Lundi 11 novembre 2013 à 8:24

Ecologie, Changement climatique

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    Une hydrolienne est une turbine hydraulique, sous l’eau ou en surface,qui utilise l’énergie des courants, comme une éolienne utilise l’énergie cinétique du vent.
    Une telle turbine a des avantages certains :
        - Les hydroliennes sont beaucoup plus petites que les éoliennes à puissance égale, car la masse volumique de l'eau est environ 800 fois supérieure à celle de l'air.
        - L’hydrolienne utilise une énergie renouvelable (le courant marin) et elle ne pollue pas (notamment pas de CO2). On peut utiliser des courants marins continus dans le même sens ou des courants alternatifs liés aux marées.
        - De nouveaux modèles d'hydroliennes semi-immergés peuvent être adaptés aux rivières, même petites, sans avoir les impacts écologiques des turbines classiques, et si elles produisent moins d'électricité que les turbines classiques, elles peuvent être beaucoup plus légères, et demander bien moins d'investissement.
        - Les potentiels des courants marins et d’eau douce, sont très importants
        - Mais surtout ces courants ne sont pas intermittents comme le vent et on connaît leurs variations, ce qui permet de prévoir la production électrique
    Bien entendu il y a aussi quelques inconvénients :
        - Les hydroliennes créent des zones de turbulences, qui modifient la sédimentation et le courant, avec de possibles effets sur la flore et la faune jen aval Il faut empêcher les poissons d’être happés dans leurs pales et protéger celles ci contre le sable.
        - Pour éviter le développement des algues et organismes encroûtants sur l'hydrolienne, il faut utiliser des produits, qui ont une certaine nocivité, et nécessitent un entretien régulier. C’est vrai aussi dans les centrales hydroélectriques).

http://lancien.cowblog.fr/images/EnergieClimat2/IMG0001.jpg   La première turbine hydrolienne française, «Sabella, va bientôt voir le jour. Ses pales en carbone sont fabriquée»s par la société Hydrohelix Energies, à La-Forêt-Fouesnant (Finistère).. Un prototype à fonctionné un an en 2009 dans la rivière Odet et la première turbine d’une puissance de 1 Mw sera installée entre Ouessant et Molène pour fournir de l’électricité à ces îles.
    Une autre hydrolienne «Arcouest» est en essai à Brest, conduits par OpenHydro, sous l’égide de la Direction des Constructions Navales..
    François Hollande a lancé, lundi 30 septembre à Cherbourg, un appel à projets pour des fermes pilotes d'hydroliennes au large des côtes normandes et finistériennes. Trois ou quatre fermes, comprenant chacune cinq à dix hydroliennes, seront implantées sur deux sites : le raz Blanchard, au large du Cotentin, et le passage du Fromveur, au large du Finistère. Chacune des fermes sera subventionnée par l'Etat à hauteur de 30 millions d'euros, et le tarif d'achat de l'électricité produite sera fixé à 173 euros par mégawattheure.. (le coût moyen actuel en France pour le consommateur est de l’ordre de 110€/Mwh).

    Enfin le gouvernement, au lieu de développer des éoliennes extrêmement coûteuses qui ne produisent que de façon intermittente, alors qu’on ne sait pas stocker l’énergie électrique, a enfin compris qu’il y aurait un gisement énorme dans nos rivières et nos côtes.

Mercredi 30 octobre 2013 à 8:17

Ecologie, Changement climatique

Hier je parlais des constatations faites sur le réchauffement climatique dans le rapport du GIEC, mais quels changements quant aux prévisions depuis le rapport de 2007 ?

http://lancien.cowblog.fr/images/EnergieClimat2/2763043.jpg    Jusqu’à présent, le GIEC envisageait différentes trajectoires de développement, en fonction de données démographiques, économiques ou encore de choix énergétiques variables. En était déduit un certain niveau d’émissions de gaz à effet de serre, de concentration de CO2, et donc de réchauffement.
    Dans le rapport 2013,, la démarche a été inversée: les scientifiques ont pris pour point d’entrée des niveaux de concentration de CO2, à partir desquels ont été calculés les niveaux d’émissions et les trajectoires socio-économiques correspondants.
    Le GIEC a sélectionné quatre niveaux d’évolution du bilan radiatif de la terre, en Watts/m2 (voir courbes ci contre les traits continus correspondent aux nouveaux scénarios  et  bien sûr cela ne vous dit pas grand chose et à moi non plus.
    En fait le scénario maximal» (RCP8,5), correspond à notre monde qui atteindra 9 milliards d’individus dans le siècle, population qui stagnera ensuite, et une émission de CO2, qui va croître, car on continuera à utiliser le même mélange d’énrgie, notamment fossiles qu’aujourd’hui.
    Le scénario (RCP6), prévoit une utilisation plus grande d’énergies autres que fossiles : nucléaire, éolien, solaire et combustibles moins polluants, mais avec un effort modéré.
    Le scénario (RCP5) décrit la même hypothèse démographique mais avec une économie rapidement dominée par les services, les « techniques de l’information et de la communication » et dotée de technologies énergétiquement efficaces, et un effort intense d’économie d’anergies, mais sans initiatives supplémentaires par rapport à aujourd’hui pour gérer le climat.
    Le scénario (RCP 2,6) est très optimiste;  il n’a pas d’équivalent parmi les anciens scénarios. Il correspond à des émissions de gaz à effet de serre proches de zéro à la fin du XXIe siècle. Cela implique de réduire fortement, dès aujourd’hui, les émissions de gaz à effet de serre, mais aussi probablement d'avoir recours à des techniques de (re)stockage d'une partie du carbone déjà émis. Il est malheureusement peu réaliste, mais a une valeur de symbole, d’idéal à atteindre.

    Quelles conséquences le GIEC prévoit il ?
   
Augmentation des températures moyennes :
     Si dans le scénario optimiste peu probable, le réchauffement moyen n’excèderait pas 0,5 à 1 d°C, il est beaucoup plus important dans les autres hypothèses.
    Ce réchauffement serait compris, à l’horizon 2080/2100, 1,1 à 2,6 d°C pour (RCP4,5) 1,4 à 3,1 pour (RCP6) et 2,6 à 4,8 pour (RCP8,5)
    Vous trouverez ci dessous les courbes correspondant aux hypothèses (RP2,6) et (RP8,5), ainsi que les planisphères correspondants.
    Il est pratiquement certain que, dans la plupart des régions continentales, les extrêmes chauds seront plus nombreux et les extrêmes froids moins nombreux aux échelles quotidienne et saisonnière, à mesure que la température moyenne du globe augmentera. Il est très probable que les vagues de chaleur seront plus fréquentes et dureront plus longtemps. Toutefois, des extrêmes froids pourront se produire occasionnellement en hiver


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    Le deuxième planisphère correspond aux variations des précipitations.
    « Avec le réchauffement, nous nous attendons à voir les régions humides recevoir plus de pluies et les régions les plus sèches à en recevoir moins.” dit Thomas Stocker, co-président du groupe de travail du GIEC.
    Les événements de précipitations extrêmes deviendront très probablement plus intenses et fréquents sur les continents des moyennes latitudes et les régions tropicales humides d’ici la fin de ce siècle, en lien avec l’augmentation de la températures moyenne en surface.

    Les glaces continueront à fondre tant dans l’arctique que dans les couvertures neigeuses et glacières. A la fin du siècle, la diminution est comprise entre 43 % pour le scénario (RCP2.6) et 94 % pour le scénario (RCP8.5), à la fin des étés (seprtembre), c’est à dire pour ce dernier scénario, une absence de glace.


    L’océan continuera à se réchauffer au cours du XXIe siècle. De la chaleur sera absorbée à la surface et pénètrera jusqu’à l’océan profond, affectant la circulation océanique, ce qui apportera des modifications dans le cheminement des courants marins..
    Les estimations les plus probables du réchauffement de l’océan à la fin du XXIème siècle, sur les cent premiers mètres sont d’environ 0,6°C (RCP2.6) à 2,0°C (RCP8.5), et d’environ 0,3°C (RCP2.6) à 2d° (RCP 8,5), pour les profondeurs d’environ 1000 Mètres.
    Le niveau des mers continuera de s’élever. Si pour le scénario peu probable (RCP2,6) l’élévation est faible et peu dangereuse, 0,2 à 0.5 m, par contre le scénario (RCP8,5), avec une élévation comprise entre 0,5 et 1m, ce qui entraînerait de lourdes conséquences.
    Le rapport fait état également d’une acidification des océans et donne des variations correspondantes de ph.

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    Enfin une constatation déjà connue quant à la persistance du changement climatique.
    L’inertie du changement climatique est considérable, de l’ordre de plusieurs siècles, et elle est due aux émissions de CO2 passées, présentes et futures.
    La plupart des caractéristiques du changement climatique persisteront donc pendant plusieurs siècles même si les émissions de CO2 sont arrêtées.
     Selon le scénario, environ 15 à 40% du CO2 émis restera dans l’atmosphère plus de 1000 ans.
    En raison des longues constantes de temps caractérisant les transferts de chaleur entre la surface et l’océan profond, le réchauffement océanique se poursuivra sur plusieurs siècles.
     Il est pratiquement certain que l’élévation du niveau des mers due à la dilatation thermique, se poursuivra après 2100, pendant de nombreux siècles.

     Malheureusement, avec le peu de réactivité des gouvernements mondiaux, notamment USA, Chine et Inde, l'hypothèse la plus probable, et encore avec une prise sérieuse de conscience des enjeux, est la (RCP 6)
.
     Une lacune est aussi que le GIEC se contente de données physiques. Il laisse aux climatologues le soin d'en rechercher des conséquences en divers lieux et c'est cela qui nous intéresserait le plus. Mais c'est vrai que c'est très difficile et incertain de se livrer à cette prévision.

Mardi 29 octobre 2013 à 8:19

Ecologie, Changement climatique

   Le « Groupe d’Experts intergouvernemental sur l’évolution du climat » (GIEC),  a publié le 30 septembre dernier les résultats des 5 dernières années d’études, dans un rapport qui réactualise celui de 2007. C’est un rapport de plus de 2000 pages et fait référence à plus de 9000 publications scientifiques.
    Voici à mon sens les principaux éléments. Je n’ai pas eu le temps de lire ces 2000 pages et je me base sur les publications faites par diverses revues scientifiques et surtout sur le résumé fait pour les décideurs que vous pouvez charger en PDF, sur
        ‎www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/ONERC_SPM_V3c.pdf
mais je vous préviens, il n’est pas facile à lire !.
.

    Les prévisions de hausse des températures et de la fonte des glaces ont été revues à la hausse, et les conséquences néfastes sur le climat de la planète sont confirmés.
    Le réchauffement moyen depuis 1880 est évalué à 0,85°C et les trois dernières décennies sont les plus chaudes depuis au moins 4.000 ans.
    La cause est imputée aux rejets de dioxyde de carbone (CO2), de méthane (CH4), et de protoxyde d’azote (N2O) dans l’atmosphère. Leur concentration atmosphérique est la plus élevée de ces 800.000 dernières années.
    La conséquence est une élévation des températures comprise entre 0,3°C et 4,8°C pour la période 2080-2100, par rapport à la période 1985-2005. La probabilité que la température s’élève de moins de 2°C reste faible.
    Le réchauffement climatique est bien dû essentiellement à l’activité humaine.

    Les constatations actuelles :
(je parlerai dans de futurs articles des prévisions et des conséquences climatiques)

    La basse atmosphère se réchauffe et la stratosphère se refroidit : c’est la conséquence de l’effet de serre. (voir les deux schémas ci dessous, Stratosphère où la température diminue, et basses couches où la température augmente). Ces courbes se passent de commentaires.
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    Le schéma suivant est une répartitions des hausses de température dans le monde. Il représente la différence entre les températures moyennes de la période 2001 2009 et celle de la période 1951-1980
    On voit, ce qu’on connaissait déjà que le réchauffement est plus sensible aux pôles.
    La température moyenne à la surface de la terre a augmenté, entre 1900 et 2010 de 0,89 d°.
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    Mais en fait, l’énergie fournie par le soleil et injectée dans le système climatique, n’est absorbée par les terres que pour une très faible partie (marron clair) et encore moins par l’atmosphère (marron foncé) - heureusement pour nous.
    La majeure partie est absorbée par les océans en profondeur (bleu foncé) ou en surface (bleu clair). Une partie est également absorbée par les glaces (qui fondent l’été).


    Il en résulte deux observations :

    Les océans se réchauffent plus progressivement que l’atmosphère et se dilatent d’où une élévation du niveau des mers.
    Les courants océaniques sont affectés
    Par ailleurs le CO2 acidifie l’eau des mers.
    Entre 1970 et 2010, la température moyenne des océans a augmenté de 0,11 d° en surface (jusqu’à 75 mètres de profondeur).
    L’élévation du niveau des mers a été, entre 1901 et 2010 de 19 cm, en moyenne, mais certaines régions sont plus affectées que d’autres.



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    En ce qui concerne les glaces, la banquise arctique estivale a perdu, en surface, entre 9,4 % et 13,6 % depuis 1979.
Les glaciers de montagne ont perdu en moyenne 275 milliards de tonnes (Gt) de glaces par an entre 1993 et 2009 et la couverture neigeuse de l’hémisphère nord a perdu en moyenne 11,7 % par décennie entre 1967 et 2012.   
    Plus de 750 millions de tonnes fondent des montagnes chaque jour en moyenne sur les deux dernières décennies, et la fonte des glaces des calottes polaires du Groenland et de l’Antarctique est d’environ 990 millions de tonnes par jour.


    On constate toutefois un ralentissement du réchauffement du climat depuis une quinzaine d'années. Plusieurs éruptions volcaniques et une baisse de l'activité du Soleil ont joué un rôle dans cette pause de la hausse des températures, mais la cause principale provient des océans, où la chaleur s'accumule en profondeur, et notamment de la tranquillité relative du courant «El Nino».
    Ce ralentissement n’est qu’une pause ne mettant pas en cause l’ensemble des phénomènes.

    Au plan climatique, des changements concernant de nombreux événements météorologiques et climatiques extrêmes ont été observés depuis environ 1950 (voir Tableau SPM.1 pour plus de détails). Il est très probable que le nombre de journées et de nuits froides a diminué et que le nombre de journées et de nuits chaudes a augmenté à l’échelle du globe6. Il est probable que la fréquence des vagues de chaleur a augmenté sur une grande partie de l’Europe, de l’Asie et de l’Australie. Il est probable qu’il y a davantage de régions terrestres où le nombre d’épisodes de précipitations abondantes ait augmenté plutôt que diminué. La fréquence ou l’intensité des épisodes de fortes précipitations a probablement augmenté en Amérique du Nord et en Europe

    En résumé, nous perturbons le climat en renforçant l'effet de serre, en emprisonnant de l'énergie sur la planète, plutôt qu'en la renvoyant vers l'espace. 93 % de cette énergie ainsi prisonnière, est stockée en réchauffant les eaux maritimes, 3 % réchauffe les sols, 3 % est consommée dans la fonte des glaces et 1 %, uniquement, est stockée à travers le réchauffement atmosphérique.
    On constate doincqu'une toute petite variation des échanges d'énergie entre océans et atmosphère peut jouer un rôle important d'une décennie à l'autre. Nous n'avons aucun contrôle sur ce mécanisme de variabilité interne du climat.
    Mais à l'horizon de trente ans, tous les scénarios montrent un réchauffement atmosphérique.

    Je parlerai demain de ces scénarios.

Mercredi 28 août 2013 à 8:09

Ecologie, Changement climatique

            Il faut effectivement attende la parution du rapport du GIEC pour savoir ce qu'il comporte.
            Mais quelques données sont déjà connues.
 
            Il semble que les études actuelles font trop la part du dioxyde de carbone CO2. Il faudrait davantage tenir compte des oxydes nitreux et de certains fréons, qui ont des durées de vie d'une centaine d'année dans l'atmosphère, comme le CO2, et surtout du méthane, qui lui, heureusement, a une durée de quelques dizaines d'années, mais qui a un pouvoir radiatif beaucoup plus fort.
            Les dernières études prennent en compte une équivalence de 21 tonnes de CO2 pour une tonne de CH4. Il semblerait par ailleurs que les émissions de méthane ait été sous-estimées. Y contribuerait notamment les déjections du bétail, des libérations dues à la fonte des glaces du pôle, et des fuites dans l'exploitation du gaz naturel qui s'intensifie actuellement.
 
            Une autre inconnue est la cause du ralentissement actuel du réchauffement depuis dix ans, alors que les émissions de CO2 auraient plutôt augmenté. (voir courbe ci-dessous).

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            Plusieurs causes sont avancées :
 
- D'abord un biais dans les calculs : l'élévation est mesurée dans quelques stations et un calcul d'extrapolation est fait pour évaluer la température globale moyenne de l'ensemble de la terre.
Des inexactitudes sont possibles dans ce calcul.
 
- Il existe des variations dans le temps des variations climatiques naturelles, qui ont déjà eu lieu par le passé et 10ans est finalement une très courte durée.
 
- Des phénomène "d'obscurcissement" de l'atmosphère ont eu lieu qui diminue la proportion de chaleur envoyée par le soleil : des éruptions volcaniques importantes, et la multiplication des centrales à charbon, notamment en Chine et en Allemagne, qui rejettent non seulement du CO2, mais aussi des poussières, en particulier de carbone non brûlé.
 
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- Le grand courant chaud "El Nino", qui traverse tous les 5 à 7 ans l'océan Pacifique, entraîne une hausse des températures. Il avait connu une forte activité en 1998, l'année la plus chaude depuis 1850; depuis El Nino est relativement peu actif.





 
- De même l'activité solaire a été faible de 2006 à 2011 (peu de taches solaires). Ce cycle de faible a sans doute limité l'énergie reçue par la terre.
 
            Par contre il ne semble pas qu'il y ait d'avancée notable, quant aux conséquences pratiques du réchauffement climatique, et notamment au dépassement possible des 2 d° fixés au protocole de Kioto. La fonte des glace est certes mieux connue, l'effet sur la végétation est étudié, mais on ne sait pas quelles seraient les conséquences exactes en matière de tempêtes et de précipitations. Le climat à court terme n'est pas prévisible en fonction des variations climatiques à long terme.

Mardi 27 août 2013 à 8:46

Ecologie, Changement climatique

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            Le groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), qui avait fait un rapport sur l'évolution du climat en 2007, doit rendre public un cinquième rapport dans les mois prochains, qui fera à nouveau le point de la question.
            On a déjà des informations sur ce contenu, qui dans une première partie, fera le point sur l'évolution des modélisations et des modifications physiques du climat prévisibles, dans différents scénarios. Dans une deuxième partie, il fera des recommandations sur les mesures pour éviter une évolution trop dommageable.
 
            Je voudrais aujourd'hui vous parler des modèles physico-mathématiques qui permettent de prédire l'évolution du climat et de leurs améliorations. Les chercheur utilisent entre 100 et 200 modèles différents et la comparaison des résultats permet justement de faire des progrès dans ce domaine.
            Qu'est ce qu'un tel modèle mathématique ?
            Il est en général composé de plusieurs sous ensembles, notamment ceux qui étudient d'une part l'atmosphère et d'autre part les océans.
            Ce qui est étudié est en général les échanges d'énergie, qui ont lieu et les conséquences physiques qui en résultent.
            Pour cela les chercheurs définissent divers paramètres, comme la température, la vitesse des particules et molécules, leur densité, leur énergie, qui sont évidemment liées à des données mesurables, notamment les vents dans l'atmosphère et le taux d'humidité, ou les courants dans les océans. Il y a évidemment le temps qui s'écoule.
            Ils partent ensuite d'équations de physique-mathématique, telle que celles de conservation de la masse et de l'énergie et celles qui déterminent les trois composantes des vitesses de particules dans l'espace à 3 dimensions.
            Mais peu à peu d'autre phénomènes sont étudiés : l'influence des terres, (réchauffement du sol, convexion due au relief), celle de la végétation et notamment des forêts (qui absorbent en autre le CO2. L'influence de divers gaz dans l'atmosphère sont introduits : dioxyde de carbone CO2, méthane CH4, les divers oxydes d'azote, la vapeur d'eau.... On peut aussi faire des hypothèses différentes d'énergie solaire incidente.
           
            Les informaticiens découpent ensuite la planète - terre, soit l'atmosphère, soit les océans, en petits cubes dont les dimensions sont variables, en fonction du lieu et de la puissance de l'ordinateur, car plus il y a de "boîtes", plus le calcul est long.
            Il faut en effet calculer l'état de toute l'atmosphère toutes les heures, et ceci jusqu'à 2050 ou 2100, ce qui fait beaucoup de passes de calcul (de l'ordre du million pour aller jusqu'en 2100) et ceci pour chaque boîte. Et plus la boîte est petite, plus il faut réduire la fréquence du calcul.
            Avec les nouveaux calculateurs récents, les dimensions des boîtes sont de l'ordre de 150 à 300 km au niveau de l'Europe, mais leurs dimensions décroissent de l'équateur aux pôles. Dans les océans les mailles sont plus petites au niveau des tropiques pour mieux modéliser les courants qui emportent la chaleur vers les plus hautes latitudes (50 km environ), alors qu'elles sont de l'ordre de 300 km au niveau européen.
            Par ailleurs les mailles ont des dimensions plus grandes en altitude, au fur et à mesure que la densité de l'air diminue.
            La modélisation de la terre demande quelques millions de "boîtes".
            On considère que dans les boîtes, les conditions et paramètres sont homogènes (pareils en tous points).
            Si on veut donc réaliser un calcul complet jusqu'en 2100, il faut environ un million de calculs sur un million de boîtes, soit 1012 passes de calcul.
            De plus il faut faire un nombre important de calculs complets pour des conditions initiales différentes, et surtout pour des hypothèses différentes, notamment d'émission par l'homme des gaz à effet de serre. Tout cela demande des mois de calcul avec les ordinateurs les plus puissants actuels (par exemple "Curie", voir mon article du 11 juillet 2013).
 
            La simulation n'est évidemment jamais parfaite. Les équations utilisées ne sont pas tout à fait exactes et les données introduites non plus.
            Pour cela des paramètres ajustables sont introduits dans les modèles, et les chercheurs calculent l'évolution sur une période connue, par exemple de la fin du XIXème siècle à nos jours, et on ajuste les paramètres pour coller à la réalité des mesures.
            Une autre vérification de l'exactitude des modèles est de faire des calculs sur de longues périodes 1500 ans par exemple, pour vérifier que, à rayonnement solaire et teneur en gaz à effets de serre constante, le réchauffement est nul.
 
            L'un des résultats important de ces modèles est de déterminer l'élévation moyenne de température entraînée par l'augmentation des rejets de gaz à effet de serre dans diverses hypothèses, ainsi que l'élévation du niveau des océans. Le GIEC travaille en particulier sur quatre grands scénarii. Les courbes ci dessous donnent l'élévation moyenne de la température globale. Cela peut être affiné par régions du globe.

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            Un autre résultat important est de déterminer l'évolution de la concentration des gaz à effet de serre, car les mécanismes d'absorption sont complexes et une diminution des émissions ne se traduit pas par une baisse immédiate de leur concentration.
           
            Demain, je parlerai de certaines des conclusions du rapport du GIEC.
           

Mardi 2 juillet 2013 à 10:17

Ecologie, Changement climatique

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               De nombreux journaux et les télés ont parlé, ces derniers jours, du 7ème continent. Une expédition française s’y rend actuellement, menée par le navigateur Patrick Deixonne et ses co-équipiers
 
                        Savez vous ce que c’est ?
 
         Situé dans des eaux peu concernées par la navigation marchande et le tourisme, le problème n'intéresse que les écologistes et les scientifiques. La communauté internationale ne s'en soucie guère pour l'instant. Il est important d’y retourner pour médiatiser le phénomène, et l’expédition a pour objectif de faire connaître plus en détail l’ampleur de cette pollution.
            Le septième continent est en effet un amas de déchets sans précédent, qui flotte dans l’océan Pacifique, entre la Californie et Hawaï.
Les déchets produits par les activités humaines et déversés dans les océans sont acheminés par les courants marins vers un nouveau « continent » dont la taille atteint près de 3,5 millions de km², et ils s’y accumulent depuis 50 ans !
 
          Les déchets qui peuplent les océans proviennent en effet à 80 % des terres, portés par le vent ou les rivières – le reste tombant des navires de commerce et de plaisance.
Autrefois, les débris flottants étaient détruits par les micro-organismes mais cela n'est plus le cas avec l'arrivée du plastique, qui constitue 90 % des déchets, flottant sur les océans.
           Ce "continent" de déchets plastique ressemble davantage à une soupe de plastique constitué de gros déchets éparses mais surtout de petits éléments invisibles, que l'on découvre en filtrant l'eau : petits morceaux de plastiques et des granulés de plastique qui sont utilisés comme matière secondaire pour fabriquer les objets en pastique.
             D’après Greenpeace,sur les 100 millions de tonnes de plastique produits chaque année, près de 10 % finit dans les océans, dont 70 % coule au fond des mers et le reste flotte naviguant au grès des courants, dégradés par la lumière du soleil et les courants océaniques.
Le problème c'est le temps nécessaire à la dégradation de ces plastiques (estimé entre 500 et 1000 ans) et le danger des éléments qui les composent.
         Les tortues marines les confondent avec des méduses et s’étouffent, des poissons et des oiseaux les ingèrent, car ils le confondent avec le plancton de taille analogue aux tout petits débris. De plus, les débris de plastique fixent les polluants organiques persistants (POP), connus pour leur nocivité et leur capacité à voyager autour du globe.
Des animaux marins meurent, par contre certains insectes prolifèrent ainsi que des crabes amateurs de ces insectes.
 
Le bateau de Patrick Deixonne, une goélette des années 1930, sera guidé par des satellites pour se rendre là où la concentration de déchets est la plus forte pour mesurer sa densité, avec des prélèvements d'eau, de plancton et de fragments, puis afin de cartographier les zones polluées.
Face à ce fléau deux solutions :
          - D’une part produire moins de plastiques et en organiser la destruction.
          - D’autre part éduquer les hommes à ne pas les jeter n’importe où mais à les recycler (le tri sélectif). Il y a encore beaucoup à faire.
Quelques photos de ce continent d’horreur


 

Vendredi 10 mai 2013 à 8:07

Ecologie, Changement climatique

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                     Une correspondante m’a demandé, dans le cadre d’un travail scolaire, ce que je pensais de l’évolution des polluants humains.
Ma première réaction a été « Pas grand chose, car il y en a trop ! », mai ce n’est pas une réponse que d’éluder ainsi le problème. Alors que dire en quelques lignes d’un article.
D’abord que nous sommes mal informés, et que les médias nous focalisent sur les accidents importants et que cela nous détourne d’une pollution, plus générale, plus insidieuse et contre laquelle on lutte mal et donc dangereuse à terme.
 
Ensuite, pour examiner un problème, il faut mettre un peu d’ordre, alors examinons les polluants dans l’air (l’atmosphère), dans l’eau (des rivières, de boisson), des sols (pollution souvent liée aux précédentes), et dans les objets que nous fabriquons et utilisons. De nombreux produits utilisés dans l’alimentation peuvent se révéler nocifs.
Il faudra aussi penser aux types de conséquences : empoisonnement, maladie chronique, à court terme ou à long terme, simple indisposition, à effet sur le descendance (tératogène). Certains médicaments sont des « polluants » dangereux
Enfin les effets peuvent être sur l’homme ou sur les animaux qui lui sont utiles.
Le caractère accidentel ou chronique de la pollution, la connaissance que l’on en a à une date donnée.
 
Dans les polluants atmosphériques, on va trouver les plus courants suivants :
 Les particules fines, les fumées, l’ozone O3, le monoxyde de carbone CO, le dioxyde de soufre SO2, les oxydes d’azote N2O NO et NO2, le méthane, l’hydrogène sulfuré SH2, mais il en existe bien d’autres notamment en fonction des concentrations recherchées.
Les particules fines désignent les poussières et les gouttelettes microscopiques qui flottent dans l'air et dont le diamètre est de moins de 2,5 micromètres . Leur composition dépend de leur origine, de la saison et des conditions atmosphériques. Les particules fines se composent surtout de sulfates, de nitrates, de carbone, de substances organiques, de minéraux provenant du sol et de métaux. Le carbone provient essentiellement des moteurs diésels et du chauffage.
Le dioxyde de soufre est un gaz incolore dont l’odeur est âcre et piquante. Il provient principalement de procédés industriels et de la combustion de carburants fossiles contenant du soufre, et, la suite de réactions chimiques dans l’atmosphère, le SO2 se transforme en sulfates.
Les oxydes d’azote proviennent essentiellement des transports. Ils peuvent se transformer en libérant de l’ozone.
Le méthane et l’hydrogène sulfuré résultent surtout de fermentations organiques.
 
 Les polluants de l’eau sont extrêmement nombreux, car ils proviennent de l’industrie ou de l’agriculture, et la pollution accidentelle peut se produire avec n’importe quel produit chimique soluble. Mais indirectement t l’homme peut polluer l’eau avec des agents bactériologiques issus de déchets, d’excréments ou de cadavres.
Mais certaines pollutions sont systématiques : on peut citer les nitrates, les hydrocarbures, les phosphates, les métaux lourds, plus récemment les PCB (polychlorobiphéniles).
Un danger récent est constitué par les rejets médicamenteux dans les égouts, notamment dans les selles, qui ne sont pas arrêtés par les stations d’épuration, par exemple les œstrogènes.
L’eau peut aussi être polluée par de simples déchets, comme les sacs et bouteilles plastiques en mer.
 
Les polluants des sols sont voisins des polluants de l’eau. Ce sont des produits organiques ou non, rejetés notamment par l’agriculture ou l’industrie et qui contaminent le sol et sont retenus par les terres. Mais le ruissellement de l’eau de pluie entraine ensuite, en général, une pollution des eaux.
Deux catégories particulières : les pesticides utilisés par l’agriculture et les produits radioactifs lors d’accidents nucléaires.
                      Comme dans la mer, nous voyons de nombreux déchets et ordures joncher le sol, tant dans les villes que dans les campagnes, et la destruction des ordures n'est pas toujours exemplaire (production dd dioxine). Sans parler de tous les objets domestiques et industriels dont nous avons du mal à nous débarrasser : téléphones, ordinateurs, téléviseurs, sacs d'emballage...
 
Polluants des objets fabriqués par l’homme. Là encore ils sont accidentellement très nombreux, car les produits mis en œuvre sont extrêmement nombreux.
Ce peut être des matières utilisées dans la construction (peintures au plomb par exemple) ou dans des objets fabriqués pour leur conférer des propriétés particulières : le bisphénolA qui servait de plastifiant pour la fabrication des biberons en polycarbonates, par exemple, ou les produits anti humidité et moisissures,
 
Enfin une dernière question : doit on considérer un médicament comme un polluant potentiel : quand on voit les dégâts produits par la thalidomide ou le médiator, on pourrait le penser. De même on peut considérer comme des polluants de nombreux produits utilisés dans l’alimentation ‘stabilisateurs, conservateurs, colorants…) et qui peuvent se révéler nocifs.
 
Si cela intéresse certains d’entre vous, je pourrai faire plusieurs articles pour examiner ces diverses sortes de polluants.

Mercredi 1er mai 2013 à 9:32

Ecologie, Changement climatique

Plusieurs correspondantes se sont plaintes que les statistiques concernant la pollution par le CO2 et les gaz à effet de serre, étaient peu claires, ne mentionnaient ni dates, ni unités de mesure, et que la plupart dataient de 2004 ou 2007/8.
C’est vrai car c’est la tarte à la crème des journalistes en mal de papier, et que les organismes sérieux qui étudient le phénomène ne sont pas légion.
Par ailleurs les grandes études ont été publiées en 2004 et 2007 et les nouvelles ne paraitront qu’en 2014. Ce n’est donc pas facile de trouver des statistiques intermédiaires et d’autre part la comparaison aux années antérieures est également intéressante.
 
Le présent article n’a pour but que de reprendre des statistiques publiées par l’Institut National de la Statistique français (INSEE), pat l’Eurostat, l’Agence internationale de l’Energie (AIE) et l’ONU, en comparant des chiffres d’il y a 20 ans à des chiffres actuels.
 
Voici d’abord une courbe qui donne l’évolution globale des émissions de CO2dans le monde et compare ces chiffres aux prévisions du Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) lors de ses rapports de 1990 et 2007., selon divers scénarios
On voit malheureusement que le niveau d’émission se situe dans les prévisions défavorables et cela risque d’entraîner des élévations de température nettement supérieures à 2 d°C, voire vers 4 d°C.
 
http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie2/emissionsCO22010giec.jpg
 
Voici un tableau qui vous donne par grande partie du monde, le chiffre total d’émission de CO2, et le chiffre par habitant, en 1990 et en 2010 (en millions de tonnes.
Vous pourrez trouver un tableau très complet par pays sur :
http://www.statistiques-mondiales.com/emissions_co2.htm car ce tableau est trop volumineux pour que je le publie ici.
Il s’agit de l’émission de CO2 due à l’utilisation d’énergie : transports, chauffage, production d’électricité, industrie …).

http://lancien.cowblog.fr/images/EnergieClimat2/CO219902010.jpg

La carte mondiale ci dessous résume la répartition des pollueurs mondiaux :

http://lancien.cowblog.fr/images/EnergieClimat2/Image11.jpg
 
On constate que les émissions de CO2 continuent de croître et la hausse entre 1990 et 2010 a été de 40%. Après une pause (-1,3%) due à la crise économique mondiale en 2009, la croissance des émissions de CO2 a repris en 2010 ( +4,7%) et 2011.
Le niveau d'émissions progresse dans les pays émergents (+ 7,6 % au global contre 3,4 % pour les pays développés). Les plus fortes progressions ont été en Chine (+ 10,4 %) et en Inde (+ 9,4 %)
 En valeur absolue, les pays qui émettent le plus de CO2 sont la Chine, les Etats-Unis, l'Inde, la Russie et le Japon. Mais attention, par habitant, la Chine et l'Inde apparaissent encore éloignées des Etats-Unis, de la Russie et du Japon. 
Dans la zone Europe, l'Allemagne a le rôle du mauvais élève en 2010, tandis que la France figure dans la même tranche que le  Royaume-Uni et l'Italie. Toujours dans cette zone, les pays les plus vertueux en 2010 ont été l'Espagne, la Suisse et plusieurs pays de l'Est.
Notons, toutefois, que  les pays développés "externalisent" une grande partie de leurs émissions via leurs implantations industrielles dans les pays émergents et donc par le biais de leurs importations. En outre ces sites pourtant récents ne suivent pas toujours des normes environnementales aussi strictes que dans les pays occidentaux.
 
En 2010, les émissions de CO2 dues à l’énergie par habitant reculent dans les pays développés (– 1,9 %) tandis qu’elles continuent de croître ailleurs (+ 4,5 %). Cependant, l’écart de développement et un accès limité à l’énergie restreignent toujours ces émissions en Afrique (0,9 t CO2 / hab), alors qu’en Chine, elles sont quasiment au même niveau qu’en France (5,5 t CO2 / hab). En 2010, un habitant de l’Europe émet en moyenne 7,3 t CO2, soit 15 % de moins qu’en 1990.
Un Français émet trois fois moins de CO2 qu’un habitant des États-Unis, mais aussi nettement moins en moyenne qu’un habitant des autres pays européens.
Il existe par ailleurs une controverse quant à l’émission de CO2 par la Chine, les pouvoirs publics de ce pays,  le plus gros producteur de gaz à effet de serre, ayant grandement sous-estimé cette production (- 1,4 milliards de tonnes, soit 5% de la production mondiale et 20% de plus d’émission pour la Chine).
 
La quantité de CO2 émise par unité de PIB, appelée intensité d’émission de CO2 par rapport au PIB, recule en 2010 par rapport à 1990 dans toutes les régions du monde (– 24 %), sauf au Moyen-Orient (+ 29 %). En Chine, cet indicateur a été divisé par deux depuis
1990, mais il reste élevé, tout comme en Russie : près du double de la moyenne mondiale.
Il est peu élevé en Europe et la France affiche la deuxième meilleure performance de l’UE, derrière la Suède où nucléaire et hydraulique sont également très développés.
 
En définitive on aperçoit que l’Europe fait des efforts pour réduire ses émissions de CO2, sauf l’Allemagne du fait qu’elle a abandonné le nucléaire, les pays africains restent pauvres et consomment peu d’énergie, mais par contre les pays en pleine croissance et à très forte population comme la Chine et l’Inde, sont un facteur important de cette augmentation.
Le sort du climat est donc très lié aux efforts que feront les Etats Unis et la Chine qui à elles deux, représentent 42% des émissions mondiales de CO2.
 
 
           

Mardi 30 avril 2013 à 8:25

Ecologie, Changement climatique

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Je suis étonné que les médias ne parlent que très peu d’un problème, qui évidemment concerne peu la France, mais est important dans le monde.
 
            C’est le problème du droit à l’eau potable pour tout humain.
 
 
            En France évidemment le problème paraît évident : c’est que chacun ait l’eau courante à domicile à un prix qui ne soit pas prohibitif et que la qualité de cette eau soit satisfaisante, pour qu’on puisse la boire.
 
 
            Contrairement à ce que vous pourriez croire, avoir l’eau courante n’est pas si vieux que cela.
            Je me rappelle quand j’allais en vacances chez un de mes grands pères, en Dordogne il y a 70 ans, , bien qu’il y ait quand même déjà l’électricité, il n’y avait pas l’eau courante et les WC étaient au fond du jardin dans une petite cabane, juste au dessus de la fosse septique. C’était particulièrement pratique la nuit dans le noir, ou lorsqu’il pleuvait et qu’il fallait prendre un grand parapluie pour y aller !! En plus on avait toujours peur qu’il y ait des araignées ou des rats dans la cabane qui servait de WC., t qu’ils viennent nous gratter les fesses !!
            On  tirait l’eau d’un puits à coté de la maison, dans le jardin, à la main en tournant une grande roue qui actionnait une grosse chaîne d’acier avec des godets, qui plongeaient dans la nappe souterraine et remontaient l’eau. En haut de la chaîne les godets pleins d’eau suivaient la chaîne sur la roue, devenant horizontaux, puis la tête en bas et l’eau se déversait dans une espèce de cuvette allongée en fonte émaillée munie d’une sorte de bec sous lequel on mettait des brocs qu’on remplissait ainsi. Quatre ou cinq fois par jour il y avait la corvée d’eau : deux brocs de 12 litres, et c’était lourd à porter, même s’il n’y avait que 30 mètres à faire.
            Dans les chambres on avait pour se laver de très belles et grandes cuvettes en faïence de Gien ou de Delft, superbes et qui dataient du 18 ou 19ème siècle, avec un grand pot à eau, cela sur des tables spéciales carrelées? C’était très beau mais pas très commode, mais on arrivait quand même à se laver la figure et les cheveux et un peu le corps avec un gant de toilette
            Il y avait aussi une douche dans une petite pièce, bricolage de grand-père digne du concours Lépine : une cuve en acier de 25 litres juchée à deux mètres de haut sur des cornières d’acier soudées. Il fallait monter par une petite échelle, l’eau chaude et froide dans des brocs et la verser dans la cuve. Du bas de la cuve sortait un tuyau d’acier muni d’un robinet asur lequel était enfilé un tuyau d’acier muni d’une pomme de douche
            Il y avait aussi un évier dans la cuisine, mais pour se laver les mains on versait l’eau dans d’un broc dans une casserole munie d’un long tuyau très fin en cuivre de 30 cm de long et l’eau coulait doucement à son extrémité sur nos mains.
           Il n’y avait pas de cuisinière au bois, au charbon ou au gaz. Juste un minuscule réchaud électrique à une plaque, qui ne servait que très rarement et toute la cuisine se faisait dans l’énorme cheminée de la grande salle commune. Des tas de chaînes pendaient dans l’âtre pour accrocher des marmites de fonte et de cuivre, et des trépieds d’acier permettaient de mettre les casseroles plus ou moins près du feu. Des grils aussi pour la viande et un énorme tournebroche avec un mécanisme d’horlogerie que l’on remontait et de gros engrenages d’acier qui faisaient tourner la broche sur laquelle on mettait rôtis, lapins gigots et volailles. Cela avait un bien meilleur goût que cuit au four domestique d’aujourd’hui ! Ce tourne-broche datait parait il de Louis XVI et se transmettait de père en fils.
 
 
            Mais dans les pays émergeants, ce n’est même pas comme en ce temps là en France et il faut se poser bien des questions pour définir le droit d’accès à l’eau.
            Les pays membres des Nations Unies, ont reconnu en 2010, un doit d ‘accès à l’eau, mais les critères ne sont pas évidents, qui permettraient d’établir un niveau minimal, d'exigences et de mieux orienter les efforts d'amélioration.
            Vaut-il mieux avoir de t'eau courante en permanence à domicile, mais polluée, ou de ['eau saine à une borne-fontaine à 1 000 mètres de son logement ? Lorsqu'on a accès à un réseau d'eau qui ne coule que pendant très peu d’heures par jour, vaut-il mieux investir dans un réservoir de stockage où ['eau risque de croupir, ou recourir à des systèmes d'approvisionnement fournissant une eau de moins bonne qualité ? Vaut-il mieux aller chercher soi-même son eau au puits ou à une borne-fontaine, malgré les problèmes que cela pose, ou acheter des bidons d'origine inconnue à un vendeur ambulant ? Et j’en oublie sûrement.
            Au niveau des experts, il faudrait assurer l'accès à une eau qui satisfasse un test simple de non-contamination biologique, qui nécessite moins de trente minutes pour l'apporter à l’habitation et qui soit disponible au moins douze jours par quinzaine. Ces trois critères ne sont pas suffisants pour satisfaire les conditions de potabilité et d'accessibilité du droit à l’eau de l'homme, mais c’est un premier pas.
 
            Les besoins d'amélioration de ['accès à ['eau potable dans te monde sont souvent sous-estimés. Le seul indicateur statistique disponible au niveau mondial ne concerne qu'un accès à la salubrité de l'eau et mesure environ le nombre des personnes qui prennent leur eau au même endroit que des animaux , en rivière ou puits, soit un peu moins de 800 millions et il en résulte que les gouvernements, médias,0NG … croient que seulement 800 millions de personnes seulement n'ont pas accès à t'eau potable.
            La réalité est bien plus grave : près de 2 milliards d’humains n'utilisent que de t'eau malsaine, dangereuse pour leur santé, et entre 3 et 4 milliards, soit la moitié de ['humanité, utilise de ['eau reconnue comme non potable ou, au moins de temps à autre. une eau de qualité très incertaine.
 
            Les différences d'accès à ['eau créent une véritable fracture sociale, ceux d'un côté, qui ont de ['eau saine en permanence à domicile, et ne perçoivent pas vraiment la valeur de l'eau potable ni la chance dont ils bénéficient. De l'autre côté, il. y a tous ceux qui ont un accès à ['eau plus difficile, plus risqué ou plus coûteux, soit environ 57 % de [a population mondiale et pour eux, l'eau potable a une valeur évidente, car ils n'y ont pas accès, ou difficilement.


Mercredi 17 octobre 2012 à 7:53

Ecologie, Changement climatique

http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures3/caricPole.jpg

           Les journaliste sont toujours trop pressés et de moins en moins instruits .
            L'un d'entre eux, qui faisait un reportage à la télé, disait que la montée des eaux des océans sous l'effet du réchauffement climatique était dû à la fonte de la banquise.
            il devrait savoir (j'ai appris cela en CM2) que la banquise désigne la glace qui flotte sur l'eau. Celle sur la montagne est un glacier. Il existe aussi des terres recouvertes de glace, le sol étant gelé en permanence. C'est souvent ce qu'on appelle le "permafrost" ou le "pergélisol", encore que ce terme représente un sol gelé, mais pas forcément recouvert d'une couche épaisse de glace.
            Mais la glace qui flotte sur l'eau ne fera pas monter le niveau des mers si elle fond. En effet la glace a une densité plus faible que l'eau, et c'est pour cela qu'une partie est émergée, et selon le principe de notre vieil ami Archimède, l'eau qu'elle déplace (dont elle prend la place) à un poids égal à son poids de glace.
            Donc quand la glace fondra, comme son poids ne changera pas, l'eau qu'elle produira sera d'un volume égal à l'eau qui était "déplacée" par la glace flottante et le niveau de la mer n'augmentera pas.
            Par contre si les glaciers ou la glace qui est sur de la terre ferme fondent, l'eau qui sera entraînée vers la mer fera augmenter son niveau. Il semble qu'elles ne contribuent que pour 25 à 40 % à l'élévation du niveau des mers qui est d'environ 3mm par an.
            La plus grande part de cette élévation est due à la dilatation des océans sous l'effet du réchauffement climatique.
            Le réchauffement climatique est plus élevé aux pôles que sur le reste de la Terre. C'est dû principalement d'une part à des phénomènes locaux favorisant l'arrivée d'air chaud pour l'Antarctique, et pour l'Arctique à la fonte des glaces, qui, réfléchissant moins les rayons solaires (et donc les absorbant plus), provoque une élévation de température du sol. (réchauffement depuis 1880 de 2 d°C pour 0,8 d° pour le reste de la planète).
 
            Mais j'ai constaté que je connaissais mal les pôles, et j'ai donc cherché un peu de doc, et trouvé dans le journal "La Recherche", deux très belles photos des régions polaires, que je reproduis ci-dessous avec un petit commentaire.
           
 http://lancien.cowblog.fr/images/Sciences/antar.jpg
 
            Le continent Antarctique est occupé par un continent qui porte le même nom et représente 14 millions de km2, recouverts à 98% de glace, d'épaisseur moyenne 2 km, au dessus de reliefs assez importants à l'ouest (voir la photo). Le continent se prolonge par des banquises, comme la plate-forme de Ross ou la mer de Weddel, qui l'hiver doublent la surface du continent, avec des épaisseurs de 0,5 à 1 mètre de glace, qui fond l'été, en libérant des icebergs.
 
 http://lancien.cowblog.fr/images/Sciences/arc.jpg

            Le continent Arctique. Il représente 13 millons de km2, et est traversé par de grandes dorsale. Mais il comprend beaucoup moins de terres que l'Antarctique. A la périphérie, l'extrémité du Canada, des USA, de la Sibérie et du Danemark et de la Norvège.
            Seuls terres "au milieu", le Groenland et l'archipel de Svalbard.
            Le reste est constitué d'une banquise de plusieurs mêtres d'épaisseur dont une partie fond l'été.
            La limite en jaune ur la photo est celle de l'isotherme + 10 d°C, à l'intérieur duquel la température de l'air ne dépasse jamais 10 d°C, et qui correspond aussi à peu près au passage de la forêt à la toundra.

          
Ces pôles ne resteront pas longtemps sans emploi, car ils ont, dans leur sous sol, de grandes richesses minières, qui pourront peu à peu, être exploitées, malgré le climat plutôt rude.

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