Jeudi 19 août 2010 à 8:36

Zoologie, botanique, évolution


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    Hier nous avons vu les performances des perroquets éduqués par Irène Peppenberg de l’université d’Harward, en matière de reconnaissance de diverses propriétés d’objet et d’association de propriétés ou de comptage d’objets.
    Aujourd’hui nous allons voir qu’Alex était capable d’exprimer certaines idées, certains désirs, en utilisant des verbes et leur complément, et en ayant ainsi une certaine “conscience de soi”.

    Les perroquets gris disent par exemple « Veux pomme» quand ils voient une pomme, et par la suite même s’ils ne la voient pas mais ont envie de manger.
    On les a habitués à regarder ce qui se passait dehors et quand ils voulaient le faire ils savaient dire : « Veux aller fenêtre ».
    Bien entendu, entraineurs obéissent a ces souhaits pour que les oiseaux ressentent les conséquences de leurs phrases. Quand on tend un mauvais objet, l'oiseau refuse avec un « Non» et répete sa demande initiale. Quand il est conduit au mauvais endroit, il refuse de quitter le bras de l'entraineur, et renouvelle aussi sa demande.

    Un autre exemple des capacités cognitives de ces oiseaux loquaces est la permanence de l'objet :  un objet continue d'exister même quand on le change de place ou même lorsqu'il est caché.
    Ce concept n'est pas aussi évident qu'il y parait : chez les bébés, cette capacité n'apparait que progressivement. Bien que les chiens, les chats, les pigeons adultes, aient une notion rudimentaire de la permanence des objets, elle est beaucoup moins élaborée que chez l'homme.   
    Si on cache un objet sous l'un des trois gobelets posés devant l'animal, puis on le cache sous un autre gobelet, seuls les grands singes adultes et les perroquets font aussi bien que I'homme adulte dans ce type de test.    
    Les études sur de jeunes perroquets ont révélé que le développement de la permanence de l'objet passe par les mêmes stades que chez l'enfant humain.

    Alex a même “inventé” des mots appropriés pour certains objets.
    Par exemple, lorsqu'il dut apprendre le mot pomme, il connaissait déja les noms de banane, cerise et raisin. L'entraineur lui présenta alors une pomme en lui demandant, sans lui citer aucun nom : «Qu'est-ce que c'est? » ; Alex répondit “banarise” en croquant dans le fruit.
    L'entraineur essaya de le corriger en répétant plusieurs fois le mot pomme. Alex répétait “banarise”, et ceci avec la même intonation distince et lente que celle des entraineurs quand ils lui apprennent un nouveau mot.
    Par la suite, il a obstinément utilisé ce nom pour toutes les pommes qu'on lui présentait et il le classait dans les fruits. Il l’a probablement construit à partir des mots banane et cerise qu'il connaissait déja. Peut-être les pommes ont elles pour lui, un goût un peu similaire à celui de la banane, et certaines pommes à peau rouge, ressemblent un peu à une grosse cerise.

    Un jour Alex regardait son image dans un miroir, et il a demandé à son entraineur “Quelle couleur ? " en pointant sa tête. Il posait une question que personne ne lui avait apprise avant.  L’entraineur lui répondit : “ Gris. Tu es un perroquet gris” . Alex reposa la même question cinq fois et obtint chaque fois la même réponse. A partir de ce jour-Ià “gris” fit partie de son vocabulaire.

   
Ces exemples montrent que les perroquets ne sont pas des animaux uniquement guidés par leurs instincts. lIs ont une excellente mémoire. sont capables d'apprendre des formes de communication élaborées, ont une vie sociale riche et une curiosité impressionnante.
    Leur intelligence devrait au moins égaler celle des singes anthropoïdes et des dauphins, considérésjusqu'a présent comme les animaux les plus intelligents.

Mercredi 18 août 2010 à 8:41

Zoologie, botanique, évolution



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    Tout le monde sait que les perroquets peuvent prononcer de nombreux mots, voire chanter des chansons.
    J’ai connu des perroquets qui connaissaient au moins 100 mots et chantaient la Marseillaise !  Ils faisaient des réponses parfois avec beaucoup d’à propos, mais c’étaient toujours les mêmes.
    Cela paraît extraordinaire, mais c’est au fond l’effet d'une bonne mémoire. La question est de savoir si les perroquets qui parlent comprennent ce qu'ils disent.
    Pour le découvrir, !rène Pepperberg a fait subir de nombreux tests a Alex et à deux autres perroquets gris, qui ont appris à parler dans son laboratoire.        
    Les résultats de ses travaux sont sans équivoque : non seulement ces oiseaux comprennent le sens des mots qu'ils connaissent, mais ils sont également doués de facultés cognitives qui égalent celles des grands singes ou des dauphins !

    Alex et ses compagnons savent tous répondre correctement à des questions du type : « Qu'est-ce que c'est ? », « De quelle couleur est ce cube ? ", « Quelle est la forme de cet objet ?»
    Quand on leur présente par exemple un rectangle rouge en papier et qu'on leur demande la couleur, la forme ou le matériau, la plupart du temps la réponse des animaux est correcte.
    Ils ont acquis une compréhension de mots correspondant à des propriétés d’objets, telles que couleur, forme, et matériau.
 
    Toutefois, un animal capable de distinguer le rouge du vert n'a pas pour autant nécessairement compris le concept de couleur. Ce n'est le cas que s'il comprend que rouge, vert ou bleu sont différentes variantes possibles du même attribut d'un objet.
    Alex et ses congénères savent répondre à des questions qui montrent qu’ils ont acquis ces notions, notamment de similitude et de différence
    Quand on leur montre, par exemple, un triangle rouge et un cercIe rouge et qu'on leur demande, « Qu'est ce qui est pareil ? », ils répondent «Couleur». A la question « Qu'est-ce qui est différent ? », la réponse est « Forme ».
    C'est une performance remarquable puisque, pour donner la réponse correcte, les oiseaux doivent d'abord interpréter correctement la question, puis identifier la catégorie correspondante, et finalement dire un mot, correspondant à un signal acoustique étranger à leur espèce.

    De plus, les perroquets gris ont appris à comprendre et à employer correctement le concept (comme en informatique), de « et ».
    Pour la question « Qu'est-ce qui est rectangulaire et rouge ? », ils sont capables de trouver dans une collection le seul objet qui présente les deux propriétés.
    Ils ont appris également  à comparer des objets et à répondre à des questions telles que « Quelle est la couleur du plus grand ? ». ou du plus petit.

    Les chiffres et les notions de quantité ne leur posent pas non plus de problème ; Alex maitrise les nombres jusqu'a six. Quand on lui montre un tableau sur lequel se trouvent quatre trombones, trois baIles et cinq triangles de papier dans un ordre aléatoire, il répond correctement « cinq » a la question « Combien de triangles ? ».
    On ignore encore si, pour réussir, le perroquet compte les objets, ou s'il reconnait le nombre d'un seul coup d'oeil. Les humains, sont capables de recenser jusqu'à quatre à cinq objets simulnément sans avoir à les dénombrer. Les chimpanzés, savent compter comme un jeune enfant.
    Madame Pepperberg suppose que c'est aussi le cas pour Alex.

    Demain je vous raconterai comment Alex peut indiquer par la parole certains de ses souhaits.

Mardi 17 août 2010 à 8:32

Zoologie, botanique, évolution

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    Dans l'article d'hier je vous disais qu'un chercheur de Harvard, madame Irène Peppenberg, avait voulu savoir jusqu'où on pouvait apprendre à parler aux perroquets pour qu'ils aient une certaine compréhension de leurs paroles.

    Aujourd’hui je vous décrirai la méthode originale qu’elle utilisait pour leur apprendre à parler, et à comprendre la signification des mots qu’ils prononçaient.
    Dans les deux articles suivants, je vous résumerai les résultats. et les prouesses d’Alex.

   Pour ses expériences, Irène Pepperberg a choisi des perroquets gris africains, qui sont capables d'articuler le langage humain avec une précision remarquable. Pour que le perroquet - comme l'enfant - puisse utiliser le langage de façon sensée, il doit non seulement acquérir du vocabulaire, mais également en comprendre le sens et  utiliser correctement les différents types de mots.
    Madame Pepperberg a d'abord élaboré une méthode d'entrainement spécifique, qui rappelle les comportements d'apprentissage des oiseaux et des enfants : dans la nature, les perroquets les plus jeunes apprennent à reproduire le chant des plus vieux, tout comme les enfants acquièrent beaucoup plus facilement le langage et un savoir quand ils parlent avec un adulte que par une observation passive.

     Une séance d'entrainement se déroule de la façon suivante : deux entraineurs sont assis devant le perroquet, et entre eux se trouve un plateau sur lequel plusieurs objets sont posés.
    Le premier entraineur saisit, par exemple, une baIle, la montre à son collègue et lui demande : « Qu'est-ce que c'est?, et le second répond : “baIle ; c'est une baIle “   
    L'entraineur numéro 1 félicite le numéro 2, et lui offre la balle comme récompense. Parfois cependant, le deuxième entraineur fait exprès de donner une mauvaise réponse. Le premier entraineur le réprimande et enlève l'objet du champ de vision pendant un certain temps. Après un tel cycle, les entraineurs changent de róle.
    Le perroquet peut intervenir a tout moment, et, selon sa réponse, il est récompensé ou réprimandé. S'il prononce le mot juste, on lui donne l'objet pour qu'il l'examine et joue avec.
    Ainsi, l'entraineur numéro 2 est, pour l'oiseau, un modèle et un rival, car il cherche a attirer l'attention de l'entraineur numéro 1. Dès que le perroquet a appris quelques mots, il cherche à prendre le róle du deuxième entraineur .

    Grâce a cette technique astucieuse, le perroquet gris ALEX entrainé par Irène. Pepperberg,  a progressivement acquis, apres 20 ans d'entrainement, un vocabulaire considérable : plus de 100 noms d'objets, plus de dix mots différents pour les couleurs; sept mots désignant des formes; des noms de matériaux et des chiffres, et même plusieurs verbes.
    Dans les prochains articles je vous raconterai ses prouesses.

Lundi 16 août 2010 à 8:25

Zoologie, botanique, évolution

    L’article que j’avais fait sur la conscience des animaux m’a valu plusieurs mails qui me demandent si j’ai des précisions supplémentaires sur ce que l’on peut apprendre à un perroquet ou à un singe.

    En ce qui concerne les singes j’ai répondu par mail à ma correspondante, mais vous pouvez lire un roman très documenté sur ce sujet et très proche de la vérité, de Robert Merle “Le propre de l’homme”.
    Quant aux perroquets, je vais faire quelques articles à ce sujet à partir d’un livre écrit par un chercheur de Harward, madame Irène Pepperberg et de nombreux documents que l’on trouve sur son site http://www.alexfoundation.org/support_research.html ,
concernant les recherches de communication avec des perroquets gris africains, qu’elle a menées pendant 30 ans, et notamment avec un perroquet ALEX, qui est mort en septembre 2009 à l’âge de 31 ans. Deux autres perroquets ont également été dressés : Griffin et Arthur et vous voyez ci dessous leurs photos.
    Dans les prochains articles,  je vous décrirai la méthode originale qu’elle utilisait pour leur apprendre à parler, et à comprendre la signification des mots qu’ils prononçaient, puis je vous résumerai les résultats de ses études et les prouesses d’Alex.


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Ci dessus ALEX, le compagnon de 30 ans

A droite les deux autres perroquet, Griffin et Arthur

    Quand on compare le cerveau d'un oiseau avec celui d'un mammifère on remarque immédiatement que la surface du cerveau n'est plissée que chez les mammifères. Chez ceux-ci, plus leur cortex est volumineux par rapport au reste du cerveau et plus les replis sont marqués et nombreux, meilleures sont les capacités cognitives. Par conséquent, les scientifiques ont longtemps considéré qu'a cause de leur cerveau lisse, les oiseaux avaient des capacités cognitives réduites et que le cortex des oiseaux correspondait à des régions qui ne seraient capables que de comportements inférieurs réflexes.

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    Toutefois, des études récentes, notamment celles du biologiste Louis Lefebvre de l'université McGill de Montréal, ont montré qu’on observe la méme corrélation chez les oiseaux; plus les régions du pallium, (l'équivalent du cortex chez les oiseaux), sont étendues, plus l'animal est intelligent, et que même si l’organisation du cerveau des oiseaux et celle les mammifères sont très différentes, leurs modes de foncionnement présentent des similitudes : par exemple, les mémes structures sont activées quand les perroquets apprennent à produire de nouveaux sons et quand les humains apprennent des mots inconnus.
    Il avait montré que des corneilles avaient une certaine "conscience du soi" et reconnaissaient leur image dans un miroir et la tache (une gomette) qu'on leur mettait sur le corps (elles essayaient de l'enlever avec le bec), alors que les mammifères ne remarquent pas ce signe, en dehors des singes supérieurs, car ils ne savent pas que c'est leur image qu'ils voient dans le miroir..

    Madame Pepperberg a voulu montrer que certains oiseaux pouvaient se montrer très intelligents et elle leur a appris à parler avec une méthode originale que je vous expliquerai dans mon prochain article..
   

Mercredi 11 août 2010 à 8:48

Zoologie, botanique, évolution

Nous connaissons presque tous, au moins de nom, la “crépidule”, ce drôle de coquillage gastéropode qui se fixe sur les coquilles des huîtres, celles des coquilles St-Jacques, et même sur les coques de bateaux
    Importée par inadvertance des Etats-Unis, elle a trouvé des conditions climatiques favorables à son épanouissement dans les eaux européennes;  elle vit dans des eaux situées près de la surface mais elle peut vivre également un certain temps en zones découvrantes.

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    En effet, comme le montre la photo, à l’intérieur de la coquille une cloison calcaire supporte le pied (ventouse) de l’animal, ses organes se situant en dessous de la cloison et, en cas d’absence prolongée d’eau de mer, la chambre renfermant les organes devient étanche et peut ainsi retenir un volume d’eau suffisant pour permettre à l’animal de survivre.
    Sédentaires, elles se nourrissent en recueillant les organismes planctoniques du courant. Elles les filtrent alors grâce à un filet muqueux, puis les font tomber dans une gouttière spéciale jusqu'à la bouche, où le plancton arrive moulé en petits cylindres. Les ferments servant à la digestion sont soudés dans l'estomac en un bâton qui se raccourcit lors de l'absorption de nourriture, mais se reconstitue ensuite.

    Les crépidules ont reçu le nom de “crépidula fornicata”, car elles organisent entre elles de véritables partouzes ! lol
    Montées et accrochées les unes aux autres, les crépidules forment des amas compacts, accidentés et en apparence sans ordre ni symétrie, construits aux hasards des rencontres.
    En réalité il y a cependant un certain ordonnancement : à la base de grosses femelles, au sommet de l’empilement un mâle plus petit, et sous lui des intermédiaires en train de changer de sexe, car les crépidules sont des transsexuelles.

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    Jeunes les crépidules sont libres et de sexe mâle. Mais elles ne restent pas longtemps seules. Un coquillage qui grandit devient alors femelle, fondatrice d’une “réunion”, émettant des phéromones qui vont attirer des larves et de jeunes petits mâles, et l’empilement commence.
    Si le mâle qui se trouve en haut de l’empilement se fait monter dessus par un collègue, il accepte, pas contrariant du tout, de se transformer en femelle.
    Comment les petits mâles du dessus peuvent ils atteindre les femelles en dessous ou en bas du tas.?
    Monsieur Crépidule a un organe très particulier (je ne sais si je dois l’appeler pénis !) beaucoup plus long que son propriétaire, qui, pour éviter des déplacements fatigants à son propriétaire, fera le trajet lui même, et une fois le travail terminé se résorbera de lui même car monsieur deviendra madame !
    Donc une crépidule peut avoir des enfants en tant que père, puis en tant que mère.

    J’ai été déçu, je croyais que monsieur Linné avait baptisé les crépidules “fornicata” à causes de leurs moeurs spéciales, mais il n’en n’était rien car il n’a étudié que des coquilles séparées.et ce nom viendrait du latin “fornix” qui désigne des voûtes, des arcades, ceci par allusion aux formes de leurs coquilles. Il parait qu’ensuite les arcades romaine abritaient des lunapars, d’où la signification de “forniquer”.   

    Mais les crépidules ne détiennent pas le record de longueur de zizi. Celui-ci est attribué à un autre bête marine la “balane”. qui ressemble à un coquillage mais est en réalité un crustacé, et qui vit dans l’eau de mer très peu profonde.
    En forme de cône tronqué il mesure à sa base de l’ordre de 3 à 5 cm et  ses parois sont formées de plaques se terminant en pointe et formant une sorte de petit cratère comme sur un volcan.

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    L'opercule  qui ferme l'orifice supérieur est enfoncé à l'intérieur du cône formé par ces plaques, et est constitué de deux paires de petites plaques mobiles qui s'écartent pour laisser passer de petits tentacules  plumeux qui permettent à la balane d'attraper sa nourriture.
    En cas de danger ou d’absence d’eau, l'opercule se ferme hermétiquement.
    La balane commune  vit en général en groupe, fixée aux rochers ou sur les structures immergées telles les coques de bateau.
    Les balanes, attirés par des phéromones passent donc leur vie accrochées à leur support et se rassemblent en gratte-ciels si elles n’ont que peu de place, ou s’étalent si la place ne leur est pas comptée.
    Les balanes sont hermaohrodites et pourraient se féconder eux mêmes, mais c’est plus amusant à plusieurs et meilleur pour le mélange des gênes.
    Alors quand on ne peut pas se déplacer, on envoie ses organes sexuels en mission, et le balane envoie un pénis d’une longueur de plus de dix fois son corps, qui va explorer les alentours à la recherche d’une partenaire.

    J’espère que je ne vous ai pas trop choqué(e)s par ces propos un peu lestes.

 

Mardi 10 août 2010 à 9:48

Zoologie, botanique, évolution

    Je vous dirai quelques mots aujourd’hui de l’anatomie d’une huître et de sa reproduction, plutôt originale.

    L'huître a un corps mou, contenu dans deux valves (coquilles) : c'est un mollusque bivalve.
    Le manteau est ce fin voile de chair au contact de la coquille,qui assure sa croissance et son développement . Il contribue aussi à la fabrication de la nacre qui en recouvre l'intérieur.
     La charnière commande l'ouverture de l'huître tandis que le muscle adducteur la maintient fermée.
     Les branchies ont deux rôles bien distincts : la respiration et l'apport des matières nutritives jusqu'à la bouche de l'huître.
     Si une huître est bien ouverte, il arrive qu'on voie encore battre le coeur de l'huître qui se situe juste au-dessus du muscle adducteur. Le sang de l'huître est incolore.

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    Les huîtres sont des organismes pouvant filtrer de 1 à 16l d’eau par heure en régime normal.
    Dans une cavité s’ouvrant sur le milieu extérieur abritant les branchies et l’anus, des cils vibratiles créent un courant d’eau assez faible (de l’ordre de 4cm/min) qui passe sur les branchies. Les particules contenues dans l’eau sont alors triées selon leur taille, le tissu branchial recouvert de mucus constituant un véritable système de grilles. Les particules de taille supérieure à 10 µm sont englobées de mucus et rejetées. Les parcelles alimentaires retenues sont ensuite transportées par action ciliaire jusqu’à la bouche, qui se présente comme une fente terminale formée de deux lèvres soudées et terminée par quatre palpes
    Au niveau de ces palpes s’effectue un second tri selon la taille et la présence d’ornementations sur les particules. Puis ils amènent les particules à l’œsophage court, à paroi ciliée et recouverte de mucus, conduisant à son tour les particules vers l’estomac, lieu d’un nouveau tri selon la valeur nutritive cette fois.     Dans l’estomac une tige entraînée par des cils vibratile à 890 tours par minute, effectue un broyage mécanique, aidée par des grains de sable et une attaque enzymatique transforme le bol alimentaire en « soupe nutritive »
    Les déchets de cette digestion passent dans l’intestin, sont englobés dans du mucus et sont rejetés sous forme de fécès.
    Le trajet complet d’un aliment dans le tube digestif d’une huître dure de 80 à 150 min.(comme une machine à laver lol)
    Les huîtres se nourrissent de phytoplancton* en suspension dans la colonne d’eau. Elles peuvent filtrer en 24 heures à travers leur cavité palléale une masse d’eau correspondant à plus de 1500 fois le poids de la nourriture retenue.
    Elles sont également de très bon bioaccumulateurs de polluants et de métaux lourds, qu’elles stockent dans leur glande digestive à de fortes concentrations,  ce qui peut poser un problème sanitaire lorsqu’elles sont consommées par les hommes qui ingèrent alors le polluant.
    En outre les branchies recueillent l’oxygène de l’eau nécessaire à la respiration de l’huître (quelques milligrames d’oxygène par heure).

    Les huîtres ont une reproduction originale.
    En effet elles se sont soudées à leur support étant toutes jeunes grâce à une sorte de cimant, y fixant leur valve  la plus bombée , la valve plate servant de couvercle. Dans ces conditions, pas question de rencontres amoureuses.
    Pour pouvoir se reproduire une huître doit donc expulser ses cellules sexuelles dans l’eau, en synchronisme avec ses voisines.

    Comment faire pour que l’on soit certain qu’il y ait des mollusques mâles et femelles dans les environs : chez les huîtres plates on change tout simplement de sexe et même plusieurs fois dans sa vie si c’est nécessaire. !
    L’équilibre filles/garçons est commandé par des phéromones que l’eau propage. La petite huître plate commence par être mâle, puis arrivée à maturité elle devient femelle et émet des phéromones qui vont empêcher trop de collègues de jouer aux transsexuels. Le message est maintenu tant qu’il y a suffisament de femelles, mais si la proportion diminue, celle des phéromones également et de nouveaux mâles changeront de sexe. A l’inverse si les mâles sont en extinction, des femelles redeviendront mâles.
    Ce serait vraiment drôle s’il en était ainsi chez les humains lol.
    L’huitre femelle plate aspire les spermatozoïde dans l’eau et incube les oeufs, envahie par leurs glandes sexuelles gonflées à bloc  et qui forment un sac laiteux blanchâtre entre mai et août

    Les huîtres creuses sont moins fofoles. Les sexes sont séparés toutefois la même huître peut être une année mâle et l'année d'après femelle. la température et la salinité de l’eau provoque l’expulsion des spermatozoïdes et des ovules et la fécondation a lieu dans l’eau.
    Cette fécondation donne lieu à des larves et l'huître creuse est en quelques sortes vivipare.
    Une huître peut produire jusqu’à plusieurs millions de larves qui 24 heures après leur éclosion commencent à produire leur coquille. et cherchent un support où se fixer. Mais beaucoup sont la proie de prédateurs et seules quelques dizaines arriveront à mâturité.

   
Dans le prochain article, je vous parlerai de l’amour débridé des “crépidules” et du plus long zizi du monde, celui des balanes.
    Ames trop prudes s’abstenir lol

   
   

Lundi 9 août 2010 à 9:42

Zoologie, botanique, évolution

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    Je suis en vacances dans un petit village au bord de l’océan, qui s’appelle Saint Colomban, entre Carnac et Plouharnel, dans ce que l’on appelle “l’anse du Pô” qui est un lieu connu d’ostréiculture.
    De nombreux ostréiculteurs transportent les huîtres sur des bateaux plats comme celui que l’on voit sur cette photo et des parcs à huîtres sont implantés dans toute la baie.

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    Ils aiment montrer leur travail et l’été de nombreuses visites sont organisées pour les touristes, au cours desquelles on explique ce qu’est “l’élevage des huîtres”.
    Le naissain (les oeufs fécondés) est capté sur des supports en brique, bois ou fer, jusqu’à ce que l’on obtienne de toutes petites huïtres que l’on peut décoller de leur support et mettre dans de petites poches, des filets en plastique qui laissent passer l’eau, que l’on pose ensuite sur des tables scellées dans le sable, faites de cornières de fer, comme le montre cette photo.
    Les huîtres grossissent et sont changées régulièrement de poche. Elles n’atteignent une grosseur “comestible” qu’au bout d’au moins 3 ans, les grosses huîtres que l’on mange ayant 5 ans.

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    Mais habitués à manger de la viande ou du poisson issus d’animaux morts, nous oublions quand nous mangeons un mollusque, une moule ou une huître crue, que ce sont des animaux vivants, avec un petit coeur qui bat, des sens des sensations et des besoins et également une vie sexuelle.
    J’en parlerai dans le prochain article;

    Je connais quelqu’un qui aimait manger des huîtres, mais qui n’avait pas envisagé cela et un jour, en mettant du citron dans la coquille, cette personne a vu l’huître se rétracter. Elle a découvert qu’elle était vivante et n’a plus voulu en manger de sa vie, craignant de devenir anthropophage !!
    J’ai connu également il y a une quarantaine d’années, un ambassadeur des USA, qui avait horreur de manger des huîtres. Il avait inventé une histoire qu’il racontait en société pour se justifier. Il prétendait que son ouïe était plus sensible que celle des autres hommes et qu’il entendait les ultra-sons et que lorsqu’on mangeait ces pauvres bêtes, il était horrifié par les cris qu’elles poussaient.
    Et ensuite pendant quelques dizaines de secondes, la conversation tombait et des gens crédules écoutaient pour voir, en vain, s’ils entendraient crier les huïtres !
    Cela dit je comprends l’ambassadeur américain. J’ai mangé avec beaucoup de mal, des huîtres américaines (crassostrea virginata) à la Nouvelle Orléans. Outre qu’elles n’étaient  pas salées, car élevées à l’embouchure du Mississipi, et beaucoup trop grosses, en outre, les américains qui ont une phobie des microbes, mettaient dans chacune une goutte d’eau de javel pour les désinfecter.
    Des huîtres au chlore : une horreur !! Je leur laisserai volontiers leur virginité.!

    Au commencement était l’huître plate, la “belon”. (“ostrea edulis”ce qui veut dire comestible !). C’était celle que consommaient les Romains, des années avant notre ère et que l’on a consommé jusqu’en 1867. dans toute la France et en Europe du Nord. Elle était d’ailleurs consommée bien avant par les Chinois, qui ont dû transmettre cette coutume aux Perses puis aux Grecs et aux Romains.
    Cette année là les ostréiculteurs ne pouvant fournir la demande firent venir des huîtres creuses du Portugal (les portugaises : crassostrea angulata, à la coquille tourmentée et anguleuse) et un navire eut une avarie dans l’estuaire de la Gironde et sa cargaison d’huître, devenue impropre à la consommation, fut jetée à la mer.
    Les huître portugaises qui filtrent pour  se nourrir de plancton, 5 litres/heure d’eau de mer contre 1l/h pour les belons, se multiplièrent plus vite et envahirent peu à peu la région.
    Scandale chez les amateurs qui n’estimaient que l’huître plate, la seule française. Mais celle ci fut victime d’une épidémie virale. L’huître portugaise creuse qui y avait résisté, remplaça dans la région la belon et le chauvinisme fut oublié.
    Les ostréiculteurs diversifièrent alors sa culture, notamment dans la dernière phase où l’on fait dégorger l’huître en bassin et on vit apparaître diverses sous-catégories d’huîtres creuses plus ou moins “vertes” : Marennes, Spéciales....
    C’est à cette époque que l’on vit apparaître l’expression argotique  “avoir les portugaises ensablées” (c’est à dire être un peu sourd), car les huîtres creuses avaient une forme ressemblant à une oreille.

    Mais en 1965 un autre virus attaqua les branchies de l’huître creuse et les ostréiculteurs acclimatèrent alors une autre souche, l’huître “japonaise” en fait importée à l’origine du Canada (crassostrea gigas).

    A la suite de l’été très chaud de 2006 une bactérie s’est développé et plus récemment un virus en 2008, qui engendrent une mortalité anormale des jeunes huîtres creuses. D’après l’Ifremer, c’est l’hiver doux et le printemps pluvieux 2008 qui a permis une croissance plus forte des alguesau milieu desquelles se nourrissent les huîtres, qui a entaîné une croissance trop rapide de celles-ci et leur fragilisation. On a compté jusqu’à 8 milliards d’huîtres mortes.
    Pas étonnant que le prix des huîtres ait augmenté !!

    Mais si vous voulez savoir ce que dit un breton facécieux sur les huîtres :

"L'huître est un animal très renfermé difficile à apprivoiser.
L'huître portugaise ne parle pas le français, L'huître spéciale est très spéciale, L'huître sabot de cheval s'enfuit au galop, L'huître de claire est la plus fine. La japonaise a les yeux bridés. Mais seule la belon est vraiment bretonne
Les  huîtres vivent en tribus de 12 individus, elles se réunissent pour les fêtes de fin d'année dans des huttes appelées  bourriches.
À la différence de l'homme, l'huître n'a pas de tête,  pas de tronc et pas de membres.
L'huître, comme tous les mollusques, a un corps mou qui est protégé par une coquille. L'huître plate est ainsi appelée  parce qu'elle n'a pas de poitrine.
Quand  l'huître est totalement en confiance, elle ne craint pas de s'ouvrir à vous de ses problèmes. Profitez-en pour la gober, puis séparez la coquille en deux, posez les deux  parties sur vos oreilles : vous vous endormirez en entendant le  bruit de la mer."


    Demain je vous parlerai de l’anatomie d’une huître et de sa reproduction.

Mardi 27 juillet 2010 à 8:36

Zoologie, botanique, évolution


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     C’est vrai que les mouettes et goélands font beaucoup de bruit et ont une voix puissante, destinée à couvrir les bruits des vagues.
    Jacques Roubard s’est plaint de cette sonorité dans un poème connu :

        Vos gueules, vos gueules, les mouettes,
        Cessez de brailler dans l’écume,
        Pressez moi plutôt de vos plumes
        Pour tremper dans l’encre violette,
        Je voulais faire mes oeuvres complètes
        Au bord de la mer, dans les brumes,
        Tout ce que j’ai gagné c’est un rhume,
        et vos cris me cassent la tête.


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    Mais le chant des oiseaux de mer a une particularité vocale, il est “à deux voix” et ils peuvent, en quelque sorte, chanter en stéréo.
    Ils n’ont pas un larynx, mais un “syrinx”. La gorge se divise en deux branches, vers les deux poumons, et chacune des bronches peut émettre des ons séparément l’une de l’autre.
    Ces oiseaux peuvent en particulier créer des “battements” entre les deux voix et émettre ainsi des sons caractéristiques, codes qui permettent de se reconnaître entre eux.,

    Certaines colonies regroupent les oisillons en “crèches mobiles”, surveillées par quelques adultes, tandis que d’autres vont faire les courses et reviennent régurgiter la nourriture aux oisillons.
    Comme la crèche se déplace, c’est grâce à ce chant d’appel et des réponses qu’ils retrouvent la crèche qui s’est déplacée.

    Mouettes et goélands ont un sens extraordinaire de l’orientation et retrouvent les nids grâce à des repères topographiques que l’on n’a pas encore pu identifier.
    Des chercheurs avaient recouvert les nids de sable en l’absence des daultes. Au retour, les mouettes se sont psées près des nids, puis ne les voyant plus, ont creusé des cuvettes dans le sable et se sont remises à couver leurs oeufs comme si rien ne s’était passé.

    Chose curieuse, il existe des mouettes lesbiennes, voire bisexuelles.
    Deux femelles se mettent ensemble pour construire un nid et y pondre deux fois plus d’oeufs que dans une couple mixte. Mais ils sont plus petits car entre femelles, on ne se fait pas de cadeau de nourriture lors de la parade d’amour et donc on est moins bien nourrie qu’avec un mâle amoureux !
    Ces oeufs peuvent cepandant donner naissance à des poussins, car la mouette s’est souvent permis un petit écart de conduite avec un mâle du coin, qui courait le guilledou pendant que sa femelle couvait les oeufs au nid.
    La mouette mâle n’est pas plus vertueuse que l’homme !

Lundi 26 juillet 2010 à 9:46

Zoologie, botanique, évolution

http://lancien.cowblog.fr/images/CarnacPlessis/Copiede1001463.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/CarnacPlessis/Copiede1001522-copie-1.jpg






























La colonie de goélands ci dessus habite l'île d'Hoedic et le goéland sur ce bateau est à l'île voisine d'Houat
















Quelle différence entre mouette et goéland.?

    En principe il n’y en a pas, tous deux font partie de la famille des “laridés” et les anglo-saxons, peu précis dans leur langue, englobent tous ces oiseaux sous le nom de “gull”
    Mais ne dites pas cela à un Breton !
    Le goéland est plus gros que la mouette et surtout, j’en parlerai dans le prochain article, il a la particularité de chanter “à deux voix”.
     La tête, la poitrine, le ventre et la queue sont blancs. Le dos et les ailes sont gris clair contrastant avec des grandes plumes noires, qui sont les “pennes” ou “rémiges” servant à voler et qui au repos ne dépaaent que vers la queue.. L'extrémité des ailes, noire est marquée de quelques taches blanches.   
    En méditérranée, une espèce particulière, le “goéland railleur”, dont les jeunes quittent le nid quelques jours après leur naissance et sont regroupés en “crèches mobiles”
    Les goéland bretons sont sérieux et ne raillent pas, et ils appartiennet pour la plupart à une espèce “argentée”. Ils ont les pattes couleur “chair”, alors que leurs collègues méditérranéens se payent des bottes jaunes.

    Les goélands sont souvent très entreprenants et effrontés et n’hésitent pas à venir vous piquer votre nourriture dans votre assiette si vous êtes en train de déjeuner sur le pont d’un voilier.
    Un detail caractéristique : une petite tache rouge sur le dessus du bec, que l’on ne peut voir qu’en les approchant sur la plage. Cette marque n’apparaît que sur les adultes en âge d’élever leur peogéniture.
    C’est un point de repère visible pour les oisillons affamés, qui tapent sur cette tâche pour faire ouvrir le bec de l’adulte et récupérer la nourriture. C’est en quelque sorte le bouton pour ouvrir le frigo !
    Cela déclenche en même temps la régurgitation de la nourriture attendue : une bonne soupe de poisson prédigérée !

    Mais en fait les goélands ne mangent pas que du poisson. Ils sont omnivores et se nourrissent de n’importe quoi et on pourrrait les dire “déchettivores” et de plus très goinfres. Il leur arrive même d’être cannibales.
    Leur régime alimentaire est le plus souvent constitué à 90 % de proies animales : petits poissons, têtards, mollusques à la surface de l'eau, lombrics, chenilles, insectes, voire petits rongeurs à terre.

    Certains n’ont jamais connu la mer et sont nés près d’un lac ou d’un étang aupès duquel leurs parents étaient venus un hiver, et qu’ils n’ont pas quittés ensuite. Mes enfant habitent près d’un étang en région parisienne (l’étang Colbert au Plessis Robinson) et il y a plein de goélands installés à demeure et qui se nourissent dans les poubelles.
    Mais dans cet étang il y a aussi un couple de grand hérons cendrés qui passe souvent au ras de ma terrase au cinquième étage quand il va de cet étang au lac de l’arboretum ou au canal du château de Sceaux . Et au passage il pique quelques poissons dans les bassins de quelsues villas ou de la mairie !

Samedi 17 juillet 2010 à 9:43

Zoologie, botanique, évolution

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     La remise en état du jardin est terminée et il a meilleure allure : on peut enfin circuler. Reste du bricolage dans la maison et du bois à couper à la tronçonneuse.
    Je peux donc lire à nouveau des revues et aller sur des stes scientifiques et essayer d’écrire quelques articles plus sérieux.









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    Un article du “Courrier international a attiré mon attention par son coté insolite.
    Des chercheurs ont essayé de tester l’odorat de félins avec divers produits chimiques et ils ont aussi essayé les parfums du commerce.
    Et là grosse surprise : des jaguars et des léopards étaient fous de ces odeurs qu’ils respiraient avec délices, notamment un parfum pour homme “Obsession” qu’ils restaient à respoirer pendant plus de 11 minutes et un parfum pour femme  “L’Air du Temps” qui les tenait en haleine plus de 10 minutes, beaucoup plus longtemps qu’ils ne mettaient pour manger leur repas.

    Les chercheurs n’ont pas réussi à expliquer cet engouement. ils ont bien essayé de faire des analyses et des “reconstitutions chimiques”, mais les parfums sont des mélanges subtils de très nombreux produits complexes (des essences de fleurs) en très faibles quantités, réalisés par des spécialistes au “nez” très sensible et entraîné.
    Il semble que du musc et des senteurs de vanille contribuent à cet attrait, tant pour les humains que pour les animaux.
    Par contre ils ont tiré profit de cette constatation pour leurs études biologiques : ils ont dans la savane, imprégné de parfum des chiffons et tous les félins du coin sont venus flâner à cet endroit, sentant le parfum à plus de 2 km de distance.
    Ils ont pu ainsi étudier leur comportement avec des caméras thermiques, mais cette méthode leur coûtaît cher à 50 € le petit flacon de parfum.

    J’ai quand même été déçu par ce compte rendu, car on ne m’a pas dit si madame Jaguar préférait “l’Air du Temps” et si monsieur Léopard aimait mieux se parfumer avec “Obsession” ?

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lancien

sortir de la tristesse

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