Mercredi 26 avril 2017 à 10:09

Psychologie, comportement

   

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  Un des grands problèmes des jeunes aujourd’hui, harcelés par les SMS sur leur téléphone portable, les réseaux sociaux sur leur ordinateur et la télévision, c’est d’arriver à penser à autre chose et à se concentrer sur certaines tâches.

 

Qu’est ce que la concentration ?

 

C’est différent de l’attention. Notre attention est attirée par un objet, par quelque chose qui se passe dans l’environnement.

La concentration est consacrée à une tâche : si on lit un livre la concentration n’est pas sur le livre, mais sur la lecture et sa compréhension.

 

La concentration a au départ un but, un objectif, une tâche à accomplir. Certes elle mobilise notre attention sur des perceptions : vue, sons, toucher… Mais elle sélectionne parmi ceux-ci, ceux qui sont utiles à la tâche projetée et élimine les autres. 

Par ailleurs elle nous pousse à réagir aux variations possible de l’objet de notre attention : s’il se passe quelque chose, on agit (le joueur de tennis concentré court vers le filet si l’adversaire fait une amortie. Le spectateur par contre fait attention à la balle, mais il n’est pas concentré sur son jeu, puisqu’il ne joue pas. 

Finalement, se concentrer c’est privilégier trois façons de réagir : se fixer un objectif et les tâches correspondantes, focaliser l’attention et percevoir de façon orientée en vue d’une tâche, et réagir selon les circonstances pour continuer à exécuter la tâche au mieux.

 

 

Les enfants de moins de 7 ans ont du mal à suivre un objectif et ils se laissent mener par leurs diverses perceptions. A partir de sept ans environ, le cortex préfrontal prend les commandes, peut fixer un objectif et concentrer l’attention et l’action su les tâches correspondantes.

On peut réaliser en laboratoire des tests de concentration. On constate alors que à l’extrême vous avez des individus qui restent imperturbablement concentrés sur leur objectif et leurs tâches pendant des périodes longues et, au contraire, d’autres qui ne peuvent rester concentrés plus de quelques secondes et se laissent distraire en permanence de leur objectif.

En général les capacités de concentration sont maximales entre 20 et 30 ans, mais on trouvera chez des jeunes comme chez des adultes, des personnes pour lesquelles la concentration est difficile. Le plus souvent elles sont distraites par les perceptions extérieures ou par l’attente d’événement qui les détournent de l’objectif.

Quelles parties du cerveau interviennent dans ces processus ?

 

On distinguera les centres qui aident à la concentration et ceux qui au contraire poussent à la distraction.

Ces derniers sont essentiellement les centres de récompense (la recherche de plaisirs autres que l’objectif), et les centres amygdaliens (la peur, le stress) ainsi que les centres émotionnels qui font sortir de l’organisation nécessaires des actes en vue de l’objectif. Mais également les aires associatives et l’insula.

En faveur de la concentration, c’est évidemment le cortex préfrontal qui est le chef d’orchestre et régule les circuits de distraction. Le cortex cingulaire antérieur intervient dans l’attention.

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Comment favoriser la concentration

 

D’abord avoir des objectifs clairs et précis et ce d’autant plus que la tâche est complexe et demande de réfléchir et n’est pas partiellement automatique, comme lire.

Ensuite fragmenter l’objectif et les tâches pour se concentrer sur un problème plus simple et plus précis à chaque étape. Des tâches de quelques minutes permettent un léger repos entre chaque effort de concentration.

Identifier toutes les tentations de distraction et les ramener à leur juste valeur et leur utilité et leur urgence, par rapport à l’objectif fixé. Il faut les détecter assez tôt, ne pas laisser envahir l’esprit. La plupart peuvent être remises à plus tard sans conséquence.

Ne pas faire deux choses en même temps : le multitâches diminue l’afficacité. On peut poursuivre deux objectifs dans certains cas, mais il faut alterner leur exécution dans le temps.

Prendre une certaine satisfaction, un certain plaisir à avoir réussi les tâches projetées grâce à la concentration que l’on a su garder.

 

Cela dit je constate que beaucoup de jeunes (dont certains de mes petits enfants), ont beaucoup de mal à se concentrer.

     Rester attentif au prof, à la lecture d’un texte, à l’apprentissage d’une leçon, vous demande énormément d’efforts.

    Je crois surtout que c’est parce que le travail sur lequel ils devraient le faire ne les intéresse pas vraiment, ou parce qu’ils préfèrent penser à d’autres occupations plus ludiques, ou même parfois ne penser à rien du tout, comme me le disait une de mes correspondantes.

    Une heure de cours, c’est long... très long, surtout quand la matière vous plaît peu. Et le soir, bosser ses cours et préparer l’interrogation du lendemain, alors qu’une foule d’idées et d’images défilent dans la tête, ce n'est guère tentant !..

    Que ce soit en cours ou à la maison, à votre distraction naturelle, se rajoutent des facteurs plus ou moins maîtrisables : la faim, la fatigue, le stress, l’anxiété, les bouleversements liés à la puberté, le manque de motivation pour la matière étudiée, les prises de tête d’ordre familial, sentimental... 

    Cela fait beaucoup, et il est normal que vous ayez du mal à réagir, surtout à un âge où, justement, on n’a pas forcément envie de changer, mais plutôt que ce soit le monde qui change...Illusions de jeunesse !

Mercredi 23 novembre 2016 à 13:57

Psychologie, comportement

    J’ai lu un article très intéressant de Martin Sauerland, chercheur à l’Université de Coblence, sur la confiance en soi et les blocages, qu’ils soient dans les études, au travail ou dans un couple.
    L’auteur distingue dix types de pensées qui nous entravent en matière de confiance en nous mêmes, qu’il a recensées en interrogeant des personnes de toutes origines et activités :

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    Il est certain que nous passons une partie de notre temps à nous observer inconsciemment nous-mêmes et à nous juger.
    C’est dans certains cas une bonne chose de bien se connaître, car cela nous évite de lancer dans une action pour laquelle nous ne sommes pas préparés ou nous n’avons pas les compétences nécessaires.
    Mais les pensées évoquées dans le tableau ci-dessus peuvent aussi nous décourager car elles vont entraver nos actions.
    Ces pensées sont souvent lancinantes et ne nous sont d’aucune aide, car elle ne nous apportent rien de positif et ne font que nous inhiber.

    Comment nous sortir de là ?
    Pour retrouver la confiance en soi, Martin Sauerland nous suggère de remplacer ces pensées qui nous entravent par des penses qui nous libèrent.         Comment ?
    Il faut se donner des buts, des objectifs.
    On peut essayer d’abord de chercher à connaître ses envies, ses désirs, voire ses rêves; cela peut permettre d’imaginer les buts qu’on se fixerait. Mais il faut tout de même les transformer ensuite en projets réalistes
    Puis il faut imaginer que l’on a atteint son but et reconstituer, en remontant le temps, les étapes, les événements, les actions, qui ont permis ce succès.
    Evidemment on trouve des obstacles, mais aussi les qualités et les actions qui nous ont permis de les surmonter.
    Il ne s’agit pas d’une simple pensée positive, où l’on se répète en voulant s’en persuader, l’inverse des pensées qui nous entravant : la méthode Coué a ses limites.
    Là il s’agit d’une véritable reconfiguration, et en même temps un examen certes de ses défauts, mais surtout des qualités qui nous permettent d’avancer.

    J’avoue que je ne connaissais pas du tout cette méthode et je ne l’ai donc jamais employée avec des jeunes, qui n’avaient pas confiance en eux et me demandaient de les aider.
    Si l’occasion s’en présente, à coté de mes méthodes habituelles, j’essaierai aussi celle-ci.

Samedi 19 novembre 2016 à 11:39

Psychologie, comportement

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      Je suis toujours étonné de voir certains de mes correspondant(e)s juger des personnes qu’ils n’ont vues que quelques dizaines de minutes, et les déclarer sympas ou antipathiques, croire que parce qu’ils sont attirant(e)s, ils sont intelligent(e)s, qu’ils ont un bon ou mauvais fond …
    C’est une première impression instinctive et inconsciente, qui vient de notre cerveau émotionnel, et où tout rationnel est absent.
    Certes cela peut reposer sur une certaine expérience et donc une certaine intuition, mais de nombreux biais guettent de tels jugements.

    Une première catégorie d’erreurs concerne des erreurs sur nous même ou engendrées par des considérations personnelles.
        - Nous exagérons l’attention et l’intérêt que nous portent les autres, et nous croyons que les autres examinent en détail ce que nous faisosn de bien ou de mal. Quelqu’un qui vous regarde à un moment donné n’éprouve pas forcément une passion pour vous !
        - Quand nous avons fait une erreur ou subi un échec, nous avons tendance à en attribuer la responsabilité aux autres. Sous le coup de cette contrariété, nous pouvons être influencé dans notre jugement sur autrui.
        - Nous accordons de l’intérêt à un argument qui nous satisfait parce qu’il nous concerne, parce qu’il nous plaît, parce qu’il est flatteur pour nous. De ce fait nous faisons moins attention à d’autres arguments moins favorables qui l’accompagnent. C’est ce qu’on appelle l’effet « Barnum ».
        - Nous voulons produire une bonne impression sur les personnes que nous rencontrons; cela peut nous amener à juger positivement un individu pour lui faire plaisir, mais aussi être trompé dans notre jugement par l’attitude de l’interlocuteur qui veut faire bonne impression. En fait quand nous émettons une opinion sur la personnalité de quelqu’un que nous connaissons peu, nous jugeons sa « Persona » (l’image qu’elle veut donner), et pas sa personnalité propre réelle.
        - Nous avons tendance à penser que le monde est bon et juste, et que tout doit bien se passer. Donc s’il arrive quelque chose de désagréable à quelqu’un, nous penserons que cela est de sa faute et qu’il l’a mérité, et au contraire nous prêterons des qualités à celui qui réussit.

    Un  deuxième type d’erreurs est au contraire dû à des idées que nous nous faisons sur la personnalité d’autrui :
        Nous mettons inconsciemment certains événements extérieurs, certains aspects, en relation avec la personnalité, même si cela est faux : c’est ce que l’on appelle les « stéréotypes » et les « à priori ».
        - Nous considérons que les résultats des actions d’un individu sont dues à sa personnalité, sans nous demander quelle est la part du contexte dans lequel il était, ou celle d’autres personnes en interaction avec lui.
        - A partir des informations que nous avons, nous portons un jugement sur la personnalité d’un interlocuteur. Mais ces informations acquises dans un temps très court, sont très partielles. Mais si des informations nous parviennent ensuite, qui contredisent notre première impression, nous y accordons moins d’intérêt.
        - Nous pouvons avoir eu des renseignements (ou des ragots !) sur une personne avant de la rencontrer. Nous pouvons inconsciemment porter un jugement sur sa personnalité à partir de ces élément et nous le justifierons après coup.
        - Quand nous nous sommes fait une opinion sur quelqu’un, bonne ou mauvaise, nous cherchons les arguments qui confortent notre opinion, et nous négligeons ceux qui la contrediraient.

    Une troisième sorte de biais provient d’impressions sociales
    Par exemple vous remarquerez davantage (et donc vous vous intéresserez à cette personne), si elle croise souvent votre route.
    On fait également en général meilleure impression en groupe (accompagné), que si on se trouve seul en face de vous.
   
    En fait nous avons l’impression de bien connaître nos proches et nos amis, et même une personne  que nous avons peu vue. En fait nous pouvons reconnaître certains traits, mais pas leur intensité ou certaines de leurs déviations. Les intéressés eux mêmes ne se connaissent pas parfaitement.
    Il faut donc beaucoup nous méfier de nos premières impressions.

Mercredi 12 octobre 2016 à 16:17

Psychologie, comportement

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Il y a quelques mois, quelqu’un avec qui je discutais me disait « En aucun cas je ne pourrai comprendre vos arguments » !
    Ce n’est pas courant de rencontrer quelqu’un d’aussi déterminé à ne rien écouter et à ne faire aucun effort vers l’autre.
    Mais il arrive souvent de discuter avec quelqu’un d’intolérant, qui ne veux pas évoluer dans ses idées. Pourtant c’est un processus indispensable pour faire des progrès.
    Certes nous défendons tous nos idées et cela est normal, sinon nous serions influençables et moutonniers. Mais il faut savoir changer d’opinion si on trouve une solution meilleure.

    Les études sur l’entêtement montrent que nous privilégions les hypothèses et les données qui sont en faveur de nos idées et que nous négligeons ou accordons moins d’imporatnce à celle qui les contredisent ou les nuancent.
    Nos idées préexistantes changent en fonction de la manière dont nous voyons notre environnement et le comportement des autres, (ou en fonction de ce qu’on nous montre et nous fait croire).
    De plus nous avons de nombreux préjugés, en fonction des stéréotypes de notre civilisation, de notre éducation et notre instruction, des croyances et des rumeurs diverses.
    Internet, ses sites et les réseaux sociaux,sur lesquels, à coté de connaissances vraies, on trouve aussi n’importe quoi, écrit par n’importe qui, ne font que renforcer cette tendance.
    Et quand on n’a pas de préjugés sur un sujet, on se forme une opinion dès les premières impressions, notamment émotionnelles.
    En fait même de bon arguments fiables ne sont pas forcément efficaces. Souvent la première information prévaut même si elle est fausse. Le contexte émotionnel joue aussi : une information catastrophique prendra plus facilement le pas sur deux informations positives si elle est donnée en premier, alors que si ce sont ces deux informations positives qui sont énoncées d’abord, la catastrophe sera minimisée.
    Par ailleurs les neurobiologistes ont montré que rester sourd aux arguments de son interlocuteur, active le système de récompense en libérant de la dopamine.!

    Ces difficultés à réagir objectivement font non seulement partie de notre quotidien, mais interviennent même dans des domaines où la subjectivité est préjudiciable, par exemple la médecine ou les tribunaux. Dans le domaine juridique, malheureusement la présomption d’innocence ou de culpabilité influence fortement enquêteurs, juges ou jurés.
Et certains dans le doute préfèrent ne pas risquer de condamner un innocent, alors que d’autres préfèrent de pas risquer de laisser en liberté un coupable.
    Et au niveau des enquêtes, on a tendance à rechercher des preuves pour confirmer les idées que l’on s’est fait par avance. C’est aussi un danger dans la recherche, lorsqu’on a tendance à trop tenir aux hypothèses de départ, sans regarder des chiffres qui en font douter.
    Des constatations sous IRM ont montré que des partisans d’un bord politique, lorsqu’ils écoutaient les séances de discussions entre les candidats des deux bords, remarquaient beaucoup plus facilement les contradictions du candidat opposé à leurs idées.
    Enfin, lorsqu’on reconnait que nous avons raison (ou que nous avons emporté la discussion, même avec de mauvais arguments, là encore, les centres de récompense nous donnent leur dose de dopamine.Et cela ne fait que renforcer notre opinion.
    Donc pour aboutir à la vérité, il faudrait mettre en doute nos opinions préexistantes et critiquer froidement et objectivement toutes les informations qui nous sont données ensuite.
    Mais pour cela il faut aussi savoir écouter l’autre, comprendre ce qu’il nous dit, et observer notre environnement.   

Jeudi 15 septembre 2016 à 9:38

Psychologie, comportement

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Un de mes correspondants qui avait un bureau individuel vient d’être transféré dans un bureau collectif que l’on appelle maintenant, avec cette manie anglo-saxone, un « openspace ». Il me demande si j’ai connu cela autrefois et ce que j’en pense.
    Je n’ai jamais travaillé dans ce qu’on appelait alors un « bureau paysager » (c’était un nom plus joli, inventé en 1950 par des industriels allemands, mais le bureau avait les mêmes inconvénients !), et il y en avait dans mon entreprise. Mais cela fait 20 ans que je suis en retraite, alors mon expérience est un peu vieille, mais je vais vous dire ce que j’en pense.

    D’abord pourquoi faisait on un tel espace commun?

    Raison économique d’abord : le nombre de mètres carrés accordés à un bureau est très supérieur à l’espace accordé à une personne dans le bureau paysager. Les espaces de circulation sont aussi plus restreints. On passe de 12 à 16 m2 par personne à 8 à 9 m2.
    C’est aussi un espace plus flexible, puisqu’on peut modifier l’agencement sans être obligé de modifier des cloisons.
    Les installations de chauffage et de climatisation sont moins onéreuses.

    Problème de communication entre les personnes : on suppose qu’elle est améliorée par la proximité des espaces de travail.et donc l’échange d’informations.
    Certains utopistes avaient même, à l’origine, pensé raccourcir les liaisons hiérarchiques et les rendre plus facile en mélangeant cadres et employés.

    Un souci de discipline et de contrôle n’était pas exclu, la vue permanente des uns sur les autres évitant de dormir, de jouer sur son ordinateur, ou de téléphoner aux copains.

    Il s’est avéré que ces espaces avaient autant d’inconvénients que d’avantages. 
Le principal inconvénient était le bruit et d’énorme difficultés pour recevoir des visiteurs ou téléphoner. Impossibilité pour les cadres de discuter avec ses subordonnés, encore plus lorsqu’il y avait problème ou faute. Plus le bureau paysagiste contient de personnes, plus le bruit est important.
    La réflexion n’est pas non plus facile dans ce bruit.
    Très vite on a redonné des bureaux aux cadres, éventuellement en faisant un bureau vitré dans l’espace commun.
    L’atmosphère commune n’est pas non plus favorable à la santé : les germes microbiens circulent d’un poste à l’autre et les maladies sont beaucoup plus fréquentes notamment l’hiver.
    Les bureaux paysagers ont à l’origine été construits pour des tâches techniques comme des bureaux d’études ou d’approvisionnement, dans lesquels on dispose d’ordinateurs. L’évolution de la messagerie a diminué l’usage du téléphone ainsi que les visites de personnes externes.

    Les bureaux paysagers devaient augmenter la coopération et les échanges entre personnes y travaillant. Cet objectif était plus important dans les années 80 où la messagerie n’existait pas.
    En fait il apparait que si certains échanges sont accrus, des échanges non utiles et désirés le sont aussi, perturbant le travail. Entre ces échanges et le bruit, il est très difficile de se concentrer pour réfléchir et le travail est en général plus fatigant dans ces bureaux communs. On a constaté une baisse de rendement et des erreurs plus nombreuses et un absentéisme plus grand, augmentant jusqu’à 50% supplémentaires.
    Le fait d’être « sous la surveillance des collègues » déplaît aussi. D’autre part vous partagez l’espaces avec toutes sortes de collègues, certains sympathiques, d’autres envahissants, des gens normaux et des originaux. Certains ne sont pas faciles à éviter et  votre tranquillité en souffre.
    D’ailleurs les personnes que l’on fait passer d’un bureau individuel à l’open space, sont en général très mécontentes de ce changement.

    Aucune étude n’a pu à ce jour montrer l’efficacité des openspace, sauf pour de très petites équipes nécessitant la présence d’experts dans des domaines différents sur un même projet, dans des startups notamment. Mais ce n’est plus un bureau paysager mais un simple grand bureau où travaillent quatre ou cinq personnes sur un projet commun.
    Les openspaces évoluent pour diminuer ces inconvénients : on lutte contre le bruit en installant des cloisons amovibles, dont le bas est opaque et le haut vitré ce qui permet une certaine intimité et une meilleure possibilité de concentration. Les personnes assurant l’encadrement  gardent en général un bureau séparé clos, avec éventuellement une vitre ouvrant sur l’openspace.
    Mais aujourd’hui la justification de ces bureau paysagers n’est plus qu’économique au plan de l’investissement et de l’entretien, et sa rentabilité est contestable par la baisse de rendement et l’augmentation d’absentéisme qui est engendré par les inconvénients de la promiscuité.

Dimanche 14 août 2016 à 9:13

Psychologie, comportement

    J’ai consacré mes deux dernier articles à répondre à la demande d’une lectrice, qui voulait savoir ce qu’était la théorie du trèfle à 4 feuilles.
    Elle m’avait aussi demandé ce qu’était la « théorie d’Hudson »


    Frédéric Hudson est un professeur à l’université de Colombia aux Etats Unis, et c’est l’un des précurseurs du coaching    . Il a imaginé notamment une théorie sur le cheminement des attitudes que nous avons face à un projet, face à un changement que nous avons entrepris.
    Il considère qu’il y a quatre phases successives, avec toutefois des retours en arrière temporaires possibles.

        Phase 1 : Lancement :

    C’est une phase dynamique de construction, d’action, de réalisation : par exemple, un nouveau poste, une nouvelle activité, un nouveau projet…
    Le sujet est enthousiaste, il a un but, une utilité, il sait où il va, il sait ce qu’il a à faire. Au sens de Maslow, il a le sentiment de se réaliser.
    C’est donc une phase positive dans laquelle on est motivé.

        Phase 2 : Désynchronisation, marasme, restructuration.

    Des difficultés, des défauts apparaissent, ainsi qu’une certaine insatisfaction, voire de la lassitude, mais on a conservé une certaine énergie.
    Le sujet proteste, se plaint, ressent des émotions négatives et cesse peu à peu d’agir.
    Les méthodes de la phase 1 sont sans doute devenues inadéquates et il faut les changer.     Si nous réussissons ces aménagements, nous repartons en phase 1, guilleret(te), quand cela n’est pas possible, c’est qu’un cap est passé, et nous entrons dans la phase 3.
 
        Phase 3 : Désengagement.

    La phase 3 est un passage d’une énergie haute et négative (phase 2), à une énergie basse et négative. C’est pourquoi cette phase est impopulaire et beaucoup cherchent à l’éviter, ou à l’écourter !
    La personne se désengage de l’action, elle réduit sa participation, ses contacts et s’isole progressivement. C’est la solitude, l’abattement, la tristesse, la lassitude, au bord de la dépression.
    C’est le moment de réfléchir à la phase précédente, de comprendre pourquoi on en est là, et de trouver ce qu’il faut changer vraiment pour repartir.
    C’est une période de changement profond, mais où l’énergie que l’on y consacre reste faible.

        Phase 4 : Réintégration, expérimentation :

    L’on n’a pas encore retrouvé l’énergie et la motivation positive de la phase 1, mais on a retrouvé l’envie de vivre des expériences, et c’est donc à nouveau une phase positive.
    C’est donc une période de préparation pour expérimenter des pistes, faire des essais, se rapprocher de personnes qui correspondent à ce renouveau que nous préparons.
    Si cette expérimentation, cette préparation réussit, l’on retrouve la confiance en soi et on se sent prêt pour une nouvelle aventure et l’on retourne dans une nouvelle phase 1.

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    En fait Hudson propose à partir de ce modèle, des pistes, des recettes pour écourter et mieux sortir des phases 2 et 3, soit en retournant en phase 1 à partir de la phase 2, soit en passant plus vite à la phase 4, à partir de la phase 3.
    Il a construit une méthode de « désapprentissage - apprentissage » qui est résumée sur le schéma ci-dessous.

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    Il analyse les phases négatives et la façon de les contrer (voir la « courbe de deuil » ci-dessous) :
    Il donne des conseils pour analyser sa situation, voir ses forces et ses faiblesses (cf. tableau ci dessous).

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    En fait les travaux d’Hudson représentent un véritable cours de coaching : la roue d’Hudson permet de comprendre le chemin de changement d’une personne en permettant à celle-ci de se positionner et de comprendre ce dont elle a besoin pour utiliser au mieux son investissement intellectuel, affectif et matériel et trouver en elle et autour d’elle les  ressources appropriées pour obtenir et conserver la maîtrise de sa vie et réaliser ses objectifs.

Mercredi 10 août 2016 à 8:56

Psychologie, comportement

     J’avais dit dans le dernier article, que pour répondre à la question de ma correspondante, je décrirai les personnalités du « trèfle à 4 feuilles », bien qu’elles aient été beaucoup moins utilisées que les types d’Hermann, qui sont assez voisins.
    Voici donc ces quatre personnalités qui sont la reproduction d’un article de « Colibris » (qui est un groupe nancéen, qui traite de sujets très divers, le texte ci-dessous ayant été rédigé par une personne dénommée "Bernard") :

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        Cortical Gauche : L’Expert.

 La Personnalité.
Rationnel, logique, technicien précis, rigoureux, analyse les faits, intellectuel brillant, théoricien, stratège, calculateur, a le soucis d’être premier, dominateur, a infiniment confiance en soi, est soucieux d’avoir raison.

Les compétences.
Abstraction, mathématiques, quantitatif, technique, les finances, le droit, résolution de problèmes, très bon orateur, compétition, stratégie, chiffres et lettres, passion du mot juste, fureur d’apprendre, peu inventifs.

L’action.
A la certitude qu’il est seul capable de résoudre les problèmes, étudie sans difficultés, traite un dossier à la fois, analyse méthodiquement les faits avec rigueur et logique, compile les faits, procède par hypothèse, sens élevé des institutions, ligne droite sans états d’âme, respecte les lois, autoritaire, surestime ses propres capacités.

La communication.
Croit ce qu’il dit et dit ce qu’il croit, est soucieux d’avoir raison, aime le pouvoir et le commandement, fait preuve d’une supériorité agaçante, air hautain, dédaigneux, est seul à raisonner juste, cassant, intransigeant, obstiné, n’accepte la contradiction que si elle est étayée de preuves précises, croit pouvoir convaincre par la logique, ne supporte pas les interruptions, imbu de lui même, champion du parler vrai, aime les conversations savantes, convaincre par la logique.

Les relations humaines.
Individualiste, froid, distant, évalue, critique, ironise, entêté sur les principes, idéaliste, ne déroge pas à la parole donnée

Aiment : Avoir raison, être le premier, le pouvoir, les théories, les modèles, les définitions, les formules, la logique, la rigueur, la justice, apprendre, les chiffres et les lettres, le mot juste, parler vrai, les conversations savantes, convaincre.

N’aiment pas : L’irrationnel, les sentiments, les affirmations sans preuves, la créativité. L’échec : a du mal à accepter l’erreur, toujours irrationnel et de la faute des autres. N’en convient qu’après accumulation des preuves.


        Limbique Gauche : L’organisateur

La Personnalité.
Introverti, réaliste, émotif – contrôlé,  minutieux/maniaque, ordonné, conservateur, séquentiel, attaché aux acquis, sens du territoire, stoïque, impassible, froid, secret, énigmatique, force de caractère, silencieux, réservé, prudent, rusé, timide, pudique, obstiné, travailleur, patient, vigilent, méfiant, a peur, rancunier, look strict et classique gris, toujours le même style, a besoin d’être à l’aise dans ses vêtements, sensible à la douleur.

Les compétences.
Administration, organisation, formalisation, réalisation, mise en oeuvre, doué pour la gestion d’une entreprise, meneur d’hommes, orateur de talent, lecture, comptabilité, très bonne mémoire, faculté d’encaisser des coups et de résister à l’adversité, ne laisse rien au hasard, réalisme.

L’action.
L’action est le moyen et le but, tout ce qui n’a pas d’application pratique est inutile, Administratif, établit les srtuctures nécessaires pour réussir, travailleur solitaire, ordoné, méthodique, courageux, ferme, tenace, jaloux de ses prérogatives, hanté par le désir de réussir à tout prix, main de fer dans un gant de velour, méfiant et rancunier, va jusqu’au bout pour anéantir ses adversaires, jamais de regrets, sens de l’honneur, ambition, rigueur dans la gestion du temps, contrôle, surveille, vérifie, archive, planifie, centralise, compte, écrit pour stocker les informations, note références et découpe articles de journaux pour archiver.

La communication.
Communication difficile mais orateur de talent, mesure ses paroles, onctueux et velouté mais avec un regard mobile et incisif, froideur du serpent, sourire aux dents d’acier, timidité parfois paralysante, courtois mais jamais familier.

Les relations humaines.
Introverti, vit à l’intérieur, solitaire, coeur de pierre, dur avec soi et dur avec les autres, sensible mais qui refoule les sentiments jusqu’à paraître totalement inhumain, émotions violentes, mais retenues et maîtrisées, allergique à l’exhibitionnisme, difficulté à se lier, peu d’amis mais fifélité, rancune tenace.

Aiment : Réussir, le pouvoir (ambition dévorante), les formules, la comptabilité, l’ordre, les structures qui lui permettent de réussir, les jeux de cartes.

N’aiment pas :  Le risque, le changement, les compliments, les sentiments, le travail d’équipe.


        Cortical Droit : Le stratège.

La Personnalité.
Créateur, inventif, artistes, intuitif, visionnaire, Vision synthétique et globale, illuminé, fantaisiste, original, étonnant, ne fait rien comme tout le monde, détonne, provoque, scandalise, difficile à cerner, génie ou avanturier ?, désinvolte, dilétante, prend des risques, non conventionnel, look extravagant, vêtements inadaptés à la fonction.

Les compétences.
Création, innovation, esprit d’entreprise, artiste, expression imagée, mémoriser par l’image, visionnaire au seul coup d’oeil, penser en image, interpréter les signes invisibles pour un cerveau gauche, conceptualisation, va à l’essentiel, globalisation, synthèse, intuition, vision spatiale, sens de l’orientation, sait donner du rêve, capable de traiter de tout, ne sait pas compter,

L’action.
Préoccupation de construire le futur, d’anticiper l’avenir, a la sensation d’être destiné à de grandes choses, esthète de l’action, a des objectifs lointains, aime entreprendre et prendre des risques et entraîner les autres, conscient des incertitudes, grisé par l’imprévu, passionné par les idées nouvelles, n’est pas affecté par l’échec, à l’aise dans les contradictions, inventif, a toujours une idée de rechange, procède par association, intègre les images et les méthaphores, ne travaille que devant une échéance importante, à contretemps (la nuit, quand son intelligence est la plus vive), a du mal à trouver sa voie, capacité à mener sans difficulté plusieurs activités de front, dominé par le besoin de créer, touche à tout, sorcier, magicien, grande assurance en leur avenir, grands simplificateurs, décisions immédiates.

La communication.
Regard absent, apparente nonchalence, décontracté, a de l’humour, aime les discussions, saute du coq à l’âne, discours éclaté, humour, s’exprime avec des images à portée pédagogique, paraboles, anecdotes et métaphores frappantes, use de paradoxes pour frapper, expressions innattendues, doué pour les petites phrases, boutades, jeux de mots, ironie, gags.

Les relations humaines.
Individualiste, fait de la politique pour lui-même, rusé, manipulateur, comédien, spécialiste du double jeu.

Aiment :  Passionné d’idées nouvelles , d’images, rêver, entreprendre, prendre des riques, le hasard, l’exotisme, retouner leur veste, changer d’idées,

N’aiment pas : Les mathématiques, l’analyse, les statistiques, la lecture, les règlements, la discipline, l’école, la routine, être comme les autres.


        Limbique Droit : Le communicateur.

La Personnalité.
Extraverti, relationnel, sens du contact humain, communicateur, émotif qui ne cherche pas à se contrôler, assume sa nature et se donne comme il est, instinctif, spontané, bavard, gestuel, sensible, sensuel, naturel, séducteur, animateur, pédagogue, généreux, idéaliste, spiritualiste, militant, manipulateur, manque de modestie, a besoin de briller en société, de se valoriser soi-même et de se rassurer, puéril, impulsif, inconstant, influençable, superficiel, dépendant,  anéanti par l’humiliation.

Les compétences.
Communiquer, écouter, négocier, concilier, ouverture, dialogue, sent les choses, sait évaluer la valeur et la sincérité, sait sonder les coeurs, animer, pédagogie, comédien, talents d’imitateur, déclenche l’émotion du public, faible résistance à l’attaque, doute de ses capacités.

L’action.
Sens d’une mission : exalter les valeurs humanistes, privilégie l’action à la réflexion, marche à l’instinct, en cas de danger ses viscères le prévienne et non la réflexion, part du concret pour résoudre un problème, aime le travail de groupe, sait déléguer, fait confiance.

La communication.
Communiquer en passant par les sentiments et les sensations physiques, aimable, souriant, vocabulaire simple et imagé parfois trivial, bafouille, accroche des mots, ne finit pas ses phrases, pratique la répétition, besoin de se livrer et de mieux connaître l’autre,  s’étonne de constater que les autres les voient différemment, a besoin de savoir ce que pensent les autres, court après les mécontents pour les satisfaire, capacité de mentir et de démentir, se prend pour le vent et n’est que la girouette, éclats de rire ou de colère, n’accepte pas les reproches, prend tout à coeur, se vexe, n’ose pas dire ce qu’il pense de peur de blesser, s’excuse longuement s’il doit dire « non », monopolise la parole.

Les relations humaines.
Besoin d’échanger, partager, demande d’amour, compréhension, dialogue, proche des gens, généreux, échange qui favorise l’intimité, pleure d’émotion, de bonheur, sanglote à la perte d’un être cher, prend le deuil pour le reste de leur vie.

Aimen :  Etre proche des gens et aimé de tout le monde, la considération, les compliments, passionnés de gloire, la douceur de vivre, parler et subjuguer leur entourage, la nature, la musique (extase), chanter, ressentir, communiquer, sonder les coeurs, le contact, l’harmonie, la famille, les enfants, les copains, les sentiments, les sensations, les confidences, séduire, l’amour, l’action, la littérature, les films d’amour ou de violence.

N’aiment pas :  Les introvertis, l’abstraction, la modestie, le protocole, l’indifférence, les conflits.

 

Lundi 8 août 2016 à 8:56

Psychologie, comportement

  Une correspondante me demande deux informations, suite aux nombreux articles que j’ai faits sur les préférences cérébrales, le bigfive, la PNL, l’énnéagramme, etc…
        - qu’est ce que la théorie d’Hudson ?
        - qu’est ce que le trèfle à quatre feuilles des préférences cérébrales?
    Je vais essayer de répondre en deux articles à la question sur le trèfle à quatre feuilles et dans un autre article sur la théorie d'Hudson.

    Les préférences cérébrales sur lesquelles j’ai fait beaucoup d’articles, sont dérivées des théories de CG Jung, des travaux de mesdames Mayers et Briggs, et du bigfive.
    Mais d’autres travaux ont précédé ces théories.

    En 1950, le biologiste Maclean avait étudié l’évolution du cerveau chez divers animaux et il avait établi des stades d’évolution du cerveau :
        - le cerveau « reptilien », que j’appelle chez l’homme le « cerveau central », est l’élément qui commande les organes qui nous permettent de vivre et pilote les opérations de survie. L’un des principaux élément est l’hypothalamus. Ses actions sont inconscientes et instinctives, avec quelques informations qui remontent quant à l’état de nos viscères.
        - le « cerveau limbique », que je préfère appeler le « cerveau émotionnel », qui gère l’affectivité, les émotions, la mémoire sensorielle et épisodique. Son rôle est en grande partie inconscient, mais il dialogue avec le cortex, da,s le domaine des émotions et de la prévision des actions notamment.
        - le « cortex », spécifique à l’homme, (à peine développé chez certains mammifères supérieurs), qui est le siège de la parole, et plus généralement de la pensée, de la logique et du raisonnement, de l’organisation des actions.
    Cette classification reste vraie, mais elle est trop simpliste, et l’organisation du cerveau est décrite de façon plus détaillée.

    En 1981, Robert Sperry, prix Nobel de Médecine, avait mis en évidence les spécificité des hémisphères droit et gauche du cerveau, en étudiant notamment le cas de malades dont le corps calleux, qui relie les deux hémisphères, avait été sectionné.
Il avait notamment spécifié le fonctionnement respectif des deux hémisphères en matière de langage et de vision des images.

    A partir de ces notions, de nombreuses théorie se sont développées qui partaient de la notion cerveau droit et gauche d’une part et cortex et cerveau limbique d’autre part, en supposant que chaque personne se servait davantage de certaines de ces quatre divisions.
    La principale est la théorie « à cerveau total » de Ned Hermnn dont la théorie du « trèfle à 4 feuilles » n'est qu'une copie.

    Cette théorie du "trèfle à quatre feuilles" comprend quatre catégories de personnalité, qui correspondraient à un fonctionnement plus important soit du cerveau droit, soit du cerveau gauche, soit du cortex soit du cerveau limbique. Le schéma ci dessous résume cette classification.
    Je détaillerai dans un prochain article ces quatre personnalités.
    Il est rare qu’un individu corresponde à un seul de ces types. Chaque individu utilise ces 4 types de comportement mais certains d’entre eux sont préférés et donc plus fréquents et plus naturels (comme dans les préférences cérébrales que j’ai souvent exposées).

http://lancien.cowblog.fr/images/Psycho/Prefcer1.jpg

    Sur le plan purement psychologique cette théorie n’est pas mauvaise, car elle décrit assez bien certains types de comportement.
    Sur le plan neurophysiologique, elle est par contre aberrante, les comportements décrits n’étant pas spécifiques de ces parties du cerveau. Si certaines parties du cerveau réagissent devant certains événements ou actions particuliers, en matière comportementale, c’est l’ensemble du cerveau qui est concerné et collabore.

    En ce qui concerne Ned Herrmann, sa théorie, est très voisine de celle du trèfle à quatre feuilles et est plus connue. Il a écrit des ouvrages sur « la dominance cérébrale et la créativité ».
    Il a crée des outils pour identifier les modes préférentiels (HBDI)
   

Mardi 17 mai 2016 à 8:08

Psychologie, comportement

 http://lancien.cowblog.fr/images/Images3/Lavisdupsy.png

     Une correspondante, qui fait des études de psychologie, et  a lu des articles de mon blog sur ce sujet me demande « Tu dis par endroit du mal des psys. Pourquoi ?

    Ce n’est pas tout à fait exact. J’ai critiqué certains psys, mais pas toutes les personnes de cette profession. Je pense que beaucoup d’entre eux sont très bien et j’ai de l’estime pour certains psys que je connais, mais j’ai constaté aussi des résultats mauvais de certains autres psychologues ou psychiatres, et c’est cela que j’ai critiqué.
    Je vais expliciter cela.

    Parmi les psychologues, il y a d’abord des personnes peu formées , qui peuvent certes avoir de l’expérience, mais cela ne remplace pas les connaissances en psychologie. Il y a même quelques charlatans. 
    Et puis il y a les psychiatres qui sont des médecins et les psychologues qui ont eu une formation en faculté, un mastère ou un doctorat. C’est un gros travail au cours duquel ils ont acquis des bases solides. mais évidemment jeunes diplômés, il leur faudra un peu de pratique avant d’être opérationnels.

    Ceux qui font de la recherche en psychologie sont opérationnels tout de suite et ils sont sous la direction d’un « patron » de recherche. J’ai beaucoup d’admiration pour ces personnes, car elles sont mal payées par rapport à leur savoir, et c’est grâce à elles que la psychologie avance et se modernise, et que l’on connaît mieux le comportement humain.

    D’autres psychologues sont extrêmement utiles : ce sont tous ceux qui intervient lorsque quelqu’un a subi un traumatisme : accident, attentat, agression. L'enseignement dans ce domaine est bon, et tous les « patients » que j’ai connus dans cette situation, ont bénéficié d’une aide très précieuse dont ils étaient très reconnaissants, et qui leur a permis de remonter la pente, plus ou moins vite évidemment, car la personnalité du patient intervient pour beaucoup, de même que la gravité du traumatisme.

    Les psychiatres sont avant tout médecins et sont là pour soigner les maladies mentales, et j’ai pour eux le même respect que pour tout médecin. Je pense que ceux d’entre eux qui soignent des malades très atteints, sont compétent et agissent donc au mieux pour le bien de leurs malades, même s’ils ne peuvent pas toujours les guérir. Je n’ai pas été en contact avec de tels malades et donc je ne peux en juger, doutant plus que je n’ai pas les connaissances médicales suffisantes.
    Les patients que j’ai connus, surtout à partir de mes blogs n’étaient pas des malades mentaux. c’étaient des jeunes qui avaient des problèmes d’adolescence ou de couple, des chagrins d’amour, des persécutions par des camarades.
    J’ai connu quelques rares personnes en dépression, mais la plupart étaient en deçà de la déprime. Ils souffraient simplement et leurs esprits ressassaient des pensées négatives sur certains sujets; une partie d’entre eux se scarifiaient. Certains se consolaient dans le cannabis et la drogue.

    La dépression est une maladie temporaire, mais il faut la soigner. L’anorexie si elle est sévère, est encore plus grave et relève aussi du médecin.
    Je n’émettrais donc pas d’avis sur les soins donnés par le corps médical, n’étant pas compétent. Mais je constate quand même que les traitements psychotropes étaient lourds, souvent prolongés pendant des années, que l’on mélangeait dans les Hôpitaux Psychiatriques des ados malades mentaux et des jeunes provisoirement atteints , et que ce mélange est néfaste.
    Tous les cas que j’ai connus d’usage prolongé de psychotropes se sont révélés néfastes pour le malade qui n’avait pas une maladie mentale, lui enlevant volonté et motivation, voire même mémoire et capacité de réflexion.
    Dans certains cas leur cas s’est même aggravé en général, car le médicament soulage, mais ne guérit pas dans le domaine psychique. C’est le mande, qui soulagé par le médicament doit prendre sur lui de remonter la pente. Le médicament est analogue au plâtre vis à vis d’un os brisé.
    Le malade a besoin qu’on l’aide, notamment à identifier la cause de ses tourments, à les ramener à leur juste valeur et à trouver des solutions pour y faire face. Les psychiatres sont débordés et n’ont pas le temps de s’en occuper. En fait ce n'est pas un travail de médecin. Il faudrait d’autres personnes pour prendre le relais.

    Certains psys non-médecins sont là pour faire ce travail; mais j’ai constaté que beaucoup le font mal. Pourquoi.?
    D’abord parce qu’ils ont été mal formés, beaucoup aux théories de Freud, qui sont en grande partie fausses et dépassées, datant d’un temps où on ne connaissait rien au cerveau, et de plus axées essentiellement sur les pulsions sexuelles (car c'était la spécialité de Freud).
    Le complexe d’Eudipe, le symbolisme des rêves sont autant de bêtises qui ne devraient avoir plus cours. (je me souviens d’une psy qui disait à sa patiente que quand elle rêvait d’abeilles, c’était en réalité de phallus !! La pauvre ado, qui avait des problèmes familiaux, mais pas de refoulement sexuel, était un peu perdue).
    L’autre défaut de beaucoup de psys est de trop penser théorie psychologique et de vouloir absolument que sa patiente soit borderline ou bipolaire, et comme tout le monde, surtout si on est stressé, a des sautes d’humeur et est un peu trop sensible et émotionnel, on peut toujours le croire.
    Mais quand bien même il y aurait un peu de vrai, le savoir n’apporte pas grand chose.
    Près d’une centaine de jeunes se sont confiés à moi, depuis dix ans que je suis sur des blogs, et j’ai connu leurs problèmes mieux que leurs parents et leur psy.
    C’est uniquement par une écoute progressive et attentive, en posant des questions, en expliquant ce que mon interlocuteur n’avait pas remarqué, en ramenant les situations à une valeur plus réaliste et juste, que l'on progresse. Et surtout se garder du moindre jugement : on constate, on explique, on suggère, on peut énoncer les risques d’un décision même passée, mais on ne critique pas la décision, ni la personne qui la prise. Il n’y a pas de confiance si on juge l’autre.
    La personne qui souffre est perdue dans ses émotions et ne raisonne plus logiquement sur ses sujets de stress. Il faut le faire à sa place puis lui faire faire cette réflexion rationnelle, pour qu’elle trouve des voies de solutions et les explore.
    On découvre ainsi parfois les vraies raisons du mal, que la personne ne voulait pas voir (les refoulements de Freud n’existent pas, mais les blocages du cerveau émotionnel, si !).
    Certes les connaissances de psychologie et surtout, celles liées au fonctionnement cérébral servent, mais ce qui prime, c’est la qualité d’écoute, la confiance qu’on inspire, la clarté des explications et la logique et le bon sens. C'est aussi une certaine amitié qui s'installe, et fait partie de la confiance, mais aussi du traitement.
    Certains psys font tout cela et sont de bons psys, d’autres s’en tiennent aux théories et en général ils apportent peu à leur patient, qui finit par partir déçu.

    J’ai donc essayé de préciser ce que je reproche à certains psys, mais seulement à la lumière de ce que j’ai constaté. Il ne faut pas généraliser mon propos..

Jeudi 31 mars 2016 à 8:27

Psychologie, comportement

http://lancien.cowblog.fr/images/Prefcerebrales/4479695.pnghttp://lancien.cowblog.fr/images/Prefcerebrales/3475769.png





























      Je suis toujours étonné du nombre de mes correspondant(e)s ou des personnes que je connais, qui passent leur temps à se remémorer le passé avec tout un cortège de remords de ce qu’ils ont mal fait et de regrets de ce qu’ils n’on pas voulu ou osé faire.
    Je lisais un article d’un psy, qui disait qu’autrefois les patients venaient le voir pou se guérir de complexes ou de pensées traumatisantes, proches du fantasme, alors qu’aujourd’hui, ils - surtout les jeunes - viennent pour se plaindre, non pas de la teneur morale ou perturbante de leurs pensées, mais pour parler de leur activité et de toutes les erreurs qu’ils ont pu faire.
    Les américains appellent ce mal moderne « l’overthinking » (en quelque sorte l’hyper-penser), qui consiste à se prendre le tête et à ruminer le passé, jusqu’à en devenir ultra-stressé.
    Je ne trouve pas ce terme très adéquat. Je ne crois pas que les personnes que je connais pensent trop. Je crois surtout qu’ils ont du mal à maîtriser leurs pensées, à ne pas les laisser dériver vers des réflexions tristes, et à les orienter vers des pensées positives.
    Je pense qu’on peut vivre heureux avec un cerveau très actif et on peut « grésiller du trolley » sans être pour cela ni cinglé, ni dépressif. Mais il faut orienter son fonctionnement, non par vers le passé et les souvenirs néfastes, mais vers les petites joies du présent et la préparation de l’avenir, vers la préparation des projets et l’action, avec l’idée de faire des succès et non des échecs.
    C’est évidemment plus facile si on est optimiste que si le pessimisme vous ronge.
    A mon avis La suractivité du cerveau n’est pas orientée forcément vers les souvenirs néfastes. Elle provient de nos préférences cérébrales.
    Si vous vous reportez à les articles sur la préférence de prise d’information et de perception, vous verrez que l’on peut être sensitif en analysant les informations de façon linéaire et séquentielle, de façon très pragmatique. La pensée suit alors un parcours rigoureux qui n’autorise pas l’emballement.
    On peut au contraire percevoir de façon globale, avec une pensée qui peut s’exprimer en arborescence, en sautant du coq à l’âne, ce qui n’empêche pas les synthèses périodiques. C’est effectivement un foisonnement beaucoup plus volumineux, qui peut s’apparenter à un hyper-penser.
    Mais il n’y a aucune raison pour que ce soit triste ou néfaste. d’autant plus que les personnes globales sont plus orientées vers l’avenir que vers le passé.
    Finalement je pense que cela fait plaisir aux psys et cela impressionne leurs patients de parler d’overthinking, pour expliquer leur stress et leurs hantises passéistes, mais, pour moi, remords et regrets sont l’apanage de notre préférence cérébrale « pessimisme », alors qu’une pensée très active est plutôt la conséquence de notre préférence cérébrale de perception « globale ».

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lancien

sortir de la tristesse

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