Samedi 21 juillet 2012 à 14:49

Ecologie, Changement climatique

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            J'avais vu un reportage à la télévision sur France 3, et Alyane m'a fait parvenir ce lien
http://raoni.fr/signature-petition-1.php et http://www.raoni.com/
qui est le site où le chef indien Raoni décrit les malheurs qui attendent son peuple.
    Raoni Metuktire est l'un des grands chefs du peuple des Kayapos vivant au cœur d'une réserve protégée sur le territoire du Brésil, et une figure internationale emblématique de la lutte pour la préservation de la forêt amazonienne et de la culture indigène.
    Nicolas Hulot a lui rendu visite, chez lui au cœur de la forêt amazonienne,  et les images qu'il a tourné dans ce réservoir naturel constitueront la matière d'un numéro de sa célèbre émission de TF1 Ushuaïa, qui sera diffusée d'ici la fin de l'année.

    Le problème actuel part d'une bonne intention : diminuer les rejets de CO2 au Brésil en développant l'énergie hydroélectrique, en créant des barrages sur les fleuves.
    Oui mais un barrage suppose que derrière il y a une retenue d'eau et celle ci engloutit un territoire plus ou moins grand. Malheur à ceux qui y habitent
    Le projet de construction du barrage hydroélectrique de Belo Monte sur la rivière de Xingu a été finalement adopté le 1er juin, par l'agence environnementale brésilienne IBAMA.
    D'une puissance de 11 200 mégawatts, le barrage de Belo Monte sera le troisième plus grand barrage du monde avec celui des Trois Gorges en Chine et celui d'Itaipu entre le Brésil et le Paraguay. D'un montant de plus de 11 milliards de dollars, sa construction va permettre d'approvisionner 23 millions d'habitants en électricité. Un enjeu crucial pour le Brésil, selon le gouvernement, car les besoins énergétiques du pays devraient être multipliés par 2,5 d'ici 2030.
    D'autant que ce barrage va également créer 18 000 emplois directs et 80 000 emplois indirects, sur une population de près de 200 millions d'habitants au Brésil. Ce qui n'est pas négligeable pour un pays qui est en plein développement. En tant que quatrième plus grand émetteur de gaz à effet de serre, le Brésil tient un rôle important dans le développement durable. Il est le cinquième producteur mondial d'énergies renouvelables. Il utilise ces énergies à 46% et le pétrole, le gaz naturel et le charbon minéral à hauteur de 52%. Tout comme le secteur agricole, le secteur énergétique est tout aussi capital pour la prospérité économique du Brésil. D'où l'importance de construire un barrage hydroélectrique comme celui de Belo Monte.

    Mais un tel barrage a aussi de très déplorables conséquences.
    - 1500 km2 de forêts vont être détruits. Les poissons vont eux aussi disparaitre de la rivière de Xingu une fois le barrage construit, et les autres espèces animales continuer d'être menacées.
    - surtout 20 000 à 40 000 indiens seront contraints d'ici 2014-2015 de quitter leurs habitats et de chercher ailleurs leur nourriture qui provient essentiellement essentiellement de la chasse et de la pêche..
    - en dehors des peuples connus, on a décelé l'existence d’Indiens isolés dans la région affectée par le barrage, qui ont très peu d’immunité contre les maladies introduites par les étrangers et sont ceux qui courent les plus grands risques.

    Le bureau du procureur de la République du Brésil ainsi que de nombreuses organisations locales et internationales appellent à l’annulation de la licence de construction du barrage, invoquant le fait que les études d’impacts environnementaux ont été menées de manière partielle et que les Indiens et les autres populations affectées n’ont pas été consultés de manière adéquate.
    Il ne semble pas que les indiens aient été entendus au sommet Rio + 20

                      

Samedi 16 juin 2012 à 8:14

Ecologie, Changement climatique

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          Les sommets de la Terre sont des rencontres décennales entre dirigeants mondiaux organisées depuis 1972 par l'ONU, ayant pour but de définir les pistes et les moyens de stimuler le développement durable au niveau mondial.
         Le premier sommet a eu lieu à Stockholm (Suède) en 1972, le deuxième à Nairobi (Kenya) en 1982, le troisième à Rio de Janeiro (Brésil) en 1992, et le quatrième et dernier en date à Johannesburg (Afrique du Sud) en 2002. Le prochain sommet se déroulera ces prochains jours à Rio de Janeiro, du 20 au 22 juin 2012.
         En fait ce sont des sommets où l'on discute à la fois écologie et économie.
            François Hollande sera l'un des seuls chefs d’Etat à faire le déplacement, accompagné des ministres de l’Environnement et des Affaires étrangères et de l’écologiste Pascal Canfin, ministre délégué chargé du Développement.
 
 
         La France voudrait que la politique de développement soit imprégnée des principes du développement durable. Elle souhaiterait la mise en place d’une Agence des Nations unies pour l’environnement, afin de coordonner l’ensemble des discussions internationales mais aussi développer les financements innovants
 
         Mais on ne peut guère mettre d'un coté les riches et le développement durable et de l'autre coté les pauvres et leurs aspirations à un monde meilleur.
         Certes le climat et l'eau sont de grands enjeux pour l'avenir, mais les pays émergents veulent aussi consommer, avoir des voitures, disposer de plus d'énergie, notamment électrique, et nous n’avons pas de leçons à leur donner là-dessus.
 
         Les Etats Unis entendent conserver leur confort et faire peu d'efforts, l'Afrique est dans une situation le plus souvent catastrophique et la Chine et l'Inde entendent ne pas arrêter leur croissance et l'amélioration de leur niveau de vie par des contraintes écologiques.
         Quant aux financiers et aux spéculateurs, ils entendent ne pas tuer le veau d'or.
         Je crains que la conférence n'aboutisse qu'à des résolutions très théoriques et que les bonnes intentions restent des voeux utopiques.
 
         Pourtant les questions ne manquent pas et la fondation "Gabriel Péri" en listait certaines que je reproduis ci dessous
 
                 Le développement durable : quelle notion ? Quel usage ? Quels dévoiements ? Comment prendre en compte l’équité sociale ou la situation spécifique des pays du Sud ?
                 Le principe de précaution : quand et comment le mettre en œuvre ? Sa portée ? Ses dérives ?
                 Le changement climatique : comment y faire face à travers des coordinations internationales ? Comment prendre en compte les responsabilités historiques différenciées ? Quels outils économiques mettre en place à l’échelle internationale ou nationale (règle, permis d’émissions, taxes) ? Comment mobiliser et comment affecter les sommes destinées au Sud pour s’adapter au changement climatique et à atténuer ses émissions de GES ?
                 Les alternatives sociétales et politiques : décroissance ? capitalisme vert ? société décarbonnée ?, écosocialisme ? communisme solaire ?
                 Les énergies : comment repenser le système d’offre énergétique compatible avec les exigences du développement et les périls du changement climatique ?
                 Enfin, comment penser le cadre du monde contemporain ? Qu’est-ce qu’une ressource pour l’homme ? Le monde est-il « fini » ? Quelle est la place du progrès technique ? Faut-il accepter le retour au malthusianisme ? Comment prendre en compte les exigences du futur sans déprécier par trop le présent et la nécessité de mettre fin aux injustices actuelles ?

Jeudi 24 mai 2012 à 6:48

Ecologie, Changement climatique

Consommer moins de viande et mieux nourrir le bétail; éviter le gaspillage d'aliments.
Réguler le marché agricole dans le monde.


           La première réaction, face à la consommation, qu'elle soit énergétique ou de nourriture est d'abord de produire plus, mais on peut aussi se demander si on ne pourrait pas consommer moins et provoquer moins de gaspillages.

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Le premier problème est la consommation de viande, car elle monopolise lla plus grande partie des terres agricoles.
            Certes il n'est pas question de devenir végétariens, ce qui risquerait de provoquer de graves perturbations de notre santé, car le corps a besoin de protéines, mais même de petits
changements de régime alimentaire, comme remplacer le bœuf nourri aux céréales par de la volaille, du porc, ou du bœuf élevé en pâturage, peuvent être très rentables.
         
            D'autre part, il est nécessaire de réduire le gaspillage dans le système alimentaire.
            Près de 30 pour cent de la nourriture produite est jetée, perdue, gâtée ou dévorée par des bêtes nuisibles.
            Dans les pays riches, la plupart des déchets se retrouvent dans les poubelles des consommateurs et des restaurants. Réduire les portions surdimensionnées, la quantité de nourriture jetée aux ordures, permettrait de limiter les pertes, mais aussi de lutter contre l'obésité.
            Dans les pays plus pauvres, les pertes sont du même ordre de grandeur, mais ont lieu chez le producteur (pertes de récoltes, de stocks ruinés par des nuisibles ou d'aliments jamais livrés en raison d'infrastructures et de marchés déficients). De meilleurs systèmes d'entreposage , de réfrigération et de distribution réduiraient ces déchets de façon appréciable.
 
 
            Un autre problème soulevé par l'équipe de Jonathan Foley est le problème des marchés, qui ruine actuellement l'agriculture de certains pays pauvres.
            Nourrir la planète en 2050 nécessitera d'énormes échanges de nourriture de continent à continent. [L'Asie, avec plus de cinq milliards d'habitants ne pourra en aucun cas être autosuffisante en produits alimentaires; quand elle aura utilisé tous ses sols cultivables, construit tous les barrages pour irriguer tout ce qu'elle peut, et poussé à t'extrême ses rendements, il lui manquera environ le quart de ses besoins. C'est déjà le cas aujourd'hui pour tout le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord: 30 et 80 pour cent des produits alimentaires y sont importés. Il faudra donc augmenter et réguler les échanges et les prix afin de réduire la facture alimentaire, et éviter la sous-nutrition.
            Il ne peut-être question d'un libre échange, selon les lois du marché actuel, car le paysan africain cultivant à la main un hectare, avec des rendements de l'ordre de dix quintaux, serait mis sur le même plan que le paysan européen ou américain, qui cultive seul100 hectares de façon mécanisée, et y obtient des rendements de l'ordre de 100 quintaux par hectare. ll y a donc un facteur 1 000 entre la productivité d'un Africain et celle d'un agriculteur des pays de l'Ouest, sans parler des aides et subventions que le second reçoit. Les mettre en concurrence reviendrait à condamner le premier. (C'est d'ailleurs ce qui se passe en ce moment, entraînant l'exode rural et l'accumulation des pauvres ruraux dans les bidonvilles périurbains où ils ne trouvent pas de travail et vivent d'expédients ou d'aide, et essaient d'émigrer).

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            Il sera donc indispensable de maintenir des barrières douanières régionales pour protéger l'activité des paysans de certains pays, élever peu à peu leur niveau de vie, éradiquer leur sous-nutrition, éviter l'exode rural et faire produire régionalement la nourriture des villes avoisinantes.
            Il faudra aussi arriver à réguler les variations prohibitives des prix agricoles liées à la conjoncture économique mondiale et aux épisodes de sécheresse, et amplifiées par la spéculation.
            La création de marchés locaux et un problème beaucoup plus général de régulation financière des spéculations, sont des conditions indispensables pour arriver à nourrir le monde au milieu de notre siècle.
 

Mercredi 23 mai 2012 à 9:00

Ecologie, Changement climatique

Augmenter les rendements les plus faible mais diminuer la pollution en pesticides.
 Mieux utiliser engrais et eau.

            Nous avons vu hier que, pour doubler la production mondiale de nourriture sans étendre énormément l'emprise de l'agriculture, il faudrait aussi augmenter les rendements des terres cultivées existantes, ce qui pose des problèmes écologiques de pollution.
 
            Nous avons dit que se posait le problème de l'utilisation de l'eau et des engrais.
 
            Pour augmenter la production, deux options existent :
                        - stimuler la productivité des meilleures exploitations, en relevant leur capacité de rendement grâce à une amélioration de la génétique des espèces cultivées et de la gestion des cultures, mais avec un risque de recours accru aux engrais et pesticides.
                        - améliorer les rendements des exploitations les moins productives, afin d'utiliser tout leur potentiel.
            La seconde option donnerait le gain le plus important et le plus immédiat, en particulier dans les régions où la faim est la plus aiguë, mais évidemment il n'est pas défendu par les grands exploitants agricoles des pays de l'Ouest, et les financiers qui en profitent.
 
            L'humanité exploite actuellement 38% des terres exemptes de glace de la planète. Les cultures occupent un tiers de cette surface; les pâturages et les grandes prairies naturelles pour le bétail couvrent le reste. Il y a peu de place pour étendre les terres cultivées, car la plupart des terres restantes sont des déserts, des montagnes, de la toundra ou des zones urbanisées. Cependant, les exploitations de nombreuses régions agricoles pourraient être plus productives, comme le montre la figure ci dessous.
            0n produirait bien plus de nourriture si la productivité des exploitations les plus pauvres atteignait le niveau maximal possible, compte tenu du climat et des sols.
            Par exemple, le rendement pour le mais (dans les cercles) pourrait considérablement augmenter dans certaines régions du Mexique, d'Afrique de l'0uest et d'Europe de l'Est, si on améliorait les semences, l'irrigation, les engrais et les marchés.
            Mais cette augmentation du rendement ne doit pas être faite au moyen d'une utilisation incontrôlée de l'eau, des engrais, et de produits chimiques.
 
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            Mes discussions personnelles avec les écologistes sont souvent orageuses, car autant je suis contre l'utilisation excessive d'engrais et de pesticides, comme celle de souches génétiquement modifiées Monsanto, qui ne peuvent se resemer tous les ans et procurent à une firme américaine un monopole prohibitif, autant je suis contre les produits dits "biologiques" et j'estime qu'il faut faire des études sérieuses scientifiques de l'amélioration des semences.
            Je considère que la généralisation du bio serait une catastrophe pour les rendements agricoles, sans garantie pour notre santé, car les engrais naturels ont tout autant d'inconvénients que les pesticides (voir les nitrates en Bretagnes dus au lisier de porc et à la contamination de pousses de céréales en Allemagne).
            Tout excès dans un sens ou dans l'autre comporte des risques accrus, et le problème ne sera pas résolu par le bio, mais par une utilisation raisonnable des engrais et des pesticides.
            C'est ce que recommande l'équipe de Jonathan Foley, qui constate, entre autres, que la moitié des engrais actuellement utilisés ne servent pas et vont polluer la nature.
            D'autres techniques permettent aussi d'augmenter les rendements : réduction du labourage qui perturbe le sol et provoque de l'érosion, utilisation de plantes, cultivées entre les cultures alimentaires, qui réduisent les mauvaises herbes et apportent des nutriments et de l'azote au sol, lorsqu'elIes sont enfouies au moment du labour, laisser les résidus des cultures dans les champs, afin qu'ils se décomposent en nutriments.....
 
http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/arrosageagriculture.jpg            En moyenne, il faut environ un litre d'eau d'irrigation pour faire pousser une calorie de nourriture, bien que certains endroits en utilisent beaucoup plus. Certaines exploitations peuvent limiter considérablement l'utilisation d'eau sans trop réduire la production de nourriture, en particulier sous les climats secs. Les principales stratégies sont l'irrigation au goutte-à-goutte
à la base de la plante et non gaspillée en pulvérisations dans l'air, le paillage en couvrant le sol de matières organiques pour retenir l'humidité) et la réduction des per-tes d'eau dues aux systèmes d'irrigation, en diminuant l'évaporation.
 
http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/pollutionagricole.jpg            Pour les engrais, c'est un ajustement dans les deux sens qu'il faut effectuer. Certains endroits sont trop pauvres et fournissent donc une faible production agricole, tandis que d'autres sont trop riches et sont source de pollution. Les engrais ne sont presque jamais utilisés à la bonne dose, notamment en Chine, dans le Nord de l'Inde, au centre des États-Unis et dans l'Ouest de l'Europe, où les exploitations pourraient réduire l'utilisation d'engrais sans diminuer (ou très peu) la production alimentaire : actuellement 10 % des terres arables sont à elles seules responsables de 30 à 40 pour cent de la pollution par les engrais agricoles.
 
 
            Demain je parlerai des modifications souhaitables de la consommation et des marchés.
 

Mardi 22 mai 2012 à 8:37

Ecologie, Changement climatique

Je m'intéresse beaucoup à l'écologie, mais les écologistes pure race seraient certainement horrifié par ma façon de concevoir la sauvegarde de la planète, car elle n'est pas utopique et doctrinale, mais très terre à terre.
            J'avais lu des études de l'iNRA et de l'Académie des sciences sur l'agriculture française, et je viens de lire un rapport fait par l'équipe de Jonathan Foley, directeur de l'Institut sur l'environnement de l'université du Minnesota, une des figures scientifiques du développement durable, à la tête d'une équipe d'études internationale.
            Son rapport fait cinq recommandations pour faire évoluer l'agriculture pour qu'elle puisse nourrir les humains de notre planète sans être la principale source de pollution, comme actuellement.
                        - améliorer la gestion des terres agricoles pour stopper leur extension sur les forêts.
                        - augmenter les rendements les plus faible mais diminuer la pollution en pesticides.
                        - mieux utiliser engrais et eau.
                        - consommer moins de viande et mieux nourrir le bétail; éviter le gaspillage d'aliments.                
                        - réguler le marché agricole dans le monde.
 
            Je consacrerai donc trois articles à ces recommandations.
 
            Il y a actuellement 7 milliards de personnes sur terre, et en 2050, nous risquons d'être 9 à 10 milliards.
            Un milliard de personnes souffrent aujourd'hui de faim d'une façon chronique.
            Le problème ne vient pas tant de la quantité de nourriture disponible - les agriculteurs en produisent suffisamment pour répondre à leurs besoins - que de sa répartition géographique inégale et de l'escalade des prix, face aux ressources financières des peuples.
            Mais l'augmentation de la population d'une part et la hausse de la consommation des populations actuelles devraient doubler la demande.
            L'augmentation de la demande en viande en particulier est inquiétante, car 75% des terres agricoles sont déjà consacrées à l'élevage (ou à produire des céréales pour la nourriture des bêtes).
            Par ailleurs 5% des terres servent à la production de biocarburants, financièrement intéressante.
            On constate par ailleurs que l'agriculture est un des principaux acteurs de la pollution, non seulement par les pesticides et les engrais, par une utilisation intensive de l'eau, mais aussi par la production de CO2, directe (transformation, énergie, transports...) et indirecte (déforestation, les forêts absorbant le CO2), sans compter le méthane produit par les excrétions animales.
            La détérioration, déjà importante de l'environnement est donc un obstacle à l'augmentation de production de nourriture.
           
            C'est donc un véritable défi auquel nous sommes confrontés pour les prochaines années et dont les gouvernements des pays riches se soucient assez peu, du fait de l'emprise des financiers sur leur économie : doubler la production de nourriture avec une meilleure répartition, en réduisant les impacts nocifs de l'agriculture.

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Améliorer la gestion des terres agricoles pour stopper leur extension.
 
            Jusqu'à présent l'extension urbaine a gagné sur les terres arables, même si celles-ci avaient un excellent rendement, et l'extension de l'agriculture s'est faite essentiellement au détriment des forêts, notamment tropicales et des savanes.
            En fait, il faudrait ralentir et de stopper progressivement l'extension de l'agriculture
La disparition des écosystèmes déforestés a des conséquences importantes sur l'environnement, provoquant une perte de diversité et l'augmentation des émissions de dioxyde de carbone
            Le ralentissement de la déforestation réduirait considérablement les dommages environnementaux, tout en n'imposant que des contraintes mineures sur la production alimentaire mondiale.
            Pour compenser la perte en capacité agricole que cela entraînerait, des mesures pourraient être prises pour réduire l'urbanisation, Ia dégradation et l'abandon des terres agricoles les plus productives.
            Par ailleurs, une meilleure politique de production des biocarburants, favorisant des cultures non alimentaires, (comme celle du "panic érigé", une herbacée très répandue dont les bilans écologique et énergétique étudiés notamment au Québec, seraient bien meilleurs que ceux du maïs), pourrait libérer des terres arables pour la production agricole alimentaire.
 
            Pour doubler la production mondiale de nourriture sans étendre l'emprise de l'agriculture, il faudrait aussi augmenter les rendements des terres cultivées existantes, ce qui pose des problèmes écologiques de pollution.
            C'est ce que nous examinerons ensemble demain.

Jeudi 3 mai 2012 à 8:05

Ecologie, Changement climatique

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          Bien que je diffuse ce texte pendant la campagne électorale, car cela n'est pas pour faire de la politique.
          C'est une personne qui a presque mon âge, qui s'est fait agresser par un groupe d'écologistes dans un supermarché, parce qu'elle utilisait les sacs en plastiques (en libre service), pour mettre les légumes, ses autres achats allant dans un cabas.
          Ils lui ont dit très agressifs  : "Votre génération ne comprend tout simplement pas le mouvement écologique. Seuls les jeunes vont payer pour la vieille génération qui a gaspillé toutes les ressources !"
        Cette personne âgée m'a envoyé cette protestation que je publie aujourd'hui, mais je crains que seuls les plus de 50 puissent comprendre :

        "C'est vrai qu'autrefois quand nous faisions nos courses dans une épicerie, il n'y avait pas de sacs en plastique, mais en papier, et ce papier provenait d'arbres abattus dans nos forêts. Mais nous ne gâchions pas du papier dans nos imprimantes.
          On retournait les bouteilles de verre consignées au magasin. Le magasin les renvoyait à l'usine pour être lavées, stérilisées et remplies à nouveau :
Les bouteilles étaient recyclées, mais on ne connaissait pas le mouvement écologique.
          On montait l'escalier à pied: on n'avait pas d'escaliers roulants et peu d’ascenseurs. On ne prenait pas sa voiture à chaque fois qu'il fallait se déplacer de deux rues : on marchait jusqu'à l'épicerie du coin, mais, c'est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologiste.
          On ne connaissait pas les couches jetables : on lavait les couches des bébés. On faisait sécher les vêtements dehors sur une corde à linge, pas dans un machine de 3 000 watts. On utilisait l'énergie éolienne et solaire pour sécher les vêtements, de façon discrète sans que cela dépare le paysage. On ravaudait systématiquement les vêtements qui passaient d'un frère ou d'une sœur à l'autre. Mais, vous avez raison, on ne connaissait pas le mouvement écologiste.
         On n'avait qu'une TV (quand on en avait) ou une radio dans la maison ; pas une dans chaque chambre et la télévision avait un petit écran de la taille d'une boîte de pizza, pas un écran de la taille de la principauté de Monaco. On avait un réveil qu’on remontait le soir. Dans la cuisine, on s'activait pour préparer les repas; on ne disposait pas de tous ces gadgets électriques spécialisés pour tout préparer sans efforts et qui bouffent des kilowatts autant qu'EDF en produit.
         Quand on emballait des éléments fragiles à envoyer par la poste, on utilisait comme rembourrage du papier journal ou de la ouate, dans des boîtes ayant déjà servi, pas des bulles en mousse de polystyrène ou en plastique.
          On n'avait pas de tondeuses à essence autopropulsées ou de petits tracteurs comme dans un manège : on utilisait l'huile de coude pour tondre le gazon. On travaillait physiquement ; on n'avait pas besoin d'aller dans un club de gym pour courir sur des tapis roulants qui fonctionnent à l'électricité et le brave soleil nous bronzait sans qu'on ait besoins de cabines UV et notre bronzage, on s'en fichait, pourvu qu'on n'attrape pas de coup de soleil ! Mais nous ne savions pas ce qu'était un mouvement écologiste.
          On buvait de l'eau à la fontaine quand on avait soif. Et on remplissait des carafes en verre avec celle du robinet, on lavait sa vaisselle de faience ou de porcelaine et on n'utilisait pas des assiettes, tasses ou de bouteilles en plastique à jeter. On remplissait les stylos dans une bouteille d'encre au lieu d'acheter un nouveau stylo. On remplaçait les lames de rasoir au lieu de jeter le rasoir entier après quelques utilisations ou d'acheter un rasoir électrique tous les deux ans.
          Les gens prenaient le bus, le métro, le train et les enfants se rendaient à l'école à vélo ou à pied au lieu d'utiliser la voiture familiale et maman comme un service de taxi 24 heures sur 24. Les enfants gardaient le même cartable durant plusieurs années, les cahiers continuaient d'une année sur l'autre, les crayons de couleurs, gommes, taille- crayon et autres accessoires duraient tant qu'ils pouvaient, pas un cartable tous les ans et des cahiers jetés fin juin, de nouveaux crayons et gommes avec un nouveau slogan à chaque rentrée. Mais, c'est vrai, les magasins ne noues encourageaient pas à consommer avec des slogans faussement écologistes.
        On n’avait qu’une prise de courant par pièce, et pas de bande multiprises pour alimenter toute la panoplie des accessoires électriques indispensables aujourd'hui.On n'avait pas de téléphone ou bien un téléphone fixe, et on se déplaçait pour voir les copains ou on leur écrivait s'ils habitaient loins de nous. Mais cela ne nous empêchait pas de les aimer.
        Et je pense qu'on était cependant plus heureux que vous, les écologistes frustrés, inquiets et stressés d'aujourd'hui"


       Je ne nie pas le progrès et j'en profite pleinement, y compris de tous les gadgets que dénonce cette personne.
       Mais je partage son avis : certaines personnes prônent inconsidérément certaines théories en reprochant  aux autres sans réfléchir, de ne pas partager leurs idées ou de ne pas adhérer à des solutions dites "écologiques", dont ils se sont laissés convaincre par les médias et la mode moutonnière.
      Je dénonçais récemment le principe de précaution et ses méfaits.
      Je pense défendre moi même l'écologie et notre terre au climat menacé, mais je ne suis pas prêt à adhérer à toutes les élucubrations irréfléchies au nom de l'écologie, au mépris de toute considération scientifique, technique ou économique, voire du simple bon sens,  et je compte refaire des articles à ce sujet.


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Vendredi 13 avril 2012 à 8:10

Ecologie, Changement climatique

             J'ai visité les bassins de stockage de l'eau qui alimentent Paris, ainsi qu'une "usine" de traitement. Bien que ce soit assez spécifique de Paris, j'ai pensé que cette question de l'eau pouvait intéresser mes correspondant(e)s, à condition de la traiter de façon plus générale.
            Je vais donc faire un certain nombre d'articles sur l'eau, mais, pour ne pas vous lasser, j'intercalerai d'autres articles.

 
            D'abord à quoi nous sert l'eau dans nos villes ?
           
                        L'eau est nécessaire au corps humain qui contient 75 % d'eau chez le nourrisson, 60 % chez l’adulte, 55 % chez les personnes âgées.
            Si l’eau est nécessaire à la vie, le corps humain ne peut pas la stocker et en élimine en permanence. La transpiration, l’urine et la respiration – au moment de l’expiration – poussent l’homme, chaque jour, à subvenir à ses besoins en eau, en buvant et en mangeant. Pour maintenir un organisme en bonne santé, les pertes en eau doivent toujours être compensées par des apports réguliers et on ne peut rester en vie plus de deux ou trois jours sans eau. Il ne faut donc pas oublier de s'hydrater ou d'éviter que les enfants se deshydratent.
            L’eau est la boisson la plus saine qui soit. Elle ne contient en effet ni calorie, ni sucre, et elle est neutre ! De plus elle contient des sels minéraux utiles à la santé.
 
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            Pour se maintenir en bonne santé, l’hygiène est essentielle. Consacrer du temps à sa toilette, c’est avant tout consacrer du temps à sa santé. Se laver les mains régulièrement en sortant des toilettes et avant chaque repas reste le meilleur moyen d’éviter la transmission des microbes. De la même manière, se brosser les dents quotidiennement prévient les caries dentaires.
            En cuisine, que ce soit pour rincer les aliments, les faire cuire ou laver la vaisselle, il faut également pouvoir disposer d'une eau qui soit saine.
 
            En France, on consomme en moyenne 150 litres d'eau par jour et par personne, soit l'équivalent d'une baignoire remplie. À Paris, la consommation journalière d'une famille de 3/4 personnes est de l’ordre de 120 litres d’eau, qui se répartissent selon les proportions ci-dessous.
 
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             Mais la consommation est assez hétérogène d'une personne à l'autre selon ses habitudes (par exemple douche ou bain). Ils faut connaître quelques chiffres :
                        - un bain : environ 150 litres;
                        - une douche : 20 à 60 litres suivant le temps où l'on reste dessous;
                        - lavage vaisselle en machine : 10 à 18 litres;
                        - lavage vaisselle à la main : 10 à 20 litres;
                        - lavage de linge en machine : 40 à 85 litres;
                        - chasse d'eau 3 à 12 litres;
                                    - un robinet qui goutte ? 35 m3 par an = 100 €
                                    - un filet d’eau qui coule ? 140 m3 par an = 400 €;
                        - une chasse d’eau qui fuit ? 220 m3 par an = 635 €.           
 
 
            La consommation est également variable dans le temps.
            En moyenne Paris consomme 550 millions de litres chaque jour.
            En semaine, la pointe de consommation a lieu vers 8h00. Au cours de la journée, la consommation est stable avec deux augmentations moins marquées à l'heure du déjeuner et du dîner (à 13h00 et à 19h30). La consommation chute après la fin des programmes de télévision de début de soirée (vers 23h00) et descend à son niveau minimum entre 2h00 et 4h00.           
             Le samedi et le dimanche, ainsi que les jours fériés, la consommation est plus faible et la pointe du matin a lieu plus tard.
            Au cours de l'année, les congés scolaires représentent des périodes de faible consommation alors que les records de consommation s'observent les jours de canicule (plus de 30°C), habituellement en juin ou en septembre. Traditionnellement, les jours de plus faible consommation de l'année ont lieu le dimanche de Pâques, le 15 août ou le 25 décembre.
http://lancien.cowblog.fr/images/SanteBiologie-1/82.jpg            Parce que l’eau est précieuse, il faut la respecter et préserver l’environnement dans lequel elle se trouve. Les bons gestes pour ne pas la gaspiller, la polluer et la fragiliser sont simples.
            Il suffit de quelques bonnes habitudes pour éviter les gaspillages : privilégier les douches, ne pas laisser le robinet d'eau ouvert quand on effectue un lavage (dents, vaisselle, légumes...), avoir une chasse d'eau à deux vitesses et faire réparer toutes les fuites rapidement.
            Il faut aussi préserver l'environnement : ne jetez pas n’importe quel produit dans l’évier ou dans les toilettes; privilégiez les produits d’entretien et de ménage qui ne contiennent pas de solvants; limitez les doses de détergent pour laver le linge, la vaisselle et la maison : plus de produit ne lave pas mieux et nécessite d’utiliser davantage d’eau pour rincer. 
 
 
            L’avantage de l’eau du robinet est qu’elle est disponible sans emballage, qu’elle ne génère aucun déchet plastique et n’implique aucun geste de tri des emballages.
Par rapport à l’eau embouteillée, cela permet d’économiser environ 10 kg de déchets par an et par personne et de contribuer à la réduction des émissions de CO2.
            Pour gagner du temps, vous pouvez être tenté de préparer des biberons, des boissons chaudes ou de cuisiner avec de l’eau chaude. C’est une très mauvaise habitude, éventuellement dangereuse pour la santé, car l’eau chaude passe par le chauffe-eau dans lequel elle peut se détériorer. L’eau y stagne plus longtemps, le tartre s’y développe et, bien souvent, les métaux de la canalisation ont tendance à se dégrader en fonction de la température de l’eau. De même, les températures élevées favorisent le développement de certains micro-organismes. 

            Il est donc recommandé d’utiliser toujours l’eau froide, que l’on fait chauffer.
            Après une longue période d’absence, pensez à évacuer l’eau qui a stagné dans vos canalisations avant toute utilisation pour des usages alimentaires. Évacuez les premières eaux avec la chasse d’eau ou l’arrosage des plantes par exemple.
 
         Le prix de l’eau à Paris au 1er janvier 2012 est de 3,0163 €/m3 TTC.
         Il est estimé qu’à Paris, la consommation journalière est de l’ordre de 120 litres d’eau par personne dans une famille de 3-4 personnes pour un usage normal. Le prix journalier pour une famille de 4 personnes est donc d’environ 1 €.
         Quelques chiffres approximatifs: un litre d’eau de boisson : 0,3 cts; une douche : 0,116 €; un bain : 0,345 €; un lavage-vaiselle : 0,0435 €; un lavage-linge : 0,200 €
         Avec une eau embouteillée, plus que le produit lui-même, vous payez le coût de fabrication de la bouteille, le conditionnement, le transport, et la publicité de la marque... (coût du liquide : 20 % ; coût de l’emballage et de la commercialisation : 80 %).
 
            Je vous parlerai demain des produits contenus dans l'eau, et la semaine prochaine, je décrirai le système assez extraordinaire de l'approvisionnement en eau de la ville de Paris.
 
 

Mercredi 1er février 2012 à 8:39

Ecologie, Changement climatique

Mon dernier article sur le climat m'a valu quelques coms et quelques mails.
 Maud citait le scepticisme de notre ancien ministre de l'enseignement (guère mieux que l'actuel et qui se prenait pour un dompteur de mammouth) : il affirmait que l'évolution actuelle n'est rien à coté des évolutions séculaires.
Codtroll cite les mécanismes de régulation de la nature et plusieurs mails me demandent ce que sont ces mécanismes.
Un autre correspondant me dit qu'une corrélation mathématique n'est pas une preuve de cause à effet. (c'est exact je le dis souvent !).


     Je ne veux pas entrer dans une polémique.
     Les querelles de Claude Allègre ressemblaient beaucoup à des règlements de comptes avec d'autres scientifiques et de plus avaient des relents politiques.
     Mais on voit pire : le candidat républicain Rick Perry déclare que le changement climatique n'existe pas et que «nombre de climatologues manipulent les données pour continuer à percevoir les subventions de recherche». Mais il nie aussi les lois sur l'évolution de Darwin et croit que l'homme descend d'Adam et d'Eve !! Il faut croire que les politiques sont parfois encore plus bêtes aux USA qu'en France !
     C'est certainement vrai que le réchauffement climatique est une « vache à lait » économique et politique, mais aussi liée avec la mode de l'écologie, et le renchérissement de l'énergie et notamment du chauffage et de l'essence.
     Les politiques font parler beaucoup d'eux, même si Durban est un fiasco complet, et la plupart des règlements pour l'habitat qui ont suivi les accords du Grenelle de l'environnement sont inapplicables techniquement ou hors de prix.
     Et quand on voit les inepties et les inexactitudes de performances que citent des industriels (par exemple en matière de pompes à chaleur), on est évidemment indisposé.
     La voiture électrique est une belle chose, mais son prix aussi (et encore sans la location des batteries) et s'il fallait équiper des millions de voitures, la ressource de lithium ne serait sans doute pas suffisante.
     Sarkozy joue à King-Kong et à "écolo Zorro", le sauveur de la planète, en vantant son exemplarité en matière de lutte contre le CO2, mais la France ne pèse malheureusement pas lourd vis à vis de la consommation honteuse d'énergie des USA et de l'essor chinois et indien et ce n'est pas elle qui sauvera le climat.

     Mais ce n'est pas parce qu'économistes, marchands et politique profitent du réchauffement climatique en l'agitant comme un épouvantail qu'il faut le nier.
     Bien sûr des corrélations mathématiques disent simplement que les phénomènes ont un lien mais n'établit pas de cause à effet.
http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/temperature1.jpg



      Cependant cette courbe nous montre qu'actuellement il se passe quelque chose d'anormal.
Mais dans le cas du CO2, on a plus : une explication scientifique, l'effet de serre et des modèles de calculs qui ,même s'ils ne sont pas précis, donnent des tendances.
Alors on est sûr que le CO2 est une cause, mais pas la seule.


http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/cyclenaturelcarbone.jpg




Les mécanismes de lutte de la nature : c'est le cycle du carbone de la végétation et des océans :
La végétation absorbe du dioxyde de carbone et en rejette, mais en temps normal, ce cycle est équilibré. De même pour les océans.
Donc dans le cycle naturel, en l'absence des rejets humains, la quantité de CO2 reste constante.


http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/pollutionhumaine.jpg


Si l’homme rejette du gaz carbonique en supplément, végétation et océans vont essayer de rétablir l’équilibre et ils augmentent les quantités absorbées, mais ils ne peuvent pas le faire suffisamment et actuellement, on constate un excédent de 3,3 milliards de tonnes de CO2 par an en augmentation tous les ans. En plus on déforeste trop.



http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/CO2.jpg

Et il ne faut pas croire que le CO2 reste limité au régions industrielle. La courbe ci contre représente la concentration de CO2 dans une île au milieu de l'Océan et elle augmente, le CO2 diffusant dans l'atmosphère sous l'effet des vents.




Quant aux réactions à long terme du climat, on peu, en carottant les glaces remonter à des centaines de millénaires en arrière et mesurer certaines des constantes du passé.
La courbe ci dessous en est un exemple avec une extrapolation de l'ensoleillement vers l'aveni, c'est à dire la quantité de chaleur délivrée par le soleil. (attention, l'échelle du bas est en centaines de milliers d'années, le carré rouge de droite représente 100 000 ans !). Il ne faut pas trop compter sur un phénomène solaire pour refroidir notre terre et contrecarrer les variations dues à l'activité humaine.

http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/pasglaciation.jpg

Jeudi 26 janvier 2012 à 8:03

Ecologie, Changement climatique

Je lisais un article de "La Recherche" qui me paraît intéressant sur les mesures faites qui montrent le changement climatique.
Je pense qu'en faire un court résumé permettrait d'avoir les idées plus claires sur cette question.

         Il n'aborde pas les causes, ni des conséquences à long terme, pas plus que des remèdes, mais traite uniquement des mesures qui montrent que le phénomène existe et qu'il faut donc s'en préoccuper.

            1.) - La température de l'air augmente :

 http://lancien.cowblog.fr/images/images/tempair.jpg

De nombreuses stations météorologiques mesurent la température de l'air depuis plus de 130 ans. Les mesures sont formelles : la température moyenne de l'air à la surface du globe a augmenté de un degré depuis 1880 avec une accélération depuis 40 ans.


              2.) - La température des océans augmente :

 http://lancien.cowblog.fr/images/images/tempoceans.jpg

Les bateaux faisaient des mesures à diverses profondeurs, à partir de thermomètres; maintenant 3300 bouées fixes ont pris la relève et transmettent leurs mesures, jusqu'à 2000 mètres de profondeur. L'élévation de température est d'environ 0,5 d° en surface et 0,1 en profondeur, et la quantité de vapeur d'eau dans l'atmosphère augmente de façon continue depuis 1988 (mesures par satellites).


   3.) - Les glaces dans les montagnes et celles des pôles reculent et disparaissent.

http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/glacearctique.jpg http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/glaceGroenland.jpg


           Les glaciers sont un indicateur intéressant car ils sont loin de l'activité humaine et peu influencés par les hétérogénéités locales. Quelles que soient l'emplacement et la taille des glaciers européens, suivis depuis 50 ans, leur fonte s'accélère.

De même les calottes polaires diminuent de surface. Le Groenland et l'Antarctique perdraient chaque année 500 milliards de tonnes de glace depuis une dizaine d'années et cette fonte augment de 35 milliards de tonnes par an. Il semble toutefois que cette fonte ne soit pas due uniquement au réchauffement climatique et il est difficile de faire des prévisions à long terme.

   La superficie minimale des glaces Arctiques, en septembre, est passée de 8 millions de km2 en 1980 à 4,33 millions en 2011.

 

   4) - Le niveau des mers monte :

 http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/niveaumer.jpg

D'une part le réchauffement dilate l'eau de mer et d'autre part l'eau de fonte des glaces va dans les océans dont le niveau monte. Les mesures des 2000 stations marégraphiques montrent que le niveau de la mer s'est élevé de 1,6  à 1,8 mm par an depuis un siècle, mais le mouvement des continents perturbe ces mesures, qui depuis 1990 sont faites principalement par satellites.

La hausse n'est pas uniforme et 3 fois plus rapide dans le Pacifique ouest.

   Grâce aux forage dans les sédiments marins, on peut reconstituer l'élévation ancienne et il semble que le niveau de variation actuel est deux fois plus imporatant que dans les deux derniers millénaires.

 

   5). - Les espèces terrestres se déplacent vers le nord.

 http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/oiseaux.jpg

105 espèces d'oiseaux sont suivies depuis 1990 et la part relative à des oiseaux vivant dans des températures plus chaudes a augmenté et correspond à un déplacement d'environ 100 km entre 1989 et 2006

 

 

Vendredi 23 décembre 2011 à 9:05

Ecologie, Changement climatique

Je montrerai aujourd'hui des photos des grands cataclysmes naturels, qui nous effrayent tous et contre lesquels l'homme est assez impuissant, même s'il en est en partie responsable parfois en réchauffant le climat.

http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages2/Diapositive45.jpg

Les chutes d’Iguazu
(leur nom vient du guarani qui veut dire “grande eau” ), sont formées par 275 sauts côte à côte, de plus de 70 mètres de haut, alimentés par le débit du fleuve Iguazu .
A l’apogée de la période pluvieuse de novembre à mars , le débit de la “Gorge du Diable” est de 13,6 millions de litres par  seconde de quoi remplir 6 piscines olympiques.
http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages2/Diapositive05-copie-1.jpg



Poussés par les vents qui soufflent sur le glacier Vatnajoküll, les icebergs s’échappent du lac de Jäkalsarlo et dérivent vers la mer .
Maltraités par les vagues de l’Atlantique et rongés par le sel,
ils se réduisent rapidement. Leur trajet se termine sur les côtes noires méridionales Islandaises

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Les orages électriques et la foudre ont été si phénoménaux que depuis des temps immémoriaux,qu' ils ont subjugué l’homme
par leur  beauté et leur  énorme pouvoir de destruction.
L’atmosphère terrestre est parcourue par environ 100 éclairs par seconde.

http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages2/Diapositive51.jpg

L’ouragan “Wilma” en 2005,  qui atteint la catégorie 5 de l’échelle Saffir-Simpson, est considéré par les météorologistes comme, le plus fort de l’histoire, en termes de pression barométrique , formé dans l’océan Atlantique. Les vents maximaux soutenus de l’ouragan ont atteint 282 km/h, avec des rafales de plus de 300 km/h.

http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages2/Diapositive47.jpg


La sécheresse et le vent contribuent à l’apparition de tourmentes de poussière et de sable  qui appauvrissent l’agriculture et l’élevage mais aussi privent de minéraux d’autres zones qui en ont besoin.
La poussière des vents de sable peut traverser 1000 Km , la quantité de matériaux qui voyage ainsi, est de 2000 à 3000 millions de tonnes annuellement.

http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages2/Diapositive49.jpg




Tsunami, en japonais, signifie “grande vague qui arrive au port”
Le plus important tsunami fut provoqué entre les îles de Java et Sumatra  par l’éruption du volcan Krakatoa en mai 1883  où  la vague atteignit une hauteur moyenne de 42 mètres, mais il a malheureusement été égalé par le dernier tsunami au Japon, provoqué lui par un tremblement de terre sous-marin.

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