Vendredi 29 novembre 2013 à 8:11

Politique, économie, religion.

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    Nathalie Kociusko Morizet, ma charmante consœur de Polytechnique, candidate à la mairie de Paris, affirmait il y a quelques jours, que le métro était « un lieu de charme, où l’on faisait de belles rencontres ».
    C’est certes un bon point qu’elle prenne parfois le métro, car je ne pense pas que cela arrive souvent aux nantis de l’UMP. Avant que le « petit Nicolas » prenne le métro, il aurait fallu le nettoyer très longtemps au karcher.
    Mais je me demande si NKM prend le métro - même la ligne 13 - aux heures de pointe.

    Ayant la chance d’habiter à moins d’un kilomètre d’une station du RER en banlieue sud, et trouvant les temps de trajet et les stationnements en voiture chers et incertains au plan des délais, je ne me sers que du métro pour aller à Paris, et comme j’y organise des visites et des conférences techniques, j’y vais souvent.
    Mais j’évite si je peux, les heures de pointe. Pour ceux qui ne connaissent pas le métro de Paris, on y transporte en deux heures maximum, le matin, quelques millions de personnes et le soir c’est dans un délai encore plus court.
    Tout le monde est pressé, de peur de rater sa correspondance; des gens courent et vous bousculent involontairement en vous doublant, les quais sont bondés, et quand la rame arrive, d’abord ceux qui sortent et sont aussi pressés, doivent d’abord fendre la foule qui attend, et ensuite tout le monde s’engouffre dans une porte trop étroite. Le flux de personnes se bousculant pour entrer ressemble à l’eau d’un lavabo qui veut s’écouler par l’orifice étroit de l’évacuation.
    S’ils veulent entrer, pour obtenir un petit espace, les derniers doivent appuyer sur la foule entassée dans la voiture, pour la compresser encore plus, comme on appuie sur une valise trop bourrée avant de la fermer. Les portes automatiques se ferment péniblement et heureusement le train ne peut partir si elles ne se ferment pas complètement, coincées par quelqu’un qui n’a pu rentrer !
    Une fois dedans, pas moyen de s’accrocher quelque part, mais ce n’est pas grave. Les corps sont serrés comme des sardines dans une boîte, et tous sont soudés entre eux et les parois de la rame. Le seul ennui, c’est que si on a un ordinateur portable, il faut prendre le sac entre les dents pour qu’il ne soit pas écrasé.
    Et si on est à coté de la porte on se ronge les sangs, car, pressé contre la vitre, on a peur qu’elle éclate.
    Si vous êtes au contraire, loin de la porte, pour descendre, il faut vous y prendre deux stations avant votre destination, pour vous rapprocher de cette porte, par un lent jeu de taquin, et d’efforts désespérés pour vaincre les frottements. Et à la sortie, attention, la pression des gens dans la rame va vous éjecter à grande vitesse sur le quai, au milieu de la foule qui attend pour monter. Gare aux « belles rencontres » à grande vitesse !!

    Alors vous comprendrez que, ayant la chance d’être maître de mes horaires de travail, j’essaie d’éviter cet enfer et de prendre le métro aux heures dites « creuses ».
    Ce n’est plus une galère, mais j’avoue que le « charme »  me paraît rare, n’en déplaise à NKM et les rencontres extraordinaires aussi (mais je n’ai jamais cherché à être un dragueur de minettes ! lol).
    Mais la plupart des gens dans le métro sont tristes, préoccupés, ont l’air fatigué. La plupart consultent leur téléphone portable.
    J’ai toujours été un peu surpris de les entendre converser à voix très haute (sans doute à cause du bruit ambiant), et donc on est obligé d’entendre la conversation. Parfois anodine, parfois une engueulade ou une rupture avec le ou la petit(e) ami(e). Quelque fois aussi ils racontent leurs fredaines ou les aventures de leur dernière nuit. J’avoue que je serais très gêné de faire pareil, devant tous les gens du wagon qui écoutent !
    Quelques jeunes qui chahutent aussi parfois, mais dans la journée, je n’ai jamais rien vu de bien méchant.

    Bref le métro me paraît, certes, un excellent moyen de transport et un très bon observatoire de l’environnement humain de la capitale, de ceux qui travaillent et n’ont pas une vie de nantis. Mais de là à dire que c’est un charme envoûtant, j’avoue de pas bien suivre NKM
    Mais que ne dirait on pas quand on est en campagne électorale, pour charmer ses électeurs dans le métro !!!

           (Voir aussi les 4 articles que j'ai fait sur le métro de Paris, du 4 au 7 juin 2012)

Lundi 4 novembre 2013 à 7:52

Politique, économie, religion.

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    J’aime bien discuter avec des lecteurs (lectrices), qui n’ont pas le même avis que moi. C’est de la discussion que naissent les idées et elle est toujours bénéfique, car même si on ne change pas forcément d’avis pour autant, au moins on l’enrichit.
    Par contre j’aime moins les personnes qui ne font que critiquer et cela de manière à peine polie.
   
    J’ai reçu un mail d’une personne (je ne sais si elle est homme ou femme, car trouver le sexe d’un pseudo est aussi difficile que celui d’un ange !), qui me reproche mes articles sur le mariage pour tous, car j’ai osé discuter certains propos assez peu rationnels de certains évêques, qui croyaient que le mariage homosexuel allaient modifier la place de la famille dans la civilisation.(article du 11/1/2013)
    J’ai aussi traité de «coincés» certains couples catholiques (mais j’en connais d’aussi coincés qui ne le sont pas), et j’ai eu le malheur de dire dans un autre article que je n’étais pas croyant (je ne vois pas d’ailleurs le rapport avec le mariage pour tous ??).
    Alors cette personne m’accuse de dénigrer les prêtres, me promet les feux de l’enfer et ne comprend pas que quelqu’un qui a reçu une éducation scientifique puisse tenir de tels propos, la science amenant à admirer ce qu’a fait le créateur de l’univers.
    J’ai eu aussi l’audace de dire que la religion catholique n’était pas la seule vraie, vis à vis de l’islam et de la religion hébraïque.
    J’avoue que cela m'a laissé perplexe.

    Je n’ai jamais dénigré les prêtres et j’ai même de l’admiration pour certains.
J’ai connu un prêtre ouvrier qui était un homme extraordinaire (mais assez peu apprécié des notables catholiques du coin, car il avait son franc-parler), et il y a des prêtres qui sont de remarquables scientifiques. Seulement ceux là ne dénigrent pas Darwin et considèrent Adam et Eve, comme une belle légende de contes pour enfants.

    Je ne sais pas si cette personne s’est beaucoup penchée sur les autres religions. J’ai eu parmi mes proches des personnes de religions musulmane et hébraïque, des protestants, des athées.  D’une part en discutant avec eux, je ne vois pas ce qui pourrait dire qu’une des religions est plus crédible qu’une autre (elles sont toutes issues de croyances et coutumes plus anciennes), et d’autre part toutes ces personnes me semblaient aussi respectables au plan moral. Je pense que la conduite de chacun est plus le fait d’une éducation que de la religion, celle-ci quelles qu’en soient les croyances pouvant faire partie de cette éducation. J’ai moi-même été élevé dans la religion catholique et je ne m’en porte pas plus mal et cela m’a apporté sûrement  à l’époque.

    Mais venons en à la science, car là, je ne suis pas du tout d’accord avec les assertions de mon interlocuteur, (que je ne cite pas intégralement, car elles sont à peine polies).
    Certes le devenir de la conscience d’un humain après la mort est une question métaphysique (toutefois les nègres et les indiens n’avaient autrefois pas le droit de posséder une âme et les animaux non plus : les possesseurs d’une âme me paraissent plus prétentieux que les scientifiques ! Que dire alors de l'âme des martiens ?).
    On peut, soit renoncer à répondre à la validité de cette question, soit y répondre en y croyant aveuglément, mais on ne peut imaginer ni raisonnement, ni expérience, qui nous renseigne à ce sujet, et je ne pense pas que la science puisse jamais trouver un chemin vers cette connaissance.
    Prenons un autre exemple : y a t’il d’autres êtres dans l’univers.? Je ne pense pas qu’on puisse démontrer qu’il n’y en a pas. Mais la probabilité qu’on arrive à démontrer qu’il y en a, est infinitésimale. Mais c’est une question d’exploration de l’univers et donc les progrès scientifiques permettent néanmoins espérer de pouvoir peut être y répondre un jour. Pour cela il suffirait qu’on arrive à rencontrer d’autres êtres ou types d’intelligences, mais pour être sûr qu’il n’y en a pas, il faudrait avoir exploré tout l’univers !!!
    Effectivement cette incertitude fait qu’actuellement, nous sommes au niveau des croyances dans ce domaine.
    On ne peut répondre à une question scientifique que de façon rationnelle.
 Eviter de répondre à une question purement métaphysique est aussi rationnel.
Cela dit on ne sait parfois pas si une question est métaphysique ou scientifique, et on se demande s’il faut chercher une réponse ou non. En attendant, on y croit ou non.
    Je suis assez passionné par le fonctionnement du cerveau humain. Actuellement on connaît bien peu de choses, et je ne sais pas si la science en connaîtra tous les détours (comme pour les OVNI), mais je crois que la probabilité de comprendre la substance d’une chose aussi immatérielle que l’âme, est pratiquement nulle.

    Les croyances ne sont donc ni rationnelles, ni objectives; elles sont l'affaire de chacun. On doit donc les respecter, mais si elles imposent des règles, elles en doivent pas déranger ceux qui n'ont pas la même croyance. On ne doit pas vouloir imposer sa croyance aux autres.
    Et la loi de la République, de la Justice? Ce n'est pas une croyance; c'est quelque chose de très rationnel et expérimental : l'ensemble des règles permettant à chacun de vivre en société, sans gêner le voisin (la liberté de chacun s'arrête là où commence celle de l'autre).
    La laïcité, c'est justement ce qui garantit à chacun d'avoir sa propre croyance, sans que les autres veuillent vous imposer la leur.

    Pour le moment je suis donc serein : je souhaite mourir le plus tard possible, mais n’en déplaise à ce(tte) correspondant(e), ce n’est pas par peur de l’enfer. Certes je pense que je serai réduit en cendres et celles ci dispersées dans cet océan de Bretagne que j’aime, mais pour le moment, je continuerai à écrire sur ce blog, sans aucune honte, ni inquiétude pour mon âme, que je n’arrive pas à voir dans ma glace. Mais j'ai mes incertitudes comme tous : je me demande si je dois croire aux Shadocks et aux Gibbies ?.
   

Vendredi 1er novembre 2013 à 9:17

Politique, économie, religion.

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        La télévision n’a cessé de nous parler, ces jours dernier,  de l’indignation soulevée par les écoutes des services secrets américains.
        Personnellement, je trouve cela plutôt amusant, mais très langue de bois.
        Tout le monde a toujours su que les américains intercepten t avec leurs satellites des millions de conversations téléphoniques; ils prélèvent aussi les messages ur les fibres optiques qui traversent les océans.
        Certaines de ces interceptions sont ciblées sur des personnages influents, notamment politiques, et sur de grandes entreprises concurrentes (notamment EADS).
        D’autres sont systématiques et relativement aléatoires, et de gros ordinateur recherchent dans ces messages des mots clés et s’ils les trouvent, le message est alors mis de coté, analysé plus finement et éventuellement lu par un humain.
        Tous les services secrets de tous les pays font cela, mais évidemment, ils n’ont pas la puissance des appareils de transmission et des ordinateurs américains.
        La lutte contre le terrorisme est un des buts, mais aussi une excuse pour camoufler un espionnage politique et surtout technique et économique.
    Toutes les entreprises françaises importantes, les services d’Etat qui ont une certaine responsabilité ont souvent vu des tentatives d’intrusion dans leurs réseaux informatique, des américains, des chinois et des russes et parfois d’autres nations même européennes;

        Alors finalement ce n’est pas cela qui est reproché aux USA, on le savait déjà, mais ce qui n’est pas «politiquement correct», c’est que cela se sache !

        Evidemment intercepter les messages personnels d’Angéla Merkel sur son téléphone portable, c’est pousser un peu loin le bouchon, alors c’est un bon prétexte pour piquer sa crise devant les médias, qui eux aussi, font semblant d’être outrés.
        C’est du cinéma pour l’opinion publique.
       
        «Panem et circences» disaient les dirigeants romains.
    Là nous avons notre circenses, les jeux du cirque des médias et des politiques, mais malheureusement, on s’occupe peu du panem : le chômage et les pauvres qui crèvent de faim.
    Ce n’est pas assez sensationnel pour la plupart des journalistes.

Mercredi 23 octobre 2013 à 7:38

Politique, économie, religion.

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     Certains de mes lecteurs me demandent ce que je pense de l’affaire « Léonarda ».
Je n’ai pas d’avis très pertinent, ne pouvant avoir le dossier en main et n’ayant qu’entendu les diverses réactions à la télé. Je ne pourari donner qu’un avis personnel.


     Cette affaire me paraît avoir un retentissement démesuré par rapport aux faits réels, créé de toutes pièces par les médias et les politiques.
     La famille Léonarda ne me paraît pas spécialement intéressante. Je comprends qu’elle soit bien en France, logée gratuitement, aidée par des associations et bénéficiant des allocations familiales, le tout aux frais du contribuable français.
La moindre des choses serait qu’ils se conduisent alors correctement. Or il semblerait que le père ait refusé tout travail, et que, aux dires des voisins, il soit désagréable et violent.
Même Léonarda ne semble pas très sérieuse car le nombre d’absences en classe (23 depuis le début de l’année scolaire ?) me paraît énorme (et 43 l’an dernier !).
     Ils étaient rentrés en fraude en France, ne semblaient pas estimés là où ils habitaient, auraient menti aux autorités, et finalement leur expulsion était conforme à la loi. Il aurait été préférable de la faire pendant l’été.
On semble dire sur certaines chaînes qu’ils auraient touché de l’argent, pour les inciter à regagner leur pays. Mais il semble bien en plus que seul le père soit originaire des balkans et que la famille venait d’Italie. On semble dire aussi que le père battait ses filles.
Le rapport disant que l'expulsion était conforme à la loi, et tout semblant cionfirmer que la famille n’avait rien de réfugiés politiques, et n’était pas exemplaire, je ne vois vraiment pas pourquoi on l’annulerait.

     Reste la façon dont la jeune fille a été ramenée avec ses parents en arrêtant le car scolaire. C’est effectivement humiliant et à éviter. Cela dit, ce n’est pas une affaire d’état et ce n’est pas le ministre, ni même le préfet qui en sont responsables.
Comme dit le rapport, il y a eu manque de discernement, et d’une part on n’a qu’à muter le capitaine de gendarmerie ou police qui a fait cette faute, et diffuser une circulaire, ce que Manuel Vals s’est empressé de faire, pour préciser les limites d’intervention dans le cadre de l’école.

     Quant au discours du Président, je me demande pourquoi il ne s’est pas contenté d’un communiqué. Une des mauvaises habitude de Sarkozy que l’on copie !!
     Si j’ai trouvé raisonnable son début de discours, je n’ai pas compris l’ouverture vers la possibilité de revenir seule pour Léonarda. C’est totalement irréaliste : elle est mineure et les parents devraient autoriser son retour, et quels seront ses moyens de subsister en France.
Cela ne m’a pas étonné que cela suscite ensuite des critiques et je ne pense pas que ce soit de nature à calmer les lycéens, car leur mouvement est manifestement monté de toutes pièces par l’opposition.

     Bref cette affaire me paraît vraiment montrer le bas niveau de nos politiques, majorité qui se chamaille sur des broutilles, au lieu d'être unie et de réfléchir à la façon d'agir au mieux, et opposition, toute aussi divisée, qui critique systématiquement et n’hésite pas à faire d’une souris, une montagne, à des fins purement médiatiques et personnelles, et qui n'hésite pas à exciter les collégiens et lycéens, qui feraient mieux de travailler plutôt que d'aller faire les intéressants dans les rues en se prenant pour les adultes qu'ils sont loin d'être..
     Je pense que les uns comme les autres feraient mieux de réserver leur énergie et leur travail pour des choses sérieuses, notamment le redressement économique et la lutte contre le chômage en interne, et une politique européenne moins erratique et plus efficace.
     Quant aux médias, la façon dont ils ont monté cette affaire en épingle m'agace, notamment l'interview de la famille, peu onbjective et orientée, tout cela pour se faire mousser et faire du sensationnel. Seuls quelques journalistes sont restés honnêtes dans cette affaire.

Vendredi 19 juillet 2013 à 8:39

Politique, économie, religion.

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            J'ai lu récemment des articles de géopolitique qui m'ont intéressé mais aussi donné à réfléchir. Je vous en résume l'essentiel.
 
            Après la dernière guerre, l'équilibre principal dans le monde était lié à la rivalité russo-américaine, et c'est la peur d'un conflit nucléaire qui a maintenu la paix. Sans cette dissuasion réciproque, il y aurait eu une guerre classique entre URSS et USA.
            A plusieurs reprises, il y a eu crise majeure (notamment lors de l'installation de missiles soviétiques à Cuba)et chacun des pays a fait une concession, dans la crainte, s'il déclenchait un conflit, de représailles hautement dommageables.
            Puis le mur de Berlin et l'URSS se sont effondrés et ce danger de conflit s'est éloigné, malgré tous les conflits locaux et l'on pourrait dire qu'une "pax americana" s'est instituée, les USA et leur puissance militaire, assurant le rôle de gendarme mondial, avec ou sans le soutien de l'ONU.
            Mais actuellement la "guerre" de militaire est devenue économique, et, dans ce domaine le monde est en pleine évolution.
 
            Même si les USA seront encore la première puissance mondiale en 2040, de nouvelles puissances vont les concurrencer, notamment la Chine qui dépassera en 2020 le PIB américain en pouvoir d'achat (PA) et en 2030 son PIB de production (PIB).
            A partir de 2040 elle risque de remplacer les USA, comme gendarme international, au moins en Asie.
            A l'horizon 2040, d'autres puissances vont acquérir une place importante, du fait de leur croissance : Russie, Inde, Brésil, Afrique du Sud, notamment.
            L'Asie aura les taux de croissance les plus élevés. L'Asie et l'Afrique représenteront 80% de la population mondiale. Les économies des pays émergeants représenteront le double de celles des pays du G7 en 2000.
 
            Face à eux, l'OCDE ne représentera plus un poids important : 14% environ de la population en 2040 et moins de 40% du PIB mondial.
L'Europe risque d'être encore plus déclassée, alors qu'elle a été la première puissance économique et scientifique mondiale, mais la faiblesse de ses investissements, de sa croissance et de sa productivité, le faible renouvellement des générations et la dette importante de ses nations font décliner son influence.

PIB mondial en 2050 d'après le cabinet anglais Price Water House Coopers

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            Le processus d'internationalisation et mondialisation risque donc de s'accentuer dans les prochaines années, mais il n'est pas évident que les règles actuelles soient conservées et notamment le processus ultralibéral actuel risue de faire place à des systèmes où le rôle des états sera plus important.
            La conception du juridique, des droits de l'homme, de la démocratie, de la place de l'Etat et du religieux risque d'évoluer et de créer des problèmes entre nations.
            Les échanges économiques augmenteront considérablement, avec le triplement du PIB mondial.
            L'explosion des flux immatériels de données (informations, idées, images...) met à la portée de tous en temps réel des pertinente ou non, mais qui, court-circuitant les voies hiérarchiques, peut engendrer des conséquences brutales et inattendues (on l'a vu lors du printemps arabe) et peut faire augmenter de façon considérable el nombre d'acteurs non étatiques.
            L'accélération des connaissances et innovations scientifiques et techniques apportera certes de nouvelles possibilités et une redistribution des connaissances et des savoir-faire.
            Stimulés par l'ouverture des frontières, les besoins de main-d'oeuvre et les flux migratoire risquent de s'intensifier fortement.
            La maîtrise des flux financiers risque de poser de gros problèmes, quand on constate qu'actuellement la finance mondiale représente plus de dix fois le PIB mondial, et le volume des opérations de change plus de 50 fois le volume des échanges réels de biens matériels, ce qui est une des raisons des crises actuelles et de l'accroissement des inégalités entre pauvres et riches.
            On constate aussi un accroissement des grands oligopoles, la population rurale devenant de plus en plus urbaine.
            Le plus gors problème sera sans doute posé par les états fragilisés qui peineront à fournir à leurs membres la satisfaction de leurs besoins élémentaires : éducation, santé, alimentation...
 
            Cs évolutions constituent un défi pour les gouvernements, condamnés à trouver comment organiser le monde de façon cohérente, et notamment pour l'ONU, qui essaie de maintenir une certaine stabilité.
            Une gouvernance mondiale semble exclue pour ce siècle, mais on risque, peu à peu de voir le monde partagé, faute d'entente, entre quelques grandes puissances, cinq ou six), s'il ne veut pas sombrer dans le chaos.
 
            Ces idées ne sont pas très réjouissantes, mais les hommes à bien des reprises ont su se sortir de situations très difficiles, mais pas sans sacrifices et douleurs.
            Après avoir lu ces articles, je crois que si j'étai jeune, j'apprendrais le chinois !

 

 

Mercredi 17 juillet 2013 à 7:51

Politique, économie, religion.

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                       J'habite actuellement un petit village, près d'une plage, à coté de la petite ville de Carnac, 5000 habitants l'hiver, 50 000 l'été, et je viens ici tous les étés, depuis plus de 60 ans.
                        Certes ce n'est pas facile à gérer, mais jusqu'au début du siècle, la gestion de la ville était correcte, des services municipaux compétents, une ville propre et bien entretenue, des impôts raisonnables.
 
                        Depuis dix ans, tout change, les deux équipes suivantes de la mairie ont oublié que le bon sens était utile, et il se font aider par des sociétés conseils, dont la motivation n'est certainement pas le bien être des habitants de la commune, et qui semblent atteintes de la folie des grandeurs et ne connaîssent pas le sens de la démesure. Après tout, il ne s'agit que de l'argent des contribuables !
 
                        La première manifestation a été la construction d'une "médiathèque", certes assez bien faite architecturalement, mais très coûteuse et totalement superflue.
Elle eut été utile il y a 20 ans;
                        Il y avait déjà deux bibliothèques dans Carnac, une municipale et l'autre catholique, pourquoi en refaire une ?
                        Il y avait une salle de spectacle municipale, celle du casino, et surtout des concerts dans les églises. On a doté la médiathèque d'une très grande salle, évidemment peu utilisée.
                        Un point internet, avec des PC. Cela aurait été très utile il y a 20 ans, mais maintenant, les habitants permanents de Carnac ont leur internet ADSL, comme ailleurs, les personnes qui y ont une maison de vacances ont, soit comme moi un abonnement de deux mois sur leur ligne téléphonique ouverte pour les vacances, ce qui a l'avantage d'avoir une box Wi-fi à laquelle tous les ordinateurs de la famille se relient successivement, soit des clé 3G sur leur ordinateur, ou un forfait téléphonique internet.
                        Alors finalement cette médiathèque coûteuse en investissement et en frais de fonctionnement, à quoi sert elle, si ce n'est à augmenter les impôts.
                        De plus elle a été construite sur la place du marché, et les marchés de Carnac du mercredi et du dimanche matins, très connus et appréciés dans la région, sont maintenant réduits à la portion congrue et dans une rue trop étroite, de telle sorte qu'on ne peut plus à la fois, circuler à pied et rester devant les étals pour voir et acheter. Aller faire son marché était autrefois un plaisir, c'est une corvée maintenant
 
                        Puis on a voulu déplacer le syndicat d'initiative, qui avait deux petits locaux, mais bien placés et qui répondaient à la demande l'un à la plage, l'autre à la ville, sur la place de l'église. On abandonnait ces deux emplacements pour un autre plus isolé, sur la place du marché. Et la directrice du syndicat qui déclarait sur Ouest-France, que l'important était d'avoir de grands locaux avec des salles de réunions, conférences et réceptions (pour recevoir qui ?), et qu'il ne fallait pas regarder à la dépense. Bien sûr ce n'est que l'argent du contribuable !!           
 
                        Il y a près de la plage, un grand supermarché, très bien achalandé et avec un traiteur remarquable de plats cuisinés, qui attire beaucoup de clients durant l'été, et même certains de la ville, malgré deux petits "markets" sur place. Et il y a un grand parking, pour garer les voitures. Alors cela fait une surface de terrain importante, à coté d'un terrain municipal, et cela très près de la plage.
                        Il était donc tentant de vendre ce terrain à un promoteur pour construire des résidences de luxe.
                        D'où un projet pour transporter ce supermarché à 2km de la ville et 2 à 3 km des plages, dans un coin perdu , entre la déchetterie et le funérarium, et des grands hangars en tôle de petits ateliers automobile ou d'entretien de bâtiments, et de lieux de stockage.
                        Il est certain que la plupart des clients actuels ne feront pas le déplacement (tous les gens que je connais le disent), et que ce supermarché florissant va végéter.
 
                        Autre initiative saugrenue : il y avait à divers endroits dans des coins un peu retirés, mais pas loin des habitations, 4 sortes de conteneurs où l'on pouvait mettre des sacs d'ordures, les journaux et magazines, les objets en plastique, et les objets en verre.
                        Déjà l'an dernier la plupart d'entre eux avaient été supprimés.
                        Cette année on a vu une dizaine de conteneurs enterrés, certes très fonctionnels, non plus près des habitations, mais tous réunis .... sur la place du marché !
                        Sur le plan hygiène, c'est assez remarquable : fruits légumes viandes et charcuterie, tout ce qui ne sera pas vendu pourra aller directement à la poubelle. lol Les marchand de victuailles sont allés plus loin et il y a maintenant, les jours de marché, contre ces conteneurs... un marchand de parfums !
 
                        Enfin le summum : de nouveaux sens interdits, et si l'on veut prendre la route habituelle en venant des plages pour aller à la petite ville, on tombe sur un sens unique qui vous en éloigne, alors on tourne à la première à droite deux fois, pour revenir, mais on retombe sur un sens unique, qui vous ramène sur le premier.
                        Alors on reprend la deuxième à droite, mais même topo : on est ramené au point de départ. Cela ressemble à du Raymond Devos.
                        On peut s'en sortir en tournant à gauche plus loin et en suivant un itinéraire compliqué, réservé aux seuls initiés et sans aucune indication.
                        J'ai expliqué cela à un touriste anglais, complètement perdu et las de tourner en rond. Il m'a dit que la municipalité de cette ville était "loony" (cinglée).
                        Les commerçants de la ville sont consternés car ils n'ont que peu de clients et des pétitions circulent partout, mais la mairie est sourde.
                        Et ce serait trop simple de rétablir le double sens : maintenant la mairie veut faire une rue piétonne, dont le coût est estimé à presque un million d'euros : Bravo les impôts !
           
                        Pendant ce temps là les routes de la communes sont dans un état lamentable, pleines de bosses et de nids de poule, les conduites d'eau sont au bord de la rupture, les ordures ménagères ne sont plus ramassées que deux fois par semaine l'été et une fois hors saison, les verres et les journaux ne sont plus ramassée (il faut les mettre dans les conteneurs place du marché) et les déchets verts ne sont plus ramassée du tout ( il faut les porter soi-même en déchetterie). Mais les impôts pour le ramassage d'ordures continuent d'augmenter.
 
                        Et la ville s'endette, et les impôts communaux augmentent de façon importante.
                        Des services communaux incompétents qui ne savent pas discuter des marchés et font appel à n'importe quel conseiller, aucune concertation avec les habitants, et une absence totale de bon sens. Il serait grand temps qu'il y ait une "Cours des petits comptes" pour contrôler les finances des communes, et qu'on oblige les élus à suivre une formation sur la gestion financière, la négociation de contrats, et la communication avec leurs administrés.
           
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Dimanche 21 avril 2013 à 9:01

Politique, économie, religion.

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            J’ai envie de pousser un coup de gueule car j’en ai assez d’entendre parler du mariage pour tous et j’ai déjà fait des articles à ce sujet.
            A mon avis, le gouvernement a bien fait d’accélérer le processus du vote, car l’affaire a assez duré et elle a tendance à dégénérer. Et il y a maintenant plus important à étudier pour les députés et pour le gouvernement à lutter plus efficacement contre le chômage.
            Au plan des manifestations, ceux qui encombrent actuellement les rues sont des fauteurs de troubles, pour lesquels le sujet n’est qu’un prétexte pour mettre la pagaille, démolir gratuitement et narguer les forces de l’ordre. Il convient donc de les empêcher de nuire.
            Par ailleurs j’ai trouvé lamentable l’attitude de quelques députés, prêts à en découdre, parce qu’un des conseillers du ministre de la Justice avait eu, paraît il, un regard moqueur. Cela me fait penser aux jeunes qui rossent un de leurs camarades ou lui donnent un coup de couteau parce qu’il les a regardé d’une façon qui ne leur plaît pas. C’est une conduite irresponsable et inintelligente qui n’est pas digne d’un député.
            Nous avons la chance d’être en démocratie et le rôle des députés est de nous représenter, nous, le peuple, et de voter nos lois. Nous les avons élus pour cela.
            Qu’ils ne soient pas tous d’accord et qu’ils discutent, c’est une bonne chose, car les avis peuvent être différents et la loi doit être optimisée en fonction de ces avis. Mais on peut discuter calmement, avec bon sens et logique, et en respectant celui qui n’est pas d’accord avec vous, de la même façon qu’il doit vous respecter.
            En venir aux mains pour faire triompher son opinion est honteux et c’est une preuve d’une intolérance qui montre que ces députés n’ont pas compris leur métier et n’en sont pas dignes. Quel exemple donnent ils à la Nation et notamment à ses jeunes ?
            J’ai également entendu des manifestants (et même certains hommes politiques) dire que le gouvernement devrait abandonner la loi, parce qu’il y a eu dans les rues des manifestations d’opposants.
            C’est encore ignorer la démocratie. Ce sont les chambres de nos représentants qui votent les lois, pas les gens de la rue. Si chaque fois que quelques milliers de personnes manifestent, il fallait suivre leurs avis, on ne ferait jamais rien, si ce n’est tout et son contraire. Que le gouvernement ne cherche pas à promulguer une loi s’il s’aperçoit qu’une grande majorité des français est contre, c’est normal; mais ce n’est pas parce qu’une faible minorité hurle très fort dans la rue, qu’il faut se laisser impressionner.
 
            Sur le fond lui même je n’ai pas changé d’avis. Je serais le premier à protester si le gouvernement voulait imposer le mariage religieux pour tous. Mais il s’agit du mariage civil, et devant ce type de formalité, tous les citoyens doivent être égaux. C’est déjà reconnu dans presque tous les pays européens y compris l’Espagne et le Portugal, plus catholiques que la France.
            On sait que certains centres de l’hypothalamus d’une partie des hommes homosexuels sont plus proches des centres analogues des femmes, et que leur homosexualité vient probablement de cette anomalie cérébrale.
            Alors, ceux qui leur dénient le droit au mariage, devraient le faire aussi pour les gauchers, dont les centres de commande des membres sont particuliers, et pourquoi pas aussi pour les noirs puisqu’ils ont trop de mélanine dans leur peau.
            Pourquoi les roux, ceux qui louchent, qui bégayent, ceux qui sont accrocs au jeu sur ordinateur, ceux qui ne peuvent se passer de fumer …. ont ils le droit de se marier. Eux aussi ont un cerveau qui a une petite différence.
            Après tout peut être que les gens de droite et ceux de gauche n’ont pas le cerveau fait pareil : lequel est anormal ?
            Le cerveau de Jean-François Copée est il plus normal que le mien ? Peut être n’aurait il pas fallu qu’on le laisse se marier, mais heureusement ses enfants n’ont peut être pas hérité de tous ses défauts !           
            Vous me direz que j’écris des absurdités, je suis d’accord; mais est ce plus absurde que ce que vociférait ce député de droite à l’assemblée, que « en instituant le mariage pour tous, la gauche assassinait nos enfants » ?
            Pourquoi faire preuve ainsi d’intolérance et de racisme ? Serait il normal de supprimer la poste et les lettres écrites, sous prétexte que tout le monde devrait avoir internet ? Faut il interdire aux jeunes de se marier puceau ou pucelle, du fait que la plupart ont eu un ou une petit(e) ami(e) avant de trouver le compagnon de leur vie ?
            Je trouve que toute cette démarche finit par ressembler à celle des « arien blonds » des nazis, mais la plupart de ceux qui ont connu cette époque sont morts aujourd’hui.
 
            Et selon ceux que l’on me montre et qui défilent dans la rue contre cette loi, les homosexuels ne devraient pas avoir le droit d’élever des enfants. Pourquoi les divorcés auraient ils le droit de la faire : ils ont aussi enfreint la « morale catholique ».
            Je ne sais pas si ces personnes ont connu des enfants de couples homosexuels. Moi si, et ceux que j’ai connus étaient bien plus heureux et épanouis que les enfants de certains couples divorcés ou de couples catholiques normaux qui se déchirent entre eux car ils ne s’entendent plus, ou même que de couples qui s’entendent, mais qui ne s’occupent guère de leurs enfants, trop occupés eux à gagner le plus d’argent possible.
            Parmi les jeunes qui m’écrivent, beaucoup sont malheureux et ont des problèmes avec leurs parents, pour des raisons diverses, mais aucun n’est l’enfant d’un couple homoparental.
            Alors pourquoi deux femmes, sous prétexte qu’elles s’aiment ce qui ne regarde personne d’autre qu’elles mêmes, n’aurait elles pas le droit de faire un enfant, que ce soit avec un ami homme, ou par insémination. Pourquoi deux hommes qui vivent ensemble n’auraient ils pas le droit d’en adopter un ? Ce doit être assez rare, mais s’ils se sentent capable de l’aimer et de le rendre heureux, pourquoi le leur refuser. Ils feront sans doute beaucoup plus d’efforts pour cela que certains couples hétérosexuels que je connais, et qui ne traitent guère mieux leurs enfants que leur chien ou leur chat.
            Et quand je vois les parents qui manifestent pacifiquement, mais avec le risque d'une perturbation par les fauteurs de trouble, qui emmènent leurs enfants à la manifestation, je me demande s'ils sont vraiment capables de les élever ! Entre les gaz lacrymogènes, la bousculade, le risque d'être perdu, isolé ou même étouffé dans un mouvement de foule, la fatigue et la peur de se retrouver au milieu de tant de gens, tout cela pour un motif qu'ils ne comprennent pas pour la plupart, c'est de l'inconscience.
            Pourquoi n’interdirait on pas aussi à ceux qui manquent de « bon sens » de se reproduire ? lol

Mardi 16 avril 2013 à 8:20

Politique, économie, religion.

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              Bien qu’étant en retraite, (j’ai 81 ans !), il m’arrive encore assez souvent de visiter des usines, dont certaines que j’ai bien connues il y a 20 ans, et je constate combien l’atmosphère a changé, notamment en ce qui concerne les ouvriers et les employés.
Même lorsque l’entreprise n’est pas menacée par la crise et le chômage, l’atmosphère est morose et le personnel n’a plus la motivation et le goût du travail comme autrefois.           
 
Je me souviens du temps où j’avais la responsabilité d’une quinzaine d’établissements industriels. J’étais dans ces établissements deux jours par semaine, et si le matin était consacré à l’examen de la situation avec l’équipe de direction, j’allais dans les ateliers et les services l’après-midi et chaque année, je les avais tous visités.
Bien sûr je ne pouvais m’arrêter qu’auprès de quelques machines, ne m’intéresser et parler qu’à quelques hommes, mais d’une part cela me donnait une idée de leurs réactions et leurs souhaits, et pour eux savoir que leur patron s’intéressait à leur travail, même si ce n’était que celui de quelques uns (et pas les mêmes à chaque fois), c’était la preuve qu’ils existaient, que leur travail était important et reconnu.
Je trouvais en général des gens motivés, compétents et consciencieux dans leurs tâches et fiers de me montrer ce qu’ils faisaient, de la difficulté de certains de leurs travaux et de la qualité de ceux-ci. C’était pareil dans les bureaux avec les employés. Et il leur arrivait parfois de me dire deux mots de leur famille, des enfants dont ils étaient fiers car ils avaient réussi à les pousser dans l’enseignement supérieur. Quelquefois aussi malheureusement de la souffrance d’un deuil.
Certes je voyais les syndicats également, car leurs demandes étaient pour moi, importantes, même si je ne les satisfaisais pas toutes et si les discussions étaient parfois un peu difficile. Mais c’est de la discussion que jaillissent les meilleures solutions.
Aujourd’hui cette habitude des patrons de circuler dans les ateliers et services n’existe plus beaucoup dans les entreprises. La direction s’occupe des finances, de l’organisation générale, des investissements, du rendement, et de gagner de l’argent. Elle est composée de financiers et il n’y a plus d’ingénieurs, sauf dans les PME.
S’occuper des personnels, c’est le rôle de la DRH, mais qui est la direction des « ressources humaines » et non plus des « relations humaines ».
On gère les hommes tout au plus comme un investissement et au plus juste coût, et diminuer les effectifs est devenu un souci plus important que de motiver ceux qui effectuent le travail sans lequel l’entreprise n’aurait pas de raison d’exister. Le rendement s’en ressent, mais pour le relancer, on augmente la pression, on crée des normes, on surveille, on sanctionne, on menace de trouver quelqu’un d’autre : il y a tellement de demandeurs d’emploi sur le marché du travail !
            Les quelques ouvriers ou employés avec lesquels on me permet de discuter, me disent souvent leur désarroi, leur rejet du monde du travail d’aujourd’hui, le peu de considération que l’on a pour eux.
            Bien sûr ils souhaiteraient être payés davantage, payer moins d’impôts, être plus assurés de l’avenir, mais ils savent que c’est difficile à obtenir par ce temps de crise, et finalement sont plutôt raisonnables sur ce point.
            Mais ce qu’ils ne comprennent pas, c’est que la direction générale et celle de l’usine les ignore, ne s’occupe d’eux que par l’intermédiaire des syndicats, qu’ils ne sont qu’un « moyen » au service de la société, comme leurs machines.
            Il y a une cassure entre les directions voire même les cadres et ceux qui font le travail de détail ou manuel. L’impression que l’on ressent c’est qu’il y a « l’élite », et les « laissés pour compte », parce qu’ils ont un travail d’exécution.
 
            Quand j’avais 20 ans et que j’étais dans une école d’ingénieur, j’avais voulu suivre en option supplémentaire des cours de travail sur machine et j’ai obtenu un CAP de tourneur et un de fraiseur. Bien sût on a été indulgent et je ne pense pas que j’aurais été capable te tenir tout de suite un poste d’ouvrier en fabrication. Mais cela m’a permis de comprendre et d’apprécier les difficultés de ce travail.
            Les ingénieurs ont tort de croire qu’ils sont « l’élite ». Le travail d’un ouvrier sur une machine à commande numérique ou d’un employé qui administre les payes est tout aussi complexe que le leur. Certes il demande moins de connaissances techniques, mais beaucoup plus d’expérience », de tours de mains, de souci du détail, d’attention pour ne pas faire d’erreur difficile voire impossible à corriger ensuite.
            Pas plus que les ouvriers ou employés ne pourraient faire certains travaux des cadres, ceux-ci ne sont pas aptes à faire correctement ces travaux de production. Il n’y a pas de sot métier et tous sont indispensables à la bonne marche de l’entreprise.
            Créer ainsi un fossé entre les catégories de personnels, mépriser ceux qui font des tâches en bas de la chaine hiérarchique, les administrer et les commander de façon impersonnelle, comme des numéros d’une liste, est une erreur fondamentale, qui démotive, stresse, et nuit non seulement au rendement, mais à la quiétude l’ensemble des personnels.
            On n’apprend probablement pas à l’ENA ou dans les écoles de commerce et d’économie, ce qu’est la pyramide de Maslow, que lorsque les besoins élémentaires de l’existence et la sécurité sont assurés, l’homme à un besoin d’appartenance qu’il trouve auprès d’amis camarades, collègues et qu’il pourrait trouver dans son entreprise, si elle savait l’y inciter.
            Mais ensuite, pour être satisfait, et avoir sa part de bonheur, l’homme a besoin d’estime et de reconnaissance et de s’accomplir. Cela la plupart des entreprises moyennes et grosses ne savent plus le donner à leurs salariés, qui effectuent les tâches matérielles.
            D’ailleurs des jeunes avec lesquels je discutais, et pas des plus qualifiés, ne rêvaient que d’une chose : être dans un bureau devant un ordinateur et devenir directeur !! Je ne pense pas que ce soit forcément la voix de la réussite, mais cela montre l’évolution de la société, qui porte aux nues les joueurs de foot, mais n’a plus aucune reconnaissance pour ses professeurs, ses instits, ses ouvriers, ses employés et finalement pour tous ceux qui ne gagnent pas beaucoup d’argent, malgré un travail difficile et ingrat.
            Notre société est devenue celle des banques, des traders, des dirigeants qui ont beaucoup de relations et pas forcément plus de compétences et des salaires anormalement élevés, qu’ils ne méritent pas, par comparaison aux autres.
            Il y a pourtant parmi ceux qui font le travail matériel, des gens compétents travailleurs et consciencieux, qu’ils soient cadres, techniciens, ouvriers ou employés, qui certes aimeraient gagner plus, mais en outre souffrent moralement.
Ce qu’ils demandent en définitive me paraît tout à fait justifié, c‘est de ne pas être considérés comme des pions, mais comme des êtres humains.

Samedi 9 mars 2013 à 8:33

Politique, économie, religion.

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Je vais à nouveau résumer un article du Courrier International, ainsi qu'un article très pertinent , traduit de l'arabe, et que m'a indiqué notre chevrette bien aimée canadienne, à l'adresse suivante :  http://www.tchadactuel.com/?p=8345
 
            Je vous parlais hier du Mali. Ce pays a des frontières avec 7 autres pays africains et le
Niger voisin, un autre pays à l'équilibre précaire, a des frontières avec 5 autres pays.
            Selon "Africa Confidential", les prochaines cibles des islamistes seraient la Mauritanie, avec ses abondantes ressources minérales, puis le Niger, qui possède de l'uranium et du pétrole.
 
            Mais la conséquence la plus grave serait la déstabilisation du Nigeria au sud-est, qui doit prendre le relais de l'Afrique du Sud en tant que première économie africaine et principal foumisseur étranger de pétrole des Etats-Unis.
            Le Nigeria a déjà son propre mouvement d'insurgés islamistes, Boko Haram, qui dispose d'environ 5 000 hommes - voir la carte de l'article d'hier), qui a été armé et entraîné par Aqmi. En 2010, Boko Haram a commis un attentat à la bombe contre les locaux de I'ONU à Abuja, Ia capitale, dans le centre du pays, et lancé des assauts contre des églises et des édifrces gouvernementaux dans des villes du Nord. Mais il n'a pas encore attaqué le Sud, majoritairement chrétien. Il pourrait être à l'origine de l'enlèvement des 7 personnes de la famille française, bien que le lieu de l'enlèvement soit éloigné de ses camps de base et que cet acte n'ait pas été revendiqué.
            Le bruit court que les groupes islamistes se battent entre eux, ce qui expliquerait que les attaques aient surtout été effectuées dans des secteurs musulmans. La majeure partie de cette région d'Afrique adhère traditionnellement à un islam soufiste, qui tolère des pratiques locales et notamment le fétichisme, considérées comme blasphématoires par l'islam wahhabite, plus rigoureux.
 
            Le Tchad semblait en retrait des différents mouvements intégristesmais il a compris qu'il n'était guère à I'abri de la menace, d'autant plus que certains de ses ressortissants, à tort ou à raison, ont été expulsés du Nigeria pour collusion avec Boko Haram.
            Toutes les conditions semblent donc réunies pour que le Tchad se retrouve dans le club peu enviable des pays affectés ou à risque.
            Pendant de longues années, le président du Tchad, Idriss Déby, Musulman, fils d'un berger de l'ethnie Zaghawa, a concentré ses efforts pour faire face aux multiples rébellions, mais il a conclu un accord avec Omar El-Béchir, président du Soudan, dont le pays servait de base arrière aux rebelles tchadiens. Il essaie donc maintenant de faire face aux islamistes des pays voisins.
            Pendant longtemps les monarchies du Golfe ont considéré le Tchad comme le pays du Sahel africain le plus ouvert et le plus propice à la propagation des théories réformistes prônées par les salafistes C’est ainsi que Deby a été un des promoteurs de Boko Haram nigérian, il a été aussi l’intermédiaire entre les financeurs et les groupes djihadistes du Sahel africain en mettant des armes et des téléphones satellitaires à leur disposition ou en fermant les yeux sur le passage des narcotrafiquants par un sanctuaire bien rodé au nord du Tchad.
            Mais le Tchad reste un pays d'Islam modéré et le président Deby n'est pas très religieux, et il est en train de combattre ces mêmes djihadistes qu'il avait soutenu, ce qui n'est pas apprécié par les monarchies du Golfe, qui maintenant s'appuieraient plutôt sur le Soudan..
 
            Le Soudan est dirigé par Omar El-Béchir, ancien général, qui a servi autrefois contre Israël dans l'armée égyptienne, a mené un coup d'état contre le Premier Ministre en 1989 et est président de la république depuis 1993, allié à un islamiste El Tourabi, qu'il a emprisonné en 1999.
            Il est accusé de crime de guerre, crime contre l'humanité et génocide dans le cadre de la guerre civile au Darfour et un mandat d'arrêt international a été lancé contre lui.
            Les pouvoirs politiques économiques et financiers, ainsi que la majorité des terres agricoles, sont concentrés entre les mains d'une "élite arabe", les Shimalis, ne représentant que 20% de la population, mais qui pratique une politique de ségrégation vis à vis des populations noires musulmanes tet des chrétiens du sud du pays.
           Le 30/6/2005, le président Omar el-Béchir, pour fêter le 16e anniversaire de son arrivée au pouvoir par un coup d'État, libère tous les prisonniers politiques soudanais, y compris el-Tourabi qui a repris une certaine influence dans le pays.
            Par ailleurs, le Soudan, est un pays en faillite économiquement, financièrement et politiquement, soutenu en perfusion par les monarchies du Golfe.
            Le Soudan abrite des combattants djihadistes (opposants tchadiens issus du Darfour) qui n’ont pas pu regagner le Mali et il pourrait être un pion dans une tentative de déstabilisation du Tchad.

http://lancien.cowblog.fr/images/Paysages5/soudan.jpg                          Boko Haram est au Nigéria voisin (voir carte de l'article d'hier)
 
            Enfin il ne faut pas oublier, tout à l'est la Somalie, pays corrompu, tombé aux mains aux main des islamistes en 2006, puis repris après une intervention de l'armée éthiopienne, mais en proie ensuite à une guerre civile permanente, malgré l'élection d'un islamiste Sharif Ahmed à la tête du pays en 2009. Le sud du pays est aux mains de rebelles islamistes radicaux.
            En 2011 le Kenya est intervenu dans cette région aux cotés de l'armée somalienne et le sud est en partie libéré.. Mais des attentats, enlèvements et une guerre sourde continuent dans ce pays.          
 
           

Vendredi 8 mars 2013 à 7:23

Politique, économie, religion.

            Après mes articles sur l'Islam, j'ai reçu quelques questions. On m'a demandé aussi de faire des articles analogues sur l'Afrique Noire.
            Cette première synthèse est celle d'articles du "Courrier International" au début de l'intervention au Mali.

            D'abord qu'est ce les "salafistes". Ce n'est pas une autre religion de l'islam, mais plus une "philosophie religieuse".

            Le salafisme est une doctrine qui voit l'avenir de l'humanité dans le passé, car elle prône que nous devons calquer notre vie sur celle des "solaf" (les ancêtres vertueux).
           
Contrairement à nous qui voyons l'avenir constamment en évolution, avec l'apport de la science et du progrès, mais évidemment sur la base de ce que nos ancêtres ont construit, les salafistes estiment que te modèle à suivre est achevé et derrière nous. 
           L'avenir pour eux est donc une régression, un retour au passé et les ociidentaux sont des ennemis qu'il faut détruire.

http://lancien.cowblog.fr/images/Divers/Mali.jpg

            Quelle est l'origine du salafisme au Mali et plus généralement en Afrique.

            Depuis que le peuple malien a renversé la dictature en place, en1992, le Mali a connu une relative démocratie; il survivait grâce à l'aide occidentale et à l'exploitation de l'or et du coton, et il s'en sortait mieux que beaucoup de ses voisins.
             Mais, profitant de l'aide, son gouvernement est devenu suffisant, corrompu et a négligé tout développement notamment au Nord pauvre du pays.
            En 2012, un jeune capitaine, Amadou Haya Sanogo, voyant le mécontentement de la population, s'est emparé du pouvoir. mais a dû toutefois le partager avec un président et un premier ministre civils et accepter de préparer le pays à un retour à la démocratie.un acteur puissant.
            Ensuite, le nord du pays a servi de refuge à des rebelles salafistes chassés d'Algérie à la fin des années 1990 et a été la cible de groupes islamistes armés, mobilisés et flnancés par des fondamentalistes saoudiens et par le Quatar.

            Le gouvernement malien a perdu le contrôle de ses territoires du Nord depuis 2003, quand un mouvement lié à Al Qaïda (le GSPC) a installé sa base dans d'anciennes mines de sel gemme, dans le Sahara, à 750 km au nord de Tombouctou.
            Ce mouvement était une réplique d'un mouvement similaire, implanté depuis 1997 dans les montagnes de Kabylie, en Algérie, émanation des GIA (Groupes islamiques armés, qui ont tenu un rôle important dans la guerre civile algérienne des années 1990, qui a fait entre150 000 et 200 000 morts.
            La branche sahélienne, dirigée par Mokhtar Belmokhtar, (dont on dit qu'il a été récement tué ?) s'est rapidement intégrée au réseau de contre-bande qui s'étend sur tout le Sahara, exploitant ces liens pour financer et fournir des armes à son organisation mère du nord de l'Algérie.
            En fait l'Algérie n'a rien fait pour éliminer le groupe et a au contraire écarté d'autres puissances, notamment la France et les Etats-Unis, tout en affichant sa volonté de coopérer, sans doute pour ménager les touaregs qui occupaient le Sahara.
            Dès lors le GSPC-Aqmi constitue une menace pour les états limitrophes, en particulier pour la Mauritanie et Ie Niger,où la France détient d'importants intérêts dans les mines d'uranium, et le Mali, état plutôt fragile, alors qu' il n'a jamais véritablement représenté un danger pour l'Algérie, jusqu'à l'attentat de janvier 2013 sur une base pétrolière.

            Le GSPC-Aqmi n'a cessé de développer ses activités, criminelles et politiques, et il a profité de la crise lybienne, car, alors que tout le monde pensait que les groupes extrémistes d'Afrique du Nord se précipiteraient en Libye pour participer à la guerre contre Kadafi, les seuls qui se sont effectivement engagés, sous la houlette du GSPC-Aqmi, cherchaient bien davantage à faire sortir des armes et des véhicules du pays, pour armer les groupes sahariens.
            Le GSPC-Aqmi a ensuite profité de la rébellion touareg contre le gouvernement central malien et de l'annexion du nord du Mali, dont les Touaregs ont proclamé en avril 2012 l'indépendance sous le nom d' Azawad, Le GSPC-Aqmi souhaitait profiter de l'affaiblissement du gouvernement malien pour créer le noyau d'un émirat islamiste et a peu à peu chassé les touaregs de la région conquise.
            Mais le GSPC-Aqmi, dirigé essentiellement par les émirs algériens, s'est vu dépassé par deux autres groupes : Ansar Dine (les défenseurs de la religion), proche des Touaregs, et le Mouvement pour l'unicité et le djihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), essentiellement composé de Mauritaniens et de Maliens.

            Ansar Dine et le Mujao ont repris les principales ülles du nord du Mali, notamment Tombouctou et Gao, et ont imposé leur charia, contraignant les populations à se plier à leur culture et détruisant les inestimables mausolées arabes et leurs trésors culturels.
            Conscient d'avoir perdu la haute main sur le Sud, le GSPC, implanté dans le nord de l'Algérie, a tenté de favoriser un regroupement des mouvements islamistes au Sahel et l'Algérie, qui utilisait ces organisations pour renforcer indirectement la sécurité à ses frontières, s'est  décidée soudain à éradiquer le terrorisme sahélien.
            Pendant ce temps, Ansar Dine et le Mujao ont progressé vers le sud, comptant s'approprier tout le Mali, ce qui serait sans doute arrivé, sans l'intervention de la France, puis des autres nations africaines..

            La carte en début d'article, tirée également du Courrier international, montre les forces en présence dans cette partie de l'Afrique, les effectifs des armées nationales des divers pays et les bases françaises.
            A noter la présence d'un groupe salafiste très important dans les montagnes du nord du Niger. BOKO HARAM, dirigé par un Nigériian, Abubakar Shekau, qui est probablement à l'origine de l'enlèvement de la famille française.

            Demain je me poserai la question : qu'arrivera t'il après le Mali.?


Nota : si vous n'arrivez pas à lire les textes de la photo, sortez la sur le bureau de votre ordinateur et mettez la plein écran.

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