Mercredi 5 décembre 2012 à 8:20

Politique, économie, religion.

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Certain(e)s de mes correspondant(e)s, qui savent que j'ai eu autrefois la responsabilité d'établissements industriels appartenant à l'Etat, me demandent ce que je pense de l'accord entre le gouvernement et Arcelormittal, quant au site de Florange.
         Ce site me rappelle de vieux souvenirs car j'y avais effectué un "stage ouvrier", pendant deux mois d'été 1953, lorsque j'étais élève-ingénieur à Polytechnique, et j'en avais bavé, mais j'y avais appris beaucoup de choses, notamment sur le plan humain. J'étais logé dans la cité ouvrière, avec de nombreux ouvriers algériens et j'ai beaucoup sympathisé avec eux (ils étaient assez différents de ceux de maintenant), et j'avais beaucoup discuté avec les syndicalistes, ce qui m'avait fait découvrir un monde que je ne connaissais pas. Personne sauf mon chef de service ne savait que j'étais ingénieur et pour tous ceux avec qui je travaillais, j'étais un jeune ouvrier "bleu" qu'il fallait éduquer sur le tas. C'était le meilleur enseignement possible, parce que la partie technique, je la connaissais par avance et j'ai rarement connu par la suite une camaraderie aussi sympathique.
         J'y avais vu les hauts fourneaux, l'aciérie où un four transportable contenant de l'acier fondu, s'était détaché des filins du pont roulant et l'acier renversé brûlait tout sur son passage. Heureusement il n'y avait personne dessous.
         Les trains de grands laminoirs de 400 m de long, où je travaillais, transformaient de grosses "galettes" d'acier (des "billettes") de 2 tonnes, portées à 1100 degrés et lumineuses, (plus blanches que rouges), en tôles de plus en plus fines et de plus en plus longues. Ces tôles passant à grande vitesse entre les rouleaux qui les formataient, c'était impressionnant à voir, et cela faisait un bruit assourdissant. En fin de parcours les tôles encore à 900 d°, étaient entraînées à près de 70 m/s (plus de 200 km/h). J'ai vu une fois une tôle se déchirer et il y a alors un superbe accordéon, bien plus impressionnant qu'un accident d'auto, dans un tonnerre effrayant de tôles froissées. On n'a plus qu'à tout enlever (pas facile) et à refondre l'acier.
         A chaque passage la bande, de plus en plus longue était enroulée, puis le rouleau passé au four et qui repassait dans un autre train pour en faire une bande plus fine et plus longue.
Un peu plus large en raison de la pression des rouleaux, mais surtout beaucoup plus longue, car étirée par la pression dynamique due à la vitesse et à la traction des rouleaux d'entraînement..
         Mais c'était en 1953 et le site a dû bien changer depuis!
         Je n'en n'ai pas de photos (je n'avais pas d'appareil à l'époque) et celles de cet articles proviennent d'internet.

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         Venons en à la "nationalisation" qui a fait couler beaucoup d'encre.
         C'est un acte d'Etat qui soit confisque, soit achète des biens privés pour en faire des biens publics.
         Cela se pratiquait déjà sous les Romains, et cela s'est beaucoup pratiqué après la guerre de 39/45. Les grands pays d'Europe l'ont pratiqué, mais aussi le Canada et même les USA.
         Les motivations peuvent être très diverses : confiscation à titre de sanction (Renault dont le propriétaire était collaborateur pendant la guerre), secteur économie jugé stratégique pour la nation, regroupement d'industries (création de la SNCF), secteurs de monopoles naturels (électricité (EDF), distribution de l'eau, multimédia (RTF), pétrole ou ressources minières (charbonnages).... Dans certains états totalitaire, c'est aussi un moyen d'enrichissement des dirigeants.
 
         Contrairement à ce que croient certains ultra-libéralistes, l'Etat est très capable de parfaitement administrer une entreprise, mêmes industrielle, de la développer et de la réorienter, de façon tout à fait rentable au l plan de la production.
         Mais en général une telle entreprise emploie peu de fonctionnaires, mais des contractuels, comme les entreprises privées, et bénéficie d'un statut spécial vis à vis des finances (Etablissement public à caractère industriel et commercial, régime financier de compte de commerce, société nationale...).
         J'ai connu des établissements beaucoup plus réactifs et créatifs que certaines entreprises privées et tout aussi rentables.
 
         Par contre le défaut des entreprises d'Etat, c'est qu'elles ne sont pas dans le secteur commercial aussi bien placées que les entreprises privées, car les "clients" ont peur du "pouvoir régalien de l'Etat, et aussi parce que leurs personnels, peut être plus rigoureux sur le plan éthique, se plient mal aux discussions de marchand de tapis du commerce international.
         Elles peuvent parfaitement réussir si elles sont dans un secteur assez monopolistique, mais sont très défavorisées dans un secteur concurrentiel et d'autant plus que cette concurrence est rude, notamment en période de crise.
         Nationaliser Florange, dans un secteur de l'acier en régression, n'aurait sans doute pas été sans danger et je ne sais pas si l'Etat aurait ensuite retrouvé facilement un repreneur.
 
         Donc à mon avis, c'était une menace utile au cas où Arcelormittal n'avait fait aucun effort, mais il est nettement préférable d'avoir trouvé un accord où il n'y ait pas de licenciement et un investissement raisonnable, et une recherche de débouché autre pour les deux hauts-fourneaux.
         Evidemment c'est maintenant à l'Etat de surveiller si les conditions de l'accord sont respectées et d'obliger l'industriel indien à tenir sa promesse.
         Et, contrairement à ce que raconte la presse, toujours à l'affût des ragots et prête à jeter de l'huile sur le feu, une partie de la réussite est due à Arnaud Montebourg, qui a su faire peur à l'industriel étranger, dont d'ailleurs le dirigeant suprême, semble plus enclin à jouir de sa fortune que de s'occuper de ses entreprises et de leur personnel.

Lundi 16 juillet 2012 à 8:38

Politique, économie, religion.

L'Union européenne est confrontée à une évolution démographique sans précédent: vieillissement de la population, taux de natalité en baisse, modification des structures familiales et immigration. Face à de tels enjeux, il est primordial de réexaminer et d'adapter les politiques existantes, aussi bien au niveau national qu'européen.
Hier je vous avais parlé de l’évolution démographique dans le monde, aujourd’hui je vous parlerai de l’Europe, puis plus particulièrement de la France et de l’Allemagne.

        Sur le tableau ci-dessous, j’ai reporté les renseignements les plus importants sur la démographie des 27 pays européens.

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Sur ce tableau, on constate ce que nous avons vu hier sur la démographie mondiale :
          Presque tous les pays d’Europe seraient naturellement en régression de population, car le taux de naissances a fortement diminué et si leur population augmente légèrement, c’est grâce à une forme immigration, notamment en provenance du Magrheb et de l’Afrique Noire, et à l’augmentation de la durée de la vie (et donc un vieillissement de la population).
          Seule l’Irlande et la France ont encore un taux de natalité suffisant pour conserver un équilibre entre naissances et décès (taux mayen de naissances au moins égal à 2 enfants par femme).

          Le tableau fait apparaître un effondrement de ce taux dans les trente dernières années.
          Les sociologues expliquent mal ce phénomène car les causes sont multiples et complexes.
          D’abord le fait que les femmes font davantage d’études qu’autrefois, qu’elles occupent des postes plus importants et veulent donc se consacrer à leur métier avant de songer à la maternité. Dans toute l’Europe, l’âge moyen de première maternité a reculé de 2 à 4 ans ce qui est énorme.
          Ensuite probablement le fait que la société de consommation a habitué la population à une amélioration de leur confort, mais à un besoin financier plus important. On ne veut pas que des charges trop importantes dues aux enfants viennent perturber cette évolution. Il est probable que si la France est plutôt épargnée par cette baisse de la natalité, c’est en partie due aux aides sociales (allocations familiales, réductions d’impôts, enseignement peu onéreux…), consenties aux familles ayant des enfants, et ceci beaucoup plus que dans les autres pays européens.
    Enfin sans doute aussi le chômage et la crise, qui rendent plus difficile d’élever des enfants et font craindre pour leur avenir.

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    Ce qui est intéressant c’est d’examiner les différences de politique entre l’Allemagne et la France à partir de ces données.

    C’était l’objet des explications de Monsieur Attali au journal télévisé.
         Les Allemands, qui sont aujourd'hui environ 82 millions, ne seront plus que 73 millions au mieux et 66 millions au pire en 2050 (selon le taux d'immigration), et la France qui compte aujourd’hui 65 millions d’habitants, en aura entre 67 et 75 millions.
Les plus de 60 ans représenteront en Allemagne alors 40% de la population contre 30% en France.
          L'Allemagne n'a donc pas intéret à l'inflation, qui porte atteinte à l'épargne, donc aux personnes agées, alors qu’elle profiterait aux emprunteurs, qui sont les plus jeunes. Naturellement, sans jeunes au travail, les retraites allemandes seront difficiles à financer. L'Allemagne doit donc garder l'essentiel de ses ressources pour tenter de financer au moins en partie ses retraites, alors que la Franee a à craindre l'int1ation et a intérêt à maintenir des dépenses sociales importantes en matière de famille, de crèches, d'emploi des femmes, de logement et de fiscalité, dépenses qui sont conformes à sa structure démographique.
         Ces différences d'évolution démographique dans la même zone monétaire seront, à terme, aussi insupportables que les différences de dette publique et de compétitivité.

         Comment aplanir ces difficultés.?
         Monsieur Attali voit trois principales politiques possibles :
               - La mobilité de la main-d'œuvre, qui attirerait les plus jeunes là où il y a le plus de travail. Elle est absolument nécessaire, mais peut on imaginer que les Français iront un jour en masse, volontairement, travailler en Allemagne alors qu’aujourd'hui, ils partent volontiers n'importe ù, sauf en Allemagne.
              - L'alignement de la politique familiale française sur l'allemande: c'est ce demande madame Merkel, sous couvert de la réduction des dépenses publiques, maisc'est évidemment inacceptable.
              - L'alignement de la politique familiale allemande sur la politique fran~aise : ce serait sUrement une meilleure solution ; elle suppose que l'Allemagneaccepte d'augmentersesdépenses sociales et cesse de demander a la France de réduire les siennes. . Cela mettradu temps a etre efficace, car les habitudes familiales sont longues a changer.
               - L'acceptation, par tous de plus d'étrangers, venus d'autres eontinents, et pas seulement de l'est de l'Europe, pays européens qui sont confronté au même problème démograpbique de diminution que l'A1lemagne : c'est certainement un élément de la solution, à condition de se doter, entre Européens, d'une véritable politique d'intégration des étrangers, qui fait aujourd’hui cruellement défaut.

          Je pense que ces données méritent qu’on y réfléchisse.

Dimanche 15 juillet 2012 à 8:16

Politique, économie, religion.

        J’ai entendu au journal télévisé quelques phrases de monsieur Atali qui expliquait les orientations politiques différentes de la France et de l’Allemagne, à partir de données démographiques.
        Cela m’a donné envie de me documenter un peu sur la démographie de l’Europe, et j’ai appris diverses informations qui m’ont paru intéressantes pour en faire des articles et j'ai mis quelques chiffres dans deux tableaux. (au passage, ce n'est pas très facile de faire des tableaux sucow; finalement je les ai faits sur excel et transformés en image)

       Ce tableau sur la population mondiale, a d’abord attiré mon attention :

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      On y voit, bien sûr, l’importance des populations de l’Asie et de l’Afrique, ce que tout le monde sait.
On voit ensuite le très fort taux de natalité de l’Afrique, (et si on affinait, essentiellement dans les pays musulmans) et un taux beaucoup plus faible en Asie, en raison des restrictions de natalité de la Chine.
      On constate ensuite un fort taux de mortalité en Afrique et paradoxalement en Europe, mais dus à des raisons fort différentes : 
             - en Afrique la mortalité infantile est énorme, et l’espérance de vie est beaucoup plus faible : il u a une faible population de plus de 65 ans (en millions dans le tableau, à comparer à la colonne 1).
             - en Europe, le nombre de naissance est faible et le population vieillit ; l’espérance de vie est très élevée et il y a donc un nombre de personne de plus de 65 ans, énorme par rapport au nombre total de population..
      La mortalité infantile est élevée en Asie (notamment en Inde), et très faible en Europe et aux USA, essentiellement due aux progrès de la médecine.
Le nombre d’enfant par femme est très fort en Afrique, un peu supérieur au minimum nécessaire pour le renouvellement de la population, ailleurs qu’en Europe (mais si l’on détaillait très hétérogène en Asie entre la Chine et l’Inde ou le Pakistan).
     En Europe, il n’est pas suffisant pour assurer le renouvellement de la population, qui en fait devrait diminuer et stagne (1,07), grâce à l’immigration venue essentiellement du Magrheb, d’Afrique noire, et de la Turquie.

     Un deuxième tableau est intéressant : une projection de la population mondiale à l’horizon 2050

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      On constate que la population mondiale va passer de 6,5 à 9 milliards d’individus, que celle d’Afrique va doubler, que celle de l’Asie croîtra encore de 25%, mais essentiellement en Inde et au Pakistan.
Les populations d’Amérique auront encore une assez forte croissance (plus de 20%). Celles d’Europe, de Russie et du Japon vont diminuer (sauf immigration massive).

      Il est certain que moralement, cela pose le problème de l’Afrique où l’espérance de vie est très faible par rapport aux autres pays. Il est certain qu’un effort médical améliorerait la situation en faisant décroître la mortalité infantile et le sida notamment. Mais il faut se rendre compte que cela risque d’être explosif, si on n’améliore pas la situation économique de ces pays pour qu’ils puissent subvenir aux besoins de cette population.

      Cela me rappelle une anecdote, lorsque j’avais la responsabilité d’une équipe de recherche au Sahara ; j’avais avec moi un médecin, excellent et dévoué,  qui était chargé de notre santé, bonne en général, et qui essayait d’aider médicalement les nomades et les habitants des palmeraies voisines.
L’hygiène était peu développée et beaucoup de femmes mouraient en couches et la mortalité infantile dans les deux premières années était énorme.
Avec une amélioration de l’hygiène et des antibiotiques, il avait fait des miracles.
Mais un jour le chef de palmeraie nous a dit " Vous avez sauvé mes femmes et mes enfants et je vous en remercie. Mais maintenant, comment vais-je faire pour les nourrir.
"
     C’est dur à entendre, quand on pense avoir fait ce qu’on devait faire, mais il avait raison.

       Demain, je parlerai de la démographie européenne, qui explique en partie les divergences politiques franco-allemeandes.

Jeudi 12 juillet 2012 à 8:14

Politique, économie, religion.

Vous me demandez ce que je pense de la limitation du salaire des PDG des entreprises nationales, et d'autres correspondant(e)s voudraient savoir ce que je pense de l'équipe de foot française.
 
 
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 Je ne suis guère fana de foot et je ne regarde les matchs qu'assez rarement, s'il n'y a rien de plus intéressant à regarder. Alors je me garderai de juger le niveau technique de l'équipe de France, mais sa défaite contre la Suède est vraiment une contre-performance, et elle ne méritait pas d'aller en quart de finale. Le peu que j'ai vu me semblait être le jeu d'une équipe où les joueurs cherchaient la performance individuelle plus que la coopération en équipe. Et les comportements assez grossiers de certains m'horripilent.
            Mais je pense que c'est malheureusement normal, car vu le salaire qu'ils touchent et la brosse à reluire permanente des médias, ce n'est pas étonnant qu'ils aient un ego démesuré. Ils ne sont plus dans le monde réel et s'il leur arrive par hasard d'aller dans un supermarché, ils se mettent à courir sur le tapis roulant de la caisse, parce qu'ils croient que c'est un tapis d'entraînement !
            Je regrette les équipes d'amateurs d'autrefois (parfois conservé dans des équipes peu connues qui font des cartons parfois). Au moins les gens étaient motivés et la force était celle de l'équipe.
            C'est pour cela que je mélange cet article avec celui des PDG des grandes entreprises. Je pense que les uns comme les autres sont beaucoup trop payés pour leur valeur réelle.
 
            La rumeur est que tous les PDG sont riches et très bien payés. En fait ce n'est pas vrai.
             Dans les petites et moyennes entreprises, beaucoup de PDG ont un salaire qui n'est pas extraordinaire, bien moindre que des ingénieurs qui ont des postes importants dans de grosses entreprises.
            Certes ils ne sont pas malheureux, mais je connais des PDG de petites entreprises qui gagnent 4 à 5 fois le smic. Et la plupart des salaires de ceux de petites et moyennes entreprises ne dépassent pas 10 fois le smic.
            Donc limiter les salaires dans une entreprise à 20 fois celui de l'employé de plus bas salaire, me paraît être une bonne mesure. Il y a quarante ans, cette proportion était le plus souvent comprise entre 10 et 15, quelquefois 20, mais c'était rare.
            On nous dit que cette limitation fera partir à l'étranger certains dirigeants, mais est ce une catastrophe ? Je pense d'ailleurs que les meilleurs qui sont motivés et aiment leur métier resteront.
            Mais ces dirigeants de grosses entreprises sont ils extraordinaires? Je n'en suis pas si sûr. Certes ils ont beaucoup de relations, notamment dans le monde politique et financier et donc ils peuvent faire agir des lobbies.
            Mais leurs résultats ne sont pas si extraordinaires que cela, dès que les actions correspondantes ne reposent pas sur le copinage et le piston.
            Un fait m'avait frappé quand l'ex PDG d'Airbus prétendait ne pas être au courant du retard pris par la construction des avions qui était de presque un an. Cela m'a laissé perplexe sur la valeur de cet homme et de ses collaborateurs.
            J'ai eu il y a 30 ans la responsabilité d'une quinzaine d'établissements de fabrication. Certes ce n'était pas une entreprise de la taille d'Airbus, mais ce n'était pas non plus une PMI (la plupart des établissement avaient plus de 1000 personnes).
            Quand il y avait un retard, ne serait ce que de une ou deux semaines, j'étais prévenu par le directeur et en général j'allais voir pour savoir si l'aide de moyens humains et matériels d'autres établissements permettraient de combler ce retard.
            Alors un an de retard sur la chaîne d'Airbus et un PDG pas au courant ! Invraisemblable.
 
            Certes c'est un cas extrême, mais je susi persuadé que si on limitait le salaire des PDG à ce facteur 20 (cela fait quand même au moins 28 000 € bruts par mois; on peut vivre avec !!!), et si certains s'en allaient au USA (si les américains en voulaient !), je pense qu'on en trouverait d'aussi valables pour les remplacer, et qui sans doute auraient davantage le respect des hommes et de leurs subordonnés et employés.

Vendredi 6 juillet 2012 à 8:23

Politique, économie, religion.

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            On m'a posé une question concernant des articles parus sur internet qui disaient :
 
"Juste avant de quitter le perchoir de l’Assemblée nationale pour prendre la présidence du Conseil constitutionnel, Jean-Louis Debré aurait discrètement multiplié par dix l’indemnité reçue par les députés qui ne sont pas réélus. Elle passerait de 6 mois à 60 mois. Une rémunération de 6952,91 euros, versée pendant cinq ans, soit une indemnité de ‘ licenciement’ totale de 417 174,6 euros ! "
             Ce scandale est il vrai ?
 
 
 
            J'ai essayé de me renseigner et présenté comme ci-dessus, l'information est fausse. Mais en fait la situation est plus compliquée.
 
            Cette disposition s'appelle "l'allocation d'assurance mutuelle, différentielle et dégressive de retour à l'emploi des députés" (AARE)
            Cette mesure ne vient pas d’être votée par l'Assemblée Nationale, elle l’a été en 2003.
            Elle ne concerne pas les députés issus de la fonction publique (soit 40% des députés) ni les retraités, mais seulement ceux qui ont abandonné leur travail privé, pour siéger à l'Assemblée.
            L’indemnité est dégressive : même rémunération pendant 6 mois, puis 70% pendant 6 mois, puis 60% pendant les six mois suivants, puis 50%, puis une baisse de 5% par semestre.
             L’allocation est différentielle, contrairement à l’allocation chômage: sont déduits de son montant tous les revenus que peut percevoir l’ancien député (mandats locaux, revenus du patrimoine, etc…           
            Cette mesure n’est pas financée par les contribuables mais par les députés eux-mêmes : une cotisation de 0,5% prélevée sur leurs émoluments.
C’est le Fonds d’assurance mutuelle différentielle et dégressive de retour à l’emploi des députés qui gère les dépenses et les recettes et la gestion administrative, comptable et financière de ce fonds a été confiée, à compter du 1er janvier 2012, à la Caisse des Dépôts et des Consignations.
 
            Le nombre de députés bénéficiant de cette indemnité n'est pas très élevé.
            Pour ceux non réélus en 2002, l'indemnité n'a concerné que 71 députés et ils n'étaient plus que 11 en 2004 (je pense que les autres avaient retrouvé un travail).
            En juillet 2007, seulement 31 députés, soit 15,2% des députés non-réélus, ont perçu l’AARE pour une moyenne de 3.435 euros, et seulement trois députés ont perçu le maximum de l'AARE. Parmi les député battus en 2007, à ce jour plus aucun ne bénéficie de l'AARE.
 
En résumé le système a quelques côtés plus avantageux que le droit commun (montant de l’indemnité durant les six premeirs mois, faible taux de cotisation, durée), d’autres moins (dégressivité rapide,  caractère différentiel) : il est probablement regrettable de ne pas avoir choisi un alignement complet sur le droit commun qui aurait limité le risque de rumeurs, mais le système en lui-même n’est pas le scandale présenté par certains
Car un député qui perd son mandat ne doit pas, dans une démocratie, se retrouver du jour au lendemain sans revenu, comme c’était le cas avant la mise en place de ce système, dont les modalités sont publiques.
 
            Ceux qui s'intéressent à nos députés trouveront un point assez complet sur leur rémunération et leurs avantages sur le site suivant (mise à jour janvier 2012) :
http://www.assemblee-nationale.fr/connaissance/fiches_synthese/fiche_17.asp
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Mardi 8 mai 2012 à 7:51

Politique, économie, religion.

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            Certains de mes correspondant(e)s me demandent ce que je pense de l'élection présidentielle.
            Je ne suis pas un admirateur inconditionnel de monsieur Hollande. Mais j'ai eu l'occasion il y a une trentaine d'année de le voir plusieurs fois, car l'entreprise où je travaillais l'intéressait, et je pense que c'est un homme intelligent, travailleur et surtout honnête; pour un homme politique c'est déjà pas mal.
            Fera t'il des miracles, je ne le pense pas. Il essaiera de faire pour le mieux et je n'aimerais pas être à se place; j'espère qu'il arrivera à faire repartir la croissance, car c'est le seul moyen de diminuer le chômage.
            De toutes façons il ne peut faire pire que Sarkozy.
 
            Vous savez que je ne suis pas non plus un admirateur de notre président sortant.
            Certes je lui reconnais un grand dynamisme, une grande capacité de travail (mais pas du "vrai" travail), et d'agitation communicative. Le sens des responsabilités également, car il assume, même ses erreurs.
            Malheureusement il a fait beaucoup de vent, mais a réalisé peu de choses efficaces; beaucoup de paroles et de promesses mais les résultats n'ont pas suivi.
            Bien sûr il y a la crise, mais c'est une bonne excuse, car elle n'explique pas la plupart des mauvais résultats.
 
            Un vrai patron ne peut pas tout connaître, mais doit savoir obligatoirement faire quatre choses :
                        - d'abord s'entourer de gens compétents dans les domaines où un travail va leur être confié.
                        - ensuite il doit donner des directives de politique générale, mais il doit en déléguer ensuite à ses subordonnés l'exécution, en se contentant de surveiller si les objectifs sont atteints et quand cela se passe mal, voir alors pourquoi.
                        - il doit écouter ce que lui disent ses collaborateurs et observer l'environnement avant de prendre des décisions.
                        - pour élaborer ses directives, il doit être orienté ver l'avenir, essayer de prévoir à long terme et ne pas s'embarrasser de détails.
            Il doit être extrêmement pragmatique et avoir beaucoup de bon sens et de logique.
 
            Or monsieur Sarkozy ne remplissait aucune de ces conditions : il s'est entouré de ministres ignares, dépourvus de culture générale et souvent incompétents dans leur propre domaine : seuls monsieur Juppé et madame Kosciusko-Morizet étaient à la hauteur.
            Il s'occupait de tout et s'embourbait dans le détail des affaires. Il était le nez dans le guidon : son manque de vision à long terme et son manque d'écoute l'ont emmené dans de nombreuses contradictions.
            Il vivait dans sa bulle, dans son monde de riches et n'a pas vu la dégradation de la France et la montée de la pauvreté. Il était prisonnier du monde des finances.
 
            J'étais au départ tout à fait d'accord avec lui sur le fait qu'il fallait réformer beaucoup de choses : retraites, enseignement, fiscalité trop complexe, fonction publique trop chère et pas toujours efficace, sécurité sociale ... mais surtout lutter contre le chômage.
            J'étais d'accord aussi sur le fait que ces réformes devaient aboutir à un coût moindre, une meilleure efficacité, mais qu'elles devaient être bénéfiques pour la nation et les français.
            Ces réformes ont été faites, mais les solutions appliquées mauvaises et pas réalistes.
            Les problèmes de retraites sont loin d'être résolus et les réformes ont été effectuées au détriment de ceux qui ont travaillé le plus et dans des conditions pénibles.
            L'Education Nationale et les hôpitaux ont été détruits progressivement et sont exangues.
            Les réformes de la sécurité sociale ont introduit des soins à deux vitesses, sans conséquences pour les plus riches et au détriment des plus pauvres. Dans notre système de santé, la carte bleue est en passe de remplacer la carte vitale.
            Le logement est largement insuffisant et les loyers ont beaucoup augmenté.
            Le chômage s'est considérablement aggravé et les chômeurs étaient méprisés par le gouvernement, qui les traitait d'incapables et de fainéants. Or tout l'équilibre financier de la Nation est perturbé s'il y a un chômage important, car ce sont des rentrées d'argent (impôts, cotisations sociales, achats...) qui manquent;
            Certes il n'a pas augmenté les impôts sur le revenu, mais les impôts locaux ont cru fortement, l'Etat se déchargeant de ses tâches sur les collectivités locales, et la dette du pays est devenue beaucoup plus importante durant ces cinq ans.( + 600 milliards à la fin 2012 par rapport à 2007).
 
            Bref je ne pleurerai pas un président qui n'était que celui des puissants et des riches et non celui de tous les français et qui avait comme méthode de direction celle des financiers dans les entreprises qu'ils dirigent : diviser pour régner en montant les unes contre les autres les personnes d'opinions et de métiers différents. C'est la méthode que l'on pratique quand on n'est pas capable de rassembler et de motiver toutes les personnes, ce qui est pourtant beaucoup plus efficace.
            Par contre je trouve qu'il a accepté sa défaite avec responsabilité, fairplay et courtoisie, et j'ai été agréablement surpris. 
 
            Je souhaite donc à monsieur Hollande de ne pas faire les mêmes erreurs.
            J'espère qu'il arrivera à réduire le chômage, car c'est la chose essentielle pour tous et qu'il réduira l'emprise des financiers sur notre pays.
            On saura cela dans cinq ans.
           

Lundi 30 avril 2012 à 6:45

Politique, économie, religion.

http://lancien.cowblog.fr/images/Objetsdivers/9138a753.jpg
            J'ai reçu hier un mail "spam" de "l'Institut de la Justice", qui m'a choqué.
            Il s'empare du fait divers du policier qui a tué un criminel multirécidiviste et sur lequel une enquête est en cours.
           
            Ce mail est un réquisitoire violent contre les magistrats et la Justice, qui sont laxistes envers les criminels et durs avec les policiers, un appel à la haine contre les délinquants, au renforcement de toutes peines (c'est tout juste si le rétablissement de la peine de mort n'est pas demandé), et à l'impunité de la police.
            Je conçois qu'il puisse y avoir des erreurs de la part de magistrats comme il peut y avoir des bavures du coté de la police. Tout homme est faillible et peut céder à ses sentiments ou s'affoler. C'est regrettable et la formation des magistrats comme des policiers, devrait contribuer à éviter cela.
            Sans doute êtes vous trop jeunes pour vous souvenir, mais ce manifeste me rappelle les documents que le régime nazi et d'extrême droite de Pétain nous diffusait en 1942/43 contre la Justice et la Résistance, qualifiée de terroriste, et qui portait aux nues la milice de Vichy et la Gestapo, qui "agissaient pour notre bien à tous".
            L'Institut reproche entre autres, au syndicat de la magistrature, ses prises de position pour monsieur Hollande. Je ne les ai pas entendues, mais s'il l'a fait, je considère que ce n'est pas son rôle et qu'il a eu tort de le faire.
            Mais il est curieux de constater que "l'Institut de la Justice", qui se prétend un expert indépendant, termine son mail par un appel pathétique à voter pour monsieur Sarkozy, pour le bien de tous et la garantie de notre sécurité. J'ai eu l'impression de voir la réclame pour un épisode de Zorro, tellement c'était peu discret et maladroit.
 
            C'est aussi bizarre de voir que, alors qu'il se réclame d'être un expert, il fasse preuve d'une ignorance totale des règles de celle ci.           
            Je ne pleure pas sur le sort d'un malfaiteur notoire, il a récolté ce qu'il a semé, et on ne se promène pas dans la rue avec une grenade et un révolver à la main.
            Mais quelque soit l'endroit et la personnalité de la victime, quand il y a mort d'homme, il y a enquête, c'est la règle et la loi : d'abord par l'Inspection compétente, (s'il y a accident dans une entreprise par exemple, c'est l'inspection du Travail) et ensuite par la Justice.
            Dans la fonction publique, le fonctionnaire est présumé innocent, mais il est suspendu de ses fonctions durant l'enquête. C'est la règle et elle est acceptée de tous.
 
            Dans le cas présent, si le malfaiteur avait fait face au policier, révolver au poing, ou si en fuite, il avait été blessé aux jambes, la mise en examen n'aurait pas eu lieu. Mais l'homme ayant été blessé mortellement dans le dos, l'Inspection est obligée de déférer au Parquet la suite de l'enquête.
            Je rappelle par ailleurs qu'une mise en examen n'est pas une reconnaissance de culpabilité. C'est la décision de poursuivre l'enquête et la possibilité pour celui qui est poursuivi et son avocat, d'avoir accès au dossier.
            Si la balle a ricoché le policier sera innocenté et rétabli dans ses fonctions après enquête du juge d'instruction.
            Mais s'il a tiré sciemment dans le dos de l'homme, il est normal qu'il soit jugé et vu le type de malfaiteur, et le déroulement de l'opération, il devrait bénéficier de circonstances atténuantes, bien que, si ce que ce que cite l'institut est exact et que le révolver du malfaiteur ait été retrouvé sans qu'une balle ait été tirée, cela rend au contraire douteuse la légitime défense.
            En effet la règle de la police est de ne jamais tirer sur une partie vitale d'un individu qu'en position de riposte et de ne pas le faire sur quelqu'un, qui ne vous fait pas face ou n'est pas une menace pour un de vos collègues.
            C'est en effet une action tout à fait répréhensible pour un policier, qui détient une arme qui peut tuer, et qui doit en rester maître. Ce n'est pas une manette de jeu vidéo !
Sinon c'est le risque qu'un jour ce soit un de mes enfants ou un des vôtres, qui, ayant dit inconsidérément "mort aux vaches" dans une manif, avec une main dans sa poche, se fasse tirer dessus par un policier "en état de légitime défense", du fait de la menace.
 
            L'action de la justice dans ce cas est donc conforme aux règles et n'a rien de politique, d'autant plus qu'un juge ne se saisit pas de l'affaire qu'il souhaite, mais est désigné par le Procureur de la République, nommé par l'Etat et qui le représente et donc on ne peut accuser les magistrats d'avoir ouvert une enquête pour des raisons de politique électorale.
            A mon avis, cet "Institut de Justice", que je ne connaissais pas jusqu'à présent, m'apparaît comme un organisme d'extrême droite camouflé, genre ceux de Suède, car à mon avis, même Marine Le Pen n'aurait pas approuvé la violence d'un tel mail.

 

Lundi 19 mars 2012 à 8:01

Politique, économie, religion.

Je vous montrais il y a quelques jours les conditions de travail en Chine, et pourquoi les coûts de leurs produits, mais aussi leur qualité était faibles; c'était des bougies de voiture, donc une production "industrielle".

            Je vais vous montrer aujourd'hui des photos qu'un fabricant de chaussures Schutz, a rapportées d'Inde. Là il s'agit plutôt d'une production artisanale, mais dans quelles conditions ! "L'usine" est située à Mumbay et il s'agit d'une marque de chaussures haut de gamme en Inde "Catwalk" qui y possède 130 magasins. Vous en verrez un sur les deux premières photos.

            Les ateliers produisent  800 à 900 paires de chaussures par jour avec 200 employés et parmi eux, des enfants.

            Les ouvriers travaillent pour le prix de leur nourriture, vivent dans les ateliers, y font la cuisine pendant le travail, y suspendent leurs vêtements, et la nuit, étalent des matelas dans les couloirs pour y dormir. Le lendemain, ils reprennent le travail dès le réveil, par équipes de 16 à 17 heures par jour.

Telle est leur vie, pratiquement une vie d’esclave...

Et le patron de Catwalk est très fier de ce qu'il produit (dernière photo)
Je n'achèterai jamais de chaussures Catwalk  !


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Vendredi 16 mars 2012 à 7:59

Politique, économie, religion.

Quand j'étais ingénieur, j'étais fier de mes ateliers. On essayait de faire des matériels de qualité, que ce soit propre et l'on veillait à l'hygiène, car le travail bien fait dépend de la motivation des ouvriers.
          On se demande parfois pourquoi la qualité des matériels chinois laisse souvent à désirer et pourquoi ils sont si peu chers.
          La main d'œuvre est bon marché, mais les investissements ne sont pas non plus les mêmes que chez nous.
          Jugez en plutôt d'après ces photos, ramenées par une personne qui a été visiter un atelier de bougies automobiles.

           Je frémis en voyant la saleté des locaux et ces ouvriers qui mettent les mains, sans aucune protection,  dans les machines en fonctionnement, qui usinent le métal.


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Vendredi 2 mars 2012 à 8:07

Politique, économie, religion.

http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures3/images-copie-9.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures3/illustration19171932.jpg


















       Je ne suis pas un fana de la campagne présidentielle actuelle, mais comme tous, j'en entends parler chaque fois que j'ouvre la radio ou la télévision.
      Mais je suis étonné des propositions que j'entends faire par les divers candidats, même par ceux que l'on pourrait supposer expérimentés parce qu'ils sont au pouvoir actuellement.
        J'avoue que la dernière proposition de Sarkozy sur les professeurs de l'Education Nationale m'a complètement ébahi par son absurdité.

     D'abord il critique Hollande parce qu'il veut embaucher un certain nombre de personnes pour l'école primaire en particulier, et que cela coûte de l'argent dans une période où on n'en a pas, et où l'Etat est trop endetté.
      Même si je pense que l'Education Nationale a des problèmes de surveillance des élèves, de remplacement des professeurs malades et d'aide aux élèves en échec scolaire, je peux comprendre la logique d'une telle critique.
       Mais là Sarkozy propose d'augmenter les professeurs de 25% s'il font 40% d'heures de cours en plus.
Où est la logique dans tout cela ?

       D'abord 25% de salaire en plus pour 40% de travail supplémentaire, c'est une baisse du salaire moyen des profs qui n'est déjà pas très élevé. C'est un marché de dupes et une preuve de non reconnaissance de leur travail.
        Ensuite la mesure coûte plus cher que celle d'Hollande, et elle supprime la création d'emplois, dans une période où le chômage est catastrophique. 
       Elle n'est guère réaliste, car si le nombre d'heure de cours effectif peut paraître faible, si on y rajoute les heures de réunion avec les autres profs et les parents, et si les profs corrigeaient leurs copies et préparaient leurs cours au collège ou au lycée, on s'apercevrait que la plupart du temps ils seraient présents plus de 35 heures.

      J'ai eu plusieurs instituteurs et professeurs dans ma famille et je peux assurer que le travail d'un professeur de collège ou de lycée est à peu près le double de ses heures de cours, et probablement plus quand il est jeune, et doit davantage préparer ses cours.
      Je me demande quel est l'imbécile qui a soufflé cette absurdité à Sarkozy. Probablement le ministre correspondant, qui ne sait pas compter, puisque quand on lui demande "si 10 objets coûtent 22€, combien coûtent 15 objets?", il répond au journaliste 16,5 !!!!!  Faute de calcul indigne d'un élève de CM1, mais en plus défaut d'intelligence car 16,5 est inférieur à 22 !!

    L'autre proposition ahurissante de Sarkozy est de faire embaucher les professeurs directement par les directeurs de collège, comme le ferait une entreprise.

     D'abord quoiqu'en pense Sarkozy, j'ai été en entreprise et j'ai regardé les modes d'embauche de certaines d'entre elles et je suis loin de considérer cela comme un modèle. Au delà du copinage, présent partout, j'ai vu appliquer des mesures de sélection d'une efficacité douteuse comme la graphologie, ou tout à fait scandaleuses comme la numérologie.
     On ne s'improvise pas recruteur et les directeurs de collège n'ont pas été formés pour cela. De plus on ne précise pas ce qui serait imposé comme diplôme, pourra t'on prendre comme professeur de maths quelqu'un qui a un mastère d'histoire-géo, et réciproquement ?
     Et puis jusqu'à présent, le recrutement de professeur se faisait sur concours au niveau national : le CAPES et on prenait ceux qui réussissaient le mieux (comme dans tout concours, avec certes les aléas que cela comporte, mais pas plus que dans un recrutement individuel.
     C'est par ailleurs confirmer la non-formation que Sarkozy a déjà mise en place des professeurs à leur métier, pédagogie pourtant indispensable.

     De plus je connais des directeurs et je sais tout le travail qu'ils ont déjà à faire, et je ne pense pas que ce travail supplémentaire soit le bienvenu.

     Mais tout cela ne fait que confirmer une chose. La formation dans le primaire et le secondaire recule de plus en plus en France et par comparaison aux autres pays, et Sarkozy a largement contribué, en 5 ans , à détruire l'Education Nationale, parce qu'il veut s'occuper de tout, y compris de ce à quoi il ne connaît rien.
     Il faut dire que notre Président actuel semble nourrir vis à vis des milieux scientifiques comme littéraires, le ressentiment d'un cancre et ses titres universitaires semblent assez incertains (voir http://www.fondation-copernic.org/spip.php?article219).

    Espérons que notre futur Président saura s'entourer de gens plus capables et arrivera à remettre en partie sur les rails tout ce que Sarkozy aura détruit au cours de son quinquennat.

    J'ai entendu hier soir sue la chaîne télé 5, une discussion entre économistes, dont certains se lamentaient que Hollande veuille taxer fortement les gens qui touchaient un salaire de plus de un million d'euros par an, après déduction des charges habituelles.
    L'un d'eux manifestement favorable à l'UMP a osé affirmer que les pauvres gagnaient 4 000 € par mois !!
    Pour un économiste, il n'a pas l'air de vivre sur terre : il faudrait lui montrer qu'un smicard touche, après déduction des charges sociales à peu près 1 000 € par mois.  Que faut il entendre de nos jours et où est passé le bon sens.!!!
   Ou alors Sarkozy aurait il l'intention de multiplier le smic par 4?

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lancien

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