d’applications est devenu moindre, en lettres comme en sciences dans la filière générale, et le manque de moyens et la réputation erronée de l’enseignement technique, font que les capacités des bacheliers d’aujourd’hui sont en moyenne nettement moindres que celles de leurs anciens.
    Mais le plus grave est que les élèves qui seraient doués et capables de faire mieux sont cantonnés dans la même moyenne, et ils peuvent donc réussir le bac avec mention, en ne faisant qu’une quantité de travail très réduite. L’enseignement secondaire ne leur apprend pas à travailler et encourage la paresse ou le goût des distractions d’un bon nombre d’entre eux.

              Vient alors l’enseignement supérieur : fac, écoles diverses.
    Cet enseignement supérieur doit apporter les connaissances et les méthodes pour pouvoir débuter dans son futur métier. Or ces connaissances ont plutôt augmenté par rapport au passé, en raison du développement des sciences et des techniques. Donc le travail demandé dans le supérieur est au moins aussi important et difficile qu’autrefois.
    Il en résulte que ceux qui ont eu leur bac avec difficulté ou ceux qui se sont habitués à la flemme au lieu du travail, sont incapables de suivre. Le taux d’échec la première année de fac ou des classes de BTS et de préparation des écoles supérieure est énorme : 20 à 30 %.
    Cette catastrophe ne peut durer.
    Par ailleurs les demandes des étudiants quant aux spécialités qu’ils veulent étudier sont très orientées par des considération de mode ou de rumeurs, et on constate que les demandes pour certaines branches sont énormes par rapport aux possibilités d’enseignement (par exemple les sports ou la gestion financière) et aussi par rapport aux débouchés ensuite dans le monde du travail.
    On ne peut donc satisfaire toutes les demandes, soit pour des raisons de niveau, soit pour des questions de place.
    Certaines facultés ont choisi les candidats, ces dernières années, par tirage au sort, ce qui est la pire des injustices et le moyen de dégoûter des élèves méritants.
    Il était donc nécessaire de faire une sélection de niveau, un rattrapage pour les moins bons, une meilleure orientation vers les diverses branches, et un meilleur suivi des résultats des premières années du supérieur.
    C’était le but de la réforme concernant l’entrée en faculté.

               Venons en maintenant à la contestation :
    A entendre les reportages à la télé, le nombre de ceux qui bloquent les facultés est faible vis à vis ce ceux qui voudraient continuer à travailler. Il est anormal qu’ils empêchent ainsi la majorité de poursuivre leurs études : c’est tout à fait contraire aux principes de liberté et d’égalité.
    Par ailleurs j’ai l’impression que bon nombre de ces « bloqueurs » ne sont même pas des étudiants, mais des jeunes provocateurs venus mettre la pagaille. Je ne pense pas que beaucoup d’étudiants véritables confectionneraient des engins incendiaire et feraient les dégâts que l’on a constatés dans les locaux des facs.
    Enfin à écouter leurs interviews, j’ai l’impression que les quelques étudiants réels étaient plutôt de ceux qui n’étaient pas de niveau ou n’avaient pas envie de travailler.
    Je pense donc que les principes de la réforme actuelle sont bons. Bien sûr il y aura au début des problèmes et des difficultés, mais une nouvelle mise en place doit toujours être améliorée et rendue plus facile à mettre en oeuvre et plus apte à atteindre les objectifs poursuivis.

Vendredi 11 mai 2018 à 11:32

Actualité

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      Lors d’une campagne électorale les candidats font des tas de promesses. Mais ils ne sont pas au pouvoir et donc il ne connaissent pas les dossiers et le contexte exact dans lequel ils devront réaliser leurs promesses. Il est donc normal que certaines d’entre elles s’avèrent difficiles à tenir et même peu souhaitables.
    Seuls les imbéciles décrètent qu’ils ne se trompent pas et ne changent pas d’avis.
    Monsieur Macron est sûrement un homme intelligent, alors je ne comprends pas qu’il s’entête sur certaines réformes qui manifestement n’auront pas grand intérêt.
    Il devrait penser que d’une part on l’a choisi face à Marine Le Pen et que par conséquent, certains ont voté pour lui pour ne pas voter FN. D’autre part ce n’est pas parce qu’on vote pour un candidat que l’on est d’accord avec toutes ses propositions de campagne.
    Il devrait donc davantage tenir compte de l’opinion publique.

    Parmi ses promesses il y avait celle de rétablir un service militaire pour tous, jeunes hommes et femmes.
    Certes je ne suis pas contre le service militaire.
   
    ll avait l’avantage autrefois de mélanger les diverses catégories de population, et surtout de sortir les jeunes de leur contrée. Aujourd’hui c’est beaucoup moins utile car les jeunes voyagent beaucoup plus.   
    Il avait aussi l’avantage d’imposer à certains jeunes turbulents une certaine discipline, tant sur le plan de l’hygiène de vie, que sur celui du respect de l’ordre, de la hiérarchie et des ordres reçus, ainsi que un esprit d’équipe.au travail. Pour certains c’était la découverte des difficultés de comprendre les autres, de les convaincre pour pouvoir les diriger.
    Le jeune apprenait en autre des connaissances utiles : conduire un véhicule, le dépanner, organiser des actions… voire compléter des connaissances scolaires.
    Pour certains c’était même l’occasion d’apprendre un métier.
    Bref le service militaire était un bon passage de la vie d’adolescent à celle des hommes dans le milieu du travail.
    Je crois que cela est encore plus utile aujourd’hui, où l’éducation donnée par les familles ou par l’école n’est plus aussi complète et efficace qu’autrefois.
    Ce serait aussi une occasion de désintoxiquer les jeunes contre l’usage compulsifs des téléphones portables et des réseaux sociaux.

    Mais il faut être réaliste.
    Il ne faut pas que ce service ne touche qu’une partie de la population, car ceux qui y échapperaient seraient ceux qui en auraient le plus besoin. Il faut aujourd’hui qu’il touche hommes comme femmes. C’est donc environ 800 000 jeunes à traiter par an.
    Il ne faut pas qu’il soit trop court et il faut qu’il se passe en internat, avec un encadrement militaire, sinon les bienfaits principaux qui sont l’acquisition de règles et d’une certaine discipline, ne seront pas atteints. Il faut au minimum 3 mois pour cela. De plus il ne faut pas trop perturber les scolarités, donc profiter des périodes de grandes vacances.
    Dès lors cela représente un encadrement très important et des moyens de logement énormes
    Or le service militaire a été abandonné d’une part parce que l’armée était occupée à d’autres tâches et d’autre part parce qu’il coûtait trop cher, et que par ailleurs, les armements modernes nécessitaient une armée de métier.
    Alors rétablir une telle dépense, est ce raisonnable ?

    L’armée arrive avec peine à remplir ses missions d’opérations extérieures et de lutte contre le terrorisme. Cela coûte déjà très cher, mais c’est indispensable.
    Les finances de la nation ne sont pas brillants et l’on veut réduire la dette.
    Les personnes modestes sont en souffrance, surtout avec le chômage, et les classes moyennes croulent sous les impôts.
    Or ce sont les contribuables qui paieront encore ce nouveau service.
    Je ne comprends pas que monsieur Macron s’entête à vouloir mettre en œuvre cette promesse de campagne.
    Il pourrait expliquer que dans le contexte actuel, cette dépense et ce surcroit de travail pour l’armée ne sont pas souhaitables. Je pense qu’une grande majorité des français comprendrait sans difficulté.
    Je crois que lorsqu’on augmente les dépenses publiques dans une période où il faudrait les réduire, et où l’on demande donc un nouvel effort financier à la population, on devrait mieux examiner l’efficacité et la nécessité des mesures et écouter l’opinion de la population.
    Il n’y a que les imbéciles qui ne se trompent jamais (du moins en sont persuadés) et ne changent pas d’avis quand ils s’aperçoivent qu’un projet ne correspond pas à ce qui avait été prévu auparavant.

Jeudi 5 avril 2018 à 16:34

Actualité

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           Bien que la grève actuelle me gêne peu, du fait que je suis en retraite, je ne peux y être indifférent.
En fait je ne suis d’accord ni avec le gouvernement, ni avec les grévistes.

           Certes il est nécessaire de faire des réformes et le gouvernement essaie de faire celles qu’il avait annoncées dans la campagne électorale.
Mais ce n’est pas une raison pour les faire au pas de course et n’importe comment.   
           Presser la concertation au point qu’elle devient presque inexistante et vouloir passer en force avec des ordonnances, ne fait que braquer les personnes concernées et certains députés, et cela ne sert à rien de gagner ainsi deux ou trois mois, au risque de tout faire capoter.
           Une autre erreur du gouvernement actuel est, à mon avis, de tout vouloir uniformiser, d’avoir partout les mêmes règles. C’est idiot car les situations et les conditions de travail ne sont pas toutes les mêmes et si un cadre général est indispensable, des différences doivent permettre de s’adapter aux divers cas.
           Un exemple qui provoquera dans l’avenir des grognements certains, c’est l’idée du gouvernement que les règles de retraites soient les mêmes pour tous, et en particulier d’aligner les règles de calcul des retraites des fonctionnaires sur celles du secteur privé. Certes les calculs des retraites de cadres de fonctionnaires sont un peu plus avantageuses par rapport aux derniers salaires perçus que les règles du privé, mais on oublie qu’ils sont payés 30 à 50% de moins que dans le privé à poste analogue (quand ce n’est pas encore moins!). Une uniformisation n’est possible que si les situations ne sont pas trop différentes.
           Je pense que supprimer le statut des cheminots pour les futurs embauchés est une erreur et n’augmentera pas la compétitivité de la SNCF.
Les conditions de travail des personnels roulants sont très difficiles notamment en raison des déplacements et des emplois du temps qui exigent une présence permanente. Le statut est une compensation.
On fera de petites économies en le supprimant, mais d’une part on aura du mal à embaucher de nouveaux agents, et d’autre part, ils seront moins compétent puisque les conditions seront moins attractives, et moins motivés. La SNCF ne sera pas gagnante. Alors pourquoi brandir ce chiffon rouge? Par un souci idiot d’uniformisation.
           Par contre je suis d’accord avec le gouvernement qu’une réforme de la SNCF est nécessaire puisque l’Europe a décidé d’ouvrir la concurrence.
Mais elle ne passe pas par la suppression du statut : elle devrait réorganiser la gestion des trains, augmenter la polyvalence et la formation des agents, chercher des gestionnaires privés de petites lignes, ou des substituts partiels du chemin de fer, différencier clairement l’entretien des lignes et leur exploitation, développer l’innovation, mieux utiliser les nouvelles technologies, et reprendre en charge une partie du déficit de l’entreprise, du en partie à la politique tout TGV des gouvernements.

           Mais je ne suis pas non plus d’accord avec les grévistes et les syndicats ; ils font à la télévision de la désinformation quand ils disent que la suppression du statut entraînera une baisse de salaire pour les agents actuels ou quand ils affirment que le gouvernement veut privatiser la SNCF.
           D'abordt je leur reproche de ne faire que des mouvements qui apportent une gêne immense au public et des pertes certaines pour certaines entreprises, sans parler des dommages pour la SNCF, d’une part en rentrées d’argent immédiates, mais aussi en perte de clients qui auront pris de nouvelles habitudes. Je pense que les syndicats de la SNCF n’ont pas les pieds sur terre et n’ont aucun sens économique à moyen terme. Ils cherchent simplement le « pouvoir » sur leur troupes.
           Surtout je trouve que cette grève montre que les cheminots qui se sont lancés dans cette aventure (environ 27%), n’ont pas le sens ni les responsabilités, d’un service public. Un service public est au service des usagers : il n’est pas là pour les prendre en otages, surtout pendant des périodes aussi longues.
           Le bon exemple nous est donné par les hôpitaux qui sont dans un état encore plus critique que la SNCF : ils font grève (en principe), mais continuent à soigner les malades. Là c’est un vrai service public !
           Alors que les agents grévistes de la SNCF hurlent contre une privatisation qui n’est pas à l’ordre du jour, ils se comportent encore plus mal qu’une société privée, dont les membres ont en général davantage conscience des réalités économiques.
En fait ces personnes justifient par leur inconscience, une privatisation, ce qui est un comble.

Mardi 13 février 2018 à 10:57

Actualité

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    La fonte de la neige est un redoutable test pour tout ce qui est étanchéité des toitures et des tuyauteries d’eaux pluviales.
    Mais les perturbations engendrées par une couche de neige inhabituelle est aussi un bon test pour les services publics.

    Il y a une trentaine d’années, les agents des services publics avaient conscience de leur mission de service, et surtout les personnels qui les encadraient se sentaient responsables du service qu’ils dirigeaient, de sa bonne marche, donc de son organisation et des ordres à donner à son personnel pour qu’il remplisse sa mission. Cela semble révolu dans de nombreux cas.
   
    Prenons le bureau de poste de ma commune, (25 000 habitants en région parisienne),  Depuis lundi dernier pas un document dans les boîtes au lettres de la résidence : seulement les journaux qui sont distribués sans passage par la Poste.
    Pourtant les grandes voies de la commune avaient été dégagée par les balayeuses et camions de salage et étaient aptes à la circulation à condition de modérer sa vitesse et de garder ses distances. Les petites rues étaient enneigées, mais, à condition d’aller très doucement et de ne pas donner de coup de volant, c’était praticable.
    J’avais quelques rendez-vous et surtout les courses quotidiennes et je suis sorti sans problème et sans risque. Pour quelques kilomètres, j’ai sans doute mis le double de temps, mais la neige ne m’a guère perturbé.
    Je trouve donc anormal d’être resté sans courrier, au moins tous les deux jours au lieu de tous les jours.
    Je comprends que les facteurs à vélo ne soient pas venu : c’était dangereux sur deux petites roues. Mais il y a assez de voitures postales pour faire la distribution en deux jours !
    Je ne reproche pas ce manque aux facteurs : ils suivent les ordres, mais il semble qu’ils n’en n’aient pas.
    Je considère que c’est le receveur de ce bureau, qui ne se sent pas responsable de son service, qui est incapable de l’organiser face à une situation imprévue. Il réagit comme un employé, non comme un cadre, alors qu’il est payé comme tel (mal certes, mais les salaires de la fonction publique sont très bas, c’est connu)
    Par ailleurs je connais des employés qui sont capables d’initiatives ; ce sont eux qu’on devrait promouvoir comme cadre et pas seulement ceux qui, certes savent passer des concours, mais sont nuls en pratique et en commandement.

    Certes certaines lettres n’ont pas dû venir de province aussi rapidement et certains des employés qui habitaient loin, n’ont pu venir à leur travail.
    Mais beaucoup des employés de la poste habitent la commune et les métros qui y amènent le courrier fonctionnaient et la gare est à 2 km de la poste.
    J’ai fait plusieurs fois le trajet entre mon domicile et la gare et c’était très possible, à condition d’aller lentement.
    Et tous les journaux et lettres qui ne venaient pas par la Poste ont été livrés avec un retard minimal.

    Par contre je tire mon chapeau aux services de voirie et aux services de ramassage des ordures, pas forcément des gens des services municipaux, mais tous avec un travail pénible. Ils ont rempli parfaitement leur service malgré les difficultés de circulation, mettant simplement plus de temps à le faire.
    J’espère qu’on leur payera des heures supplémentaires.

Samedi 27 janvier 2018 à 10:19

Actualité

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     J’ai vu à la télévision des scènes qui m’ont un peu surpris : une promotion sur le Nutella a déclenché des scènes d’émeutes dans plusieurs hypermarchés de la marque Intermarché : Les clients se tirent les cheveux, d'autres se bousculent et se précipitent….. sur des pots de pâte à tartiner !
    C’était évidemment intéressant : 1,41 euro le pot de 950 grammes, au lieu de 4,70 € d’ordinaire, soit 70 % de réduction. C’est évidemment sur le prix TVA comprise au taux de 5,5%, mais tout étant proportionnel, la réduction est aussi de 70% sur le prix hors taxes.
    En supposant que dans cette promotion le supermarché vende au prix coûtant, cela veut dire qu’habituellement la nutella qu’il a achetée 30€ à Ferrero, il la revend 100 € en faisant une marge de 70 €. Certes les hypermarchés ont des frais important d’approvisionnement et de main-d’oeuvre, voire de perte de marchandises, mais je pense qu’il font quand même un bénéfice confortable.
    Alors de telles promotions représentent un manque à gagner et il n’est pas question pour le commerçant de perdre de l’argent : alors on compte que le client, appâté par la nutella va acheter d’autres produits courants de consommation obligatoire : des légumes, des fruits, du lait, de la viande… Et sur ces produits il va gonfler sa marge, diminuant le prix payé aux agriculteurs et faisant payer plus cher le consommateur.
    La promotion de nutella est donc payée par les agriculteurs qui produisent viandes, lait, fruits et légumes, et par les consommateurs qui en achètent.
    Finalement, même si les agriculteurs ne semblent pas a priori concernés par les promotions sur le Nutella, ils en sont pourtant victimes. et les consommateurs ne savent plus quel est le « juste prix ».
   
    Le gouvernement s’est ému de cette situation, avant l’émeute nutella, et il a en préparation une loi qui limitera réductions et marges de promotion des produits alimentaires, ces promotions étant limitées à 34% : on pourra donc recevoir un produit gratuit pour 2 achetés, mais pas 2 produits pour un acheté.
    La vente au prix coûtant serait interdite, et le prix de vente devrait au moins comporter 10% de marge brute pour couvrir une partie des frais.
    La fixation des prix devrait être également encadrée pour que les producteurs agricoles soient moins étranglés par les gros commerçants.
    Le gouvernement rédige un projet de loi, mais reste ensuite à la faire accepter et la faire appliquer, ce qui ne semble pas une chose aisée, les distributeurs se montrant pour l’instant rétifs à équilibrer les négociations avec les agriculteurs.
    Faudra t’il organiser des boycotts des consommateurs contre les récalcitrants
?   
Personnellement je vais toutes les semaines faire des courses à Auchan, mais je suis prêt à payer un peu plus cher pour que les agriculteurs puissent vivre de leur métier, et aussi à aller dans un autre supermarché, si M. Auchan ne se montre pas raisonnable et socialement responsable.

Samedi 23 décembre 2017 à 11:55

Actualité

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      Comme tous ceux qui regardent la télévision, la collision entre un train TER et un autocar de transport scolaire m'a rempli de tristesse, en pensant à la peine des parents dont les enfant sont morts ou blessés. J'ai eu moi même des enfants et je sais ce qu'un tel malheur m'aurait fait.
      Mais je suis un peu étonné des réactions du transporteur et de la SNCF et surtout de la légèreté avec laquelle le procureur communique, sans penser, ni à la peine des parents, ni à la détresse de la conductrice du car.
     Je ne sais pas ce qui s'est passé réellement, mais si on s'en tient à ce qu'a dit le procureur à la télé, c'est une honte de l'accuser aux yeux de la France entière avec des arguments aussi peu logiques.

   Voyons d'abord comment fonctionne un passage à niveau avec barrières.

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      Une pédale au sol détecte le passage du train qui arrive sur le passage à niveau à une distance assez grande fonction de la vitesse maximale règlementée du train à cet endroit, et ferme un contact qui transmets immédiatement un courant électrique sur une borne lumineuse clignotante et sonore. Ce signal indique aux automobilistes que les barrières vont se fermer. Elles commencent à se fermer 7 secondes après et cette fermeture dure de 6 à 10 secondes. Donc 17 secondes après le passage du train sur la pédale, le passage à niveau doit être fermé. Le train ne passera sur le passage à niveau que 8 à 27 secondes plus tard, selon la configuration des lieux et la vitesse théorique du train, pour laisser le temps à un automobiliste qui se serait engagé sur le passage de sortit, en cassant éventuellement la seconde barrière si celles ci obturent entièrement la route.
     En général la fermeture des barrières déclenche un feu vert à l'intérieur de la cabine du conducteur du train, qui doit immédiatement freiner d'urgence si ce signal ne se déclenche pas. Il a par ailleurs alors obligation de faire "siffler" sa machine.
    
Lorsque le dernier wagon passe sur une autre pédale 2 à 8 secondes après son passage devant les barrières, ces dernières sont à nouveau alimentées en courant électrique et se relèvent .
     L'alimentation de l'ensemble de détection se fait soit par le courant électrique EDF, soit par des batteries, et les moteurs des barrières sont en général reliées au courant EDF (par des conducteurs propres à la SNCF).

    Cela m'a choqué de voir que l'entreprise de cars et la SNCF commençaient à ergoter sur leurs responsabilités réciproque devant les journalistes, dès le jour même de l'accident. C'est à mon sens un manque de respect vis à vis de la peine des familles. Et de toutes façons il allait y avoir une enquête.
    Mais surtout, je trouve le procureur particulièrement léger, quand il annonce qu'il met la conductrice en examen uniquement parce que selon lui, la barrière était fermée avant le passage du train. Il n'en dit pas assez, et si ce sont ses seules raisons, c'est une enquête bâclée !

   On ne parle que de la barrière mais pas du signal sonore et lumineux,, qui est aussi important sur le plan des responsabilités. Quant à la barrière le procureur a seulement indiqué que le socle de la barrière était en position de fermeture après l'accident.
   Que la justice ne croie pas à priori la conductrice du car et le conducteur SNCF, c'est normal : ils sont partie prenante des responsabilités et il est important de ne pas les accuser à tort; ils sont déjà assez choqués comme cela et doivent se sentir en partie responsables.
   Il y a des témoignages contradictoires d'autres personnes, les uns ayant vu la barrière ouverte, d'autres fermée :  c'est normal, a t'on fait bien attention aux détails et surtout quand par rapport à l'instant de l'accident.
   Plus troublante cette photo prise par un jeune avec son téléphone portable, qui montre la barrière ouverte. Est elle réelle ert quand a t'elle été prise? Mais le procureur n'en souffle mot !
   Et on ne dit rien non plus des témoins qui affirment que le signal sonore et lumineux ne fonctionnait pas
   Pas un mot non plus sur des vérifications des pédales de commandeet de l'alimentation électrique..

   Je pense que le procureur ne devrait pas accuser tant qu'il ne sait pas exactement ce qui s'est passé.
   La conductrice suivait un autre car. SI la barrière ne s'est pas fermée, elle n'est responsable de rien; c'est la faute des mécanisme.
   Si la barrière s'est fermée, quand ?
   Si elle s'est fermée avant que le car ne passe, celui-ci a dû défoncer la barrière. C'est étonnant car la vitesse n'est pas en cause vu le tournant à angle droit avant le passage à niveau; le procureur a d'ailleurs parlé de 12 km/h. Je ne vois guère un conducteur de car scolaire, arrivant à si faible vitesse, prendre le risque de défoncer délibérément une barrière de passage à niveau fermé. Et casser une barrière doit laisser des traces sur elle-même et sur le car et les morceaux sont projetés vers l'avant.
   Si la barrière s'est fermée au moment du passage du car, d'une part la conductrice aurait du voir le sigal sonore et lumineus et d'autre part le train n'aurait pas dû être là encore. Et comme il n'y avait pas de deuxième barrière, le car aurait eu le temps de sortir des voies.
   Si la conductrice est passée à gauche de la barrière (ce sont des barrières n'obturant que la moitié de la route), d'une part c'est totalement invraisemblable de prendre un tel risque et d'autre part, elle aurait dû retourner à droite et donc se trouverpresque dans le sens du train. Le car n'aurait pas été coupé en deux, mais traîné sur les voies.

   Bref en l'absence d'explication sur le déroulement de l'accident, la thèse qui paraît la plus vraisemblable est celle de la barrière ouverte.
   Alors où le procureur a d'autres explications complètes et certaines, ou il aurait mieux fait de se taire.
   S'il n'a pas plus de faits que ce qu'il dit, il est honteux d'accabler la conductrice qui doit déjà se sentir responsable de ces malheurs.
   Je pense qu'il serait bon que les magistrats suivent des cours de communication avec les journalistes et reporters.
   Mais aucun de ceux -ci n'a élevé la voix pour faire les remarques ci-dessus. Ils ne font pas bien leur métier n'attachant de l'importance qu'au sensationnel ou au voyeurisme et non à la recherche de la vérité.
   Je pense que tous auraient dû laisser les famille tranquilles avec leur immense peine et ne parler responsabilité que lorsqu'on serait sûrs de ce qu'on avance.

Mercredi 13 décembre 2017 à 15:01

Actualité

      J’ai suivi à la télé, comme certainement beaucoup de personnes, la cérémonie à l‘église de la Madeleine, pour les funérailles de Johnny Hallyday.
    Certes je connaissais le texte de Prévert, dit par Fernand Reynaud :


A l’enterrement d’une feuille morte
Deux escargots s’en vont
Ils ont la coquille noire
Du crêpe autour des cornes
Ils s’en vont dans le noir
Un très beau soir d’automne
Hélas quand ils arrivent
C’est déjà le printemps
Les feuilles qui étaient mortes
Sont toutes ressuscitées
Et les deux escargots
Sont très désappointés
Mais voilà le soleil
Le soleil qui leur dit
Prenez prenez la peine
La peine de vous asseoir
Prenez un verre de bière
Si le coeur vous en dit
Prenez si ça vous plaît
L’autocar pour Paris
Il partira ce soir
Vous verrez du pays
Mais ne prenez pas le deuil
C’est moi qui vous le dis
Ça noircit le blanc de l’oeil
Et puis ça enlaidit
Les histoires de cercueils
C’est triste et pas joli
Reprenez vos couleurs
Les couleurs de la vie
Alors toutes les bêtes
Les arbres et les plantes
Se mettent à chanter
A chanter à tue-tête
La vraie chanson vivante
La chanson de l’été
Et tout le monde de boire
Tout le monde de trinquer
C’est un très joli soir
Un joli soir d’été
Et les deux escargots
S’en retournent chez eux
Ils s’en vont très émus
Ils s’en vont très heureux
Comme ils ont beaucoup bu
Ils titubent un petit peu
Mais là-haut dans le ciel
La lune veille sur eux.

    Mais j’ai surtout beaucoup apprécié un texte superbe que je ne connaissais pas, dit par Sandrine Kimberlain sur la vie, dont l’auteur est mère Thérésa.

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            « La vie est la vie »

    La vie est beauté, admire-la
.
    La vie est félicité, profites-en.
    La vie est un rêve, réalise-le.

    La vie est un défi, relève-le.

    La vie et un devoir, fais-le.

    La vie est un jeu, joue-le.

    La vie est précieuse, soigne-la bien.

    La vie est richesse, conserve-la.

    La vie est amour, jouis-en.

    La vie est un mystère, pénètre-le.

    La vie est une promesse, tiens-la.
    La vie est tristesse, dépasse-la.

    La vie est un hymne, chante-le.

    La vie est un combat, accepte-le.

    La vie est une tragédie, lutte avec elle.

    La vie est une aventure, ose-la.
    La vie est bonheur, mérite-le.

    La vie est la vie, défends-la.

Mère Teresa (1910-1997)

Mercredi 30 août 2017 à 15:39

Actualité

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    Certains de mes lecteurs se félicitent de la baisse de popularité d’Emmanuel Macron, d’autres s’en étonnent et ne voient pas ce que lui reproche l’opinion publique.
    Personnellement cela me paraît assez normal car le gouvernement a accumulé les maladresses.

    D'abord l’empressement à ramener le déficit budgétaire au dessous de 3% paraît exagéré. On reprochait à Hollande sa rigueur qui a freiné la consommation des ménages, et l’on se montre encore plus rigide que lui, tant en matière de dépense que d’impôts.
    On peut se demander pourquoi cette hâte ? Pour paraître encore us européen que madame Merkel ?
    Les français, qui attendaient une pause et une bouffée d’oxygène en matière de finances sont déçus.

    La baisse de dépense imposée à l’armée les a choqués. La France a supporté seule l’intervention en Afrique, qui l’a sauvée de la conquête de Daesh, elle a payé un lourd tribu aux attentats et l’opération sentinelle coûte cher. Alors restreindre le budget de la défense dans ce contexte paraît injuste, et certaines conditions de fonctionnement (logements insalubres, retards de soldes…) paraissent très anormales.
    Les circonstances du licenciement du chef d’Etat Major des Armées a choqué également. Certes il était dans son tort en exposant ses doléances directement à la presse, mais quand on veut passer un savon à un subordonné, on le fait dans son bureau entre lui et soi, et non en public. C’est une règle élémentaire de gestion humaine.

    La baisse de l’APL des étudiants est une maladresse insigne. Cela ne rapporte que quelques millions et pour presque la moitié des étudiants qui sont obligés de travailler pour vivre, même 5 € est important. SI l’on reprochait à certains de profiter abusivement de cet APL, on pouvait imposer des conditions de ressources plus contrôlables, mais s’attaquer à des jeunes qui ont besoin d’apprendre et ont du mal à joindre les deux bouts est choquant.

    Je ne pense pas que les français soient très inquiets quant à la réforme du code du travail, qui est nécessaire. Mais passer par des ordonnances est maladroit car cela jette la suspicion sur une volonté d’imposer des vues quelque soit l’opinion d’autrui. On pouvait attendre deux mois de plus et on ne risquait pas une déformation trop grande par l’assemblée qui est acquise au gouvernement.
    Et puis certaines disposition paraissent curieuses, par exemple l’extension du contrat de chantier. Appeler CDI un contrat à durée déterminée (celle du chantier) est absurde. Pourquoi ne pas avoir recours au CDD ? Sans doute pour diminuer les indemnités en fin de contrat :encore le travailleur licencié qui trinque !

    Préférer la diminution de la taxe d’habitation et l’augmentation de la CSG est également maladroit. La taxe d’habitation était versée aux collectivités locales alors que c’est l’Etat qui encaisse la CSG. Les élus locaux se sentent floués, même si l’Etat a prévu vaguement une certaine compensation. Et les impôts locaux vont donc augmenter encore.
    Les retraités ont voté majoritairement pour Macron. Si pour les faibles retraites la baisse de la taxe d’habitation compensera sans doute l’augmentation de CSG, par contre les retraites moyennes, qui n’ont pas été augmentées depuis 5 ans et ont vu les impôts, tant sur le revenu que locaux, largement majorés, ces retraites ne bénéficieront pas de la baisse de taxe d’habitation, et par contre verront leur retraite diminuée par l’augmentation de CSG.

    La suppression brutale sans préavis des contrats aidés est une absurdité car ces contrats étaient utiles en maints endroits et étaient un système de réinsertion.
L’économie correspondante est elle si évidente, car maintenant il va falloir payer des indemnités de chômage à ces personnes.
    On a l’impression d’une improvisation, des gens qui cherchent les bouts de chandelle à économiser sans se préoccuper des circonstances.


    Cela dit certaines actions du gouvernement ne sont pas négatives par exemple les actions à l’étranger du président ou celles du Ministre de l’Education Nationale.
    J’espère simplement que le gouvernement se montrera plus adroit et écoutera davantage les souhaits de la Nation et qu’il réfléchira avant de lancer sans étude préalable et concertation des opérations d’économie à la petite semaine.
    Les électeurs étaient d’accord pour des réformes, mais réfléchies et étudiées et qui en vaillent la peine..
    La majorité actuelle avait été élue dans cet espoir.

Samedi 12 août 2017 à 15:27

Actualité

http://lancien.cowblog.fr/images/Bretagne3/P1020911.jpg
    Enedis (ex ERDF), est venu m’installer un compteur « Linky » dans ma maison de Bretagne, en m’en vantant tant et plus ses mérites.
    Certaines fonctions sont utiles, commande connaître la consommation par phase, car cela permet de mieux équilibrer les trois phases entre elles, quitte à modifier quelques fils. Le facilités de changement de contrat sont également un progrès, bien qu’on n’en change pas tous les jours.
    Mais ce qui est mis en avant, la statistique que l’on peut faire en connaissant sa consommation jour par jour, me laisse assez peu enthousiaste. Déjà dans ma résidence principale, je ne vois pas trop à quoi cela me servirait; une consommation moyenne par mois me suffit amplement. Ou alors cela m’intéresserait de savoir comment ma consommation varie entre le jour et la nuit, pour essayer de voir l’intérêt de certains abonnement.
    Au niveau de la copropriété dont je m’occupe, cela m’intéresserait de savoir combien consomme l’éclairage des parties communes, la chaufferie, les ascenseurs, mais cela un seul compteur ne peut me le donner.
    Par contre au niveau d’une résidence secondaire, occupée trois mois par an, par des effectifs entre 2 et 12, et a des dates toujours différentes d’une année à l’autre, je ne vois pas ce que peuvent nous apporter des statistiques.
    Et dans tous les cas, je ne vois pas pourquoi la Ministre de l’Ecologie a rendu obligatoire la pose de ce compteur, car je ne vois pas ce qu’il apporte au lan écologique et économies d’énergie.
    Bien plus je considère que c’est un gâchis d’argent de l’installer partout en Bretagne, y compris dans les résidences secondaires, alors qu’e l’on ne l’a installé nulle part en région parisienne. A mon avis, ENEDIS gère mal ses priorités et donc notre argent du contribuable.
    Je crains que le souci principal d’Enedis soit de diminuer le nombre des personnels qui s’occupent des relevés des consommations. Encore une machine à chômage en plus !

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