Mercredi 18 août 2021 à 14:45

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 à 07:49

Une quatrième vague de Corona19 delta?Une quatrième vague de Corona19 delta? 

  

 

 

 

 

 

 

 

               Le coronavirus mutant delta est devenu maintenant majoritaire également dans notre pays et est à l’origine de la quasi-totalité des nouvelles contaminations.
              C’est un phénomène courant en microbiologie. Le microbe essaie de s’adapter à son environnement pour se reproduire le plus possible, et donc il change légèrement de structure par mutation de son ADN ou ARN.
              Si cette mutation aboutit à un microbe moins performant, il disparait parce qu’il ne supplantera pas ceux présents, mais s’il est plus contagieux et plus virulent, c’est lui qui sera vite à l’origine de toutes les contaminations.
              C’est ce qui est arrivé avec le virus alpha anglais et maintenant le virus delta indien.

               Le variant Delta est plus transmissible de l'ordre de 40% à 60%, par rapport au variant Alpha [celui identifié au Royaume-Uni], lui-même 50% plus transmissible que le variant original (chinois).
               On constate qu’en Europe, il contamine surtout des personnes relativement jeunes et qu’il donne moins de cas graves, mais c’est essentiellement parce que la population âgée est maintenant vaccinée dans une proportion importante.
               Les contaminations par cevirus sont reparties à la hausse en France et on peut craindre une quatrième vague pour le mois d’août, qui imposerait des mesures beaucoup plus sévères que celles prises au 14 juillet.
                La pandémie n’est pas terminée comme trop de personnes l’ont cru. Tant qu’il y a une circulation importante du virus, le nombre de contamination est suffisant pour que la probabilité d’une mutation (une modification aléatoire de la réplication du virus) soit importante et donc pour que des virus plus actifs voient le jour, ceux qui le seraient moins étant éliminés.
               Tant que tout le monde ne sera pas vacciné, tant que des médicaments anti-viraux efficaces ne seront pas disponibles, la circulation du virus ne sera pas contenue, et l'apparition de variants comme le delta risque de devenir habituelle.
               Ceux qui ont reçu les deux doses ont dix fois moins de risque d'une hospitalisation s'ils contractent le variant delta, mais en France, ils sont moins de 20 millions. On est donc loin du seuil de l'immunité collective.
               Les assouplissements de juin ont fait trop croire que la crise était fini et la soif de liberté a fait oublier les précautions indispensables, d’où une nouvelle croissance des contaminations.
               À moins de vouloir revoir un confinement dont nous avons connu les inconvénients personnels et les retombées économiques catastrophiques, il faut absolument se faire  vacciner et continuer les gestes barrière.
             Certes se faire 
vacciner ne protège pas totalement mais à 95% contre les formes graves, mais ne pas être vacciné protège à 0*

               D'après l'Institut Pasteur, les statistique du Royaume Uni, d'Europe, des Etats Unis et d'Israël montrent que plus de 83% des personnes infectées n’étaient pas vaccinées et environ 13% n’avaient reçu qu’une seule dose. Seulement 4% des personnes vaccinées étaient positives et il n’y a pratiquement pas eu de cas grave, (7%), et aucun mort parmi les vaccinés et les séquelles de la COVID sont plus graves chez les non vaccinés.

Une quatrième vague de Corona19 delta?

Une quatrième vague de Corona19 delta?

              Et si vous tombez malade à l’étranger, si vous avez été vacciné vous n’aurez pas besoin d’une hospitalisation. Comme un mois en soins intensifs pour cause de Covid coûte (au minimum) 80.000 euros en Europe, les complications pour que l’hôpital à l’étranger se fasse rembourser,  n’existeront donc pas.
             Au plan personnel, cela vaut la peine de se faire vacciner. 

             Mais c’est un devoir collectif de le faire, vis à vis des autres.
             En effet d’une part il y a peu de personnes vaccinées infectées mais d’autre part, le système immunitaire d'une personne vaccinée est capable d'éliminer le virus.
             La personne  vaccinée a 12 fois moins de risques d'infecter les autres.

             Même si le risque zéro n'existe pas, et que la vaccination ne protège pas à 100%, le risque de répandre le virus est minime, et incomparable avec le risque très élevé d'une personne malade, ou de porteurs asymptomatiques qui, sauf test PCR, sont indétectables
             Réduire le nombre de contamination réduit le risque de mutation et donc la probabilité d’une longue durée de la crise.
             Je ne comprends pas qu'un personnel soignant soit enclin à refuser le vaccin. C'est prendre le risque de contaminer les malades qu'il soigne, et c'est contraire à la déontologie de son métier.

             Atteindre ainsi une immunité collective est le seul moyen de sortit de la pandémie actuelle, mais pour cela il faut que 75% au moins de la population, enfants compris (car ils sont un des principaux vecteurs de contamination asyptomatique), soit vaccinée. (c’est à dire 90% des adultes).

             Je suis donc entièrement d'accord avec les mesures annoncées par le président Macron le 12 juillet. S'il ne les avait pas prises, nous aurions en outre plusieurs centaines de milliers de gens contaminés, la plupart entre 15 et 50 ans.
             Il semble que cela ait été efficace puisque plusieurs millions de 
rendez vous ont été pris pour se faire vacciner. Mais il est triste de constater que le bâton est plus efficace que la carotte. Les ânes sont moins idiots que les humains.

            J’avoue ne pas comprendre que nos compatriotes n’aient pas saisi cette importance et que certains ne veuillent toujours pas se faire vacciner. Outre que c’est dangereux pour eux mêmes, surtout s’ils sont âgés, c’est de l’égoïsme et de l’inconscience vis à vis de la collectivité.
             
Certains ont peur de la piqûre ce qui n’est vraiment pas une raison valable. On ne sent rien du tout.

              Certains ont peur des effets secondaires : ceux -ci sont rares et on a un recul important puisque plus de 50 millions de vaccinations des vaccins Pfizer et Moderna ont été faites en Europe.
               Le seul effet courant est une inflammation du point de piqûre qui est sensible pendant quelques heures. En fait ce n’est pas particulier au vaccin: toute piqûre avec injection de liquide fait un tel effet, si on a fait l’injection un peu vite, si on n’a pas massé ensuite le point d’injection, et si vos tissus diffusent plus lentement le liquide.
               Des effets assez fréquents (1/10) sont de la fatigue et des maux de tête mais il n’est pas sûr que ce soit une cause directe du vaccin.
               Plus rares des douleurs articulaires, de la fièvre et un gonflement des ganglions lymphatiques sous les bras. 
               Personnellement, sur une centaine de personnes vaccinées que je connais, celles-c) n’ont pas connu d’autre effet que qu’un petite inflammation locale et un peu de fatigue, encore que cela n’est pas sûr qu’elle soit la cause du vaccin lui même (la psychologie intervient beaucoup dans la sensation de fatigue).
              Quant aux effets à long terme qui servent de prétexte à certains pour ne pas se faire vacciner, ils ne sont guère à craindre. En effet le contenu du vaccin est essntiellement un ARN et des microprotéines lipides destiné à le protéger jusqu’à ce qu’il agisse sur nos cellules.
              Ces protéines disparaissent ensuite, de même que l’ARN lorsqu’il a provoqué la réaction de production d’anticorps. A long terme il ne reste rien du vaccin.
              En fait quelques personnes que j'ai rencontrées ont simplement peur du vaccin, psychologiquement et sans savoir pourquoi

             Je pense donc qu’on n’a guère de risques à craindre des vaccins ARN contre le COVID, alors que le bénéfice est immense tant pour soi-même que pour la communauté.

             Vacciner toute la population au plus vite est notre seule chance d’éviter la 4ème vague et de revenir à une situation normale.
             Je comprends mal pourquoi le gouvernement ne va pas plus loin pour certaines mesures.

              Une vaccination pourrait être obligatoire. Elle l’est pour de nombreuses maladies  qui font beaucoup moins de morts que le coronavirus (justement grâce à l’obligation de vaccination). Mais je comprends que le gouvernement craigne que ce ne soit pas forcément très efficace.
              De même dire que seuls les personnes non vaccinées seraient confinées dans un prochaine vague serait trop discriminatoire et guère contrôlable. 
              Mais il y a une autre mesure qui pourrait être très incitative : c’est la pass sanitaire allant plus loin dans son emploi. Il suffit de supprimer de celui-ci le test PCR. Celui-ci n’est pas probant puisqu’il indique seulement que l’on n’était pas porteur du virus 5 jours avant, mais on a très bien pu être contaminé depuis. Comme l’a décidé Malte, il suffirait de réserver ce pass aux seuls complètement vaccinés depuis plus de 15 jours, (et ceux qui ont eu le covid et reçu une seule dose). 
              J'avoue que je comprends mal les personnes qui préfèrent actuellement subir un grattage profond des narines lors du test PCR, ce qui est beaucoup plus désagréable qu'une vaccination que l'on fait juste deux fois et qui est indolore et beaucoup moins désagréable.

            Et pour conclure, je citerai une réflexion de l'immunologiste Pierre Desvaux, à propos des mesures prises par le président Macron et les protestations de certains adversaires du vaccin, que je trouve très pertinente :
          " Vous ne voulez pas vous faire vacciner ? Vous voulez continuer à répandre le virus ? Vous voulez donner au virus de meilleures opportunités de muter ? Vous voulez continuer à encombrer les hôpitaux et prendre la place de ceux qui en ont besoin pour autre chose que le Covid ? Vous voulez contaminer vos proches, au risque de les faire mourir ? Vous tenez tant à être reconfinés, pour mettre à mal l'économie et permettre d'avoir plus de chômeurs?
          Libre à vous, la vaccination n'est toujours pas obligatoire, mais ne venez pas vous plaindre de ne pas avoir les mêmes possibilités que ceux qui on fait cet acte de simple bon sens qui les protège, et civique, puisqu'il protège aussi les autres." 

Mercredi 11 novembre 2020 à 12:01

Actualité

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          Je suis heureux de la victoire de Jo Biden, ou plus exactement, de la défaite de Trump.

          J’avoue ne pas comprendre comment beaucoup d’américains ne se rendent pas compte que leur président était la risée de tout le monde à l’étranger, et que, si on riait des âneries qu’il proférait, c’était dommageable pour l’image de leur pays.
           Je veux bien comprendre qu’un républicain répugne à voter pour un démocrate, mais c’est ahurissant que Trump ait eu autant de votes pour lui quand on se réfère à ses actes personnels et à ses tweets.

          Il est de notoriété publique qu’il passe plus de temps à jouer au golf, qu’à travailler à la Maison Blanche. et que le classement au golf dont il se vante est surévalué.
           Les journaux se sont d’ailleurs fait un plaisir de relever, dans ses tweets, toutes les affirmations inexactes, voire grossièrement mensongères et on finit par se demander quand il dit la vérité. Peut être est il incapable psychologiquement de le faire ?
           On s’étonne de sa façon de gouverner par tweets, mais c’est un mode de communication qui rend difficile d’écrire plus d’une phrase. Et quand on lit les quelques avis de Trump sur la culture, on se rend compte que c’est sans doute le président des USA le plus illettré : certes il sait lire les cours de bourse, mais je ne sais pas s’il a d’autres lectures.
          Ses bourdes en matière scientifique, et même sur les connaissances les plus élémentaires (par exemple désinfecter les poumons des malades du coronavirus avec de l’eau de javel), sont innombrables et on peut douter de la qualité de son instruction. Mais cela a des conséquences graves, en matière de lutte contre le réchauffement climatique ou la pandémie.

           Il est le seul président à pouvoir se vanter de ne pas payer d’impôts dans son pays, mais à payer 200 000 $ par an en Chine et d’oser le dire sans que cela choque. On dit d’ailleurs qu’il a de très nombreuses dettes et qu’il ne les paie jamais.
          Il est aussi le seul président à nouer des relations amicales avec les dictateurs du monde entier, parfois ennemis des USA, et à s’être fâché avec les démocraties alliées de son pays.
          Il a réussi à imposer une guerre économique qui risquait à terme de nuire à son pays, mais on se demande s’il est capable de prévoir les conséquences de ses actes.

           Selon ses dires, la presse est mensongère et l’ennemi du peuple. Pourtant quand les journalistes disent du bien de lui, sur Fox News par exemple, là elle est correcte et bénéfique.
          Et quand les événements ne sont pas favorables, ils sont minimisés et ce n’est jamais sa faute : il rend responsables les autres , notamment Obama ou les démocrates, de tout ce qui arrive de mal dans son pays; et sur le plan international, c’est la faute de l’Europe, de la Chine ou de l’Iran qu’il accuse de ne pas respecter leurs engagements, alors que c’est lui qui les a mis à mal, ou bien il fustige les « mauvais accords commerciaux » signés par ses prédécesseurs.
          Bref il fuit ses responsabilités, il a toujours la conscience limpide et les mains propres 

           Ses comportements privés sont souvent grossiers, et les présidents des Etats Unis (ou d’autres pays), parfois très machos et coureurs de jupons, se comportaient quand même de façon courtoise avec les femmes. Trump les considère comme des objets à son service notamment destinées à assouvir ses phantasmes sexuels.
          Il a sûrement une haute opinion de son sex-appeal (l’argent y est sûrement pour beaucoup) et les méchantes langues disent qu’il détient un record des frais de coiffure.

           Finalement on peut se demander si Trump est un homme psychologiquement normal tellement son égocentrisme est exagéré.
          C’est un être narcissique, qui apprécie d’être flatté et admiré à l’excès, qui adore voir et entendre tout ce qui nourrit son égo démesuré. Les moindres critiques à son égard le rendent furieux, d’où ses attaques constantes et exagérées contre ses adversaires ou ses détracteurs, mais aussi ses vantardises vis à vis de ses grandes qualités supposées et les énormes succès qu’il dit avoir remportés. Et il n’est pas prêt à reconnaître sa défaite aux élections.
           Le pire c’est qu’il passe son temps à opposer les uns aux autres, à créer la division, la confusion, la haine, le mépris et la discorde. Il a du mépris pour les personnes aucune humanité  ni compassion, (par exemple quand il sépare les enfants des parents immigrés illégalement), et il ne s’en rend pas compte : il s’en vanterait presque.

           Certes sa politique a eu certains succès à court terme, notamment ses baisses d’impôt et la dérèglementation qui ont entraîné un essor économique et une baisse du chômage, ainsi que ses succès au moyen Orient pour essayer de réconcilier Israël avec les pays arabes. Mais est ce lui qui a vraiment dirigé ces avancées ou son entourage et évidemment il s’en attribue tous les mérites. Etait il un président innovateur ou un fantoche ?
          Et je ne suis pas sûr qu’à moyen terme, sa politique d’isolationnisme aurait été encore bénéfique.

           Mais si j’étais américain, même républicain, je n’aurais pas pu voter pour Trump. Pour moi le Président, le chef de l’Etat est censé incarner les vertus de la Nation, malgré ses défauts humains, et il ne doit pas mélanger les sphères publiques et privées, ses propres intérêts financiers et ceux de l’Etat; et ses propos, mêmes anodins, doivent être mesurés : par exemple si vous menacez publiquement un fonctionnaire de ne pas se comporter d’une manière qui convient à votre agenda, si vous insultez dans un tweet un adversaire ou une femme, ce n’est pas digne de la fonction d’un chef d’Etat qui représente son pays.

           Certes je reconnais ses talents pour se mettre en avant : il produit au quotidien un récit, une attitude que l’on ne peut ignorer et il nous oblige à suivre se fantaisies; il est doué pour l’ironie et le comique de situation. Mais c’est aussi le propre des clowns et des monstres de la télévision ou du cinéma. Finalement c’est un acteur doué, mais je n’aimerais pas l’avoir pour Président.
          Un Président doit être dévoué à son pays. Les USA sont simplement un moyen de faire valoir la gloire de M. Trump, et aussi ses intérêts.

Jeudi 29 octobre 2020 à 17:27

Actualité

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    Comme probablement vous tous, j’ai écouté le discours du Président Macron et j’avoue ne pas comprendre le mesures annoncées.

    Que le virus se propage actuellement de façon exponentielle et que l’on ne maîtrise pas la situation, c’est évident.
    Que si on ne réagit pas fortement, les hôpitaux vont être rapidement débordés avec des conséquences dramatiques pour la vie d’un grand nombre de personnes.
    Donc que l’on soit amené à faire un confinement allégé, cela me paraît aussi être du bon sens, car le couvre-feu, s’il empêche les réunions à l’extérieur ne diminue guère les réunions privées.
    Qu’il faille aussi protéger l’économie, cela vaut mieux si l’on ne veut pas la faillite de nombreuses entreprises, et accroître la pauvreté par privation de salaires.
    Je pense que jusque là nous avons tous compris ce point de vue et je pense que la plupart des français y adhèrent car c’est une question de salubrité publique, pour tous, car le récentes contaminations ont montré que le virus était également dangereux pour les adultes, voire certains adolescents qui gardent des séquelles de leur maladie. Et je pense que le nombre journalier de morts ,qui devient de plus en plus grand, fait peur à tous, y compris à ceux de moins de 65 ans. C’est aussi une question de survie pour l’économie de la France.

    Je comprends donc un certain nombre de mesures : blocage des frontières hors Europe, limitation des déplacements en France, rester le plus possible chez soi et donc limitation des sorties, limitation des réunions publiques et privées. C’est pour casser la propagation du virus.
    Je comprends aussi certaines mesures économiques :
        - continuer le travail dans les services publics et en entreprises
        - laisser les écoles ouvertes, avec des mesures plus strictes, pour que les parents ne soient pas obligés de rester chez eux pour garder les enfants
        - et que par contre les universités restent fermées, sources de clusters plus nombreux car certains étudiants se réunissent sans masques hors université.

    Par contre je ne comprends pas les mesures concernant les commerces qui ne me paraissent pas logiques.
    Que l’on ferme restaurants et cafés, certes c’est assez catastrophique pour eux, mais c’est normal au plan salubrité, car, pour boire ou manger, on ne peut mettre un masque et on reste alors nombreux sans masque, dans une pièce close. Les aérosols produits par les conversations envahissent peu à peu la pièce et risquent de provoquer des contaminations.
    Je pense que c’est aussi normal pour les salles de sports, car je pense qu’avec un masque, on est essoufflé si on fait un effort physique intense.

    Par contre, si tout le monde porte un masque, les gouttellettes et aérosols sont piégés et ne sortent plus et les autres personnes protégées par leur masque également, ne risquent pratiquement plus rien, sauf si on leur tousse ou éternue près du viasge.
    Dès lors, les autres commerces : librairies, magasins de vêtements, coiffeurs, fleuristes, magasins de bricolage etc…, pourquoi les fermer ?  Ce sont des magasins où il n’y a pas foule et où commerçants comme clients, portent tous le masque, n’ont pas besoin de l’enlever, et où on ne reste pas des heures !
    On pénalise ces commerçants, certains feront faillite, on dépense de l’argent public pour les soutenir, et en plus on favorise les grandes surfaces ou les grands commerçants sur internet, comme Amazon, qui s’arrange pour ne pas payer d’impôts en France. Car eux vont continuer à vendre la même chose, sans aucune contrainte, et favorisés par le confinement.
    De même je comprends mal que l’on pénalise les gens du spectacle, car cinéma et théâtres ont déjà supprimé un fauteuil sur deux et tout le monde y porte un masque. Il suffirait de bien contrôler que les gens le gardent bien en place pendant le spectacle.
    Cela me paraît du bon sens et en outre cela donne à nouveau une opinion de non utilité des masques, fausse et dangereuse.

    La règle serait pourtant simple : il est interdit d’ouvrir les locaux où on ne peut garder un masque. Dans les autres locaux il faut vérifier que les gens portent correctement leur masque (pas avec le nez dehors), et éventuellement dans certains grands espaces, limiter le nombre de personnes présentes  en même temps.
    Et on ne dit pas suffisamment combien l’aération des locaux clos est importante, d’une part pour évacuer les aérosols, mais aussi pour évaporer plus vite les gouttelettes, ce qui fait mourir le virus.

    Enfin je trouve normal que l’on conserve les EPAD ouvertes aux visites, avec de strictes précautions, car l’isolement de personnes âgées est très nuisible à leur santé, et également que l’on restreigne à un npmbre réduit de personnes, les réunions privées, car c’est la principale source de contamination actuelle, car les appartements et maisons sont des espaces clos.
    Mais comment s’assurer que les gens respectent la consigne dans les réunions cher eux ?
    On ne peut que leur faire confiance, à leur bon sens.
    Mais par moment je doute de ce bon sens, quand je vois que l’annonce du confinement a provoqué l’afflux des personnes sans masques dans les restaurants et cafés jusqu’à ce soir, et également  l’afflux de personnes, certes avec masque, mais qui charriaient vers les caisses surchargées des chariots pleins de victuailles, comme si on allait manquer de provisions pendant plusieurs semaines, ce qui est idiot, car une partie de leurs achats risque de terminer, abîmée à la poubelle. Certaines personnes ne sont pas raisonnables et réfléchissent peu.

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Vendredi 27 mars 2020 à 9:53

Actualité

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         La crise du coronavirus nous amène à réfléchir sur l’évolution de notre société et ses carences. 

Dans ma ville, les queues s’allongent devant les magasins, et me rappellent la guerre de 40 lorsque j’étais enfant. Mais ce n’est pas parce que les magasins manquent de nourriture, mais parce qu’il faut se protéger du voisin et rester à au moins un mètre de distance. Alors on ne rentre dans les magasins que par paquets de dix, quand dix autres personnes en sont sorties.
Ce n’est qu’une image banale, mais elle est le reflet d’une situation soudaine qui nous fait réfléchir sur nous mêmes mais aussi sur l’évolution de notre société, du rôle des entreprises et de l’Etat.

 

Nous sommes tous bloqués chez nous : en soi ce n’est pas si grave que cela. On a de quoi manger, on peut ouvrir la fenêtre quand il fait beau, on peut lire, écouter des CD ou voir des DVD,  regarder la télé ou aller sur internet, et on ne risque pas, comme pendant la guerre, qu’une bombe vienne exploser sur la maison. 

Certes on est isolé, mais on peut communiquer avec sa famille : il y a le téléphone, skype, les réseaux sociaux, la messagerie sur internet.

En fait ceux qui souffrent de la situation actuelle, et risquent leur santé, ce sont ceux qui sont obligés de continuer à travailler dans leur entreprise ou commerce, et surtout ceux qui soignent ceux qui sont malades, dans le cabinets médicaux, les hôpitaux, les EPADS, ou les infirmières libérales, et sont donc en contact avec eux.

Pourtant beaucoup de gens ont peur et certains se promènent dans la rue avec un masque plus une écharpe par dessus, ce qui ne sert strictement à rien, (sauf s’ils sont malades et alors ils devraient rester chez eux) car le masque ne sert qu’arrêter les postillons et gouttes expulsées par la toux ou un éternuement et nous ne risquons rien à un mètre les uns des autres (et encore moins si, dans une queue ils nous tournent le dos).

Du jour au lendemain le monde est devenu inquiétant, vidé d’humanité, et les gestes réconfortants - manger ensemble, s’embrasser, se serrer la main, discuter - sont maintenant interdits, par précaution tout à fait nécessaire, mais qui bouleverse nos attitudes et nos émotions.

La peur nous guette, car dans notre société et surtout en France, la santé était considérée comme une chose acquise, d’une part par notre système de protection sociale et d’autre part parce que nos médecins étaient compétents et notre personnel soignant dévoué et efficace. Certes on savait que nos politiques négligeaient les hôpitaux publics, mais les conséquences, on ne les voyait pas. Cent mille lits d’hôpitaux ont été supprimés ces vingt dernières années  et les soins à domicile ne sauraient compenser des lits en unités de soins intensifs, et depuis un an, médecins et infirmières manifestent pour dénoncer les coupes budgétaires qui détruisent peu à peu nos hôpitaux.

Les crédits de recherche - médicale et autre - ont été réduits au minimum, et les stocks de sécurité ont diminué, comme les masques, les médicaments, les vaccins.
Mais il n’y avait pas de crise, alors on ne s’en souciait pas tellement !

 

Certes on sait que la mondialisation existe, mais on en connaissait que les méfaits économiques et les exils de ceux qui étaient confrontés à des situations dramatiques.

        L’Etat était censé garantir notre sécurité, mais il y a eu le terrorisme et les guerres du Moyen Orient, qui sont venu entamer cette certitude.

Certes il y a le chômage qui est au dessus de nous comme une épée de Damoclès, les faillites, les délocalisations, le manque d’emploi, surtout pour les moins qualifiés. Mais on voyait une lueur d’espoir, l’emploi allait un peu mieux.

En janvier on  a entendu parler de ce nouveau virus en Chine, mais la Chine c’est loin. Des cas au Japon, en Corée. Puis une alerte en France mais très bien maîtrisée.

Puis tout à coup l’Italie contaminée, la réunion des évangélistes à Mulhouse, des aviateurs d’une base militaire revenant de Chine et c’est brutalement l’explosion de la maladie en France. On s’aperçoit que la mondialisation, c’est aussi celle du virus, et que les frontières n’existent pas pour lui.

Et l’on découvre tout d’un coup , que l’on ne fabrique plus en grande quantité les masques et les respirateurs en France, qu’on manque de lits de réanimation et que les médicament sont fabriqués à l’étranger, notamment en Chine.

On prend tout à coup conscience que les personnels soignants ne peuvent être efficaces, malgré leur savoir et leur dévouement, que s’ils disposent du matériel nécessaire.

 

La crise actuelle est certes gérée au mieux par les pouvoir publics des pays, mais avec un mélange de gravité et d’hystérie, qui cache en réalité une énorme impréparation, et une évolution du rôle de l’Etat, qui lui a fait négliger la santé au profit de la politique et de l’économie. Et là, tout à coup, on s’aperçoit que, sans la santé, il n’y a plus ni économie, ni politique.

Quand j’étais jeune ingénieur, c’étaient mes anciens, ingénieurs eux aussi, qui dirigeaient les entreprises et ils avaient le souci de ceux qui travaillaient: certes l’entreprise ne devait pas faire de perte, et devait rémunérer ceux qui lui donnaient des fonds, mais son rôle était aussi de procurer du travail pour que les gens puissent survenir à la vie de leur famille. Certains de mes camarades, dans le Ministère de l’Industrie, avaient la tâche de « l’organisation du territoire », c’est à dire de faire en sorte qu’il y ait des entreprises qui distribuent du travail et qui par ailleurs, produisent en France, les produits et denrées stratégiques, nécessaires à la poursuite de notre activité, même si un de nos partenaires étrangers faisait faux bond.

Maintenant tout cela n’existe plus, les sociétés sont dirigées par des financiers, l’Etat devient libéral et mondialiste et ne pense que finances et à réduire ses dépenses, ainsi que le coût du travail. L’entreprise doit « produire des richesses » et faire le maximum de profit et ne se sent plus responsable de fournir des emplois. Donc les salaires doivent être au plus bas et on délocalise là où ils le sont. Les états sont aux mains des investisseurs financiers, donc préoccupés par leurs dettes et accaparés par la sécurité et les relations internationales gangrénées par les guerres entre religions et ethnies, qui se disputent le pouvoir politique.

La politique et le goût du pouvoir rendent aveugle. Plutôt que prendre tout de suite les mesures pour endiguer la dissémination du virus, on a attendu car on voulait maintenir les élections municipales. On a attendu de se rendre compte de la pénurie des moyens de soins pour essayer d’y faire face et de passer les commandes nécessaires. Certes les mesures prises sont bonnes, mais très tardives. On aurait notamment pu se rendre compte, début janvier, par exemple, du faible niveau des stocks de masques.

Finalement la crise sanitaire était aussi impréparée et mal réfléchie de la réforme des retraites absurde et l’économie est à l’arrêt.

Mais seul l’Etat a pu gérer cette crise. Les GAFA sont impuissants vis à vis d’un virus et Amazon ne peut qu’expédier des colis. Peut être que Google devrait se demander si des recherches médicales ne sont pas plus utiles qu’une voiture robot sans chauffeur.

Cette épidémie va causer des dommages économiques importants, des faillites et du chômage en résulteront, une croissance négative, et cela affectera le monde entier, les économies asiatiques ayant des chances d’en sortir les plus fortes. 

Les banques, les entreprises et les sociétés financières vont devoir en supporter les charges, aux côtés de l’Etat, une fois cette crise terminée. Elles devront porter le fardeau de la reconstruction économique, même si cet effort collectif ne génére que peu de profits.

L’Etat devra tirer les leçons de la crise. Il devra se demander si notre société n’est pas trop occupée à réaliser des bénéfices, et à exploiter la terre et la main d’œuvre, sans se soucier des conséquences. La crise a montré que l’économie n’existe pas si la sécurité et la santé des personnes n’est pas assurée. 

La mondialisation et le capitalisme tel que nous l’avons connu doivent changer car ils profitent de la garantie de sécurité, santé et éducation qui est fournie par les Etats, et si seuls les Etats peuvent gérer une crise d’une telle ampleur, ils ne pourront pas nous faire sortir à eux seuls de cette crise : il faudra que les entreprises contribuent au maintien des biens publics, dont elles ont tant bénéficié.

Le retour en France de certaines fabrications stratégiques  devra en particulier être envisagé, malgré son coût plus élevé qu’une fabrication dans les pays à bas coûts.

Et quand je vois l’envoi de masque par la Chine à l’Italie récupéré par la République Tchèque - puis rendus heureusement - je me pose des questions sur l’avenir de l’Europe et je continue de penser qu’on aurait dû rester dans une Europe limitée de 17 membres, sans un certain nombre de pays, qui égoïstement ne pensent qu’à eux mêmes.


Samedi 25 janvier 2020 à 9:09

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            J’ai déjà fait deux articles sur la réforme des retraites et les grèves et j’étais assez critique tant envers le projet du gouvernement, que je considère comme un modèle de technocratie utopique, irréaliste et injuste, que vis à vis des grèves menées par les syndicats, car, si elles sont longues et paralysent les transports, ce n’est pas le moyen d’obtenir des modifications des textes de loi, et par contre cela pénalise les usagers et l’économie.
          Tout le monde n’a pas le même avis, c’est normal et un lecteur m’a envoyé un mail me disant  «  tu critiques beaucoup, mais puisque tu es aussi malin, qu’aurais tu fait de mieux à la place d’une part du gouvernement et d’autre part des syndicats.

           A la place des syndicats, devant le texte actuel, j’aurais eu la même réaction de rejet, mais je n’aurais pas déclenché une grève longue qui a de gros inconvénients : 
          D’une part elle pénalise énormément les usagers et l’économie et l’opinion publique, plutôt favorable au début aux revendications syndicales, s’est peu à peu détournée d’eux, notamment face aux difficultés de déplacement pendant les vacances de fin d’année et en région parisienne
          D’autre part les jours de grève ne sont pas payés et les grévistes ont, comme nous tous, besoin d’argent pour vivre, et ne peuvent tenir indéfiniment sans salaire. Le gouvernement laisse donc pourrir la situation, et attend que la reprise du travail devienne indispensable, faute d’argent, même si l’on n’a rien obtenu.
           Les ministres habitent en général dans leur ministère et ils ont une voiture avec chauffeur, alors la grève des transports ne les perturbe pas beaucoup.
           L’attitude des syndicats (CGT et FO principalement) est donc une erreur, ce que confirme bien la réalité, puisqu’ils n’ont rien obtenu alors que tous, grévistes comme usagers, commerçants et entreprises ont été tous pénalisés. Et les conséquences sur l’économie sont désastreuses, par le manque à gagner et la désaffection des clients.

           A la place des syndicats, j’aurais organisé deux ou trois journées de grèves et de défilé, pour montrer l’importance des mécontents hostiles au projet, mais j’aurais limité les perturbations à ces trois jours, et en dehors des fêtes de fin d’année. J’aurais ainsi préservé l’appui de l’opinion publique et les finances de mes adhérents.
          Par contre, pour agir sur le gouvernement, et surtout sur les députés et candidats LRM, j’aurais utilisé les quelques fonds dont je dispose à imprimer de nombreux tracs et j’aurais multiplié les interviews et articles sur les journaux et les médias, internet et télévision, en dénonçant tous les défauts du texte de loi, notamment son caractère imprécis quant au futur niveau des retraites, et en appelant tous les français qui n’approuvaient pas ce projet de loi, à voter pout d’autres candidats que ceux du LRM, aux élections municipales, puis aux législatives et à rechercher un autre candidat aux futures élections du Président en 2022
          Tout politique n’a qu’une hantise, celle de ne pas être réélu, et la menace d’une telle campagne de communication aurait bien plus d’influence sur le gouvernement et les députés que les grèves et l’opinion publique lui serait en majorité favorable, si cette communication était bien faite.

           A la place du gouvernement je n’aurais jamais imaginé ce sytème de retraite universel qui forcément heurte la majorité du fait que tous les métiers sont différentset que l'on porte atteinte à toutes les habitudes et les avantages acquis depuis des années.
          En ce qui concerne la SNCF, la dernière réforme de 201! prévoyait la mise en concurrence européenne et la fin du statut pour les nouveaux embauchés. C’était l’équivalent de la « clause du grand-père ». Alors pourquoi vouloir aller plus loin : c’était de la provocation !
           Et pourquoi se presser tant, sans presque aucune discussion et sans même avoir étudié la situation de nombreux métiers et l’état d’esprit correspondant.
           Certes il faut atteindre un équilibre financier, mais cela tout le monde en est conscient, et tout le monde sait que la longévité augmente et que le rapport actifs/retraités diminue. L’opinion publique comprend qu’il faut modifier certaines choses, mais imposer le même âge de départ en retraite est absurde, les métiers ayant une pénibilité différente.

           Le président Macron avait dit un jour qu’il préférait augmenter le nombre de trimestres nécessaires pour avoir une retraite à taux plein, plutôt que de fixer un âge légal. Pourquoi diable a t’il changé d’avis ?. Certes cela augmente le nombre d’années de travail, donc l’âge de départ, s’il faut plus de trimestres, mais cela se module de façon beaucoup plus souple. D’une part ceux qui ont commencé à travailler jeune peuvent partir plus tôt, et d’autre part on peut accorder des bonifications de trimestres dans certaines circonstances : pénibilité, grossesse, chômage…ce qui permet de rendre le système plus juste. Et on peut choisir de partir plus tôt avec une retraite inféreure au taux plein.

          Dès lors il n’aurait pas fallu tout de suite faire une loi sur un système complet, mais lancer des études et discussions par secteur, par métier, qui examineraient les règles actuelles et les modifications possibles et raisonnables et notamment les problèmes d’évolution des carrières et des métiers en fonction de la pénibilité et donc les aménagements à apporter aux différents régimes. 
          En particulier face à des régimes spéciaux qui fonctionnaient bien (comme par exemple la plupart des professions libérales et n’étaient pas en déficit, pourquoi les modifier. Tout au plus pouvait on regarder s’il n’y avait pas quelques règles abusives. Et leur confisquer leurs réserves qu'on versé leurs adhérents est une véritable spoliation. 
          
En fait Jean-Paul Delevoye, outre qu’il avait peu de scrupules à cumuler sa rémunération de ministre avec des émoluments privés, a bâclé son travail, qui n’était qu’un projet technocratique sans étude sérieuse de la multitude des cas. Son projet aboutit parfois à des situations grotesques : par exemple l’application du projet aux infirmières libérales qui doublerait leurs cotisations, sans augmentation de leur retraite et sans qu’elles puissent augmenter leurs tarifs règlementés par la Sécurité sociale.

           Le régime par points a un gros inconvénient : le montant de la retraite dépend de la valeur du point, et celle-ci est à la merci des gouvernants. Et par ailleurs c’est difficile d’estimer les points du début de carrière, et les études étant plus longues en moyenne, on entre plus tard dans la vie active. Il était plus simple pour les travailleurs du privé de ne tenir compte que des 25 dernières années.
          Quant aux fonctionnaires il est à peu près impossible  de savoir ce qu’entraînera le sytème par point, même avec l’intégration des primes, par rapport au système actuel de 70% du salaire des six derniers mois, sans les primes. (qui sont très variables).  Je crains en particulier que pour les enseignants, le nouveau système n’entraine, malgré l’augmentation de salaires qui va coûter cher à l'Etat à court terme, (et donc aux contribuables), et en définitive, une baisse du niveau des retraites;

           Finalement le projet actuel va aboutir, vu les contestations et pour sortir de la crise, à un système bancal où l’on n’aura plus aucun idée du montant de sa retraite future, et donc où tous craindront d’avoir des retraites plus faibles
           Par ailleurs de nombreuses catégories de métiers auront obtenu des dérogations diverses et on aura de nouveau affaire à des systèmes divers. Mais certains n’auront rien obtenu et se sentiront oubliés et lésés, notamment ceux dont la pénibilité du travail ne sera pas reconnue.
           Et, en fait d’économies, on se rend compte de plus en plus que ce projet d’unification univer-selle, va finalement coûter plusieurs milliards chaque année à l’Etat par rapport à la situation actuelle, et finalement ce sera la contribuable qui va payer cet excédent, alors que l’on aura fait un maximum de mécontents.

           Je pense que c’est ce qu’on m’a toujours appris à éviter en management : la solution « perdant - perdant ». Je pense que ces erreurs vont coûter cher au LRM et à Messieurs Macron et Phiilippe.
          Monsieur Macron aurait mieux fait de s’occuper de nos hôpitaux que des retraites et, s’il avait dirigé du personnel en entreprise, il aurait su que, plus un projet et important et délicat, plus il faut en étudier tous les aspects et plus il faut une communication précise, objective, pragmatique et compréhensible par tous.









 

Vendredi 3 janvier 2020 à 9:33

Actualité

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        J’ai écouté, comme beaucoup de français; le discours de notre Président, mardi soir. Il m’a profondément déçu.

         Je l’ai trouvé certes bien construit sur le plan de la langue française, mais très intellectuel, moraliste et peu réaliste, celui d’un homme qui considère qu’il détient "la voie, la vérité et la vie", sans se soucier si cela correspond aux souhaits de la population. 

 Il s’est félicité de la consultation nationale de l’année dernière, qui certes a provoqué de nombreux débats et une remontée importante d’avis et de propositions, mais dont ensuite on n’en a tenu compte que dans la mesure où elles correspondaient aux objectifs du gouvernement. Toutes les autres propositions sont restées lettres mortes.

         Quant à la grève actuelle, il n’a pas eu un mot pour les gros désagréments des personnes qui en subissent les conséquences (évidemment, d’une part peu lui importe leurs ennuis et d’autre part c’est un échec pour lui puisqu’il n’a pas su empêcher la grève pendant les fêtes).

         Aucune avancée pour essayer de l’arrêter. Pas une concession, pas même un encouragement à des possibilités d’accords par négociation d’acceptations mutuelles. On reste dans un projet quasi immuable, car seul le Président détient la vérité et lui seul sait ce qu’il convient à la population et à la France, au mépris de tous les avis dès qu’ils diffèrent de son projet. Et les raisons avancées sont la proclamations d’avancées et de justices sociales, sans aucune preuve concrète et la montée en épingle des quelques avantages de la réforme, principalement le minimum de retraite et l’augmentation de salaire des enseignants, sans savoir pour ces derniers, si cela suffira à ce que leur retraite ne diminue pas de façon importante.

         En fait le gouvernement laisse pourrir la situation, car il sait que le manque de salaires aura raison de la grève et qu’il pourra alors faire voter sa loi. Quant aux dégâts collatéraux sur l’économie et les usagers, il considère que c’est du détail, le prix à payer pour une réforme qu’il veut conserver pour ne pas reculer et conserver sa réputation de réformateur à tout crin. Tout au plus s’en sortira t’on en opposant les français entre eux, notamment par des clauses type « grand-père » .

 

          Je ne suis pas d’accord avec les syndicats car d’une part ce n’est pas réaliste de refuser de négocier tant que le projet n’est pas retiré, et d’autre part je pense qu’ils ont eu tort d’ennuyer ainsi la population au moment des fêtes de fin d’année. (Je le dis d’autant plus que je ne bouge pas de chez moi !).

         Mais on ne m’a toujours pas convaincu que l’universalité de la retraite est un facteur de justice sociale, car tous les métiers sont différents, de même que les salaires.

 Par ailleurs instituer brutalement un système à points, quelle que soit la profession, les études correspondantes, les risques de chômage, les contraintes de chaque métier, la progression des salaires, et le type de contrat, notamment à l’embauche; me paraît être d’un irréalisme total, surtout si on ne définit pas comment seront calculées les correspon-dances points-niveaux de retraite. Les premiers calculs faits semblent aboutir à une baisse des retraites à venir, comme le montre l’exemple suédois.

         Les français ne sont pas idiots. Ils savent que la longévité s’accroit et que donc le nombre de retraités par rapport aux actifs aussi. Ils savent qu’il faut équilibrer les comptes et que donc il faudra cotiser plus, c’est à dire travailler plus longtemps. Mais fixer un âge minimum à 62 ans comme une faveur et ensuite un âge pivot malus/bonus à 64, c’est une méthode qui donne l’impression aux gens qu’on se moque d’eux et qu’on les prends pour des imbéciles, et je comprends la rancœur du patron de la CFDT.

         En fait je n’ai jamais vu présenter un projet avec une impréparation aussi complète, avec une aussi mauvaise communication et ignorance de la psychologie des humains.

 Je pense que les gens responsables du projet n’ont jamais dirigé un groupe de personnes de leur vie, ou n’en ont tiré aucun enseignement.

        Bref je pense que nos enfants souffriront, quelque soit leur métier, de la réforme actuelle.

 Certes je pense que M Macron est un Président honnête et qui veut bien faire, mais un utopiste irréaliste, imbu de sa personne, qui n’a pas les pieds toujours sur terre et qui vit dans sa bulle.

 Je ne voterai pas pour lui la prochaine fois, mais comme je ne veux pas voter pour Marine Le Pen ou Mélenchon, je me demande pour qui je voterai car je ne vois aucune personnalité intelligente sortir du lot, sans parler de tous les incapables ou les malhonnêtes qui ont été choisis par les autres partis à diverses reprises.

         Le général de Gaulle était très autoritaire, mais il avait un sens psychologique qui lui évitait des bêtises comme celles actuelles, et je regrette des Présidents plus réalistes comme M.Chirac, même si je n’approuvais pas toujours ses actions.

 

         Sans doute une telle réforme n’est pas facile.et elle ne peut être bâtie au galop en restant dans sa tour d’ivoire.

         Qu’il faille réformer tout le monde le sait. que l’on prenne quelques mesures générales sur l’allongement du travail ou la durée et le montant des cotisations, pour commencer à équilibrer les comptes c’est  sans doute possible si on explique bien.

         Mais ensuite présenter l’universalité comme un dogme d’équité sociale, me paraît ressembler à un dogme religieux. Mais la religion est spirituelle et ne concerne pas la vie matérielle de tous les jours.

 Une réforme, pour qu’elle passe doit être étudiée métier par métier, secteur par secteur et prévoir une adaptation progressive.

         Comment considérer par exemple comme "cas universel" un artiste de l’Opéra. Irez vous voir danser ou chanter une personne de 64 ans. Bien sûr elle peut être professeur ensuite, mais pas toujours et il faut donc examiner le déroulement de sa carrière.

         J’ai pris un cas singulier, mais il y en a des centaines.

 Je connais quelqu’un qui doit travailler jusqu’à 67 ans dans une clinique pour jeunes très handicapés et qui se demande si elle aura encore suffisamment de force physique. Mais sa retraite est incomplète car elle s’est arrêtée de travailler pour élever ses enfants.

 La centralisation des études par le gouvernement et sa fébrilité sont catastrophiques. Les grands projets doivent être délégués aux échelons subalternes qui peuvent étudier les détails du projet, selon les secteurs concernés et les particularités, avec simplement certains objectifs mais qui ne doivent pas être fixés à l’avance de façon trop précise et identique. Au niveau supérieur de rassembler les projets, de les faire compléter s’ils sont trop loin des objectifs attendus, puis de faire une synthèse qui soit acceptable et surtout comprise. Cela peut prendre plusieurs années.

         Mais pondre un projet qui veuille tout réformer de fond en comble, j’appelle cela rechercher à mettre la pagaille.

Vendredi 1er novembre 2019 à 18:28

Actualité

 
  • PMA, FIV, GPA, on confond tout, surtout si on est homophobe.

    PMA, FIV, GPA, on confond tout, surtout si on est homophobe.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

              La loi bioéthique a été votée après bien des discussions ardues, et à la télé, beaucoup de commentaires et d’interview divers.
              Je n’ai pas particulièrement suivi le processus, mais j’ai regardé tous les épisodes correspondants du journal télévisé depuis plus d’un mois, et je suis très étonné du peu de clarté des explications journalistiques et des confusions, volontaires ou non, des gens qui donnaient leur avis.

               Il est étonnant que l’intérêt ait été focalisé sur la « PMA » et essentiellement sur son extension aux homosexuels, alors que d’autres paragraphes de la loi sont aussi importants et posent peut être plus de problèmes.
              Les interviews à la télé donnaient souvent l’impression d’un débat sur l’homophobie.

               Il y a d’abord une confusion entre les diverses facettes de la PMA, que l’on a tort de mettre sous une même appellation, et la GPA.
              La procréation médicalement assistée (PMA) désigne un ensemble de pratiques dans lesquelles la médecine intervient pour permettre à un couple infertile d'avoir un enfant.

     Le terme PMA rassemble quatre types de techniques :
                        - Traitements hormonaux (stimulation ovarienne)
                        - Fécondation In Vitro (FIV) avec les gamètes du couple ou avec un don anonyme. d'ovocytes ou de spermatozoïdes.
                        - Implantation d’un embryon anonyme, provenant en général d’embryons surnuméraires congélés lors d’une FIV.
                        - Insémination artificielle avec donneur anonyme
              La FIV consiste à stimuler artificiellement la fécondité de la femme par injections hormonales, en hyper-stimulant l'ovaire, puis à aspirer les follicules obtenus, à provoquer la fécondation de l'ovocyte en laboratoire par un spermatozoïde, puis un développement embryonnaire de quelques multiplications de cellules, et enfin à réaliser un transfert embryonnaire dans l'utérus de la future mère. C’est une opération complexe
              L'insémination artificielle consiste elle à introduire de façon artificielle le sperme dans l'utérus de la femme. C’est beaucoup plus simple, mais cela nécessite que la femme soit fertile normalement.

               La Gestation pour autrui (GPA), est totalement différente. Il s’agit de faire se développer l’embryon, puis le foetus dans l’utérus d’une « mère porteuse », qui est inséminée par des embryons, puis est enceinte et accouche d'un enfant qui est remis à la naissance à la personne ou au couple de commanditaires, appelés « parents intentionnels ». Les embryons ne sont habituellement pas conçus avec l'ovule de la mère porteuse, mais avec celui d'une donneuse d'ovocyte .
              Cette pratique est interdite en France et la loi de bioéthique le confirme.

              Aujourd'hui, seuls les couples hétérosexuels (mariés, pacsés ou en concubinage depuis au moins deux ans), en âge de procréer, peuvent recourir à la PMA, s'ils se trouvent dans l'une des situations suivantes : le couple présente une infertilité pathologique médicalement constatée (bilan d'infertilité) ou l'un des membres du couple est porteur d'une maladie grave, susceptible d'être transmise à l'enfant ou à son-sa conjoint-
              La loi de bioéthique ouvre l’accès aux techniques d’assistance médicale à la procréation aux couples de femmes ou aux femmes non mariées.
              Le Conseil d’Etat a confirmé qu’« aucun principe juridique n’interdit d’ouvrir lla PMA aux couples de femmes et aux femmes seules et rien ne s’oppose à faire une éventuelle distinction entre ces deux publics ».
               Les deux situations ont en commun la nécessité du recours à un don de sperme et le fait qu’il n’y aura pas de père juridiquement institué dans la vie de l’enfant.

               C’est le grand cheval de bataille des opposants qui  sont « scandalisés par l’absence de père ayant autorité sur l’enfant ». Cela me laisse perplexe, car il y a actuellement 1,8 million de familles monoparentales sur 7,8 millions de familles au total (soit 23 %). Dans 85 % des cas, il s’agit d’une femme (seule, sans l’aide d’une autre femme),et pour 79 % d’entre elles, la situation résulte d’une séparation.
              Les études sur ce sujet ont reconnu que les difficultés de ces enfants (problèmes émotionnels ou de comportement, moins bonne réussite scolaire) sont moins directement liées à la mono-parentalité en tant que telle, qu’à des facteurs tels que le désavantage socioéconomique et financier, le manque de soutien social, les conflits entre les parents, la dépression parentale suite au divorce, etc. 
            Il convient également de noter que la plupart des mères célibataires par choix disent qu’elles auraient préféré avoir des enfants dans le cadre d’un schéma familial traditionnel ; elles se préoccupent de l’absence d’un père dans la vie de leur enfant et recherchent activement des personnes de leur entourage qui pourraient jouer ce rôle de modèle masculin

              Les enfants de couples homosexuels sont ils malheureux ? Des études faites par des psychologues montrent que non.
               Il se trouve que j’ai personnellement une certaine expérience. Parmi les personnes de l’entreprise où je travaillais, j’ai connu trois couple homosexuels qui avaient de jeunes enfants. Un couple d’homme dont l’un avait la garde d’un enfant d’un précédent mariage. Deux couples de femmes ayant l’un un enfant (dont l’une était la mère) et l’autre couple deux (dans ce dernier cas chaque femme était la mère biologique d’un enfant).
                J’ai vu régulièrement ces enfants : ils me semblaient bien élevés, bien dans leur peau avaient de bons résultats en classe. D’après les parents les professeurs avaient donné les explications suffisantes pour que leurs camarades ne fassent pas des remarques incongrues sur leur situation familiale.
              Par contre, j’ai eu, sur mes blogs, beaucoup de correspondances avec des enfants de parents divorcés ou de familles recomposées. Ils étaient, à mon avis bien moins heureux (même si, ceux qui m’écrivaient étaient ceux qui avaient des problèmes).
              Je m’inquiète donc beaucoup plus du bonheur des enfants de parents divorcés que de celui de parents homosexuels.

               Si l’aide médicale à la procréation a été au centre des débats, d’autres sujets, comme les tests génétiques, les greffes ou la recherche sur l’embryon ont également fait l’objet de discussions, mais semblent ne pas intéresser le public, du moins si on en croit ce que montre la télé.
              Ce sont pourtant des questions importantes :

               Peut-on, et dans quelles conditions, autoriser des tests génétiques en population générale, par exemple chez des personnes souhaitant connaître leur prédisposition à certains cancers, ou chez des couples souhaitant procréer ? Quelles dispositions prendre pour favoriser les dons et transplantations d’organes ? Comment faire évoluer le cadre des recherches sur les embryons et les cellules souches ? Le don de sperme doit il rester anonyme, ou les enfants issus d’une PMA peuvent ils rechercher leur père biologique? Et quelles sont les conditions raisonnables pour autoriser la conservation de sperme? Ne faut il pas améliorer certaines situation juridiques actuelles concernant les enfants nés après une intervention médicale à l’étranger, mais interdite jusqu’à présent en France.

               La loi traite d’une partie de ces problèmes et je referai peut être un article à ce sujet, mais il faut que je la lise plus soigneusement. 

    PMA, FIV, GPA, on confond tout, surtout si on est homophobe.

    PMA, FIV, GPA, on confond tout, surtout si on est homophobe.

     
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Vendredi 25 octobre 2019 à 18:23

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http://lancien.cowblog.fr/images/Image4/PWoh2m8BPbCVIploIDJ3rxFdsA420x463.jpg            On a beaucoup parlé au mois de septembre de la réforme des retraites, et les grèves se sont succédées contre le projet. Je crains qu’il ne soit de même jusqu’à l’an prochain.

            J’avoue mal comprendre cette réforme qui me paraît imaginée par des technocrates  à l’esprit étroit et abstrait, dénués de tout sens du réel et de pragmatisme, qui sous prétexte de logique (délirante), construisent une loi « usine à gaz » d’une complication bien inutile.
           Pourquoi diable vouloir tout uniformiser. Même Dieu, si on y croit, n’a pas crée un univers uniforme.  Contrairement à ce que l’on croit, uniformiser n’est pas simplifier, et ce n’est pas non plus faire quelque chose de mieux adapté par sa simplicité (apparente et trompeuse).
           La retraite est l’aboutissement d’une vie de travail dans un (ou plusieurs) métiers. Pourquoi vouloir tout unifier les retraites alors que les métiers sont très différents ainsi que les conditions dans lesquels on les exerce.
           Que pour des raisons économiques, on veuille uniformiser la durée de cotisation, je comprends et ce n’est pas cela qui pose problème.

            Que l’on soit obligé de réformer certains régimes s’ils sont très déficitaires, cela me paraît normal aussi.
           Mais quand certains régime de professions libérales fonctionnent bien, sont en équilibre, ont même une provision financière de sécurité , et conviennent à leurs adhérents, pour une fois que tout fonctionne bien pourquoi le changer et tout détruire ? En plus on parle d’un doublement des cotisations, ce qui n’est pas supportable au plan économique. La répercussion de ces augmentations sur les clients diminuera les commandes, ce qui, en période de chômage est absurde.
            La confiscation des provisions financières (27 milliards) est une véritable spoliation (leur montant a été payé par les cotisations des adhérents), et si on en conserve le montant à ces adhérents, comme veut le promettre le ministre, c’est un second régime particulier à nouveau, alors pourquoi supprimer le premier ?

            Si je prends certains avantages particuliers de la SNCF ou de la RATP, je pense que ces travailleurs ont des contraintes d’horaires et de jours de travail ou de déplacement, qui sont particulières et que ces avantages en sont une compensation. Or on ne va pas généraliser les horaires de ces personnes à tous les travailleurs.
            Si je prends les fonctionnaires dont la retraite est calculée sur les salaires des derniers mois, et que l’on veut ramener à un calcul sur toute la carrière,  ce qui va évidemment entraîner une baisse importante de retraite, on ne prend pas en compte que, à poste analogues, ils sont beaucoup moins payés que dans le privé. Alors si on aligne les retraites sur celles du privé, il faudrait aligner les salaires.

            Qu’il y ait parfois des abus, des avantages trop importants et pas justifiés, je veux bien, et qu’on les supprime ne me choque pas, mais vouloir uniformiser les retraites alors qu’on ne peut uniformiser ni les conditions de travail, notamment leur pénibilité, ni les rémunérations,  me paraît alors une ineptie.

            Par ailleurs comme il faudra tenir compte quand même de cas particulier, le système unique sera d’une complication extrême alors que les systèmes particuliers, plus réduits et uniformes, donnaient satisfaction et fonctionnaient simplement.

            A mon avis, une simplification ou une mise à jour de chaque régime et l’uniformisation simplement des durées de cotisation, pour tenir compte de l’allongement de la longévité, auraient largement suffi, aurait pris moins de temps et de travail et auraient suscité moins d’oppositions.

Vendredi 4 octobre 2019 à 15:29

Actualité

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    On a beaucoup parlé au mois de septembre de la réforme des retraites, et les grèves se sont succédées contre le projet. Je crains qu’il ne soit de même jusqu’à l’an prochain.
    J’avoue mal comprendre cette réforme qui me paraît imaginée par des technocrates  à l’esprit étroit et abstrait, dénués de tout sens du réel et de pragmatisme, qui sous prétexte de logique (délirante), construisent une loi « usine à gaz » d’une complication bien inutile.
    Pourquoi diable vouloir tout uniformiser. Même Dieu, si on y croit, n’a pas crée un univers uniforme.  Contrairement à ce que l’on croit, uniformiser n’est pas simplifier, et ce n’est pas non plus faire quelque chose de mieux adapté par sa simplicité (apparente et trompeuse).
    La retraite est l’aboutissement d’une vie de travail dans un (ou plusieurs) métiers. Pourquoi vouloir tout unifier les retraites alors que les métiers sont très différents ainsi que les conditions dans lesquels on les exerce.
    Que pour des raisons économiques, on veuille uniformiser la durée de cotisation, je comprends et ce n’est pas cela qui pose problème.
    Que l’on soit obligé de réformer certains régimes s’ils sont très déficitaires, cela me paraît normal aussi.
    Mais quand certains régime de professions libérales fonctionnent bien, sont en équilibre, ont même une provision financière de sécurité , et conviennent à leurs adhérents, pour une fois que tout fonctionne bien pourquoi le changer et tout détruire ? En plus on parle d’un doublement des cotisations, ce qui n’est pas supportable au plan économique. La répercussion de ces augmentations sur les clients diminuera les commandes, ce qui, en période de chômage est absurde.
    La confiscation des provisions financières (27 milliards) est une véritable spoliation (leur montant a été payé par les cotisations des adhérents), et si on en conserve le montant à ces adhérents, comme veut le promettre le ministre, c’est un second régime particulier à nouveau, alors pourquoi supprimer le premier ?
    Si je prends certains avantages particuliers de la SNCF ou de la RATP, je pense que ces travailleurs ont des contraintes d’horaires et de jours de travail ou de déplacement, qui sont particulières et que ces avantages en sont une compensation. Or on ne va pas généraliser les horaires de ces personnes à tous les travailleurs.
    Si je prends les fonctionnaires dont la retraite est calculée sur les salaires des derniers mois, et que l’on veut ramener à un calcul sur toute la carrière,  ce qui va évidemment entraîner une baisse importante de retraite, on ne prend pas en compte que, à poste analogues, ils sont beaucoup moins payés que dans le privé. Alors si on aligne les retraites sur celles du privé, il faudrait aligner les salaires.
    Qu’il y ait parfois des abus, des avantages trop importants et pas justifiés, je veux bien, et qu’on les supprime ne me choque pas, mais vouloir uniformiser les retraites alors qu’on ne peut uniformiser ni les conditions de travail, notamment leur pénibilité, ni les rémunérations,  me paraît alors une ineptie.
    Par ailleurs comme il faudra tenir compte quand même de cas particulier, le système unique sera d’une complication extrême alors que les systèmes particuliers, plus réduits et uniformes, donnaient satisfaction et fonctionnaient simplement.
    A mon avis, une simplification ou une mise à jour de chaque régime et l’uniformisation simplement des durées de cotisation, pour tenir compte de l’allongement de la longévité, auraient largement suffi, aurait pris moins de temps et de travail et auraient suscité moins d’oppositions.

Mardi 16 avril 2019 à 9:39

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     Aujourd’hui je publie alors que ce n'est pas samedi, car, comme la plupart de français, je me suis couché, la boule au ventre, vers minuit, après avoir regardé pendant 4 heures, à la télévision, les photos horribles de l’incendie de la cathédrale Notre-Dame-de-Paris;
    Heureusement elle ne s’est pas effondrée, mais les dégâts sont immenses : non seulement la toiture et tous les vitraux, mais une partie de l’intérieur d’un des beffrois, sont détruits, et la flèche, en s’effondrant, est passée à travers la voûte en pierre, en laissant un grand trou béant. Les trésors anciens ont pu être sauvés par les pompiers.
    J’espère que la structure et notamment les cloches n’ont pas trop souffert
    L’un de ces pompiers courageux a été blessé.

    Je ne suis ni croyant, ni parisien, mais cette cathédrale comptait beaucoup pour moi. J’aime les églises et leur atmosphère, et j’ai visité beaucoup d’églises de France, notamment en Bretagne et en Dordogne.
    Notre-Dame-de-Paris était en outre liée à de nombreux souvenirs de ma vie.
    Je suis venu de province à Paris, après mon bac, dans une classe de maths-sup du lycée Saint Louis, pour préparer les concours des grandes écoles d’ingénieurs. Mes parents étaient restés en province, et les six premiers mois, j’ai travaillé sans relâche. Mais à Pâques j’ai pris une journée de repos et j’ai visité la cathédrale Notre-Dame et la Sainte Chapelle. J’avais 16 ans.
    J’ai été émerveillé : je n’avais jamais vu d’église aussi immense, des vitraux aussi beaux, des rosaces aussi grande, des orgues immenses. J’étais monté dans les tours d’où l’on voyait tout Paris et j’y suis resté plus d’une heure, à admirer statues et gargouilles.
    J’en ai aujourd’hui les larmes aux yeux.
    Plus tard je l’ai revisitée avec ma fiancée, puis avec mes enfants, toujours avec la même admiration pour l’immense travail effectué par nos ancêtres. Mes petits enfants partagent la même ferveur pour ce monument extraordinaire.
    J’ai lu aussi Victor Hugo, et j’ai vu une comédie musicale et plusieurs films qui étaient consacrés à son histoire ou à Quasimodo.
    Alors hier, j’ai vécu une catastrophe, ne sachant si les pompiers allaient réussir à en sauver l’essentiel.

    J’avais rassemblé, il y a des années, des photos (pas les miennes, je n’avais pas d’appareil quand j’étais jeune et, du temps de mes enfants, une simple boîte de mauvaise qualité), que j’avais trouvées sur internet. Je vais les rechercher et en faire un article dans les jours qui viennent.
   
    Combien d’années seront nécessaire pour que nous retrouvions entière cette église : 10 ans, 20 ans ? Vu mon âge (87), je ne la reverrai plus jamais comme elle était encore avant hier, belle et majestueuse.

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lancien

sortir de la tristesse

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