Jeudi 15 septembre 2016 à 9:38

Psychologie, comportement

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Un de mes correspondants qui avait un bureau individuel vient d’être transféré dans un bureau collectif que l’on appelle maintenant, avec cette manie anglo-saxone, un « openspace ». Il me demande si j’ai connu cela autrefois et ce que j’en pense.
    Je n’ai jamais travaillé dans ce qu’on appelait alors un « bureau paysager » (c’était un nom plus joli, inventé en 1950 par des industriels allemands, mais le bureau avait les mêmes inconvénients !), et il y en avait dans mon entreprise. Mais cela fait 20 ans que je suis en retraite, alors mon expérience est un peu vieille, mais je vais vous dire ce que j’en pense.

    D’abord pourquoi faisait on un tel espace commun?

    Raison économique d’abord : le nombre de mètres carrés accordés à un bureau est très supérieur à l’espace accordé à une personne dans le bureau paysager. Les espaces de circulation sont aussi plus restreints. On passe de 12 à 16 m2 par personne à 8 à 9 m2.
    C’est aussi un espace plus flexible, puisqu’on peut modifier l’agencement sans être obligé de modifier des cloisons.
    Les installations de chauffage et de climatisation sont moins onéreuses.

    Problème de communication entre les personnes : on suppose qu’elle est améliorée par la proximité des espaces de travail.et donc l’échange d’informations.
    Certains utopistes avaient même, à l’origine, pensé raccourcir les liaisons hiérarchiques et les rendre plus facile en mélangeant cadres et employés.

    Un souci de discipline et de contrôle n’était pas exclu, la vue permanente des uns sur les autres évitant de dormir, de jouer sur son ordinateur, ou de téléphoner aux copains.

    Il s’est avéré que ces espaces avaient autant d’inconvénients que d’avantages. 
Le principal inconvénient était le bruit et d’énorme difficultés pour recevoir des visiteurs ou téléphoner. Impossibilité pour les cadres de discuter avec ses subordonnés, encore plus lorsqu’il y avait problème ou faute. Plus le bureau paysagiste contient de personnes, plus le bruit est important.
    La réflexion n’est pas non plus facile dans ce bruit.
    Très vite on a redonné des bureaux aux cadres, éventuellement en faisant un bureau vitré dans l’espace commun.
    L’atmosphère commune n’est pas non plus favorable à la santé : les germes microbiens circulent d’un poste à l’autre et les maladies sont beaucoup plus fréquentes notamment l’hiver.
    Les bureaux paysagers ont à l’origine été construits pour des tâches techniques comme des bureaux d’études ou d’approvisionnement, dans lesquels on dispose d’ordinateurs. L’évolution de la messagerie a diminué l’usage du téléphone ainsi que les visites de personnes externes.

    Les bureaux paysagers devaient augmenter la coopération et les échanges entre personnes y travaillant. Cet objectif était plus important dans les années 80 où la messagerie n’existait pas.
    En fait il apparait que si certains échanges sont accrus, des échanges non utiles et désirés le sont aussi, perturbant le travail. Entre ces échanges et le bruit, il est très difficile de se concentrer pour réfléchir et le travail est en général plus fatigant dans ces bureaux communs. On a constaté une baisse de rendement et des erreurs plus nombreuses et un absentéisme plus grand, augmentant jusqu’à 50% supplémentaires.
    Le fait d’être « sous la surveillance des collègues » déplaît aussi. D’autre part vous partagez l’espaces avec toutes sortes de collègues, certains sympathiques, d’autres envahissants, des gens normaux et des originaux. Certains ne sont pas faciles à éviter et  votre tranquillité en souffre.
    D’ailleurs les personnes que l’on fait passer d’un bureau individuel à l’open space, sont en général très mécontentes de ce changement.

    Aucune étude n’a pu à ce jour montrer l’efficacité des openspace, sauf pour de très petites équipes nécessitant la présence d’experts dans des domaines différents sur un même projet, dans des startups notamment. Mais ce n’est plus un bureau paysager mais un simple grand bureau où travaillent quatre ou cinq personnes sur un projet commun.
    Les openspaces évoluent pour diminuer ces inconvénients : on lutte contre le bruit en installant des cloisons amovibles, dont le bas est opaque et le haut vitré ce qui permet une certaine intimité et une meilleure possibilité de concentration. Les personnes assurant l’encadrement  gardent en général un bureau séparé clos, avec éventuellement une vitre ouvrant sur l’openspace.
    Mais aujourd’hui la justification de ces bureau paysagers n’est plus qu’économique au plan de l’investissement et de l’entretien, et sa rentabilité est contestable par la baisse de rendement et l’augmentation d’absentéisme qui est engendré par les inconvénients de la promiscuité.

Dimanche 14 août 2016 à 9:13

Psychologie, comportement

    J’ai consacré mes deux dernier articles à répondre à la demande d’une lectrice, qui voulait savoir ce qu’était la théorie du trèfle à 4 feuilles.
    Elle m’avait aussi demandé ce qu’était la « théorie d’Hudson »


    Frédéric Hudson est un professeur à l’université de Colombia aux Etats Unis, et c’est l’un des précurseurs du coaching    . Il a imaginé notamment une théorie sur le cheminement des attitudes que nous avons face à un projet, face à un changement que nous avons entrepris.
    Il considère qu’il y a quatre phases successives, avec toutefois des retours en arrière temporaires possibles.

        Phase 1 : Lancement :

    C’est une phase dynamique de construction, d’action, de réalisation : par exemple, un nouveau poste, une nouvelle activité, un nouveau projet…
    Le sujet est enthousiaste, il a un but, une utilité, il sait où il va, il sait ce qu’il a à faire. Au sens de Maslow, il a le sentiment de se réaliser.
    C’est donc une phase positive dans laquelle on est motivé.

        Phase 2 : Désynchronisation, marasme, restructuration.

    Des difficultés, des défauts apparaissent, ainsi qu’une certaine insatisfaction, voire de la lassitude, mais on a conservé une certaine énergie.
    Le sujet proteste, se plaint, ressent des émotions négatives et cesse peu à peu d’agir.
    Les méthodes de la phase 1 sont sans doute devenues inadéquates et il faut les changer.     Si nous réussissons ces aménagements, nous repartons en phase 1, guilleret(te), quand cela n’est pas possible, c’est qu’un cap est passé, et nous entrons dans la phase 3.
 
        Phase 3 : Désengagement.

    La phase 3 est un passage d’une énergie haute et négative (phase 2), à une énergie basse et négative. C’est pourquoi cette phase est impopulaire et beaucoup cherchent à l’éviter, ou à l’écourter !
    La personne se désengage de l’action, elle réduit sa participation, ses contacts et s’isole progressivement. C’est la solitude, l’abattement, la tristesse, la lassitude, au bord de la dépression.
    C’est le moment de réfléchir à la phase précédente, de comprendre pourquoi on en est là, et de trouver ce qu’il faut changer vraiment pour repartir.
    C’est une période de changement profond, mais où l’énergie que l’on y consacre reste faible.

        Phase 4 : Réintégration, expérimentation :

    L’on n’a pas encore retrouvé l’énergie et la motivation positive de la phase 1, mais on a retrouvé l’envie de vivre des expériences, et c’est donc à nouveau une phase positive.
    C’est donc une période de préparation pour expérimenter des pistes, faire des essais, se rapprocher de personnes qui correspondent à ce renouveau que nous préparons.
    Si cette expérimentation, cette préparation réussit, l’on retrouve la confiance en soi et on se sent prêt pour une nouvelle aventure et l’on retourne dans une nouvelle phase 1.

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    En fait Hudson propose à partir de ce modèle, des pistes, des recettes pour écourter et mieux sortir des phases 2 et 3, soit en retournant en phase 1 à partir de la phase 2, soit en passant plus vite à la phase 4, à partir de la phase 3.
    Il a construit une méthode de « désapprentissage - apprentissage » qui est résumée sur le schéma ci-dessous.

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    Il analyse les phases négatives et la façon de les contrer (voir la « courbe de deuil » ci-dessous) :
    Il donne des conseils pour analyser sa situation, voir ses forces et ses faiblesses (cf. tableau ci dessous).

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    En fait les travaux d’Hudson représentent un véritable cours de coaching : la roue d’Hudson permet de comprendre le chemin de changement d’une personne en permettant à celle-ci de se positionner et de comprendre ce dont elle a besoin pour utiliser au mieux son investissement intellectuel, affectif et matériel et trouver en elle et autour d’elle les  ressources appropriées pour obtenir et conserver la maîtrise de sa vie et réaliser ses objectifs.

Mercredi 10 août 2016 à 8:56

Psychologie, comportement

     J’avais dit dans le dernier article, que pour répondre à la question de ma correspondante, je décrirai les personnalités du « trèfle à 4 feuilles », bien qu’elles aient été beaucoup moins utilisées que les types d’Hermann, qui sont assez voisins.
    Voici donc ces quatre personnalités qui sont la reproduction d’un article de « Colibris » (qui est un groupe nancéen, qui traite de sujets très divers, le texte ci-dessous ayant été rédigé par une personne dénommée "Bernard") :

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        Cortical Gauche : L’Expert.

 La Personnalité.
Rationnel, logique, technicien précis, rigoureux, analyse les faits, intellectuel brillant, théoricien, stratège, calculateur, a le soucis d’être premier, dominateur, a infiniment confiance en soi, est soucieux d’avoir raison.

Les compétences.
Abstraction, mathématiques, quantitatif, technique, les finances, le droit, résolution de problèmes, très bon orateur, compétition, stratégie, chiffres et lettres, passion du mot juste, fureur d’apprendre, peu inventifs.

L’action.
A la certitude qu’il est seul capable de résoudre les problèmes, étudie sans difficultés, traite un dossier à la fois, analyse méthodiquement les faits avec rigueur et logique, compile les faits, procède par hypothèse, sens élevé des institutions, ligne droite sans états d’âme, respecte les lois, autoritaire, surestime ses propres capacités.

La communication.
Croit ce qu’il dit et dit ce qu’il croit, est soucieux d’avoir raison, aime le pouvoir et le commandement, fait preuve d’une supériorité agaçante, air hautain, dédaigneux, est seul à raisonner juste, cassant, intransigeant, obstiné, n’accepte la contradiction que si elle est étayée de preuves précises, croit pouvoir convaincre par la logique, ne supporte pas les interruptions, imbu de lui même, champion du parler vrai, aime les conversations savantes, convaincre par la logique.

Les relations humaines.
Individualiste, froid, distant, évalue, critique, ironise, entêté sur les principes, idéaliste, ne déroge pas à la parole donnée

Aiment : Avoir raison, être le premier, le pouvoir, les théories, les modèles, les définitions, les formules, la logique, la rigueur, la justice, apprendre, les chiffres et les lettres, le mot juste, parler vrai, les conversations savantes, convaincre.

N’aiment pas : L’irrationnel, les sentiments, les affirmations sans preuves, la créativité. L’échec : a du mal à accepter l’erreur, toujours irrationnel et de la faute des autres. N’en convient qu’après accumulation des preuves.


        Limbique Gauche : L’organisateur

La Personnalité.
Introverti, réaliste, émotif – contrôlé,  minutieux/maniaque, ordonné, conservateur, séquentiel, attaché aux acquis, sens du territoire, stoïque, impassible, froid, secret, énigmatique, force de caractère, silencieux, réservé, prudent, rusé, timide, pudique, obstiné, travailleur, patient, vigilent, méfiant, a peur, rancunier, look strict et classique gris, toujours le même style, a besoin d’être à l’aise dans ses vêtements, sensible à la douleur.

Les compétences.
Administration, organisation, formalisation, réalisation, mise en oeuvre, doué pour la gestion d’une entreprise, meneur d’hommes, orateur de talent, lecture, comptabilité, très bonne mémoire, faculté d’encaisser des coups et de résister à l’adversité, ne laisse rien au hasard, réalisme.

L’action.
L’action est le moyen et le but, tout ce qui n’a pas d’application pratique est inutile, Administratif, établit les srtuctures nécessaires pour réussir, travailleur solitaire, ordoné, méthodique, courageux, ferme, tenace, jaloux de ses prérogatives, hanté par le désir de réussir à tout prix, main de fer dans un gant de velour, méfiant et rancunier, va jusqu’au bout pour anéantir ses adversaires, jamais de regrets, sens de l’honneur, ambition, rigueur dans la gestion du temps, contrôle, surveille, vérifie, archive, planifie, centralise, compte, écrit pour stocker les informations, note références et découpe articles de journaux pour archiver.

La communication.
Communication difficile mais orateur de talent, mesure ses paroles, onctueux et velouté mais avec un regard mobile et incisif, froideur du serpent, sourire aux dents d’acier, timidité parfois paralysante, courtois mais jamais familier.

Les relations humaines.
Introverti, vit à l’intérieur, solitaire, coeur de pierre, dur avec soi et dur avec les autres, sensible mais qui refoule les sentiments jusqu’à paraître totalement inhumain, émotions violentes, mais retenues et maîtrisées, allergique à l’exhibitionnisme, difficulté à se lier, peu d’amis mais fifélité, rancune tenace.

Aiment : Réussir, le pouvoir (ambition dévorante), les formules, la comptabilité, l’ordre, les structures qui lui permettent de réussir, les jeux de cartes.

N’aiment pas :  Le risque, le changement, les compliments, les sentiments, le travail d’équipe.


        Cortical Droit : Le stratège.

La Personnalité.
Créateur, inventif, artistes, intuitif, visionnaire, Vision synthétique et globale, illuminé, fantaisiste, original, étonnant, ne fait rien comme tout le monde, détonne, provoque, scandalise, difficile à cerner, génie ou avanturier ?, désinvolte, dilétante, prend des risques, non conventionnel, look extravagant, vêtements inadaptés à la fonction.

Les compétences.
Création, innovation, esprit d’entreprise, artiste, expression imagée, mémoriser par l’image, visionnaire au seul coup d’oeil, penser en image, interpréter les signes invisibles pour un cerveau gauche, conceptualisation, va à l’essentiel, globalisation, synthèse, intuition, vision spatiale, sens de l’orientation, sait donner du rêve, capable de traiter de tout, ne sait pas compter,

L’action.
Préoccupation de construire le futur, d’anticiper l’avenir, a la sensation d’être destiné à de grandes choses, esthète de l’action, a des objectifs lointains, aime entreprendre et prendre des risques et entraîner les autres, conscient des incertitudes, grisé par l’imprévu, passionné par les idées nouvelles, n’est pas affecté par l’échec, à l’aise dans les contradictions, inventif, a toujours une idée de rechange, procède par association, intègre les images et les méthaphores, ne travaille que devant une échéance importante, à contretemps (la nuit, quand son intelligence est la plus vive), a du mal à trouver sa voie, capacité à mener sans difficulté plusieurs activités de front, dominé par le besoin de créer, touche à tout, sorcier, magicien, grande assurance en leur avenir, grands simplificateurs, décisions immédiates.

La communication.
Regard absent, apparente nonchalence, décontracté, a de l’humour, aime les discussions, saute du coq à l’âne, discours éclaté, humour, s’exprime avec des images à portée pédagogique, paraboles, anecdotes et métaphores frappantes, use de paradoxes pour frapper, expressions innattendues, doué pour les petites phrases, boutades, jeux de mots, ironie, gags.

Les relations humaines.
Individualiste, fait de la politique pour lui-même, rusé, manipulateur, comédien, spécialiste du double jeu.

Aiment :  Passionné d’idées nouvelles , d’images, rêver, entreprendre, prendre des riques, le hasard, l’exotisme, retouner leur veste, changer d’idées,

N’aiment pas : Les mathématiques, l’analyse, les statistiques, la lecture, les règlements, la discipline, l’école, la routine, être comme les autres.


        Limbique Droit : Le communicateur.

La Personnalité.
Extraverti, relationnel, sens du contact humain, communicateur, émotif qui ne cherche pas à se contrôler, assume sa nature et se donne comme il est, instinctif, spontané, bavard, gestuel, sensible, sensuel, naturel, séducteur, animateur, pédagogue, généreux, idéaliste, spiritualiste, militant, manipulateur, manque de modestie, a besoin de briller en société, de se valoriser soi-même et de se rassurer, puéril, impulsif, inconstant, influençable, superficiel, dépendant,  anéanti par l’humiliation.

Les compétences.
Communiquer, écouter, négocier, concilier, ouverture, dialogue, sent les choses, sait évaluer la valeur et la sincérité, sait sonder les coeurs, animer, pédagogie, comédien, talents d’imitateur, déclenche l’émotion du public, faible résistance à l’attaque, doute de ses capacités.

L’action.
Sens d’une mission : exalter les valeurs humanistes, privilégie l’action à la réflexion, marche à l’instinct, en cas de danger ses viscères le prévienne et non la réflexion, part du concret pour résoudre un problème, aime le travail de groupe, sait déléguer, fait confiance.

La communication.
Communiquer en passant par les sentiments et les sensations physiques, aimable, souriant, vocabulaire simple et imagé parfois trivial, bafouille, accroche des mots, ne finit pas ses phrases, pratique la répétition, besoin de se livrer et de mieux connaître l’autre,  s’étonne de constater que les autres les voient différemment, a besoin de savoir ce que pensent les autres, court après les mécontents pour les satisfaire, capacité de mentir et de démentir, se prend pour le vent et n’est que la girouette, éclats de rire ou de colère, n’accepte pas les reproches, prend tout à coeur, se vexe, n’ose pas dire ce qu’il pense de peur de blesser, s’excuse longuement s’il doit dire « non », monopolise la parole.

Les relations humaines.
Besoin d’échanger, partager, demande d’amour, compréhension, dialogue, proche des gens, généreux, échange qui favorise l’intimité, pleure d’émotion, de bonheur, sanglote à la perte d’un être cher, prend le deuil pour le reste de leur vie.

Aimen :  Etre proche des gens et aimé de tout le monde, la considération, les compliments, passionnés de gloire, la douceur de vivre, parler et subjuguer leur entourage, la nature, la musique (extase), chanter, ressentir, communiquer, sonder les coeurs, le contact, l’harmonie, la famille, les enfants, les copains, les sentiments, les sensations, les confidences, séduire, l’amour, l’action, la littérature, les films d’amour ou de violence.

N’aiment pas :  Les introvertis, l’abstraction, la modestie, le protocole, l’indifférence, les conflits.

 

Lundi 8 août 2016 à 8:56

Psychologie, comportement

  Une correspondante me demande deux informations, suite aux nombreux articles que j’ai faits sur les préférences cérébrales, le bigfive, la PNL, l’énnéagramme, etc…
        - qu’est ce que la théorie d’Hudson ?
        - qu’est ce que le trèfle à quatre feuilles des préférences cérébrales?
    Je vais essayer de répondre en deux articles à la question sur le trèfle à quatre feuilles et dans un autre article sur la théorie d'Hudson.

    Les préférences cérébrales sur lesquelles j’ai fait beaucoup d’articles, sont dérivées des théories de CG Jung, des travaux de mesdames Mayers et Briggs, et du bigfive.
    Mais d’autres travaux ont précédé ces théories.

    En 1950, le biologiste Maclean avait étudié l’évolution du cerveau chez divers animaux et il avait établi des stades d’évolution du cerveau :
        - le cerveau « reptilien », que j’appelle chez l’homme le « cerveau central », est l’élément qui commande les organes qui nous permettent de vivre et pilote les opérations de survie. L’un des principaux élément est l’hypothalamus. Ses actions sont inconscientes et instinctives, avec quelques informations qui remontent quant à l’état de nos viscères.
        - le « cerveau limbique », que je préfère appeler le « cerveau émotionnel », qui gère l’affectivité, les émotions, la mémoire sensorielle et épisodique. Son rôle est en grande partie inconscient, mais il dialogue avec le cortex, da,s le domaine des émotions et de la prévision des actions notamment.
        - le « cortex », spécifique à l’homme, (à peine développé chez certains mammifères supérieurs), qui est le siège de la parole, et plus généralement de la pensée, de la logique et du raisonnement, de l’organisation des actions.
    Cette classification reste vraie, mais elle est trop simpliste, et l’organisation du cerveau est décrite de façon plus détaillée.

    En 1981, Robert Sperry, prix Nobel de Médecine, avait mis en évidence les spécificité des hémisphères droit et gauche du cerveau, en étudiant notamment le cas de malades dont le corps calleux, qui relie les deux hémisphères, avait été sectionné.
Il avait notamment spécifié le fonctionnement respectif des deux hémisphères en matière de langage et de vision des images.

    A partir de ces notions, de nombreuses théorie se sont développées qui partaient de la notion cerveau droit et gauche d’une part et cortex et cerveau limbique d’autre part, en supposant que chaque personne se servait davantage de certaines de ces quatre divisions.
    La principale est la théorie « à cerveau total » de Ned Hermnn dont la théorie du « trèfle à 4 feuilles » n'est qu'une copie.

    Cette théorie du "trèfle à quatre feuilles" comprend quatre catégories de personnalité, qui correspondraient à un fonctionnement plus important soit du cerveau droit, soit du cerveau gauche, soit du cortex soit du cerveau limbique. Le schéma ci dessous résume cette classification.
    Je détaillerai dans un prochain article ces quatre personnalités.
    Il est rare qu’un individu corresponde à un seul de ces types. Chaque individu utilise ces 4 types de comportement mais certains d’entre eux sont préférés et donc plus fréquents et plus naturels (comme dans les préférences cérébrales que j’ai souvent exposées).

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    Sur le plan purement psychologique cette théorie n’est pas mauvaise, car elle décrit assez bien certains types de comportement.
    Sur le plan neurophysiologique, elle est par contre aberrante, les comportements décrits n’étant pas spécifiques de ces parties du cerveau. Si certaines parties du cerveau réagissent devant certains événements ou actions particuliers, en matière comportementale, c’est l’ensemble du cerveau qui est concerné et collabore.

    En ce qui concerne Ned Herrmann, sa théorie, est très voisine de celle du trèfle à quatre feuilles et est plus connue. Il a écrit des ouvrages sur « la dominance cérébrale et la créativité ».
    Il a crée des outils pour identifier les modes préférentiels (HBDI)
   

Mardi 17 mai 2016 à 8:08

Psychologie, comportement

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     Une correspondante, qui fait des études de psychologie, et  a lu des articles de mon blog sur ce sujet me demande « Tu dis par endroit du mal des psys. Pourquoi ?

    Ce n’est pas tout à fait exact. J’ai critiqué certains psys, mais pas toutes les personnes de cette profession. Je pense que beaucoup d’entre eux sont très bien et j’ai de l’estime pour certains psys que je connais, mais j’ai constaté aussi des résultats mauvais de certains autres psychologues ou psychiatres, et c’est cela que j’ai critiqué.
    Je vais expliciter cela.

    Parmi les psychologues, il y a d’abord des personnes peu formées , qui peuvent certes avoir de l’expérience, mais cela ne remplace pas les connaissances en psychologie. Il y a même quelques charlatans. 
    Et puis il y a les psychiatres qui sont des médecins et les psychologues qui ont eu une formation en faculté, un mastère ou un doctorat. C’est un gros travail au cours duquel ils ont acquis des bases solides. mais évidemment jeunes diplômés, il leur faudra un peu de pratique avant d’être opérationnels.

    Ceux qui font de la recherche en psychologie sont opérationnels tout de suite et ils sont sous la direction d’un « patron » de recherche. J’ai beaucoup d’admiration pour ces personnes, car elles sont mal payées par rapport à leur savoir, et c’est grâce à elles que la psychologie avance et se modernise, et que l’on connaît mieux le comportement humain.

    D’autres psychologues sont extrêmement utiles : ce sont tous ceux qui intervient lorsque quelqu’un a subi un traumatisme : accident, attentat, agression. L'enseignement dans ce domaine est bon, et tous les « patients » que j’ai connus dans cette situation, ont bénéficié d’une aide très précieuse dont ils étaient très reconnaissants, et qui leur a permis de remonter la pente, plus ou moins vite évidemment, car la personnalité du patient intervient pour beaucoup, de même que la gravité du traumatisme.

    Les psychiatres sont avant tout médecins et sont là pour soigner les maladies mentales, et j’ai pour eux le même respect que pour tout médecin. Je pense que ceux d’entre eux qui soignent des malades très atteints, sont compétent et agissent donc au mieux pour le bien de leurs malades, même s’ils ne peuvent pas toujours les guérir. Je n’ai pas été en contact avec de tels malades et donc je ne peux en juger, doutant plus que je n’ai pas les connaissances médicales suffisantes.
    Les patients que j’ai connus, surtout à partir de mes blogs n’étaient pas des malades mentaux. c’étaient des jeunes qui avaient des problèmes d’adolescence ou de couple, des chagrins d’amour, des persécutions par des camarades.
    J’ai connu quelques rares personnes en dépression, mais la plupart étaient en deçà de la déprime. Ils souffraient simplement et leurs esprits ressassaient des pensées négatives sur certains sujets; une partie d’entre eux se scarifiaient. Certains se consolaient dans le cannabis et la drogue.

    La dépression est une maladie temporaire, mais il faut la soigner. L’anorexie si elle est sévère, est encore plus grave et relève aussi du médecin.
    Je n’émettrais donc pas d’avis sur les soins donnés par le corps médical, n’étant pas compétent. Mais je constate quand même que les traitements psychotropes étaient lourds, souvent prolongés pendant des années, que l’on mélangeait dans les Hôpitaux Psychiatriques des ados malades mentaux et des jeunes provisoirement atteints , et que ce mélange est néfaste.
    Tous les cas que j’ai connus d’usage prolongé de psychotropes se sont révélés néfastes pour le malade qui n’avait pas une maladie mentale, lui enlevant volonté et motivation, voire même mémoire et capacité de réflexion.
    Dans certains cas leur cas s’est même aggravé en général, car le médicament soulage, mais ne guérit pas dans le domaine psychique. C’est le mande, qui soulagé par le médicament doit prendre sur lui de remonter la pente. Le médicament est analogue au plâtre vis à vis d’un os brisé.
    Le malade a besoin qu’on l’aide, notamment à identifier la cause de ses tourments, à les ramener à leur juste valeur et à trouver des solutions pour y faire face. Les psychiatres sont débordés et n’ont pas le temps de s’en occuper. En fait ce n'est pas un travail de médecin. Il faudrait d’autres personnes pour prendre le relais.

    Certains psys non-médecins sont là pour faire ce travail; mais j’ai constaté que beaucoup le font mal. Pourquoi.?
    D’abord parce qu’ils ont été mal formés, beaucoup aux théories de Freud, qui sont en grande partie fausses et dépassées, datant d’un temps où on ne connaissait rien au cerveau, et de plus axées essentiellement sur les pulsions sexuelles (car c'était la spécialité de Freud).
    Le complexe d’Eudipe, le symbolisme des rêves sont autant de bêtises qui ne devraient avoir plus cours. (je me souviens d’une psy qui disait à sa patiente que quand elle rêvait d’abeilles, c’était en réalité de phallus !! La pauvre ado, qui avait des problèmes familiaux, mais pas de refoulement sexuel, était un peu perdue).
    L’autre défaut de beaucoup de psys est de trop penser théorie psychologique et de vouloir absolument que sa patiente soit borderline ou bipolaire, et comme tout le monde, surtout si on est stressé, a des sautes d’humeur et est un peu trop sensible et émotionnel, on peut toujours le croire.
    Mais quand bien même il y aurait un peu de vrai, le savoir n’apporte pas grand chose.
    Près d’une centaine de jeunes se sont confiés à moi, depuis dix ans que je suis sur des blogs, et j’ai connu leurs problèmes mieux que leurs parents et leur psy.
    C’est uniquement par une écoute progressive et attentive, en posant des questions, en expliquant ce que mon interlocuteur n’avait pas remarqué, en ramenant les situations à une valeur plus réaliste et juste, que l'on progresse. Et surtout se garder du moindre jugement : on constate, on explique, on suggère, on peut énoncer les risques d’un décision même passée, mais on ne critique pas la décision, ni la personne qui la prise. Il n’y a pas de confiance si on juge l’autre.
    La personne qui souffre est perdue dans ses émotions et ne raisonne plus logiquement sur ses sujets de stress. Il faut le faire à sa place puis lui faire faire cette réflexion rationnelle, pour qu’elle trouve des voies de solutions et les explore.
    On découvre ainsi parfois les vraies raisons du mal, que la personne ne voulait pas voir (les refoulements de Freud n’existent pas, mais les blocages du cerveau émotionnel, si !).
    Certes les connaissances de psychologie et surtout, celles liées au fonctionnement cérébral servent, mais ce qui prime, c’est la qualité d’écoute, la confiance qu’on inspire, la clarté des explications et la logique et le bon sens. C'est aussi une certaine amitié qui s'installe, et fait partie de la confiance, mais aussi du traitement.
    Certains psys font tout cela et sont de bons psys, d’autres s’en tiennent aux théories et en général ils apportent peu à leur patient, qui finit par partir déçu.

    J’ai donc essayé de préciser ce que je reproche à certains psys, mais seulement à la lumière de ce que j’ai constaté. Il ne faut pas généraliser mon propos..

Jeudi 31 mars 2016 à 8:27

Psychologie, comportement

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      Je suis toujours étonné du nombre de mes correspondant(e)s ou des personnes que je connais, qui passent leur temps à se remémorer le passé avec tout un cortège de remords de ce qu’ils ont mal fait et de regrets de ce qu’ils n’on pas voulu ou osé faire.
    Je lisais un article d’un psy, qui disait qu’autrefois les patients venaient le voir pou se guérir de complexes ou de pensées traumatisantes, proches du fantasme, alors qu’aujourd’hui, ils - surtout les jeunes - viennent pour se plaindre, non pas de la teneur morale ou perturbante de leurs pensées, mais pour parler de leur activité et de toutes les erreurs qu’ils ont pu faire.
    Les américains appellent ce mal moderne « l’overthinking » (en quelque sorte l’hyper-penser), qui consiste à se prendre le tête et à ruminer le passé, jusqu’à en devenir ultra-stressé.
    Je ne trouve pas ce terme très adéquat. Je ne crois pas que les personnes que je connais pensent trop. Je crois surtout qu’ils ont du mal à maîtriser leurs pensées, à ne pas les laisser dériver vers des réflexions tristes, et à les orienter vers des pensées positives.
    Je pense qu’on peut vivre heureux avec un cerveau très actif et on peut « grésiller du trolley » sans être pour cela ni cinglé, ni dépressif. Mais il faut orienter son fonctionnement, non par vers le passé et les souvenirs néfastes, mais vers les petites joies du présent et la préparation de l’avenir, vers la préparation des projets et l’action, avec l’idée de faire des succès et non des échecs.
    C’est évidemment plus facile si on est optimiste que si le pessimisme vous ronge.
    A mon avis La suractivité du cerveau n’est pas orientée forcément vers les souvenirs néfastes. Elle provient de nos préférences cérébrales.
    Si vous vous reportez à les articles sur la préférence de prise d’information et de perception, vous verrez que l’on peut être sensitif en analysant les informations de façon linéaire et séquentielle, de façon très pragmatique. La pensée suit alors un parcours rigoureux qui n’autorise pas l’emballement.
    On peut au contraire percevoir de façon globale, avec une pensée qui peut s’exprimer en arborescence, en sautant du coq à l’âne, ce qui n’empêche pas les synthèses périodiques. C’est effectivement un foisonnement beaucoup plus volumineux, qui peut s’apparenter à un hyper-penser.
    Mais il n’y a aucune raison pour que ce soit triste ou néfaste. d’autant plus que les personnes globales sont plus orientées vers l’avenir que vers le passé.
    Finalement je pense que cela fait plaisir aux psys et cela impressionne leurs patients de parler d’overthinking, pour expliquer leur stress et leurs hantises passéistes, mais, pour moi, remords et regrets sont l’apanage de notre préférence cérébrale « pessimisme », alors qu’une pensée très active est plutôt la conséquence de notre préférence cérébrale de perception « globale ».

Vendredi 29 janvier 2016 à 9:03

Psychologie, comportement

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     Vous avez sûrement  vu un chat observer un oiseau ou une souris, avec son instinct de chasseur. Son regard est fixé sur l’objectif, son attitude immobile et tendue. Son attention est occupée à plein par sa proie.
    L’homme préhistoriques avait sûrement des attitudes voisines à la chasse, car sa survie en dépendait. Mais aujourd’hui ce n’est plus le cas
    Pourtant  nous avons toujours besoin de nous concentrer, pour exécuter des tâches manuelles, mais surtout intellectuelle ou pour comprendre autrui et bien communiquer.
    Mais il nous arrive parfois d’être distrait de ne pouvoir nous concentrer sur ce que nous voulons faire, soit par manque de volonté, soit parce qu’une idée nous obsède.                                                                                                                                                                                        

    Il est certain qu’aujourd’hui, bien plus qu’il y a 50 ans, nous sommes beaucoup plus sollicités par de nombreux événement, dont la plupart n’ont que peu d’intérêt, mais qui nous accaparent : publicités, mails, téléphone, SMS? mouvements dans l’environnement.
    C’est encore pire si nous nous laissons entraîner à rêvasser au lieu de nous obliger à écouter ou à réfléchir. C’est une lutte d’influence permanente dans notre cerveau, entre notre volonté et cet environnement.
    De nombreux échecs scolaires sont dus à ce manque d’attention.

    Il existe de nombreuses méthodes pour essayer de conserver notre concentration.
    D’abord nous protéger des distractions : éteindre le téléphone, débrancher la messagerie, ou se forcer à ne pas répondre. Ne pas écouter de la musique violente ou avec des paroles, en travaillant….
    Ne pas faire plusieurs tâches à la fois : ne pas écouter la radio en travaillant Ne pas réfléchir à plusieurs problèmes distinct en même temps …
    Ne pas alternes tâches rapidement (zapper), car il faut à chaque fois « recharger » en mémoire les paramètres et le processus.
    Faire des poses toutes les 30 minutes (il suffit d’une minute) pour reposer le cerveau et bouger (faire quelques pas), pour décontracter le corps.
    Choisir ses horaires; bien sûr c’est personnel, mais en général, on n’est pas opérationnel avant une bonne douche et le petit déjeuner, on est un peu somnolent pendant une heure après le repas de midi, et on  est fatigué en fin de soirée.
    Surtout la mémoire est bien plus disponible le matin qu’en fin de journée, car elle s’est débarrassée des souvenirs superflus pendant le sommeil.
    L’humeur est également une chose importante. On est plusattentif quand on est heureux que lorsqu’on est préoccupé. Alors pensons plutôt aux idées positives qu’au négatives, essayons d’être optimistes.

    Notre attention a une certaine intensité : elle doit être en alerte pour saisir des phénomènes, pour interpréter nos sensation.
    Elle doit rester vigilante et ne pas diminuer de façon importante tout au long de la tâche à accomplir.
    elle doit être sélective et se concentrer sur l’objet ou la tâche, focaliser nos sens et notre réflexion sur l’objectif à atteindre et sur les moyens de la faire et les étapes à franchir.
    Elle doit inhiber ce qui ne se rapporte pas à ce que nous voulons accomplir.

    Beaucoup de jeunes ne savent plus se concentrer. Pourtant cela s’apprend.
    Surtout par l’exercice et les efforts de volonté.
    Mais certains moyens pratiques peuvent aussi être utilisés  pour captiver l’intérêt pour tenir en haleine (poser des questions par exemple) ou pour avoir un cadre de réflexion (listes d’opérations systématique, bien connue des pilotes d’avions).
    Le problème actuel, c’est que l’on n’est pas persuadé que l’attention est nécessaire et qu’elle demande un effort, ce que l’éducation actuelle, ne sait plus apprendre aux jeunes le plus souvent.

Vendredi 15 janvier 2016 à 9:00

Psychologie, comportement

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           Certain(e)s de mes correspondant(e)s trouvent la rentrée morose, après ces quelques jours de fête.
Les fêtes ont été l’occasion de rencontrer d’autres personnes et une question les taraude : « Que pensent les autres personnes de moi ? ».

           A coté de la personnalité, du « moi », C.G. Jung, un psychiatre contemporain de Freud, mais beaucoup plus réaliste et pragmatique, appelle « Persona », la partie de notre moi, pas forcément réelle, que nous voulons montrer aux autres, et la personnalité que nous aimerions avoir (une partie réelle et une autre désirée).
          Et notre Persona nous fait faire un certain cinéma et si nous jouons un “rôle” , c'est  davantage pour les autres que devant nous mêmes.
         Alors l'effet produit sur les autres (ou que l'on aimerait produire) , nous intéresse beaucoup évidemment.
         Cela est encore plus sensible pour les jeunes que pour les adultes, car le groupe de copains a davantage d’importance pour eux, et notamment pour les ados-filles dont l'apparence évolue énormément en quelques années avec la puberté, et qui donc sont obligées de “changer de rôle”.   

         Le “moi” en psycho, (dans les mots croisés on parle souvent de “l'ego”), c'est d'abord la personnalité de chacun de nous  (nos capacités, notre comportement), mais aussi nos pensées, nos sentiments, nos désirs.
        Une partie de ce “moi” est déterminé par la formation de notre cerveau, différente pour chacun d'entre nous, qui aboutit au plan psychologique à des aptitudes et des préférences cérébrales innées qui sont à l'origine de notre “caractère”.
        Mais notre personnalité est ensuite très fortement influencée par notre apprentissage d'enfant, par notre éducation (les parents), par notre culture (l'école, les lectures et aujourd'hui les médias), par notre expérience de la vie, et par les rapports avec les autres hommes.
        Nos préférences cérébrales évoluent donc au cours de notre vie, ainsi que nos aptitudes.

          Quand on veut appréhender la “structure du moi”, on aboutit à une grande complexité, mais dont on peut résumer les grandes lignes de la façon suivante (voir le schéma ci après).

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           Le “moi réel”, ce qui est réellement la personne, ses préférences de comportement, ses aptitudes, ses pensées, bref sa vraie personnalité, mais il est composé de deux grandes parties :      
               - le “moi extraverti”, celui que l'on veut bien montrer aux autres, et
               - le “moi introverti, caché, interieur, profond”, que l'on garde pour soi, que l'on ne veut pas montrer, qui est en quelque sorte notre “jardin secret”.
          Une partie de ce  moi peut ne pas être connu de nous et faire partie de notre inconscient.

          Mais il existe à coté de ces deux “moi réels” deux autres “moi” analogues, irréels” , au sens qui ne sont pas vrais, ne sont pas la réalité, et qui ne correspondent pas à ce que l'on est, mais à ce que l'on souhaiterait être :
                - le moi que l'on souhaiterait montrer, c'est à dire ce que l'on aimerait être, ce que l'on souhaiterait que les autres pensent de nous, mais qui n'est pas la réalité
        C'est donc un “rôle” que l'on joue vis à vis des autres, un espèce de cinéma. de représentation théâtrale que l'on joue devant les autres et souvent devant soi même..
                - le moi profond souhaité, qui est fait des désirs de ce que l'on souhaiterait être (mais cette fois ci, en secret, sans le montrer aux autres), de ses phantasmes et aussi des remords et regrets, notamment ceux que Freud appelait des refoulements. (encore qu'il ne considérait guère que les refoulements sexuels), et dont une bonne partie est inconsciente..

          La “partie du moi réel ” et “ la partie fabriquée”,  que l'on montre aux autres, constituent ce que l'on appelle la “Persona”. C'est le  rôle  que chacun de nous joue, en société vis à vis des autres, (jeu auquel nous finissons par croire en partie) et qui comporte une part de réalité.
          Les deux “moi profonds réel et imaginaire” constituent le "moi caché” dont une partie est également réelle et une partie souhaitée ou regrettée (qui d'ailleurs pourra devenir en partie réelle en vieillissant, d'une part parce qu'on arrivera à réaliser certains souhaits, à transformer certains regrets et à avoir conscience de certains phantasmes inconscients).

          On n'a pas conscience de tous ces "moi".
          Une partie est consciente (celle dans l'ellipse) et une partie inconsciente, surtout en ce qui concerne la partie non réelle et notamment les refoulements.
          Toutefois en réfléchissant, en s'étudiant (les psy appellent cela “l'introspection”), on peut accéder petit à petit à une partie de l'inconscient, difficilement chez un jeune, un peu plus avec l'âge, mais jamais totalement, et pas toujours de façon très claire

          Nous ne pouvons nous empêcher d'avoir une persona, puisque nous vivons en société et c'est vrai que toute vérité n'est pas bonne à dire, et que si l'on disait à tout instant tout ce que l'on pense sans réfléchir, la vie serait vite odieuse pour tous.
          Il y a dans notre cerveau un centre, pas très loin de ceux du langage, qui gère nos “rapports sociaux” sur le plan notamment de nos paroles et malheureusement les personnes dont ce centre est lésé, ne sont pas d'un commerce très facile.
         Mais il ne faut pas que notre persona prenne trop de place et il faut qu'une part d'elle importante soit constituée de notre vrai moi, et non uniquement de ce que nous voulons paraître;
        Avec notre famille, avec nos amis, jouer un rôle imaginaire et uniquement destiné à satisfaire ses désirs et à façonner l'opinion des autres selon sa propre volonté, faire ainsi un cinéma manipulateur, aboutit en général à l'incompréhension et à l'éloignement et malheureusement rend peu à peu impossible la vie en commun.

       Il faut s'accepter et accepter les autres tels qu'ils sont et savoir limiter son rôle et être le plus possible soi même si on veut  avoir une vie paisible et heureuse au milieu des autres.

Dimanche 6 décembre 2015 à 9:55

Psychologie, comportement

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    Il m’arrive souvent de discuter avec des jeunes qui me confirnt leurs états d’âme et je constate qu’une partie de leurs peines et soucis, vient du fait qu’ils n’ont pas confiance en eux mêmes.
    Depuis longtemps les chercheurs en psychologie étudient ce phénomène qui d’ailleurs touche aussi de plus vieilles personnes; ils essaient d’évaluer la capacité d'un jeune à s’auto-évaluer quant à ses propres valeurs ou de son «idéal de soi» notamment dans les études sur la délinquance, l'échec scolaire ou les addictions

    Il y a eu un profond changement dans la mentalité des jeunes.
    Dans ma jeunesse et même pour mes enfants, les références étaient les adultes : parents, professeurs, la famille. Les parents étaient moins pris par leur travail et s’occupaient plus de leurs enfants. Les professeurs étaient mieux formés et plus estimés et respectés, des parents comme des enfants.
    De plus les jeunes évaluaient leurs capacités personnelle par leur travail, dans le secondaire comme dans le supérieur.
    Aujourd’hui les jeunes ne fondent leur estime de soi ni par comparaison aux adultes et au sein de la famille, ni sur leurs valeurs personnelles. Ce ne sont plus les parents ou les éducateurs qui servent de modèles, mais les copains !  Leur estime de soi repose sur leur capacité à partager valeurs dominantes d’un groupe, dans leurs environnement culturel, et la plupart des adolescents intègrent celles-ci, parfois même à leur insu.
    Certes certaines de ces valeurs sont d’ordre général et assez traditionnel, comme la liberté, aider les autres, améliorer son statut social, contrôler sa vie….
    Mais des considérations d’un tout autre niveau interviennent : le mimétisme vis à vis de ce que pensent et font les personnes du groupe, et la nécessité maladive de se comporter comme eux et de disposer des mêmes objets. Cela entraine des simili addictions aux réseaux sociaux, aux téléphones portables, à des accessoires de mode, et malheureusement aux drogues comme l’alcool, le tabac et le cannabis.
    La plupart des jeunes n’ont plus d’estime d’eux même s’ils ne peuvent se comporter comme les copains du groupe et leur ressembler, physiquement et en actions.

    Le problème est que ces désirs à la base de leur estime d’eux mêmes, ne sont pas des vraies valeurs et que la plupart de ces comportement sont plutôt négatifs et leur apporte donc une image très peu encourageante.
    Certaines valeurs qui autrefois apportait une certaine satisfaction comme la réussite scolaire par exemple, ne sont plus appréciées et beaucoup n’ont pas le courage de rechercher des résultats sportifs.
    A cela s’ajoute un climat inquiétant, entre le chômage, les guerres, le terrorisme, le changement climatique, qui rend l’avenir incertain et inquiétant.
    Les modèles rassurants de la famille et de l’instruction ont en partie disparus, la prépondérance de la société de consommation et de l’argent apportent plus de stress que de satisfaction.
    On aurait pu croire que la libération des mœurs depuis 1968 aurait apporté un calme sentimental mais il a en fait amené un amour changeant et éphémère et les divorces ont enlevé le caractère sécurisant de la famille.

    Une de mes correspondantes m’a un jour dit cette phrase horrible : «J'ai 20 ans et je ne laisserai personne dire que c'est le plus bel âge de la vie. Tout part en quenouille : l'amour, les idées, la famille, l'entrée dans le monde des adultes, le travail et l’environnement.»,
    On compte parmi les jeunes plus de 10% en détresse psychologique avec un risque de dépression, situation souvent aggravée par l’alcool , le tabac et le cannabis, qui sont pris comme un médicament contre l’anxiété.

    Cet article est très pessimiste, mais je voudrais terminer par quelque chose de positif. Je connais un certain nombre de jeunes qui ont une bonne estime d’eux mêmes et qui arrivent à avancer en étant relativement heureux, même s’ils ont des difficultés, notamment au plan travail et finances.
    Je constate que leurs parents se sont occupés beaucoup d’eux, leur ont apporté des règles et des valeurs.
    Je constate aussi qu’ils ont gardé le goût du travail et de l’effort et ont réussi dans leurs études, même en provenance de familles modestes. Ils n’ont pratiquement pas usé des drogues, car ils en connaissent les dangers.
    Certes ils sont intégrés à des groupes, comme tous les jeunes, mais ils n’en sont pas esclaves, et ont su garder leur individualité et leur indépendance.
    L’estime de soi est une lente construction et elle est donc fragile chez les jeunes et une faible perception de soi chez un jeune peut nuire grandement à son développement et à sa vie future.
    Je continue de penser comme mes parents, que si l’on traite les personnes somme ce qu’ils devraient être, on les aide ainsi à devenir ce qu’ils peuvent être.
    Le rôle des parents et des enseignants est primordial, non seulement dans l’éducation, mais aussi dans l’orientation des fréquentations de leurs enfants, vu l’importance attachée actuellement au groupe.

Vendredi 27 novembre 2015 à 9:49

Psychologie, comportement

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    Nous avons tous tendance à être crédules. Et pour suivre la mode ou s’intégrer au groupe des copains, certains sont prêts à croire n’importe quoi.
    Le comble est que des jeunes se fassent embrigader sur internet pour aller dans l’enfer de Syrie, à partir d’informations manifestement fallacieuses.
    On pourrait croire que la crédulité est l’apanage de personnes peu intelligentes, mais on voit des esprit brillants qui contestent l’existence des camps de la mort des nazis, les preuves manifestes de l’influence humaine sur le changement climatique, ou qui renient l’évolution pour croire à Adam et Eve.
    Que se passe t’il donc dans notre cerveau pour que nous fassions ainsi de grosses erreurs de raisonnement ou que nous suivions comme des moutons, le premier avis venus, sans réfléchir.

    Notre cerveau quand il travaille, consomme de l’énergie : 25 à 30% de l’énergie consommée par l’ensemble du corps. Donc il cherche à économiser le plus possible.
Réfléchir rationnellement à plusieurs problèmes successivement a un coût énergétique important, et nous ne pouvons donc nous permettre de raisonner ainsi tous azimuts sur tous les problèmes.
    Une région du cortex préfrontal analyse en permanence notre dépense énergétique mentale, et plus celle ci est importante, plus cette région s’active et nous pousse à faire des économies.
    Alors dans de nombreux cas, nous choisissons selon des processus plus rapides, basés sur un sentiment, une intuition, une impression. Cela peut être fallacieux.
    Il faudrait donc que nous apprenions d’une part à savoir quelles sont les problèmes importants pour lesquels il faut réfléchir et à reconnaître certaines situations qui risquent de nous tromper.
    En principe l’éducation et l’instruction devrait nous former en partie, et nous donner intelligence, bon sens et esprit critique.
    Cependant nous continuons parfois à nous tromper.

    Nous avons reçu une certaine éducation et instruction qui nous a formé (et déformé). Nous avons donc des référentiels différents provenant de nos origines familiales et de notre parcours scolaire. Notre expérience de métier et de la vie, ajoute d’autres connaissances à celles initiales.
    SI quatre personnes regardent un ruby-cube et lui trouvent une couleur différente, elles ne sont pas forcément dans l’erreur si chacune regarde une des quatre faces de couleurs différentes.
    Or chacun de nous a un environnement différente familial, social, dans son emploi, et des réseaux d’information différents et cela est encore plus vrai avec la prolifération des moyens multimédias.
    Alors que nous nous croyons bien informés, nous recevons nos renseignements de sources limitées et nos acquits nous donnent plus ou moins de moyens de critiquer la véracité de ces sources, selon le sujet abordé.
    D’une part nous avons éventuellement des informations insuffisantes et d’autre part, notre système de représentation issu de nos acquits, nous suggère des réactions et des interprétations automatiques des phénomènes auxquels nous sommes confrontés.
    Ces modes automatique de raisonnement du cerveau ne sont pas forcément fiables, et plus les informations et nos à-priori seront fragiles, plus notre cerveau risquera de nous induire en erreur, si nous ne nous astreignons pas à un raisonnement rigoureux, et à une recherche éventuelle d’informations supplémentaires et à une critique de nos référentiels et de nos biais culturels.
   
    Deux biais que je dénonce souvent et que nous avons tous tendance à plus ou moins pratiquer : la généralisation et la confusion entre corrélation et causalité.
    Si nous sommes témoins de circonstances où deux ou trois fois, un fait A entraîne un fait B, nous avons tendance o croire que c’est toujours vrai. C’est déjà courant dans des domaines relativement précis et logique, mais cela l’est encore plus si les informations sont floues et dans des domaines comme le comportement des individus et le jugement d’autrui, domaines dans lesquels nous faisons souvent, par généralisation des amalgames regrettables.
    L’autre erreur c’est de croire que parce que deux phénomènes sont liées au plan probabiliste, l’un est la cause de l’autre. Je cite souvent la corrélation statistique qui existe entre la consommation de combustible et la mortalité des vieillards, et je pourrais en conclure abusivement que pour qu’ils meurent moins, il suffit de ne pas les chauffer !!
    Beaucoup de statistiques sur le danger de telle ou telle situation ou produit, est souvent erronée car on lui attribue une cause unique, alors que le phénomène est le résultat de nombreuses causes diverses.
    Une troisième erreur est de juger de phénomènes en se servant d’une moyenne unique sans se rendre compte que la dispersion du phénomène est grand et qu’il faufdrait en fait, disposer de plusieurs moyenne affectant des groupes différnets. Les médias font souvent cette erreur dans le domaine financier.
    Des réactions sentimentales et personnelles nous font exagérer notre réaction vis à vis de certains phénomènes et de certains chiffres. Dans ce domaine des risques pour notre santé et notre vie sont largement surévalués, alors qu’ils sont faibles. Certains croient par exemple à la nocivité des vaccins qui est très faible, sans considérer leurs actions bénéfique, mais ne s’inquiète pas du risque qu’ils prennent en se rendant en vacances en automobile, plusieurs milliers de fois supérieur.
    La télévision et internet sont les fournisseurs par excellence d’informations erronées que nous gobons facilement.

    Alors que faire ?
    D’abord nous demander si l’information que nous recevons est fiable, claire, avérée et ne fait pas l’objet de nombreux biais.
    Ensuite nous méfier des conditions dans lesquelles nous l’acceptons; . Quel rôle a notre formation socioculturelle dans notre réaction vis à vis de cette information. Quel est aussi le rôle inconscient de nos sentiments et émotions. Le traitement culturel et sentimental que vous faites subir à l’information n’introduit il pas des biais ?
    Essayer ensuite de regarder l’information à la lumière du bon sens et de la logique. Tout défaut de logique doit rendre l’information suspecte. Critiquer en particulier l’interprétation qui est faite des chiffres.
    Bien sûr, il ne s’agit pas de remettre en cause tous vos jugement, vous n’en n’auriez ni le temps ni l’énergie.
    Mais qu’un certain apprentissage déclenche, dans les cas douteux, une alarme qui vous fasse suspendre votre jugement, jusqu’à plus ample information et son traitement.

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lancien

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