Mercredi 21 janvier 2015 à 15:22

Politique, économie, religion.

 http://lancien.cowblog.fr/images/Images2-1/10001650ilmeneunechasseimpitoyableenverssesennemis.jpg

Oui je suis un fan de « François » !
    Peut être pensez vous qu’il s’agit du Président Hollande ?
    Eh bien non. Quoique non croyant, c’est le pape François que j’admire et dont je suis un farouche partisan.

    C’est d’abord un homme très intelligent et très cultivé. Il a fait de longues études supérieures, en travaillant dur pour les financer. Il parle plusieurs langues et a une solide expérience. (voir mon article du 15/12/2013).
    Il fait partie des grands de ce monde, au moins aussi important que les dirigeants des grands pays. Il a pourtant désiré une vie simple et sans fastes. Contrairement aux autres papes, il ne touche aucune rémunération, il ne cherche pas les honneurs et le grand confort. Il continue même à s’occuper des pauvres de Rome.
    
    L’entourage du pape, la Curie, avait des goûts de luxe et, à lire la presse, les activités financières correspondantes n’étaient pas très claires. Le pape vient de rappeler à ses cardinaux, en termes très vifs, qu’ils n’étaient pas là pour succomber à l’attrait de l’argent et d’une vie agréable, mais que leur sacerdoce devait être tourné vers les autres et notamment vers ceux qui souffraient. Je ne sais pas quels ont été vraiment ses propos, car je ne les connais que par la presse ou la télévision, mais ils m’ont semblé pleins de bon sens, conformes à la parole du Christ et des Evangiles, mais très volontaristes et sévères. C’était une profession de foi.
    Et surtout, ce ne sont pas des paroles en l’air, comme c’est le cas de trop d’hommes politiques : lui montre l’exemple.

    Sur le plan international, son attitude me paraît exemplaire. Il prône la paix dans le monde, rejette les extrémistes intégristes de tous bords et prêche le rapprochement des hommes pour combattre les fléaux et la misère.
    Il a contribué à la détente entre Cuba et les Etats Unis, il voudrait atténuer le conflit israélo-arabe. 
    Et chose extraordinaire, il ne clame pas que le dieu des chrétiens est le seul et le plus grand, et que les autres ne valent rien. Il est ouvert aux autres religions, ou plutôt à ceux qui les pratiquent et à l’œcuménisme. Quand c’est nécessaire il est au coté de responsables musulmans ou israélites, voire athées, si cela peut ramener le paix et la compréhension entre les peuples, et apaiser certaines tensions.
    Et il n’a jamais dit un mot contre la laïcité d’un état comme la France.

    Et au plan de la morale, certes il ne peut pas faire de révolution, mais il cherche à moderniser l’église, au grand dam de certains très conservateurs et à l’esprit étroit.
    Bien sûr il ne peut pas légaliser le mariage religieux pour tous, l’avortement et l’euthanasie.
    Mais il a dit que les homosexuels devaient être respectés et étaient des hommes et des femmes comme les autres, il ne condamne plus la contraception comme ses prédécesseurs et il a dit que les personnes âgées et malades devaient avoir une fin de vie digne et apaisée.

    Bref le pape François m’apparait comme un homme ouvert, très intelligent, de bon sens, politiquement habile, mais qui sait cependant être sévère quand il faut condamner, mais qui par contre, veut moderniser l’Eglise catholique, et l’adapter à notre temps et à l’évolution du monde. Et il prône la paix et la fraternité, tout en luttant contre les extrémismes dangereux.
    Il est humble malgré toute sa grandeur et mène une vie toute simple, tournée vers les autres et l’efficacité.
    Je pense donc que c’est un homme remarquable, comme il en faudrait beaucoup parmi les dirigeants de ce monde, et je lui souhaite une longue vie, et la réussite dans ce qu’il entreprend avec audace et persévérance.


Dimanche 12 octobre 2014 à 7:52

Politique, économie, religion.

http://lancien.cowblog.fr/images/Animaux4/220pxKolibripueblo.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/Animaux4/LaproductiondemielchuteenFrance300x225.jpg










    On nous répète tous les jours qu’il faut manger fruits et légumes à chaque repas, et que le monde ne produira plus assez de viandes.
    Mais s’est t’on demandé si nous aurons encore des fruits et légumes.?
    En effet les fruits et graines, cela ne pousse pas tout seul : il faut comme pour les animaux qu’il y ait fécondation de la fleur, ce qu’on appelle aussi pollinisation.


http://lancien.cowblog.fr/images/Images2-1/schemapollinisationwwf.png
    La pollinisation consiste à transporter du pollen depuis l'étamine jusqu'au stigmate du pistil. C'est la fécondation indispensable à la reproduction sexuée des plantes à fleurs car sans elle, la production de graines serait impossible. Et elle favorise l'apparition de nouvelles espèces naturelles et la conservation des plantes déjà existantes.
    Bien sûr le vent peut jouer un rôle, mais avec seulement certaines plantes, car il faut alors une quantité très importante de pollen pour arriver à ce qu’une petite partie arrive au but.. Cela ne représente qu’environ 10% de la pollinisation, notamment celle des graminées (et c’est ce qui provoque chez les humains le rhume des foins). Il faut aussi que les stigmates réceptionnent facilement les supports qui transportent le pollen.
    Les oiseaux peuvent jouer un rôle, mais seuls de très petits oiseaux vont chercher avec un long bec et transporter du pollen (les oiseaux mouches par exemple). Les oiseaux interviiennent beaucoup dans la naissance des plantes, mais en transportant des graines, ou par la présence de certaines dans leurs excrétions. C’est donc un stade ultérieur.
    Des bêtes diverses, rongeurs, chauves-souris… ) peuvent transporter du pollen, mais ce n’est pas un facteur très important.
    Finalement ce sont surtout les insectes volant et qui se nourissent de nectar qui assurent la reproduction des plantes : principalement abeilles et insectes analogues, et les papillons.

    Mais l’homme n’est pas sérieux. Il répand sans retenue des insecticides pour protéger ses récoltes, mais il tue ainsi également les insectes utiles.
    Autrefois en Bretagne, je voyais beaucoup de papillons dans mon jardi. Aujourd’hui il n’y en a presque plus l ‘été.
    Il y a encore abeille et bourdons ainsi que sur mon jerdin sur le toit, en région parisienne, car je n’utilise pas d’insecticides (j’élève des coccinelles pour manger les pucerons). Mais partout à la campagne les apiculteurs se plaignent.
    En France, depuis une trentaine d’années, les populations d’abeilles diminuent. Ce phénomène touche d’autres pays d’Europe, l’Amérique du Nord et l’Asie. Cette surmortalité alarmante s’est accélérée depuis le milieu des années 1990, des ruchers entiers ont été dévastés en quelques années.
     L’usage intensif de produits phytosanitaires intoxique les abeilles, favorise en diminuant les défenses immunitaires les infections parasitaires, et de plusEt l’apparition d’un nouveau et terrible prédateur est apparu : le frelon asiatique.
    La reproduction de plus de 80 % des espèces végétales dépend des pollinisateurs et principalement des abeilles". Sans elles, plus de fruits, plus de légumes, plus de café, d'épices ni de chocolat. Et bien entendu, plus de miel, qui est pourtant récolté par l’homme depuis plus de 17 000 ans !
    La production de miel en France a chuté de 50% en deux ans, et ectte année a été encore plus catastrophique. La pluie et le froid des derniers mois ont obligé les abeilles à rester confinées dans la ruche. Il a fallu faire de nombreux essaimages successifs pour diviser les colonies d'abeilles et empêcher la prolifération des maladies dans les ruches. Certaines reines, accompagnées d'abeilles, ont même quitté les ruches et ont donc affaibli les colonies. La production de miel en 2013 a été de 15 000 tonnes contre 33 000 tonnes en 1995, et la mortalité des abeilles a augmente é de 30%. Elle risque en 2014 d’être de moins de 10 000 tonnes.

http://lancien.cowblog.fr/images/Images2-1/0206050103pdf.jpg
    Afin de remédier à la disparition des abeilles, au lieu de se remettre en question, les hommes préfèrent s'appuyer sur les nouvelles technologies. Ainsi, des chercheurs de l'Université Harvard et de la Northeastern University ont inventé le Robotbees (voir mon article du 28 avril 2013). Ce petit drone, pas plus long que le diamètre d’une pièce de monnaie, est là pour sauver la vie sur notre planète en cas de disparition des insectes qui pollinisent et notamment les abeilles.
    L’homme ferait mieux de limiter sérieusement l’usage des insecticides et de ne pas en utiliser qui soient nocifs pour les abeilles.
   

Lundi 8 septembre 2014 à 12:11

Politique, économie, religion.

http://lancien.cowblog.fr/images/Images2-1/P1D2607134Gpx640.jpg

     Des correspondants m’ont demandé fin août, ce que je pensais de l’affaire Montebourg et du remaniement ministériel. Mais je n’ai pas eu internet pendant quelques jours et donc ce n’est que maintenant que je puis répondre.
    Mais je ne suis, ni un fana, ni un expert de la politique et de l’économie. C’est donc un simple avis personnel.

    J’apprécie Montebourg pour son engagement, sa volonté de redressement de l’économie, et sa promotion des produits français.
    Mais je ne peux approuver sa « sortie », même s’il était convaincu de ce qu’il disait (je ne sais pas quelle est, dans son cas, la part de cinéma que fait tout homme politique).
    A mon sens, dans une équipe, quelle que soit son but, il faut qu’il y ait un chef qui la dirige, fixe des directives et objectifs et organise le travail. il doit consulter ses collaborateurs, laisser libre cours aux avis, à la discussion, aux objections, puis il doit prendre une décision et expliquer pourquoi, surtout à ceux qui n’était pas pour une telle décision.
    Tant qu’on n’est qu’au stade de la discussion, tous les propos sont permis au sein de l’équipe (avec politesse bien sûr et en essayant d’avoir des critiques constructives).
    Mais une fois que la discussion est close et la décision prise, on doit l’accepter et exécuter au mieux. Si vraiment on ne peut accepter de l’appliquer, il faut alors partir de l’équipe.
    Par contre rester au sein de l’équipe et dénigrer à l’extérieur ladécision est du plus mauvais goût : c’est ne pas respecterla solidarité de l’équipe, sans laquelle il n’y a pas de travail possible. C’est encore plus vrai dans un gouvernement, qui estsous les yeux de toute la nation.
    Je comprends parfaitement le souhait d’Arnaud Montebourg, Benoit Hamon et Aurélie Filipetti d’une autre politique et donc de quitter l’équipe, et reprendre leur liberté, mais l’esclandre de Montebourg ne fait pas bon effet. Je trouve normal que le Président et le Premier Ministre, lui ait demandé de quitter le gouvernement.
    Une équipe ou certains de ses membres contestent les décisions, en faisant l’extérieur juge de leur valeur n’est pas gouvernable. Si on ne veut pas revenir sur les décisions, il faut se séparer des contestataires.

    Evidemment ceci ne préjuge pas du bien fondé des décisions et de leur efficacité. Mais là, je suis très mauvais juge, car je n’ai pas les éléments permettant de donner un avis.
    Il m’est arrivé dans mon métier, il y a une trentaine d’années, d’avoir la responsabilité, pendant plus de dix ans, des établissements d’une grosse entreprise industrielle, et à ce titre de fréquenter des hommes politiques, tant au niveau local de ces établissements, qu’à celui du gouvernement, et aussi bien de droite que de gauche.
    L’une des choses qui m’a frappé, c’est l’énormité des contraintes au niveau politiques (et elles sont encore plus grandes aujourd’hui avec l’Europe), de telle sorte que les solutions possibles sont assez peu différentes, quelles que soient les idées politiques que l’on ait au départ et par conviction idéaliste. De telle sorte que les politiques de droite ou de gauche sont souvent très différentes lors des campagnes électorales, mais proches quand il s’agit d’agir.
    L’autre évolution qui me paraît importante est celle des dirigeants d’entreprise. C’était souvent des ingénieurs autrefois et s’il étaient convaincu qu’une entreprise doit être rentable et faire des bénéfices, par contre, ils pensaient que son rôle était aussi de donner du travail et un salaire décent à ses collaborateurs pour qu’il puissent vivre.
    Aujourd’hui les dirigeants d’entreprise sont le plus souvent des financiers et pour eux le seul problème est de faire les profits maximaux, et donc de payer le moins possible de personnels, et le plus bas possible.
    Je ne suis pas sûr que les avantages accordés aux entreprises par le pacte de stabilité se traduise en emplois et je crains qu’il ne serve qu’à augmenter les bénéfices.
   Bien sûr il faut aider les entreprises à être plus compétitives et aménager un certain nombre de contraintes du travail ou de la règlementation, mais encore faut il qu'il y ait encore assez de clients pour acheter leurs produits.
   Je regrette qu'on n'ait pas étudié de relier les charges sociales au chiffre d'affaires au lieu des salaires, car cela diminuerait les charges de ceux qui utilisent beaucoup de main d'œuvre, en les reportant sur ceux qui se contentent de faire de l'argent en important des produits, ou en faisant des opérations financières juteuses, sans pratiquement utiliser de personnel.

    Je pense aussi que nous sommes trop à la remorque de Madame Merkel et de l’’Allemagne, qui a des objectifs très différents des nôtres. En Allemagne c’est l’industrie qui soutient la croissance, en France c’est davantage la consommation des ménages, et par ailleurs la population allemande est en déflation, alors qu’elle augmente en France, ce qui pose beaucoup moins de problèmes pour le chômage des autochtones et notamment des jeunes allemands, (peu importe les alaires des personnes étrangères) mais posera des problèmes de retraites très différents.
    Je pense aussi que l’on n’a pas fait grand chose pour faire évoluer les régimes financiers, non seulement les banques, mais tout le système d’achats de matières premières, denrées et produits, par des intermédiaires , qui ne font que des transferts d’argents par avance, à divers niveaux,  avant même que la marchandise n’existe. On multiplie ainsi le coût des produits, sans aucune valeur ajoutée.
    On n’a pas fait grand chose non plus, pour faire payer les impôts aux grandes entreprises en fonction de leur chiffre d’affaires dans un pays, et elles ont des méthodes, certes légales, mais voisines de l’escroquerie, pour ne rien payer et la somme des gains ainsi effectués, qui ne retourne pas aux états est supérieur aux déficits, qui sont comblés actuellement par la pression fiscale sur les citoyens et les PME et par les économies sur les fonds publics et donc des suppressions d’emploi.
    Par ailleurs que font les USA quand ils veulent diminuer leur déficit et augmenter leur compétitivité : ils font marcher la planche à billet et diminuent la valeur du dollar. Certes cela crée une petite inflation, mais avec retard, et c’est efficace. Mais Madame Merkel ne veut ni déflation, ni création d’euros supplémentaire, car elle a une peur atroce de l’inflation.
   Je crois aussi que les français ont accepter de payer plus d'impôts, de se serre la ceinture, mais à condition que cela permette une amélioration de la situation et notamment du chômage, mais il n'y a pas de résultats, alors c'est la déception.

    Alors personnellement, je ne suis pas tellement éloigné des idées de Montebourg, mais je ne suis pas compétent en économie, et, heureusement pour moi, je ne fais pas partie du gouvernement.

Lundi 18 août 2014 à 8:47

Politique, économie, religion.

http://lancien.cowblog.fr/images/Bretagne3/CarnacCCultTerraqueAr.jpg

     Je regrette parfois dans mon blog que le « bon sens » semble de moins en moins présent aujourd’hui, bien que les gens soient en moyenne plus instruits, et un de mes grands pères, qui n’avait que son certificat d’étude, n’aurait jamais cru n’importe quoi, ni agit n’importe comment.
    Et même des personnes sensées avoir des responsabilités importantes, comme nos hommes politiques, ont parfois des réactions aberrantes. On constate que souvent on prend une décision sans avoir réfléchi aux conséquences et on s’en aperçoit ensuite lorsqu’on l’a mise en pratique. Le résultat est parfois bon, mais parfois très médiocre et malheureusement la dépense est engagée et il est trop tard pour reculer.
    J’avoue être très surpris de la politique suivie depuis quelques années, par la mairie de la ville de Carnac.

    Carnac est difficile à gérer, car la commune environ 7 000 habitants permanents, mais 50 000 l’été et près des 2/3 des estivants sont hébergés dans des maisons individuelles, tout autour de la ville. Les impôts communaux des propriétaires des résidences d’été sont un revenu essentiel pour la municipalité.
    La ville est assez bien équipée pour recevoir ce supplément de vacanciers, mais rues et canalisations autour des résidences secondaires sont dans un état assez lamentable.
    La ville disposait d’un casino, d’un centre municipal, de deux salles de conférences et de concerts, sans compter les concerts tous l’été dans les églises des diverses communes, de trois salles de cinéma, d’une bibliothèque municipale plus une autre tenue par une association. Tout possesseur d’une maison peut mettre en place internet (même seulement pour deux mois d’été) sur sa ligne téléphonique ouverte pour cette même période (c’est ce que je fais depuis 8 ans), et des antennes relais permettent l’utilisation de la 3G et maintenant de la 4G.
    Mais la ville a tenu a faire réaliser une médiathèque, (l’espace culturel Terraqué), qui a coûté fort cher, (nettement plus d’un million d’euros), et qu’on a réalisée sans se soucier des frais de fonctionnement. Résultat, vu son coût, elle n’est ouverte que deux heures par jour et un peu plus grâce à des étudiants l’été; la salle de théâtre est peu utilisée, quatre PC ne sont guère utilisés que l’été, et si la bibliothèque est mieux que l’ancienne, on peut se demander si le coût en valait la chandelle, car on a dû augmenter les impôts pour payer l’investissement.
    De plus elle a été construite sur l’emplacement du marché, qui a dû s’étendre dans les rues, ce qui rend la circulation des acheteurs très difficile les dimanches d’été, compte tenu de l’affluence et de l’étroitesse des allées entre commerçants.

    Autre idée saugrenue de la municipalité, le syndicat d’initiative. Carnac en possède deux bien organisés et achalandés, l’un au milieu des plages, et l’autre sur la place de l’église, dans le bourg à environ 1,5 km. Les employés sont aimables et assez nombreux l’été, grâce à l’apport d’étudiants.
    Mais la directrice considère qu’elle n’a pas un espace suffisant, avec salles de conférences, et elle a déclaré un jour dans Ouest France, que peu importe le coût, pourvu que le service soit de grande qualité. C’est facile à dire quand c’est l’argent du contribuable.! Et la mairie avait fait le projet de supprimer les deux petits bâtiments actuels pour en construire un grand, là aussi sur le place du marché, qui n’est pas au centre de la ville et qui est à plus d’un km des plages. Devant les hurlements des plaisancier et le coût de l’opération, le projet semble enterré ou au moins reporté.
    Et pas moyens de connaître le programme des festivités des communes voisine. Chaque commune garde jalousement ses propres informations, alors que l’union fait, dit on, la force.

    Autrefois les ordures ménagères étaient ramassées trois fois par semaine l’été, ainsi que des sacs par les objets plastiques. Des conteneurs existaient en plusieurs endroits le long des plages et à la ville pour déposer ces déchet lorsque l’on partait de sa résidence et pour y déposer aussi les journaux et revue, ainsi que les bouteilles en verre.
    Le lundi un camion passait relever les déchets verts que l’on mettait dans des sacs papiers que l’on pouvait acheter à la commune, et une fois par quinzaine un camion emmenait les objets encombrants.
    Ces deux derniers services ont été supprimés et il faut emmener soi même ces objets et sacs en voiture à la déchetterie (comment font les vieilles personnes qui n’ont pas de voiture ?). Le relevé des ordures ne se fait plus que deux fois par semaine, et il faut emmener ses poubelles au bout de la petite rue, car le camion ne veut pas perdre de temps à manœuvrer.
    Les conteneurs ont peu à peu été supprimés et des conteneurs enterrés ont été mis en place …. encore sur la place du marché. Ils ne sont pas suffisamment ramassés en période estivale et des ordures traînent à leurs pieds et au plan hygiène, les jours de marché, ce n’est pas très salubre !
    On pourrait penser que le coût du ramassage d’ordures a baissé dans les impôts. Pensez vous cela a augmenté, bien que ce soit nous qui fassions le tri et que l’on revende sûrement verres et plastiques.
    A Paris j’ai toujours le même service que j’avais initialement à Carnac et je ne paie pas plus cher pour toute l’année que pour 3 mois environ de séjour à Carnac.
    Dernière invention de la mairie, des puces électroniques sur les poubelles et il est envisagé de faire payer les ordures au nombre de relevés. Certes ce sera moins cher pour les estivants comme moi, mais j’imagine la pagaille : ceux qui mettront leurs sacs dans la poubelle du voisin, ceux qui les amèneront deux fois par semaine les jours de marché, dans les conteneurs de la place du marché, qui n’en déborderont que plus, les gens qui garderont leurs ordures &( jours jusqu’à ce qu la poubelle soit pleine (bonjour les odeurs !). La mairie est tout étonné quand on lui parle de ces possibilités de difficultés.

    Autre belle invention les nouveaux sens interdits : si l'on veut prendre la route habituelle en venant des plages pour aller à la petite ville, on tombe sur un sens unique qui vous en éloigne, alors on tourne à la première à droite deux fois, pour revenir, mais on retombe sur un sens unique, qui vous ramène sur le premier.
    Alors on reprend la deuxième à droite, mais même topo : on est ramené au point de départ. Cela ressemble à du Raymond Devos.
    On peut s'en sortir en tournant à gauche plus loin et en suivant un itinéraire compliqué, réservé aux seuls initiés et sans aucune indication.
    J'ai expliqué cela à un touriste anglais, complètement perdu et las de tourner en rond. Il m'a dit que la municipalité de cette ville était "loony" (cinglée).
    Les commerçants de la ville sont consternés car ils n'ont que peu de clients et des pétitions circulent partout, mais la mairie est sourde.
    Et ce serait trop simple de rétablir le double sens : en début d'année, la mairie veut faire une rue piétonne, dont le coût est estimé à presque un million d'euros : Bravo les impôts !

    Et la ville s'endette, et les impôts communaux augmentent de façon importante.
    Des services communaux incompétents qui ne savent pas discuter des marchés et font appel à n'importe quel conseiller, aucune concertation avec les habitants, et une absence totale de bon sens. Il serait grand temps qu'il y ait une "Cours des petits comptes" pour contrôler les finances des communes, et qu'on oblige les élus à suivre une formation sur la gestion financière, la négociation de contrats, et la communication avec leurs administrés.

    Enfin la dernière invention pour l'avenir, tout aussi absurde.
    Il y a 3 supermarchés à Carnac, un à la ville, un à la plage et un entre les deux. Mais celui de la plage, le plus grand, draine toute la clientèle; presque tous les estivants y vont tous les jours (il y a un excellent traiteur avec des plats préparés pas trop chers). Un autre supermarché de la même marque est également très apprécié à Plouharnel, à 2 km de la ville et 3 km des plages.
    Il y a une dizaine d'années la mairie a créé une zone à 6 km de la ville et 8 des plages, pour des artisans : garages de marques, ateliers municipaux, artisans du bâtiment, locaux divers. Puis, en leur promettant de développer la zone,  elle y a attiré deux magasins de décoration, mais qui périclitent, faute de clients. Pourquoi aller aussi loin.
    Alors la mairie a conçu un projet génial : elle aide financièrement à déménager dans la zone et à agrandir le supermarché de la plage et il pourra revendre le terrain au prix fort, pour faire des immeubles.
    Parfait sur le papier, mais on n'a pas consulté les habitants.
    Venant à Carnac depuis 1950, je connais bien les habitudes du coin, et je n'ai pas encore trouvé quelqu'un qui me dise qu'il ira à cet endroit, en faisant tous les jours le double de kilomètres, pour retrouver ce supermarché, déplacé entre la déchetterie et le funérarium. Tous m'ont dit qu'ils achèteraient un peu plus aux marchés des mercredi et dimanche, et qu'ils achèteraient le complément dans les deux autres supermarchés ou à celui de Plouharnel, lesquels se frottent les mains en espérant récupérer la clientèle du supermarché de la plage, une fois déplacé.
    Pas besoin de grande étude de marketing pour cela; c'était évident.
    Encore une affaire qui va se planter, avec l'argent des contribuables !

     Heureusement les carnacois ont viré leur maire aux dernières élections du printemps.
     Espérons que le maire qui vient d'être nommé cette année, se montrera plus intelligent que ses prédécesseurs.

Mardi 17 juin 2014 à 8:45

Politique, économie, religion.

http://lancien.cowblog.fr/images/Bloginformatique/bitcoincircuitboard680x400.jpg    Nous avons vu hier que vous pouvez, en transférant des euros depuis votre compte en banque habituel dans une banque « réelle », acheter des bitcoins, monnaie virtuelle, dans une banque électronique fictive, dont l’ordinateur vous ouvre un compte électronique, à partir duquel vous pourrez payer des fournisseurs ou au contraire recevoir de l’argent en échange d’un service.
    On a vu comment générer une transaction à partir de sa clé privée, que vous êtes seul à connaître et de sa clé de vérification publique, pour payer un fournisseur qui vous a communiquer l’identifiant de son compte pour être payé, en échange de ce qu’il vous a fourni. Cette transaction comprend votre clé privée signature, qui prouve que c’est bien vous qui effectuez cette transaction, votre clé publique de reconnaissance par le réseau, le montant de la transaction, la preuve que votre compte est suffisamment approvisionné (ce sont les références des dernières précédentes transactions), et le numéro de compte de votre créditeur.

    Lorsque vous avez envoyé votre transaction dans le réseau, que se passe t’il ?
    Tous les utilisateurs du réseau Bitcoin vont maintenant maintenant pouvoir vérifier et valider la transaction que vous avez ainsi envoyée. Le système n’est ainsi pas géré par une autorité bancaire ou informatique centrale, mais par ses propres membres, dans ce qu'on appelle un réseau « pair à pair ».
     En fait, tous les utilisateurs ne vérifient pas toutes les transactions : il s'agit de volontaires, le plus souvent rassemblés en groupes, possédant des ordinateurs suffisamment puissants et les programmes informatiques nécessaires. Ces volontaires sont appelés « mineurs » (en référence aux chercheurs d'or car leur activité reçoit un paiement en bitcoins), et le processus de validation s'appelle le « minage ».
    Le processus de validation est complexe car il fait appel à des algoritmes très sophistiqués que vont utiliser les ordinateurs des mineurs, pour vérifier les données de chaque transaction.
    Quand cette vérification est faite par les divers mineurs sur un certain nombre de transactions, celles qui sont satisfaisantes sont rassemblées dans un bloc et les ordinateurs doivent alors se servir de certains paramètres des transactions dans un algorithme de validation, qui revient à tirer au sort celui des mineurs qui va déclarer bonne l’ensemble des transactions du bloc, et recevoir la récompense correspondante.
    Ce « vainqueur » va valider l’ensemble des transactions auprès de tous les membres du réseau et dès lors l’argent sera réputé transféré de votre compte sur celui de votre fournisseur.
    Bien sûr il n’y aura aucun transfert, ni aucune localisation des bitcoins : c’est l’information partagée et dupliquée au sein du réseau, qui indique à quel portefeuille d’utilisateur appartiennent les bitcoins.
    La différence avec une banque classique, c’est qu’il n’y a pas une agence qui tient vitre compte à jour, mais l’information est présente sur tout le réseau, dupliquée mainte fois. C’est ce qui assure sa sécurité et devrait;, d’après les partisns du bitcoin, donner confiance aux utilisateurs.

    A première vue ce bitcoin apporte bien des avantages pour les utilisateurs : facilité, sureté et anonymat.
    Les bitcoins peuvent être échangés rapidement dans le monde entier, sans conversion entre devises, et à priori à un tarif  qui devait être  nettement inférieur à ceux des carte de crédit, des systèmes de paiement PayPal ou autres.
    L'identité de l’utilisateur n’est demandée que lors de l’échange entre devises classiques et bitcoins.
    Tout paiement en bitcoins est irréversible, ce qui protège les commerçants contre les fraudes par opposition de paiement mais par contre l'acheteur risque toutefois quele vendeur ne livre pas l'objet acheté, sans pouvoir réclamer.
    Sur le plan de la sécurité, les procédés cryptographiques empêchent de truquer les comptes, de dépenser deux fois le même bitcoin ou de s’en créer frauduleusement. Mais on peut se faire voler son portefeuille si on vous vole votre clé personnelle et votre numéro de compte sur votre ordinateur.
    Enfin il y a une transparence que n’ont pas les banques puisque tout le système est public et peut être utilisé par chaque membre du réseau.

    Là où le bas blesse, c’est que le système, qui s’est rapidement développé, a surtout attiré les spéculateurs.
    Il en résulte pour le bitcoin a un gros inconvénient (à mon sens) : comme une monnaie étrangère, il n’a pas un cours fixe, mais celui ci varie en fonction de son utilisation et donc du gré des spéculateurs, comme pour la bourse.
    Certaines personnes pensent que le bitcoin va révolutionner la planète et être adopté par tous les internautes, comme les réseaux sociaux.
    Pour le moment je pense qu’il est encore peu connu, qu’il divise les économistes, inquiète les pouvoirs publics et notamment les banques centrales, passionne et affole les spéculateurs, car certains ont gagné beaucoup d’argent tandis que d’autres y ont laissé leur chemise.
    Je suis personnellement très méfiant vis à vis d’une monnaie dont le cours est très fluctuant et fondé sur des critères très subjectifs, car c’est une sorte de poker encore pire que la bourse, les joueurs n’ayant pour idée que de gagner de l’argent, et ce sont les utilisateurs lambas qui feront les frais de l’affaire.
    La monnaie virtuelle « Monéo » coûtait très cher, mais on savait combien en pourcentage; avec le bitcoin, tout est aléatoire, comme le montre cette courbe de la valeur du bitcoin par rapport au dollar.
    Vous pouvez en juger sur le graphique suivant qui montre son cours par rapport au dollar de 2009 à 2014.

http://lancien.cowblog.fr/images/Bloginformatique/coursbitcoin.jpg
    Le premier pic correspond à la crise en Grèce, puis celui de fin 2013 à un engouement passager car certains utilisateurs avaient déjà gagné beaucoup d'argent en achetant des bitcoins à très bas prix dès leur création, et enIes « minant, quand peu de monde le faisait encore.
    Mais des entreprises se sont mises à fabriquer des cartes et des puces spécialisées dans le minage et la puissance informatique conscrée à cette opération est aujourd’hui énorme.
    Surtout la Russie a interdit toute transaction en bitcoins et la Chine a interdit à ses banques et organismes de paiement de « vendre » cette monnaie électronique. Les autres banques centrales sont plutôt hostiles à cette monnaie non régulée, craignet le blanchiment d’argent ou le financement terroriste, et ne garantissent aucun remboursement..
    De plus un des site d’échange de bitcoins a fait faillite à la suite d’un vol ou d’une escroquerie.
    Le cours du bit coin a fait une chute spectaculaire, et l’éclatement de cette bulle a ruiné certains spéculateurs
    Mais d’autres chercheurs sont en train d’imaginer des systèmes encore plus sophistiqués !
    

Lundi 16 juin 2014 à 7:46

Politique, économie, religion.

Savez vous ce qu’est le « bitcoin »? On en parle beaucoup actuellement, sur la télé et internet, et il suscite des polémiques.
    J’ai lu dans le numéro de juin de « La Recherche », un article très intéressant, toutefois écrit par des auteurs favorables à cette monnaie virtuelle. J’avoue être beaucoup plus réservé sur la question. Mais cet article explique bien les problèmes.
    Je vais essayer de le résumer, en deux courts articles, le premier qui définira ce qu’est cette monnaie virtuelle, le second qui précisera les mécanismes et les problèmes qu’ils posent (c’est là où mon opinion diverge avec les auteurs).

    Qu’est ce que le « bitcoin » ? : une monnaie virtuelle qui n’est utilisée que sur internet. Mais essayons de préciser d’abord son origine.
    En 2008, Satoshi Nakamoto (un peudo, qui cache probablement un chercheur américain), montrait dans un article que les progrès de la cryptographie et de l’informatique devraient permettre de créer une monnaie électronique décentralisée, gérée par des ordinateurs. Le 3 janvier 2009, il crée un système de monnaie « crypto-informatique », dont il appelle l’unité de compte, le « bitcoin ».
    C’est une monnaie qui n’est pas régulée par les banques d’Etat, qui ne peut être utilisée que sur internet et dont les transactions ne sont pas faites par l’intermédiaire des banques, mais sont contrôlées par le réseau d’ordinateurs, sans aucune intervention humaine.

    Le système utilise trois principes :
        - grâce à la cryptographie il génère une « clé privée »,
sorte de mot de passe, mais qui est en réalité un algorithme complexe, et qui représente la « signature électronique » de la personne qui achète des bitcoins et fait une transaction avec la monnaie achetée; cette clé est générée à chaque achat de bitcoins, et est indéchiffrable de telle sorte que personne ne peut attribuer à une personne les transactions effectuées, sauf les ordinateurs eux mêmes.
        - une clé publique qui est également spécifique de cet utilisateur car elle est associée à la clé privée ; mais elle circule sur le réseau en même temps qu’un transaction et assure une vérification de la validité de la clé privée.
        - un « moteur de cryptographie », qui va découper en petits éléments (un hachage), les diverses données, tout en les gardant associées aux clés, grâce à un algorithme mathématique où interviennent des données générées au hasard, de telle sorte qu’il soit impossible à des personnes qui s’introduiraient dans le système de reconstituer les données associées à une clé privée.

    Bien entendu, le système doit avoir un support : ce sont des ordinateurs en réseau dans le monde entier. Ils abritent des comptes, analogues aux comptes en banque, mais dont le personnel de cette espèce de banque numérique qui gère ces ordinateurs, ne connait ni les possesseurs ni leurs numéros de comptes. Ce sont les ordinateurs qui gèrent tout automatiquement (à condition de bien fonctionner évidemment, et c’est là le rôle de la banque fictive numérique).
    L’utilisateur connaît évidemment l’identifiant de son compte qu’il communiquera aux tiers qui lui transféreraient des bitcoins en échange d’un service.
    Au départ il y a évidemment l’intervention d’une banque pour virer les sommes en monnaie relle (par exemple en euros), de votre compte, vers votre compte de la banque fictive numérique, quand vous achetez des bitcoins (et toutes les banques n’acceptent pas ce rôle, car elles sont ensuite mises hors circuit.
    Bien entendu l’inverse est également possible, de changer des bitcoins en euros, comme si cela était une devise étrangère.
    Et il existe un protocole très strict pour contrôler les échanges d’argent numérique afin d’éviter les fraudes, qui est résumé dans le tableau ci dessous, qui est celui publié par le magazine La Recherche :

http://lancien.cowblog.fr/images/Bloginformatique/bitcoins.jpg
     Votre clé privée vous sert à "signer" votre transaction, c'est à dire à l'authentifier, alors que la clé publique va permettre de reconnaître cette transaction tout le long de son parcours dans le réseau d'ordinateurs pour la vérifier et l'entériner.
    Pour payer votre transaction à votre fournisseur, il faudra que celui ci vous communique les données correspondantes : le prix et son numéro de compte sur le réseau,
   La transaction part alors dans le réseau pour un processus assez complexe que je vous expliquerai demain, en même temps que les avantages et les inconvénients du bitcoin..

Dimanche 12 janvier 2014 à 7:57

Politique, économie, religion.

http://lancien.cowblog.fr/images/Images2-1/Rocknlolfrimpots.jpg
    J’ai trouvé sur l’internaute une information sur les gens connus qui payaient leurs impôts en France
    Il semblerait que Alain Delon, Charles Aznavour, Ribery, Tsonga, Florent Pagny,
Marc Levy, Daniel Auteuil, Sébastien Loeb, Benzema, Zidane, EE Schmitt, Christian Clavier, Dany Boon paient leur impôts à l’étranger.
et par contre  Patrick Bruel, Jamel Debbouze, Kad Merad, Gad Elmaleh, Michel Sardou, Renaud, Laurent Voulzy, les paieraient en France.
    C’est quand même étonnant qu’il y ait autant d’exilés fiscaux, surtout quand la majeure partie de son travail est payé en France. Il suffit pour cela d’avoir une résidence à l’étranger où on habite parfois.
    Je pense personnellement que quand on tire ses principaux revenus dans un pays, il parait normal qu’en retour on participe à sa vie et à ses contraintes.
    Je ne blâme pas un joueur sportif qui travaille en permanence dans un club sportif étranger, mais je pense qu’un acteur qui tourne ou joue en France ou un écrivain qui publie en langiue française principalement, n’est pas un bon cytoyen s’il se dispense de ce devoir, et cela d’autant plus qu’il gagne d’argent et qu’il satisfait facilement à ses besoins et aux superflus.
    Ce qui est bizarre c’est qu’il n’y ait pas de femmes dans cette liste; l’auteur de l’article était il macho ?
   
    Il faut dire que les sociétés françaises montrent l’exemple, recherchant tous les procédés légaux pour créer des filiales à l’étranger qui vont absorber artificiellement leurs bénéfices et les dispenser de payer des impôts en France. Les Banques en donnent d’ailleurs le mauvais exemple. Et si on regardait ce que paient les PDG ed grandes sociétés, je crois qu’on serait également surpris, alors que leurs salaires sont souvent énormes (voir M Pinault qui a failli émigrer en Belgique, après Depardieu.
    Les grandes sociétés ont diverses astuces pour ne pas payer des impôts, notamment créer des filiales dans de nombreux pays, dont évidemment certains à faible fiscalité. Chaque filiale facture ses services aux autres filiales, ce qui permet de déplacer géographiquement les bénéfices et en ayant ainsi plusieurs filiales intermédiaires pour faire circuler (sur les ordinateur) le même produit acheté par l’une d’entre elle dans un  pays à bas prix, mais vendu presque au prix facturé par la dernière filiale dans un autre, on charge artificiellement les frais et on « domicilie » le bénéfice, là où l’on veut, très légalement.
    Vous connaissez tous Google. Les affaires européennes , africaines et du Moyen Orient sont gérées par Google Ireland, car en Irlande l’impôt sur les bénéfices des sociétés n’est que de 12,5 %. ( contre 30à 40 % en France).
    Mais GoogleIreland ne gère pas les droits de propriété industrielle des brevets de la marque qui sont détenus par la Holding Google, basée aux Bermudes et la société irlandaise lui verse des royalties, ce qui diminue fortement ses bénéfices ou même les annule. Mais en fait Google fait transiter ses royalties par une filiale basée aux PaysBas, parce que, dans ce pays, les sommes transférées aux Bermudes sont exonérées de taxes.
    Il y a des pratiques encore plus douteuses : deux filiales s’inventent un différend fictif et la société se débrouille pour que la société française soit déclarée fautive par un arbitrage. Les sommes dues à l’autre filiale peuvent être déduites des impôts en France !!
    Une autre astuce consiste à emprunter de l’argent à une filiale étrangère et à déduire les intérêts des prêts de ses impôts.
    Les délocalisation sont néfastes à l’emploi, mais si on ne délocalise pas l’usine, ce n’est pas forcément que l’on  est un bon français. Il suffit que le siège soit à l’étranger, dans un pays à fiscalité réduite.
    L’usine de France où la main d’oeuvre est chère, ne fait aucun bénéfice et tout est engrangé dans un pays où on paie peu d’impôt.
    Et je ne suis au courant que de quelques unes de ces manœuvres Je suis sûr qu’il y en a bien d’autres, dues à l’inventivité des financiers, et à l’immobilisme des gouvernements mondiaux.
    On s’étonnera après que l’Etat n’arrive pas à renflouer ses finances, quand seul le lampiste paie ses impôts !!

Dimanche 15 décembre 2013 à 9:09

Politique, économie, religion.

http://lancien.cowblog.fr/images/Images2/images-copie-17.jpg

     Je n’ai jamais caché dans mes articles, que je n’étais pas croyant, mais je respecte toutes les religions et ceux qui y croient, sous réserve qu’ils ne veuillent pas me convertir et surtout qu’ils ne veuillent pas imposer leur religion aux autres par tous les moyens, comme les intégristes de tous bords.
    Je n’ai donc pas de raison particulière de m’intéresser au pape, mais cependant c’est un personnage important  et il a un rôle éminent dans l’orientation de l’église catholique, même si c’est une communauté très difficile à faire évoluer, car très hiérarchisée, conservatrice, et ayant de solides traditions.
    Donc je ne suis pas insensible à la personnalité des saints Pères.

    Autant dans ma jeunesse, j’avais aimé Jean XXIII qui était un pape moderne qui a fait évoluer l’église, autant j’ai peu apprécié ses successeurs, qui étaient plutôt rétrogrades, loin des réalités de ce monde et isolés des préoccupations quotidiennes des personnes qui vivent sur la terre, bien qu’ils se déplacent beaucoup dans les diverses contrées. Mais ils semblaient maintenus dans un cocon par leur entourage et restaient les gardiens des traditions passées, sans se rendre compte de l’évolution des sociétés.
    Leur position sur la contraception, le mariage, le divorce et l’homosexualité, le rôle des prêtres et certains problèmes liés à leur célibat, ont certainement éloigné beaucoup de jeunes de l’église catholique.

    Par contre j’aime beaucoup le nouveau pape François, qui est un personnage extraordinaire et j’espère que Dieu lui prêtera une longue vie, pour qu’il puisse faire évoluer l’église catholique.
    J’ai été étonné en lisant ce que disent ses autobiographies.
    Certes il est né dans une famille très catholique d’origine italienne, mais il n’a été ordonné prêtre que relativement tard,
    Jorge Mario Bergoglio est né le 17 décembre 1936 à Buenos Aires en Argentine. Il suit une formation d'ingénieur chimiste à la faculté et il finance ses études en effectuant des ménages.
    Il entre ensuite au séminaire, puis en 58 au noviciat de la Compagnie de Jésus.
    Mais il reprend ses études et fait une licence de philosophie.
    Puis il est professeur de littérature et de psychologie dans l’université catholique de Santa Fé, puis dans un collège de Buenos Aires.
    Il reprend ensuite des études de théologie et ce n’est qu’après avoir obtenu son diplôme qu’il est ordonné prêtre en décembre 1969, à 33 ans.
    Il continuera à s’occuper d’enseignement dans des facultés catholiques et finira même un doctorat de philosophie en Allemagne en 1986.
    Mais pendant tout ce temps il restera près des habitants des villes où il exerce son sacerdoce et s’occupera des pauvres et des malheureux.
    Outre l’espagnol, il parle couramment l’italien (langue de ses parents), le français, l’anglais, l’allemand, (langue dans laquelle il a rédigé sa thèse de philosophie), le latin et possède des notions de portugais.
    Bref c’est quelqu’un d’extraordinaire, à la fois scientifique et littéraire, polyglotte, extrêmement instruit et cultivé, d’une haute intelligence, mais qui est resté très humain et près des contingences de la vie actuelle.
    Il a eu une carrière très rapide, nommé évêque de Buenos Aires en 1992, et archevêque en 1997 et cardinal en 2001.
    Lorsqu’il a été nommé archevêque, il a refusé de loger dans la résidence des archevêques et opte pour un petit appartement situé près de la cathédrale, où il continue à officier comme un prêtre. Il se lève vers 4 h 30 le matin pour ses journées de travail, et afin de rester proche de ses prêtres, il crée une ligne téléphonique qui le relie à eux ; de plus, il déjeune régulièrement avec un de ses curés. Un jour, en 2009, il loge avec un de ses prêtres menacé de mort par des trafiquantes de drogue dans un des bidonvilles.
    A l’occasion de sa nomination comme cardinal , il demande à ses compatriotes qui voulaient se rendre à Rome, que le produit de la quête pour les billets d'avion soit distribué aux pauvres, et la même année, à l'hôpital de Buenos Aires, il lave les pieds de douze personnes atteintes du SIDA.
    Il a été élu Pape le 13 mars 2013, et l’on raconte que parfois, il échappe aux personnes chargées de sa sécurité pour accompagner un de ses collaborateurs chargé des secours aux indigents et visite les pauvres de la ville de Rome.
    Il mène une vie très simple qui étonne tout son entourage.

    Bien entendu même s’il est beaucoup plus conscient que ses prédécesseurs des réalités quotidiennes, le pape François ne peut faire une révolution dans l’église, d’autant plus qu’en patron compétent, il perd l’avis de ses collaborateurs, et qu’une institution comme l’Eglise, ne peut évoluer que très lentement, en raison des frottements et pesanteurs, inhérents à toute grande organisation.
    Mais il est conscient de la pauvreté dans le monde et des problèmes posés par les inégalités, il s’est élevé contre les pratiques de prêtres qui refusaient de baptiser des enfants de mères célibataires et il a dit ouvertement que « le fait que la femme ne puisse pas exercer le sacerdoce ne signifie pas qu’elle soit moindre qu’un homme ».
    Ses positions sur la contraception et les homosexuels sont moins radicales que celles de ses prédécesseurs.
    Et surtout il ne défend pas la prédominance de la religion catholique sur les autres religions et noue des relations suivies avec les autorités juives et islamiques.

    Bref, bien que n’étant pas catholique, j’admire beaucoup notre nouveau pape et je pense qu’il apportera beaucoup au catholicisme.

Samedi 14 décembre 2013 à 8:29

Politique, économie, religion.

Aujourd’hui, je voudrais vous parler du chocolat, car nous risquons d’ici quelques temps, d’être privé de ce produit, délicieux et utile, car non seulement il nous met de bonne humeur, mais, contenta du magnésium, il nous protège contre le stress.

http://lancien.cowblog.fr/images/Images2/images-copie-16.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/Images2/TheobromacacaoKohlersMedizinalPflanzen136.jpg























    Le cacaoyer ou cacaotier est un petit arbre à feuilles persistantes qui produit des fèves comestibles aux saveurs différentes suivant les variétés de cacaoyer, à partir desquelles est fabriqué le cacao, le produit de base du chocolat
     95 % de la production mondiale de cacao provient de plantations très petites de cacaotiers, car cette culture est très artisanale et difficile à automatiser.
    L’arbuste est planté après I'abattage d'une forêt tropicale puis la plantation d'autres plantes d’ombrage (bananier, papaye, manioc...) pour protéger les jeunes cacaoyers, trop sensibles au soleil. ll donnera des fruits au mieux pendant 40 ans.

    Ses fruits sont les cabosses dont la récolte peut débuter après les 3 à
5 premières années de croissance. Ce sont des gousses ovales, renfermant une quarantaine de graines, enrobées dans une pulpe mucilagineuse.
    Une fois cueillies à la main, les cabosses sont ouvertes et on récupère Ieurs graines, qui sont les fèves de cacao.
    On fait fermenter ces graines sous des feuilles de bananier pendant plusieurs jours, pour développer les arômes. puis, elles sont mises à sécher. On obtient ainsi des fèves de cacao de couleur brune.
    il semble que l’utilisation des fèves de cacao soit très ancienne vers -1100 avant JC et elles étaient utilisées par les aztèques et les mayas.

http://lancien.cowblog.fr/images/Images2/images1-copie-2.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/Images2/fevecacao.jpg














    Les fèves fraiches sont débarrassées de leur coque puis torréfiées à 170°C. Ensuite, elles sont concassées puis broyées pour donner la pâte de cacao. Celle ci est alors pressée pour séparer la partie solide, le tourteau, qui sert à la fabrication du chocolat en poudre, de la partie liquide : le beurre de cacao.
    Cette partie liquide, le beurre de cacao, mélangé à de la pâte de cacao dans une opération de malaxage appelée le « conchage » permet d’obtenir, en rajoutant du sucre, voire du lait et des matières grasses végétales (5% maximum), ce que l’on appelle la « couverture » du chocolat.

http://lancien.cowblog.fr/images/Images2/images2.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/Images2/conchage.jpg














    Les chocolatiers  retravaillent cette « couverture » en température, enrobage et moulage, après avoir ajouté des compléments très divers (arômes comme la vanille, ou fruits comme les noisettes …) pour élaborer tous les produits que vous trouvez dans le commerce.
    Les industriels mondiaux achètent en général les fèves de cacao, une fois séchées et le reste du traitement se passe en chocolaterie.

    Le problème actuel est un problème de production des fèves, qui s’est développée à partir des années 1920 dans les colonies anglaises et françaises (Ghana, Nigeria, Côte d'Ivoire, Cameroun), ie mode de culture restant presque identique à celui autrefois, des Mayas d’Amérique centrale.
    Pour planter les cacaoyers, on a défriché les forêts tropicales, et à l'accumulation d'humus, on bénéfice alors pendant 20 ou 30 ans d'une bonne production, mais, peu à petit, les sols s’épuisent et les cultivateurs avont alors défricher plus loin.
    Ces nouvelles terres ne remplissent pas toujours des conditions suffisantes pour la culture du cacaoyer, arbre fragile qui ne pousse bien que dans le climat chaud et humide la ceinture équatoriale, sous l’ombrage d'autres espèces et à l'abri du vent.
    On n’an'a jamais expliqué aux producteurs qu'il fallait restaurer les vergers en enlevant les anciens cacaoyers et en plantant de nouveaux, et bientôt, il n y aura plus de terrains disponibles.
    Par ailleurs, la culture est très artisanale, tout est fait à la main, difficile à automatiser, et les revenus des travailleurs sont très faibles : quelques dizaines d’euros par mois.
    Cela n'incite guère les jeunes générations à prendre la relève, et elles se tournent de plus en plus vers des cultures plus rentables comme l’hévéa ou le palmier à huile.
    Par ailleurs on constate que les producteurs locaux de la Côte d'Ivoire utilisent de nombreux enfants dans les plantations et vont même chercher des "esclaves" au Mali et au Burkina Fasso. Un journaliste Miki Mistrati, qui a dénoncé ce trafic dans des films, s'est vu interdire l'accès du pays par le gouvernement ivoirien, qui ne veut pas que l'on mette son nez dans la production de cacao, qui représente 40% des exportation et 15% du PIB du pays.

    Il y a donc dans le monde pénurie de fèves de cacao, d'autant plus que la demande augmente, car la Chine et l’Inde commencent à consommer du chocolat et les populations correspondantes sont énormes.
    Nous risquons donc de voir peu à peu le poix du chocolat augmenter et celui-ci devenir rare.

    Mesdemoiselles qui ne voulez pas manger de peur de grossir, profitez du chocolat tant qu’il est encore temps. C’est un produit qui consommé avec modération, ne fait pas grossir et est bénéfique pour la santé, ce qui est beaucoup moins le cas de la nutella.

Jeudi 12 décembre 2013 à 7:56

Politique, économie, religion.

    Depuis une quinzaine d’années le chômage est un fléau en France, qui entraîne des catastrophes dans les familles, et qui enlève la confiance dans l’avenir des jeunes.
    Les gouvernements, quelle que soit leur couleur politique, essaient de lutter, mais leur marge de manœuvre est très faible, car ils sont endettés et ne peuvent que réduire le nombre des fonctionnaires, et les emplois sont donc créés par les entreprises.
    Celles ci, pour la plupart ne jouent pas le jeu.
   
    Les grandes entreprises ne paient pas leurs impôts.
    Chaque année, des milliers de milliards de dollars échappent aux Etats. On estime qu'entre vingt mille milliards et trente mille milliards de dollars sont dissimulés dans les quelque soixante paradis fiscaux existant dans le monde. Depuis des décennies, des multinationales cherchent à réaliser un maximum de profit en payant le moins de taxes possible. Optimisation fiscale, évasion fiscale, trust... Tous les procédés légaux, ou pas, se révèlent utiles pour engranger encore plus de profits.
    Les petites entreprises sont en général plus honnêtes (elles n’ont pas les moyens de planquer aussi facilement leurs bénéfices), mais elles sont frileuses et ne favorisent pas l’emploi, préférant être surchargées et en retard plutôt que d’embaucher.
    M’occupant des travaux de la copropriété où j’habite, je constate qu’aucune entreprise ou artisan ne respecte actuellement ses délais, par manque de personnel. De plus, pour faire des économie on a supprimé les chefs d’équipes, qui encadraient dirigeaient et conseillaient les exécutants, et le rendement est devenu médiocre et les malfaçons fréquentes, car les anciens, qui connaissaient le métier, ne sont plus là pour conseiller les jeunes.
    Chaque entreprise a l’impression ainsi, de gagner beaucoup plus, mais en fait on augmente la charge de la communauté et donc les impôts; mais ce sont ainsi les autres qui payent : ceux qui jouent le jeu honnêtement à la place des malhonnêtes qui s'enrichissent..

    Une autre cause importante du chômage en France : la mondialisation et la libre circulation en Europe du travail. Bien que le français soit chauvin, il n’a pas le réflexe, plus développé dans d’autres pays, d’acheter le plus possible français. Il faut dire que rien ne le renseigne sur la vraie provenance des marchandises. Il suffit presque de mettre quelques étiquettes sur un vêtement pour qu’on puisse le déclarer made in France.
    Et une proportion importante des voitures françaises n’est pas faite en France.
    Quand je discute avec les entreprise pour leur passer un contrat, ou que je regarde les travaux qui sont faits dans nos rues ou sur des chantiers de bâtiments, je m’aperçois que la plupart des ouvriers sont maintenant étrangers, qu’ils sont « loué » à des entreprises d’Europe de l’est, qui les paient au tarif de leur pays et avec des avantages sociaux inexistants. J’ai même constaté que certains de ces ouvriers n’avaient pas de papiers d’identité et étaient donc en séjour illégal et payés en conséquence.
    Et encore, en France le nombre de personnes payées au dessous du smic (9,43 €),est peu important parce que c’est illégal.
    Mais par contre l’Allemagne, qui nous donne de grandes leçons d’économie et dirige l’Europe, n’a pas de smic et de nombreux salariés en Allemagne gagnent moins de 5€ de l’heure, la moitié de notre smic

http://lancien.cowblog.fr/images/Images2/salairesmin-copie-1.jpg

    Certains disent qu’il faudrait que tous soient payés pareil en Europe. C’est vrai que cela diminuerait considérablement le chômage en France et que cela paraît évidemment plus juste. Mais est ce vraiment possible.?
    Le tableau ci dessous n’est malheureusement pas très connus, les médias trouvent plus sensationnel de parler des crimes, des accidents et des chiens écrasés :
    On constate l’énorme disparité des salaires en euros dans les pays européens, et le tableau ne mentionne pas les salaires moyens des pays qui n’ont pas de salaire minimum garanti.


    Evidemment cela serait un bien être extraordinaire pour les travailleurs de ces pays de voir leur salaire multiplié par deux, cinq, voire dix. Mais où trouver les ressources, car il faudrait que les entreprises puissent les payer !
    Certes, les dirigeants des entreprises de ces pays doivent s’en mettre plein les poches au détriments de leurs employés, mais l’énorme gain de quelques uns seulement  ne peut compenser malheureusement la somme à distribuer pour payer décemment  ces nombreux travailleurs.
    En fait il faudra que l’entreprise trouve les ressources pour payer son personnel. Or si ses alaires augmentent elle sera moins compétitive et trouvera moines de commandes.
    Et sur le plan intérieur les prix augmenteront considérablement et il n’est pas évident que le niveau de vie de ces pays s’améliorerait de façon importante.

    Comment évaluer l’effort demandé aux entreprises ?
    Ce deuxième tableau concerne l’Allemagne, qui paie ses travailleurs émigrés aux environs de 4 € de l’heure, tout à fait légalement, puisqu’il n’y a pas de salaire minimum légal, mais qui est un pays relativement florissant, qui exporte.
    La chancelière, pour des raison électorales, a dû promettre de créer un salaire minimum légal et le chiffre horaire de 1, 83 € a été avancé.
    Le tableau montre l’effort financier demandé aux entreprises allemandes selon leur taille, en matière de masse salariale : il montre combien les salaires sont bas dans les petites entreprises allemandes.

http://lancien.cowblog.fr/images/Images2/salairesallemagne.jpg

    Alors que se passera t’il si ce salaire est institué ?
    D’abord maintes entreprises ne le respecteront pas et l’état ne possède pas les moyens de contrôle suffisant. De plus le travail au noir augmentera.
    La compétitivité des entreprises baissera, et les exportations diminueront; le chômage augmentera, touchant aussi bien les allemands qui exigeront un alaire minimal, que les immigrés, qui seront davantage contrôlés.
    Ce sera peut être une opportunité pour les entreprises française, mais des difficultés pour l’Allemagne.

    Il ne faut donc pas s’attendre à une uniformisation rapide des salaires en Europe, et  ce handicap continuera à apporter du chômage dans notre pays, tant que nos entreprises ne seront pas plus courageuses.
    Le gouvernement trouvera certes de petits palliatifs, comme les contrats aidés, mais ce n’est qu’un pis aller provisoire.
    En fait l’un des objectifs qui devrait être prioritaire pour les grandes puissances de ce monde, serait de se mettre d’accord pour éliminer les paradis fiscaux et s’entendre pour que les grandes entreprises notamment, soient obligées de payer leurs impôts de façon normale sans pouvoir frauder outrageusement comme elle le font aujourd’hui.

<< Page précédente | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | Page suivante >>

lancien

sortir de la tristesse

Créer un podcast