Samedi 10 juin 2017 à 9:08

Zoologie, évolution

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    J’ai regardé la semaine dernière à la télé un documentaire sur la disparition des dinosaures et l’hégémonie des mammifères qui a suivi.
    C’était intéressant, mais avec beaucoup de répétition et une présentation pratiquement inexistante des autres hypothèses que celle de la chute d’un très gros météorite. C’est dommage.
    Je vais essayer de résumer le problème, mais si vous voulez lire une étude assez complète voici une adresse sur internet :
http://www.futura-sciences.com/planete/dossiers/dinosaure-enquete-disparition-dinosaures-269/

    Le documentaire montrait d’abord qu’’à la fin du crétacé, dernière ère du secondaire, il y a 70 millions d’années, les dinosaures étaient les bêtes dominantes sur terre, par leur diversité, leurs dimensions et leur puissance, qu’ils soient herbivores ou carnivores. Ils étaient ovipares et ont colonisé la Terre pendant 200 millions d’années..
    Les mammifères restaient très petits, genre rongeurs, 10 à 20 cm et moins du kilo et étaient des proies faciles. Ils vivaient donc dans des cavités. Ovipares à l’origine, certains étaient devenus vivipares (évolution pour éviter la destruction des œufs.
    Les mammifères ne seraient jamais devenus ce qu’ils sont aujourd’hui si les dinosaures avaient subsisté. Leur disparition a permis l’évolution des mammifères.
Cette disparition n’est pas une conséquence de l’évolution, sauf pour quelques uns d’entre eux inadaptés, mais c’est une catastrophe naturelle qui s’est produite à la limite du crétacé et de l’ère tertiaire.et une hécatombe parmi les êtres vivants, tous les plus grands ayant disparu, soit directement lors du phénomène, soit parce qu’ils ne trouvaient plus de quoi assouvir leurs besoins.
    Le documentaire présentait cette catastrophe, datant de 65 millions d’années, comme le résultat de la chute d’un gros astéroïde, mais en fait, on ne sait pas exactement ce qui s’est passé et les causes de cette disparition ont fait l’objet de beaucoup d’hypothèses, certaines peu vraisemblables, mais d’autres plus plausibles.
    Ces causes n’étaient pas citées dans le documentaire et je vais essayer de remédier à cet oubli.

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    Des hypothèses évolutives ont été avancées; les dinosaures auraient mal évolué
dégénérant peu à peu vers le gigantisme. Cette hypothèse est peu probable car elle aurait été très lente et certaines des espèces auraient sans doute échappé à la disparition.
    Des maladies microbiennes sont également peu probables, car même une épidémie très forte laisse des survivants qui sont alors immunisés et repeuplent peu à peu l’espèce. On a parlé aussi d’empoissonnement par les plantes, aussi peu probable.        Certains ont imaginé que les mammifères s’étaient attaqué aux œufs de dinosaure. Il est peu probable qu’une telle entreprise ait entraîné leur disparition complète, et une action concertée de tous les mammifères n’est guère plausible.
    Des changements climatiques ont eu lieu à la fin du crétacé et les dinosaures sont des animaux à sang froid, Ils ont donc des difficultés à supporter refroidissement comme chaleur excessive. Leurs œufs également. Mais cette évolution est lente alors que la disparition des dinosaure semble rapide.
    Un abaissement du niveau des mers a également été mise en cause, rendant le climat plus continental et semble peu valable pour les mêmes raisons.
    De plus toutes ces hypothèses peuvent avoir un rôle local, mais semblent peu probables à l’échelle de toute la Terre.
    Finalement deux hypothèses seulement sont vérifiables et vraisemblables : une activité volcanique importante et la chute d’un météorite.
    A la fin du crétacé il y a eu une intense activité volcanique, notamment en Inde, dans le Yucatan où l’on constate que des épaisseurs massives de lave couvrent un territoire grand comme trois fois la France. Des quantités importantes de CO2 et de SO2 ont été répandus dans l’atmosphère, entraînant un effet de serre et une acidification des océans. Ensuite les poussières et particules éjectées dans la stratosphère ont fait écran au rayonnement solaire et entraîné une chute des températures, qui a empêché le développement de la végétation pendant plusieurs années.
    La datation de quarts provenant de ces volcans a permis de faire correspondre cette activité volcanique autour des 65 millions d’années, donc à la fin du crétacé
    Tous les gros animaux seraient morts, soit dans un premier temps, s’ils étaient à découvert, soit ensuite par manque de nourriture.
    Toutefois cette hypothèse n’explique pas la disparition au niveau mondial. 
    D’autre part l’analyse de strates de la fin du crétacé ont montré la présence de quantité importantes d’iridium, 100 fois plus importante que celle à la surface terrestre, mais qui peut remonter des couches internes de la Terre avec la lave. Cependant la quantité d’iridium est supérieure à celle prévue lors d’une telle remontée. Elle serait par contre plus compatible avec la chute d’un météorite, ces objet renfermant des quantité d’iridium plius importantes que celles situées au dessous de la croute terrestre.

    Un gros météorite de 10 km de diamètre , pesant 100 millards de tonnes, est arrivé sur terre à environ 15 km/s. L’énergie du choc est de l’ordre de 5 milliards de fois la bombe d’Hiroshima.Un cratère de 200 km de diamètre, a été découvert au Mexique au Yucatan.
    L’onde de choc produite est énorme et la température au niveau de l’impact a créé des incendies importants, ainsi que des raz de marée et surtout des nuages de poussière, constitué de particules soufflées par l'impact, à l'origine d'un hiver similaire à celui des éruptions volcaniques explosives, provoquant l'extinction des dinosaures et de nombreux autres êtres vivants, notamment des invertébrés et des mammifères qui n’étaient pas à l’abri dans des cavités, squales, poissons osseux, oiseaux primitifs, ainsi que la quasi-totalité des différentes familles planctoniques dans la mer .
    Les survivants ont été la plupart des plantes qui ont repoussé, et des animaux terrestres qui étaient à l’abri : insectes, escargots, grenouilles, salamandres, tortues, lézards, serpents, crocodiles, oiseaux, mammifères vivipares et la plupart des invertébrés, ainsi que la plupart des poissons.

    En fait pour expliquer la disparition totale des gros animaux (et donc des dinosaures) dans le monde entier, il est probable que ces deux hypothèses sont complémentaires.

       Personnellement je regrette que de petits dinosaures n’aient pas survécu. J’aurais aimé en promener un en laisse dans le parc voisin lol, bien que ce ne soit pas très doux à caresser vu leur épine dorsale plutôt dure.
Ou voir pécher en Bretagne des poissons par  de petits ptérodactyles et autres ptérosaures, plus amusants à voir que les mouettes.

        Si vous avez la nostalgie de ces charmantes petites bêtes, et que vous passez par Paris, allez visiter, dans le Jardin des Plantes, le Muséum National d'Histoire Naturelle. Vous y verrez de splendides ossements préhistoriques ré-assemblés et dressés, qui sont impressionnants.

Vendredi 9 septembre 2016 à 8:58

Zoologie, évolution

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    Le magazine « Pour la Science » abordait aussi le sujet de l’intelligence très particulière des éléphants, dans un article de ANna SMET, Catherine OBEITER et Richard BYRNE, de l'université de Saint Andrews, en Ecosse.
    J'avais déjà fait un article sur ce sujet, le 3 décembre 2014. Celui-ci le complète.

    Les éléphant sont des animaux très particuliers. Très puissants, ils n’ont guère de prédateurs, sauf les lions et tigres, encore que ceuxci ne s’attaquent pas aux adultes, mais aux jeunes éléphants.
    Par ailleurs l’éléphant qui peut se nourrir d’à peu près toutes les plantes, trouve en général assez de nourriture, mais il mange des quantités notables et parcourt donc des kilomètres à la recherche de nourriture. Mais ses sens ne sont pas particulièrement développés à la recherche de nourriture.
    Par contre ils utilisent des outils pour prendre soin de leur peau : des bâtons pour se gratter et des branchages pour enlever des mouches ou des parasites.

    La caractéristique des éléphants est qu’ils vivent en groupes. Le premier groupe est celui des éléphantes et de leurs petits avec un mâle dominant. Les jeunes mâles qui arrivent à l’âge adulte quittent le groupe et vivent aussi en groupe un certain temps.
    Une deuxième catégorie est le « groupe de liaison », qui est constitué de familles apparentées, mais le lien est moins étroit  que dans le groupe familial.
    Le troisième type de groupe est le « clan » de tous ceux qui se trouvent dans un même territoire, qui peut être extrêmement vaste. Les groupes appartenant au même clan se connaissent bien, même s’ils ne se voient que de temps à autre.
    Entre ces groupes il y a périodiquement des réunions, des échanges.

    Les éléphants sont particulièrement aptes à vivre ainsi en groupes, et leurs rapports sociaux sont complexes, chaque animal étant en contact avec de nombreux autres plus ou moins proches génétiquement ou géographiquement. Chaque éléphant peut reconnaître tout membre des divers groupes, à l’odeur d’une part, notamment l’urine, mais aussi la reconnaissance visuelle. Ils communiquent par leurs barrissements qui peuvent porter très loin (à plusieurs kilomètres sous le vent), dont une partie sont émis dans le domaine des infrasons,auxquels l’homme n’est pas sensible, et leurs pied détectent les vibrations transmises dans le sol et ils peuvent ainsi communiquer à longue distance.
    Leur mémoire épisodique est évoluée, tant pour reconnaitre l’environnement et par exemple un itinéraire, que d’éventuels prédateurs. Ils détectent la présence de lions, et certains animaux expérimentés semblent pouvoir connaitre leur nombre et savoir si ce sont des lions ou des lionnes. Un groupe d’éléphant qui avait été chassé par des autochtones, se méfiait de personnes qui avaient endossé les vêtements de ces chasseurs.

    Les éléphants manifestent une empathie particulière vis à vis des leurs. Ils semblent qu’ils puissent comprendre leur semblable (c’est ce qu’on appelle pour les humains du nom bizarre de « théorie de l’esprit »). Ils s’entendent socialement, aident leur semblable en difficulté, transmettent leur savoir aux éléphanteaux, recueillent ceux qui ont perdu leurs parents ou sont isolés du groupe, veillent sur les individus en train de mourir, les nourrissent et les défendent contre les prédateurs, et après s’être assurés de leur mort, les enterrent.

    Outre leur mémoire impressionnante (ils se rappellent des faits plusieurs années après), iles éléphants peuvent se montrer très astucieux.
    Ainsi des éléphant apprivoisés vivant au service des hommes en Indes, ont une cloche pour signaler leur présence et repérer l’endroit où ils se trouvent.
    Certains éléphants qui voulaient se promener hors du territoire autorisé, enduisaient le battant de la cloche de boue, pour qu’elle ne tinte pas et ne signale pas leur présence.

Mercredi 7 septembre 2016 à 9:13

Zoologie, évolution

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    Les oiseaux sont beaucoup plus intelligents que l’on ne croit et on a tort de parler de « tête de linotte » ou de « bête comme une poule ».
    Les pics et les pies reconnaissent leur image dans un miroir, les corneilles confectionnent des outils, certains perroquets comptent et classent les objets selon leur couleur et on arrive à leur apprendre des mots qu’ils utilisent à bon escient, les cacatoes savent danser en rythme sur de la musique, et contrairement à ce que l’on croit, la poule est futée, communique avec ses semblables et prend des décisions en tenant compte de l’environnement et de l’expérience qu’elle a acquise, pour résoudre des problèmes.

    Malgré ce que disait La Fontaine, le corbeau est aussi rusé que le renard.
    Un corbeau fait le mort pour échapper à un prédateur, il met des pierres dans une bouteille pour élever le niveau d’eau et pouvoir boire, je les vois parfois casser des noix sur ma terrasse, avec des pierres.
    Un chercheur a appris à un corbeau à compter jusqu’à 7 pour chercher de la nourriture dans des bocaux dont les couvercles comportait 1 à 7 étoiles.
    Il sait aussi tirer sur une ficelle pour remonter un morceau de viande qui y est accrochée. Il peut réaliser plusieurs fois un exercice pour obtenir une récompense.
    Certains corbeaux examinent la situation face à un problème pratique et trouvent une solution. Ils savent aussi reconnaître des visages.
    Nous ignorons ce qui se passe dans la tête d’un corbeau, mais il semble utiliser une certaine logique.

    Des chercheurs ont étudié le langage des poules et ont trouvé une trentaine cris ayant des significations différentes, notamment indiquant un danger ou la découverte de nourriture à un endroit donné. Mais elles annoncent aussi cette découverte par une « parade alimentaire ».
    Les mâles notamment se servent de cette annonce de découverte de nourriture ou de l’avertissement de l’arrivée d’un prédateur, pour faire la conquête des femelles.
    On pourrait penser qu’un tel coq est courageux de prévenir ses femelles et poussins, car il pourrait attirer l’attention du prédateur en prévenant ainsi avec grand bruit.
Mais on constate qu’il se met d’abord à l’abri dans un buisson avant de crier gare.
    Des expériences ont montré que les poules éprouvaient une certaine empathie vis à vis de leurs congénères, notamment devant une difficulté.
    Les poussins suivent partout leur mère, question de survie, mais on peut aussi l’élever à coté d’un ou plusieurs objets. Si on dessine sur des objets des dessins géométriques, le poussin se dirigera vers l’objet habituel. Si on masque une partie du dessin, il reconstitue mentalement la forme géométrique.
    Et si on élève le poussin avec trois objets, il se dirigera par la suite vers des groupes comportant trois objets. Il a donc appris à évaluer le nombre d’entités.

    Ces données sont exposées dans le magazine « Pour la Sciences » dont je vous parlais dans mon dernier article, mais il existe des films sur le comportement des oiseaux. Je me rappelle avoir été en admiration, sur You Tube, devant des mésanges que l’on mettait devant des manèges où il fallait faire tourner ou monter des leviers, ouvrir des portes, tout cela pour trouver de la nourriture, et elles faisaient l’apprentissage de ces manoeuvres avec une rapidité extraordinaire.

Samedi 3 septembre 2016 à 9:10

Zoologie, évolution

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    J’ai lu dans le dossier de juillet-août de du magazine « Pour la Science » consacré à l’intelligence, des articles très intéressants sur l’intelligence des animaux.
    Pour une fois, on nous parlait pas des primates ou des rats de laboratoire, mais des insectes, des poulpes et seiches, des oiseaux et des éléphants.
    En quelques articles, je vous dirai ce que j’ai retenu de ce sujet.
    Aujourd’hui, les poulpes et seiches.
    J’ai déjà fait des articles (notamment les 8 et 9 mai 2010), sur l’intelligence des poulpes plus exactement les « octopus », et les essais qui avaient été fait pour la tester.
    Je ne reviendrai pas sur certains points, notamment que les octopus qui ont huit tentacules ont neuf cerveaux : l’un principal qui réfléchit et coordonne et un centre nerveux associé à chaque bras et qui commande ses actions.
    Juste quelques faits saillants signalés par le magazine.

    L’embryon de la pieuvre a déjà une vie assez évoluée : deux mois après la ponte et quelques semaines avant l’éclosion, il voit l’environnement à travers la capsule transparente de l’oeuf. Il voit passer des proies éventuelles pouvant constituer sa nourriture et apprend à les reconnaître. Sa recherche de nourriture est donc préadaptée aux ressources de son environnement, et il orientera ses choix vers les proies qu’il a vues avant sa naissance.
    Par la suite la pieuvre apprendra à sélectionner ses proies et à les reconnaître, ce qui nécessite une mémoire des formes relativement évoluée. Les essais que j’avais décrits montrent aussi l’extraordinaire curiosité de la pieuvre, et ses capacités d’apprentissage et d’observation réfléchie.
    Les céphalopodes ne voient pas les couleurs, mais cela ne leur serait pas très utile, car, à quelques mètres de la surface, jaune orange et rouge disparaissent, puis le violet et le vert et seul le bleu reste visible.
    Par contre la lumière en se réfléchissant sur un objet, se polarise (c’est à dire qu’elle n’a pas les mêmes caractéristiques de vibration dans toutes les directions). Le poulpe est sensible à la polarisation de la lumière et là où l’homme, qui ne l’est pas, ne verrait que scintillements, le poulpe verra distinctement une paroi, un rocher, un poisson, une proie.
    Il a aussi un sens du toucher remarquable. un processus chimique empêche ses ventouses de coller à sa propre peau, et il sait reconnaître la forme de certains objets en les cernant avec ses tentacules.

    La pieuvre utilise des outils. De petits poulpes se servent de deu noix de coco comme d’un bateau, et il utilise divers coquillages ou objets trouvés au fond de l’eau.``   
   
    La plupart des poulpes ont une peau étonnante, qui est une mosaïque de chromatophore, qui peuvent changer de couleur et procurer ainsi un camouflage, en imitant le fond sous marin, les algues, ou d’autres animaux.
    Il lui arrive par exemple, pour se protéger, d’imiter une rascasse ou un serpent, qui dont des animaux dangereux qui font fuir d’éventuels prédateurs.
    Plus amusant la ruse dont font preuve certaines seiches, dont les mêmes et les femelles n’ont pas, en temps normal, la même répartition des couleurs sur la peau.
Or les mâles sont très jaloux et veillent jalousement sur leur femelles. D’autres mâles astucieux, qui veulent approcher malgré cette surveillance, une des femelles, se « déguise » en prenant, su coté du mâle jaloux, une apparence de la peau d’une femelle, et en gardant son apparence de mâle du coté de sa femelle.

     Je reproduis ci après une explication et une photo, empruntés à l’article de « Pour la science », sur la peau d’un céphalopode.

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    Trois types de cellules modulent la couleur de la peau es céphalopodes :
    - les chromatophore, qui contiennent des cellules pigmentées, essentiellement jaune, orange et marron, et peuvent, en une fraction de seconde, dessiner certains motifs, selon qu’ils se contractent ou se dilatent, et ils filtrent la lumière qui les traverse..
    - les leucophores diffusent la lumière dans toutes les directions ce qui augmente l’intensité de la couleur.
    - les iridophores, qui ont à leur surface de petites plaques réfléchissantes, orientées aléatoirement.ce qui influe sur la couleur et aussi sur l’aspect brillant ou plus terne.

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   La seiche est ainsi remarquablement douée pour le camouflage.   

    L’article de « Pour la Science » était rédigé par Ludocvic Dickel et Anne-Sophie Darmaillacq, de l’université de Caen

Vendredi 5 juin 2015 à 7:57

Zoologie, évolution

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    D’habitude je publie un intermède en photos, ou dessins.
    Aujourd’hui, pour changer, je recopierai un article paru dans « Maison et Jardin », qui montre combien la nature est bien faite, mais parfois assez bizarre.
    C’est l’histoire de la vie des « puceronnes ».

    « Début du printemps, une puceronne, future fondatrice de la colonie, éclôt de son œuf, logé dans une crevasse de l’écorce d’un peuplier, au moment où l'arbre déroule ses feuilles. Parfaite synchronisation !
    Avec ses stylets aiguisés, elle transperce un jeune pétiole. Sa salive provoque une réaction de défense chez l'arbre, qui tord les tissus du pétiole pour tenter d'isoler le parasite; lequel n’attendait pas mieux ! Désormais enrobée dans une spirale qui la protège des intempéries et des ennemis,la mère puceronne fonde son peuple, dans ce renflement de la feuille, que l’on appelle une « galle » et qui mesure une dizaine de millimètres.    Sans avoir été fécondée par un mâle, elle produit une grande quantité de pucerons femelles destinées à protéger et nettoyer le royaume. L’intérieur d'une galle est une ville miniature qui grouille de pucerons de toutes formes et à tous les stades de développement. Des filaments de cire isolants protègent la colonie de l'humidité et du froid, et entravent le déplacement des prédateurs.

    Fin août, la diminution de la température et de la luminosité stimule l'apparition d'individus ailés. ta galle devient rougeâtre et sèche en s'ouvrant. Des exploratrices se font emporter par le vent. Là où elles atterrissent, elles donnent naissance pour la première fois à des pucerons mâles et femelles.
    À l'automne, les pucerons s'accouplent enfin. Puis, les femelles pondent un œuf. . . unique ! Logé dans une crevasse de I'écorce, ce dernier est capable de résister à des froids sibériens.
    Aux beaux jours d'avril, il en sortira une nouvelle fondatrice qui donnera naissance à un autre petit royaume spiralé.

    La qualité de la sève et la taille de ta feuille peuvent être l’enjeu de combats acharnés pour un territoire de quelques millimètres carrés. Chez certaines
espèces de Pemphigus, (pucerons), les femelles fondatrices se poussent et se donnent des coups de pattes pour conquérir le meilleur bout de pétiole, le plus proche des sources de sève.
    Pour se débarrasser de l'excès de sucres contenus dans le liquide, les pucerons sécrètent du miellat, apprécié par tes fourmis. En échange de ces déjections sucrées, celles-ci protègent les pucerons des coccinelles et autres prédateurs.
    La protection est aussi assurée au sein de la colonie par des puceronnes spécialisées, trapues, avec une épaisse armure. Cette armée féminine professionnelle patrouille le long du pétiole, prêtes à transpercer les larves de coccinelles ou d'autres
envahisseurs avec leurs pattes élargies. EIles perdent souvent la vie lors de cet élan altruiste envers la colonie… »

                    Alexandro Staehli & Sofia Matos.

    N’est ce pas extraordinaire !  Ci dessous des photos de galles des pucerons.

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Mardi 10 mars 2015 à 8:01

Zoologie, évolution

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     Les zèbres sont ils blancs avec des rayures noires ou noirs avec des rayures blanches ?

    Ce sont des animaux proches du cheval, qui vivent en Afrique centrale et australe. Ils mesurent entre 1,10 et 1,60 m au garrot et 2,20 à 3m de long et pèsent entre 175 et 400 kg adultes. Les mâles sont plus grands que les femelles mais tous ont des rayures de formes très diverses, qui varient beaucoup d’un zèbre à l’autre, mais aussi d’une région à une autre.

http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux5/220pxBlondzebra.jpg    Un zèbre en bonne condition physique a plusieurs moyens de défense contre ses prédateurs, il possède une très bonne vue diurne, une ouïe excellente, un bon odorat et court très vite. Les zèbres peuvent ainsi tenir une vitesse de 30 à 40 km/h sur une très longue distance ou, en cas de danger, galoper à 60 km/h en moyenne et même faire des pointes à 80 km/h pour semer par exemple une lionne qui court presque aussi vite, mais ne tiendra pas la distance. Pour se défendre, ils peuvent aussi mordre et d'un coup de sabot, briser la mâchoire d'une lionne. Leurs ruades peuvent être mortelles, celles-ci sont encore plus puissantes que celles d'un cheval
    Le petit du zèbre s'appelle le zébreau et la femelle du zèbre s'appelle la zébrelle.
    Les rayures sont noires et blanches, mais il existe des zèbres albinos (voir photo ci-dessus)
    Le mot zèbre vient du portugais zevro ou zebro, qui au XVIème sciècle désignait un âne sauvage de la péninsule ibérique.

    Il est possible que les zèbre aient été autrefois gris et que l’évolution ait sélectionné les zèbres à rayures.
    Ce qui est certain c’est que l’embryon est tout noir et que les rayures se développent ensuite par inhibition de la mélanine. Elles sont très peu larges au départ et grandissent avec l’animal.

    Pourquoi des rayures; elles intriguent les zoologistes qui ont fait diverses études et qui étudient actuellement l’ADN du zèbre, pour savoir ce qui provoque cette différenciation.

    Une hypothèse a longtemps été retenue : les rayures sont un camouflage pour mieux se confondre avec la nature; les rayures gagnent en densité au fur et à mesure qu’on se rapproche de l’équateur. un phénomène curieux, quand un troupeau de zèbres s’enfuit, les rayures différentes qui se mêlent en déplacement provoquent un effet stroboscopique et on ne distingue plus bien les endroits précis où se trouvent les silhouettes, ce qui trompent les lionnes en chasse.

    Mais il ne semble pas que ce soit la seule raison et l’équipe de Brenda Larison de l’université de Californie, à Los Angeles, a recensé vingt-neuf facteurs environnementaux pouvant avoir une incidence sur la formation des rayures qui ont été  comparés aux données statistiques de chaque population, de manière à détecter d’éventuelles corrélations.
    Il semblerait que les rayures jouent un rôle dans la protection des maladies véhiculées par certains insectes volants (taons, mouches tsé-tsé, mouches plates). Pour s’en protéger, le zèbre aurait développé davantage de rayures, de manière à déstabiliser ces insectes que tant de stries rebutent et qui, statistiquement piquent davantage une peau unie qu’une peau rayée.
    Mais le facteur le plus corrélé au nombre de rayures est la température de la zone d’habitat. Les rayures auraient donc un rôle de protection thermique.

Mardi 6 janvier 2015 à 7:47

Zoologie, évolution


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    Un petit Yorkshire, Truffe a partagé notre vie pendant 18 ans, et il faisait partie de la famille, au même titre que les enfants et petits enfants.
    Il connaissait environ 300 mots. Je ne sais pas quelle signification exacte il leur donnait, mais il est certain qu’il savait associer des mots et des objets.
    Si on lui demandait d’aller chercher des objets qu’il connaissait, il les rapportait ou s’il ne pouvait les attraper s’asseyait devant leur emplacement.
    Il connaissait le mot « téléphone », et un jour où je ne savais plus où j’avais laissé le téléphone sans fil, je lui avais dit « cherche téléphone » et il a circulé dans tout l’appartement et a fini par le trouver.
    Il comprenait même un minimum de syntaxe : si ma femme lui disait « on fait la toilette à Truffe », il allait chercher sa brosse, mais si elle disait « on fait la toilette à maman », il la précédait dans la salle de bain (ce qui était méritoire car lui avait horreur qu’on le baigne !).
    Evidemment certains mots voulaient dire la même chose : « promener », « sortir », « dehors », « faire les courses », « chercher le pain » et il allait chercher sa laisse.
    Mais tous les mots désignant des choses à manger, l’amenaient, soit devant sa gamelle, soit devant le tiroir ou le placard, où le met convoité était rangé : il fallait éviter de parler de « chocolat » dans la conversation.!
    Sa pire hantise c’est quand on parlait de « valises ». Il allait voir si on ouvrait le placard où elles étaient rangées, il restait à coté de ma femme quand elle les remplissait, et le matin suivant, quand je descendais sortir la voiture du garage, il sautait sur la banquette arrière et plus moyen de l’en sortir jusqu’à ce qu’on parte.
    Il connaissait évidemment tous les membres de la famille par leur nom et leur faisait la fête. Il reconnaissait les pas de ma fille quand elle rentrait le soir, à une cinquantaine de mètres de la maison et même la façon de conduire une auto. Quand ma belle fille venait, et qu’elle rentrait dans la cour de l’immeuble, il aboyait d’une façon particulière et allait l’attendre devant la porte.
    Une fois, il s’est manifesté ainsi et il ne s’est rien passé. Nous nous sommes moqués « tu t’es trompé Truffe ! ». Mais quand on a raconté cela à ma belle fille, elle nous a dit que ce jour et à cette heure là, elle était passé en voiture dans notre rue !
    Une de mes filles était à Toulouse et venait nous voir en avion et j’emmenais Truffe l’attendre à l’aéroport d’Orly. On se mettait au bout du couloir de débarquement et quand il l’apercevait, il courait à toute allure et lui sautait dans les bras pour la lécher, à la grande joie des autres passagers.
    Il adorait courir après des balles, et mes enfants mettaient deux quilles pour marquer les limites d’un « but » et il se mettait au milieu. Les enfants lançaient des balles à la main, de quatre mètres environ, au ras de terre et il les arrêtait presque toutes.
    Mon bureau était juste à coté de mon logement, au bout d’un bâtiment où il y avait un long couloir de plus de 50 mètres et il m’arrivait, le week-end, d’aller y chercher un dossier. J’emmenais Truffe qui enfilait le couloir à toute vitesse et 10 mètres avant la fin du couloir, il bloquait ses pattes et glissait sur le lino ciré, comme sur une patinoire; puis il revenait de même vers mon bureau, et répétait cela trois ou quatre fois.
    Un jour, je l’ai beaucoup inquiété : il y avait dans mon appartement un téléphone sans fil avec un combiné dans la salle de séjour et un dans la chambre.J’avais décroché les deux combinés et de la chambre, j’appelais Truffe dans la salle de séjour; il était perplexe puisqu’il m’entendait parler et ne me voyait pas. Alors il a couru dans tout l’appartement et m’a trouvé dans la chambre, puis il est retourné dans la salle de séjour et ne comprenait toujours pas pourquoi il m’entendait. Il est venu alors perplexe m’interroger. J’ai demandé à ma femme de prendre ma place, je l’ai pris dans mes bras et je lui ai montré les téléphones dans lesquels ma femme parlait. Par la suite, il ne se laissait plus prendre au piège, et venait me voir dans la pièce où je parlais.
   
    Je me suis souvent demandé si Truffe était un chien exceptionnel, mais j’ai lu depuis des compte-rendus de recherche de chercheurs allemand de l’institut Max Plank, de Leipzig.
    Ils ont étudié la mémoire lexicale de divers chiens Border Collies, en leur apprenant à reconnaître des objets d’après leur nom. Puis ils plaçaient un objet inconnu et demandait au chien de le chercher, mais le chien ne connaissait pas le nom. ALors il allait devant un autre objet et évidemment on lui disait « non ». il le faisait une deuxième fois, puis ayant compris que les objets avaient toujours le même nom, il allait chercher l’objet inconnu. Et cela suffisait pour que le chien retienne le nom de l’objet.
    Quand on mélange deux objets inconnus, le chien choisissait un des deux objets au hasard et si on lui disait « non », il allait chercher l’autre. Puis il revenait vers le premier objet et attendait qu’on lui dise son nom. Mais il ne retenait pas tout de suite les deux noms et il fallait répéter deux ou trois fois l’opération.
    Ces chiens connaissaient plus de cent objets dans la maison, et ils comprenaient un embryon de syntaxe, notamment sur des verbes d’action : chercher, apporter, trouver, montrer….
    Certes tous n’avaient pas la même facilité d’apprentissage, surtout en début de dressage, mais ils faisaient rapidement des progrès, et pour eux, c’était une sorte de jeu.
Pour beaucoup il fallait un nombre plus grand de répétitions pour qu’ils comprennent et retiennent, mais le nombre de mots retenus était en général, important.
   
    Finalement ce qui apparaît surtout, c’est la faculté du chien, notamment des petits chiens de compagnie, de partager la vie de l’homme, et si celui-ci apporte son attention et son amour - qui lui ait largement rendu - et accepte de « parler » avec lui, le chien est capable de montrer l’intelligence d’un enfant de dix huit mois, avant qu’il ne sache parler, mais alors qu’il comprend déjà une partie simple du langage.

Mercredi 3 décembre 2014 à 7:55

Zoologie, évolution

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     J’ai vu à la télévision une émission de Jamy (Jamy au cœur de la faune sauvage), avec un partie extraordinaire sur les rapports entre des hommes « éducateurs d’éléphants », et j’ai lu un article plus scientifique sur ces animaux dans la revue « Pour la science.
    J’ai découvert des choses que j’ignorais et peut être ne les connaissez vous pas non plus.

    Je savais que les éléphant avaient une intelligence presque égale à celle des singes supérieurs, même si elle était basée sur des qualités différentes.
    Par exemple les éléphant ont un cerveau important, le plus gros des cerveau terrestres : 6,5 kilogrammes (contre 1,( kilogrammes pour l’homme).
    Evidemment rapporté à son poids, le quotient d’encéphalisation varie entre 1?,3 et 2,3 comme chez les singes, alors qu’il atteint 6 pour l’homme …. et les dauphins.
    Ce coefficient ne mesure pas l’intelligence, mais il renseigne sur la quantité d’énergie dévolue aux processus cognitifs, l’activité cérébrale étant coûteuse au plan métabolique (En l’absence d’exercice physique notre cerveau consomme environ 1/3 de notre énergie).
    Et la rumeur dit que les éléphant ont une excellente mémoire. C’edst vrai, mais c’est un peu plus compliqué, comme on va le voir, car elle n’est pas basée sur un langage évoluée comme le nôtre, mais cependant est très utilisée pour une communication et une vie en société.

    Les études faites sur les éléphants d’Afrique, montrent qu’ils vivent d’abord en groupe.
    D’abord les femelles et leur descendance. Mais les éléphanteau mâles ne vivent au sein de cette famille que pendant 9 à 12 ans et ensuite vont vivre leur vie, solitaires ou en petit groupe de mâles. Les éléphantes par contre, resteront toute leur vie ensemble, dirigée par la plus vieille femelle dominante, qui a la mémoire du groupe, et une grande expérience et sait prendre les décisions pour le préserver.
    Cette chef de bande a mémorisé, ce que l’on peut manger et ce qui est nocif,  les endroits où la nourriture est la plus abondante, les chemins et itinéraires pour y aller, les problèmes que l’on peut rencontrer et la conduite à tenir devant le danger, par exemple celui des lionnes qui essaient de capturer un éléphanteau.
    Mais le groupe appartient à une famille plus importante, Celle de groupes voisins, ou dont les éléphanteau sont issus d’un même mâle. Les groupes de mâles également. Tous ces groupes se con,naissent. Les chercheur appellent cette famille le « groupe de liaison ».
    Et cette famille a même des rapports avec des éléphants plus « lointains » et communique à l’occasion. C’est ce que l’on appelle le « clan » qui est constitué par les éléphants qui occupent le même territoire, à la saison sèche.

    L’intelligence des éléphants est d’abord basée sur une performance étonnante des sens de l’ouïe et de l’odorat. Par contre leur vue est médiocre.
    On voit les éléphant tendre leur trompe vers une direction : ils puisent les odeurs qui en viennent et ils ont un odorat très développé, qui analyse remarquablement des odeurs et les compare à une remarquable banque de donnée.
Ils se reconnaissent entre individus, à l’odeu, et reconnaissent aussi amis et ennemis.
    Dans le téléfilm, on les voyait reconnaître la chercheuse qui les étudiait, venir vers son 4X4. Dans la « nursery pour éléphanteaux abandonnés » (mère tuée par des contrebandiers), on voyait les éléphanteaux renifler leurs soigneurs, mais les reconnaître ainsi, alors qu’ils s’attardaient à sentir Jamy, qu’ils ne connaissaient pas. (au départ les éléphanteaux sont nourris au lait pendant environ 3 ans, après une gestation de 20 à 22 mois).
    Ils mémorisent aussi toute une banque de donnée d’odeurs, qui les alerte à distance sur des ennemis potentiels, qui leur permet de retrouver leur chemin ou de choisir leur nourriture.
    Et ils ont des cartes d’identités olfactives qui leur permettent de reconnaitre les autres éléphants de leur groupe, de leur famille et de leur cran.

    Leur ouïe est extrêmement fine, et ils captent les son à grande distance. On voyait dans le téléfilm, la chercheuse  qui les étudiait, leur parler à au moins 50 mètre, à voix normale et manifestement ils la remarquaient et l’écoutaient. Elle arrivait même à se faire comprendre et quand elle les appelait, ils venaient la voir.
    Leur ouïe est plus étendue en fréquence que celle de l’homme. Elle est notamment sensible aux infrasons (fréquences très basses), qui se propagent à grande distance dans l’air. Leurs barrissements ont certaines intonations sous forme d’infrasons, qui peuvent être entendus par leurs congénères à quelquess kilomètres.
    De plus leurs barrissements induisent des ondes dans le sol, qu’ils captent ensuite avec leurs pattes et leur trompe, à plusieurs kilomètres de distance.;

    Cette faculté qu’ont les éléphants à communiquer au loin fait qu’ils ont une vie sociale évoluée. Quand ils se rencontrent, on les voit venir se saluer mutuellement et communiquer, sans qu’on puisse évidement savoir qu’elle est la signification.la théorie de l’esprit. Mais quand on les juge sur les geste, notamment d’entraide à un des leurs, on pense qu’ils arrivent à comprendre en partie la pensée de leurs congénères et leurs émotion (c’est ce qu’en psychologie, on appelle du nom bizarre de « théorie de l’esprit »).
    Les éléphant ont aussi conscience du « moi » : ils se reconnaissent dans un miroir.
    Pour le savoir on place une tache peinte sur leur corps, que l’on ne peut apercevoir que dans une glace et on voit si l’animal s’en aperçoit et veut l’enlever. Seuls, les hommes, les singes supérieurs, les dauphins et les éléphants ont cette réaction, et dans certains cas les pies et corneilles.
    Quant aux éléphanteau abandonnés, élevés par des soigneurs dans une « nurserie », puis réhabitués à l’environnement sauvage et relâchés vers sept à dix ans, ils étaient adorables, réagissant vis à vis de leur soigneur comme si c’était leur mère et chahutant et jouant au ballon comme un petit enfant.
    Bref, les éléphants sont avec les singes supérieurs et les dauphins, (et les poulpes), les animaux les plus intelligents, bien plus que chiens, chats et chevaux, qui restent quand même nos préférés.

(sur la photo, un éléphanteau qui renifle Jamy, pour ensuite le reconnaître à son odeur. Et cela fonctionne bien ensuite !

Samedi 20 septembre 2014 à 8:42

Zoologie, évolution

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      J’ai dirigé à mes débuts d’ingénieur, un laboratoire dans lequel nous avions une animalerie bien sûr beaucoup de rats, mais aussi des lapins des porcs et des singes.
        Parmi eux des chimpanzés et les vétérinaires qui les soignaient étaient en admiration devant leurs moyens de communication.

En liberté, ils vivent en groupes, mais en captivité, ils s’intéressent à leurs partenaires, singes ou hommes et cherchent à échanger.

Certes, ils n’ont pas la parole, mais ils crient, grognent, rugissent voire même ululent un peu comme une chouette. Et ils apprécient cette communication qui a sûrement une signification pour eux, mais que nous ne savons pas déchiffrer. Ils emettent au moins une trentaine de sons différents.

Ils peuvent aussi communiquer à distance en tambourinant sur les murs ou sur les tronc d’arbres.

Mais surtout ils ont des mimiques extrêmement expressives et il est certain qu’elles expriment diverses émotions et qu’elles servent à communiquer entre eux. Nous pouvons en déchiffrer certaines : douleur, envie, colère, 

joie, amitié…

Les vétos qui les soignaient connaissaient leur personnalités et disiant qu’à partir de leurs expressions de visages, on pouvait savoir s’ils étaient introvertis ou ouverts et communicatifs, agressifs ou doux, dominant ou effacés…

Il est probable que ces qualités leur viennent de la préhistoire et de nos ancêtres communs.

 

Le chimpanzé de peut parler car sa gorge et son système de cordes vocales ne peut articuler les sons humains, mais son cerveau possède un embryon des centre du langage que j’ai déjà décrits chez l’homme.

Il ne peut donc pas parler, mais il peut comprendre et s’exprimer par des mots, si on lui donne un moyen d’expression. Il peut même utiliser une syntaxe simplifiée : sujet, verbe, complément, adjectif.

Deux procédés ont été utilisés : l’un consistait à utiliser un ordinateur avec un clavier complexe (un genre de tableau avec des idéogrammes) et ces signes étaient associés à des objets ou a des actions, comme le sont les mots.

On arrivait à enseigner ainsi 150 à 200 mots représentant objet personnes ou verbes d’état ou d’action et faire dire par exemple « moi faim, toi donne banane ».

Mais surtout il a été possible d’enseigner aux plus doués le langage des signes des sourds-muets, et il est possible alors de leur enseigner plusieurs centaines de mots.

Bien sûr il s’ agit de concepts pratique de la vie quotidienne, mais on peut arriver à leur inculquer quelques notions abstraite (une guenon américaine se regardant dans une glace, avec un chapeau qu’on lui avait mis sur la tête, « disait » qu’elle était belle.

Et le plus extraordinaire est qu’une femelle chimpanzé qui avait appris la langue des signe l’enseignait à son enfant pour communiquer avec lui.

 

Nous nous croyons très intelligents car nous avons une certaine créativité, mais les singes supérieurs ont une énorme faculté d’apprentissage, et ils arrivent à se créer seuls des modes opératoires, voire des outils.

Dans ce domaine les chiens sont aussi assez doués. La petite chienne labrador de mon fils qui a 3 mois aime jouer avec un bâton et je luien avais donné un assez long qu’elle trimballait maladroitement en le prenant dan sa gueule par un des bout. Elle le trainait avec difficulté dans le jardin de Bretagne, l’autre bout freinant dans l’herbe.

J’ai alors pris le bâton et lui ai mis le milieu entre les dents. Elle a eu l’air toute étonnée, a fait quelques mètres, a posé le bâton, l’a regardé et ensuite… elle le prenait toujours par le milieu.

Vendredi 12 septembre 2014 à 10:00

Zoologie, évolution

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    J’ai lu récemment un article qui m’a amusé, bien qu’il soit très sérieux, puisqu’il concerne des recherches de biologie.
    Elles ont lieu sur un ver « rond » très particulier, au nom un peu snob de « Caenohabditis elegans ».
    Il y a des vers annelés, comme le lombric que vous voyez dans la terre, (voir mon article du 24 juin 2010 « la girafe et le ver de terre »), des vers plats qui si on les coupe en morceaux donnent autant de nouveaux vers et les vers ronds cylindriques.

    Le Caenohabditis elegans est transparent et ne mesure qu’environ un millimètre de longueur. La plupart des individus sont hermaphrodites et produisent à la fois des œufs et des spermatozoïdes. Il y a néanmoins quelques rares mâles. Ce nématode se reproduit environ tous les trois jours, et sa durée de vie est d'environ trois semaines.
    C’est un animal qui, depuis 1970 a été étudié en génétique et c’est un des premiers animaux dont on a connu de façon complète le génotype : 97 millions de paires de bases puriques de l’ADN, réparties en six chromosomes, codant 19.099 gènes et 40% d'entre eux auraient des équivalents dans le patrimoine génétique humain.
    Une équipe de Boston, dirigée par le professeur Robert Horvitz a déterminé comment les divers gènes produisaient des protéines et l’effet de certaines mutations.
    Ce ver est intéressant car c’est un organisme simple, qui , lorsqu’il naît ne comporte qu’un peu plus d’un millier de cellules (1090) et il y a ensuite réduction du nombre de cellules, comme cela se produit chez presque tous les organismes vivants sur certains types de cellules : certains gènes contrôlent la mort « programmée » de 131 cellules et le ver adulte n’en comporte plus que 959 cellules.
    Des mutations provoquées sur ces gènes donnent des vers anormaux qui conservent leurs cellules initiales.

    L’article que j’ai lu s’intéresse à un autre aspect : le cerveau de ce petit être bizarre.
    En effet le cerveau de ce ver est démesuré puisqu’il comporte 302 neurones, situés dans le pharynx. C’est très peu par rapport aux 100 milliards de neurones du cerveau humain, mais énorme par rapport aux 959 cellule du corps (le tiers environ).
    Les chercheurs sont particulièrement intéressés par l’étude d’un cerveau aussi simple, d’autant plus qu’il est possible de mesurer des signaux électriques à l’aide d’un appareil adapté, qui donne des électroencéphalogrammes, comme pour l’homme. (j’avoue que je voudrais bien voir le chercheur en train de mettre des micro-électrodes sur le cerveau d’un ver de 1mm de long !!) .
    L’équipe du professeur Jean Jacques Rémy, à Marseille, a mis en évidence un intéressant phénomène d’apprentissage olfactif chez ces vers. Si on soumet ces petites bêtes, durant leur vie larvaire, à certaines odeurs particulières (divers produits chimiques bien identifiés), on développe chez eux une appétence particulière pour ces produits.
    Les chercheurs ont trouvé que deux neurones servent de récepteurs et relient ensuite deux populations de neurones, que codent des gènes particuliers. Ces gênes codent l’identification par les neurones des substances et la réaction du ver.
    Ils ont ainsi créé des vers qui avaient une attirance et développaient une certaine résistance à l’alcool. Ils ont également pu les sensibiliser à certains psychotriopes ou à des neuromédiateurs telle la sérotonine.
    Les chercheurs pensent que l’on peut, peut être, mieux comprendre l’action de ces substances sur le cerveau humain, en étudiant les propriétés génétiques qui agissent sur le cerveau du Caenohabditis elegans

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