Dimanche 25 septembre 2011 à 8:06

Zoologie, botanique, évolution

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J’ai partagé la vie de mon chien, un petit york nommé Truffe, pendant 18 ans et donc je m’intéresse forcément à la vie des chiens.
    Il m’arrivait en riant, quand je le voyais morose, de lui dire “je vais t’emmener chez le psy pour chien”
    Mais figurez vous que cela existe !


    J’ai lu récemment un article de psychologues animaliers de l'Université de Bristol qui recherchent des tests pour évaluer le degré de pessimisme d'un chien abandonné par son maître, avant de le faire adopter par un nouveau maître., et voilà ce qu’ils ont trouvé !

    Le pessimisme du chien se mesure par le test du bol de croquettes : on l'habitue à trouver un bol plein à l'extrémité gauche d'une pièce, et un bol vide à I'extrémité opposée.
    Puis on bouleverse ses habitudes en plaçant un bol à des positions intermédiaires : le chien ne sait plus si le bol est plein ou vide. Normalement il va voir, mais les chiens présentant de forts comportements de séparation n'y vont plus.
    ll faut placer le bol tout près de la position habituelle du bol plein, pour qu'il se décide à aller l'explorer : il est devenu pessimiste.

    J’ai appris aussi que si un chien voit son maîÎre partir et qu’ il exécute souvent une série de jappements, toilettage et agitation, il s’agir de comportements de séparation et leur intensité reflète un état de pessimisme chez le chien.

    J’avoue ne pas avoir étudié les “préférences cérébrales” d’un chien.
    Je suppose que s’il est optimiste, il remue souvent la queue.
    Je ne sais pas non plus comment on diagnostique la dépression chez le chien : refus de croquette.?
    Truffe n’était pas en dépression, mais plutôt optimiste, et pourtant il n’aimait pas les croquettes, mais préférait du poulet ou de l’escalope de veau.
    Mais en Bretagne, il a même goûté avec plaisir des langoustines, du poisson et des pétoncles farçis (au beurre aillé comme les escargots).
    Je voudrais bien voir comment un psy animalier fait la psychanalyse d’un chien ?

    Mais quand je disais à Truffe que "j'allais l’emmener chez le psy pour chien”, il ne comprenait probablement que le début de la phrase, et il allait chercher son harnais et sa laisse, qu'il me rapportait en remuant la queue.

Mardi 23 août 2011 à 8:17

Zoologie, botanique, évolution

Nous avons tendance à croire que les moules sont idiotes et qu’elle ne sont bonnes qu’à être mangées.
    Mais la nature est extraordinaire et la moule est capable de faire beaucoup mieux que nous ... en chimie.


http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux2/400pxMoulesMiesmuschelnmussel.jpg    Un petit mot d’abord sur sa conformation : elle comporte :
        - Une coquille bivalve de protection, avec une charnière   
        - Un “manteau” (épiderme + derme) enveloppant la totalité du corps
        - Une cavité palléale délimitée par le manteau. C'est dans cette cavité que se déversent l'urine et les gamètes et où se trouvent les branchies. La circulation de l'eau permet le renouvellement de l'oxygène pour la respiration et l'évacuation des déchets et des gamètes. L'eau est mise en mouvement dans la cavité par des cellules ciliaires
        - Deux muscles permettant la fermeture de la coquille
        - Des branchies baignant dans la cavité palléale, en forme de lamelles (d'où le nom Lamellibranches)
        - Un “byssus” (faisceau de filaments) pour se fixer à un support.
        - Les moules n’ont ni tête ni cerveau, mais seulement une bouche.   
    La moule est sensible aux rythmes circadiens 5 et des marées. En laboratoire, son rythme biologique et différents paramètres physiologiques sont facilement troublés par un éclairage nocturne ou par des heures anormales de nourrissage (à minuit au lieu de midi par exemple).

    Une étude américairie montre qu'un cocktail de protéínes secrèté par les moules est à I'origine de leur pouvoir adhésif extrêmemnt fort sur les rochers, contre vents et marées (et tempêtes).
    Afín de comprendre ce phénomène, des chimistes de . Santa Barbara ont observe les Interactions chimiques d'une dizaine de protéines produites par les pleds de moules de Californie
.
    Les mollusques fabriquent une colle capable d'adhérer a de norribreux supports et supérieure á toutes les colles de fábrication humaine
    Mais, au contact de l’oxygène dissous dans I'eau, la colle perd 80 % de son pouvoir adhéslf. Pour rester accrochées au rocher, les mouJes sécrètent alors une substance complémentaire,  qui joue un rôle d'antioxydant qui empêche la colle de se dégrader.
    De plus, les chercheurs ont découvert que deux  minutes après le début de la productlon du cocktail de. protéines, le taux d'acidité sous le pied des moules augmente fortement, venant renforcer la colle extraforte déjà générée.
    Cette decouverte va permettre de développer de nouveaux adhésifs synthétiques et de nouveaux matériaux. Elle servira aussi de base à de nou veaux traitements pour empêcher I'accumulation de coquillages sous les coques des bateaux.

   http://lancien.cowblog.fr/images/Bretagne/moulesoseille.jpg

    Donc j’admire les moules pour leur colle, mais, cela dit, je les aime beaucoup à la marinière ou à la crème !

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Samedi 26 mars 2011 à 8:28

Zoologie, botanique, évolution

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    Les chercheurs sont toujours intéressés par l’impact de l’évolution pour savoir comment ont évolué notre cerveau et notre psychisme.
    Ils recherchent souvent comment pouvaient se comporter nos ancêtres de la préhistoire et ils essaient aussi de voir, puisque nous avons un ancêtre commun, comment ont évolué les grands singes.
    La vie d’un homme seul à cette époque était condamnée. Il fallait s’associer, se grouper pour se défendre et survivre.
    La compétition entre lignées génétiques du temps de nos ancêtres australopithèques reposait doncsur la capacité des individus à former des coalitions. Or cette capacité accélère le processus évolutif: imaginons un individu doué de bonnes qualités physiques et mentales. Il a déjà des chances de passer entre les mailles de la sélection naturelle du fait de ses dispositions, mais cet avantage est renforcé si d’autres humains doués s'allient avec lui.
    Encore faut-il qu'il sache séduire les autres et prouver ses capacités: le langage aurait eu initialement cette fonction d'extériorisation des capacités mentales.

    Examiner la capacité d’association des singes supérieurs a également paru intéressant.
    Les chimpanzés sont de redoutables chasseurs qui s'unissent par groupes de quelques individus pour attraper des singes plus petits qu'eux et les manger. En observant leurs tactiques de chasse, on espère comprendre comment sont apparus les premiers comportements de collaboration dans l'espèce humaine.

    Une expérience réalisée par MichaelTomasello et ses collègues, de
l’Institut Max Planck de Leipzig, montre que les chimpanzés choisissent leurs partenaires en fonction de leur capacité à réaliser une tâche à deux.
    La tâche en question consistait à tirer sur les deux extrémités d'une corde pour rapprocher de la nourriture des barreaux de la cage.
    Après une première série d'essais, les chimpanzés ont été reconduits dans leurs cellules, et l'on a offert à certains d'entre eux la possibilité de choisir un collaborateur, parmi tous ceux qu'ils avaient « testés », pour recommencer l'expérience et obtenir plus de nourriture.
    On leur a donné et montré l’utilisation d’une clé qui leur permettait d'ouvrir les cages et donc celle libérant le partenaire de leur choix.
    Les chimpanzés ont libéré le partenaire qui avait été le plus efficace lors de la première recherche de nourriture.

    Ainsi, les chimpanzés ont un sens aigu de la collaboration et repèrent très vite les partenaires les plus avantageux.
    Comme cette faculté est aussi présente chez l'être humain,il est probable qu’un ancêtre commun à l'homme et au chimpanzé, vivant il y a  environ huit millions d'années, était doté de cet avantageuse faculté, qui leur a permis de subir avec succès l’épreuve de la sélection naturelle.


L'évolutionhttp://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures1/dinosaure.jpg

  - 100 millions d'années avant JC


http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures1/elephantcopy.jpg








+ 100 millions d'années après JC



Samedi 26 février 2011 à 8:12

Zoologie, botanique, évolution

http://lancien.cowblog.fr/images/Objetsdivers/Livres.jpg

    Il m’est arrivé plusieurs fois d’avoir un problème de choix de livre à la bibliothèque municipale ou à la FNAC.
    Je regardais sur un catalogue les livres qui venaient de sortir, les résumés et je choisissais un titre A qui me plaisait et que je voulais lire, mais après avoir longuement hésité entre le livre A et le livre B qui me paraissait presque aussi passionnant.
     Comble du malheur, alors que je m’étais enfin décidé pour le livre A, je ne le trouve pas en rayon et le responsable me dit qu'il n'en reste plus !
    Il se produit alors quelque chose d'étrange. En toute logique,je devrais choisir le livre B, si proche dans mon  ordre de préférence et que j’ai aperçu sur les étagères.
    Mais voilà, je regarde les livres exposés, je découvre d'autres possibilités intéressantes, et pour une raison obscure, il n'est plus question du livre B. J’étais à deux doigts de le choisir quelques secondes plus tôt, et je renonce à ce choix !.

    Ce phénomène est connu des psychologues qui l’appellent du nom barbare de “dissonance cognitive”.
    Lorsque nous rejetons une option une première fois, il nous est difficile de la retenir ultérieurement. Si nous agissions ainsi, nous aurions une sensation d'incohérence, de conflit interne et qui pourrait se résumer en ces termes : “comment vouloir ce qu'on n'a pas voulu ? “

    Comme pour les autres facultés mentales humaines, les psychologues se posent la question de son origine. Y a t’il des espèces animales souffrant de dissonance cognitive ?
    Pour le savoir, des psychologues de l'Université du Mississippi du Sud ont soumis de multiples animaux à ce paradoxe, mais évidemment il est difficile de leur proposer des livres, alors que de la nourriture, cela correspond mieux à leurs désirs.
    Macaques, babouins, chimpanzés, perroquets, même des ours ont dû d'abord choisir entre deux mets de saveurs comparables. On ôte ensuite le mets choisi et on lui repropose le mets dédaigné, en présentant en même temps un troisième moins goûteux.

    L’animal qui choisirait le mets le moins goûteux au détriment de l'option écartée lors du premier choix serait sujet à la dissonance cognitive
    C'est ce qui a été observé sur les primates testés (chimpanzés, babouins, macaques), mais pas pour les ours ni les oiseaux.
    Ours et perroquets se comportaient comme s'ils ne gardaient pas le souvenir de leurs choix précédents, et abordaient chaque situation comme un nouveau choix indépendant, d'après les valeurs gustatives absolues des mets.
    Cette amnésie fait leur bonheur : pour eux, point de paradoxe, manger reste une activité heureuse et simple.

    Alors je me demande, pour faire mon bonheur, la prochaine fois où je vais à la bibliothèque chercher des livres, dois je me comporter comme un vieux singe que je suis, ou comme un grand-père perroquet savant ? (ou comme un vieil ours, mais la bibliothécaire n’apprécierait pas !)

Lundi 21 février 2011 à 17:56

Zoologie, botanique, évolution

http://lancien.cowblog.fr/images/oiseaux/Griffin2.jpgCeci n'est pas vraiment un article.

 Un lecteur au pseudo d'ALBAN m'a demandé si j'avais des données sur l'intelligence des perroquets, suite à des articles que j'avais fait.

Mais il ne me donne aucune adresse, ni e-mail, ni de blog et cliquer sur son pseudo ne mène à rien, pas plus que la consultation de l'annuaire Cow où on n'a aucune entrée par les pseudos, hélas.
Je ne sais donc somment lui répondre autrement qu'ici !


     J'ai peu de renseignements dans ma doc : j'avais fait mes articles à partir de ceux que j'avais lus de Christine Scholtyssek, qui est une jeune biologiste allemande, et de Irène Pepperberg, qui elle, est une neurochimiste américaine. Toutes deux ont fait beaucoup d'études sur les perroquets
Madame Pepperberg travaille sur ce problème depuis de nombreuses années et a élevé le fameux perroquet ALEX et deux autres perroquets un peu moins connus Griffin et Arthur.

     En tapant ces noms sur Google, vous aurez des listes d'articles et vous pouvez même faire traduire (approximativement !) certains.
Madame Pepperberg a un site sur Alex : http://www.alexfoundation.org/

Samedi 19 février 2011 à 8:38

Zoologie, botanique, évolution

http://lancien.cowblog.fr/images/Photoscomiques1/Milou.jpg    Je ne sais pas si vous les jeunes vous connaissez bien Tintin.
    Bien sûr vous êtes plus familiarisés avec Astérix, Lucky Luke ou les mangas.
    J’avoue que Tintin a toujours fait partie de mes livres préférés jusqu’à l’an dernier, puisqu’ayant maintenant plus de 77 ans, je n’ai plus le droit de le lire.lol

    J’aime surtout ce brave chien de Milou... Combien de fois n'a-t-il pas sauvé son maître. Il va chercher des secours en plein Himalaya, il signale la présence d'une bombe dans la soute d'un avion, il alerte les pompiers parce que Tintin est inanimé dans une maison en feu...  Milou, à l'évidence, est un chien fait à l'image de l'homme : il comprend, anticipe, réfléchit et décide à bon escient ! C’est comme ce brave cheval Jolly Jumper.

    J’ai été tout étonné de lire récemment que les psychologues se sont intéressés aux chiens et ont réalisé des expériences qui ont montré que les chiens ne viennent pas en aide à leur maître en difficulté.        
    A l'Université de l'Ontario, le maître entrait dans une pièce avec son chien et consultait des livres rangés sur une étagère. Grâce à un mécanisme contrôlé par l'expérimentateur, l'étagère se détachait du mur et le maître s'écroulait sous les livres, faisant semblant d'être inanimé. Dans le couloir, bien en vue du chien, une autre personne passait.
    Plusieurs chiens ont ainsi été filmés pendant plusieurs minutes et aucun n'est allé chercher la personne dans le couloir pour obtenir du secours.    
    Si l'on se fie à ces observations, il serait bien peu avisé de se fier à son chien pour être secouru, exception faite des chiens dressés à cet effet, et il semble que Rantanplan, le chien de Lucky Luke, corresponde à une description plus fidèle de la psychologie canine. Lorsqu'on a besoin de lui, il reste dans son coin.

http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux2/truffe0.jpg
http://lancien.cowblog.fr/images/Chiens/Westy.jpg













    Je ne suis personnellement pas d’accord avec les conclusions de cette étude. J’ai eu pendant 18 ans, un petit York qui aimait beaucoup mes petits enfants et quand l’un d’entre eux, dans une chambre et dans son berceau, pleurait très fort, il venait nous chercher en grattant sur nos genoux.
    J’ai connu aussi un petit chien Westi, qui appartenait à une vielle dame qui vivait seule en Bretagne. Celle ci est tombée et s’est cassé une jambe et ne pouvait se relever.
    Le chien est allé pleurer chez le voisin, qui alerté par ces petits cris est allé voir et a appelé les pompiers.

    Avez vous ainsi d’autres exemples de chiens altruistes ?

Mercredi 15 décembre 2010 à 8:28

Zoologie, botanique, évolution

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    De tous les animaux préhistoriques ayant côtoyé l’homme, le mammouth est le plus connu du grand public. Ce mammifère appartient comme les éléphants, est apparu en Afrique, il y a 50 millions d’années.
    Son ancêtre originel était tout petit, pesait une quinzaine de kilos et n’avait pas de trompe; On aurait dit un petit tapir.
    Il y a 30 millions d’années l’éléphant primitif mesurait deux mêtres de haut et pesait quelques centaines de kilos; il avait une toute petite trompe et quatre petites défenses.
    Il y a une dizaine de millions d’années, existait un véritable élephant ressemblant à ceux de nos jours et pesant plusieurs tonnes.
    Le mammouth était le “cousin” de l’éléphant. Originaire d’Afrique il a aussi peuplé l’Europe et une partie de l’Eurasie, une espèce particulière de “mammouth laineux” étant particulièrement adaptée au froid.
    La steppe à mammouths s’étendait durant la dernière glaciation, sur une immense superficie en Eurasie. Elle comportait une diversité végétale beaucoup plus importante que la toundra actuelle. Certaines plantes qui la composaient sont encore présentes sur certains sites.
    Pour assurer sa survie, un mammouth de six tonnes absorbait chaque jour 200 kg de végétaux. Son régime alimentaire est connu grâce aux pollens retrouvés dans l’estomac et l’intestin de mammouths congelés, exhumés des glaces.

    L’homme  de Cro-Magnon, arrivé en Europe il y a 40 000 ans, a côtoyé le mammouth durant des millénaires. Il utilisait toute la carcasse du mammouth : viande, moelle, graisse, os, poils, dents et défenses. Le mammouth a ainsi largement contribué à la survie de nos ancêtres en leur procurant des matériaux de construction (huttes en os de mammouths) et de combustion (os accompagnés de restes de graisse) ou en leur permettant de fabriquer des outils et des armes. Les grosses molaires étaient utilisées comme enclumes ou comme râpes pour les peaux, les plus petites comme éléments de parure. Les poils servaient de bracelets ou de colliers.
L’ivoire de mammouth était abondamment utilisé pour la réalisation d’objets et de statuettes. Les représentations de mammouth datent surtout du Paléolithique supérieur et sont situées dans des grottes françaises.

    Il y a 15 000 ans, un climat humide et moins froid transforme la steppe à mammouths en toundra marécageuse et en taïga (forêt de conifères). Les zones de steppe qui subsistent ne peuvent plus entretenir des populations viables de mammouths. et il disparaît de Sibérie aux environs de 7 500 ans avant JC.
    De petites populations isolées ont néanmoins survécu sur des îles au-delà de cette date. Les populations les plus récentes sont celles de l’île sibérienne de Wrangel où des squelettes ont été datés de 1700 ans avant JC.
    La découverte de mammouths congelés permet d’étudier l’anatomie, les tissus, le régime alimentaire ou les maladies de l’animal. . L’ADN de mammouth permet des comparaisons avec les éléphants actuels mais interdit toute possibilité de clonage d’un individu.

    Mais comme nous approchons de Noël et que vous vouliez offrir un bijou en ivoire, mais vous ne voulez pas avoir un éléphant massacré sur la conscience, offrez-vous du mammouth russe!
    A partir de la mi-juin, quand la glace fond, des centaines voire des milliers de personnes arpentent la toundra à la recherche de défenses", indique un rapport cité par The Daily Telegraph.
    Encouragée par l'interdiction internationale de vente d'ivoire d'éléphant, la Russie mise à fond sur cet ivoire "éthique". Chaque année, les Russes exportent des tonnes  d'ivoire de mammouth en Chine, où il est travaillé.
    Les défenses préhistoriques sont vendues 400 euros le kilo, soit beaucoup plus que l'ivoire d'éléphant. Et selon les scientifiques, il y aurait plusieurs millions de mammouths à poil laineux enterrés dans la toundra sibérienne.
   
Mais vous devrez avoir un porte-monnaie très bien rempli si vous voulez offrir un tel bijou à votre petite amie !

    Tiens je connais un tout petit garçon qui avait appelé son grand-père "papoute", puis un jour voulant faire plaisir à sa grand-mère, il l'a appelé "mamoute", et il a été très étonné car elle n'a pas apprécié ! lol

Dimanche 3 octobre 2010 à 10:45

Zoologie, botanique, évolution

    
  
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    Tout le monde connaît Jean-Honoré Fragonard, un grand peintre du 18ème siècle et en particulier sa “liseuse” qui a été reproduite maintes fois.


Né à Grasse le 5 juin 1732, il a été l’élève de François Boucher, a remporté le premier prix de Rome en 1752, puis revint à Paris dix ans plus tard et devint célèbre par ses tableaux “osés” pour l’époque, mais qui de nos jours ne feraient même pas rougir un gamin de 12 ans.
    Il fut conservateur du Louvre et il est mort en août 1806 à Paris.






    Mais si vous allez visiter à Maison Alfort le “musée Fragonard”  un des plus vieux musée de France, fondé en 1766, vous serez étonné de n’y voir aucun tableau, mais au sein de l’Ecole vétérinaire, une importante collection de pièces anatomiques et d'animaux monstrueux, allant du mouton à cinq pattes au veau à deux têtes., une collection de concrétions diverses et calculs de même que les objets hétéroclites retrouvés dans les estomacs de vaches et une très intéressante collection de parasites, digne d’un dictionnaire illustré de zoologie.

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Et dans une pièce du musée, vous trouverez les “Ecorchés d’Honoré Fragonard” préparés entre 1766 et 1772., qui allient la rigueur scientifique à une certaine mise en scène que l’on pourrait attribuer à un peintre.   
     Mais il ne s’agit pas du peintre connu, mais de son cousin, né aussi à Grasse en juin 1732, prénommé aussi Honoré, mais mort en 1799 et qui fut un chirurgien et anatomiste de renom.
   

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Lorsque,en 1766, Louis XV décide d'ouvrir une école vétérinaire à Paris, l'école est d'abord implantée rue Saint-Apolline avant d'être déménagée à Maisons-Alfort.
     Honoré Fragonard en est le directeur et professeur d’anatomie et, durant 6 ans, y prépare des milliers de pièces, dont une bonne cinquantaine d'écorchés et commence à fournir les cabinets de curiosités de toute l'aristocratie.


    En effet, Fragonard, en plus de disséquer minutieusement ses sujets, maîtrise une technique de conservation qui reste encore un mystère de nos jours et a permis à ses pièces de parvenir jusqu'à nous en résistant aux dommages du temps et des bactéries et insectes. De plus, Il donne des poses artistiques, théâtrales à certaines de ses pièces, qui relèvent alors plutôt d'une recherche d'effet dramatiques que de la simple recherche scientifique .
Je vous montre ici les deux pièces les plus connues :le Cavalier et L'Homme à la Mandibule.


Samedi 21 août 2010 à 9:49

Zoologie, botanique, évolution

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    En allant à la pêche aux crevettes avec mes petits enfants, j’ai vu dans l’eau une caprelle accrochée dans une algue par ses pattes crochues.
    C’est un joli petit crustacé d’un cm de long, aux formes bizarres, qui doit son nom à une vague ressemblace avec une chevrette (caprella en latin) et qui se déplace d’algue en algue.
    Alors je fais cet article en pensant à Maud, “chevrette nomade” , mais ce que je vais décrire n’a rien à voir avec elle.

   
Ces crustacés se nourrissent surtout de zooplancton
    Les grandes et les petites antennes de la cabrelle se trouvent sur sa tête et elle a deux pattes-pinces-machoires devant la bouche.
    Le coeur s’étend sur tout le dos de la bête et en regardant bien on voit circuler le sang dans ce corps translucide.
    Les biologistes disent que deux lamelles apparaissent sous le ventre des femelles et que les oeufs descendent entre ces lamelles qui bougent et les agitent sans doute pour les oxygéner.  A l’éclosion, les petites larves sortent en se glissant entre les lamelles.
    .J'avoue ne jamais avoir vu cela, mais je crois qu'il faudrait une grosse loupe et dans la mer, ce n'est pas facile à manier lol.

    Il y a sûrement beaucoup de ces petits crustacés en Bretagne car en faisant très attention, on finit par en voir en examinant les algues. Mais ils sont très petits (quelques millimètres) et transparents alors, on ne les voit pas facilement surtout quand on ne les connaît pas.
    Et puis ce n’est pas comestible comme les crevettes : trop petit et rien à manger. Il vaut mieux d’ailleurs ne pas essayer de les détacher car ils sont bien accrochés aux algues et on les casse et on les tue en les détachant.
    Vous verrez mieux comment est faite une caprelle sur cette photo professionnelle d'un laboratoire d'étude marin.

http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux2/caprellasp.jpg

    Evidemment la chasse à courre aux crevettes dans les mares ou sous les tabliers de fer qui supportent les huïtres est beaucoup plus amusante. Il faut pousser doucement sans lui faire peur avec une main, la crevette vers son autre main qu’il faut alors refermer brusquement.
    Cela ne fonctionne pas à tout coup et ce n’est pas très efficace si vous comptez là dessus pour votre hors d’oeuvre. Il vaut mieux alors prendre le filet à crevette et racler le fond.
    Mais c’est bien plus passionnant à la main.!

Vendredi 20 août 2010 à 9:36

Zoologie, botanique, évolution



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    Le perroquet "Nestor kéa" ou plus simplement "Kéa" est une espèce de perroquet montagnard de Nouvelle-Zélande. Son nom commun tire son origine de son puissant cri : « keee-aa ».
    Rien à voir avec Ikéa !! lol


















    L’intelligence d'Alex et de ses congénères est impressionnante, mais ces oiseaux vivent en captivité depuis des décennies. Qu'en est-iI des perroquets en liberté?
    Je tire les renseignements suivant d’un article de Christine Scholtyssec.

    La longévité des perroquets, qui peut atteindre la centaine d’année, est un argument en faveur d'une capacité de mémorisation développée: même en liberté,  Une bonne mémoire est presque indispensable pour une longue vie, car les oiseaux doivent mémoriser les différentes sources de nourriture et d'eau, les refuges et les partenaires sociaux. De plus, cette longévité augmente aussi la probabilité que les oiseaux soient confrontés à des changements de leur environnement, par exemple à cause d'une sécheresse ou d'une inondation.
    Afin de survivre dans ces conditions, iI faut une certaine flexibilité mentale: iI s'agit de renoncer à des comportements habituels et d'appliquer des expériences antérieures à la nouvelle situation.
    Dans la nature, presque tous les perroquets vivent en groupes, dont la structure ressemble à celle des groupes de singes anthropoïdes et dont le niveau d’intelligence social est élevé.
    Les animaux doivent être capables de distinguer un grand nombre d'individus différents, et de se comporter conformément à leurs expériences antérieures. Comme les couples humains, les couples de perroquets passent du temps ensemble même quand ils ne sont pas en train d'élever des petits. Chez certaines espèces, les deux partenaires apprennent même parfois un chant particulier commun, ou ils chantent I'un après "autre une sorte de duo.
    On peut aussi observer I'utilisation d'outils chez plusieurs espeèes de perroquets. Certains mâles cacatoes, par exemple, taillent des branches avec leur bec, les tiennent avec leurs pattes et pour marquer leur territoire, en frappent le tronc d'un arbre creux  afin d’émettre ainsi un bruit audible de loin.
    Chez d'autres espèces de cacatoes, on a observé qu'ils jettent, à partir d'une position élevée, des branches et des petites pierres sur des oiseaux de proie afin de les chasser. (mes écureuils savent faire cela aussi ! )
    Les perroquets ont aussi souvent un penchant pour le jeu. Ainsi, les kéas, (voir la photo), même adultes, aiment s'amuser a deux avec un baton et les cacatoes australiens font des tours de manège en se mettant sur les pales des moulins à vent.
    Ces oiseaux sont probablement capables d'élargir leur répertoire d'expériences tout au long de leur vie.

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sortir de la tristesse

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