Vendredi 16 octobre 2015 à 12:31

Actualité

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    Peut être avez vous entendu parler du cèdre pleureur bleu de l'Atlas, qui vient d’être élu « arbre de l’année 2015 »
    Il déploie ses immenses branches dans l’arboretum du Chatenay Malabry, à 1 km de chez moi, dans la « Vallée aux Loups ».
    C’est un arbre immense puisqu’il couvre plus de 700 m2; Il mesure 13 m de haut et surtout la circonférence qu’il couvre a 28 m de diamètre environ. Vous voyez la grandeur de son tronc sur une photo avec une femme adulte à coté. (en rouge).
    Autrefois l’arborétum faisait partie des pépinières « Croux » et cette famille a vendu une partie du terrain qu’elle possédait  en 1986, au département des Hauts de Seine.
    Les pépinières existent toujours, mais  ont été rachetées par Truffaut et c’est là que je vais acheter plantes et fleurs.
    L’arborétum reçoit plus de 200 000 visiteurs par an.
    Ce cèdre a un entremêlement de branches extraordinaire, qui retombent en cascade jusqu’au sol, et lui confèrent une apparence arachnéenne, et doivent être soutenues par des étais que l’on voit sur une des photos. Il aurait 130 ans environ.
    L’arbre initialement planté n’était pas pleureur, mais il aurait subi une mutation, et il est actuellement le seul cèdre pleureur bleu de l'Atlas le plus ancien, tous les autres arbres pleureurs ne provenant que de sa descendance,
    Les graines de ses pommes de pin ne donnent pas des cèdres pleureurs, mais on peut les obtenir par greffe sur la bouture poussée à partir de la graine.à partir de cet arbre unique.

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    Les pépinières Croux vendaient de telles petites boutures et en 1979, une petite bouture de ce cèdre bleu de l'Atlas a été plantée sur ma terrasse, au 5ème étage, sur le toit de l’immeuble adjacent,dans une épaisseur de terre de 40 cm au plus. Ce petit arbre a étendu ses racines, en surface, puisqu’il ne pouvait le faire en profondeur, et il a grandi et supporté vaillamment la tempête de 1999 (le vent a souffrlé sur la terrasse à 140 km/h, déplaçant une lourde table en bois sur une quinzaine de mètres).
    Mon cèdre pleureur, arrière petit fils de celui de l’arboretum, a maintenant une quarantaine d’années et vous en voyez quatre photos à la fin de l’article. Il fait environ 4 m de haut, mais ne s’est pas développé de façon circulaire, mais en fonction du vent et du soleil. Il ressemble ainsi plutôt à un dinosaure !

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Mardi 13 octobre 2015 à 9:38

Actualité

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     Vous avez sûrement entendu parler à la télé ou dans la presse des numéros d’appel d’urgence. Je vous les rappelle : 18 pour les pompiers, 17 pour la police, 15 pour le Samu, mais aussi 114 et 112 au niveau européen et sur les portables, sans parler du 196 pour les sauvetages en mer.
    Ces numéros sont très utiles. Je m’occupe des immeubles de la copropriété où j’habite et il m’est arrivé ainsi d’appeler plusieurs fois la police ou les pompiers pour des urgences, et ils arrivent en quelques minutes et sont très efficaces.
    J’ai eu aussi la chance de visiter le centre d’appels d’urgence des pompiers du département 77, visite  que j’ai relatée dans deux articles des 14 et 15 novembre 2011, et j’ai fait un article en juillet 2012, sur une fuite de gaz dans notre rue.

    Les pompiers ont proposé l’abandon de leur numéro d’urgence 18 pour un numéro commun notamment avec le 15 et le 17, et une mutualisation des centres d’appel, afin de raccourcir les délais d’intervention. Des essais en Haurte Savoie aurait montré qu’on pouvait gagner 30 secondes sur l’appel et jusqu’à 5 minutes sur les délais d’intervention, et, dans les cas graves, les minutes comptent.
    De plus cela permettrait sans doute des économies qui pourraient être consacrées à l’amélioration des secours.
    Actuellement, les pompiers gèrent une centaine de centres (un par département) auxquels il faut ajouter environ 400 centres pour la police, la gendarmerie et le Samu dans toute la France, avec évidemment certains doubles emplois et mauvaises orientations au départ, d’où perte de temps.
    Certaines expériences ont déjà été intéressantes : en 2006 à  Corbeil-Essonnes, le Centre départemental d'appels d'urgence (CDAU) a remplacé les quatre Centres de traitement de l'alerte des sapeurs-pompiers et celui du SAMU. Ce centre, qui reçoit l'ensemble des appels aboutissant sur les numéros d'urgence 15, 18 et 112, traite le plus rapidement possible les demandes de secours, sur tout le territoire du département.
    Près de 250 personnes, tous statuts confondus, sont affectées au CDAU, dont 110 agents pour le plateau opérationnel salle qui reçoit l'ensemble des appels de secours et dont vous voyez une photo ci dessus.
    Les opérateurs sont à  90% des sapeurs-pompiers, mais il y a aussi des médecins urgentistes et des policiers de liaison.
    Chaque jour, le CDAU reçoit près de 1 500 appels  et environ 500 000 dans  l'année. Environ 1 sur 5 aboutit à  une intervention, soit plus de 90 000 interventions par an. A côté du plateau, se trouve le CODIS (Centre opérationnel départemental d'incendie et de secours) avec, en poste en permanence, un dispositif minimum qui peut être renforcé en cas d'opération particulière ou urgente.

    Evidemment cette réforme prendra du temps et il n’est pas évident qu’elle soit simple partout, car cela nécessite une évolution des structures et des personnels, mais on peut espérer qu’elle sera effective d’ici quelques années.

Mardi 8 septembre 2015 à 9:12

Actualité

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    La triste actualité est celle des migrants et personne ne peut y rester insensible.  L’image désolante sur une plage de Turquie, du corps de ce petit enfant syrien noyé a fait le tour du monde sur le web et ameuté tous les journaux, et chacun se dit « et si c’était mon enfant ! ».
    Le monde est bien triste et c’est effectivement un réflexe normal de solidarité et d’humanité d’accueillir les migrants qui fuient de leur pays, la guerre et la mort.
    Mais si les médias voient surtout le court terme et l’événement, on ne peut s’empêcher de se poser des questions.
   
    Ce n’est pas d’aujourd’hui que les migrants fuient vers l’Europe, et notamment traversent la méditerranée. Plusieurs milliers se sont noyés, et sûrement des enfants. 
mais il a fallu une image pour que le monde en prenne conscience.
    L’Europe a laissé depuis deux ans au moins l’Italie se débrouiller et supporter seule le fardeau et son réflexe paraît bien tardif.
    Elle paraît bien divisée avec les pays de l’Est qui élèvent des murs de barbelés.
    L’Allemagne fait un gros effort financier et la population allemande accueille les migrants avec beaucoup humanité, mais le gouvernement et la presse allemande monte un  peu trop en épingle leur humanisme - peut être pour se racheter du nazisme -, et le patronat allemand ne cache pas que la faible natalité du pays entraîne un gros déficit de main d’oeuvre nationale et qu’ils auront ainsi une main d’oeuvre à bon marché, sans doute mieux formée et plus compétente que celle qui vient des pays de l’est. C’est d’ailleurs ce qui indispose ces pays qui craignent ne plus pouvoir nous envahir de leurs travailleurs à bon marché, dans le cadre du libre échange européen.
    La France, malgré ses difficultés économique accueillera sa part et c’est très normal. Un élan de solidarité existe déjà.
    Il est normal qu’une communauté catholique accueille plutôt des réfugiés catholiques et une communauté musulmane, des réfugiés musulmans, car on s’entend mieux quand on a des valeurs voisines, mais je trouve que les médias ont tort d’insister sur cela. Notre pays est laïque, et on reçoit des hommes et des femmes pour les secourir, sans tenir compte ni de leur religion, ni de leur pays d’origine, lorsqu’ils fuient la mort et l’esclavage de Daesh. Insister sur l’aspect inverse ne me paraît pas opportun.
    Et les pays du Moyen Orient ne veulent accueillir aucun immigrant, alors qu’ils sont relativement riches et ont une part de responsabilité dans le conflit syrien, car ils ont soutenu financièrement le terrorisme.

    Le court terme est de résoudre les problèmes matériels posés par cet afflux soudain et énorme de personnes qui arrivent sans rien, ayant tout quitté. L’Europe peut accueillir quelques dizaines de milliers d’expatriés, mais la situation, si elle se prolonge, sera intenable : la Syrie seule a 22 millions d’habitants.
    Des mesures sont nécessaires au niveau mondial pour arrêter les catastrophes, mais pour cela, il faut un consensus et une collaboration de tous les pays, des pays américains comme des pays arabes.
    Même si Monsieur Hollande a décidé d’augmenter les opérations militaires contre Daesh, ce ne sont pas les 12 avions français engagés qui arrêteront les rebelles. Et une opération à terre est impensable dans ces pays où les rebelles sont mélangés à la population;`
    Une action efficace ne sera possible que si les pays du Golfe interviennent également. Et il faut reconnaître que les interventions en Irak et en Libye contre les tyrans qui gouvernaient, ont finalement créé dans ces pays, un climat de guerre civile, une pagaille notoire et y ont permis l’implantation du terrorisme.
    Il serait temps que les Etats Unis et l’Europe se rapprochant de la Russie, de l’Iran et de la Chine, en oubliant en partie leurs dissensions, pour faire face ensemble au terrorisme.

    Et la guerre n’est pas la seule cause des noyades et des horreurs des migrations.
    Il est choquant de voir les passeurs, dont certains sont turcs, voire européens, profiter ainsi de la misère et de la peur des gens, et qui, non seulement extorquent des sommes énormes aux migrants, mais les abandonnent dans des condition dangereuses et horribles.
    C’est étonnant qu’on ne puisse s’entendre entre pays pour lutter contre cette pègre.

    Bref il me semble normal sur le moment, d’avoir pour priorité de venir en aides à ces personnes en souffrance, mais je crains qu’on ne songe pasassez à l’avenir, qui ne résoudra ces problèmes qu’au prix d’une entente entre les pays du monde, pour lutter contre le terrorisme et les groupes mafieux.
     
    Cela dit, cela peut être une chance d'accueillir des migrants, notamment dans nos campagnes qui se désertifient ou dans des domaines où nous manquans cruellement de personnes compétentes, comme les professions de santé par exemple. Le problème est de leur donner des conditions correcte de vie pour qu'ils puissent prendre un nouveau départ.

Dimanche 6 septembre 2015 à 11:20

Actualité

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       J’ai été très étonné d’une préoccupation de l’Agence américaine de sécurité des médicaments, qui s’inquiète des possibilités de dérégler une pompe à morphine, utilisée par les cliniques et hôpitaux - voire à domicile - pour soulager la douleur des malades, par une attaque cybernétique du microprocesseur qui les commande.
    En effet, ces pompes sont souvent reliées par système sans fil aux systèmes informatiques des hôpitaux afin de transmettre des données sur les patients et adapter les protocoles de soins.
    Il ne semble pas qu’il y ait eu d’attaque dans ce domaine, mais qu’il s’agisse seulement du principe de précaution.

    Je trouvais cette idée saugrenue, mais j’ai appris qu’un rapport de l’Institut de recherche sur les technologies de l’information, de novembre 2014, indiquait que les cyber-attaques contre les établissements de santé devraient augmenter en nombre et en sophistication dans les deux ans à venir.
    Cela serait lié ) l’importance grandissante des données de santé d’une part et d’autre part, au fait que les autres cibles des pirates, comme les services financiers, ont déjà renforcé leur sécurité.
    Il faut reconnaître que le secteur de la santé est en énorme transformation en raison du développement de l’informatique et de la robotique, et que les ordinateurs et les moyens de transmission reliant les appareils sont maintenant partout, entraînant opar ailleurs une numérisation des données..
    Des chercheurs de l’Université de Washington à Seattle aux États-Unis a récemment testé la résistance des équipements médicaux face aux cyberattaques, et ils ont par exemple, réussi à prendre le contrôle d’un robot d’intervention chirurgicale, à intercepter les ordres du chirurgien pour modifier les gestes de l’appareil et altérer leur précision, mais aussi à l’arrêter complètement.

    En fait les cyberattaques contre les professionnels de santé ressemblent plus jusqu’à présent à de la basse criminalité.
    Par exemple, un laboratoire d’analyse médicale américain a été contacté par des cybercriminels  : si une rançon de 20.000 euros ne leur était pas versée, ils menaçaient de publier sur le web anonyme les données de santé des patients, Ce qui a été refusé par la direction de l’entreprise. Les escrocs ont alors mis leur menace à exécution.
    Une autre crainte, dans ce domaine, est le piratage de numéros de sécurité sociale et de cartes de santé des patients pour les revendre au marché noir.
    La vente de données volées à des labos de recherche de firmes de médicaments, ou de données de patients à des compagnies d’assurance peut également être l’œuvre de pirates informatiques.

    Je pense que, depuis que l’on sait que les terroristes islamiques disposent d’informaticiens compétents et qu’ils se sont essayé dans des attaques de moyens de communication (comme celle de TV5 en avril dernier), il y a une crainte généralisée d’attaques diverses et dans tous les domaines on se préoccupe ax USA, des conséquences possibles.
    En janvier 2015, la société Anthem et en mai 2015, la compagnie CareFirst, toutes deux dans l’assurance santé américaine, se sont fait pirater leurs systèmes informatiques, dans lesquels les hackers auraient pris possession des données personnelles de plusieurs millions d’assurés.
    La France n’est pas épargnée : en janvier 2015, un pirate informatique algérien, "Over-X", avait placé sur les pages d'accueil une image représentant un drapeau algérien et des inscriptions en arabe visant à commémorer l'anniversaire de la "Toussaint rouge", date de l'insurrection algérienne et début de la guerre d’Algérie, sur l’accès au portail internet des agences régionales de santé (ARS) et dans les sites web des 26 agences.

    Si vous êtes très compétent en sécurité informatique, je pense que vous ne serez pas au chômage dans les prochaines années. Hackers, pensez à votre reconversion, c’est moins dangereux et plus rentable !!

Mardi 1er septembre 2015 à 9:19

Actualité

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    Je n'ai plus internet jusqu'à ce que je rejoigne la région parisienne et cet article sera publié ainsi que ceux des prochains jours, automatiquement par Cowblog.
    Tous les étés des feux de forêts brûlent des centaines d’hectares et menacent des habitations.
    Les pompiers à terre sont très courageux et expérimentés, mais ils ne peuvent aller au milieu des flammes. Alors on arrose par avion la forêt en flammes.
    Nous connaissons tous ces hydravions, les « Canadairs », appelés aussi « Pélicans jaunes ». Ils se posent sur l’eau, conservant leur vitesse, et ouvrent l’entrée de leurs réservoirs, faisant ainsi le plein d’eau dans un lac ou dans la mer. Puis ils vont la larguer à basse altitude sur les flammes, malgré les obstacles, et notamment les lignes électriques haute tension, et la mauvaise visibilité due à la fumée.
    Ce sont des pilotes très expérimentés, mais leur métier est dangereux et certains y ont laissé leur vie. L’air très chaud au dessus des flammes diminue la portance et crée des turbulences, qui rendent difficile le pilotage et le largage de l’eau déleste tout à coup l’appareil, qui remonte brutalement.
    J’admire beaucoup ces pilotes et j’ai trouvé de très belles photos de ces appareils sur internet; j’en ai retenu les plus représentatives.

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Vendredi 28 août 2015 à 9:23

Actualité


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    Je poursuis ma réflexion d’hier en examinant certains avantages et inconvénients d’internet, et pourquoi nous n’utilisons ses possibilités que de façon très partielle.

    Le problème réel est que les jeunes perdent beaucoup de temps sur internet et leur portable, sur des occupations futiles voire peu utiles, car, comme parents et professeurs n’avaient aucune expérience de la question, on ne leur a jamais appris à s’en servir, et ils ont dû tout découvrir seuls. ils ont donc privilégié le plus facile, la communication, et ce qui était agréable ou amusant.
    Les parents ont donc l’impression qu’internet est inutile, voire néfaste, mais eux mêmes ne savent le plu souvent pas s’en servir vraiment et donc leur jugement est erroné.
    En fait internet pourrait être d’une extrême utilité, transformer complètement notre vie en nous apportant des moyens extraordinaires, mais la plupart d’entre nous n’en sont pas conscients.

    Actuellement, nous avons pris conscience des facilités de communication  : SMS et messagerie, ceux ci nous permettant de toucher quiconque à l’autre bout du monde en quelques minutes, mais avec un inconvénient, celui de ne plus transmettre que quelques phrases et peu d’information. On est évidemment très éloigné des lettres de madame de Sévigné lol  Mais j’ai aussi constaté que, sur des sujets sérieux, des jeunes savaient m’écrire de façon intéressante, précise et détaillée.
    Beaucoup ont conscience que l’on peut trouver beaucoup d’informations sur internet. Mais on ne leur a jamais appris comment faire, et même le Google universel est mal fait car son moteur de recherche ne sait même pas différencier les commandes « et » et « ou » liant deux mots clés.
    Pour moi qui ai connu les recherches difficiles longues et limitées dans les encyclopédies ou dans les bibliothèques, internet est un outil remarquable, qui met à ma disposition des données en provenance du monde entier, mais à condition de savoir où et comment les chercher.

    Surtout internet pourrait être un formidable outil de formation et d’étude. Si vous voulez vous en rendre compte, vous pouvez consulter le site « France Université numérique, et les programmes de MOOCS par domaines, et pourtant ce ne sont que les premiers balbutiements.
    Il y a là des possibilités immenses de recyclage, de formation complémentaire, ou de formation tout court. C’est un enseignement pratique et théorique qui aboutit même à des certifications.
    Je pense que l’on va vivre dans les prochaines année une révolution de l’enseignement et des possibilités de recyclage dans un métier.

    Le problème, c’est d’une part que l’on n’a pas appris aux gens à se servir d’internet.
    La seconde difficulté, surtout pour les jeunes, c‘est qu’à force de vouloir leur apprendre en jouant, ils ont fini par prendre l’habitude de jouer sans apprendre.
    M^me si on a un enseignement très performant sur internet, il ne portera ses fruits que si l’on a la volonté de travailler, alors qu’on est seul devant son ordinateur et pas surveillé. Pour un enfant ou un ado, il est alors bien tentant de ne pas faire d’effort, comme malheureusement cela peut être le cas à la fac.
    Je crois donc qu’internet peut bouleverser nos vie de façon bénéfique, mais que cela nécessitera d’une part une formation à son emploi, et d’autre part d’un changement important des mentalités, surtout des jeunes, notamment de la création d’une motivation pour l’effort et le travail.

    Ces problèmes ne sont en fait pas spécifiques d’internet, mais concernent aussi l’utilisation de l’ordinateur. La plupart des personnes ne savent pas l’utiliser efficacement, et d’ailleurs les perfectionnements imaginés par les fabricants tendent à faire réfléchir l’ordinateur à la place de l’utilisateur, pour que son utilisation soit de plus en plus automatique et ne demande aucun effort, et ne pensent vraiment pas à son utilisation pour permettre aux jeunes de faire des tâches intelligentes.
    Microordinateur, tablettes, smartphones, sont essentiellement orientés vers la communication : sms, messagerie, réseaux sociaux, blogs, partage de photos et de vidéos, musique et de recherche d’informations concernant la vie courante.
    Les tableurs, les logiciels de bases de données, de dessin, de créations d’exposés sont complexes, et trop complets parce qu’orientés vers des personnes semi-professionnelles.
    Rien n’est fait pour que les jeunes disposent d’outils qui leur faciliterait la formation et leur donnerait la curiosité et le goût d’apprendre.

Samedi 27 juin 2015 à 7:47

Actualité

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    La télévision depuis quelques jours, comme toute la presse, n’en finit pas de parler des écoutes téléphonique des présidents de la République français par la NSA américaine (après celles de madame Merkel)..
    Je rappelle que la National Security Agency est un organisme gouvernemental du département de la Défense des États-Unis, responsable du renseignement d'origine électromagnétique et de la sécurité des systèmes d'information et de traitement des données du gouvernement américain.
    Les informations et les sujets abordés dans ce que les journaux appellent les rapports « top secret » concernant ces écoutes, sont de banales informations évidentes et sans grande répercussion politique ou industrielle (comme Pernod-Ricard !!).
    Le gouvernement a fortement réagi, le président de la République ayant réuni le Conseil de Défense, qui ne se réunit habituellement que pour étudier des questions sérieuses et cruciales pour la Défense. Et les Etats Unis vont faire semblant d'être embarrassés.
    C’est un merveilleux cinéma et une gesticulation émérite..

    Tout le monde sait que la NSA surveille et espionne tout le monde, président, ministres et hauts fonctionnaires. Tout le monde le sait, mais il ne faut pas que ce soit dit !
    Alors on peut le faire, mais il ne faut pas se faire prendre et c’est là le tort de la NSA.
    En fait les russes et les chinois en font autant, et ce n’est pas parce que les américains sont nos alliés qu’ils s’en dispenseraient. C’est d’une part une question de sécurité, comme ils le disent, mais c’est aussi très pratique au plan espionnage industriel et les patrons de grosses entreprises le savent aussi et se méfient.
    D’ailleurs je voudrais bien savoir ce que font les services de renseignement français. Je ne pense pas qu’ils espionnent les portables; mais certainement des cibles plus intéressantes.

    Pourquoi les portables? Il est une mode aux USA, c’est d’essayer de trouver la personnalité des personnes et leurs humeurs du moment, en analysant leurs conversations sur le plan psychologique. Je ne pense pas que ce soit très efficace, car c’est loin d’être une science exacte et même si la théorie des jeux permet de faire des calculs exacts, tout dépend de ce qu’on renter dans l’ordinateur comme information.
    Un algorithme mathématique parfait, utilisé par un excellent ordinateur, donne des résultats faux, si on y rentre des renseignements faux !!
    Et puis évidemment c’est amusant de connaître la vie privée des gens, surtout que les pays anglo-saxons en sont très friands. Je suis sûr que la NSA écoute en douce, le portable d’Obama.

    En fait il n’y a pas de quoi fouetter un chat; tout le monde le sait , mais il ne faut pas que la presse en parle.
    En fait les personnes qui risquent d’être visées par une écoute n’ont qu'à être plus prudentes.
    Déjà ne pas parler de choses confidentielles sur un portable ou tout appareil intérieur ou extérieur, relié par wi-fi (presque tous nos téléphones actuels, portables ou liés par radio à une box ou à une petite centrale téléphonique.
    On intercepte très facilement une émission radio.
    Un téléphone relié uniquement pas des fils est déjà plus sécurisé : il faut mettre une bretelle filaire sur sa ligne pour l’écouter.
    Mais toutes les personnes ayant une certaine responsabilité, ont dans les ministères, un téléphone spécial, relié aux autres par des lignes particulières sécurisées, ne passant pas par un opérateur, et les combinés cryptent la parole.
    Bien sûr cela doit pouvoir se décrypter, mais c’est beaucoup plus difficile, cela demande du temps et de plus ces lignes sont très surveillées au plan sécurité. Dès qu’il y a un problème important, ce sont ces lignes qu’on utilise, et si c’est un problème très important et très confidentiel, on va voir la personne pour discuter de vive voix.
    Alors nos dirigeants n’ont qu’à être prudents !

    En fait je ne crois pas que la divulgation de cette broutille internationale ait été faite uniquement pour embarrasser les USA et empoisonner les relations franco-américaines.
    Le cinéma politique est de pure façade, destiné à l’opinion publique.
    Evidemment cela la fiche mal, au plan image, si la NSA écoute ce que François Hollande dit à Julie Gayet.
    C’est bizarre que cette information sorte juste au moment où le gouvernement présente au parlement la loi sur le renseignement.
    De plus, je crois que la NSA devrait écouter le portable du Pape François, elle aurait peut être meilleure conscience après ! LOL


Lundi 25 mai 2015 à 8:13

Actualité

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    Le peu de sérieux des journalistes m’agace toujours. Ils veulent faire du sensationnel et donnent donc des informations sans même vérifier leur exactitude ou leur sens exact.
    Depuis deux jours, les journaux télévisés nous répètent que la grippe de cet hiver a fait 18 000 morts ou 18000 morts de plus (que quoi, on ne nous dit pas !).
    En fait c’est inexact. Tous les hivers on enregistre une certaine mortalité et on peut faire une statistique moyenne et chiffrer chaque année les écarts.
    Cette année, pendant l’hiver 2014/2015, on a enregistré 18 300 décès de plus que ce chiffre moyen habituel. En fait ils sont décédés de causes multiples Et c’est parfois difficile de savoir de quoi.
    Comme il y a eu une épidémie sérieuse de grippe, les journalistes font un raccourci en lui attribuant cet excédent de mortalité. C’est d’autant plus difficile à dire que la grippe ne tue pas par elle même, mais elle affaiblit l’organisme et les défenses immunitaires et en général on meurt de complications, par exemple pulmonaires, souvent dues à d’autres bactéries, ou à une maladie préexistante, cardiaque par exemple; mais sans la grippe initiale, ces personnes n’auraient sans doute pas été malades ou auraient guéri.

    En fait les responsables sanitaires ont divers outils de mesure.
    Ils ont des statistiques de consultations médicales et, cet hiver, les consultations des médecins pour un syndrome grippal ont été comparables aux autres années, environ 2,9 millions de patients. Par contre la virulence a été plus forte avec 11% d’hospitalisation, contre habituellement 6 à 9 % et les services d’urgences ont été encombrés. Il y aurait eu 1558 malades admis en réanimation après une grippe.
    Bien entendu, ce sont les personnes âgées les plus touchées.

    Outre sa virulence, deux raisons semblent expliquer cet accroissement de décès, qui est incontestable, même si on ne sait pas chiffrer le nombre exact dont la grippe est responsable.
        - On a mis dans la tête des gens que les vaccins sont dangereux et le taux de vaccination contre la grippe est en baisse. C’est idiot car les réactions néfastes au vaccin antigrippal sont rares, peu dangereuses et négligeables par rapport aux bénéfices apportés.
    Le taux de vaccination des personnes à risque a été inférieur à 50%, alors qu’il faudrait atteindre au moins 75%, pour éviter une trop grande contamination.
        - Le vaccin a été moins efficace cette année car les trois souches qu’il comprenait n’étaient pas celle du virus de l’épidémie de cette année qui était un H3N2, mais il avait néanmoins une certaine action de protection, les personnes atteintes l’étant de façon moins importante.
    Certaines précautions, comme notamment le lavage des mains au savon permettrait de diminuer la contamination, notamment celle des enfants qui, du fait ds contacts scolaires sont des vecteurs importants de la maladie.
    Mais la vaccination reste le meilleur rempart contre l’épidémie.

    Je pense que certes, il faut lutter pour réduire toutes les causes de mortalité, mais on nous gave à la télé avec les quelques morts de règlements de compte entre bandes rivales ou gangs trafiquants de stupéfiants, on nous parle beaucoup des 4000 morts des accidents de la route, mais on parle peu des épidémies et encore moins des accidents domestiques  qui font de 18 000 À 20 000 morts par an, en France.
    Les enfants et les personnes âgées sont particulièrement vulnérables : Ces accidents constituent la première cause de décès chez les enfants de moins de 15 ans.
Chaque année, une personne de plus de 65 ans sur 3 est victime d’une chute. Les chutes, tous âges confondus, représentent la première cause de mortalité par accident de la vie courante, viennent ensuite les suffocations, les noyades, les intoxications et les accidents causés par le feu (voir figures ci dessous).

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    La majorité des accidents domestiques des enfants de moins de 5 ans et des personnes de plus de 65 ans surviennent à l’intérieur du domicile. La pièce la plus dangereuse de la maison est la cuisine, suivie de près par la cour et le jardin.
    Les statistiques de lieu donnée par les organismes du ministère de la Santé sont les suivantes :
            - 24% dans le jardin et la cour
            - 25% dans la cuisine
            - 9% dans le séjour
            - 8% dans les escaliers intérieurs
            - 8% dans les escaliers extérieurs
            - 7% dans les chambres
            - 4% dans les salles de bain
            - 24% autres lieux

    Ces chiffres ne reflètent que les accidents donnant lieu à déclaration. Combien d’autres accidents passent au travers des statistiques ?
    Un grand nombre de ces accidents pourraient être évités avec quelques précautions, et surtout une adaptation de l’habitat pour une meilleure sécurité au quotidien de tous les membres de la famille.
    Mais les journalistes et les pouvoirs publics donnent rarement des conseils et on voit rarement à la télé des sensibilisation sur ce sujet.
    Ce serait sans doute plus ennuyeux pour les voyeurs qui se gavent de faits divers, mais certainement plus utile à la société.

Vendredi 22 mai 2015 à 7:55

Actualité

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    J’ai du mal à considérer les événements comme tristes et mon optimisme reprend toujours le dessus.
    Je sais par exemple que je mourrai forcément un jour et que ma vie est plutôt derrière moi, mais cela ne me tracasse pas.
    Je pense que une fois parti, on ne peut plus faire grand chose et qu’il faut donc penser aux vivants qui restent, notamment à sa famille.
    Alors je souhaite que mon enterrement soit le plus bref possible, pour que la peine dure le moins possible.
    Je réfléchis à ce qu’on pourrait faire de mes cendres. Les disperser en mer, en Bretagne. Je trouve que le souvenir doit rester dans les cerveaux et les cœurs et pas dans les cimetières.

    Et je suis tombé sur des articles, sans doute sérieux mais qui m’ont fait sourire.
    Une suédoise et une américaine ont trouvé une autre solution qu’enterrement et crémation en transformant le corps des défunts en compost.
    Cela m’a amusé car, en Bretagne j’ai un grand composteur, où on met des tontes de gazon, les épluchures de légumes et fruits et les tailles d’arbres, broyées par un gros broyeur électrique.
    Alors je me demandais comment on me plierait pour que je rentre là dedans ! LOL
    J’étais dans l’erreur.

    Voici le système suédois :
    Le corps du défunt est congelé dans de l'azote liquide à -196°C, ce qui le rend très fragile, puis est « secoué » quelques minutes (panier à salade ou machine à laver sur essorage ?) et se réduit en minuscules particules, qui sont ensuite séchées à froid pour en extraire l'eau. La matière sèche restante est filtrée pour en retirer les métaux, comme le mercure issu des dents, (bof, les dentistes n’utilisent plus les amalgames), et transférée dans un petit cercueil biodégradable, le poids total de la matière ayant considérablement diminué au fil du processus. Enfoui dans la terre à faible profondeur, le tout se désagrège rapidement en nourrissant la terre qui l’entoure.
    Je me vois volontiers engraisser un joli buisson de fleurs.

    L’américaine est plus terre à terre et n’essaie pas de ménager les proches
    Elle se base sur des sociétés américaines qui fabriquent déjà du compost, à partir de dépouilles d’animaux.
    Les corps doivent être placés dans de la sciure de bois, en un lieu ventilé car les bactéries du corps ont besoin d’oxygène pour libérer les enzymes qui détruisent les tissus;  elles dégagent de l’énergie et la température peut atteindre 60 d° (aie, cela va me brûler; je trouve déjà trop chaud un bain à 40 d°).
    Après tout c’est peut être moins désagréable de se faire dévorer par les enzymes des bactéries que par des vers qui vous chatouillent !
    Le New York Time a même publié un croquis de bâtiment que j’ai reproduit ci-dessus, et que notre conceptrice américaine a baptisé « Le Foyer ». Les corps sont placés au sommet et descendent peu à peu en se transformant, et comme dans mon bac à compost on recueille le terreau en bas.
    Mais c’est hors de la vue d’une grande salle où les familles viennet se recueillir, comme au crématorium
    J’espère qu’ils ont pensé à récupérer la chaleur produite, pour chauffer écologiquement le village voisin.

    En fait, de même que la justice américaine fait avec les criminels des tractations dignes de marchands de tapis, pour éviter les frais de procès et d’exécution des condamnés, de même le projet a sa petite justification de « promotion business » : on évite les coûts des enterrements, chaque année, environ 500 000 tonnes de bois, 1,5 millions de tonnes de béton et 3,5 millions de litres de produits d’embaumement, et les crémations rejetteraient 250 000 tonnes de CO2 dans l’atmosphère.
    Et fric oblige, les assurances commencent à s’intéresser au procédé !

    J’avoue que je n’avais pas encore pensé à cela : une fin écologique, les défunts vont devenir des arbres (le rêve de certains qui croyaient à la métampsychose !)!  Pourrai-je choisir mon arbre ou mon buisson?
    Et on pourra manger de bons légumes, boostés aau compost de son grand -père !
    Vous avez même une pétition qui circule en Belgique et qui vous en vante tous les avantages sur un blog : http://www.humusation.org
    Un beau titre « mourir pour donner la vie ».
   
    Le plus tard possible quand même !

Dimanche 17 mai 2015 à 8:39

Actualité

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     La télé nous rabat les oreilles avec les discussions concernant la décision du gouvernement de faire des essais de limitation à 80 km/h sur certains tronçon de routes dangereux.
    Je ne prendrai pas part à la polémique, car je ne connais pas le dossier précis.
Il semble que ce soient des tronçons de lignes droite où il y aurait de nombreux accidents et je comprends que le ministre essaie diverses solutions. S’il arrive à en diminuer le nombre, c’est bien.
    Mais évidemment c’est plus simple et moins coûteux de mettre deux panneaux de limite de vitesse, plutôt que de faire des aménagements plus importants, comme élargir et mettre un rail central.

    Par contre j’ai entendu journalistes, conducteurs comme membres d’associations diverses dire d’énormes bêtises.

    D’abord on ne raisonne que sur le nombre de morts. Certes c’est important d’éviter que des gens ne perdent la vie, mais être un blessé grave, c’est aussi un accident très regrettable.
    Et on n’est pas dans le domaine sentimental, mais dans celui technique d’essayer de connaître la cause des accidents et leurs conséquences pour mieux les éviter.
    On néglige une chose importante : en 20 ans, les voitures grâce aux essais des constructeurs, ont fait d’énormes progrès en cas de chocs : carrosseries déformables, architecture différente, sièges et airbags…. Donc des personnes qui dans le même accident seraient autrefois mortes sont aujourd’hui blessées.
    Alors je pense que l’on devrait aussi comparer les statistiques (morts + blessés graves), car les conclusions d’efficacités des mesures seraient peut être très différentes et les progrès que l’on attribue à certaines mesures, basés sur les statistiques de mortalité seule, apparaîtraient peut être beaucoup moins efficaces.
    On oublie aussi de comparer les statistiques d’accidents au nombre de km parcourus qui ont énormément augmenté.

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    Je pense qu’on raisonne sur des impressions (ou du sensationnel journalistique), et non sur des faits.

    Par exemple beaucoup d’automobilistes disent que cela ne sert à rien de diminuer la limite de vitesse. Ce n’est peut être pas efficace pour diminuer le nombre de morts (je ne sais pas ce qu’il en est pour les endroits concernés), mais il est certain que l’impact à 80 kmh est moins important qu’à 90. Pour un piéton ou un cycliste c’est primordial. Des limitations de vitesse en ville sont donc sûrement plus importantes que sur route pour la sécurité.
    Par contre si deux voitures se télescopent de face, 160 ou 180 km/h, c’est presque pareil au plan du choc. Là le seul garde fous serait la glissière centrale !ou les routes séparées.
    A un carrefour, rentrer à 90 km/h plutôt qu’à 60 km/h dans une personne qui débouche transversalement est certainement plus mortel, mais ne faudrait il pas surtout dégager la vue sur ce carrefour?
    Il est évident que les impacts sont moins graves si la vitesse est plus faible.
    Et l’efficacité du freinage est plus grande si on part d’une vitesse initiale plus faible et donc la vitesse d'impact est plus faible aussi.


    Mais quand j’entends dire par une présidente d’association que mettre une limitation générale à 80km/h épargnerait 400 vies par an, cela me fait douter du bon sens de la personne.
    Elle se base sur une formule mathématique, établie par un hurluberlu, entre vitesse et nombre de morts, qui mélange toutes les données statistiques.
    On peut estimer (avec difficulté) la probabilité de mort dans un véhicule, selon la vitesse et l’endroit de l’impact au moment du choc, mais extrapoler cela aux accidents est absurde.
    D’abord dans beaucoup de cas on ne connaît même pas la vitesse du véhicule avant accident, ni sa vitesse résiduelle après freinage. Il y a une différence énorme de précision entre les paramètres d’un choc dans un labo d’essais et ceux d’un accident réel.
    Que la vitesse augmente les conséquences d’un accident, c’est indéniable. Mais qu’on dise que la vitesse est la principale cause des accidents en tout lieu et en toutes circonstances est absurde.
    Les causes possibles d’un accident sont en effet multiples.

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     On ne fait pas état de statistiques sur le nombre de morts et de blessés dûs à une absorption de drogue où d’alcool. Même si la vitesse était trop élevée, la cause est alors due à la non maîtrise des facultés du conducteur, et un panneau de limitation n’aurait rien fait.  Quand un automobiliste ivre fauche un piéton ou un cycliste à 150 km/h, ce n’est pas la vitesse qui est fautive, mais son ivresse qui l’a entrainé à rouler ainsi.
    Il est certain que la vitesse est à l’origine de la mort dans les Alpes des 150 passagers de l’Airbus, mais cela n’en n’est pas la cause.
    Et bien d’autres raisons interviennent : l’état mécanique du véhicule, l’état de la route, la visibilité, les conditions météorologiques, la fatigue du conducteur, sa compétence, l’attention qu’il  avait à la surveillance de la route, les erreurs d’autres automobilistes, (motos, vélos, piétons), le fait qu’il ait été surpris….
    L’attention en conduite sur route doit être permanente. une conversation au téléphone, de la musique avec des paroles qu’on écoute, la conversation avec un autre passager, à fortiori si on regarde ailleurs que devant soi….
    Tout cela peut se passer autant à 80km/h qu’à 90 et certains vous ditront même qu’ils feront moins attention s’ils roulent moins vite.

    Je n’ai jamais vu non plus de statistiques indiquant si ceux qui avaient eu un accident grave avaient l’habitude de dépasser les limites de vitesse ou s’ils roulaient trop vite exceptionnellement. Je pense qu’un panneau limite quelqu’il soit n’empêchera pas certains de rouler plus vite. Mais je pense aussi qu’une personne qui n’a pas l’habitude de rouler vite a plus de chance d’accident à vitesse élevée qu’un conducteur qui en a davantage l’habitude.
    Il y a beaucoup d’endroits où il n’y a guère de danger à rouler vite. Un bon conducteur est celui qui mesure la vitesse dangereuse à un endroit et un moment donné.
    Il m’est souvent arrivé de rouler à 70 km/h sur une autoroute par une pluie battante qui limitait considérablement la visibilité, et de voir des gens continuer à rouler à 100 km/h (donc au dessous de 110 limite), et qui à mon avis, risquaient l’accident. Les limitations systématiques de vitesse ont enlevé ce bon sens aux conducteurs.
    Un autre aspect m’interpelle : les accidents avec les poids lourds sont catastrophiques; et ils n’ont le plus souvent aucun lien avec la vitesse. Leur masse et les incendies qu’ils déclenchent en écrasant les réservoirs d’essence sont des plus graves.

    Par ailleurs il est absurde de mélanger les statistiques d’autoroutes, de grandes routes, de proche banlieue et de circulation en ville ou dans des villages et lieu-dits.
De même que les accidents motos, vélos et piétons devraient être traités à part. Les circonstances et lieux sont en général très différents.


    Ce qui m’agace c’est le battage que l’on fait autour dune mesure bénigne d’expérimentation, qui n’est pas nocive en soi, mais dont on ne sait si elle aura une quelconque efficacité - (mais c’est un essai pour savoir, mais cela m’étonnerait qu’il y ait assez de cas nets pour que la statistique soit probante dans 2 ans !).
    On parle beaucoup moins de ce qu’on pourrait faire pour qu’il y ait moins de morts dans les tremblements de terre, du fait de cancers, de maladies de cœur ou d’Ebola.
    Vous trouverez par contre d’excellents rapports avec des faits et des statistiques détaillées dans les rapports de la sécurité routière.
http://www.securite-routiere.gouv.fr/la-securite-routiere/l-observatoire-national-interministeriel-de-la-securite-routiere

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