Lundi 25 septembre 2017 à 18:27

Psychologie, comportement

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        Je constate que beaucoup de mes correspondants jeunes aspirent à une grande liberté, et ont des difficultés dans leur travail car ils acceptent mal l’autorité de leur chef. Ils rêvent d’une société sans hiérarchie, où l’on serait complètement libres.

Jeudi 24 août 2017 à 9:57

Psychologie, comportement

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     "Le bon sens est la chose du monde la mieux partagée » disait Descartes dans le « Discours de la Méthodes », et il en donnait la définition : c’est « la puissance de bien juger, et distinguer le vrai d'avec le faux, qui est proprement ce qu'on appelle le bon sens ou la raison est naturellement égale en tous les hommes ».
    Boileau tempère fortement cette affirmation en disant, dans un poème :
        Tout doit tendre au bon sens : mais, pour y parvenir,
        Le chemin est glissant et pénible à tenir ;
        Pour peu qu'on s'en écarte, aussitôt l'on se noie.
        La raison pour marcher n'a souvent qu'une voie.


    Le bon sens qualifie ce qui est sensé, raisonnable, prudent ou judicieux basé sur une perception simple des situations et des faits; il est associé à la sagesse, au raisonnement et à la prudence. Il évite que l’on croit n’importe quoi et il incite à réfléchir avant de parler ou de répondre à une question pour éviter de dire une bêtise.

    Je ne sais si tout le monde avait du bon sens du temps de Descartes, mais je pense qu’aujourd’hui, beaucoup de personnes ne semblent plus disposer de cette qualité et considèrent n’importe quelle information comme véridique, notamment sur les réseaux sociaux, font courir des rumeurs absurdes, ou font des raisonnements et des réponses complètement illogiques (voir les « histoires » de mon intermède dans mon article du 11/3/2016).   
    Quelles sont les dispositions de l’esprit que demande un solide bon sens, l’exercice de ces dispositions se faisant d’ailleurs en partie de façon inconsciente.

    Le bon sens nécessite d’abord une bonne mémoire des faits, une certaine curiosité intellectuelle et un certain esprit de synthèse, pour leur associer causes et conséquences. En effet face à une situation ou à une information nouvelle, on commence par la comparer à la base de données des faits ressemblants que l’on a en mémoire.
    Le bon sens requiert aussi une certaine analyse pour ne pas faire ou voir compliqué quand on peut le faire simplement.
    Bergson donnait comme exemple une personne de bon sens qui arrivait en haut d’une colline et voyait une grande masse avec de grands bras. Serait ce un géant ? La personne cherche dans sa mémoire et trouve que cela peut ressembler à un moulin. C’est certainement plus vraisemblable qu’un géant !
    :

    Le bon sens demande ensuite un certain esprit critique, qui mette systématiquement en doute toute information ou fait qui se présente à vous, et examine ce qui semble avéré et au contraire ce qui semble douteux ou peu probable et mérite d’être vérifié.
    Pour cela il faut un certain esprit logique qui analyse causes et effets et remarque ce qui paraît illogique, ou non conforme aux habitudes, aux règles ou aux connaissances.
    Il faut avoir les pieds sur terre, un certain réalisme. Malheureusement l'esprit humain peut être convaincu qu'une idée est correcte, alors que des indicateurs démontrent clairement le contraire.
    Il faut en particulier se garder des amalgames, ou de la généralisation de faits particuliers que l’on applique à tout un groupe (c’est une des sources du racisme). Tout n’est que très rarement tout noir ou tout blanc.

    Le bon sens nécessite aussi une certaine connaissance de l’humain, car beaucoup d’informations nous viennent d’autrui et peuvent être fortement influencées par la personnalité de notre interlocuteur, ses goûts, ses intérêts, ses qualités et ses défauts et également par son environnement social et personnel.
    Il nous faut différencier les gens crédibles de ceux qui ne le sont pas.
    Il faut aussi se méfier de nos propres émotions qui influencent notre jugement et peuvent nous orienter sur une piste erronée. Nous avons tous en particulier certains préjugés.

    Le bon sens exige aussi d’être tolérant, d’écouter autrui, de se renseigner auprès de sources et personnes multiples, pour comparer les avis. Il faut savoir admettre qu’on peut avoir tort, et si on vous en convainc sur une opinion donnée, il faut alors savoir en changer.

    En fait on trouve très peu d’écrits sur le bon sens, sauf au plan philosophique, car les grands auteurs se sont penchés sur ce problème, mais en termes souvent ésotériques et loin de la réalité.
    Par contre on trouve de nombreux écrits sur « l’esprit critique » et j’en dirai quelques mots dans un prochain article.

Samedi 8 juillet 2017 à 9:49

Psychologie, comportement

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         Evidemment, comme j’ai fait un article sur les personnes borderline (aux limites), on m’a tout de suite posé la question, « Quelle est la différence avec quelqu’un de « bipolaire ? »
         Cela ne m’étonne pas = ce sont les deux « tartes à la crème » des journaux de psychologie qui voient partout des malades mentaux et veulent nous persuader que nous le sommes un peu. Il faut bien faire du sensationnel.
Cela dit, certaines personnes ont vraiment des troubles bipolaires et c’est alors aussi une affection de l’humeur qu’il vaut mieux soigner, car ils peuvent conduire à la dépression.

          Les troubles bipolaires sont aussi appelés « troubles maniaco-dépressifs », mais cette appellation ne fait que compliquer les choses et nous induire en erreur.
          On ne sait déjà pas bien ce qu’est une dépression, car elle peut avoir maintes formes et être plus ou moins grave, mais maniaque a, dans le vocabulaire courant, une signification différente de celle en psychologie.
          Dans le langage courant être maniaque, c’est être obsédé par quelque chose, par exemple l’ordre et la propreté, et s’occuper alors de détails, avec un goût et un soin excessif (souvent en reprochant aux autres d’être négligents sur ce point).
          En psychologie, l’état maniaque, c’est lorsque l’on est très euphorique et excité, hyperactif et d’humeur très irritable, avec une perte du sens de la réalité.
          Finalement les troubles bipolaires c’est une succession d’épisodes où l’on est maniaque, puis dépressif. Autrefois on appelait aussi cela être cyclothymique, mais c’était une appellation plus générale pour quelqu’un qui passait sans cesse de la bonne humeur optimiste au pessimisme le plus complet.

Comment décrire les troubles bipolaires ?

    La phase « maniaque » :
          Bien entendu je connais des excités, des hyperactifs et des coléreux qui ne sont pas bipolaires, et le comportement d’une personne atteinte de tels troubles est assez différent dans la phase maniaque :
               - Elle peut être très facilement distraite par ce qui l’entoure et a du mal à être attentive. Elle peut perdre totalement le contact avec la réalité.
              - Elle peut avoir une confiance aveugle en soi : c’est la meilleure, le roi du monde; et donc pendre des risques trop importants voire même avoir des comportements dangereux..
              - Elle peut avoir un contact facile et familier avec les autres, se traduisant par une grande communicabilité et une capacité étonnante à détecter et à réagir aux attitudes d’autrui
              - Elle peut avoir des idées incessantes et en tous sens, parler sans cesse très rapidement, rire souvent même sans raison. Désinhibé, le patient chante au milieu de ses phrases, fait des plaisanteries caustiques, osées, des jeux de mots faciles, des calembours
             - Elle peut tenir des propos invraisemblables et avoir également des projets grandioses et peu réalistes    .
             - Elle peut avoir une agitation motrice très forte, ne tient pas en place, se lève brutalement, déambule.
             - Elle peut ne pas avoir besoin de beaucoup de repos ( moins de 3h de sommeil par nuit )
             - Elle peut devenir très agressive et violente en paroles envers sa famille et ses plus proches
             - Elle n’a pas conscience de ses comportements anormaux et ne se reconnait pas malade.

            La phase dépressive :
          « Déprimer », étymologiquement, signifie « rabaisser ». La dépression est l’abaissement de l’humeur.
La phase dépressive est en quelque sorte le miroir de la phase maniaque : le sujet présente des signes de grande tristesse, il est ralenti et n’a goût à rien, parfois il veut mourir. Il perd son élan vital, ralentit son psychisme, perd tout intérêt pour l’environnement et l’action, n’a plus de plaisir pour ses activités habituelles.
On peut avoir des troubles de concentration, de mémoire, voire de raisonnement,
        Il y a en général perte de la confiance en soi et afflux d’idées négatives
        Il peut y avoir agressivité ou repli sur soi.
        L’appétit et le sommeil sont perturbés

       La « mélancolie » est une forme particulière de dépression, caractérisée par l’intensité de la tristesse et de la douleur morale du patient qui éprouve un malaise permanent. (là encore la signification de ce mot en psychologie est très différente deu langage courant).
      Le patient se sent indigne de vivre; les idées suicidaires souvent dissimulées et déterminées sont fréquentes avec parfois des passages à l’acte grave.
      Parfois, la mélancolie s’accompagne de signes délirants avec des idées de culpabilité, de ruine, d’incurabilité (« cela n’ira jamais mieux ») jusqu’à des hallucinations.

      Les causes du bipolarisme sont mal connues. La maladie intervient souvent après un stress important ayant crée une grande anxiété ou un grand traumatisme.
     Il semble que le mécanisme de certains neurotransmetteurs soit modifié, notamment celui de la sérotonine, et qu’il y ait une hyper activité des centres amygdaliens, peu contrôlés alors par le cortex préfrontal.
    on constate en général une concentration importante permanente de cortisol pendant la phase dépressive.

     Il ne faut pas confondre les troubles bipolaires qui se succèdent avec des intervalles de plusieurs jours voire plusieurs mois, avec une personnalité multiple.
     Le trouble de double personnalité fait partie des troubles dissociatifs de l'identité, définis par la présence de deux ou plusieurs identités. Plusieurs états distincts de personnalité vont se succéder chez un même individu. Ainsi, il peut avoir des difficultés à évoquer des souvenirs et n'a pas nécessairement conscience de cette succession d'états qu'il vit. Pour les personnes ayant vécu des traumatismes psychiques ou physiques, la double personnalité permet d'éloigner de la perception les souvenirs traumatiques.

Mercredi 5 juillet 2017 à 9:38

Psychologie, comportement

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          Une jeune correspondante s’inquiète parce qu’elle est tantôt joyeuse tantôt triste et elle a fait un test sur un journal féminin et il lui est dit qu’elle a une « légère tendance borderline ». Alors, inquiète, elle me demande ce qu’est un sujet borderline.
          Les journaux autres que scientifiques, ont tendance, en recherchant le sensationnel, à dire n’importe quoi. Et les tests, c’est tellement couru ! Mais ce sont des tests sans contrôle, sans étude statistique, alors les résultats ne sont guère probants.
          Nous avons tous nos moments de joie et de tristesse, des succès et des problèmes, des instants de détente et de stress. Ce n’est pas pour autant que l’on est bordeline, car c’est une situation mentale beaucoup plus tranchée.

          Il semble qu’il y ait 2% de la population qui a des tendances borderline et les femmes sont plus touchées que les hommes. Mais on ne dit pas à quel degré et cela reste assez vague. (origine DSM et OMS).
          Quels sont les comportements d’une personne borderline ou « aux états limites »?
Les cours de psycho thérapeutique définissent des comportements caractéristiques, qui certes ne sont pas tous forcément présents, ni avec la même intensité :
          L’une des caractéristiques souvent rencontrée est une instabilité d’humeur, avec des variations incontrôlables en quelques heures.
Ses relations peuvent aussi avoir des variations rapides, passant de l’amour à la haine.
          La personne tient énormément à l’estime des autres, a le sentiment d’être délaissée, abandonnée et peut dès lors devenir encombrante par son harcèlement.
          Cette attitude résulte souvent d’une vison instable d’elle même et un manque de confiance en elle même qui varie beaucoup dans le temps et peut atteindre de fortes proportions, cela sans motif particulier. La personne peut se sentir face au néant, à un vide, à l’inutilité de son existence, à de l’ennui permanent.
          Finalement il y a une certaine incapacité à maitriser ses sentiments et ses émotions, ce qui peut se traduire par des excès brusques, par exemple de colère, de frustration ou au contraire d’élan affectif.
          La personne peut prendre des risques importants, voire des comportements impulsifs qui pourraient amener des accidents.
          Dans les cas plus graves, le patient peut avoir des tendances paranoïaques, lorsqu’il est en état de stress.
Il peut avoir des réactions d’automutilation ou des pensées suicidaires

          Bien entendu les psychoneurologues ont fait des études sur de tels sujets, par comparaison à des groupes témoins de personnes non borderline.
          Ils ont montré que lorsqu’on montre des vidéo de personnages qui ont des émotions ou sont dans des situations difficiles, les personnes borderline détectent sur les visages qu’il y a problème, beaucoup plus tôt que les groupes témoins, et s’identifient davantage à leur interlocuteur et à son angoisse. Des indices de réprobation ou de réaction positive donnent lieu de la part des patients à des réactions exagérées.
          Les personnes borderline ont donc une sensibilité émotive à fleur de peau et des réactions exagérées à leurs émotions, surtout négatives, mais avec une grande instabilité de telle sorte que leur comportement est très variable.
Elles sont par ailleurs très sensibles aux émotions, sentiments et gestes d’autrui, mais ont du mal à les interpréter, d’où des réactions inappropriées. Elles ont donc du mal à faire confiance aux autres et ses sentent relativement seules et abandonnées.

          Peut on expliquer leurs réactions, notamment à la suite d’examens IRM.
          Il semble que les centres amygdaliens soient trop sensibles et réagissent trop violemment aux émotions négatives, et que par contre les centres régulateur des émotions en particulier le cortex cingulaire antérieur et le cortex préfrontal ventro-médian aient au contraire une activité insuffisante. L’insula qui alerte des erreurs de jugement dans nos relations sociales st par ailleurs peu active.
Des anomalies du système de récompense, de la sécrétion de dopamine ou de sérotonine peuvent également être en cause.

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          Beaucoup de personnes qui ne sont que très faiblement borderline , ne consultent pas un psy. Que peuvent elles faire?
          Essayer d’abord d’être conscient des réactions émotionnelles exagérées et négatives. Essayer sur le moment de prendre le contre-pied : si on est triste et on veut s’enfermer dans sa chambre, au contraire sortir au grand air ou avec d’autres personnes, si on a envie d’en découdre avec quelqu’un, ne pas le voir pendant quelques temps pour éviter une colère…
          Toutes les techniques de relaxation et d’apaisement sont bonnes : lire, écouter de la musique apaisante, se décontracter, marcher au grand air….
          Un entrainement à moyen terme est de se concentrer sur des observations ou des faits précis et pragmatiques, pour fixer son attention sur autres choses que les émotions.
Mais si l’on devient très négatif, il vaut mieux consulter.

          Mais n’allez surtout pas vous croire borderline, parce vous êtes plus ou moins gai ou stressé selon les instants : cela c’est la vie de tous les jours.

Mercredi 26 avril 2017 à 10:09

Psychologie, comportement

   

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  Un des grands problèmes des jeunes aujourd’hui, harcelés par les SMS sur leur téléphone portable, les réseaux sociaux sur leur ordinateur et la télévision, c’est d’arriver à penser à autre chose et à se concentrer sur certaines tâches.

 

Qu’est ce que la concentration ?

 

C’est différent de l’attention. Notre attention est attirée par un objet, par quelque chose qui se passe dans l’environnement.

La concentration est consacrée à une tâche : si on lit un livre la concentration n’est pas sur le livre, mais sur la lecture et sa compréhension.

 

La concentration a au départ un but, un objectif, une tâche à accomplir. Certes elle mobilise notre attention sur des perceptions : vue, sons, toucher… Mais elle sélectionne parmi ceux-ci, ceux qui sont utiles à la tâche projetée et élimine les autres. 

Par ailleurs elle nous pousse à réagir aux variations possible de l’objet de notre attention : s’il se passe quelque chose, on agit (le joueur de tennis concentré court vers le filet si l’adversaire fait une amortie. Le spectateur par contre fait attention à la balle, mais il n’est pas concentré sur son jeu, puisqu’il ne joue pas. 

Finalement, se concentrer c’est privilégier trois façons de réagir : se fixer un objectif et les tâches correspondantes, focaliser l’attention et percevoir de façon orientée en vue d’une tâche, et réagir selon les circonstances pour continuer à exécuter la tâche au mieux.

 

 

Les enfants de moins de 7 ans ont du mal à suivre un objectif et ils se laissent mener par leurs diverses perceptions. A partir de sept ans environ, le cortex préfrontal prend les commandes, peut fixer un objectif et concentrer l’attention et l’action su les tâches correspondantes.

On peut réaliser en laboratoire des tests de concentration. On constate alors que à l’extrême vous avez des individus qui restent imperturbablement concentrés sur leur objectif et leurs tâches pendant des périodes longues et, au contraire, d’autres qui ne peuvent rester concentrés plus de quelques secondes et se laissent distraire en permanence de leur objectif.

En général les capacités de concentration sont maximales entre 20 et 30 ans, mais on trouvera chez des jeunes comme chez des adultes, des personnes pour lesquelles la concentration est difficile. Le plus souvent elles sont distraites par les perceptions extérieures ou par l’attente d’événement qui les détournent de l’objectif.

Quelles parties du cerveau interviennent dans ces processus ?

 

On distinguera les centres qui aident à la concentration et ceux qui au contraire poussent à la distraction.

Ces derniers sont essentiellement les centres de récompense (la recherche de plaisirs autres que l’objectif), et les centres amygdaliens (la peur, le stress) ainsi que les centres émotionnels qui font sortir de l’organisation nécessaires des actes en vue de l’objectif. Mais également les aires associatives et l’insula.

En faveur de la concentration, c’est évidemment le cortex préfrontal qui est le chef d’orchestre et régule les circuits de distraction. Le cortex cingulaire antérieur intervient dans l’attention.

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Comment favoriser la concentration

 

D’abord avoir des objectifs clairs et précis et ce d’autant plus que la tâche est complexe et demande de réfléchir et n’est pas partiellement automatique, comme lire.

Ensuite fragmenter l’objectif et les tâches pour se concentrer sur un problème plus simple et plus précis à chaque étape. Des tâches de quelques minutes permettent un léger repos entre chaque effort de concentration.

Identifier toutes les tentations de distraction et les ramener à leur juste valeur et leur utilité et leur urgence, par rapport à l’objectif fixé. Il faut les détecter assez tôt, ne pas laisser envahir l’esprit. La plupart peuvent être remises à plus tard sans conséquence.

Ne pas faire deux choses en même temps : le multitâches diminue l’afficacité. On peut poursuivre deux objectifs dans certains cas, mais il faut alterner leur exécution dans le temps.

Prendre une certaine satisfaction, un certain plaisir à avoir réussi les tâches projetées grâce à la concentration que l’on a su garder.

 

Cela dit je constate que beaucoup de jeunes (dont certains de mes petits enfants), ont beaucoup de mal à se concentrer.

     Rester attentif au prof, à la lecture d’un texte, à l’apprentissage d’une leçon, vous demande énormément d’efforts.

    Je crois surtout que c’est parce que le travail sur lequel ils devraient le faire ne les intéresse pas vraiment, ou parce qu’ils préfèrent penser à d’autres occupations plus ludiques, ou même parfois ne penser à rien du tout, comme me le disait une de mes correspondantes.

    Une heure de cours, c’est long... très long, surtout quand la matière vous plaît peu. Et le soir, bosser ses cours et préparer l’interrogation du lendemain, alors qu’une foule d’idées et d’images défilent dans la tête, ce n'est guère tentant !..

    Que ce soit en cours ou à la maison, à votre distraction naturelle, se rajoutent des facteurs plus ou moins maîtrisables : la faim, la fatigue, le stress, l’anxiété, les bouleversements liés à la puberté, le manque de motivation pour la matière étudiée, les prises de tête d’ordre familial, sentimental... 

    Cela fait beaucoup, et il est normal que vous ayez du mal à réagir, surtout à un âge où, justement, on n’a pas forcément envie de changer, mais plutôt que ce soit le monde qui change...Illusions de jeunesse !

Mercredi 23 novembre 2016 à 13:57

Psychologie, comportement

    J’ai lu un article très intéressant de Martin Sauerland, chercheur à l’Université de Coblence, sur la confiance en soi et les blocages, qu’ils soient dans les études, au travail ou dans un couple.
    L’auteur distingue dix types de pensées qui nous entravent en matière de confiance en nous mêmes, qu’il a recensées en interrogeant des personnes de toutes origines et activités :

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    Il est certain que nous passons une partie de notre temps à nous observer inconsciemment nous-mêmes et à nous juger.
    C’est dans certains cas une bonne chose de bien se connaître, car cela nous évite de lancer dans une action pour laquelle nous ne sommes pas préparés ou nous n’avons pas les compétences nécessaires.
    Mais les pensées évoquées dans le tableau ci-dessus peuvent aussi nous décourager car elles vont entraver nos actions.
    Ces pensées sont souvent lancinantes et ne nous sont d’aucune aide, car elle ne nous apportent rien de positif et ne font que nous inhiber.

    Comment nous sortir de là ?
    Pour retrouver la confiance en soi, Martin Sauerland nous suggère de remplacer ces pensées qui nous entravent par des penses qui nous libèrent.         Comment ?
    Il faut se donner des buts, des objectifs.
    On peut essayer d’abord de chercher à connaître ses envies, ses désirs, voire ses rêves; cela peut permettre d’imaginer les buts qu’on se fixerait. Mais il faut tout de même les transformer ensuite en projets réalistes
    Puis il faut imaginer que l’on a atteint son but et reconstituer, en remontant le temps, les étapes, les événements, les actions, qui ont permis ce succès.
    Evidemment on trouve des obstacles, mais aussi les qualités et les actions qui nous ont permis de les surmonter.
    Il ne s’agit pas d’une simple pensée positive, où l’on se répète en voulant s’en persuader, l’inverse des pensées qui nous entravant : la méthode Coué a ses limites.
    Là il s’agit d’une véritable reconfiguration, et en même temps un examen certes de ses défauts, mais surtout des qualités qui nous permettent d’avancer.

    J’avoue que je ne connaissais pas du tout cette méthode et je ne l’ai donc jamais employée avec des jeunes, qui n’avaient pas confiance en eux et me demandaient de les aider.
    Si l’occasion s’en présente, à coté de mes méthodes habituelles, j’essaierai aussi celle-ci.

Samedi 19 novembre 2016 à 11:39

Psychologie, comportement

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      Je suis toujours étonné de voir certains de mes correspondant(e)s juger des personnes qu’ils n’ont vues que quelques dizaines de minutes, et les déclarer sympas ou antipathiques, croire que parce qu’ils sont attirant(e)s, ils sont intelligent(e)s, qu’ils ont un bon ou mauvais fond …
    C’est une première impression instinctive et inconsciente, qui vient de notre cerveau émotionnel, et où tout rationnel est absent.
    Certes cela peut reposer sur une certaine expérience et donc une certaine intuition, mais de nombreux biais guettent de tels jugements.

    Une première catégorie d’erreurs concerne des erreurs sur nous même ou engendrées par des considérations personnelles.
        - Nous exagérons l’attention et l’intérêt que nous portent les autres, et nous croyons que les autres examinent en détail ce que nous faisosn de bien ou de mal. Quelqu’un qui vous regarde à un moment donné n’éprouve pas forcément une passion pour vous !
        - Quand nous avons fait une erreur ou subi un échec, nous avons tendance à en attribuer la responsabilité aux autres. Sous le coup de cette contrariété, nous pouvons être influencé dans notre jugement sur autrui.
        - Nous accordons de l’intérêt à un argument qui nous satisfait parce qu’il nous concerne, parce qu’il nous plaît, parce qu’il est flatteur pour nous. De ce fait nous faisons moins attention à d’autres arguments moins favorables qui l’accompagnent. C’est ce qu’on appelle l’effet « Barnum ».
        - Nous voulons produire une bonne impression sur les personnes que nous rencontrons; cela peut nous amener à juger positivement un individu pour lui faire plaisir, mais aussi être trompé dans notre jugement par l’attitude de l’interlocuteur qui veut faire bonne impression. En fait quand nous émettons une opinion sur la personnalité de quelqu’un que nous connaissons peu, nous jugeons sa « Persona » (l’image qu’elle veut donner), et pas sa personnalité propre réelle.
        - Nous avons tendance à penser que le monde est bon et juste, et que tout doit bien se passer. Donc s’il arrive quelque chose de désagréable à quelqu’un, nous penserons que cela est de sa faute et qu’il l’a mérité, et au contraire nous prêterons des qualités à celui qui réussit.

    Un  deuxième type d’erreurs est au contraire dû à des idées que nous nous faisons sur la personnalité d’autrui :
        Nous mettons inconsciemment certains événements extérieurs, certains aspects, en relation avec la personnalité, même si cela est faux : c’est ce que l’on appelle les « stéréotypes » et les « à priori ».
        - Nous considérons que les résultats des actions d’un individu sont dues à sa personnalité, sans nous demander quelle est la part du contexte dans lequel il était, ou celle d’autres personnes en interaction avec lui.
        - A partir des informations que nous avons, nous portons un jugement sur la personnalité d’un interlocuteur. Mais ces informations acquises dans un temps très court, sont très partielles. Mais si des informations nous parviennent ensuite, qui contredisent notre première impression, nous y accordons moins d’intérêt.
        - Nous pouvons avoir eu des renseignements (ou des ragots !) sur une personne avant de la rencontrer. Nous pouvons inconsciemment porter un jugement sur sa personnalité à partir de ces élément et nous le justifierons après coup.
        - Quand nous nous sommes fait une opinion sur quelqu’un, bonne ou mauvaise, nous cherchons les arguments qui confortent notre opinion, et nous négligeons ceux qui la contrediraient.

    Une troisième sorte de biais provient d’impressions sociales
    Par exemple vous remarquerez davantage (et donc vous vous intéresserez à cette personne), si elle croise souvent votre route.
    On fait également en général meilleure impression en groupe (accompagné), que si on se trouve seul en face de vous.
   
    En fait nous avons l’impression de bien connaître nos proches et nos amis, et même une personne  que nous avons peu vue. En fait nous pouvons reconnaître certains traits, mais pas leur intensité ou certaines de leurs déviations. Les intéressés eux mêmes ne se connaissent pas parfaitement.
    Il faut donc beaucoup nous méfier de nos premières impressions.

Mercredi 12 octobre 2016 à 16:17

Psychologie, comportement

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Il y a quelques mois, quelqu’un avec qui je discutais me disait « En aucun cas je ne pourrai comprendre vos arguments » !
    Ce n’est pas courant de rencontrer quelqu’un d’aussi déterminé à ne rien écouter et à ne faire aucun effort vers l’autre.
    Mais il arrive souvent de discuter avec quelqu’un d’intolérant, qui ne veux pas évoluer dans ses idées. Pourtant c’est un processus indispensable pour faire des progrès.
    Certes nous défendons tous nos idées et cela est normal, sinon nous serions influençables et moutonniers. Mais il faut savoir changer d’opinion si on trouve une solution meilleure.

    Les études sur l’entêtement montrent que nous privilégions les hypothèses et les données qui sont en faveur de nos idées et que nous négligeons ou accordons moins d’imporatnce à celle qui les contredisent ou les nuancent.
    Nos idées préexistantes changent en fonction de la manière dont nous voyons notre environnement et le comportement des autres, (ou en fonction de ce qu’on nous montre et nous fait croire).
    De plus nous avons de nombreux préjugés, en fonction des stéréotypes de notre civilisation, de notre éducation et notre instruction, des croyances et des rumeurs diverses.
    Internet, ses sites et les réseaux sociaux,sur lesquels, à coté de connaissances vraies, on trouve aussi n’importe quoi, écrit par n’importe qui, ne font que renforcer cette tendance.
    Et quand on n’a pas de préjugés sur un sujet, on se forme une opinion dès les premières impressions, notamment émotionnelles.
    En fait même de bon arguments fiables ne sont pas forcément efficaces. Souvent la première information prévaut même si elle est fausse. Le contexte émotionnel joue aussi : une information catastrophique prendra plus facilement le pas sur deux informations positives si elle est donnée en premier, alors que si ce sont ces deux informations positives qui sont énoncées d’abord, la catastrophe sera minimisée.
    Par ailleurs les neurobiologistes ont montré que rester sourd aux arguments de son interlocuteur, active le système de récompense en libérant de la dopamine.!

    Ces difficultés à réagir objectivement font non seulement partie de notre quotidien, mais interviennent même dans des domaines où la subjectivité est préjudiciable, par exemple la médecine ou les tribunaux. Dans le domaine juridique, malheureusement la présomption d’innocence ou de culpabilité influence fortement enquêteurs, juges ou jurés.
Et certains dans le doute préfèrent ne pas risquer de condamner un innocent, alors que d’autres préfèrent de pas risquer de laisser en liberté un coupable.
    Et au niveau des enquêtes, on a tendance à rechercher des preuves pour confirmer les idées que l’on s’est fait par avance. C’est aussi un danger dans la recherche, lorsqu’on a tendance à trop tenir aux hypothèses de départ, sans regarder des chiffres qui en font douter.
    Des constatations sous IRM ont montré que des partisans d’un bord politique, lorsqu’ils écoutaient les séances de discussions entre les candidats des deux bords, remarquaient beaucoup plus facilement les contradictions du candidat opposé à leurs idées.
    Enfin, lorsqu’on reconnait que nous avons raison (ou que nous avons emporté la discussion, même avec de mauvais arguments, là encore, les centres de récompense nous donnent leur dose de dopamine.Et cela ne fait que renforcer notre opinion.
    Donc pour aboutir à la vérité, il faudrait mettre en doute nos opinions préexistantes et critiquer froidement et objectivement toutes les informations qui nous sont données ensuite.
    Mais pour cela il faut aussi savoir écouter l’autre, comprendre ce qu’il nous dit, et observer notre environnement.   

Jeudi 15 septembre 2016 à 9:38

Psychologie, comportement

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Un de mes correspondants qui avait un bureau individuel vient d’être transféré dans un bureau collectif que l’on appelle maintenant, avec cette manie anglo-saxone, un « openspace ». Il me demande si j’ai connu cela autrefois et ce que j’en pense.
    Je n’ai jamais travaillé dans ce qu’on appelait alors un « bureau paysager » (c’était un nom plus joli, inventé en 1950 par des industriels allemands, mais le bureau avait les mêmes inconvénients !), et il y en avait dans mon entreprise. Mais cela fait 20 ans que je suis en retraite, alors mon expérience est un peu vieille, mais je vais vous dire ce que j’en pense.

    D’abord pourquoi faisait on un tel espace commun?

    Raison économique d’abord : le nombre de mètres carrés accordés à un bureau est très supérieur à l’espace accordé à une personne dans le bureau paysager. Les espaces de circulation sont aussi plus restreints. On passe de 12 à 16 m2 par personne à 8 à 9 m2.
    C’est aussi un espace plus flexible, puisqu’on peut modifier l’agencement sans être obligé de modifier des cloisons.
    Les installations de chauffage et de climatisation sont moins onéreuses.

    Problème de communication entre les personnes : on suppose qu’elle est améliorée par la proximité des espaces de travail.et donc l’échange d’informations.
    Certains utopistes avaient même, à l’origine, pensé raccourcir les liaisons hiérarchiques et les rendre plus facile en mélangeant cadres et employés.

    Un souci de discipline et de contrôle n’était pas exclu, la vue permanente des uns sur les autres évitant de dormir, de jouer sur son ordinateur, ou de téléphoner aux copains.

    Il s’est avéré que ces espaces avaient autant d’inconvénients que d’avantages. 
Le principal inconvénient était le bruit et d’énorme difficultés pour recevoir des visiteurs ou téléphoner. Impossibilité pour les cadres de discuter avec ses subordonnés, encore plus lorsqu’il y avait problème ou faute. Plus le bureau paysagiste contient de personnes, plus le bruit est important.
    La réflexion n’est pas non plus facile dans ce bruit.
    Très vite on a redonné des bureaux aux cadres, éventuellement en faisant un bureau vitré dans l’espace commun.
    L’atmosphère commune n’est pas non plus favorable à la santé : les germes microbiens circulent d’un poste à l’autre et les maladies sont beaucoup plus fréquentes notamment l’hiver.
    Les bureaux paysagers ont à l’origine été construits pour des tâches techniques comme des bureaux d’études ou d’approvisionnement, dans lesquels on dispose d’ordinateurs. L’évolution de la messagerie a diminué l’usage du téléphone ainsi que les visites de personnes externes.

    Les bureaux paysagers devaient augmenter la coopération et les échanges entre personnes y travaillant. Cet objectif était plus important dans les années 80 où la messagerie n’existait pas.
    En fait il apparait que si certains échanges sont accrus, des échanges non utiles et désirés le sont aussi, perturbant le travail. Entre ces échanges et le bruit, il est très difficile de se concentrer pour réfléchir et le travail est en général plus fatigant dans ces bureaux communs. On a constaté une baisse de rendement et des erreurs plus nombreuses et un absentéisme plus grand, augmentant jusqu’à 50% supplémentaires.
    Le fait d’être « sous la surveillance des collègues » déplaît aussi. D’autre part vous partagez l’espaces avec toutes sortes de collègues, certains sympathiques, d’autres envahissants, des gens normaux et des originaux. Certains ne sont pas faciles à éviter et  votre tranquillité en souffre.
    D’ailleurs les personnes que l’on fait passer d’un bureau individuel à l’open space, sont en général très mécontentes de ce changement.

    Aucune étude n’a pu à ce jour montrer l’efficacité des openspace, sauf pour de très petites équipes nécessitant la présence d’experts dans des domaines différents sur un même projet, dans des startups notamment. Mais ce n’est plus un bureau paysager mais un simple grand bureau où travaillent quatre ou cinq personnes sur un projet commun.
    Les openspaces évoluent pour diminuer ces inconvénients : on lutte contre le bruit en installant des cloisons amovibles, dont le bas est opaque et le haut vitré ce qui permet une certaine intimité et une meilleure possibilité de concentration. Les personnes assurant l’encadrement  gardent en général un bureau séparé clos, avec éventuellement une vitre ouvrant sur l’openspace.
    Mais aujourd’hui la justification de ces bureau paysagers n’est plus qu’économique au plan de l’investissement et de l’entretien, et sa rentabilité est contestable par la baisse de rendement et l’augmentation d’absentéisme qui est engendré par les inconvénients de la promiscuité.

Dimanche 14 août 2016 à 9:13

Psychologie, comportement

    J’ai consacré mes deux dernier articles à répondre à la demande d’une lectrice, qui voulait savoir ce qu’était la théorie du trèfle à 4 feuilles.
    Elle m’avait aussi demandé ce qu’était la « théorie d’Hudson »


    Frédéric Hudson est un professeur à l’université de Colombia aux Etats Unis, et c’est l’un des précurseurs du coaching    . Il a imaginé notamment une théorie sur le cheminement des attitudes que nous avons face à un projet, face à un changement que nous avons entrepris.
    Il considère qu’il y a quatre phases successives, avec toutefois des retours en arrière temporaires possibles.

        Phase 1 : Lancement :

    C’est une phase dynamique de construction, d’action, de réalisation : par exemple, un nouveau poste, une nouvelle activité, un nouveau projet…
    Le sujet est enthousiaste, il a un but, une utilité, il sait où il va, il sait ce qu’il a à faire. Au sens de Maslow, il a le sentiment de se réaliser.
    C’est donc une phase positive dans laquelle on est motivé.

        Phase 2 : Désynchronisation, marasme, restructuration.

    Des difficultés, des défauts apparaissent, ainsi qu’une certaine insatisfaction, voire de la lassitude, mais on a conservé une certaine énergie.
    Le sujet proteste, se plaint, ressent des émotions négatives et cesse peu à peu d’agir.
    Les méthodes de la phase 1 sont sans doute devenues inadéquates et il faut les changer.     Si nous réussissons ces aménagements, nous repartons en phase 1, guilleret(te), quand cela n’est pas possible, c’est qu’un cap est passé, et nous entrons dans la phase 3.
 
        Phase 3 : Désengagement.

    La phase 3 est un passage d’une énergie haute et négative (phase 2), à une énergie basse et négative. C’est pourquoi cette phase est impopulaire et beaucoup cherchent à l’éviter, ou à l’écourter !
    La personne se désengage de l’action, elle réduit sa participation, ses contacts et s’isole progressivement. C’est la solitude, l’abattement, la tristesse, la lassitude, au bord de la dépression.
    C’est le moment de réfléchir à la phase précédente, de comprendre pourquoi on en est là, et de trouver ce qu’il faut changer vraiment pour repartir.
    C’est une période de changement profond, mais où l’énergie que l’on y consacre reste faible.

        Phase 4 : Réintégration, expérimentation :

    L’on n’a pas encore retrouvé l’énergie et la motivation positive de la phase 1, mais on a retrouvé l’envie de vivre des expériences, et c’est donc à nouveau une phase positive.
    C’est donc une période de préparation pour expérimenter des pistes, faire des essais, se rapprocher de personnes qui correspondent à ce renouveau que nous préparons.
    Si cette expérimentation, cette préparation réussit, l’on retrouve la confiance en soi et on se sent prêt pour une nouvelle aventure et l’on retourne dans une nouvelle phase 1.

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    En fait Hudson propose à partir de ce modèle, des pistes, des recettes pour écourter et mieux sortir des phases 2 et 3, soit en retournant en phase 1 à partir de la phase 2, soit en passant plus vite à la phase 4, à partir de la phase 3.
    Il a construit une méthode de « désapprentissage - apprentissage » qui est résumée sur le schéma ci-dessous.

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    Il analyse les phases négatives et la façon de les contrer (voir la « courbe de deuil » ci-dessous) :
    Il donne des conseils pour analyser sa situation, voir ses forces et ses faiblesses (cf. tableau ci dessous).

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    En fait les travaux d’Hudson représentent un véritable cours de coaching : la roue d’Hudson permet de comprendre le chemin de changement d’une personne en permettant à celle-ci de se positionner et de comprendre ce dont elle a besoin pour utiliser au mieux son investissement intellectuel, affectif et matériel et trouver en elle et autour d’elle les  ressources appropriées pour obtenir et conserver la maîtrise de sa vie et réaliser ses objectifs.

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