Samedi 4 mai 2019 à 16:19

Zoologie, botanique, évolution

    J’ai entendu à la radio, une émission sur les scorpions. Cela m’a plu et j'ai pensé que ce serait intéressant pour certains de partager ce qui s’était dit

    Les scorpions font leur apparition il y a 450 millions d’années (Silurien). A cette époque, ils sont aquatiques ou du moins amphibies, munies de branchies et d’yeux latéraux. Le Ptérigotus  ou scorpion de mer, était un arthropode marin d’environ 2 mètres de long. Les scorpions passent ensuite à une existence uniquement terrestre à l’aide de poumons et de griffes, entre -380 millions et -350 millions d’années (Carbonifère - Dévonien).
    Le scorpion n’est pas un insecte : il a huit pattes et non six. Le scorpion est un lointain parent de l’araignée et c'est un animal invertébré de la classe des arachnides.
    Il a également une paire de « pinces » appelées « chelicères » et des pièces buccales « pédipalpes »; la tête collée au thorax (prosoma) formée d’une carapace avec deux paires d’yeux, l’abdomen (mesosoma) formé de 7 plaques et la queue (metasomia) formées de 5 anneaux dont le dernier porte une vésicule à venin appelé « telson »
    Il existe environ 1500 espèces de scorpions; tous sont venimeux, mais seulement une vingtaine d'entre eux ont une piqûre mortelle.
    Comme tous les animaux possédant un exo-squelette, (insectes, crustacés, mollusques …), la croissance se fait par mues successives. ( l’exo-squelette est par opposition à l’endo-squelette des mammifères,  un squelette extérieur, dont la partie abdominale est la carapace).
    Les Scorpions sont vivipares ou ovo-vivipares et donnent naissance à chaque portée selon les espèces entre trois et plus d'une centaine de petits appelés pullus.
Les œufs sont directement recueillis dans une « corbeille de naissance » formée par les pattes avant de la mère, ou simplement déposés sur le sol. Dès leur sortie, les jeunes grimpent sur le dos de leur mère, qui les portera sur son dos jusqu'à leur première mue.
    Généralement la durée de vie d’un scorpion est d’environ 3 ans, bien qu’elle puisse aller jusqu’à 26 ans selon les espèces.

    La majorité des scorpions vit dans les régions rocailleuses et sablonneuses des déserts, dans des terriers, sous des pierres ou dans des fentes du sol. D'autres vivent dans les savanes, dans les forêts sèches ou humides, soit dans des terriers, soit sous les écorces tombées au sol, dans les souches ou dans les arbres. Certaines espèces vivent dans des cavernes ou des grottes.
    Ils vivent essentiellement en Afrique du Nord, au Moyen Orient, au Mexique et au Brésil dans le sous-continent indien. En France, il existe cinq espèces de scorpions vivant principalement dans le sud. Ils sont surtout actifs en été et durant la nuit.
    Le scorpion est particulièrement résistant : il peut jeuner 3 ans, ne boit pas (il profite de l’eau de ses proies), il résiste à la chaleur, peut vivre dans la neige et la glace, et résiste à des doses de radiations  20 fois plus fortes que celles mortelles pour l’homme. (il est capable de réparer son ADN)
    J’ai vu au Sahara un indigène, qui élevait des scorpions pour les montrer aux touristes, en mettre deux dans une poêle, qu’il mettait sur le feu. Au bout d’une minute, les scorpions se recroquevillaient et devenaient noir, comme du charbon. Leur maître les mettaient alors dans une casserole remplie d’eau et, au bout d’un minute, les scorpions réhydratés, ressuscitaient et, si on vidait la casserole, se sauvaient allègrement jusque sous une pierre.

    Le scorpion ne pique que s’il est menacé.
    La piqûre de scorpion est généralement très douloureuse.
    La gravité de la piqûre dépend de la taille su scorpion (peu grave si <2 cm), de la localisation de la piqûre (plus grave si le venin passe dans une art!re ou une veine), et de l’âge de la victime (danger si < 12 ans)
    Les signes qui apparaissent chez l’homme, en cas de piqûre de scorpion sont classés en 3 stades approximatifs qui vont renseigner sur la conduite à tenir.
        1 - Douleur et rougeur locales; disparaissent en 24 heures
        2 - Les symptômes se limitent à une sudation et à une salivation intenses, une hypertension et une accélération du rythme cardiaque. Mais il peut y avoir aggravation de l’état général : diarrhées, fièvre, vomissements
        3 - Signes qui apparaissent au maximum 16 heures après la piqûre : difficultés à respirer; cyanose : les lèvres puis la peau deviennent bleutées; poul cardiaque rapide; crampes musculaires; agitation
    La conduite recommandée par les médecins est la suivante : garder son calme; ne pas faire de garrot; ne pas faire d'aspiration avec la bouche ; immobiliser la région piquée;
appliquer de la glace pour lutter contre la douleur; appeler le centre antipoison le plus proche ; essayer si possible d'identifier le scorpion mis en cause. Ne jamais laisser la personne piquée seule pendant 24 heures.

    Une chose peu connue : le scorpion sait doser la quantité de venin qu’il injecte, mais aussi sa nocivité. S’il se sent attaqué, il injecte la dose maximale, mais, comme il aime manger ses proies vivantes, pour les capturer il dose son venin pour juste les paralyser.
    Dans le combat de deux scorpions pour une femelle, ils se battent en essayant de se piquer et l’un d’eux peut ainsi mourir tandis que l’autre va faire la noce avec sa « scorpionne ». Mais cette noce est aussi dangereuse.
    Le couple entame une pariade complexe , au départ un simple contact physique, suivi d'une période de vibrations intenses effectuées par le mâle, qui, transmises par le sol, sont perçues par la femelle, qui réagit le plus souvent par une attaque.
Le plus souvent, le mâle reprend ses mouvements d'approche. Il attrape la femelle par une patte ou une pince et l'entraîne. Les queues sont animées de mouvements divers : balancements, entrecroisements à l'horizontale ou à la verticale.
 Brusquement, sans se séparer de la femelle, le mâle s'abaisse sur le sol et fait sortir en quelques secondes de son orifice génital une baguette contenant la substance séminale : c'est le spermatophore. Puis il recule, attirant rapidement la femelle sur cet organe collé au sol et la guidant afin qu'elle le saisisse par son ouverture génitale.
    Chez 40 % des espèces observées, la femelle cannibale dégustera son époux après l'étreinte (chez la mante religieuse, c’est presque 100%) !

    La France métropolitaine compte cinq espèces de scorpions, trois peu répandues et peu dangereuses et deux rencontrées couramment :
        - Le scorpion noir à queue jaune”,Euscorpius flavicaudis, qui peut mesurer jusqu’à 5 cm pour les plus gros individus. On en trouve souvent dans le Sud de la France, sous une ligne allant de Bordeaux à Lyon, en Corse, en Italie et en Espagne. aime la fraîcheur. La bête redoute le soleil et a pris l’habitude de se cacher sous les tuiles et entre les pierres des vieilles habitations.
    Il mange des araignées, punaises, mouches et autres petits insectes
    Il peut pincer et piquer certes, mais son venin, est relativement inoffensif pour l’homme. Plus la “victime” sera jeune, plus elle sera sensible au venin. On ressent une douleur allant de la piqûre d’épingle à la piqûre de guêpe
        - Le « scorpion jaune » du sud de la France, Buthus occitanus, est beaucoup plus dangereux (4 décès sur 25 000 piqûres), car les peptides qui constituent son venin, bloquent les canaux ioniques responsables du passage des ions sodium (Na+) et potassium (K+) à travers la membrane des cellules nerveuses, musculaires ou encore glandulaires, et provoquent vomissements, diarrhées, troubles cardiaques et neurologiques, voire la mort.
    Pour éviter les mauvaises surprises, évitez de laisser traîner vos vêtements et vos chaussures au sol, et vérifiez de temps à autre vos murs de pierres.
        - En outre un scorpion sans yeux, inoffensif, vit dans des grottes dans les Pyrénées : Belisarius xambeui

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  Ci-dessus, à gauche, le scorpion noir à queue jaune, peu dangereux.
  Ci-dessus, à droite, le scorpion  jaune, beaucoup plus dangereux.
  Ci-contre, le scorpion des Pyrénées.






    Le scorpion a de nombreux ennemis et prédateurs : le scorpion lui même, les araignées, centipèdes, fourmis, oiseaux, lézards, serpents, grenouilles et crapauds, et petits mammifères. Parmi les prédateur de scorpions, plusieurs animaux sont immunisé contre le venin de ceux-ci (la mangouste par exemple)
       
    Difficile de se faire à l’idée de manger des scorpions. Les punaises, les fourmis, les vers ou les chenilles comestibles peuvent rebuter, mais peuvent sembler relativement savoureuses une fois mangé. Mais entouré de sa réputation venimeuse, manger du scorpion est une notion accompagnée de ses propres craintes.
    La vente de ‘scorpion à manger’ est cependant très répandue, surtout  en Asie..Il parait qu’il a un goût de noisette et d’amande ou proche du pop-corn. La queue du scorpion, là où tout le venin est normalement stocké, est la partie la plus savoureuse de l’animal (le processus de congélation – bouilli – déshydratation- va éradiquer toute trace de ce venin rendant le scorpion vraiment comestible. La variété la plus appréciée est généralement le scorpion doré de Mandchourie (scorpion chinois), une espèce à la base inoffensive pour l’homme.

Mercredi 10 janvier 2018 à 17:54

Zoologie, botanique, évolution

    Sans doute ne savez vous pas ce qu’est un « blob » et encore moins un « Physarum polycéphalum ». Je n’en n’avais aucune idée avant d’avoir lu un article dans la revue « Pour la Science ».
    Les scientifiques appellent cette plante particulière le « blob » en pensant au monstre d’un film d’horreur, visqueux et gluant. Elle ressemble à une moisissure, ou une levure, de couleur jaune vif, et elle a une particularité rare : elle est formée d’une seule cellule, mais, alors que la taille d’une cellule est habituellement de quelques microns et qu’elle ne possède qu’un noyau, le blob unicellulaire peut s’étaler sur plusieurs mètres carrés et comporter des milliards de noyaux.
    Et ce n’est pas sa seule originalité.
    Si cette plante est classée dans la catégorie des « fungi » (levures, moisissures et champignons ), elle a certaines caractéristiques de comportement du monde animal.

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    En général les cellules des organismes évolués se reproduisent par mitose : le matériel génétique se duplique, puis se sépare; les noyaux se séparent tous deux identiques et deux cellules diploïdes (les chromosomes vont par paires) se séparent (cf. schéma ci-dessous).
http://lancien.cowblog.fr/images/Vegetationarbres2/350pxEvenementsimportantsenmitosesvg.png    Le « blob » se reproduit très différemment et a une structure très particulière.    
    Comme par exemple les champignons, des protubérances de la cellule produisent des spores qui donnent naissance à des gamètes, qui n’ont qu’un seul chromosome (haploïdes), et qui fusionnent pour donner une cellule fille diploïde.
    Mais chose rare, dans le cas du blob, cette cellule ne va pas se diviser en deux autres identiques, mais seuls les noyaux vont se diviser et l’on n’aura qu’une cellule unique qui grandit peu à peu avec une multitude de noyaux, mais qui peut se reproduire selon le même cycle; (cf. schéma ci-dessous).
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    Seules des gamètes de sexe différent peuvent fusionner, mais pas de problème de rencontre pour les blobs, car il y a 720 sexes différents !!
    De plus le blog a une propriété particulière : si vous coupez un blob en deux, vous avez deux blobs parfaitement vivants et en pleine forme. A l’inverse si vous mettez deux blobs en contact, ils fusionnent en un seul blob, évidemment plus étendu, mais avec une parfaite entente au sein du nouveau blob.

    Le blob se déplace, notamment pour trouver sa nourriture. Il est parcouru par un réseau de « veines » dans lesquelles circule un liquide qui contient des protéines et des nutriments. Le courant du liquide dans ces veines s’inverse toutes les deux minutes, exerçant ainsi des pressions uniformément réparties sur la cellule. Mai si le blob veut se déplacer, il privilégie une direction dans laquelle le liquide se déplace davantage et exerce donc une pression directionnelle sur la cellule qui alors se déplace dans cette direction, à quelques centimètres par heure.

    Le blog se nourrit de spores, de bactéries, de champignons et moisissures. Comme il n’a pas de bouche, il phagocyte ses proies : il se lie à elles par ses pseudopodes et des « colles » utilisant des glucoses. Il y a alors une fusion de la paroi de la proie avec la membrane de la cellule blob et celle -ci va digérer sa proie grâce à des enzymes.

    Les blobs ont des comportements proches d’animaux, en ce sens qu’on peut leur faire subir un apprentissage, qu’ils peuvent transmettre à d’autres blobs si on les fusionne et on les re-sépare ensuite.

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     Ainsi les blobs peuvent s’habituer au milieu. Si on les sépare de nourriture éventuelle par un chemin qu’ils vont emprunter pour se l’approprier, on peut mettre sur ce chemin un produit chimique répulsif (du sel par exemple).
    Le blob va alors mettre beaucoup de temps pour parcourir le chemin. Mais si on répète l’expérience plusieurs fois, il mettra de moins en moins de temps, ayant acquis de l’expérience par apprentissage.

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    Plus étonnant, les chercheurs ont placé deux blobs devant deux entrées proches d’un labyrinthe, et de la nourriture à deux sorties de cet espace.
Les deux blobs ont commencé à se propager dans le labyrinthe, ont fusionné entre eux et ont peu à peu rempli tout l’espace du labyrinthe jusqu’aux deux stocks de nourriture? Puis, une fois cette nourriture repérée, ils se sont retirés de toutes les parties inutiles du labyrinthe, n’occupant plus que les deux plus courts chemins des entrées à la nourriture.

http://lancien.cowblog.fr/images/Vegetationarbres2/blobavoine.jpg    Encore plus étonnant, les chercheurs ont disséminé tout autour d’un blob des flocons d’avoine en divers emplacements. Le blog est alors allé chercher sa nourriture en s’étalant sur l’emplacement; mais dans la cellule chaque fois que le blob trouvait un nouveau flocon d’avoine, une veine apparaissait dans sa circulation, entre le point précédent et le nouvel emplacement. A la fin de l’expérience un réseau de veines s’était formé dans la cellule, reliant tous les points où se trouvaient des flocons d’avoine. Mais le réseau ne comportait que les chemins les plus courts en ligne droite, et avec une redondance minimale, les chemins inutiles ayant été éliminés.

    A croire que les blobs ont appris la géométrie et la théorie des graphes !!

    Les chercheurs ont alors fusionné des blobs « initiés par apprentissage », avec des blobs « naïfs » qui ne l’avaient pas subi. Au bout de diverses durées ils ont séparé les blobs fusionnés. Si la fusion avait duré plus de 3 heures, les deux blobs avaient les mêmes « connaissances » : le blob initié avait transmis ce qu’il avait appris au blob naïf.
    On ne connaît pas exactement le mécanisme de cette transmission, mais il est de nature chimique, soit par formation de composés chimiques par apprentissage, soit par modification épigénétique de l’ADN, modifications transmises d’un blog à l’autre demandant une durée d’environ 3 heures.
   
Nota : les schémas sont empruntés à l’article de la revue « Pour la Science ».


Samedi 10 juin 2017 à 9:08

Zoologie, botanique, évolution

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    J’ai regardé la semaine dernière à la télé un documentaire sur la disparition des dinosaures et l’hégémonie des mammifères qui a suivi.
    C’était intéressant, mais avec beaucoup de répétition et une présentation pratiquement inexistante des autres hypothèses que celle de la chute d’un très gros météorite. C’est dommage.
    Je vais essayer de résumer le problème, mais si vous voulez lire une étude assez complète voici une adresse sur internet :
http://www.futura-sciences.com/planete/dossiers/dinosaure-enquete-disparition-dinosaures-269/

    Le documentaire montrait d’abord qu’’à la fin du crétacé, dernière ère du secondaire, il y a 70 millions d’années, les dinosaures étaient les bêtes dominantes sur terre, par leur diversité, leurs dimensions et leur puissance, qu’ils soient herbivores ou carnivores. Ils étaient ovipares et ont colonisé la Terre pendant 200 millions d’années..
    Les mammifères restaient très petits, genre rongeurs, 10 à 20 cm et moins du kilo et étaient des proies faciles. Ils vivaient donc dans des cavités. Ovipares à l’origine, certains étaient devenus vivipares (évolution pour éviter la destruction des œufs.
    Les mammifères ne seraient jamais devenus ce qu’ils sont aujourd’hui si les dinosaures avaient subsisté. Leur disparition a permis l’évolution des mammifères.
Cette disparition n’est pas une conséquence de l’évolution, sauf pour quelques uns d’entre eux inadaptés, mais c’est une catastrophe naturelle qui s’est produite à la limite du crétacé et de l’ère tertiaire.et une hécatombe parmi les êtres vivants, tous les plus grands ayant disparu, soit directement lors du phénomène, soit parce qu’ils ne trouvaient plus de quoi assouvir leurs besoins.
    Le documentaire présentait cette catastrophe, datant de 65 millions d’années, comme le résultat de la chute d’un gros astéroïde, mais en fait, on ne sait pas exactement ce qui s’est passé et les causes de cette disparition ont fait l’objet de beaucoup d’hypothèses, certaines peu vraisemblables, mais d’autres plus plausibles.
    Ces causes n’étaient pas citées dans le documentaire et je vais essayer de remédier à cet oubli.

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    Des hypothèses évolutives ont été avancées; les dinosaures auraient mal évolué
dégénérant peu à peu vers le gigantisme. Cette hypothèse est peu probable car elle aurait été très lente et certaines des espèces auraient sans doute échappé à la disparition.
    Des maladies microbiennes sont également peu probables, car même une épidémie très forte laisse des survivants qui sont alors immunisés et repeuplent peu à peu l’espèce. On a parlé aussi d’empoissonnement par les plantes, aussi peu probable.        Certains ont imaginé que les mammifères s’étaient attaqué aux œufs de dinosaure. Il est peu probable qu’une telle entreprise ait entraîné leur disparition complète, et une action concertée de tous les mammifères n’est guère plausible.
    Des changements climatiques ont eu lieu à la fin du crétacé et les dinosaures sont des animaux à sang froid, Ils ont donc des difficultés à supporter refroidissement comme chaleur excessive. Leurs œufs également. Mais cette évolution est lente alors que la disparition des dinosaure semble rapide.
    Un abaissement du niveau des mers a également été mise en cause, rendant le climat plus continental et semble peu valable pour les mêmes raisons.
    De plus toutes ces hypothèses peuvent avoir un rôle local, mais semblent peu probables à l’échelle de toute la Terre.
    Finalement deux hypothèses seulement sont vérifiables et vraisemblables : une activité volcanique importante et la chute d’un météorite.
    A la fin du crétacé il y a eu une intense activité volcanique, notamment en Inde, dans le Yucatan où l’on constate que des épaisseurs massives de lave couvrent un territoire grand comme trois fois la France. Des quantités importantes de CO2 et de SO2 ont été répandus dans l’atmosphère, entraînant un effet de serre et une acidification des océans. Ensuite les poussières et particules éjectées dans la stratosphère ont fait écran au rayonnement solaire et entraîné une chute des températures, qui a empêché le développement de la végétation pendant plusieurs années.
    La datation de quarts provenant de ces volcans a permis de faire correspondre cette activité volcanique autour des 65 millions d’années, donc à la fin du crétacé
    Tous les gros animaux seraient morts, soit dans un premier temps, s’ils étaient à découvert, soit ensuite par manque de nourriture.
    Toutefois cette hypothèse n’explique pas la disparition au niveau mondial. 
    D’autre part l’analyse de strates de la fin du crétacé ont montré la présence de quantité importantes d’iridium, 100 fois plus importante que celle à la surface terrestre, mais qui peut remonter des couches internes de la Terre avec la lave. Cependant la quantité d’iridium est supérieure à celle prévue lors d’une telle remontée. Elle serait par contre plus compatible avec la chute d’un météorite, ces objet renfermant des quantité d’iridium plius importantes que celles situées au dessous de la croute terrestre.

    Un gros météorite de 10 km de diamètre , pesant 100 millards de tonnes, est arrivé sur terre à environ 15 km/s. L’énergie du choc est de l’ordre de 5 milliards de fois la bombe d’Hiroshima.Un cratère de 200 km de diamètre, a été découvert au Mexique au Yucatan.
    L’onde de choc produite est énorme et la température au niveau de l’impact a créé des incendies importants, ainsi que des raz de marée et surtout des nuages de poussière, constitué de particules soufflées par l'impact, à l'origine d'un hiver similaire à celui des éruptions volcaniques explosives, provoquant l'extinction des dinosaures et de nombreux autres êtres vivants, notamment des invertébrés et des mammifères qui n’étaient pas à l’abri dans des cavités, squales, poissons osseux, oiseaux primitifs, ainsi que la quasi-totalité des différentes familles planctoniques dans la mer .
    Les survivants ont été la plupart des plantes qui ont repoussé, et des animaux terrestres qui étaient à l’abri : insectes, escargots, grenouilles, salamandres, tortues, lézards, serpents, crocodiles, oiseaux, mammifères vivipares et la plupart des invertébrés, ainsi que la plupart des poissons.

    En fait pour expliquer la disparition totale des gros animaux (et donc des dinosaures) dans le monde entier, il est probable que ces deux hypothèses sont complémentaires.

       Personnellement je regrette que de petits dinosaures n’aient pas survécu. J’aurais aimé en promener un en laisse dans le parc voisin lol, bien que ce ne soit pas très doux à caresser vu leur épine dorsale plutôt dure.
Ou voir pécher en Bretagne des poissons par  de petits ptérodactyles et autres ptérosaures, plus amusants à voir que les mouettes.

        Si vous avez la nostalgie de ces charmantes petites bêtes, et que vous passez par Paris, allez visiter, dans le Jardin des Plantes, le Muséum National d'Histoire Naturelle. Vous y verrez de splendides ossements préhistoriques ré-assemblés et dressés, qui sont impressionnants.

Vendredi 9 septembre 2016 à 8:58

Zoologie, botanique, évolution

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    Le magazine « Pour la Science » abordait aussi le sujet de l’intelligence très particulière des éléphants, dans un article de ANna SMET, Catherine OBEITER et Richard BYRNE, de l'université de Saint Andrews, en Ecosse.
    J'avais déjà fait un article sur ce sujet, le 3 décembre 2014. Celui-ci le complète.

    Les éléphant sont des animaux très particuliers. Très puissants, ils n’ont guère de prédateurs, sauf les lions et tigres, encore que ceuxci ne s’attaquent pas aux adultes, mais aux jeunes éléphants.
    Par ailleurs l’éléphant qui peut se nourrir d’à peu près toutes les plantes, trouve en général assez de nourriture, mais il mange des quantités notables et parcourt donc des kilomètres à la recherche de nourriture. Mais ses sens ne sont pas particulièrement développés à la recherche de nourriture.
    Par contre ils utilisent des outils pour prendre soin de leur peau : des bâtons pour se gratter et des branchages pour enlever des mouches ou des parasites.

    La caractéristique des éléphants est qu’ils vivent en groupes. Le premier groupe est celui des éléphantes et de leurs petits avec un mâle dominant. Les jeunes mâles qui arrivent à l’âge adulte quittent le groupe et vivent aussi en groupe un certain temps.
    Une deuxième catégorie est le « groupe de liaison », qui est constitué de familles apparentées, mais le lien est moins étroit  que dans le groupe familial.
    Le troisième type de groupe est le « clan » de tous ceux qui se trouvent dans un même territoire, qui peut être extrêmement vaste. Les groupes appartenant au même clan se connaissent bien, même s’ils ne se voient que de temps à autre.
    Entre ces groupes il y a périodiquement des réunions, des échanges.

    Les éléphants sont particulièrement aptes à vivre ainsi en groupes, et leurs rapports sociaux sont complexes, chaque animal étant en contact avec de nombreux autres plus ou moins proches génétiquement ou géographiquement. Chaque éléphant peut reconnaître tout membre des divers groupes, à l’odeur d’une part, notamment l’urine, mais aussi la reconnaissance visuelle. Ils communiquent par leurs barrissements qui peuvent porter très loin (à plusieurs kilomètres sous le vent), dont une partie sont émis dans le domaine des infrasons,auxquels l’homme n’est pas sensible, et leurs pied détectent les vibrations transmises dans le sol et ils peuvent ainsi communiquer à longue distance.
    Leur mémoire épisodique est évoluée, tant pour reconnaitre l’environnement et par exemple un itinéraire, que d’éventuels prédateurs. Ils détectent la présence de lions, et certains animaux expérimentés semblent pouvoir connaitre leur nombre et savoir si ce sont des lions ou des lionnes. Un groupe d’éléphant qui avait été chassé par des autochtones, se méfiait de personnes qui avaient endossé les vêtements de ces chasseurs.

    Les éléphants manifestent une empathie particulière vis à vis des leurs. Ils semblent qu’ils puissent comprendre leur semblable (c’est ce qu’on appelle pour les humains du nom bizarre de « théorie de l’esprit »). Ils s’entendent socialement, aident leur semblable en difficulté, transmettent leur savoir aux éléphanteaux, recueillent ceux qui ont perdu leurs parents ou sont isolés du groupe, veillent sur les individus en train de mourir, les nourrissent et les défendent contre les prédateurs, et après s’être assurés de leur mort, les enterrent.

    Outre leur mémoire impressionnante (ils se rappellent des faits plusieurs années après), iles éléphants peuvent se montrer très astucieux.
    Ainsi des éléphant apprivoisés vivant au service des hommes en Indes, ont une cloche pour signaler leur présence et repérer l’endroit où ils se trouvent.
    Certains éléphants qui voulaient se promener hors du territoire autorisé, enduisaient le battant de la cloche de boue, pour qu’elle ne tinte pas et ne signale pas leur présence.

Mercredi 7 septembre 2016 à 9:13

Zoologie, botanique, évolution

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    Les oiseaux sont beaucoup plus intelligents que l’on ne croit et on a tort de parler de « tête de linotte » ou de « bête comme une poule ».
    Les pics et les pies reconnaissent leur image dans un miroir, les corneilles confectionnent des outils, certains perroquets comptent et classent les objets selon leur couleur et on arrive à leur apprendre des mots qu’ils utilisent à bon escient, les cacatoes savent danser en rythme sur de la musique, et contrairement à ce que l’on croit, la poule est futée, communique avec ses semblables et prend des décisions en tenant compte de l’environnement et de l’expérience qu’elle a acquise, pour résoudre des problèmes.

    Malgré ce que disait La Fontaine, le corbeau est aussi rusé que le renard.
    Un corbeau fait le mort pour échapper à un prédateur, il met des pierres dans une bouteille pour élever le niveau d’eau et pouvoir boire, je les vois parfois casser des noix sur ma terrasse, avec des pierres.
    Un chercheur a appris à un corbeau à compter jusqu’à 7 pour chercher de la nourriture dans des bocaux dont les couvercles comportait 1 à 7 étoiles.
    Il sait aussi tirer sur une ficelle pour remonter un morceau de viande qui y est accrochée. Il peut réaliser plusieurs fois un exercice pour obtenir une récompense.
    Certains corbeaux examinent la situation face à un problème pratique et trouvent une solution. Ils savent aussi reconnaître des visages.
    Nous ignorons ce qui se passe dans la tête d’un corbeau, mais il semble utiliser une certaine logique.

    Des chercheurs ont étudié le langage des poules et ont trouvé une trentaine cris ayant des significations différentes, notamment indiquant un danger ou la découverte de nourriture à un endroit donné. Mais elles annoncent aussi cette découverte par une « parade alimentaire ».
    Les mâles notamment se servent de cette annonce de découverte de nourriture ou de l’avertissement de l’arrivée d’un prédateur, pour faire la conquête des femelles.
    On pourrait penser qu’un tel coq est courageux de prévenir ses femelles et poussins, car il pourrait attirer l’attention du prédateur en prévenant ainsi avec grand bruit.
Mais on constate qu’il se met d’abord à l’abri dans un buisson avant de crier gare.
    Des expériences ont montré que les poules éprouvaient une certaine empathie vis à vis de leurs congénères, notamment devant une difficulté.
    Les poussins suivent partout leur mère, question de survie, mais on peut aussi l’élever à coté d’un ou plusieurs objets. Si on dessine sur des objets des dessins géométriques, le poussin se dirigera vers l’objet habituel. Si on masque une partie du dessin, il reconstitue mentalement la forme géométrique.
    Et si on élève le poussin avec trois objets, il se dirigera par la suite vers des groupes comportant trois objets. Il a donc appris à évaluer le nombre d’entités.

    Ces données sont exposées dans le magazine « Pour la Sciences » dont je vous parlais dans mon dernier article, mais il existe des films sur le comportement des oiseaux. Je me rappelle avoir été en admiration, sur You Tube, devant des mésanges que l’on mettait devant des manèges où il fallait faire tourner ou monter des leviers, ouvrir des portes, tout cela pour trouver de la nourriture, et elles faisaient l’apprentissage de ces manoeuvres avec une rapidité extraordinaire.

Samedi 3 septembre 2016 à 9:10

Zoologie, botanique, évolution

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    J’ai lu dans le dossier de juillet-août de du magazine « Pour la Science » consacré à l’intelligence, des articles très intéressants sur l’intelligence des animaux.
    Pour une fois, on nous parlait pas des primates ou des rats de laboratoire, mais des insectes, des poulpes et seiches, des oiseaux et des éléphants.
    En quelques articles, je vous dirai ce que j’ai retenu de ce sujet.
    Aujourd’hui, les poulpes et seiches.
    J’ai déjà fait des articles (notamment les 8 et 9 mai 2010), sur l’intelligence des poulpes plus exactement les « octopus », et les essais qui avaient été fait pour la tester.
    Je ne reviendrai pas sur certains points, notamment que les octopus qui ont huit tentacules ont neuf cerveaux : l’un principal qui réfléchit et coordonne et un centre nerveux associé à chaque bras et qui commande ses actions.
    Juste quelques faits saillants signalés par le magazine.

    L’embryon de la pieuvre a déjà une vie assez évoluée : deux mois après la ponte et quelques semaines avant l’éclosion, il voit l’environnement à travers la capsule transparente de l’oeuf. Il voit passer des proies éventuelles pouvant constituer sa nourriture et apprend à les reconnaître. Sa recherche de nourriture est donc préadaptée aux ressources de son environnement, et il orientera ses choix vers les proies qu’il a vues avant sa naissance.
    Par la suite la pieuvre apprendra à sélectionner ses proies et à les reconnaître, ce qui nécessite une mémoire des formes relativement évoluée. Les essais que j’avais décrits montrent aussi l’extraordinaire curiosité de la pieuvre, et ses capacités d’apprentissage et d’observation réfléchie.
    Les céphalopodes ne voient pas les couleurs, mais cela ne leur serait pas très utile, car, à quelques mètres de la surface, jaune orange et rouge disparaissent, puis le violet et le vert et seul le bleu reste visible.
    Par contre la lumière en se réfléchissant sur un objet, se polarise (c’est à dire qu’elle n’a pas les mêmes caractéristiques de vibration dans toutes les directions). Le poulpe est sensible à la polarisation de la lumière et là où l’homme, qui ne l’est pas, ne verrait que scintillements, le poulpe verra distinctement une paroi, un rocher, un poisson, une proie.
    Il a aussi un sens du toucher remarquable. un processus chimique empêche ses ventouses de coller à sa propre peau, et il sait reconnaître la forme de certains objets en les cernant avec ses tentacules.

    La pieuvre utilise des outils. De petits poulpes se servent de deu noix de coco comme d’un bateau, et il utilise divers coquillages ou objets trouvés au fond de l’eau.``   
   
    La plupart des poulpes ont une peau étonnante, qui est une mosaïque de chromatophore, qui peuvent changer de couleur et procurer ainsi un camouflage, en imitant le fond sous marin, les algues, ou d’autres animaux.
    Il lui arrive par exemple, pour se protéger, d’imiter une rascasse ou un serpent, qui dont des animaux dangereux qui font fuir d’éventuels prédateurs.
    Plus amusant la ruse dont font preuve certaines seiches, dont les mêmes et les femelles n’ont pas, en temps normal, la même répartition des couleurs sur la peau.
Or les mâles sont très jaloux et veillent jalousement sur leur femelles. D’autres mâles astucieux, qui veulent approcher malgré cette surveillance, une des femelles, se « déguise » en prenant, su coté du mâle jaloux, une apparence de la peau d’une femelle, et en gardant son apparence de mâle du coté de sa femelle.

     Je reproduis ci après une explication et une photo, empruntés à l’article de « Pour la science », sur la peau d’un céphalopode.

http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux6/peaucephalo.jpg









    Trois types de cellules modulent la couleur de la peau es céphalopodes :
    - les chromatophore, qui contiennent des cellules pigmentées, essentiellement jaune, orange et marron, et peuvent, en une fraction de seconde, dessiner certains motifs, selon qu’ils se contractent ou se dilatent, et ils filtrent la lumière qui les traverse..
    - les leucophores diffusent la lumière dans toutes les directions ce qui augmente l’intensité de la couleur.
    - les iridophores, qui ont à leur surface de petites plaques réfléchissantes, orientées aléatoirement.ce qui influe sur la couleur et aussi sur l’aspect brillant ou plus terne.

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   La seiche est ainsi remarquablement douée pour le camouflage.   

    L’article de « Pour la Science » était rédigé par Ludocvic Dickel et Anne-Sophie Darmaillacq, de l’université de Caen

Vendredi 5 juin 2015 à 7:57

Zoologie, botanique, évolution

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    D’habitude je publie un intermède en photos, ou dessins.
    Aujourd’hui, pour changer, je recopierai un article paru dans « Maison et Jardin », qui montre combien la nature est bien faite, mais parfois assez bizarre.
    C’est l’histoire de la vie des « puceronnes ».

    « Début du printemps, une puceronne, future fondatrice de la colonie, éclôt de son œuf, logé dans une crevasse de l’écorce d’un peuplier, au moment où l'arbre déroule ses feuilles. Parfaite synchronisation !
    Avec ses stylets aiguisés, elle transperce un jeune pétiole. Sa salive provoque une réaction de défense chez l'arbre, qui tord les tissus du pétiole pour tenter d'isoler le parasite; lequel n’attendait pas mieux ! Désormais enrobée dans une spirale qui la protège des intempéries et des ennemis,la mère puceronne fonde son peuple, dans ce renflement de la feuille, que l’on appelle une « galle » et qui mesure une dizaine de millimètres.    Sans avoir été fécondée par un mâle, elle produit une grande quantité de pucerons femelles destinées à protéger et nettoyer le royaume. L’intérieur d'une galle est une ville miniature qui grouille de pucerons de toutes formes et à tous les stades de développement. Des filaments de cire isolants protègent la colonie de l'humidité et du froid, et entravent le déplacement des prédateurs.

    Fin août, la diminution de la température et de la luminosité stimule l'apparition d'individus ailés. ta galle devient rougeâtre et sèche en s'ouvrant. Des exploratrices se font emporter par le vent. Là où elles atterrissent, elles donnent naissance pour la première fois à des pucerons mâles et femelles.
    À l'automne, les pucerons s'accouplent enfin. Puis, les femelles pondent un œuf. . . unique ! Logé dans une crevasse de I'écorce, ce dernier est capable de résister à des froids sibériens.
    Aux beaux jours d'avril, il en sortira une nouvelle fondatrice qui donnera naissance à un autre petit royaume spiralé.

    La qualité de la sève et la taille de ta feuille peuvent être l’enjeu de combats acharnés pour un territoire de quelques millimètres carrés. Chez certaines
espèces de Pemphigus, (pucerons), les femelles fondatrices se poussent et se donnent des coups de pattes pour conquérir le meilleur bout de pétiole, le plus proche des sources de sève.
    Pour se débarrasser de l'excès de sucres contenus dans le liquide, les pucerons sécrètent du miellat, apprécié par tes fourmis. En échange de ces déjections sucrées, celles-ci protègent les pucerons des coccinelles et autres prédateurs.
    La protection est aussi assurée au sein de la colonie par des puceronnes spécialisées, trapues, avec une épaisse armure. Cette armée féminine professionnelle patrouille le long du pétiole, prêtes à transpercer les larves de coccinelles ou d'autres
envahisseurs avec leurs pattes élargies. EIles perdent souvent la vie lors de cet élan altruiste envers la colonie… »

                    Alexandro Staehli & Sofia Matos.

    N’est ce pas extraordinaire !  Ci dessous des photos de galles des pucerons.

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Mardi 10 mars 2015 à 8:01

Zoologie, botanique, évolution

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     Les zèbres sont ils blancs avec des rayures noires ou noirs avec des rayures blanches ?

    Ce sont des animaux proches du cheval, qui vivent en Afrique centrale et australe. Ils mesurent entre 1,10 et 1,60 m au garrot et 2,20 à 3m de long et pèsent entre 175 et 400 kg adultes. Les mâles sont plus grands que les femelles mais tous ont des rayures de formes très diverses, qui varient beaucoup d’un zèbre à l’autre, mais aussi d’une région à une autre.

http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux5/220pxBlondzebra.jpg    Un zèbre en bonne condition physique a plusieurs moyens de défense contre ses prédateurs, il possède une très bonne vue diurne, une ouïe excellente, un bon odorat et court très vite. Les zèbres peuvent ainsi tenir une vitesse de 30 à 40 km/h sur une très longue distance ou, en cas de danger, galoper à 60 km/h en moyenne et même faire des pointes à 80 km/h pour semer par exemple une lionne qui court presque aussi vite, mais ne tiendra pas la distance. Pour se défendre, ils peuvent aussi mordre et d'un coup de sabot, briser la mâchoire d'une lionne. Leurs ruades peuvent être mortelles, celles-ci sont encore plus puissantes que celles d'un cheval
    Le petit du zèbre s'appelle le zébreau et la femelle du zèbre s'appelle la zébrelle.
    Les rayures sont noires et blanches, mais il existe des zèbres albinos (voir photo ci-dessus)
    Le mot zèbre vient du portugais zevro ou zebro, qui au XVIème sciècle désignait un âne sauvage de la péninsule ibérique.

    Il est possible que les zèbre aient été autrefois gris et que l’évolution ait sélectionné les zèbres à rayures.
    Ce qui est certain c’est que l’embryon est tout noir et que les rayures se développent ensuite par inhibition de la mélanine. Elles sont très peu larges au départ et grandissent avec l’animal.

    Pourquoi des rayures; elles intriguent les zoologistes qui ont fait diverses études et qui étudient actuellement l’ADN du zèbre, pour savoir ce qui provoque cette différenciation.

    Une hypothèse a longtemps été retenue : les rayures sont un camouflage pour mieux se confondre avec la nature; les rayures gagnent en densité au fur et à mesure qu’on se rapproche de l’équateur. un phénomène curieux, quand un troupeau de zèbres s’enfuit, les rayures différentes qui se mêlent en déplacement provoquent un effet stroboscopique et on ne distingue plus bien les endroits précis où se trouvent les silhouettes, ce qui trompent les lionnes en chasse.

    Mais il ne semble pas que ce soit la seule raison et l’équipe de Brenda Larison de l’université de Californie, à Los Angeles, a recensé vingt-neuf facteurs environnementaux pouvant avoir une incidence sur la formation des rayures qui ont été  comparés aux données statistiques de chaque population, de manière à détecter d’éventuelles corrélations.
    Il semblerait que les rayures jouent un rôle dans la protection des maladies véhiculées par certains insectes volants (taons, mouches tsé-tsé, mouches plates). Pour s’en protéger, le zèbre aurait développé davantage de rayures, de manière à déstabiliser ces insectes que tant de stries rebutent et qui, statistiquement piquent davantage une peau unie qu’une peau rayée.
    Mais le facteur le plus corrélé au nombre de rayures est la température de la zone d’habitat. Les rayures auraient donc un rôle de protection thermique.

Mardi 6 janvier 2015 à 7:47

Zoologie, botanique, évolution


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    Un petit Yorkshire, Truffe a partagé notre vie pendant 18 ans, et il faisait partie de la famille, au même titre que les enfants et petits enfants.
    Il connaissait environ 300 mots. Je ne sais pas quelle signification exacte il leur donnait, mais il est certain qu’il savait associer des mots et des objets.
    Si on lui demandait d’aller chercher des objets qu’il connaissait, il les rapportait ou s’il ne pouvait les attraper s’asseyait devant leur emplacement.
    Il connaissait le mot « téléphone », et un jour où je ne savais plus où j’avais laissé le téléphone sans fil, je lui avais dit « cherche téléphone » et il a circulé dans tout l’appartement et a fini par le trouver.
    Il comprenait même un minimum de syntaxe : si ma femme lui disait « on fait la toilette à Truffe », il allait chercher sa brosse, mais si elle disait « on fait la toilette à maman », il la précédait dans la salle de bain (ce qui était méritoire car lui avait horreur qu’on le baigne !).
    Evidemment certains mots voulaient dire la même chose : « promener », « sortir », « dehors », « faire les courses », « chercher le pain » et il allait chercher sa laisse.
    Mais tous les mots désignant des choses à manger, l’amenaient, soit devant sa gamelle, soit devant le tiroir ou le placard, où le met convoité était rangé : il fallait éviter de parler de « chocolat » dans la conversation.!
    Sa pire hantise c’est quand on parlait de « valises ». Il allait voir si on ouvrait le placard où elles étaient rangées, il restait à coté de ma femme quand elle les remplissait, et le matin suivant, quand je descendais sortir la voiture du garage, il sautait sur la banquette arrière et plus moyen de l’en sortir jusqu’à ce qu’on parte.
    Il connaissait évidemment tous les membres de la famille par leur nom et leur faisait la fête. Il reconnaissait les pas de ma fille quand elle rentrait le soir, à une cinquantaine de mètres de la maison et même la façon de conduire une auto. Quand ma belle fille venait, et qu’elle rentrait dans la cour de l’immeuble, il aboyait d’une façon particulière et allait l’attendre devant la porte.
    Une fois, il s’est manifesté ainsi et il ne s’est rien passé. Nous nous sommes moqués « tu t’es trompé Truffe ! ». Mais quand on a raconté cela à ma belle fille, elle nous a dit que ce jour et à cette heure là, elle était passé en voiture dans notre rue !
    Une de mes filles était à Toulouse et venait nous voir en avion et j’emmenais Truffe l’attendre à l’aéroport d’Orly. On se mettait au bout du couloir de débarquement et quand il l’apercevait, il courait à toute allure et lui sautait dans les bras pour la lécher, à la grande joie des autres passagers.
    Il adorait courir après des balles, et mes enfants mettaient deux quilles pour marquer les limites d’un « but » et il se mettait au milieu. Les enfants lançaient des balles à la main, de quatre mètres environ, au ras de terre et il les arrêtait presque toutes.
    Mon bureau était juste à coté de mon logement, au bout d’un bâtiment où il y avait un long couloir de plus de 50 mètres et il m’arrivait, le week-end, d’aller y chercher un dossier. J’emmenais Truffe qui enfilait le couloir à toute vitesse et 10 mètres avant la fin du couloir, il bloquait ses pattes et glissait sur le lino ciré, comme sur une patinoire; puis il revenait de même vers mon bureau, et répétait cela trois ou quatre fois.
    Un jour, je l’ai beaucoup inquiété : il y avait dans mon appartement un téléphone sans fil avec un combiné dans la salle de séjour et un dans la chambre.J’avais décroché les deux combinés et de la chambre, j’appelais Truffe dans la salle de séjour; il était perplexe puisqu’il m’entendait parler et ne me voyait pas. Alors il a couru dans tout l’appartement et m’a trouvé dans la chambre, puis il est retourné dans la salle de séjour et ne comprenait toujours pas pourquoi il m’entendait. Il est venu alors perplexe m’interroger. J’ai demandé à ma femme de prendre ma place, je l’ai pris dans mes bras et je lui ai montré les téléphones dans lesquels ma femme parlait. Par la suite, il ne se laissait plus prendre au piège, et venait me voir dans la pièce où je parlais.
   
    Je me suis souvent demandé si Truffe était un chien exceptionnel, mais j’ai lu depuis des compte-rendus de recherche de chercheurs allemand de l’institut Max Plank, de Leipzig.
    Ils ont étudié la mémoire lexicale de divers chiens Border Collies, en leur apprenant à reconnaître des objets d’après leur nom. Puis ils plaçaient un objet inconnu et demandait au chien de le chercher, mais le chien ne connaissait pas le nom. ALors il allait devant un autre objet et évidemment on lui disait « non ». il le faisait une deuxième fois, puis ayant compris que les objets avaient toujours le même nom, il allait chercher l’objet inconnu. Et cela suffisait pour que le chien retienne le nom de l’objet.
    Quand on mélange deux objets inconnus, le chien choisissait un des deux objets au hasard et si on lui disait « non », il allait chercher l’autre. Puis il revenait vers le premier objet et attendait qu’on lui dise son nom. Mais il ne retenait pas tout de suite les deux noms et il fallait répéter deux ou trois fois l’opération.
    Ces chiens connaissaient plus de cent objets dans la maison, et ils comprenaient un embryon de syntaxe, notamment sur des verbes d’action : chercher, apporter, trouver, montrer….
    Certes tous n’avaient pas la même facilité d’apprentissage, surtout en début de dressage, mais ils faisaient rapidement des progrès, et pour eux, c’était une sorte de jeu.
Pour beaucoup il fallait un nombre plus grand de répétitions pour qu’ils comprennent et retiennent, mais le nombre de mots retenus était en général, important.
   
    Finalement ce qui apparaît surtout, c’est la faculté du chien, notamment des petits chiens de compagnie, de partager la vie de l’homme, et si celui-ci apporte son attention et son amour - qui lui ait largement rendu - et accepte de « parler » avec lui, le chien est capable de montrer l’intelligence d’un enfant de dix huit mois, avant qu’il ne sache parler, mais alors qu’il comprend déjà une partie simple du langage.

Mercredi 3 décembre 2014 à 7:55

Zoologie, botanique, évolution

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     J’ai vu à la télévision une émission de Jamy (Jamy au cœur de la faune sauvage), avec un partie extraordinaire sur les rapports entre des hommes « éducateurs d’éléphants », et j’ai lu un article plus scientifique sur ces animaux dans la revue « Pour la science.
    J’ai découvert des choses que j’ignorais et peut être ne les connaissez vous pas non plus.

    Je savais que les éléphant avaient une intelligence presque égale à celle des singes supérieurs, même si elle était basée sur des qualités différentes.
    Par exemple les éléphant ont un cerveau important, le plus gros des cerveau terrestres : 6,5 kilogrammes (contre 1,( kilogrammes pour l’homme).
    Evidemment rapporté à son poids, le quotient d’encéphalisation varie entre 1?,3 et 2,3 comme chez les singes, alors qu’il atteint 6 pour l’homme …. et les dauphins.
    Ce coefficient ne mesure pas l’intelligence, mais il renseigne sur la quantité d’énergie dévolue aux processus cognitifs, l’activité cérébrale étant coûteuse au plan métabolique (En l’absence d’exercice physique notre cerveau consomme environ 1/3 de notre énergie).
    Et la rumeur dit que les éléphant ont une excellente mémoire. C’edst vrai, mais c’est un peu plus compliqué, comme on va le voir, car elle n’est pas basée sur un langage évoluée comme le nôtre, mais cependant est très utilisée pour une communication et une vie en société.

    Les études faites sur les éléphants d’Afrique, montrent qu’ils vivent d’abord en groupe.
    D’abord les femelles et leur descendance. Mais les éléphanteau mâles ne vivent au sein de cette famille que pendant 9 à 12 ans et ensuite vont vivre leur vie, solitaires ou en petit groupe de mâles. Les éléphantes par contre, resteront toute leur vie ensemble, dirigée par la plus vieille femelle dominante, qui a la mémoire du groupe, et une grande expérience et sait prendre les décisions pour le préserver.
    Cette chef de bande a mémorisé, ce que l’on peut manger et ce qui est nocif,  les endroits où la nourriture est la plus abondante, les chemins et itinéraires pour y aller, les problèmes que l’on peut rencontrer et la conduite à tenir devant le danger, par exemple celui des lionnes qui essaient de capturer un éléphanteau.
    Mais le groupe appartient à une famille plus importante, Celle de groupes voisins, ou dont les éléphanteau sont issus d’un même mâle. Les groupes de mâles également. Tous ces groupes se con,naissent. Les chercheur appellent cette famille le « groupe de liaison ».
    Et cette famille a même des rapports avec des éléphants plus « lointains » et communique à l’occasion. C’est ce que l’on appelle le « clan » qui est constitué par les éléphants qui occupent le même territoire, à la saison sèche.

    L’intelligence des éléphants est d’abord basée sur une performance étonnante des sens de l’ouïe et de l’odorat. Par contre leur vue est médiocre.
    On voit les éléphant tendre leur trompe vers une direction : ils puisent les odeurs qui en viennent et ils ont un odorat très développé, qui analyse remarquablement des odeurs et les compare à une remarquable banque de donnée.
Ils se reconnaissent entre individus, à l’odeu, et reconnaissent aussi amis et ennemis.
    Dans le téléfilm, on les voyait reconnaître la chercheuse qui les étudiait, venir vers son 4X4. Dans la « nursery pour éléphanteaux abandonnés » (mère tuée par des contrebandiers), on voyait les éléphanteaux renifler leurs soigneurs, mais les reconnaître ainsi, alors qu’ils s’attardaient à sentir Jamy, qu’ils ne connaissaient pas. (au départ les éléphanteaux sont nourris au lait pendant environ 3 ans, après une gestation de 20 à 22 mois).
    Ils mémorisent aussi toute une banque de donnée d’odeurs, qui les alerte à distance sur des ennemis potentiels, qui leur permet de retrouver leur chemin ou de choisir leur nourriture.
    Et ils ont des cartes d’identités olfactives qui leur permettent de reconnaitre les autres éléphants de leur groupe, de leur famille et de leur cran.

    Leur ouïe est extrêmement fine, et ils captent les son à grande distance. On voyait dans le téléfilm, la chercheuse  qui les étudiait, leur parler à au moins 50 mètre, à voix normale et manifestement ils la remarquaient et l’écoutaient. Elle arrivait même à se faire comprendre et quand elle les appelait, ils venaient la voir.
    Leur ouïe est plus étendue en fréquence que celle de l’homme. Elle est notamment sensible aux infrasons (fréquences très basses), qui se propagent à grande distance dans l’air. Leurs barrissements ont certaines intonations sous forme d’infrasons, qui peuvent être entendus par leurs congénères à quelquess kilomètres.
    De plus leurs barrissements induisent des ondes dans le sol, qu’ils captent ensuite avec leurs pattes et leur trompe, à plusieurs kilomètres de distance.;

    Cette faculté qu’ont les éléphants à communiquer au loin fait qu’ils ont une vie sociale évoluée. Quand ils se rencontrent, on les voit venir se saluer mutuellement et communiquer, sans qu’on puisse évidement savoir qu’elle est la signification.la théorie de l’esprit. Mais quand on les juge sur les geste, notamment d’entraide à un des leurs, on pense qu’ils arrivent à comprendre en partie la pensée de leurs congénères et leurs émotion (c’est ce qu’en psychologie, on appelle du nom bizarre de « théorie de l’esprit »).
    Les éléphant ont aussi conscience du « moi » : ils se reconnaissent dans un miroir.
    Pour le savoir on place une tache peinte sur leur corps, que l’on ne peut apercevoir que dans une glace et on voit si l’animal s’en aperçoit et veut l’enlever. Seuls, les hommes, les singes supérieurs, les dauphins et les éléphants ont cette réaction, et dans certains cas les pies et corneilles.
    Quant aux éléphanteau abandonnés, élevés par des soigneurs dans une « nurserie », puis réhabitués à l’environnement sauvage et relâchés vers sept à dix ans, ils étaient adorables, réagissant vis à vis de leur soigneur comme si c’était leur mère et chahutant et jouant au ballon comme un petit enfant.
    Bref, les éléphants sont avec les singes supérieurs et les dauphins, (et les poulpes), les animaux les plus intelligents, bien plus que chiens, chats et chevaux, qui restent quand même nos préférés.

(sur la photo, un éléphanteau qui renifle Jamy, pour ensuite le reconnaître à son odeur. Et cela fonctionne bien ensuite !

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sortir de la tristesse

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