Mardi 14 juin 2011 à 8:14

Ecologie, Changement climatique

  Si le développement de l’agriculture, de l’énergie et de l’industrie était vital au 20ème siècle, le 21ème siècle est celui de l’abondance, de la surproduction et du gaspillage. Il serait temps de réévaluer nos besoins, de réduire les conséquences de nos activités sur la nature pour évoluer vers une société plus durable, d’intégrer les coûts environnementaux dans les analyses économiques et d’appliquer le principe pollueur payeur

    Je voudrais aujourd’hui vous parler de l’'eau qui est un besoin vital pour l'Homme comme pour la nature. Elle est un lien organique entre les milieux aquatiques et les espèces, qu’elle rend interdépendants. Ainsi sa protection, comme celle des écosystèmes dont elle dépend, est nécessaire à la santé des hommes et à leurs activités.

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    Nous n’avons pas à être fiers de la situation dans ce domaine, en France,  car la mauvaise qualité de l’eau est générale et les rivières sont très dégradées :
          - 50 % des rivières, lacs et nappes d’eau souterraines n’atteindront pas le bon état écologique en 2015
          - 20% des espèces de poissons d’eau douce du territoire métropolitain sont menacées de disparition
          - 90 % des rivières sont contaminées par les pesticides, l’eau de pluie aussi...et 90 % des pesticides proviennent de l’agriculture (autour de 80 000 tonnes par an)
          - 550 000 tonnes d’azote excédentaire par an arrivent à la mer. 75 % provient de l’agriculture. La pollution par les nitrates en Bretagne a entraîné la pollution du littoral par les algues vertes.
          - 67 % des zones humides ont disparu depuis le début du siècle
          - 20 % de l’eau prélevée dans le milieu naturel est gaspillée
          - 20 à 40 départements sont contraints de réduire leur consommation d’eau chaque année. Cette année c’est assez catastrophique.
          - 80 % de l’eau consommée en France en période estivale l’est par le secteur agricole mais celui-ci est donc très sensible à la sécheresse.

    La France est un pays qui pourtant a une ressource en eau importante : elle reçoit en moyenne 440 milliards de m3 de précipitations par an. 61 % de ce total s'évaporent, 16 % alimentent directement les cours d'eau et 23 % s'infiltrent pour reconstituer les réserves souterraines.
    Le total des écoulements avoisine donc, 191 milliards de m3 par an,  et on estime à 2 000 milliards de m3 le volume d’eau souterraine stocké dans les aquifères et à 100 milliards de m3 le volume moyen annuel de renouvellement des nappes.
    Le total des prélèvements d'eau effectués pour couvrir l'ensemble des besoins de la France (eau potable, agriculture, industrie et énergie) s'éleve à 32 milliards de m3. Comparé aux ressources disponibles, ce chiffre est assez modéré.
    Mais il y a une grande disparité régionale car, selon les bassins, la part des prélèvements totaux par rapport au niveau des écoulements s'échelonne de 7 à 45 %, chiffres passant de 24 à 86 % en période d'étiage.
    Au plan de l’agriculture, le problème se pose certaines années de sécheresse,  parce que la politique de création de réserves n’a pas été suffisante. Il faudrait en créer dans les régions déficitaires. D’autres barrages inutiles devraient être supprimés.
    Il serait aussi souhaitable que la culture de maïs, trop gourmande en eau, diminue fortement.
    On rejette aux rivières et donc dans la mer toute l'eau que l'on consomme et que l'on salit, après passage dans les stations d'épuration. Elle n'est pas consommable pour boire, mais est suffisamment dépolluée pour de l'arrosage. On pourrait faire de grands bassins qui achèveraient de la purifier, grâce aux UV du soleil et, on aurait, près des villes, des quantités importantes d'eau disponibles pour arroser les terres agricoles.

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    Environ 100 m3 d'eau par habitant sont prélevés chaque année pour l'alimentation en eau de la population, soit 6 milliards de m3 au total.
    Une partie de l’eau n’est pas directement utilisable.
    Chaque jour, en moyenne, une personne consomme 200 litres d'eau.
Or, le prix de l'eau est élevé, car il supporte des coûts de l’épuration. Le prix moyen d'un m3, en France, est aujourd'hui de l’ordre 3€. La facture s'élève donc à 900 € par an pour une famille de 4 personnes. Cependant, les études ont montré qu'il était possible de réduire de 40 à 50% sa facture d'eau en adoptant les bons comportements et le bon matériel. Par ailleurs, en réduisant la consommation d'eau chaude, on réduit en même temps la consommation d’énergie.
    Les fuites représentent 20% de la consommation d'eau d'un logement. Un robinet qui goutte, ce sont 4 litres d'eau consommés par heure, un mince filet d'eau représente une consommation de 16 litres/heure et une chasse d'eau qui fuit 25 litres/heure. Pensons aussi qu’un bain utilise 150 à 200  litres d’eau, alors qu’une douche - à condition de ne pas y rester des heures - ne consomme qu’ une quarantaine de litres (10 à 15 litres /minute).
    Chaque mètre cube d’eau chaude économisé, c’est près de 5 € d’économie (3 € pour l’eau et 2 € pour l’énergie).

   
Comme pour l’énergie, il faudrait que le gouvernement et les responsables locaux aient des politiques plus réalistes et cohérentes vis à vis de l’eau, mais aussi que nous, citoyens, nous fassions un effort en réduisant nos consommations, essentiellement les gaspillages.

Mardi 8 février 2011 à 8:03

Ecologie, Changement climatique

Un arc-en-ciel de feu circulaire et horizontal se forme lorsque le soleil et certains nuages se rencontrent accidentellement au bon moment et au bon endroit.
    Les cristaux à l’intérieur des nuages, réfléchissent la lumière des diverses longueurs d'onde du spectre de lumière visible, mais seulement dans certains dispositions géométriques et ils la dispersent comme de minuscules prismes, la décomposant dans l'espace, en les diverses couleurs élémentaires.
    Comme il est rare que toutes ces conditions soient réunies simultanément, il y a très peu de photos de ce phénomène remarquable qui peut prendre des allures très particulières et inattendues.
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    Avec leur aspect sinistre, Les nuages "mammatus" annoncent souvent un orage violent ou un évènement météorologique et des températures extrêmes.
    Principalement composés de glace, ils peuvent s’étirer sur des centaines de kilomètres dans chaque direction et des formations différentes peuvent rester statiques et visibles pendant dix à quinze minutes.


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Lundi 7 février 2011 à 14:39

Ecologie, Changement climatique

Nous allons aujourd’hui voir en image les nuages dont nous parlions hier :`

A haute altitude

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    Les cirrus, effilochures en haute altitude, sont des nuages de beau temps qui viennent en général avec un front chaud.




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    Les cirrocumulus, petites taches dans le ciel sont souvent l’annonce d’un front froid et d’une perturbation à venir.





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    Les cirrostatus forment un voile presque continu et en général il annonce une dépression et donc une perturbation.






A moyenne altitude

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    Les altocumulus ressemblent aux cirrocumulus, mais plus bas et plus fournis, ils ressemblent à de grands champs de vagues moutonneuses.
Ils annoncent souvent des nuages d’orage.



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    Les altostratus, sont de vastes couches grises en strates, sans formes bien définies. C’est un nuage stable qui peut annoncer une perturbation mais faible.





A basse altitude
   
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    Les stratocumulus  sont de larges masses nuageuses sombres et arrondies. Les strato-cumulus donnent rarement de la pluie, en général assez fine, et se rencontrent surtout dans les ciels de traîne, à la fin d'une perturbation.





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    Les stratus sont les nuages bas, noirâtres, de temps “bouché” qui donnent souvent des pluies fines, du “crachin”. Ce sont aussi l’hiver des nuages de neige.







Les multi-niveaux

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    Les cumulus sont de grosses boules de coton blanches qui se promènent comme des ballons dans le ciel. Il est rare qu’il pleuve sous eux.





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    Les nimbostratus sont des nuages stratiforme d'extension verticale importante, formés de plusieurs couches stratifiées sans forme définie et de couleur gris foncé; ils produisent des précipitations modérées mais sur de grandes superficies.





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    Les cumulonimbus sont les nuages d’orage, qui présentent la plus grande extension verticale. La base se situe de quelques centaines de mètres à 2 000 mètres du sol et le sommet à des altitudes allant de 8 000 à 18 000 mètres et ressemble à une enclume,
    Ils sont en général associés à des vents forts et amènent des averses de pluie violente et de grêle


    Dans le prochain article nous verrons en image des nuages mammatus assez bizarres et divers arcs en ciel.

Dimanche 6 février 2011 à 8:30

Ecologie, Changement climatique

J’ai toujours aimé voler en avion au dessus d’une “mer de nuages”; je trouve cela beau  et j’ai eu l’occasion de voir des photos assez extraordinaires de nuages et cela m’a donné envie de faire deux ou trois articles sur ce sujet.

    Bien sûr vous savez comment se forme un nuage pour l’avoir appris à l’école.
    L’océan, les mers et les lacs, les fleuves et rivières, chauffées par le soleil, laissent d’évaporer leur eau, et la vapeur d’eau, plus légère que l’air monte dans le ciel jusqu’à ce qu’elle rencontre des couches froides qui la transforment alors en fines gouttelettes ou en petits cristaux de glace. Ce sont des nuages.
    Le refroidissement peut également provenir de la simple présence du sol, dont la température diminue rapidement lors de la tombée de la nuit ou du fait que le nuage doit monter en altitude en raison du relief terrestre.
    En général ces gouttes ou cristaux ne se forment pas spontanément et il faut que de fines poussières ou particules servent de “noyau de condensation”.
    Les gouttes d’eau ou les cristaux de glace sont de très petites tailles, de l’ordre de 10 microns (1/100ème de mm) et forment comme un brouillard.
    Chaque m3 de nuage contient entre 0,5 et 5 g d’eau, mais un gros cumulonimbus d’orage, qui s’étend sur quelques km carrés et culmine vers 8000 m d’altitude peut contenir de 50 000 à 300 000 tonnes d’eau.!
    Par ailleurs la valeur de la pression atmosphérique a aussi une influence car plus la pression est basse, plus l’air peut contenir de vapeur d’eau, ce qui explique que l’on a davantage de nuages lorsque la pression est basse que dans une zone de hautes pressions.
    Les gouttellettes d’eau ou de glace diffusent toutes les longueurs d’onde de la lumière dans toutes les directions. La composante réfléchie est donc blanche et les nuages apparaissent blancs s’ils sont éclairés par le soleil (par exemple vu de dessus en avion).
    Mais si le nuage est très épais, les rayons du soleil ont du mal à atteindre le sol, et la base du nuage est alors grise, voire très sombre proche du noir, mais aussi quand ils sont dans l'ombre d'autres nuages.

    On  distingue quatre familles de nuages dont les noms furent attribués en 1804 par Luke Howard : haute altitude entre 6 et 15 km, moyenne altitude de 2 à 6 km et la basse altitude entre le sol et 2 km, mais certaines sortes de nuages à développement vertical peuvent occuper plusieurs étages

    La figure ci dessus montre les différentes sortes de nuages et leur répartition habituelle en altitude :

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    Les nuages en haute altitude sont constitués de cristaux de glace. Ce sont des nuages de beau temps qui n’amènent pas de précipitation immédiate ce sont les cirrus, les cirrocumulus et les cirrostratus. (cirrus veut dire “boucle de cheveux).

    Les nuages de moyenne altitude sont les altocumulus et les altostratus; ils contiennent des goutelettes d’eau, mais parfois des cristaux de glace. Ils ne donnent en général pas lieu à des pluies, mais sont souvent l’annonce d’une perturbation future.

    Dans les basses couches on trouvera les stratus et les stratocumulus, formés de gouttelettes d’eau, qui donnent lieu à des pluies, souvent assez fine. Les stratus peuvent donner des bruines et s’ils sont au raz du sol, des brouillards.

    Enfin trois sortes de nuages peuvent avoir des extensions sur plusieurs niveaux de hauteur :
    - les cumulus, les plus bas, sont souvent isolés les uns des autres. Ils n’engendrent pas de pluie durable, éventuellement de petites averses locales
    - les nimbostratus sont des nuages bas, continus, très épais avec pluie et neige sur de grandes étendues.
    - les cumulonimbus aux immenses développement sont des nuages d’orage, entraînant de fortes précipitations, sous des vents violents.

Dans le prochain article, nous reviendrons en images sur ces nuages.

    La pluie :
    Dans un nuage chaud, les gouttes d'eau grossissent par condensation de la vapeur d'eau qui les entourent et fusion avec d'autres gouttelettes.
    La taille des gouttes varie du dixième de mm à quelques mm (aucune goutte ne dépassant les 3 mm, au-delà elle explose)3.
    Quand elles sont trop lourdes (environ 0,5 mm de diamètre) pour être soutenues par le courant ascendant, elles tombent, formant ainsi une pluie.
    Dans un nuage froid, les gouttelettes se transformeront en cristaux de glace.qui grossiront par condensation  des gouttes surfondues les entourant. Ils finiront eux-aussi par tomber en capturant des flocons plus petits pour augmenter leur diamètre.
    Lorsqu'ils passent dans de l'air au-dessus du point de congélation, les flocons fondent et continuent leur croissance comme les gouttes des nuages chauds

    Et pour vous récompenser d’avoir lu ce “cours de SVT” (ou de météo, comme vous voulez !), voici quelques images de nuages lenticulaires  qui se forment quand le vent accélère tandis qu’ils sont en train de se déplacer autour d’un large objet comme une montagne.
Ces nuages ont la réputation d’être de "mystérieux objets volants non identifiés" ou leurs camouflages.
lol

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Lundi 13 décembre 2010 à 7:57

Ecologie, Changement climatique

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    Je ne pense pas que vous connaissiez Cancun, une ville de la côte du Mexique.
    Bien que je sois allé au Mexique autrefois - ce qui m’a permis de ramener de grands chapeaux qu’ont utilisés en Bretagne mes filles, puis mes petites filles, - je ne la connaissais pas non plus et je l’ai découverte à la télé car les ministres de nombreux pays s’y sont réunis pour sauver le climat de notre bonne vieille Terre, et il y avait dans cette ville quelques 25.000 représentants des pays signataires de la convention onusienne sur le changement climatique, des organisations non gouvernementales, ainsi que des personnalités des milieux des affaires et scientifiques et des journalistes et personnes de communication.
    Sans doute ont il aimé la douceur enchanteresse des plages, car ils semble que leur travail n’ait guère abouti à grand chose.

    "L'accord de Cancun est un pas important qui réaffirme la détermination de la communauté internationale à s'attaquer au changement climatique à travers l'action multilatérale..
    A présent, la communauté internationale doit remplir ses promesses. Il reste beaucoup de travail à faire avant la prochaine conférence sur le climat en Afrique du Sud l'an prochain"
    a déclaré le Premier ministre britannique David Cameron.
    "On a évite le pire", a déclaré notre vert Wehrling dans un communiqué, soulignant qu’ "un sentiment demeure et si les actes manquent, la volonté reste intacte".

    J’admire le culot des gens qui osent dire que la volonté est ce qui est important, même si aucune action n’est prévue.

    Il a quand même ajouté (d’après le Figaro) :
    "De toute évidence, les Etats ont confirmé leur envie de ne pas abandonner un processus de construction d'une réponse mondiale aux enjeux climatiques. Cependant, nous sommes tristes de constater que nous sommes toujours au même point qu'il y a 20 ans à Kyoto, pays riches, pays émergents et pays pauvres se renvoient la balle de celui qui devra faire le plus d'efforts.
    Plutôt que de rechercher la responsabilité ou la culpabilité des uns ou des autres, une démarche internationale ne sera possible que si on recherche les solutions plutôt que d'éventuels coupables".

    Ils peuvent être tristes, moi je suis scandalisé. Réunir tant de monde pour accoucher d’une souris est honteux.
    Qu’il soit difficile d’aboutir à un accord c’est vrai, mais déjà recenser ce qui pourrait être fait dans chaque pays pour avancer, cela serait peut être un entraînement mutuel.

    Le journal “Le Monde” est plus précis en écrivant :
    “Les pays présents à Cancun se sont résolus à maintenir le statu quo sur le protocole de Kyoto, seul texte juridiquement contraignant sur le climat existant à ce jour. Selon les termes de l'accord, les signataires s'accordent pour repousser à 2011 les négociations sur l'avenir du protocole, sans prendre d'engagement de le prolonger au-delà de son terme. Sa première phase d'engagements expire en 2012, et de nombreux pays ont prévenu qu'ils ne prolongeraient pas le protocole, exigeant un nouveau traité incluant les autres pays émetteurs de gaz à effet de serre, à commencer par les Etats-Unis, la Chine et l'Inde.”
 et la ministre française de l'écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, que je considère comme une personne compétente et résolue, n’a pas caché son désappointement en disant : "on sauve de la faillite le système multilatéral de négociations sur le changement climatique".

    Le Monde ajoute :
   " Une des principales “avancées” prévue par l'accord de Cancun est la création d'un Fonds vert qui permettra aux pays en développement de s'adapter au changement climatique. Placé sous l'égide temporaire de la Banque mondiale, cet organisme distribuera une partie de l'argent promis par les pays développés dans le cadre de la lutte contre le réchauffement climatique, à savoir 100 milliards de dollars par an à partir de 2020. Les nombreuses interrogations sur la façon dont ce fond sera alimenté restent cependant sans réponse."


    Pour changer complètement de registre et me consoler de la bêtise humaine, je vous conseille de visiter deux blogs que j’ai découvert ces jours ci, à la suite d’un commentaire de “Marie” à mon article sur "l’amour lien entre deux êtres", commentaire que vous devriez lire aussi si cet article vous a intéressé.
    Ces deux blogs sont les suivants :
          - le blog de Marie : http://augreduvent.cowblog.fr/
          - et le blog d’un philosophe : http://lepenseurdujour.cowblog.fr/
    Ce que j’aime dans ces deux blogs, c’est d’une part leur réalisme, leur optimisme et leur volonté d’écarter les tristesses inutiles ainsi que leur altruisme et dans le blog de Marie, également beaucoup de poésie.

Lundi 21 décembre 2009 à 8:05

Ecologie, Changement climatique

Je vous ai dit hier que le seul accord efficace en matière de limitation du changement climatique serait d’imposer une limitation de l’augmentation des rejets de CO2 pour les grands pays. émergents et une diminution pour les pays industrialisés tels que les USA, la Russie et l’Europe.
    Ce problème de rejets de CO2 est étroitement lié à celui de la consommation d’énergie et c’est pourquoi il était également question d’une aide dans ce domaine aux pays africains.

    Le pétrole étant le combustible le plus utilisé, les économistes choisissent comme unité de référence pour comparer entre elles les différentes sources d’énergie, la “tonne équivalent pétrole” ou “tep”. (1ktep = 1000 tep, 1 Mtep = 106 tep, 1Gtep = 109 tep et 1 Tératep = 1012 tep).
    Cela permet d’évaluer la consommation énergétique “primaire”, toutes sources confondues.
    Les équivalences en “tonne équivalent pétrole” des principales énergies sont les suivantes :
        - gaz : 1 tonne = 1tep par convention.
        - pétrole : 1 tep = 7,33 barils de pétrole
        - essence 1 t = 1,05
        - fioul  : 1 tonne = 0,952 tep
        - Coke de pétrole : 1 tonne = 0,762 tep
        - Houille : 1 tonne = 0,619 tep
        -Lignite : 1 tonne = 0,405 tep
        -Bois : 1 stère = 0,147 tep
     Le Mwh électrique (en incluant les rendements de production) :
        - d’origine fossile : 0,086 tep  ( 1 tep = 11,6 Mwh)
        - d’origine nucléaire (rendement 33%) : 0,26 tep
        - d’origine géothermique (rendement 10%) : 860 tep

    Le niveau de vie des populations, leur longévité (espérance de vie) sont liées à la disposition d’énergie et la consommation totale d’énergie est évidemment liée à la population (au nombre d’habitants).
    En 1800 pour une population d'un milliard, le monde consommait, en matière d'énergie environ 0,2 Gtep par an et ceci principalement grâce à la biomasse (notamment chauffage au bois). L'espérance de vie en France était de l'ordre de 30 ans.
    En 1900 la consommation était passée à 1Gtep pour 1,7 milliards d'habitants. Les pays industrialisés consommaient beaucoup plus que les autres, avaient recours au charbon et l'élévation du niveau de vie était une des conséquences de cette augmentation de mise à disposition d'énergie. L'espérance de vie était alors en France de 50 ans environ
    Le phénomène est exponentiel, puisqu'aujourd'hui (en 2000) la population est de 6 milliards d'habitants avec une consommation totale d'environ 10 Gtep par an. Mais les différences se sont accrues entre pays riches, pays émergents et pays pauvres.
L'espérance de vie en France est de l'ordre de 80 ans alors qu'elle reste de l'ordre de 40 ans dans les pays pauvres qui n'ont pas accès à l'énergie.
    Non seulement la population mondiale augmente (200 000 par jour), mais la consommation des pays émergents augmente rapidement de telle sorte que le poids de la Chine et de l'Inde (4 milliards d'habitants) est prépondérant dans cette augmentation. (électricité, chauffage, industrie, transports ....)
    La production d'énergie primaire est aujourd'hui essentiellement liée aux énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz ; voir la figure ci dessous), d’où l’augmentation des rejets de CO2.

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    Si maintenant on examine les graphiques ci-dessous de production de CO2 globale et par habitant, on s’aperçoit de l’importance des USA, de la Chine puis de l’Inde et de l’Europe au plan des émissions globales, mais si on prend les émissions par habitant elles sont faibles en Chine et en Inde, dont les populations sont très nombreuses. Ces pays souhaitent évidemment se développer et l’augmentation de leur production de CO2 va augmenter et risque de peser lourd à terme dans le bilan global.

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    Limiter leur augmentation c’est limiter leur développement d’où la difficulté d’un accord avec la Chine. Pour les USA, une diminution importante devrait être faite pour les ramener au niveau des autres pays et c’est donc tout aussi difficile.
    D'où les désaccords entre ces deux pays et entre eux et les autres participants.
    En outre le problème de l'aide aux pays notamment africains, d'une part à se développer, mais aussi à le faire avec des énergies renouvelables, n'a malheureusement pas suscité l'effort nécessaire dans ce domaine.

    Ces niveaux d’émissions sont essentiellement dus surtout à la production d’électricité par des centrales à charbon et gaz, au chauffage par le fioul et le bois, et au transport utilisant le pétrole.

Dimanche 20 décembre 2009 à 8:37

Ecologie, Changement climatique

   Plusieurs de mes correspondant(e)s me parlent du sommet de Copenhague qui finalement s’est très mal terminé avant-hier soir.
    La situation n’est pas très bien expliquée par les médias, alors je vais essayer de clarifier un peu.


    Sur les aspects climatiques, je vous renvoie à mes anciens articles, (voir "changement climatique" sur ce blog), mais je résume en quelques phrases ce qu’on sait :

    Tous les scientifiques sont maintenant d’accord pour constater que l’activité de l’homme fait augmenter de façon exponentielle les gaz à effet de serre depuis une cinquantaine d'années, notamment le gaz carbonique CO2, et que cela entraine un réchauffement moyen de l’atmosphère terrestre qui retient davantage d’énergie solaire.
    Ils ont aussi d’accord sur le fait que, même si l’on réduit ces émissions de façon importante, cet effet est à long terme et  le maximum de concentration de CO2 ne se produira que vers 2200 et qu’il faut donc agir au plus vite.
    Il est possible que la montée du niveau des océans se poursuive pendant plusieurs centaines d’années.

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    Les conséquences chiffrées sont plus difficiles à prévoir car elles résultent de modèles mathématiques dont l’exactitude n’est pas certaine. De plus elles dépendent fortement des mesures qui seront prises, comme le montre les résultats ci dessous de l’un de ces modèles.

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    L’accord de Copenhague qui décide de limiter l’augmentation de température à 2 d° est un leurre, car c’est un chiffre qui est le résultat de calculs, mais selon le modèle utilisé on n’impose pas les mêmes contraintes en matière de réduction de CO2, qui est le seul paramètre mesurable, sur lequel on puisse agir et qui puisse faire l'objet d'un accord ayant vraiment des suites.
Le modèle mathématique chinois peut très bien dire qu’un rejet donné de CO2 limitera l’augmentation de température à 2 d° tandis que les USA diront que ce même rejet la porte à 3 d° et que le modèle européen aboutisse au chiffre de 4 d°.
    En fait, ils ont abouti à cet accord parce qu’ils savent que cela ne signifie rien et que donc on n’a pas imposé de contraintes réelles sur lesquelles ils n’arrivaient pas à se mettre d’accord;
    Le seul accord valable aurait dû limiter les rejets de CO2 pour chaque grand pays. (limiter l’augmentation pour certains, diminuer les rejets pour d’autres) . Ce problème de rejets de CO2 est étroitement lié à celui de la consommation d’énergie.

    C’est encore plus vague quand on regarde les conséquences sur le climat. Pour 4 d° d’augmentation les chiffres d’augmentation du niveau des océans varient entre 30 et 70 cm. Et on ne sait pas les conséquences sur le climat d’une augmentation moyenne de 2 ou 4 d°.
    Ce qu’on sait c’est que 50 cm d’augmentation du niveau des mers en Asie peut supprimer les terres cultivables de millions de personnes, et que l’augmentation de température sera catastrophique en Afrique, par l’avancée du désert. Ce sont les pays et les gens pauvres qui seront les plus touchés.
   
   
Je vous expliquerai demain pourquoi dans ce contexte, les problèmes opposent USA et Chine, ce qui a empêché d’aboutir à un accord.
  

Dimanche 27 septembre 2009 à 8:23

Ecologie, Changement climatique

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                Un transport vraiment écologique



    J’avais dit que je considérais que la ”taxe carbone” était une solution de facilité de gens sans imagination et qui n’avait pour but que de faire rentrer de l’argent sous couvert d’une mesure dite écologique plutôt qu’un impôt impopulaire,  ainsi que d’attirer les votes d’écologistes peu réfléchis, et qu’elle ne serait d’aucune utilité  en matière de réduction de nos émissions de CO2.
    Quant au dispositif de remboursement, hâtivement annoncé par suite de l’impopularité de la taxe, il est d’une telle complication et tellement arbitraire, qu’on se rend compte qu’il n’a jamais été étudié sérieusement, bien que venant à point nommé en période pré-électorale, et il sera complexe à mettre en oeuvre.
    Je confirme mon opinion à ce sujet.

    Mais que pourrait on faire de plus efficace?

    Au niveau de la production électrique nous sommes les plus écologiques dans le monde avec 95% de nucléaire et d’hydraulique.. Encore faudrait il le rester.
    Au lieu de perdre son temps à faire des éoliennes hors de prix et au mauvais rendement qui nécessiteraient des centrales fossiles pour suppléer à leur arrêt en cas de calme atmosphérioque, le gouvernement actuel aurait mieux fait de faire contruire 5 réacteurs EPR au lieu d’un et de relancer Superphénix dont l’arrêt par le gouvernement Jospin a fait perdre les 15 ans d’avance que la France avait en matière d’étude de réacteurs surgénérateurs.

    Au niveau du bâtiment il faut certes laisser les architectes faire des études de maisons à “consommation zéro”, mais ce ne sont pas les quelques réalisation hors de prix qui feront gagner grand chose au plan global.
    Au lieu de subventionner avec l’argent de nos impôts ces réalisations pour riches (qui n’ont pas besoin d’être aidés) on ferait mieux par contre, de subventionner  davantage la rénovation au plan isolation des logements anciens (changement des fenêtres et isolation des murs et des toits).
    Au lieu de subventionner l’installation de photovoltaïque dans l’industrie, horriblement cher et de mauvais rendement, en remboursant le kw de coût prohibitif, il vaudrait beaucoup mieux aider l’installation dans les maisons individuelles et dans certains immeubles de capteurs solaires thermiques (des tuyaux dans lesquels le soleil chauffe l’eau d’un ballon classique de chauffe eau) et celle de pompes à chaleur ou de réseaux de récupération de la chaleur du sol.

    Au niveau des transports,  au lieu de finacer la production de biocarburants, et donner de l’argent aux industries automobiles sans contrepartie, (et aux banques qui mettent cet argent dans leurs bénéfices), il serait bien plus utile de les aider à mettre en circulation rapidement des automobiles, camions, bus électriques, utilisables dans les villes où le kilométrage effectué journellement est faible, et de constituer progressivement un réseau de bornes de recharge rapide dans les stations services de routes et autoroutes. (avec une autonomie de 250 km et une recharge en 20 minutes, l’auto électrique serait utilisable partout. On peut espérer cette performance en quelques années si on y met les moyens en matière de recherche technique).
    Améliorer davantage les transports en commun et surtout le frêt ferroviaire serait  également nécessaire.

    Enfin on ne peut résoudre ce problème de l’énergie que par un effort important de recherches et c’est un des rôles de l’Etat de prévoir et financer dans ce domaine. Même si la France n'est pas concernée, on peut coopérer à la recherche sur le stockage du CO2 des centrales à combustible fossile.

    Au plan politique j’ai déjà dit seul un accord ambitieux entre les USA, la Chine, l’Inde, la Russie et l’Europe peut sauver le climat, en faisant des efforts communs de réduction d’émission de CO2, puis en négociant ensuite avec les autres pays. (on ne peut négocier avec eux si on ne montre pas l’exemple !).
   

    Mais je suis d’accord vec Paskale et Maud, il y a des problèmes autres tout aussi important pour la planète notamment l’eau et la nourriture, la pauvreté  ou certains problèmes de santé (sida par exemple) qui nécessitent qu’on se mette d’accord sur les actions à mener.
    Sans être aussi pessimiste que Maud sur les conséquences de l’augmentation de population car j’ai une certaine confiance dans l’imagination des chercheurs, je partage quand même en grande partie l’avis donné dans un de ses commentaires :
    “....Je pense que la seule "réorientation" des sources d'énergie vers des sources moins "polluantes" n'est qu'un palliatif aux problèmes que posera la surpopulation dans 2 ou 3 générations.
    Je pense qu'on n'échappera pas :
- à des projets visant à limiter drastiquement l'augmentation de la population mondiale (ce que seule la Chine a eu le courage de faire)
- à une baisse obligatoire de la production humaine et donc du besoin effréné de vouloir cumuler toujours plus...
... malheureusement, ce sont là 2 objectifs qui vont contre la conception humaine du bonheur.
    ....Il y a actuellement au bas mot 1/3 de la population mondiale qui vit déjà cette "sobriété" sous forme de misère et malnutrition et meurt par manque de soin. Avant la sobriété (qui s'imposera de toute manière), sans doute faudrait-il parler d'abord de partage....”

   
    Je suis d’accord sauf sur le mot “production” que je remplacerais par “consommation” et je conclurais en disant que seules une meilleure vision politique et un important effort de recherche peut sortir le monde d’affaire.

Samedi 26 septembre 2009 à 10:43

Ecologie, Changement climatique

     Après des exposés que j’ai essayé de faire, le plus impartialement possible, en fournissant des chiffres, je voudrais aujourd’hui résumer mon opinion personnelle sur la lutte contre le changement climatique.
    Demain je contuinuerai en indiquant les mesures que je trouverais plus utiles que la “taxe carbone “ et pourquoi.


    D’abord vous l’avez vu dans mes articles sur le climat, je suis persuadé  que les émisssions de gaz à effet de serre dues à l’homme, sont nocives pour le climat et, même s’il n’y a pas un grand bouleversement pour la France, qu’elles sont catastrophiques pour les pôles et certains pays, d’Asie notamment, dans lesquels il y a beaucoup de terres à quelques mètres seulement au dessus du niveau des mers.

http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/CO2pays.jpg




    En 2007, les quatre plus gros responsables d’émissions de CO2 dans le monde étaient déjà les USA, la Chine, la Russie et l’Inde.
La Chine a dépassé aujourd’hui les USA et l’Inde augmente beaucoup ses émissions.


La France au contraire est un des pays les moins pollueurs, notamment comme le montre le deuxième graphique, en matière de production d’électricité. les trois meilleurs dans ce domaine étant la France, la Suède et le Canada.
http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/CO2perkWh.gif
    Certes ce n’est pas une raison pour ne pas montrer l’exemple et faire nous mêmes un effort, mais il ne faut pas que les médias fassent croire que l’effort de la France sauvera le monde.
    Seul un accord ambitieux entre les USA, la Chine, l’Inde, la Russie et l’Europe peut sauver le climat, et pour le moment on ne voit pas encore cette issue purement d’ordre politique.

    Je vous ai par ailleurs montré que les ressources de pétrole s’épuisent à l’horizon 2050, celles de gaz à l’horizon 2100 et celles de charbon vers 2200, alors que l’uranium 235 peut être fertilisé et peut donc, avec le thorium 232, servir de combustible nucléaire pendant des milliers d’années.
    Il est donc temps que la science et la technique fassent preuve d’imagination pour nous sortir de cette situation de pénurie.

    Actuellement la production d’énergie est dans le monde, due à 70% à la combustion des combustibles fossiles carbonés et donc génératrice de CO2.
    Les énergies dites renouvelables, hors nucléaire et hydraulique ne représentent que 2%.
    Il est certain qu’il faut diminuer la part de l’utilisation des combustibles fossiles, à la fois pour des raisons d’émission de CO2 et de tarissement des ressources, mais vu les besoins en énergie, qui de plus, vont doubler d’ici la fin du siècle, cela ne pourra se faire que lentement grâce à un gros effort utilisant toutes les méthodes de production d’énergie.

    Cela dit, les méthodes doivent être différentes selon les pays car leur situation n’est pas comparable, tant au plan des ressources que de la production d'énergie actuelle et de la géographie et les mêmes méthodes ne sont pas efficaces partout.

    En ce qui concerne la production d’électricité et sa distribution à tous les usagers, seule l’énergie nucléaire et l’hydraulique peuvent remplacer les combustibles fossiles sans production de CO2 pour assurer une production suffisante en quantité.
    La sureté actuelle des réacteurs occidentaux rend impossible tout accident grave (type Tchernobyl) et le nucléaire est actuellement l’industrie la plus sûre en occident. Le problème des déchets, très peu abondants, est bien maîtrisé, beaucoup mieux que celui de l’industrie chimique, et une partie des déchets pourra être transformée dans les réacteurs de quatrième génération.
     L’éolien et le solaire photovoltaïque demandent un stockage de l’énergie cher et qu’on ne sait pas faire, car vent et soleil sont intermittents et sont actuellement des énergie très onéreuses. Pour remplacer une seule centrale nucléaire future, il faut plusieurs centaines d’éoliennes et des milliers d’hectares de photovoltaÏque.
    L’éolien n’est rentable qu’en mer et dans des îles et le photovoltaïque dans les déserts ou à titre transitoire dans quelques pays comme le Danemark qui ne disposent que de centrales thermiques carbonées et ont un régime de vents relativement stable..
    La géothermie et l’énergie des océans devraient être étudiées pour le long terme
    L’énergie nucléaire de fusion de l’hydrogène est certainement une énergie d’avenir, mais la maîtrise de cette énergie à très haute température (des millions de degrés) n’est pas envisageable dans notre siècle actuel.

    Par contre au niveau du logement individuel et collectif, la solution non polluante du chauffage électrique peut être considérablement aidé par le solaire thermique au niveau de la production d’eau chaude. Le photovoltaïque sera peut être moins cher avec une nouvelle génération de cellules, mais pas avant 2030.
    Des pays ayant des forêts en grande quantité peuvent à titre transitoire utiliser le bois, mais la déforestation prive d’une source précieuse d’absorption du CO2.
    Mais surtout une quantité notable d’énergie pourrait être économisée par une meilleure isolation des logements anciens déjà existants et évidemment de ceux que l’on construit.
    La géothermie peut être localement une solution très rentable.

    En ce qui concerne le transport, le remplacement du pétrole est urgent et les biocarburants ne peuvent être qu’une solution de transition, peu intéressante qui entre en compétition avec la production alimentaire.
    La seule solution des transports terrestres est la voiture électrique,
mais elle se heurte au problème des batteries qui a toutefois fait de grands progrès. La voiture à hydrogène se heurte au problème de la production en grandeas quantités, de la sécurité et du poids du stockage de ce combustible explosif et à la mise au point des piles à combustibles. Une solution rentable n’est guère possible avant 2050.

    Enfin il faut attirer l’attention sur les possibilités d’économies, notamment en évitant de conserver en fonctionnement ou en veille, des appareils inutilisés et plus généralement en récupérant et en utilisant ou recyclant nos déchets dans des conditions relativement écologiques.

 
    Demain je vous donnerai mon opinion sur la taxe carbone et les mesures que j'aurais trouvées preférables
   

Mercredi 23 septembre 2009 à 6:34

Ecologie, Changement climatique


    Aujourd’hui je vais parler de l’habitat et des économies d’énergie car c’est un sujet dont les médias parlent de façon désordonnée, préférant le sensationnel et n’attirant pas l’attention sur les mesures utiles, qui sont plus simples et banales.

    En France, le bâtiment utilise 43% de l’énergie primaire et contribue à hauteur de 21% aux  émissions de gaz à effet de serre. Environ 1/3 concerne le secteur industriel et tertiaire et 2/3 le résidentiel (1/3 en immeubles collectifs et 2/3 en maisons individuelles).
    Il y a en France environ 30 millions de logements et chaque année il s’en construit de 300 000 à 400 000, et donc la durée du renouvellement duparc immobilier est de l’ordre du siècle. Il est  donc  très  important  de  le rénover au plan de la consommation d’énergie.
http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/depense3.png
    Le graphique ci contre montre la répartition des dépenses d’énergies entre les différents postes et à titre d’exemple on a estimé en jaune la proportion qui pourrait être prise en charge par un chauffe eau solaire qui chaufferait de l’eau dans des tuyaux couvrant un peu moins de la moitié du toit

    Le chauffage est un poste très important qui dépend évidemment de l’isolation thermique du logement
    Les bâtiments construits avant 1975, consomment  en  moyenne  330  kWh/m2/an.  Ceux construits  en  respectant  la  règlementation  thermique  de l’an 2000 consomment entre 80 et 100 kWh/m2/an. On sait maintenant  construire  des bâtiments consommant  50 kWh/m2/an. 
    En ce qui concerne l’eau chaude sanitaire, la consommation est actuellement de l’ordre de 40 kw/m2/an et on sait comment réduire cette consommation à 10 dans des bâtiments neufs. Ces progrès augmentent sensiblement les coûts de l’ordre de 5 à 10%.
http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/maison.jpg
    Les médias nous présentent les études certes méritoires d’architectes qui réalisent des bâtiments à “énergie nulle” qui avec des isolations très performantes, une étanchéité accrue assortie d’une aération à double flux pour que l’air sortant réchauffe l’air entrant, et des capteurs solaires sur les toitures. Les coûts supplémentaires sont actuellement de 10 à 20 %, et il existe des aides importantes financées par le contribuable.
    En fait il est bien plus important  d’améliorer  un  peu  un  grand  nombre  de  logements car  gagner  20%  en énergie sur des millions de logements  est plus efficace que de construire quelques bâtiments  à  énergie  nulle ou positive et de le faire par des méthodes n’obligeant pas les habitants à déménager pendant les travaux..

  Habitat et transports sont intimement liés. Il ne faut pas que ce que l’on gagne sur l’habitat soit annulé par des transports plus consommateurs d’énergie.  Un gain de 80 kWh/m2/an sur la consommation de l’habitat, peut être annulé si l’on doit faire 20 km de plus en voiture pour aller à son travail.
    De même le mode de transport dépend de la structure de l’habitat.
Dans un habitat de lmaisons individuelles dispersées, le véhicule individuel est moins polluant qu’un transport en commun, souvent  vide en journée car la densié de la population est trop faible. Il vaut mieux utiliser sa voiture pour aller à la gare la plus proche et prendre letrain ou le RER. On constate que c’est souvent difficile car il n’y a pas de possibilité de se garer facilement et gratuitement. La conséquence est que souvent on prend sa voiture pour parcourir l’intégralité du parcours jusqu’au lieu du travail.


    La consommation des appareilsdomestiques a subi une grande évolution  ces dernières années.
http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/TICConsommationFrance2.jpg
La consommation d'électricité des ménages en France due aux appareils électroniques dédiés à l'audiovisuel (essentiellement les téléviseurs) a quasiment doublé en une décennie (zone bleue). L'informatique (en orange) a fait une brutale apparition. Au total, la consommation a très peu bougé grâce à une réduction de la consommation des lampes d'éclairage et des appareils électroménagers.    

    Le  kWh le moins cher à économiser est celui qui n’est pas productif. 
    Il  existe  des  sources  de  gaspillage  très nombreuses dans les bureaux et les ménages.
Certains appareils comme les ordinateurs ne sont pas arrêtés et de nombreux appareils  électroniques en veille, consomment  de l’énergie sans apporter aucun service. On  atteint  des  valeurs  correspondant  à  la consommation annuelle d’un réfrigérateur. Une “box internet” qui reste en permanence allumée consomme environ 8 € d’électricité par an.
    Des études sont en cours oour utiliser des composants dont la consommation en veille serait négligeable.
    Le gaspillage d’énergie dans les villes et les maisons dû à l’éclairage est également important. Une rationalisation des éclairages et l’utilisation de lampes à basse consommation devait permettre des économies considérables.

    Le  stockage  de  l’énergie  est  le  point  faible  de  la  filière énergétique. 
    A titre d’exemple, pour produire  1 kwh, il faut  70g  d’essence,  environ 25kg de batterie au plomb et faire passer sur des turbines 3 600 litres d’eau d’une hauteur de 100m .
    On sait stocker de grandes quantités d’électricité mais c’est encore très cher, volumineux et pondéreux. Le stockage de l’électricité permettrait de garder la production presque constante en s’adaptant à la consommation et d’avoir ainsi besoin de moins de moyens  de  production. 
    Le  stockage est  indispensable  pour  exploiter  convenablement  les  énergies renouvelables intermittentes, que ce soit pour le solaire photovoltaïque ou l’éolien.
    Le  stockage  de  la  chaleur  est  aussi  un  objectif important, notamment le  stockage  intersaisonnier.  Il s’agit de  stocker la chaleur l’été pour l’utiliser l’hiver. Malheureusement c’est encore très coûteux et demande des volumes considérables de stockage. Par contre le stockage de la chaleur est utilisé tous les jours dans les locaux ayant un ballon d’eau chaude où l’eau est chauffée aux heures creuses et utilisée ensuite.
    La diminution des coûts et des poids du stockage d’énergie (électrique ou chaleur) sera un grand progrès dans la maîtrise de l’énergie.

   
Après une pause demain, je concluerai sur ce problème de l’énergie et des émissions de CO2 et je donnerai mon opinion personnelle sur certaines mesures actuelles.

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