Mercredi 29 février 2012 à 8:13

Politique, économie, religion.

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            On me demande ce que je pense de l'affaire de la viande "halal" qui a fait l'objet d'une polémique entre Marine Le Pen et Nicolas Sarkozy. Je voudrais d'abord rappeler ce qu'est à l'origine le rite "halal".

            "Halal" désigne ce qui est autorisé par le Coran, qui interdit de manger une bête morte, blessée ou assommée. Pour faciliter l'application de ce précepte, les animaux doivent donc être saignés vivants. C'est en fait une précaution sanitaire, car au septième siècle, il n'y avait pas de frigidaire pour conserver la viande  et dans les pays du sud, il fait chaud et la viande s'avarie vite.
           D'ailleurs pour la même raison c'est aussi une coutume juive (casher).
            Evidemment les prêtres, pour faire respecter la règle ont rajouté des aspects religieux : on doit réciter des prières tandis que la tête de la bête abattue doit être tournée vers la Mecque.
            Il est certain que de nos jours, la prescription d'hygiène n'aurait pas lieu d'être, car il y a les chambres froides, mais c'est resté une coutume religieuse musulmane.
            Certains abattoirs ont reçu l'autorisation de pratiquer ce type d'abattage, car au plan sanitaire, il vaut mieux que les bêtes soient abattues dans des locaux spécialisés que chez des particuliers, qui veulent pratiquer leur religion.

            Cela dit il s'agit bien d'une polémique politique.
           
Au plan des faits il semble bien :
                 - que les cinq abattoirs de l'Ile de France abattent toute leur viande selon le rite Halal.
                - que leur production est faible par rapport à la consommation globale de l'Ile de France qui "importe" de province une grande partie de sa consommation.
                 - que néanmoins il semble qu'en France on abatte 32% des bêtes selon le rite halal, alors que la consommation pour des raisons religieuse n'est que de 7% au maximum.
                 - que la traçabilité n'est pas bonne car il n'y a pas de contrôle autre que celui des abattoirs eux mêmes, et seule une partie de la viande en cause est étiquetée "halal". Mais les abattoirs ont intérêt à utiliser ce procédé moins cher, car, passer d'un procédé à un autre, implique des procédures coûteuses de nettoyage.
                - finalement ce que l'on reproche surtout, c'est que toute la viande abattue selon ce rite ne soit pas étiquetée et donc déclarée comme telle chez le boucher, pour que le consommateur puisse choisir (s'il en a la possibilité car le boucher ne vend pas forcément de la viande conventionnelle).

             Au plan sanitaire il ne semble pas y avoir de problème important si l'abattage est fait dans de bonnes conditions, la bête étant immobilisée et ne risquant pas de souiller ensuite la viande.
            Par ailleurs les contrôles sanitaires sont les mêmes pour tous les types de viande.
            Mais ce n'est pas non plus une viande de meilleure qualité; Les grandes surfaces la vantent car elle est moins chère et donc plus concurrentielle.
            Sauf pour ceux qui ont des raisons religieuses, le problème de la viande halal n'est donc comme d'habitude qu'une histoire de gros sous.

             A titre personnel, et au plan culinaire, j'avoue que pourvu qu'elle soit saine et goûteuse, je me moque que la viande soit halal ou non.
Je préférerais que les politiques s'occupent davantage de lutter contre le chômage que de perdre du temps sur ce problème.

            J'ai par contre une certaine réticence qui me vient de mon enfance. A cette époque, les paysans des Pyrénées abattaient les cochons en les saignant vivant car ils recueillaient le sang pour faire du boudin.
            Et j'ai le souvenir de ces pauvres bêtes qui poussaient pendant dix minutes des cris déchirants de plus en plus faibles au fur et à mesure qu'elles se vidaient de leur sang. Cette agonie atroce me scandalisait et me fait encore frémir.
           J'avoue que je préférerais qu'on assomme les bêtes avant de les saigner pour ne pas les faire souffrir.

           Mais après tout, on n'oblige pas les pécheurs à attraper les poissons avec un nœud coulant plutôt qu'avec un hameçon !!
Dommage, la pêche serait moins monotone. Voilà un projet de loi qui devrait plaire à Sarkozy, lui qui veut avoir une idée tous les jours (et on vérifie plus tard si c'est pertinent, quand on a le temps !!).

Mardi 14 février 2012 à 8:35

Politique, économie, religion.

J'espère que le webmaster et le modérateur me pardonneront de publier cette caricature un peu indécente et ne supprimeront pas cet article.!! lol

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            Je vais avoir 80 ans dans un mois, alors je suis effectivement d'une génération bien ancienne, et mes habitudes sont différentes de celles de nos jours.

            Pour moi, quelqu'un qui a des responsabilités importantes, et notamment un ministre, est une personne intelligente, instruite voire cultivée, qui observe autour d'elle, réfléchit et écoute les avis de ses subordonnés, qui sait diriger une équipe, qui est habituée à la communication, courtoise et polie, même si parfois elle manie un humour "vache". Le propre d'un chef est par ailleurs de bien s'entourer de gens de valeur et de leur déléguer les tâches, certes en les contrôlant et les aidant au besoin, mais sans empiéter sur leurs responsabilités.
            Je suis au regret de constater que depuis 5 ans, ce n'est plus du tout le cas, et je ne dis pas cela par conviction politique : je suis capable d'approuver l'action d'un homme, même s'il ne partage pas mes idées, mais défend les siennes correctement et fait des affort intelligents pour mener le pays.


             Notre président est certes travailleur et entreprenant (à la limite de l'hyperactif), mais n'a qu'une intelligence moyenne, n'est ni cultivé, ni instruit, ni poli; il ne réfléchit pas toujours à ce qu'il dit et se contredit souvent, après avoir promis n'importe quoi; il veut tout faire et ne sait pas déléguer; il ne sait pas s'entourer ou fait exprès d'avoir le plus souvent des collaborateurs médiocres, pour qu'ils ne lui fassent pas ombrage.
            De plus leur honnêteté intellectuelle n'est pas leur point fort, semble t'il.
            La plupart des ministres ou collaborateurs ne sont donc pas à la hauteur et multiplient les bévues, et disent parfois d'énormes bêtises. Il n'y a guère qu' Alain Jupé et Nathalie Kosciusko-Morizet, que je n'ai pas entendu en dire et qui me paraissent de bons ministres et même si je ne suis pas toujours d'accord avec leurs thèses, elles me paraissent intelligentes et dignes d'être défendues.

            Le bêtisier serait trop long, je ne sélectionnerai que ce qui m'a choqué.

            Je vous ai déjà parlé, dans un article du 5 janvier 2012 des connaissances littéraires limitées de notre secrétaire d'Etat au Commerce, Frédéric Lefebvre, des lapsus du ministre du Travail Xavier Bertrand et de Luc Chatel, notre ministre de l'Education Nationale, incapable de résoudre un petit problème qu'un élève de CM2 normal résoudrait en 10 secondes, et faisant de surplus une réponse illogique, pour n'importe quel homme pourvu d'une intelligence moyenne.
            Valérie Pécresse, à la séance du 2 décembre 2011, sur le projet de loi de finances rectificative, a présenté un amendement pour soutenir les communes pour acquérir des gilets pare-balles, en prélevant 2 millions d'euros sur le Fonds d'aide au relogement d'urgence !!
            L'amendement a heureusement été refusé, mais va t'on mettre des gilets pare-balles aux SDF pour les protéger du froid ?
            Et Nora Berra, secrétaire d'Etat à la Santé a fait mieux : elle a conseillé sur son blog aux SDF de rester chez eux par ce grand froid. Elle ne leur a quand même pas dit d'augmenter leur chauffage  dans leur maison.
            Quant à Claude Guéant, il ne connaît pas la différence entre civilisation et société, entre coutumes et habitudes ! Il ose parler d'un grand progrès en matière de sécurité sur des gains totaux de 0,5 % alors que l'augmentation des cambriolages est de 16%!

            Je vous ai aussi dit mon avis le 10 janvier, sur la TVA antisociale de notre petit Nicolas préféré, mais ses propos récents sur les chômeurs m'ont scandalisés.
            C'est facile se stigmatiser des gens meurtris et faibles et de faire croire à la nation, que ce sont presque eux qui sont responsables du mauvais état de la France.
            Si notre gouvernement avait depuis 5 ans lutté contre la spéculation, les délocalisations et le manque d'emplois, la France n'en serait pas là et la crise moins forte.
Quand on voit Total faire 10 milliards de bénéfices, on se rend compte que la crise a bon dos et que seuls les plus faibles (particuliers comme entreprises) en souffrent.

           Je voudrais bien voir Sarkozy au chômage comme ceux qui à 55 ans sont largués par leurs entreprises, et cherchent du travail désespérément. J'en connais plusieurs et je vous assure que leur vœu le plus cher serait de retravailler à nouveau, même s'ils ne peuvent prendre leur retraite que 2 ans plus tard !
            Au début de ma retraite, quand je connaissais encore suffisamment de monde dans les entreprises, j'ai aidé des jeunes à trouver du travail. Bien sûr j'en ai connu quelques uns qui trouvaient fatigant de travailler et faisaient les difficiles; quelques autres illuminés, qui rêvaient le matin, en se rasant, d'être directeur ou ministre, croyant que c'était un métier que l'on pouvait facilement exercer.
            Mais la plupart de ceux que j'ai rencontrés ne pensaient qu'à une chose : trouver du travail et un salaire décent et régulier. J'en ai connu beaucoup qui, en attendant, multipliaient les petits boulots, exploités par leurs employeurs, et tiraient le diable par la queue, obligés de vivre chez leurs parents.
            J'ai connu effectivement quelques personnes qui truandaient, travaillaient au noir et touchaient les allocations de chômage. Qu'il faille lutter contre cela, je suis d'accord. Que l'on vérifie que les gens cherchent effectivement du travail je suis aussi pour.
            Mais dire qu'il faut imposer aux chômeurs de prendre les boulots qu'on leur propose et sinon de supprimer leur allocation, c'est vraiment n'avoir ni bon sens ni intelligence. Comment accepter un travail s'il est à 100km de chez vous,  si cela vous oblige à déménager et à mettre au chômage le conjoint, si c'est un travail à temps partiel où on vous paie au dessous du minimum, ou un travail pour lequel vous n'êtes pas formé.
            Quant à stigmatiser la malhonnêteté des chômeurs, même si cela est vrai pour quelques uns, c'est scandaleux. Actuellement, Sarkozy ne s'étant pas déclaré candidat, se fait payer tous ses déplacements électoraux par le contribuable, et ce sont des millions d'euros qu'il se fait payer ainsi indûment, au mépris des lois électorales. Est ce honnête?
            Peut être que c'est moins voyant que les enveloppes de certaines sociétés ou que toutes les multiples "associations d'amis de..." qui ont pour but de collecter des dons, bien sûr, pour chacune, inférieurs au montant maximum imposé par la loi électorale, dons que l'on rétrocède ensuite au parti.


            A force de n'être au contact que de gens riches auxquels on fait la cour, et dont on défend exclusivement les intérêts, on finit par ne plus se rendre compte de ce qu'est la réalité dans la France d'aujourd'hui. Avoir trop d'argent est aussi nuisible que d'en manquer, mais en plus cela dessèche le cœur et cela ne vous rend pas intelligent pour autant.

            Il paraîtrait que Nicolas Sarkozy va se déclarer candidat demain : il était temps, c'est le dernier jour des soldes !!

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Dimanche 12 février 2012 à 8:33

Politique, économie, religion.

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    Les Français sont depuis longtemps fascinés par le cinéma américain et les grandes fortunes de ce pays.
    Les politiques et les dirigeants des entreprises croient que le modèle américain fait la prospérité d'une nation et des entreprises, et surtout que le culte de la réussite et de l'argent permet d'obtenir de gros salaires pour ceux qui sont arrivés à un poste de responsabilité.
    C'est vrai que les moyens américains sont très supérieurs aux nôtres et qu'ils ont donc des résultats : par exemple les principales connaissances sur le fonctionnement du cerveau récentes sont acquises dans les centres des USA, bien plus nombreux qu'en Europe, couplés aux hôpitaux et où les chercheurs (très souvent étrangers) sont mieux payés et surtout mieux considérés.
    Mais il ne faut pas croire pour autant que les USA sont un paradis de bonheur.
    Il y a 30 ans, en parcourant les quartiers des grandes villes,  j'y ai vu beaucoup de misère, il n'y avait pas de sécurité sociales et les malades pauvres ne se soignaient pas, et on pouvait se faire licencier du jour au lendemain, sans aucune aide sociale.
    A l'époque cette situation n'existait pas encore en France.
    Mais cela n'empêchait pas certains chefs d'entreprise  ou certains DRH, d'être entichés des méthodes américaine, y compris les plus discutables comme la graphologie, et pire encore la numérologie !!

    Mais aujourd'hui ce n'est pas mieux car notre petit Nicolas bien aimé est un adepte des USA, après avoir été un groupie de Bush. J'espère pour lui, que Christine Lagarde voudra bien l'embaucher au FMI, lorsqu'il se sera fait battre aux prochaines élections.
    Et toute l'Europe est à la remorque des USA et pense comme les agences de notation américaines, qui ont réussi à semer la zizanie entre membres de la zone euro.
L'Allemagne est le bon élève que tout le monde déteste; malgré tous leurs efforts, les Italiens ne sont que des vauriens et la France semble en retard sur l'Allemagne et les agences, envisagent sans vergogne le scénario que redoutent tant de responsables politiques : l'éclatement de la monnaie commune, l'euro.

    Les agences de notation nous dictent notre politique financière : Selon eux, les mesures et réformes entreprises ainsi que l'existence d'un fonds de stabilité destiné à venir en aide aux pays les plus fragiles, sont trop compliquées, le Fonds européen aurait trop peu d'argent et les Européens miseraient trop sur l'épargne, la consommation des ménages et pas assez sur les stimuli budgétaires et notamment l'usage de la planche à billets et les cadeaux aux entreprises.
    L'action de la Banque centrale européenne (BCE), en revanche, a été saluée par les agences de notation. En rachetant les dettes des pays les plus instables dans des proportions démesurées, la BCE leur aurait permis d'emprunter des milliards à taux réduit. Les agences de notation ont tout intérêt à ce que la BCE maintienne son taux d'intérêt directeur à seulement 1% - inflation ou non -, car cela est censé permettre aux entreprises de trouver des financements bon marché, de se remettre à produire et donc de créer des emplois, mais cela favorise également le commerce américain.
    Plus la BCE se rapproche du modèle financier et économique américain, plus les agences se montrent conciliantes.

    En fait la toute-puissante agence américaine Standard & Poor's s'est attaqué volontairement à l'Europe en abaissant le 13 janvier la note de neuf pays sur dix-sept, et en laissant entendre que d'autres dégradations pourraient suivre.
    Non seulement elle fait le jeu des financiers américains, dont elle favorise les intérêts, des entreprises américaines en renchérissant le crédit de leurs concurrents européens, mais cette agence veut absolument s'immiscer dans les affaires européennes.    
L'agence américaine a attaqué au bon moment, où  les dirigeants européens devaient se réunir à Bruxelles le 30 janvier, et leur envoie donc un ultimatum : faites ce que l'on vous dit, vous n'avez pas le choix. Elle place les pays de la zone euro sur Ie même plan que les pays en développement. Les investisseurs qui placent leur argent en Espagne ou en Italie prennent d'après elle, les mêmes risques que s'ils décidaient d'investir en Inde, en Colombie ou aux Bahamas. Ce raisonnement est absurde mais il est destiné à déstabiliser l'Europe.

    Il serait temps de revoir ce système qui date du siècle dernier et de réagir contre la croyance que tout ce qui est américain est parfait, alors que tout ce qui importe aux américains est de préserver leurs intérêts. (voir leur comportement en matière de lutte contre le réchauffement climatique).
    Il ne faut pas attendre que les agences de notation aient ruiné l'Europe pour les supprimer. Il faut leur susciter de la concurrence, établir nos propres agences, avec des règles de notations transparentes et connues, pour qu'elles gagnent la confiance des financiers et contrebalancent les actions partisanes et éventuellement téléguidés des agences américaines.
    Quoiqu'en dise Claude Guéan, il n'y a pas de civilisation supérieure aux autres. Les Chinois, les Egyptiens, les Mayas, avaient bien avant nous, des civilisations plus évoluées que les nôtres, et quand on voit l'état de pauvreté de beaucoup en France au 21ème siècle, il n'y a pas de quoi être fiers de nous.
    Pourquoi rester à la remorque des américains et les prendre comme modèle, en important en général les mauvaises mesures qu'ils sont en train d'abandonner ? Nous ne sommes pas anglo-saxons, nous sommes « latins », avec des aspirations, des coutumes et des archétypes différents; il n'y a aucune raison que le modèle américain fonctionne bien chez nous. Il n'est ni mieux ni moins bien que le nôtre, mais il n'est pas adapté à nos aspirations profondes.

Lundi 6 février 2012 à 8:11

Politique, économie, religion.

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      Dans l'article du 31/1/2012, sur notre petit Nicolas bienaimé, j'avais cité deux appellations des services des entreprises s'occupant des personnels : « Relations humaines » autrefois, « Ressources humaines » aujourd'hui. Cela a étonné mes jeunes correspondant(e)s, qui font leurs études et ne connaissent pas encore le milieu du travail.
      J'ai reçu beaucoup de mails me demandant de préciser les points de vue des entreprises dans ce domaine.
      Je ne voudrais pas généraliser intempestivement, car il existe encore des entreprises, (en général moyennes ou petites) où l'homme est respecté.
      Je vais donc plutôt vous parler du point de vue différent, suivant que le dirigeant y est ingénieur ou financier.

      Une entreprise a une production qu'elle vend :  celle ci peut être très diverse : matérielle, virtuelle ou intellectuelle, des objets, des services, des finances, et son statut peut être très divers entreprise privée, publique, organisme, coopérative, association....

      Une entreprise à quatre sortes de besoins prioritaires :
          - de l'argent pour financer son fonctionnement;
          - des investissements pour mettre sur pied son outil de production (bâtiments machines, installations et matériels divers...)
          - de la matière première qui peut être très diverse d'une entreprise à l'autre, selon sa destination.
          - des hommes qui effectuent le travail.
      Et elle doit vendre ce qu'elle produit, pour faire entrer de l'argent et ainsi, entretenir le fonctionnement de son activité.
      Cela est vrai quelque soit la destination de l'entreprise, mais évidemment dans des proportions différentes selon par exemple qu'il s'agit d'une usine qui produit des objets ou une société d'import-export. C'est vrai pour l'ingénieur comme pour le financier.

      Mais il y a ensuite en général, une très grande différence entre le point de vue de l'ingénieur et du financier : le but poursuivi .    

      Le financier, qui dirige une entreprise, a un but prioritaire, minimiser l'argent nécessaire au fonctionnement et maximiser l'argent résultant des ventes et donc maximiser les profits des actionnaires, (et aussi son propre salaire).
     Certes pour l'ingénieur qui dirige une entreprise, celle ci soit être rentable, ne pas perdre d'argent, ne pas générer des dettes qu'elle ne puisse rembourser, et rémunérer ceux qui en sont propriétaires ou lui ont confié de l'argent (les actionnaires), mais cette rémunération doit rester raisonnable et compatible avec le fonctionnement de l'entreprise.
    Dès lors ingénieur et financier ne voient pas les besoins de l'entreprise de la même façon.

    Pour l'ingénieur l'argent nécessaire au fonctionnement ne doit pas être gaspillé et doit être dépensé à bon escient, en fonction des besoins prioritaires et dans un souci d'économie. Certes si de l'argent est disponible, il ne doit pas dormir et il faut le placer. Mais l'argent de l'entreprise ne doit pas être utilisé à des spéculation sauf si la vocation même de l'entreprise est la spéculation (mais il n'y a alors pas besoin d'ingénieur pour cela !).
    Pour le financier, il faut à tout prix minimiser les dépenses, et peu importe le moyen de faire fructifier l'argent.

    Pour le financier, les investissements ne sont vus que sous l'aspect « retour d'investissement » : il faut qu'il apportent le plus vite possible des rentrées d'argent.
    S'il est plus rentable de produire dans une usine sans hommes, il faut de faire, et l'ordinateur est avant tout un outil d'automatisation.
    Pour l'ingénieur l'investissement et l'ordinateur sont des outils au service des hommes qui font fonctionner l'entreprise, pour les aider dans leurs tâches. Certes on doit avoir un retour d'investissement raisonnable, mais, avant d'investir, il faut en étudier les répercussions techniques et humaines.

    De la même façon le financier doit rechercher le coût le plus bas des matières. Bien entendu il faut que le produit soit encore d'une qualité suffisante pour le faire vendre. Mais à court terme et si, lorsqu'il ne sera plus à la tête de l'entreprise, le produit ne lui survit pas longtemps, c'est le dernier de ses soucis. Il faut que l'argent soit vite gagné.
    Il faut jouer sur la publicité, sur le besoin, et peu importe qu'un matériel ne dure que trois ans si on habitué le consommateur à le changer plus fréquemment.
    L'ingénieur a le souci de la qualité parce qu'elle est la réputation de « son » produit auprès de « ses » clients et qu'il s'en sent responsable vis à vis d'eux. Certes la qualité a un prix, et il faut que celui ci ne soit pas exagéré, mais c'est à lui ingénieur, de faire concevoir un produit en conséquence. L'ingénieur compétent est habitué à prévoir et a donc le souci du long terme.

    C'est certainement au sujet des hommes que la divergence est la plus grande.
     L'ingénieur respecte les autres hommes (et femmes) de l'entreprise; il estime qu'il a simplement eu la chance de pouvoir faire plus d'études qu'eux.
     Il pense qu'un des buts de l'entreprise est aussi de procurer du travail et des moyens financier pour vivre, à ceux qu'elle emploie.
     Même s'il est à la tête de l'entreprise, il essaie de prendre le temps d'aller voir dans les atelier et les bureaux quelles sont les conditions de travail, il ne néglige pas l'hygiène et la sécurité, et il sait que pour que ceux qui sont dans l'entreprise la servent bien, il faut qu'ils soient motivés et que cette motivation passe par un minimum de satisfaction de leurs besoins.
    Il sait (voir mon article sur la pyramide de Maslow le 26 mai 2007 ) que l'homme a d'abord des besoins matériels indispensables à sa survie et à sa sécurité (que le financier et trop souvent le politique qualifient de façon inappropriée de « besoins sociaux »), mais qu'il a besoin aussi d'appartenance à une famille et à un groupe, de reconnaissance et de considération, et finalement de réalisation de lui même et d'accéder à une certaine connaissance, à certaines activités, à une certaine réussite.
    Bref chaque homme a besoin d'une part de bonheur, à tous les niveaux de l'entreprise, et pas seulement pour ses dirigeants et les nantis de cette terre.
    Pour la plupart des financiers qui dirigent aujourd'hui une entreprise, l'homme qu'elle utilise n'est qu'un numéro, un rouage, auquel il se sent très supérieur, de par sa position hiérarchique, et peu importe ce qu'ils deviennent, pourvu que l'entreprise puisse fonctionner et produire des gains financiers. La délocalisation n'est pas un problème : les hommes ne sont qu'une ressource, comme les matières ou les investissements.

    C'est pour cela que les « relations humaines » sont devenues les « ressources humaines ».
    Mais il ne faut pas voir que le mauvais coté de ce terme.
On peut aussi penser qu'il faut « optimiser » cette ressource qui est « précieuse » pour l'entreprise, et donc qu'il faut former sa main d'oeuvre, qu'il faut lui reconnaître un minimum de considération et de respect et faciliter ses conditions d'emploi.
    Une ressource est précieuse, on réfléchit aux conséquences avant de la délocaliser.

    Sans doute, me direz vous, je généralise et je caricature ! C'est vrai.
    Mais pendant des années, je me suis occupé dans une grande entreprise, du personnel, des investissements, de l'informatique et des finances correspondantes, et j'ai gardé, depuis que je suis à la retraite, des contacts avec les entreprises actuelles et malheureusement, je constate que trop souvent la réalité ressemble à ce que je viens de caricaturer.

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Samedi 4 février 2012 à 8:27

Politique, économie, religion.

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Des correspondant(e)s me demandent ce que je pense des dires de Sarkozy et de Hollande sur les banques. Je ne suis pas très calé en économie et je ne peux donc donner un avis pertinent; je me contenterai de dire mon opinion personnelle et mes doutes.

Dans leurs services aux particuliers je ne critiquerai pas trop les banques si ce n'est sur deux points :

                     - le premier c'est que leur service est trop cher , notamment sur les services sur internet, qui ne leur coûtent pas grand chose, car utilisant peu de main d'oeuvre (c'est nous qui faisons le boulot de frappe).
                    - les conseillers des banques regardent avant tout l'intérêt de la banque et ne défendent celui du client que s'il concorde avec celui de la banque. Le conseil au client est donc très suspect !
                Par ailleurs depuis 1999 les banques de dépôts peuvent aussi être des banques d'affaires. Elles spéculent avec notre argent.

                Sur le plan de la spéculation je ne suis pas assez calé pour savoir comment on pourrait empêcher les dérives actuelles.
                Mais je trouve scandaleux, de façon d'ailleurs plus générale que par rapport aux seules banques, que l'on puisse acheter de la marchandise, qui d'ailleurs n'est même pas encore produite, puis la revendre, sans jamais l'avoir vue ou manipulée, uniquement par écritures informatiques, et que l'on puisse ainsi faire renchérir les matières premières.
                Le marché à terme où l'on achète sans payer et ou on ne peye qu'après avoir revendu plus cher est une calamité.
                Le pire ce sont les CDS, j'en parle en fin d'article.

Au plan des nations, autant je trouve tout à fait anormal que l'on vive à crédit avec une énorme dette permanente et que l'on emprunte pour rembourser cette dette ( pour une société ou un particulier, cela s'appelle de la « cavalerie » et cela mêne à la faillite), autant je trouve anormal que des spéculateurs puissent mettre une économie en péril et que les agences qui conseillent les financiers soient toutes américaines.
                Je pense également qu'un certain protectionnisme devrait exister. On hurle dès qu'on essaie de protéger notre industrie, mais personne ne dit rien quand les USA annulent le marché d'avions passé par l'Etat à Airbus, pour lui substituer un marché à Boeing, sans compter toutes les « normes » américaines qui empêchent d'acheter à l'étranger, souvent pour des raisons de qualité très contestables. Pourquoi ne faisons nous pas de même en France?

Et sur les banques je citerai ces lignes d'un Président des Etats Unis, Thomas Jefferson 3ème président des USA de 1801 à 1809.

http://lancien.cowblog.fr/images/images/215pxTJeffersonbyCharlesWillsonPeale17912.jpg« I believe that banking institutions are  more dangerous to our liberties than standing armies. If the  American people ever allow private banks to control the issue of  their currency, first by inflation, then by deflation, the banks and  corporations that will grow up around the banks will deprive the  people of all property until their children wake-up homeless on the  continent their fathers conquered. »


Thomas Jefferson (Letter to the Secretary of the Treasury Albert Gallatin, 1802)

« Je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées constituées. Si le peuple américain permet un jour que des banques privées contrôlent leur monnaie, les banques et toutes les institutions qui croîtront autour des banques  priveront les gens de  toute possession, d’abord par le renchérissement, ensuite par la récession,  jusqu’au jour où leurs enfants se réveilleront, sans maison, sur le continent que leurs parents ont conquis »

Je ne garantirai pas l'exactitude de cette citation que j'ai trouvée sur internet, mais en tout cas, elle décrit bien la situation crée par les « subprimes » aux Etats Unis.

                Et je vous disais que je suis scandalisé par la
spéculation des banques contre les Etats grâce aux "CDS à nu"
              
  Les CDS sont des contrats d'assurance sur des actions ou des obligations, pour se prémunir des risques d'impayés. Ils sont dits "à nu" quand on achète ces contrats sans détenir le titre financier qui justifie cette assurance: par exemple, on s'assure contre le risque de faillite d'un Etat alors qu'on ne détient aucune obligation de cet Etat. Cela crée de l'inquiétude sur cet Etat : un peu comme si l'on assurait la maison d'un voisin, qui pourrait bien brûler... on se débrouille pour qu elle brûle : il suffit de vendre des obligations de ce pays, obligations qu'on ne possède toujours pas, mais qu'on s'engage à livrer à une date ultérieure déterminée.... quand on pourra alors les acheter à un cours plus bas que celui auquel on les a vendues. On gagne sur les deux tableaux et on ruine ainsi un pays (ou une entreprise). Je ne comprends pas que l'on tolère cela !

             Je n'aime pas beaucoup faire de la politique, mais mais vingt-cinq des Etats sur les vingt-sept de l'Union Européenne sont gouvernés par la droite libérale ou conservatrice. Cette famille politique n'a pas voulu prendre les bonnes décisions pour empêcher la spéculation et mutualiser les dettes.
           Et en France, Nicolas Sarkozy imaginait en 2007 d'introduire un crédit hypothécaire qui permettait de gager un nouveau crédit à partir des remboursements déjà effectués. Il voulait importer en France un modèle voisin des subprimes américains qui était en train d'exploser !     

Mardi 31 janvier 2012 à 8:36

Politique, économie, religion.

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On me demande évidemment ce que je pense des discours de Hollande et de Sarkozy.
     Je ne suis, ni expert en politique, ni en économie, donc tout ce que je peux dire n'est guère guidé que par mon bon sens, qui d'ailleurs n'est ni de droite, ni de gauche, mais prêt à approuver toute mesure qui ne serait ni sectaire ni injuste, et qui soit si possible réaliste et efficace. Ce dont j'ai horreur c'est qu'on me raconte des histoires à dormir debout.
 
     Ce qui m'agace aussi c'est que les gens sont de mauvaise foi ou n'écoutent pas l'adversaire et déforment ses paroles volontairement ou pas.

     De toutes façon mon opinion est faite en ce qui concerne Sarkozy, ce qui d'ailleurs ne préjuge pas des mesures qu'il propose.
     C'est quelqu'un de pas assez intelligent pour le poste qu'il occupe, très arriviste, qui de ce fait, a peur des gens efficaces et compétents et s'entoure très mal. Il est peu cultivé, ignorant du passé français et de ses valeurs et a un langage de charretier, ce qui est choquant dans une fonction de représentation de la France.
     Il n'a jamais mis les pieds dans l'industrie et ne sait pas ce que c'est.
     Paraître et se vanter est son habitude;  il joue en permanence à Zorro et au sauveur de la France et de l'humanité, il a une fâcheuse tendance à prendre les autres pour des imbéciles et il est hypocrite sous de faux airs de sincérité courageuse et apitoyée.
     De plus, un bon chef doit déléguer, certes contrôler et aider ses subordonnés, mais surtout ne pas vouloir faire tout tout seul, et écouter les autres et éviter de changer tout le temps d'avis et de se contredire trop souvent, sans avoir des raisons convaincantes. C'est un hyperactif ultra-extraverti, qui parle et réfléchit après. Il me rappelle souvent Louis de Funès dans ses films.
     Bref Hollande n'est pas pour moi l'idéal, mais rien ne pourrait être pire que Sarkozy!
     Mais cela ne veut pas dire que je trouverai forcément ses propositions idiotes : j'ai horreur d'une opposition purement négative.
     De son action, je pense qu'il a voulu dès le départ favoriser uniquement les riches et ceux qui votent pour lui, qu'il a eu raison d'entamer la plupart des réformes qu'il a voulu faire mais que malheureusement, à chaque fois, il n'a pas pris les bonnes solutions, qu'il n'a pas compris l'importance de l'emploi et du chômage et n'a rien fait pour le résorber.
     La crise a bon dos et permet de rejeter la faute sur les autres. Il a bien compris les problèmes des finances internationales mais ne veut pas y toucher car cela choque ses copains des banques et des grandes entreprises. Il récolte ce qu'il a semé.

Venons en à ses mesures :

     La TVA antisociale : j'ai déjà dit ce que j'en pensais dans un article du 10 janvier et je n'ai pas changé d'avis. Certes il faut essayer que nos entreprises soient plus compétitives. Mais ce n'est pas aux salariés seuls de payer la facture et l'augmentation de TVA va encore augmenter la misère des plus pauvres.
     Je ne pense pas que les entreprises embaucheront. Elles sont aujourd'hui dirigées par des financiers, qui, du fait qu'elles auront moins de charges, accroîtront les bénéfices.
Et je suis certain qu'elles répercuteront la hausse de la TVA sur les consommateurs.
Sarkozy a déjà jeté par la fenêtre 5 milliards pour la restauration et bien rares ont été ceux qui ont joué le jeu, soit du consommateur, soit du salarié, ou même fait des investissements.
     Si les employeurs devraient profiter de cette hausse de la TVA, les salariés, les fonctionnaires et les allocataires seront les perdants de cette mesure.
Toutefois, tous les employeurs ne gagneront pas de la même façon selon les charges qui seront finalement abaissées. Les salariés au smic sont actuellement largement exonérés de cotisations patronales, et ces exonérations sont dégressives jusqu'à 1,6 du smic. Si le scénario du transfert de la branche famille devait se confirmer, les employeurs qui versent des salaires plus élevés seront donc plus gagnants que ceux qui n'emploient que des "smicards". C'est injuste.
     Certes on nous démontrera que cela n'augmente pas, mais bien sûr on mélangera toujours dans les indices, ce que nous devons acheter tous les jours et notamment l'énergie (essence, gaz fioul taxés à 21,2%) et ce qu'on achète de temps à autre (TV, ordinateur, automobile).
     De plus quand on me dit que cela favorisera les exportations et pénalisera les importations, à l'instar d'une déflation (puisque le franc n'existe plus, on ne peut en faire), là je ne comprends pas, car la TVA augmentant de la même façon sur les produits français et étrangers, le rapport des prix n'est pas modifié comme dans une déflation.

     L'augmentation du COS : Il ne l'a pas dit ouvertement, mais sa mesure, c'est augmenter partout le coefficient d'occupation des sols de 30%. Alors, à qui cela profitera t'il?
     Un peu à l'industrie du bâtiment, mais cela compensera sa hausse de TVA de 5,5 à 7 %. Sinon : aux vendeurs de terrains car, comme on pourra davantage construire dessus, ils pourront les vendre plus cher, aux promoteurs, à ceux qui peuvent construire des bâtiments neufs, bref aux riches.
Mais ceux qui n'ont pas beaucoup d'argent,ceux qui sont au chômage, cela ne leur apportera rien.
    De plus la plupart des maisons individuelles ne peuvent être rehaussées (pas prévues pour cela, ou à grands frais); quant aux immeubles c'est impossible souvent sur le plan technique et surtout parce qu'il faut en général l'unanimité en assemblée générale, impossible à obtenir (il y a toujours des absents !). Et puis allez vous rehausser votre maison individuelle pour en louer l'étage et créer des logements pour d'autres que votre famille? J'espère que Sarkozy va faire un étage de plus à l'Elysée pour loger des SDF.
    Et si tous faisaient 30% de plus de logements à un endroit donné, y aurait il 30% de plus de routes, d'écoles, de commerces....?

     Les accord de compétitivité : quelle belle dénomination destinée à nous flouer.
     L'assouplissement des accords de compétitivité consiste, en clair, à permettre aux chefs d'entreprise de négocier plus facilement sur les salaires et le temps de travail, pour s'adapter à la conjoncture. Cette mesure, déjà expérimentée en Allemagne, sera très compliquée à mettre en œuvre et va plutôt à l'encontre du slogan phare de M. Sarkozy en 2007 : le "travailler plus pour  gagner plus". Maintenant, c'est "travailler moins pour gagner moins". Cela sauvera t'il des emplois, les expériences passées sont contradictoires.
     C'est par ailleurs, la fin des 35 heures et des heures supplémentaires défiscalisées.
     Cette dernière mesure a coûté en 2010, 22 milliards de rentrées fiscales à l'Etat. En période de crise je comprends qu'on la supprime et cela favorisera un peu l'embauche, mais ce sont encore une fois des salariés modestes qui vont payer la note. La puissance publique se trouve dans un paradoxe : elle subventionne d'un côté la réduction du temps de travail, et de l'autre, un dispositif conçu pour en atténuer les effets. Au fond on sort d'une situation absurde.
 Ce dispositif rétablit le « chômage partiel » (qui a coûté 600 millions à l'Etat en 2009), qui peut aider à passer un cap dans la crise, mais il n'est pas rare que des salariés passent en quelques semaines du chômage partiel aux heures supplémentaires, au gré des fluctuations du carnet de commandes. Cela fait pagaille.

     Taxe sur les transactions financières :  Je n'en parlerai pas aujourd'hui, j'ai l'intention de faire dans quelques jours des articles sur la finance.

     Création d'une "banque de l'industrie" : Nicolas Sarkozy a annoncé la création dès février, avec une dotation d'un milliard d'euros de fonds propres, d'"une banque de l'industrie", filiale d'Oséo, (un service d'Etat très utile, qu'il a privatisé), car "les banques ne prêtent pas assez". Cette banque sera créée parce que "les établissements de taille intermédiaire qui sont le coeur de l'économie n'ont pas assez de crédit", a-t-il justifié. Là je ne ferai aucune critique, mais il copie sur Hollande. Pourquoi n'y a t'il pas pensé plus tôt?

     Des sanctions pour favoriser l'apprentissage : Nicolas Sarkozy a enfin annoncé le relèvement à 5 % du quota de jeunes en apprentissage dans les entreprises de plus de 250 salariés pour faire face au chômage des actifs de moins de 25 ans, qui est supérieur à 20 % en France, selon l'Insee, soit nettement plus que le taux de chômage moyen (9,3 % au troisième trimestre 2011).
D'accord il faut favoriser l'emploi des jeunes. Mais que croyez vous que feront les entreprises pour éviter les sanctions ? : elles vireront les plus de 55 ans pour embaucher des jeunes qu'elles paieront évidemment moins cher. Tout bénef, sauf pour l'emploi globalement.

     Et ne croyez pas, après avoir lu cela, que je sois un anti-sarkoziste primaire, j'ai dirigé de gros établissements industriels, seulement voilà, j'étais ingénieur, et l'entreprise était encore  faite il y a 20 ans, certes pour gagner de l'argent, mais aussi pour donner des emplois, ce qui est aujourd'hui, le dernier souci des financiers et de la plupart des actionnaires. Les ingénieurs savent qu'il faut s'occuper aussi des hommes, et que pour que le travail soit bien fait, il faut être motivé et ce n'est pas en traitant les gens comme des pions qu'on leur donne le goût de leur travail. Autrefois RH voulait dire "relations humaines" et pas "ressources humaine" : c'est une grande différence.

Mardi 10 janvier 2012 à 8:33

Politique, économie, religion.

On  me demande ce que je pense de la loi en cours d’élaboration sur la "TVA sociale." Je ne suis pas économiste de métier, alors je ne peux que vous donner une opinion personnelle, mais je ne sais pas si elle est valable

  Une première remarque plus générale, mais qui s'applique aussi à cette initiative.
                     Je suis d'accord dans la plupart des cas sur le fait qu'il fallait faire des réformes, parce que la France a besoin d'évoluer, de se mettre en accord avec le monde actuel, par exemple réforme des retraites, de la fiscalité, de la sécu... et sur le fait qu'on ne peut continuer à s'endetter et que donc il faut faire des économies.

Seulement malheureusement mon assentiment s'arrête là, car je trouve que trop autoritaire, mal entouré et trop soucieux du paraître, Sarkozy a fait les mauvais choix dans ces réformes, sans en mesurer les véritables conséquences, trop pressé et changeant.

Il brasse beaucoup d'air, mais il y a peu de résultats concrets et ceux obtenus vont la plupart du temps dans un sens néfaste à la nation et aux français (sauf les plus riches).

La "charrue est souvent mise avant les boeufs", comme par exemple dans la réforme des retraites où on augmente sans discernement l'âge de la retraite, mais on ne s'attaque pas au préalable au chômage et notamment à celui des gens de plus de 55 ans qui sont licenciés en masse, alors qu'ils devrait travailler maintenant jusqu'à 62 ans au moins.

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Je suis d'accord sur le fait qu'il faut essayer de rendre plus compétitives les entreprises et qu'il faut essayer de diminuer les charges sur les salaires tout en préservant notre "modèle social". Donc jusque là tout va bien. 

Mais la TVA préconisée par Sarkozy me semble être une TVA "antisociale".

On diminue les charges des entreprises OK.

Mais qui va payer : si on augmente la TVA, tous ceux qui consomment, car si les entreprises ne répercutent pas sur les prix, elle ne gagnent rien en compétitivité et ce serait bien la première fois qu'elles le feraient. Certes les riches consomment plus que les pauvres et donc paieront plus, mais ce n'est qu'une part faible de leur revenu. Donc cela ne les gêne guère. Tandis que pour ceux qui ont déjà beaucoup de mal à s'en sortir, même une faible augmentation du coût de la vie sera catastrophique.

Le gouvernement dit que les salaires seront augmentés par les entreprises. Mais s'il le sont un peu, ce seront quand même les salariés qui feront les frais de l'affaire. Et s'ils compensaient totalement en salaires la diminution de charges, alors on se demande en quoi cela augmenterait la compétitivité des entreprises, car qu'elles payent les sommes en salaires ou en charges, qu'est ce que cela change ? Donc le gouvernement nous prend là pour des imbéciles (comme d'habitude).

Par ailleurs je ne crois pas que les entreprises jouent le jeu : on l'a vu pour les restaurateurs pour lesquels le gouvernement a dépensé des milliards en ramenant la TVA à 5,5% et qui n'ont pas fait grand chose, ni pour leurs salariés, ni pour les consommateurs et qui depuis le 1er janvier ont augmenté leurs prix, répercutant la hausse de la TVA à 7%.

Et faire gagner 2 ou 3% de charges sociales aux entreprises ne diminuera pas les coûts salariaux pour qu'ils soient compétitifs avec les pays de l'Est, l'Inde ou la Chine; l'écart est bien plus grand.

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                       Une diminution des charges sociales pourrait être faite, tout autre, mais je ne sais pas si ce serait possible dans le cadre européen; je ne connais pas assez le droit européen.

Ce serait de ne réformer que l'imputation des charges sociales dans l'entreprise : ne pas imputer les charges sociales sur la main d'oeuvre, mais sur le chiffre d'affaire (et pas la valeur ajoutée qui est rattachée à la masse salariale) et en exonérer au moins en partie les exportations.

Cela favoriserait les entreprises qui utilisent de la main d'oeuvre en France et pénaliseraient celles qui font fabriquer à l'étranger ou font de la simple importation, sans créer d'emplois en France, mais au contraire en en détruisant. Ce sont surtout les PME et PMI fabricant en France qui seraient avantagées et c'est sur elle qu'il faut s'appuyer, comme l'a d'ailleurs fait l'Allemagne, et non sur les grosses entreprises multinationales, qui n'ont d'autre loi que le profit au mépris de l'humain. Il y aurait une augmentation de certains produits en provenance de l'étranger, mais compensée par une baisse et une meilleure compétitivité des produits français.

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Jeudi 5 janvier 2012 à 8:06

Politique, économie, religion.

On cite souvent les “bons mots” de tel ou tel homme (ou femme) politique, et bien sûr, ils en rajoutent un peu pour faire leur pub, mais, autrefois, c’étaient des remarques plutôt intelligentes, souvent pleines d’humour.
    Les temps ont bien changé et les ministres font maintenant de vraies bévues, sans même s’en apercevoir et se reprendre.

    On se rappelle le “casse toi, pauvre con” de Sarkozy (je comprends qu’il puisse penser cela, mais quand on est Président de la République, on doit faire attention à ce que l’on dit, surtout devant tout le monde).
    Deux autres bêtises m’ont laissé perplexe. Vous trouverez sûrement des vidéos sur le net, qui les montrent en images.

http://lancien.cowblog.fr/images/images/lefebvre240.jpg    La première, qui a fait le bonheur des journalistes, est le lapsus du Secrétaire d’Etat au commerce, Frédéric Lefèbvre. Venu présenter son livre “Le mieux est l'ami du bien” lors du Salon du livre politique organisé à l'Assemblée nationale en avril dernier, il a répondu à des questions des journalistes, qui lui demandaient quel était son livre de chevet préféré :  "Zadig et Voltaire. C'est une leçon de vie, et je m'y replonge d'ailleurs assez souvent".
    J’espère que ce n’est qu’un simple lapsus (“et” au lieu de “de”), et qu’il n’a pas confondu le conte de Voltaire “Zadig ou la destinée” avec une marque de vêtements parisienne, “Zadig et Voltaire”.
Mais il aurait pu corriger son erreur !
    On pourrait aussi lui proposer “Au bonheur d’ETAM” ou “NafNaf” de Zola, ou  “Ainsi parlait Zara” de Nietzsche. (à la place “des Dames”, de “Nana” et de “Zarathoustra”).
   
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    http://lancien.cowblog.fr/images/images/images-copie-11.jpgLa seconde a été diffusée au journal télévisé du 21 décembre.
    Dans ce reportage, le journaliste avait posé en juin dernier, à diverses, personnes, le petit problème ultra-simple suivant : “si 10 objets identiques coûtent 22 €, combien coûtent 15 objets ?”
    Je pense que pour la plupart des gens, la réponse 33 vient en deux ou trois secondes. Et quand, enfant, j’étais en CM2, j’aurais mis tout au plus 5 secondes.
    Et l’horreur, c’est que Luc Chatel, Ministre de l’Education Nationale, a hésité et répondu 16,5 €, ce qui est une double erreur grossière, de calcul mental, mais aussi de logique puisque 16,5 est inférieur à 22.
    Il a ensuite ajouté “Vous me sécherez toujours sur une question comme ça, se défend-il. Ça montre qu’on peut être ministre et se tromper. J’assume pleinement.”
     Pour une personne qui a son bac, une maîtrise de sciences de gestion et un DESS de marketing, je trouve que c’est quand même étonnant.
    Je ne lui confierais pas la gestion de ma société si j’en avais une, mais on lui confie bien le budget de l’Education Nationale !!
    Cela lui arrive t’il de réfléchir un peu ?

     Et un lapsus du ministre du travail Xavier Bertrand qui a dit "les mesures que nous avons prises pour augmenter le chômage....".
Sans blague !! Mais il s'est repris par la suite quand on lui a fait remarquer son erreur.
 Les psychiatres nous disent que nos lapsus révèlent nos craintes secrètes ! Encore un coup de Freud !!

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    J’espère que les socialistes réfléchiront un peu plus avant de parler !!

PS : une réflexion qui m'avait bien amusé était la boutade de De Gaulle : les hommes les plus dangereux sont les cons actifs" !

Vendredi 18 novembre 2011 à 8:16

Politique, économie, religion.

http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures3/images1-copie-1.jpg   http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures3/images-copie-1.jpg





















    Des correspondant(e)s m'ont demandé ce que je pensait de la querelle entre “verts” et socialistes sur le nucléaire, l’EPR et le MOX.
    Je trouve qu’on ne doit pas mettre la charrue avant les boeufs.
Je m’explique. C’est une question de bon sens et de logique.


    Il faut savoir qu’en France le renouvellement total des logements (et les économies d’énergie qui l’accompagnent), met un siècle environ. Et un changement complet de type de production d’énergie demandera également des dizaines d’années. Ce qui ne veut pas dire qu’il ne faille pas le préparer,mais encore faut il savoir dans quelle voie.
    Il faut être conscient que en France plus de 70% de notre électricité est nucléaire et à un prix très compétitif et une grande partie du reste d’origine hydroélectrique et que, de ce fait, nous produisons peu de gaz à effet de serre.
    Dans le monde la production d’électricité (schéma de droite), est essentiellement faite à partir des énergies fossiles et la demande (schéma de gauche), va augmenter fortement avec la demande des pays émergents.

http://lancien.cowblog.fr/images/ClimatEnergie/images1-copie-3.jpghttp://lancien.cowblog.fr/images/Sciences/Repartitionelectricite2.png
















    Je suis d’accord sur le fait qu’il faut préparer une sortie du nucléaire à terme, car l’énergie de fission produit des déchets radioactifs, mais je pense que l’on ne voit pas clairement par quoi la remplacer, que cela prendra des dizaines d’années, et que d’autre part, si on raisonnait avec bon sens, il faudrait supprimer aussi toute l’industrie chimique qui produit mille fois plus de déchets bien plus dangereux, car on maîtrise bien le stockage des déchets nucléaires, très restreints en volume, et par contre on laisse faire n’importe quoi aux industries chimiques et pharmaceutiques, et on n’en parle pas, de peur de les fâcher et d’affoler les populations.

    Supposons qu’on veuille sortir rapidement du nucléaire.
    On peut le faire en faisant comme les allemands, mais cela coûte cher, car il faut construire des centrales à charbon et à gaz.
    Mais alors, adieu nos engagements en matière de rejets de CO2, que, pour une fois, nous arrivons à tenir.

    Personnellement, quand je vois l’accumulation de tempêtes semi-tropicales, même chez nous, l’invasion par les frelons chinois qui prolifèrent et tuent les abeilles, j’ai beaucoup plus peur du réchauffement climatique que du nucléaire.
    Sur le plan fonctionnement par contre le coût du kw fossile n’est pas plus cher que le kw nucléaire, si l’on tient compte du coût de l’extraction et de la fabrication du combustible.

    Faire des économies d’énergie et d’électricité. Certes, c’est une chose souhaitable. Mais d’une part vu l’augmentation du fioul et du gaz, certains évolueront vers l’électricité, et par ailleurs l’économie principale serait d’éteindre les appareils en veille, mais ils ne sont pas conçus en conséquence, et nous n’avons pas les moyens financiers de changer tous nos appareils pour cela.
    Et croyez vous que les chinois et les indiens vont renoncer à une amélioration de leur niveau de vie? Ils construisent centrales à charbon et nucléaires pour y faire face.? Nos consommations sont minimes, face aux leurs !
    L’utilisation de pompes à chaleur, de piles à combustibles, permettra certaines économies, mais il faut encore 20 ans de recherches et études (voir mes articles d’août à ce sujet).

    Les “verts” ne jurent que par les énergies renouvelables. Je crois qu’ils manquent de bon sens.
    Certes il faut faire des recherches dans ce domaine. D’abord cela créera des emplois. Mais si dans 20 ans nous avons 15 à 20% d’électricité produite par du renouvelable autre que le nucléaire (car le nucléaire est renouvelable, vu le transformation possible de certains déchets en combustible et les quantités énormes de Thorium contenu dans l’eau de mer, que l’on pourrait utiliser), ce sera un miracle et il nous aura coûté très cher, à nous, les contribuables.
    Faisons un rapide tour d’horizon :

    L’éolien : une éolienne produit quelques mégawatts, alors qu’une centrale nucléaire quelques milliers. Il faut donc plusieurs centaines d’éoliennes pour remplacer une seule centrale nucléaire.
    Sa construction est chère, faite de béton et d’acier, et on n’a pas de recul sur sa longévité et le coût de l’entretien.
    Au plan des coûts; le kw éolien revient deux fois plus cher que le kw nucléaire. Cela est en partie masqué par les subventions que nous payons (nous contribuables).
    Et le gros problème de l’éolien, c’est qu’il ne fonctionne bien que lorsqu’il y a du vent et le reste du temps il faudrait stocker l’électricité, ce qu’on ne sait pas faire, et donc il faudra des centrales à gaz pour pallier l’absence de vent (comme en Allemagne) et donc production de CO2.

    Le photovoltaïque : les cellules photovoltaïques actuelles sont d’un rendement trop faible pour une production électrique de masse intéressante, tant en coût qu’en surface nécessaire.
    Le kw photovoltaïque revient plus de 10 fois plus cher que le kw nucléaire et il faut 8 millions de panneaux solaires déployés sur 3000 hectares pour remplacer une centrale nucléaire
    On espère que les cellules de troisième génération permettront d’améliorer le rendement actuel, trop bas pour être vraiment intéressant. Mais le solaire, s'il permettra de subvenir aux besoins de maisons individuelles, et peut être d'immeubles en matière de climatisation et de besoins sanitaires (à condition de gros progrès et de l'associer à des pompes à chaleur - j’ai fait un article sur elles en août), jamais le solaire ne permettra la production de masse d'électricité car il faudrait couvrir toute la surface de la terre de capteurs, dont le rendement photoélectrique par m2 ne sera jamais bon.
    Par ailleurs, comme pour l'éolien, la production est intermittente et aujourd'hui on ne sait pas stocker en grande quantité l'énergie électrique.
    Là encore les subventions cachent le phénomène et malgré elles  ce n’est pas rentable. Je connais quelqu’un en Bretagne, qui a remplacé les tuiles de son toit par des panneaux solaires et le regrette amèrement, car il n’arrive à produire que la moitié de ce qu’il escomptait en hiver, et cela lui revient cher. Et pourtant il est relativement riche pour pouvoir se payer cela, et c’est nous, sur nos impôts qui lui payons l’aide de l’Etat sous forme de subventions et de courant racheté très cher par EDF, l’été, quand EDF n’a pas besoin de courant. !

        Je ne pense donc pas qu’on puisse couvrir la France de dizaine de milliers d’éoliennes et de millions de capteurs solaires dans les champs et que, par ailleurs,  les français acceptent, en ce temps de crise, de payer l’électricité éolienne deux fois plus chère et l’électricité photovoltaïque douze fois plus cher que l’électricité actuelle, (les subventions, c’est un leurre, c’est nous qui les payons dans nos impôts et en fait ce sont les riches qui en profitent, ce qui n'est guère étonnant de la part du gouvernement actuel !)
    Donc notre alternative, c’est, comme pour l’Allemagne,  le nucléaire ou le charbon producteur de CO2
    A mon avis le successeur renouvelable du nucléaire, ce sera l’énergie de fusion, (voir mes articles de juillet 2011 sur ITER), qui ne produit pas de déchets radioactifs et donc n’est pas dangereuse, mais ce ne sera que pour la fin du siècle.


    Quant à l’EPR et au combustible MOX, ce sont de faux problèmes.
    L’EPR est un réacteur très sûr, mais on l’a tellement voulu sûr qu’il est très cher.
    Mais on a besoin de réacteurs supplémentaires et maintenant qu’il est à moitié construit, on ne va pas l’arrêter, ce serait financièrement idiot. Les verts l'ont compris
    Quant aux ennuis actuels, c’est uniquement des problèmes de génie civil et de béton, et il faudra rectifier les malfaçons;
    Mais je ne sais pas si on construira beaucoup d’EPR mais plutôt des réacteurs que l’on étudie actuellement avec les chinois et qui devraient être moins onéreux.

    Pour le MOX, ce n’est pas un combustible plus dangereux qu’un autre. Les verts ont peur parce qu’il contient du Plutonium (environ 7%), mais le Pu n’est pas plus dangereux que l’uranium. ( ce sont tous deux des poisons chimiques équivalents et c'est leur danger chimique qui est prépondérant par rapport au nucléaire). Et le MOX a l’avantage de consommer ce plutonium, ce qui le détruit et évite de le stocker (en produisant toutefois dans le réacteur des déchets de fission analogues à ceux de l’uranium).
    C’est par contre un combustible bien connu, dont la fabrication est bien au point et qui est facile à utiliser (on empile en effet dans un barreau étanche, de petites rondelles d’uranium et de plutonium frittés ensemble).
    En plus on élimine ainsi des surplus de Plutonium lors de l’élimination des bombes atomiques dans le cadre des accords de désarmement.
    Du coup nombre d’écologistes, peu informés, croient qu’un chargement de MOX est aussi dangereux qu’une bombe nucléaire, ce qui est totalement absurde..
    C’est ce qui explique la caricature ci dessous, qui certes est amusante, mais ne fait qu’inquiéter bêtement les populations.

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    Les engueulades actuelles, ce sont donc des gesticulations de politiques,
relayées par les journalistes en mal de sensationnel, qui n’ont guère de notions techniques des problèmes posés et les traitent quand même, sans même informer la population ni du contenu des problèmes, ni des raisons du choix des solutions.

Samedi 22 octobre 2011 à 8:09

Politique, économie, religion.

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     On me demande ce que je pense de la mort de Kadafi; en fait, peu de choses.
    Je pense qu’il ne faut jamais se réjouir de la mort d’un homme, même d’un criminel, mais je ne pleurerai pas non plus sur son sort.
    Il n’a eu que ce qu’il méritait : c’était un fou sanguinaire qui a de nombreux morts sur la conscience et qui faisait emprisonner, torturer et tuer tous ceux qui le gênaient, et qui par ailleurs a amassé une fortune considérable au détriment de son peuple.
    Bien sûr, en habitué des moeurs occidentales, je l’aurais arrêté pour le faire passer en jugement. Mais si ceux qui l’ont pris l’ont exécuté sommairement, ce qui semble possible, je les comprends aussi : ils ont d’autres coutumes que les nôtres, une autre justice et beaucoup de leurs camarades sont morts par la faute de Kadafi. Alors ils ont peut être préféré le voir mort que de risquer l’issue d’un procès.
    Et je pense que l’ONU ferait mieux de s’occuper de choses plus importantes que de demander une enquête sur sa mort.
    Que penseront les syriens qui meurent sous les balles de leur police et de leur armée, ou les familles des techniciens et ouvriers français de la Direction des Constructions Navales, victimes de l’attentat de Karachi ou celles des passagers morts dans les avions où le tyran libyen avait fait placer une bombe ?
    Il faut tourner la page et maintenant, c’est aux libyens de bâtir leur pays dans la liberté. C’est difficile et ce n’est pas pour autant que les conditions économiques leur permettront d’avoir une vie sereine.
    Ils ont une grande chance, par exemple par rapport aux tunisiens, c’est l’énorme rapport de leur pétrole. S’ils arrivent à l’exploiter correctement et que leurs nouveaux dirigeants soient intègres et ne confisquent pas ces richesses à leur profit, le peuple libyen devrait avoir un avenir meilleur.
    C’est ce que je souhaite aux habitants de ce pays qui depuis 40 ans ont beaucoup souffert par la faute de Kadafi.

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