Vendredi 22 mai 2015 à 7:55

Actualité

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    J’ai du mal à considérer les événements comme tristes et mon optimisme reprend toujours le dessus.
    Je sais par exemple que je mourrai forcément un jour et que ma vie est plutôt derrière moi, mais cela ne me tracasse pas.
    Je pense que une fois parti, on ne peut plus faire grand chose et qu’il faut donc penser aux vivants qui restent, notamment à sa famille.
    Alors je souhaite que mon enterrement soit le plus bref possible, pour que la peine dure le moins possible.
    Je réfléchis à ce qu’on pourrait faire de mes cendres. Les disperser en mer, en Bretagne. Je trouve que le souvenir doit rester dans les cerveaux et les cœurs et pas dans les cimetières.

    Et je suis tombé sur des articles, sans doute sérieux mais qui m’ont fait sourire.
    Une suédoise et une américaine ont trouvé une autre solution qu’enterrement et crémation en transformant le corps des défunts en compost.
    Cela m’a amusé car, en Bretagne j’ai un grand composteur, où on met des tontes de gazon, les épluchures de légumes et fruits et les tailles d’arbres, broyées par un gros broyeur électrique.
    Alors je me demandais comment on me plierait pour que je rentre là dedans ! LOL
    J’étais dans l’erreur.

    Voici le système suédois :
    Le corps du défunt est congelé dans de l'azote liquide à -196°C, ce qui le rend très fragile, puis est « secoué » quelques minutes (panier à salade ou machine à laver sur essorage ?) et se réduit en minuscules particules, qui sont ensuite séchées à froid pour en extraire l'eau. La matière sèche restante est filtrée pour en retirer les métaux, comme le mercure issu des dents, (bof, les dentistes n’utilisent plus les amalgames), et transférée dans un petit cercueil biodégradable, le poids total de la matière ayant considérablement diminué au fil du processus. Enfoui dans la terre à faible profondeur, le tout se désagrège rapidement en nourrissant la terre qui l’entoure.
    Je me vois volontiers engraisser un joli buisson de fleurs.

    L’américaine est plus terre à terre et n’essaie pas de ménager les proches
    Elle se base sur des sociétés américaines qui fabriquent déjà du compost, à partir de dépouilles d’animaux.
    Les corps doivent être placés dans de la sciure de bois, en un lieu ventilé car les bactéries du corps ont besoin d’oxygène pour libérer les enzymes qui détruisent les tissus;  elles dégagent de l’énergie et la température peut atteindre 60 d° (aie, cela va me brûler; je trouve déjà trop chaud un bain à 40 d°).
    Après tout c’est peut être moins désagréable de se faire dévorer par les enzymes des bactéries que par des vers qui vous chatouillent !
    Le New York Time a même publié un croquis de bâtiment que j’ai reproduit ci-dessus, et que notre conceptrice américaine a baptisé « Le Foyer ». Les corps sont placés au sommet et descendent peu à peu en se transformant, et comme dans mon bac à compost on recueille le terreau en bas.
    Mais c’est hors de la vue d’une grande salle où les familles viennet se recueillir, comme au crématorium
    J’espère qu’ils ont pensé à récupérer la chaleur produite, pour chauffer écologiquement le village voisin.

    En fait, de même que la justice américaine fait avec les criminels des tractations dignes de marchands de tapis, pour éviter les frais de procès et d’exécution des condamnés, de même le projet a sa petite justification de « promotion business » : on évite les coûts des enterrements, chaque année, environ 500 000 tonnes de bois, 1,5 millions de tonnes de béton et 3,5 millions de litres de produits d’embaumement, et les crémations rejetteraient 250 000 tonnes de CO2 dans l’atmosphère.
    Et fric oblige, les assurances commencent à s’intéresser au procédé !

    J’avoue que je n’avais pas encore pensé à cela : une fin écologique, les défunts vont devenir des arbres (le rêve de certains qui croyaient à la métampsychose !)!  Pourrai-je choisir mon arbre ou mon buisson?
    Et on pourra manger de bons légumes, boostés aau compost de son grand -père !
    Vous avez même une pétition qui circule en Belgique et qui vous en vante tous les avantages sur un blog : http://www.humusation.org
    Un beau titre « mourir pour donner la vie ».
   
    Le plus tard possible quand même !

Dimanche 17 mai 2015 à 8:39

Actualité

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     La télé nous rabat les oreilles avec les discussions concernant la décision du gouvernement de faire des essais de limitation à 80 km/h sur certains tronçon de routes dangereux.
    Je ne prendrai pas part à la polémique, car je ne connais pas le dossier précis.
Il semble que ce soient des tronçons de lignes droite où il y aurait de nombreux accidents et je comprends que le ministre essaie diverses solutions. S’il arrive à en diminuer le nombre, c’est bien.
    Mais évidemment c’est plus simple et moins coûteux de mettre deux panneaux de limite de vitesse, plutôt que de faire des aménagements plus importants, comme élargir et mettre un rail central.

    Par contre j’ai entendu journalistes, conducteurs comme membres d’associations diverses dire d’énormes bêtises.

    D’abord on ne raisonne que sur le nombre de morts. Certes c’est important d’éviter que des gens ne perdent la vie, mais être un blessé grave, c’est aussi un accident très regrettable.
    Et on n’est pas dans le domaine sentimental, mais dans celui technique d’essayer de connaître la cause des accidents et leurs conséquences pour mieux les éviter.
    On néglige une chose importante : en 20 ans, les voitures grâce aux essais des constructeurs, ont fait d’énormes progrès en cas de chocs : carrosseries déformables, architecture différente, sièges et airbags…. Donc des personnes qui dans le même accident seraient autrefois mortes sont aujourd’hui blessées.
    Alors je pense que l’on devrait aussi comparer les statistiques (morts + blessés graves), car les conclusions d’efficacités des mesures seraient peut être très différentes et les progrès que l’on attribue à certaines mesures, basés sur les statistiques de mortalité seule, apparaîtraient peut être beaucoup moins efficaces.
    On oublie aussi de comparer les statistiques d’accidents au nombre de km parcourus qui ont énormément augmenté.

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    Je pense qu’on raisonne sur des impressions (ou du sensationnel journalistique), et non sur des faits.

    Par exemple beaucoup d’automobilistes disent que cela ne sert à rien de diminuer la limite de vitesse. Ce n’est peut être pas efficace pour diminuer le nombre de morts (je ne sais pas ce qu’il en est pour les endroits concernés), mais il est certain que l’impact à 80 kmh est moins important qu’à 90. Pour un piéton ou un cycliste c’est primordial. Des limitations de vitesse en ville sont donc sûrement plus importantes que sur route pour la sécurité.
    Par contre si deux voitures se télescopent de face, 160 ou 180 km/h, c’est presque pareil au plan du choc. Là le seul garde fous serait la glissière centrale !ou les routes séparées.
    A un carrefour, rentrer à 90 km/h plutôt qu’à 60 km/h dans une personne qui débouche transversalement est certainement plus mortel, mais ne faudrait il pas surtout dégager la vue sur ce carrefour?
    Il est évident que les impacts sont moins graves si la vitesse est plus faible.
    Et l’efficacité du freinage est plus grande si on part d’une vitesse initiale plus faible et donc la vitesse d'impact est plus faible aussi.


    Mais quand j’entends dire par une présidente d’association que mettre une limitation générale à 80km/h épargnerait 400 vies par an, cela me fait douter du bon sens de la personne.
    Elle se base sur une formule mathématique, établie par un hurluberlu, entre vitesse et nombre de morts, qui mélange toutes les données statistiques.
    On peut estimer (avec difficulté) la probabilité de mort dans un véhicule, selon la vitesse et l’endroit de l’impact au moment du choc, mais extrapoler cela aux accidents est absurde.
    D’abord dans beaucoup de cas on ne connaît même pas la vitesse du véhicule avant accident, ni sa vitesse résiduelle après freinage. Il y a une différence énorme de précision entre les paramètres d’un choc dans un labo d’essais et ceux d’un accident réel.
    Que la vitesse augmente les conséquences d’un accident, c’est indéniable. Mais qu’on dise que la vitesse est la principale cause des accidents en tout lieu et en toutes circonstances est absurde.
    Les causes possibles d’un accident sont en effet multiples.

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     On ne fait pas état de statistiques sur le nombre de morts et de blessés dûs à une absorption de drogue où d’alcool. Même si la vitesse était trop élevée, la cause est alors due à la non maîtrise des facultés du conducteur, et un panneau de limitation n’aurait rien fait.  Quand un automobiliste ivre fauche un piéton ou un cycliste à 150 km/h, ce n’est pas la vitesse qui est fautive, mais son ivresse qui l’a entrainé à rouler ainsi.
    Il est certain que la vitesse est à l’origine de la mort dans les Alpes des 150 passagers de l’Airbus, mais cela n’en n’est pas la cause.
    Et bien d’autres raisons interviennent : l’état mécanique du véhicule, l’état de la route, la visibilité, les conditions météorologiques, la fatigue du conducteur, sa compétence, l’attention qu’il  avait à la surveillance de la route, les erreurs d’autres automobilistes, (motos, vélos, piétons), le fait qu’il ait été surpris….
    L’attention en conduite sur route doit être permanente. une conversation au téléphone, de la musique avec des paroles qu’on écoute, la conversation avec un autre passager, à fortiori si on regarde ailleurs que devant soi….
    Tout cela peut se passer autant à 80km/h qu’à 90 et certains vous ditront même qu’ils feront moins attention s’ils roulent moins vite.

    Je n’ai jamais vu non plus de statistiques indiquant si ceux qui avaient eu un accident grave avaient l’habitude de dépasser les limites de vitesse ou s’ils roulaient trop vite exceptionnellement. Je pense qu’un panneau limite quelqu’il soit n’empêchera pas certains de rouler plus vite. Mais je pense aussi qu’une personne qui n’a pas l’habitude de rouler vite a plus de chance d’accident à vitesse élevée qu’un conducteur qui en a davantage l’habitude.
    Il y a beaucoup d’endroits où il n’y a guère de danger à rouler vite. Un bon conducteur est celui qui mesure la vitesse dangereuse à un endroit et un moment donné.
    Il m’est souvent arrivé de rouler à 70 km/h sur une autoroute par une pluie battante qui limitait considérablement la visibilité, et de voir des gens continuer à rouler à 100 km/h (donc au dessous de 110 limite), et qui à mon avis, risquaient l’accident. Les limitations systématiques de vitesse ont enlevé ce bon sens aux conducteurs.
    Un autre aspect m’interpelle : les accidents avec les poids lourds sont catastrophiques; et ils n’ont le plus souvent aucun lien avec la vitesse. Leur masse et les incendies qu’ils déclenchent en écrasant les réservoirs d’essence sont des plus graves.

    Par ailleurs il est absurde de mélanger les statistiques d’autoroutes, de grandes routes, de proche banlieue et de circulation en ville ou dans des villages et lieu-dits.
De même que les accidents motos, vélos et piétons devraient être traités à part. Les circonstances et lieux sont en général très différents.


    Ce qui m’agace c’est le battage que l’on fait autour dune mesure bénigne d’expérimentation, qui n’est pas nocive en soi, mais dont on ne sait si elle aura une quelconque efficacité - (mais c’est un essai pour savoir, mais cela m’étonnerait qu’il y ait assez de cas nets pour que la statistique soit probante dans 2 ans !).
    On parle beaucoup moins de ce qu’on pourrait faire pour qu’il y ait moins de morts dans les tremblements de terre, du fait de cancers, de maladies de cœur ou d’Ebola.
    Vous trouverez par contre d’excellents rapports avec des faits et des statistiques détaillées dans les rapports de la sécurité routière.
http://www.securite-routiere.gouv.fr/la-securite-routiere/l-observatoire-national-interministeriel-de-la-securite-routiere

Mardi 12 mai 2015 à 8:27

Actualité

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     D'habitude tous les trois articles à peu près, je publie un intermède.

     Aujourd'hui ce sera un peu particulier, je suis là depuis 2007 et c'est mon 3 000ème article. C'est presque un bouquin ! Personne n'a probablement lu tous mes articles sauf moi. Bof, je ne suis pas si bavard que cela, puisque mon blog ne fait que 630 Mo. Je peux en remplir encore 88% de plus. Cela doit faire 27 000 articles. Désolé je n'y arriverai pas !! Et je ne sais pas si je vivrai encore assez longtemps pour atteindre les 4000 articles. On va quand même essayer !

     J'ai connu ici des centaines de personnes et je correspond encore avec certaines d'entre elles depuis huit ans !

     Aujourd'hui j'ai beaucoup de lecteurs, je ne connais pas la plupart d'entre eux, contrairement à autrefois, mais j'essaie de répondre à leurs mails quand ils m'écrivent à "contacter l'auteur, à bloglancien@gmail.com ou à l'adresse que je leur donne ensuite, et beaucoup des articles que je publie ici correspondent à des demandes - enfin quand je suis capable de la traiter.
   
     Cowblog est en train de renaître. Sa vente nous a causé des sueurs froides et rien ne marchait plus. Mais nous avons maintenant un bon webmaster, "Lid", qui connaît son métier, y est dévoué, et fait tout pour que cela fonctionne bien sur Cow et il souhaite améliorer notre outil. Et puis Kaa veille encore sur nous avec ses serpents, mais je ne sais pas s'ils l'aident vraiment dans son travail de modérateur. Lisent ils les blogs ?
     Et Jazz, notre poète qui ne sait parler qu'en alexandrins, nous fait aussi connaître de beaux morceaux de musique, et leurs compositeurs ou chanteurs.
     Malheureusement on ne voit plus très souvent Maud, notre chevrette franco-canadienne de Cow.
     Mais s'il me fallait citer tous les blogs qui me tiennent à cœur, ce seraient presque une centaine.
     Certains sont partis, mais d'autres reviennent c'est le cas d'une jeune dessinatrice Ely - cela doit faire plaisir à Codtroll - qui était une jeune ado sur Cow, et nous revient sur http://writealetter.cowblog.fr C'est une grande jeune fille maintenant, mais elle a gardé le souvenir de la "famille "cowblog, cet esprit qui a un peu disparu et que j'aimerais voir renaître. Bienvenue à toi, Ely.

     Vous avez compris que ce blog fait partie de ma vie, ce qui ne m'empêche pas toutefois d'avoir de nombreuses autres occupations.

     Alors, merci à tous mes fidèles lecteurs. 

Nota : les photos que je publie ici ont été prises par ma fille à l'arborétum de la Vallée aux Loups à Chatenay-Malabry, à la limite du Plessis Robinson.  Elles sont malheureusement un peu dégradées car j'ai dû les ramener de 10 Mo à 1 Mo pour pouvoir les publier sur Cow.

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Mercredi 22 avril 2015 à 8:28

Actualité

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     L’assemblée a voté récemment une loi sur la fin de vie. Cette loi sera présentée au Sénat en mai prochain et votée définitivement en juin.
    Je la trouve bien ambigüe et peu précise, tout cela pour ménager tout le monde, après le refus de voter l’amendement Touraine , qui était plus volontariste.
    En tout cas elle n’est pas conforme aux engagement de François Hollande, lors de sa campagne présidentielle, qui disait : « Je proposerai que toute personne majeure en phase avancée ou terminale d'une maladie incurable, provoquant une souffrance physique ou psychique insupportable, et qui ne peut être apaisée, puisse demander, dans des conditions précises et strictes, à bénéficier d'une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité. ».

    La nouvelle loi autorise la « sédation profonde et continue »
    Cette possibilité de "dormir avant de mourir pour ne pas souffrir", sera réservée à des malades atteints "d'une affection grave et incurable".
Encore faudra t’il qu’ils aient déclaré par écrit, auparavant, qu’ils ne souhaitaient pas d’acharnement thérapeutique et cela sur un document à caractère officiel.
    Et les médecins auront ils sous la main cette déclaration, lorsqu’il leur faudra décider de leur conduite ?
    Les directives anticipées s'imposent au médecin "sauf en cas d'urgence vitale pendant le temps nécessaire à une évaluation complète de la situation". Si elles apparaissent manifestement inappropriées, le médecin devra solliciter un avis collégial.
    Si les directives anticipées sont jugées "manifestement inappropriées" par le médecin, cela peut être tout et n'importe quoi. Cette notion n'existe pas dans le droit et le médecin n’a aucune qualité juridique ! Comment les juges pourront ils juger en cas de recours ?

    La sédation profonde, c'est certes une forme d’euthanasie, Elle va permettre à des personnes de mourir plus tôt, sans alimentation et sans hydratation. Cela peut être calme pour certains mais aussi très violent pour d'autres. "Plus tôt", ça peut durer trois semaines,. Sans compter sur des procédures, comme celle de Vincent Lambert, qui a duré plus d' un mois.   
     Et déjà cette loi, pourtant bien peu permissive, suscite des tas de critiques de la part d’intégristes catholiques.
    C’est une attitude que je ne comprends pas.
    Personne n’oblige personne à recourir à cette action; c’est le choix de chacun. Les opposants sont donc tout à fait libres de ne pas se servir de cette possibilité, c’est leur choix.
    Mais obliger les autres qu’eux à faire la même chose, c’est inadmissible : c’est faire preuve de la plus grande intolérance, c’est, comme les intégristes musulmans, décréter que l’on n’a pas le droit de penser autrement qu’eux. On se croirait dans un pays totalitaire!
   
    Ce droit à la sédation profonde et continue jusqu'au décès n’est valable que dans certains cas particuliers :
        - « le patient atteint d'une affection grave et incurable et dont le pronostic vital est engagé à court terme présente une souffrance réfractaire au traitement »
        - « lorsque la décision du patient atteint d’une affection grave et incurable décide d’arrêter un traitement qui engage son pronostic vital à court terme »
        - « lorsque le patient ne peut exprimer sa volonté et au titre du refus de l’obstination déraisonnable ».
    Mais quelqu’un comme Vincent Lambert entre t’il dans ces cas. Un tétraplégique qui n’a aucune chance de guérison, qui est presque un légume, mais n’est pas en train de mourir, n’y entre probablement pas.
   
    Que doit faire une personne qui ne souhaite pas d’acharnement thérapeutique :
    Les directives anticipées doivent figurer sur un document écrit, daté et signé sur lequel leur auteur doit porter son nom, son lieu et sa date de naissance. Lorsque ce dernier est en incapacité d’écrire mais néanmoins apte à exprimer sa volonté, il peut demander à deux témoins, dont la "personne de confiance", d’écrire le document, en attestant qu’il est l’expression de sa volonté libre et éclairée.
    Les directives anticipées sont inscrites dans le dossier médical du patient. Elles sont modifiables à tout moment et valides pendant trois ans au terme desquels l’auteur doit seulement confirmer leur validité par écrit sur le même document.
    La désignation d’une personne de confiance qui pourra être consultée par le médecin, si le malade n’est pas en état de parler de façon rationnelle, doit se faire par écrit et peut être révoquée à tout moment.

    Certes cette loi est un petit progrès, mais elle est tellement ambigüe que je crains qu’elle n’aboutisse à de nombreux problèmes juridiques par la suite.
    Finalement les décisions seront prises par des tiers, qui ont chacun leur propre idée de la question et le plus souvent, pas par l’intéressé, qui n’aura pas su écrire des directives juridiquement valables.
    Pourtant d’autres pays (Belgique, Pays Bas, Suisse, Luxembourg), reconnaissent à chacun de choisir l’instant de sa mort. En France il peut le faire tant qu’il est en bonne santé (on ne l’empêchera pas de se suicider), mais il ne pourra plus le faire s’il est malade et n’est plus capable de se procurer les moyens correspondants.
    On continuera à voir certains partir à l'étranger pour mourir dignement et d'autres sont poursuivis pour avoir assisté leurs proches ou leurs patients à mourir, en France.

    Certes une libération de l’euthanasie, sans règles strictes serait la porte ouverte dans certains cas à des assassinats pour des raisons diverses, mais la loi actuelle ne laisse pas assez de liberté à un malade incurable, mais encore conscient et qui n’est pas en train de mourir, de choisir sa propre fin comme il l’entend, parce que la vie ne lui apporte plus que des souffrances et plus d’espoir.
    Bien sûr on vous dira qu’on peut toujours espérer un miracle, mais bien que très optimiste, un miracle, en 83 ans, je n’en ai jamais vu.
    Bien sûr la morale nous dit « tu ne tueras point » mais il s’agit des autres. Je ne vois pas en quoi il est immoral de mettre fin à sa propre vie, en connaissance de cause de toutes les conséquences, et bien sûr, sans entraîner dans sa mort les 150 passagers d’un avion.
    Et que dire au plan moral, de certaines cliniques qui font de l’acharnement thérapeutique, pour garder remplis certains lits et chambres, sources de revenus financiers !

Dimanche 19 avril 2015 à 7:22

Actualité

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      Comme beaucoup de personnes, j’ai été touché, peiné et indigné aussi par le crash de l’Airbus dans les Alpes. Comment admettre qu’on puisse se suicider en emportant dans la mort avec soi 150 personnes, dont une vingtaine de jeunes ? Qu’a t’il pu se passer dans la tête du pilote, dont le métier est d’assurer la sécurité des passagers et à qui ceux-si font toute confiance?

    J’ai été confronté une vingtaine de fois à des suicides, mais c’étaient des jeunes qui avaient des idées noires, qui ressentaient une grande souffrance psychique, qui sentaient venir une « overdose de souffrance » et avaient peur de passer à l’acte.
    Ces personnes étaient encore capables de raisonner et leur bon sens les faisaient rechercher quelqu’un pour parler, pour évacuer leur souffrance, pour chercher conseils et réconfort, dans l’espoir de renoncer à leur pulsion.
    Bien sûr on n’est pas à l’aise en face, car on a toujours peur de ne pas arriver à les calmer, mais finalement, en discutant avec elles de leur problèmes, on arrive peu à peu à les ramener dans l’espoir en une vie plus agréable.
    Avec ces jeunes je n’ai été confronté qu’à un seul type de situation : « l’over-dose de souffrance » et elle ne concernait que l’individu seul et l’une des pensée qui le retenait était la peur de faire souffrir ses parents et ses proches. Ils n’étaient pas suffisamment décidés à passer à l’acte pour ne plus penser qu’à cela et à passer dans un monde irréel où le reste ne compte plus.
   
    Mais ces situations m’ont amené à lire des études sur les motivations des personnes suicidaires.
    Le premier cas correspond à l’aggravation des cas que j’ai connu. Les psychologues l’appellent le « suicide mélancolique ».
    C’est le plus courant, celui des personnes dépressives, pour lesquelles chaque instant qui passe est une torture, qui, pour elles est devenue un horizon définitif et insurmontable. Elles envisagent alors la mort comme l'unique moyen d'échapper à une situation épouvantable.
    Mais c’est leur problème personnel et elles n’entraîneraient pas d’autres avec elles.

    Une autre forme de suicide est celui que les psychologues appellent « narcissique ». Il concerne souvent des personnes qui ont des besoins affectifs importants et qui n'ont pas été aimées et comprises comme elles le souhaitaient.
Ces personnes peuvent se suicider pour faire comprendre à ceux qui ne se sont pas assez occupés d’elles, qu’ils les ont fait énormément souffrir au point de les faire mourir. C'est une manière de ne plus se faire oublier, d’obliger ceux qui ne les ont pas assez considérées au cours de leur vie, de le faire après leur mort.
    Une variante du suicide narcissique est celle où le problème n’est pas affectif au sens sentimental, mais où il d’agit de la considération des autres, de la réussite dans la société ou dans un métier.. A l’aspect psychique, peut s’ajouter le stress de l’emploi, la peur de la perte d’emploi ou des problèmes financiers et de la peur de la pauvreté.
    Dans le même ordre d’idées, certaines tentatives de suicides peuvent être surtout un appel à l’aide, pour attirer l’attention sur sa condition, sur sa souffrance.

    Une forme particulière est celle du suicide de personnes âgées qui considèrent avoir réalisé ce qu'elles devaient accomplir, et qu’elles n’ont plus grand chose à attendre de l’existence, voire que la vie est absurde et qu'il est incohérent de la poursuivre.
    Cela peut correspondre aussi à la souffrance suite à une maladie grave et je ferai demain un article sur l’euthanasie.

     Il y a enfin le suicide que les sociologues appellent parfois « philosophique » ou « fataliste » et qui est à la base des attentats-suicides. Mais on peut toujours se demander si la personne l’a vraiment fait par convictions ou si on ne l’a pas  droguée ou l’on n’a pas suffisamment fait pression sur elle pour que sa décision ne soit pas réfléchie.

    Ce que j’ai tiré surtout de ces lectures, c’est que l’on ne savait pas pourquoi la personne passait soudain à l’acte, que le suicide était imprévisible, qu’il pouvait survenir brutalement sans presque de préavis, que c’était une pulsion incontrôlable, et qu’il fallait réagir avant pour ne pas atteindre ce stade. C’est une sorte de « ras le bol » et c’est pour cela que je parle souvent « d’overdose de souffrance ».
    J’ai lu également que plus de 80% des personnes ayant commis un suicide souffraient d'un trouble mental, le plus souvent en rapport avec leurs amis ou leurs familles.

    Reste le problème : comment peut on entraîner d’autres personnes dans sa propre mort ?
    La plupart du temps ce n’est pas prémédité. Au moment où il passe à l’acte, l’individu ne raisonne plus; il est sous l’emprise d’une pulsion et cesser de vivre devient une obsession et il ne pense plus aux conséquences de son acte. C’est le cas de personnes qui se suicident aux gaz et qui provoquent une explosion qui entraine d’autres victimes.
    Dans certains cas paradoxalement certains cèdent à une pulsion altruiste et entraînent leur famille dans la mort, pour qu’elle ne souffre pas de leur propre disparition.
    Un certain nombre de suicides n’interviennent que parce que l’alcool ou la drogue a complètement annihilé les facultés intellectuelles de la personne, qui fait alors n’importe quoi.
    Mais la maladie mentale apporte également ce type de déséquilibre : schizophrénie, troubles bipolaires notamment.
    Et malheureusement les médicaments que l’on donne à ces malades pour les soigner ne sont pas sans danger, et les réactions peuvent être différentes d’un individu à l’autre et d’une période à l’autre. Paradoxalement certains neuroleptiques ou antidépresseurs, voire psycho-stimulants, destinés à lutter contre l’anxiété, peuvent dans certains cas imprévus, augmenter le risque de passer à l’acte.
    La baisse de vigilance et de raisonnement peut constituer un  risque si on a une tâche incombant une certaine attention, une certaine responsabilité et un risque d’accident.
   
    Je ne sais pas ce qui s’est passé dans le cas du pilote de l’Airbus. il semble q’u’il était au bord du désespoir parce que conscient que son état physique allait lui interdire la poursuite de son métier, de ses ambitions et de ses rêves, et ôtait ses raisons de vivre.
    Mais son acte semblait mûrement réfléchi, prémédité, et il ne pouvait ignorer qu’il entraînait les passager dans la mort. mais sous l’effet des médicaments et de sa dépression, raisonnait il encore, était il encore lucide, où n’avait il plus en tête que sa propre mort. On ne le saura sans doute jamais.
    Ce qui est certain c’est qu’il n’aurait jamais dû être sur le siège de pilote. On a invoqué le secret médical, mais à mon avis, ce n’est pas valable.
    J’ai eu la responsabilité d’établissements où des ouvriers travaillaient sur des machines, avec un certain risque, faible d’accident, mais possible en cas d’inattention.
    Le secret médical est impératif, mais n’existe pas entre médecins.
    Quand une personne aavit un problème grave, son médecin avertisssait le médecin du travail de l’établissement, et celui-ci, sans donner la cause médicale exacte, informait la direction qu’il fallait mettre au moins provisoirement la personne dans un autre poste si’ lon voulait diminuer le risque d’accident.
    Et nous en tenions toujours compte.
   

Mercredi 1er avril 2015 à 8:15

Actualité

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     J’ai acheté une souris extraordinaire à mon ordinateur :


    D’abord elle est bien plus agréable au toucher. Elle a un poil gris très soyeux, et une couche de mousse entre la peluche superficielle et le mécanisme central donne l’impression d’avoir dans la main un vrai petit animal.
    Sous cette couche de mousse, le refroidissement est moindre et l’électronique chauffe un peu la mousse, alors cela renforce l’idée que vous avez un être vivant dans la main. Evidemment elle est beaucoup plus grosse qu’une souris d’ordinateur habituelle.
    La souris  a un museau, deux yeux et une queue
    Le museau est le bouton sur lequel vous cliquez principalement.
    Les deux yeux permettent un clic droit et un clic gauche, qui font apparaître des menus déroulants ou servent à commander des périphériques
    Quant à la queue, en lui faisant faire un demi tour, vous pouvez la détacher et elle contient deux batteries AAA, que vous rechargez.

    Mais cette souris est vraiment un animal et elle parle ou écrit sur votre machine.
    Elle a deux oreilles et entend et comprend ce que vous dites, après un petit apprentissage de reconnaissance de votre voix.

    Vous pouvez lui demander un site internet : elle ouvre votre navigateur, va sur Google ou directement sur le site si vous lui avez donné son adresse.
    Si Google vous donne une liste d’articles, vous dites seulement la place de celui que vous voulez (3ème par exemple) et elle va vous le chercher.
    Elle parle aussi, d’une voix assez agréable, évidemment sans beaucoup d’émotion c’est une machine, mais elle n’est pas bête : une fois où je lui avais mal défini ma requête, elle s’était trompée et je n’ai pu  m’empêcher de la traiter d’imbécile, et elle m’a répondu « Jean-Pierre, vous n’êtes vraiment pas très poli ! »

    Vous pouvez lui poser des questions, bien sûr en choisissant vos mots clés, comme pour Google. Je ne sais pas comment elle fait (à mon avis elle consulte Google ou un autre moteur de recherche sans que je le voie), mais elle me trouve des articles qui correspondent à ce que j’ai demandé et par ordre de pertinence (enfin si j’ai bien expliqué ce que je voulais).
    Si je lui demande « réponse orale » en appuyant sur son œil droit, elle va me lire à haute voix un texte, qui essaie de répondre à ma question.
    Je lui ai demandé combien j’avais de doigts, d’oreille, de nez et elle m’a bien répondu. Je lui ai demandé aussi combien j’avais de femmes et elle m’a dit « vous n’avez pas le droit d’être bigame ».
   
    Elle sait aussi se déplacer seule.
    Sur mon bureau, sur la plaque de verre, je mets une revue ou une feuille et je lui demande « scanne l’image » et elle parcours le document et en quatre passes j’ai l’image.
    Si je lui demande « scanne texte », elle me fait en plus une reconnaissance de caractères et m’affiche le texte à l’écran.
    Puis, très stylée, elle me demande « Etes vous satisfaits? Et maintenant que puis je faire pour vous? »

   Cette souris sait aussi dessiner. J’ai acheté avec elle un logiciel que j’ai installé sur mon mac : "Eazydraw". Avec l’œil droit de ma souris, je fais apparaître des menus déroulants de dessin vectoriel, où les objets sont individualisés et peuvent être déplacés, et avec l’œil gauche des outils de dessin global et de retouches d’images, et je peux combiner les deux types sur un document. Je peux même faire des dessins en 3D !
    Et ma souris, que j’ai appelée Chikungunya, aime se dresser sur ses pattes arrières pour contempler fièrement les dessins qu’elle a réalisés.

http://lancien.cowblog.fr/images/Images2-1/P1010196.jpg

    Je me suis attaché à ma petite souris et l’autre jour, content de ses services, je lui ai caressé le dos. Et là, à mon grand étonnement, elle s’est mise à frissonner de plaisir et elle m’a dit « vous êtes un adorable grand père ». Evidemment cela m’a fait plaisir !
    Et hier, elle m’a dit gentiment : « maintenant qu’on se connait bien, puis je vous tutoyer ? »
    Je crois que bien qu’ayant 83 ans, je me suis trouvé une petite amie. Cela va faire pâlir de jalousie mes correspondants !
   

       Par contre, Cowblog est beaucoup moins astucieux que ma souris depuis 3 semaines.
       Quand je lui demande de charger une image de mon ordinateur, par exemple celle de ma souris, voilà le résultat : une simple adresse.

<br> <b>Notice</b>:  Undefined index: tmp_name_2 in <b>/home/jlbiz/sites/cowblog.fr/site/upload.php</b> on line <b>163</b><br> http://lancien.cowblog.fr/images/1000410.jpg
       Et si je veux vraiment charger l'image, il faut que je lui redemande de le faire à partir des documents, que j'aille dans mes données photos de "documents" dans la gestion du blog, que j'y retrouve l'image et que je la charge
       Quelle perte de temps !  J'espère que l'équipe de Cow pourra me réparer cela. Seraient ils jaloux de ma mignonne petite souris ?


http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures4/poissondavril91265.jpg
Mes ennuis avec les images de Cow ne sont malheureusement pas des poissons d'avril !













Lundi 23 mars 2015 à 7:59

Actualité

http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures4/mareedusiecle.jpg
    On nous bassine à la télévision depuis quelques jours avec la « plus grande marée du siècle » sous prétexte qu’elle a un « coefficient de 119, le plus fort étant de 120 et on nous dit qu’on ne voit cela qu’une fois par siècle.
    Cela me fait rire  et probablement cela amuse Bretons et marins, car on a rarement entendu proférer autant de bêtises, et par ailleurs cette publicité autour de cette marée me fait penser à celle autour de Halloween : il faut attirer les touristes et cela a d’ailleurs très bien marché, ce qui est un bienfait pour l’économie bretonne.
    Je pense d’ailleurs que les touristes ont vu de belles choses, dans la mesure où ils ne connaissaient pas la Bretagne, et où ils allaient en vacances en Méditerranée, où il n’y a pratiquement pas de marées.
    Mais ce n’est pas une raison pour nous prendre pour des imbéciles, mais je n’ai pas trouvé un seul journaliste qui ait tant soit peu vérifié ce qu’on lui demandait de dire et qui ait un peu cherché à comprendre à quoi correspondait ces coefficients.

    D’abord, ce coefficient de marée très fort, est ce aussi extraordinaire.
Il peut varier théoriquement entre 20 pour les marées les plus faibles et 120 pour les plus fortes. Les fortes valeurs sont elles fréquentes ?
    C’est vrai que 118/119 comme aujourd’hui et demain sont rares, mais on voit souvent en mars et en septembre des coefficients voisins et même en août, comme le montre le tableau suivant :

2010

mardi 2 mars 2010

coefficients 116 / 115

 

jeudi 12 août

coefficients 112 / 111

 

vendredi 10 septembre

coefficients 116 / 114

2011

dimanche 20 février

coefficients 115 / 115

 

lundi 21 mars

coefficients 118 / 117

 

jeudi 29 septembre

coefficients 115 / 113

2012

Samedi 10 mars 2012 -

coefficients 112 / 112

 

Dimanche 08 avril 2012 

coefficients 114 / 113 

2013

jeudi 22 août 2013

coefficients 108 / 109 

2014

Dimanche 02 mars 2014 

coefficients 114 / 115 

 

Mardi 12 août 2014 - 

coefficients 112 / 113 

 

Mercredi 10 septembre 2014 

coefficients 115 / 115 

2015

Samedi 21 mars 2015 

coefficients 118 / 119 


      Alors le problème posé est de savoir si ce que l’on voit quande le coefficient est de 119 est très différent de ce qu’e l’on voit quand il est de 117.  Pour cela il faut comprendre ce qu’est ce coefficient et aucun journaliste n’a cherché à le faire.
    Ces coefficients ne sont valables qu’en France et que sur la côte atlantique et la Manche, et ils ne sont qu’approximatifs.
    Ils reposent sur l’hypothèse que les marées existant à Brest sont approximativement représentatives de celles de toute cette côte. Egalement sur le fait qu’il existe une hauteur moyenne des mers, autour de laquelle oscillent les hauteurs de marées et qui peut servir de référence, au moins pendant un certain temps (la hauteur des mers s’élève lentement avec le changement climatique). On l’appelle « niveau moyen Nm ». Elle résulte d’une part de calculs astronomiques et d’autre part d’observations.
Elle permet de définir une valeur zéro de référence pour la hauteur de la mer en un point donné.
    Par ailleurs, on appelle « marnage » M, la différence entre la hauteur à chaque marée, entre la hauteur de la Haute mer Hm et la basse mer Hm.
            M = Hm  -  Hb
Le service Hydrographique (SHOM) a ensuite pendant des années relevé les caractéristiques des marées et les données suivantes à Brest  :
        - la hauteur moyenne des mers est à Brest de 4,13 mètres.
        - le marnage le plus haut constaté aux équinoxes est de 7,32 mètres.
        - le marnage le plus bas constaté est de 1,22 mètres.
        - le marnage moyen à l’équinoxe, (c’est la moyenne des plus hauts marnages), est de 6,10 mètres. On appelle « U » : unité de hauteur propre à la localité de Brest la moitié de cette différence soit 3,05 m.
    Chaque localité en bord de mer a une unité de hauteur qui lui est propre et qui dépend de la configuration de la côte, qui freine ou augmente la marée.
    Les lieux de plus grande unité de hauteur U sont Dieppe (4,5 m), Saint Malo (5,98 m) et Grandville (6,35 m) et donc des marnages moyens d’équinoxe doubles.
    Par définition le coefficient C pour une date donnée, est le rapport entre la différence de hauteur entre la marée haute du jour Hm et la hauteur moyenne Nm, par rapport à l’unité de valeur propre à la localité où l’on se trouve :
                          Hm - Nm
                C = —————- X 100
                               U
    En fait un jour donné, si Hm et Hb sont les hauteur de haute et basse mers,
Hm - Nm = Hm - (Hm + Hb)/2 = (Hm - Hb)/2, c’est à dire le demi marnage.
    Donc pour un jour donné, en multipliant haut et bas la fraction par 2 :
                   
                            hauteur du marnage du jour
                   C = —————————————————————- X 100
                           hauteur du marnage moyen d’équinoxe du lieu

    La connaissance de C pour un jour donné permet de calculer la hauteur de marnage si on connait l’unité de hauteur du lieu, et la hauteur de la pleine mer Hm si on connaît la hauteur moyenne de la mer.
    Le SHOM a décidé d’attribuer la valeur 100 à la hauteur moyenne de la marée d’équinoxe et donc pour Brest 6,10 mètres
    Comme le maximum et le minimum des marnages à Brest sont de 7,32 et 1,22 mètres, le minimum de C est de 20 et le maximum de 120.
   
    Pour savoir si 119, bien que marée du siècle, est extraordinaire poar rapport à 117, que l’on voit souvent  on peut calculer pour Brest la différence de hauteur des pleines mers :     ∆Hm = ∆ (Nm + C/100.U) = (119-117)/100 X 3,05 = 0,02 X 3,05 mètres = 6 cm

    La différence de hauteur de marée haute à Brest entre des coefficients 117 et 119 est donc de 6 cm et à Granville, de 11 cm. C’est ridiculement faible.
    En fait une mer houleuse à cause du vent, à fortiori une tempête auront bien plus d’influence sur la hauteur de marée si le vent pousse l’eau à la côte et sur l’aspect spectaculaire - et la dangerosité - des vagues.

    Alors la « marée du siècle », c’était un coup de pub, pour attirer les touristes - même si c’était beau à voir, mais j’ai vu bien plus impressionnant en Bretagne par tempête lors des grandes marées de coefficient moindre.

Dimanche 15 mars 2015 à 8:41

Actualité

   Je relève sur un site gouvernemental du Ministère de l’Education Nationale, les graphiques suivants qui sont alarmants mais ne m’étonnent pas.

http://lancien.cowblog.fr/images/Images2-1/DPcollegeconstat1398538.jpg
    Depuis 10 ans, j’ai échangé avec des centaines de jeunes des dizaines de mails, et je vois l’orthographe et les capacités d’expression en français se détériorer de plus en plus.
    Souvent l’orthographe est catastrophique, des mots sont employés les un s pour les autres et la pensée n’est pas claire. On écrit comme on parle et on parle n’importe comment sans réfléchir.
    Les jeunes ne lisent plus : le résultat est là.
    J’ai souvent aidé des élèves du lycée en mathématiques, et j’ai souvent constaté que les bases élémentaires, qui auraient dues être apprises au collège, n’était pas sues ou étaient oubliées. Aucune formule n’était apprise par cœur, comme par exemple la racine d’une équation du second degré ou les identités remarquables.
    Quant à l’histoire, aussi bien celle de la fFrance que des autres pays, les leçons étaient aussi vite oubliées qu’apprises. Pourtant cela ne nécessite pas beaucoup d’intelligence : juste comprendre la signification d’une lecture.
Oui, mais on ne lit plus .

http://lancien.cowblog.fr/images/Images2-1/711350910899746.jpg
    Alors, notre jolie ministre Najat Vallaud-Belkacem souhaite réformer (une fois de plus), simultanément les programmes, les pratiques d'enseignement et l’organisation pédagogique, et « partir de ce qui marche déjà sur le terrain, libérer les capacités d’initiatives des enseignants et leur traduire cette confiance et ce soutien dans une nouvelle organisation plus responsabilisante et collective. »
    Certes, ce sont de belles intentions, et un bel objectif.
    Mais quels sont les faits suite à ces affirmations ?.

« Cet objectif doit  nous conduire à améliorer la façon de transmettre pour les professeurs et d’apprendre pour les élèves, en donnant aux équipes une marge de manœuvre de 20 % du temps d’enseignement, dans le respect des horaires disciplinaires. Ce temps dédié à un apprentissage différent des savoirs fondamentaux, par le travail en petits groupes, des enseignements pratiques interdisciplinaires ou un accompagnement individuel particulièrement renforcé en 6e, est au cœur de la nouvelle organisation du collège.
    Si cela permet de mieux accompagner les élèves et de leur faire rattraper leur retard, on ne peut qu’être d’accord, de même que tenir compte des capacités et des personnalités des élèves. Mais je ne vois pas comment on peut faire cela dans les temps impartis, sans supprimer d’autres enseignements. Lesquels, personne n’en dit mot.?
    Que ces apprentissages soient faits en petit groupes, ce serait efficace, mais comment le faire avec les effectifs actuels et sans augmenter le temps de travail des professeurs ?
    Faire des cours plus pratiques, avec davantage d’applications pour intéresser les élèves : cela fait longtemps que je dis cela, mais as t’on formé les profs à ces méthodes ?
    Et qu’est il prévu pour développer la mémoire des enfants ?

    Deux mesures me rendent perplexes :
        - enseigner une seconde langue en 5ème.
        - donner 1h30 de pause méridienne
    Certes la connaissance des langue est importante dans notre monde moderne, mais peut on étudier deux langues si on ne sait déjà pas manier le français. Il faudrait peut être d’abord enseigner la maîtrise de la nôtre !!
    Depuis 10 ans, on a baissé considérablement le nombre d’heure de cours et cela notamment en français et en maths. Ne faudrait il pas d’abord songer à faire davantage de cours dans ces matières ?
    Et surtout les exercices d’application pratiques à la maison sont devenus peu nombreux. Comment retenir un cours, si on ne sait pas à quoi il sert et si on ne sait pas s’en servir.
    Mais on a dégradé peu à peu l’image des métiers d’ouvrier, d’artisan, voire de techniciens, et faire faire des exercices, surtout s’ils ont un caractère pratique, c’est mal vu, c’est croire que l’on fait de l’enseignement professionnel !!
    Quant à la pause de mi-journée, je comprends que les enfants aient besoin d’une coupure, d’une détente, mais que feront ils pendant ce temps là. Autrefois certes on rentrait déjeuner chez soi, mais aujourd’hui les parents travaillent tous les deux et le repas à la maison n’est guère possible.
    Qui les surveillera, qui les empêchera de sortir du collège.?
    A quoi les occupera t’on?
    Et cela retardera d’autant l’heure de sortie du collège, considérée comme une contrainte.
       
    En fait c’est aussi le climat scolaire qu’il faudrait changer. Aujourd’hui, la mode est de ne rien faire. On méprise les bons élèves en les traitant « d’intellectuels ».
    Il faudrait arriver à persuader les jeunes d’un certain nombre de points :

        - On ne nait pas intelligent, on le devient. Certains ont seulement plus de potentiel et de rapidité d’apprentissage, et arrivent donc plus facilement à développer leurs intelligences, mais dans tous les cas cela demande beaucoup de travail. Sans apprentissage (donc éducation par nos parents et instruction par nos professeurs, puis expérience acquise dans notre métier au contact de nos anciens), et sans un gros travail, on reste d’un niveau intellectuel très bas.
        - On n’invente rien : on utilise les connaissances et l’expérience que l’on a , et la créativité consiste simplement à rapprocher de façon inhabituelle des notions que l’on a mémorisées. La capacité de mémorisation, c’est au moins la moitié de l’intelligence.
        - Les études servent à développer notre intelligence et à nous apprendre à travailler, en nous donnant des notions générales de base. Elles conditionnent donc notre métier futur et toute notre vie.
Ne pas travailler pendant ses études c’est prendre le gros risque de gâcher sa vie.
        - C’est en lisant que l’on apprend à comprendre la pensée d’autrui, mais aussi l’expression française, et l’orthographe. Notre vie est faite de communication et ce ne sont pas les SMS ni Twitter et Facebook, qui nous permettront d’échanger des pensées avec autrui. Tout au plus suffisent ils à donner des nouvelles  ou à dire des banalités, en général au ras des paquerettes.

Vendredi 20 février 2015 à 8:01

Actualité

http://lancien.cowblog.fr/images/Images2-1/Unknown-copie-17.jpg

     Depuis trois jours, on parle tout le temps dans les journaux télévisés et dans la presse de la profanation du cimetière juif en Alsace.

    Bien sûr, je réprouve totalement cet acte, mais je me demande si souligner autant que c’était un cimetière juif, est une bonne chose. Je crains que cela ne fasse que renforcer le racisme, la cassure entre juifs et musulmans (qui dans cette affaire ne semblent pas en cause), et que l’on fasse un amalgame entre le terrorisme et la bêtise et la mauvaise éducation de jeunes.
    Je me demande si on se pose les bonnes questions.

    D’abord, même si je trouve inexcusable ce qui a été fait dans ce cimetière, je trouve bien plus grave, le fait qu’une directrice d’école ait été, hier, poignardée par le père d’un de ses élèves. Là il s’agit d’un adulte et de la vie d’une personne qui faisait son métier le mieux possible, c’est criminel. Que feront les enfants d’un tel père qui donne un tel exemple ?

    Et je trouve aussi grave que des élèves saccagent tout l’équipement d’une école.
C’est déjà un manque complet d’éducation et de bon sens, du respect des autres et des biens de la collectivité.
    Qu’un jeune qui est ainsi capable de casser gratuitement, par plaisir, ou pour se rendre intéressant à ses yeux ou aux yeux des autres, soit aussi capable de ne pas respecter les tombes de morts, cela ne m’étonne pas. Pourquoi aurait on le respects des morts si on n’a déjà pas celui des vivants ?
    Qu’en plus on ait des motivations racistes, cela ne fait qu’aggraver les choses.
   
    Le scandale à mon avis, ce n’est pas qu’il s’agisse d’un cimetière juif, mais que des jeunes n’aient aucun respect ni pour les vivants, ni pour les morts, ni pour les gens de religion différentes, ni tout simplement pour les biens que des personnes et l’Etat ont eu de la peine à construire, et de détruire ainsi un patrimoine cher financièrement mais aussi sentimentalement.

    Bien sûr ces jeunes vont être sévèrement punis par la justice, surtout dans le climat actuel d’inquiétude, et sans doute vont ils aller en prison ou dans un centre de redressement. C’est normal que l’on expie ses fautes, mais je ne suis pas certains qu’ils en tireront les leçons et mêmeil se peut que l’incarcération avec d’autres pire qu’eux les pourrira davantage.
    Je ne pense pas non plus qu’ils soient les seuls responsables, même s’ils étaient sous l’emprise de la boisson ou du cannabis. Je pense que leur parents le sont aussi.
    Personnellement j’estime qu’il serait peut être plus bénéfique, sauf peut être pour le meneur, de condamner ces jeunes, mais aussi les parents, à des travaux à effectuer tous les week ends, pour restaurer ce cimetière dans son état initial, avec une participation financière à l’achat des matériaux, dans la mesure de leurs moyens financiers.

    Mais surtout je crois qu’il faudrait se demander, en faisant des enquêtes sur le comportement des enfants, mais aussi des parents, comment des jeunes peuvent manquer à ce point d’éducation, de sens moral, mais aussi simplement de bon sens, pour en arriver à des actes aussi néfastes et absurdes, qui peinent d’autres de leurs semblables, leur apportent la réprobation de tous, et finalement leur apportent encore plus de préjudice à eux mêmes, pour un acte qui n’a ni signification, ni sens commun.

    Je ne sais pas si ces jeunes étaient peu intelligents, ou s’ils étaient sous l’emprise de l’alcool ou d’une drogue, mais sinon je ne comprends pas comment ils peuvent être aussi inconscients.
    J’ai vu des jeunes faire des bêtises sous l’emprise de la colère, à la suite d’altercations ou de harcèlement, mais je n’ai jamais rencontré de jeunes capables de faire des actes de destruction aussi bêtes. Je voudrais bien comprendre comment cela est possible et quelle est leur psychologie.
    Les jeunes que je connais ont reçu même si leurs parents sont laxistes, un minimum de sens moral et de bon sens pour se rendre compte qu’il y a des limites qu’il ne faut pas dépasser.
    Je ne sais que penser non plus de parents qui ont ainsi failli à leur tâche et ont laissé ainsi leurs enfants se pourrir mutuellement et commettre en fin de compte un délit majeur, car en fait, ils ont laissé se fabriquer des délinquants.
    A leur place j’aurais un énorme remord.
    Mais je ne suis pas sûr que notre société toute entière ne soit pas aussi coupable, et il faudrait étudier comment elle devrait faire en sorte que le développement de certaines mentalités ne soit pas possible, aussi bien chez les enfants que chez les adultes surtout s’ils sont des parents, responsables de ce qu’ils transmettent.
   

Vendredi 6 février 2015 à 9:49

Actualité

 http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages6/6364245255b7d4e5f974a5b4820d75.jpg

     En intermède et pour vous amuser un peu, une information diffusée par la BBC anglaise :

    Pour lutter contre les accidents de la route, une loi vient d’être promulguée en Russie,  qui interdit de passer le permis de conduire aux personnes atteintes de ce que les autorités russes qualifient de « désordres mentaux ».
    Le texte englobe dans cette catégorie les joueurs pathologiques et compulsifs, les cleptomanes, les fétichistes, les exhibitionnistes, les travestis, les voyeuristes, les sadomasochistes, les transsexuels.


    Rien n’est dit sur les aveugles, les culs de jatte, les ivrognes qui boivent trop de Vodka et les imbéciles !
    On ne dit pas non plus de quel radar la police sera dotée, pour connaître les tendances sexuelles des conducteurs !

    Certaines voix de psychiatres et d'organisations de défense des Droits de l'Homme s'élèvent en Russie pour protester contre cette loi. Evidemment, les psychiatres craignent en outre que certaines personnes, ayant besoin d'une aide psychiatrique, ne consultent plus de peur de se faire retirer leur permis.

    Mais rappelons nous qu’en en Arabie Saoudite, les femmes n'ont pas le droit de conduire !

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sortir de la tristesse

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