Samedi 11 octobre 2014 à 16:40

Psychologie, comportement

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    Je me suis amusé en lisant un article d’un professeur de psychologie clinique sur la peur du dentiste.
    Il m’a appris que 90% des personnes avaient peur d’aller chez le dentiste, mais que 10% avaient en fait une vraie phobie et que certaines en avaient tellement peur, qu’elles repoussaient sans cesse les rendez vous de façon néfaste à leur santé. La seule pensés de se trouver chez le dentiste provoquaient chez elle une accélération de leur rythme cardiaque et des sueurs froides !
    Certes ce n’est jamais agréable de se trouver sur le fauteuil du dentiste, la bouche grande ouverte, à la limite de la crampe.
    Mais si je compare les séances d’aujourd’hui et celles d’il y a 60 ans, c’est le jour et la nuit. La roulette qui est commandée aujourd’hui par un fluide sous pression, n’est bien sûr pas agréable, mais guère douloureuse. Autrefois les fraises utilisées, analogues à celles servant à la coupe des métaux, faisait une vibration énorme qui vous emplissait toute la t^pete et résonnait dans les os du crâne. C’est tout juste si elles ne faisainet pas trembler le fauteuil sur lesquels vous vous agrippiez désespérément pour échapper au tremblement de terre.
    C’est pourquoi les personnes stomatophobes sont essentiellement les jeunes jusqu’à 40 ans environ, les personnes plus âgées se rassurant en se disant que c’est bien moins terrible qu’autrefois.
    De plus ces personnes ne se limitent pas à la peur de la roulette et des piqûres, mais ont en outre honte de l’état de leurs dents et de leur peur du dentiste.
    Il semble que ces peurs pourraient être « soignées » si on les prenait rapidement en charge, mais il est difficile de savoir leur origine, car les études reposent sur des déclarations à postériori, après les soins, alors qu’il serait intéressant de prendre les gens « sur le fait ».
    Et plus la personne est restée sur ses peurs passées et plus le temps depuis lequel elle n’a pas été voir un dentiste est important, et plus grande est la crainte.

    La plupart des personnes parlent d’une expérience douloureuse.
    C’est vrai pour certains, mais actuellement les moyens de lutte contre la douleur sont efficaces, et la douleur est souvent due à une carie avant d’aller chez le dentiste, plus qu’à l’intervention elle même.
    Mais une séance peut être éprouvante pour d’autres raisons. Certains enfants (voire adultes) qui s’agitaient outre mesure, ne permettaient pas les sonis et il a fallu les immobiliser sur le fauteuil, ce qui est certainement traumatisant.
    Le fait que les parents aient aussi peur du dentiste, influe sur le comportement des enfants, et certaines personnes paniquent rien qu’à la vue du fauteuil et à l’odeur du désinfectant.
    Il est possible que le fait d’’être plus sensible à la peur en général, soit héréditaire : ce serait une plus grande activité des centres amygdaliens.

    En fait il faudrait se confronter peu à peu à ses peurs, les énoncer, en avoir conscience, les évaluer en importance - comme pour la douleur. Des personnes auxquelles on faisait voir des films de soins dentaires, en commençant par les plus supportables, s’habituaient à cette vue et avaient beaucoup moins peur ensuite , en situation réelle.
    Il faut aussi surmonter sa peur en luttant contre elle : remplacer les idées négatives - je vais avoir très mal - par des idées positives : ce ne sera pas long et je n’aurais plus mal après.
    Il faut aussi lutter contre des idées erronées sur les traitements, et les « histoires drôles » qui circulent notamment sur tout ce qui aurait été enfermé dans les dents pour oubli du dentiste, ou sur les dentistes qui se sont fait de grandes canines pour jouer au vampire !!!!
    Enfin des techniques de décontraction fonctionnet, exactement comme pour l’accouchement sans douleur.
    Et puis évidemment il y a des dentiste sympas et d’autres moins attentionnés.
    Personnellement j’ai une dentiste sadique, qui sait que je m’intéresse à la technique et me détaille donc tout ce qu’elle va me faire, mais justement, cela m’intéresse et on parle de la façon dont fonctionnent ses instruments, et aussi des études de dentiste, car c’est non seulement un métier de chirurgien qui doit avoir des connaissances scientifiques, mais aussi être particulièrement adroit de ses mains, et travailler à l’envers à partir de l’image dans un tout petit miroir, demande un entraînement qui est loin d’être évident.
    ALors ma dentiste sait m’intéresser et du coup je ne stresse pas de ce que l’on va me faire, même si je ne trouve pas cela des plus agréables, et qu’évidemment j’aime mieux me servir de mes dents pour un bon goûter avec mes petits enfants.

    Mais connaissez vous le poème de Boris Vian « la peur du dentiste » qu’a chanté Henri Salvador sous le titre « Le blues du dentiste dans le noir »?
    En voici les paroles :

Ce matin-là
En me levant
J'avais bien mal aux dents
Oh, là là là
J'sors de chez moi
Et j'fonce en pleurant
Chez un nommé Durand
Mm... Mm...
Qu'est dentiste de son état
Et qui pourra m'arranger ça

La salle d'attente
Est bourrée d'gens
Et pendant que j'attends
Oh, là là là
Sur un brancard
Passe un mec tout blanc
Porté par deux mastards
Mm... Mm...
Je m'lève déjà pour fout'le camp
Mais l'infirmier crie : au suivant

Je suis debout devant le dentiste
Je lui fais un sourire de crétin
Il m'pousse dans l'fauteuil et me crie "en piste"
Il a des tenailles à la main
Oh oh oh oh, maman
J'ai les guibolles en fromage blanc
Avant même que j'aie pu faire ouf Il m'fait déjà sauter trois dents

En moins d'une plombe
Mes pauvres molaires
Sont r'tournées dans leur tombe
Oh, là là là
Voilà qu'il m'plombe
Mes deux plus bell'dents
Cell'que j'ai par devant
Mm... Mm...
Il m'grill'la gueule au chalumeau
Et il me file un grand verre d'eau

Il me dit faut régler votre dette
Je venais d'être payé la veille
Ce salaud me fauche toute mon oseille
Et me refile cinquante balles net
Oh oh la la, maman
Et il ajoute en rigolant
J'suis pas dentiste, j'suis plombier
Entre voisins, faut s'entr'aider

Oh, oh
Et moi, je gueule, ce soir
L'blouse du dentiste, dans le noir...
       

Jeudi 9 octobre 2014 à 7:50

Psychologie, comportement

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     Dans les discussions que j’ai avec mes correspondant(e)s, je constate souvent combien il est difficile de nouis contrôler, de résister à nos envies et nos pulsions.
    Quand j’étais jeune, sans doute les privations de la guerre de 39/45 nous avaient appris en partie à le faire, bon gré, mal gré, mais aujourd’hui, les jeunes sont habitués à toujours regarder ce que possède le voisin et à avoir tout tout de suite.
    Alors c’est plus difficile qu’autrefois de se contrôler, même si c’est contraire à nos propres intérêts.

    En fait toutes nos décisions sont, en simplifiant beaucoup, un compromis entre deux forces : les systèmes qui règlent nos émotions et ceux qui contrôlent notre pouvoir de réflexion.
    Il y a en nous une impulsivité qui est créée par le système émotionnel et qui se sert de notre système de récompense émetteur de dopamine. Il explore l’environnement à la recherche de stimuli qui déclencheraient des réactions positives et donc agréables, du système de récompense, et cherche à déclencher les actions correspondantes. Il répond à la fois à des stimuli d’origine organique (j’ai faim ou soif par exemple), ou émotionnelle et sentimentale et évidemment des expériences antérieures mémorisées.
    A l’opposé le cortex préfrontal est à l’origine de la réflexion, de la logique, de la planification, et il intervient dans les objectifs poursuivis et la prévision des conséquences de nos actes. L’inconvénient et que son action prend plus de temps et mobilise plus de ressources que les pulsions émotionnelles.
    Les deux systèmes sont en compétition dans nos décisions et c’est le plus activé qui gagne. Le système impulsif a l’avantage de la rapidité, la réflexion nous montre ce qui risque d’être nocif pour nous, mais encore faut il que nous prenions le temps de l’écouter.

    De nombreuses études ont eu lieu sur ce sujet et elles montrent notamment que le stress, la fatigue, l’alcool et le cannabis sont des facteurs qui rendent beaucoup plus difficile de résister aux tentations et aux pulsions.
    De même si vous avez eu une tâche qui mobilise votre énergie et votre attention, la consommation d’énergie fera que vous résisterez moins bien dans les instants suivants à des envies et pulsions. On a tous ressenti, après un exal$ment ou un concours, l’envie de manger, de se désaltérer et de se distraire.
    Des expérience de stress ont montré que les personnes stressées renonçaient plus vite à une tâche qui exigeait d’elles une réflexion consommatrice d’attention et d’énergie.
    Il est bien connu que l’alcool et le cannabis troublent nos capacités de réflexion et donc nous suivons alors sans réfléchir nos impulsions, ce qui peut conduire aux pires bêtises.

    Que faire pour augmenter notre capacité de contrôle de nous même?
    Evidemment il faut éviter la prise d trop d’alcool et de drogues.
    La solution serait que la personne arrive à comprendre les risques qu’elle prend et les conséquences de ses actes. Mais ce n’est pas si facile que cela à obtenir.
    J’ai par exemple constaté que mettre en avant les risques de cancer du tabac ou les conséquences du cannabis sur la mémoire et l’attention, ont très rarement convaincu un jeune d’arrêter de fumer, alorsq ue ce sont les risques majeurs.
    En fait on est amené à raisonner par petites étapes successives et surtout à essayer d’apprendre à maîtriser son impulsivité.

    J’ai trouvé, dans un article de Wilhelm Hoffmann, professeur de psychologie à l’Université de Chicago, les dix conseils suivants que je vous livre :
    - Transformez les objectifs généraux ou absiraits en éaopes immédiates.
    - Formulez des résolutions « si... alors » pour foire face aux situations critiques.
    - Augmentez votre engagement personnel, par exemple en parlant de vos objectifs personnels à vos amis.
    - Sachez apprécier les succès partiels et quand vous franchissez les étapes intermédiaires avec succès.
    - Prenez conscience des risques et des conséquences négatives à court et long terme des comportements indésirables.
    -  Identifiez les situations qui présentent un risque particulier et évitez-les autant que possible.
    -  Remplacez vos vieilles habitudes mauvaises, par de nouvelles, meilleures.
    - Transformez vos pulsions en apprenont à associer la vue des objets tentants
avec des risques et des stimuli négatifs.
    - Entraînez votre mémoire de travail à court terme.
    - Planifiez suffisamment de pauses et temps de relaxation pour éviter I'épuisement
de vos ressources mentales.

    Certes ce ne sont que quelques conseils, mais cela peut être un commencement  pour un meilleur contrôle de soi.

Dimanche 5 octobre 2014 à 8:25

Psychologie, comportement

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    J’ai souvent parlé de la peur et des réactions de notre cerveau, et notamment des centres amygdaliens, qui sont à l’origine de ces peurs.
    En fait c’est une réaction biologique salutaire, qui mobilise notre attention et notre énergie, face à un danger. Elle évite des situations risquées, et dans le cas de danger effectif, elle permet de se défendre au mieux ou de fuir.
    Certaines réactions qui ont sauvé la vie des hommes dans la préhistoire, telle la peur des serpents ou des grosses araignée, ou de certaines bêtes sauvage, restent ancrées dans le cerveau de certains d’entre nous, alors que ces dangers n’existent guère plus dans les conditions normales de vie, et que ces animaux sont bien moins dangereux qu’une automobile.
    Mais il existe des peurs spontanées qui peuvent tout à coup nous submerger alors qu’aucun danger n’est présent, et pour des raisons inconscientes que nous n’analysons pas. En général nous arrivons à surmonter ces situations par le raisonnement, en arrivant à nous persuader que le danger est effectivement imaginaire et n’existe pas, et que donc nous n’avons rien à craindre.
    Certaines viennent de croyances erronées : fantômes, prédictions, (rappelez vous l’an 2000), phénomènes paranormaux, craintes dues à des connaissances erronées sur un sujet…
    D’autres peurs ont leur origine dans un traumatisme que l’on a tendance à revivre ou à craindre de revivre. Accident, attentat, viol, témoin d’une mort ou d’une épidémie…
Il est très difficile de se défaire de ces traumatisme et de leur séquelle, car ils sont ancrés dans notre mémoire, qui a tendance à faire resurgir les souvenirs, que nous essayons au contraire de bloquer dans notre inconscient.
    Des problèmes de neuromédiateurs sont à l’origine de ces manifestations, (notamment l’acétylcholine qui active les centres amygdaliens, et les thérapies qui existent  consistent le plus souvent à faire remonter à la surface les souvenir, mais dans des conditions particulières, pour en atténuer peu à peu les effets et les faire accepter. Certaines actions physiques peuvent aussi agir sur l’action des neuromédiateurs, comme par exemple dans l’EMDR (eye movement desensitization and reprocessing ), où l’on accompagne la thérapie d’action sur les mouvements des yeux, et dans laquelle la baisse de la charge émotionnelle permet au cortex frontal de reprendre peu à peu les commandes.

    Plus mystérieuses sont les peurs phobies qui interviennent dans la vie de tous les jours et sont à l’origine d’anxiété, voire d’une véritable infirmité.
    A coté de la peur très répandue de grossir et qui résulte d’une aversion de son corps due à des raisons autres très diverses, j’ai discuté avec des personnes qui paniquaient si elles étaient enfermées dans un ascenseur, ne pouvaient voyager en avion, ne pouvaient se trouver au milieu d’une foule ou même dans un amphithéâtre de fac ou cinéma bondé, ne pouvaient aller sur un balcon ou monter sur une échelle…..
    Je ne parle pas de la personne extrêmement pessimiste, qui a peur de tout, (les gaulois avaient bien peur que le ciel ne leur tombe sur la tête), mais de celles pour lesquelles il s’agit d’une vraie panique, qui les paralyse, induit accélération du coeur, sueurs froides, tremblements, voire évanouissements.
    Souvent ces malaises ont une raison physiologique, en particulier hormonale et des sooins médicaux qui ramènent à la normale atténuent peu à peu ces phobies, mais il arrive aussi qu’elles aient uniquement une origine psychologique et que c’est cette panique qui cause les problèmes physiologiques.
   
    Alors que faire ?

    La première action est d’essayer de faire raisonner la personne : essayer de savoir ce que craint exactement la personne, et ce n’est pas facile car le plus souvent cela reste très flou. Ensuite il faut savoir pourquoi cette peur; un événement est il à son origine.
   
    On peut ensuite essayer de raisonner  de façon logique : la cause de cette peur est elle réelle, les circonstances existent elles souvent ou jamais;il faut se confronter à la réalité, voir quels sont les risques réels, leur probabilité.
    Bref au lieu de dire « je vais m’évanouir », orienter l’esprit vers un raisonnement une réflexion. On peut ainsi faire des progrès, avoir de moins en moins peur et prendre conscience qu’on peut vaincre cette phobie.

    Mais le raisonnement ne fonctionne pas toujours. L’amygdale est trop excitée et le corps également pour ne pas réagir. Il faut donc le calmer et toutes les formes de relaxation sont bénéfiques. Une technique à manier avec précaution est de respirer pendant quelques dizaines de seconde dans un sac en plastique (que l’on peut enlever facilement) : l’équilibre entre oxygène et dioxyde de carbone dans le sang redevient normal et calme l’excitation qui mène à la panique.
   
    En fait l’anxiété vient en partie de la peur d’avoir peur, et des séquelles que cela entraîne, beaucoup plus que de la situation concrète qui engendre la peur !!  C’esyt en quelque sorte comme la peur de la douleur, qui vous rend beaucoup plus sensible à une douleur bénigne. Redouter qu’une crise survienne augmente la probabilité qu’elle arrive !
    Il faut essayer d’aider la personne à accepter cette peur, à lui montrer que la crise n’est pas certaine et qu’elle l’est moins si elle ne la craint pas. Et il faut apprendre à accepter cette peur sans réagir.
    On peut en particulier gérer sa peur en se distrayant, mais c’est d’une protée limitée.

    La peur de subir la panique suffisant donc à déclencher la crise, une personne évite donc une situation ou un objet à cause de ces craintes de malaise. Une solution consiste à traiter le mal par le mal et à confronter la personne à cette peur. C’est une démarche qui exige beaucoup de volonté, mais qui renforce l’estime de soi.
    Il faut évidemment accompagner la personne, l’aider, qu’elle se sente entourée. Les meilleurs aides sont l’être aimé, les amis, la famille. C’est difficile à faire à distance (par exemple sur internet); il faut être présent réellement à ses cotés, la « prendre par le main ».
    On peut se confronter progressivement à des situations de lus en plus difficile, mais le meilleurs résultat est souvent de se confronter à une situation maximale si on arrive à la supporter. Mais on est amené à répéter souvent ces exercices, et les progrès se font peu à peu, pour arriver à surmonter sa peur.
   
    Surtout il ne faut jamais se moquer des personnes qui paniquent ainsi, car leur souffrance est très réelle et c’est beaucoup moins facile que l’on ne croit de les aider.
    Mais par contre si elles arrivent à surmonter leur handicap, elles en sortent grandies et beaucoup plus sûres d’elles mêmes.

Jeudi 2 octobre 2014 à 8:45

Psychologie, comportement

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 J’ai toujours été étonné par la diversité des réactions de mes correspondant(e)s.

    Beaucoup n’ont pas confiance en eux ou elles, ce qui n’est pas étonnant car d’une part quand on est jeune on manque d’expérience, et puis le monde actuel est relativement hostile et stressant, et les médias font tout pour renforcer cette impression négative.
    Mais pourtant certain(e)s se sentent confiant malgré tout et même quelques uns ont une assurance et une confiance en eux démesurée, qui peut même parfois être dangereuse. Il existe même des mégalomanes qui se croient parfaits !!
    Il est certain que la société actuelle ne nous aide pas à avoir confiance en nous :
le chômage pousse des milliers d’individus à se juger inutiles, donc méprisables, le « tout pour paraître » et le culte du groupe et des copains de l’apparence incite hommes et femmes à détester leur propre image, le culte de la performance exige de chacun d’être le meilleur, la manie des parents et des psys à demander à devenir soi-même et à s’épanouir par ses propres moyens, sans repères sur lesquels s’appuyer, tout cela contribue à déstabiliser.
    La nécessité de s’aimer suffisamment soi-même pour réussir dans l’existence a depuis longtemps été confondue à tort avec « narcissisme »(cf.Freud), et « égocentrisme ». Or s’aimer revient à accepter ses défauts, ses échecs sans en trembler de honte, sans croire que l’avenir sera pareil.
    L’ennui c’est qu’on se voit avec ses convictions, ses préjugés sur soi et pas avec une vison objective.
    Beaucoup de mes jeunes correspondantes se trouvent trop grosses. Elles me disent leur poids et leur taille, qui sont normaux et leur photo est en général celle d’une jeune femme relativement mince et agréable à regarder. Et j’ai beaucoup de mal à les en persuader. En fait leur image n’est pas celle qu’elles voient dans le miroir, mais dans leur cortex émotionnel.
    Nul ne porte d’emblée un regard positif sur lui-même. Un enfant à qui l’on demande trop – être aussi raisonnable qu’un adulte, le premier en classe, le meilleur en tout – aura sans cesse l’impression de ne pas être à la hauteur. A l’inverse un enfant que l’on couve et aux caprices duquel on cede sans cesse n’est jamais satisfait, n’est pas heureux et doute inconsciemment tout autant de lui même et de sa capacité à être autonome. Sans qu’aucun reproche n’ait été formulé, un benjamin peut être écrasé par l’image qu’il a de son aîné ou avoir l’impression de ne pas exister entre ses frères et sœurs.
   
    Les chercheurs ont essayé de connaître les liens génétiques de la confiance en soi.
Les hommes ou les femmes, au caractère dominateur qui exercent un leadership, un charisme, une séduction, transmettent ils cette caractéristique à leurs descendants?
    Des chercheurs de Cambridge ont monté, dans une étude sur la souris, que le père transmettait un gène qui avait une influence sur la dominance sociale. Ils ont trouvé un gène allèle (analogue) chez la mère. Mais le gène paternel pouvait avoir une influence sur le développement du cerveau, alors que celui de la mère intervenait dans le reste du corps. Mais le gène n’intervenait pas obligatoirement : il fallait qu’une modification épigénétique intervienne pour qu’il s’exprime. Donc la confiance en soi est transmise par le père, mais le gène peut rester endormi dans le cerveau de l’enfant… enfin chez la souris !

    C’est toujours difficile d’aider une personne à avoir davantage confiance en elle.
    Aussi paradoxal que cela soit, plus on se force à ne pas penser et plus on pense; plus on se force à ne pas ressentir le stress et plus on est stressé; plus on se force à ne pas ressentir de timidité et plus on est timidité; plus on se force à avoir d l’estime de soi et moins on en a. Et si je vous dis « Arrête de te dire que tu es nul, moche ou bête ! », vous allez penser que vous êtes nul, moche ou bête !!!
    Cela peut quand même servir de penser à ses défauts si on est capable, avec l’aide de quelqu’un de les remettre en perspective, de les juger à leur juste valeur et d’y trouver des remèdes.
    Mais il faut surtout penser positif, à ses qualités, voir ce que l’on a réussi, ce qu’on aimerait faire, ce qu’on saurait faire. Il faut rêver, puis voir ce qu’il y a de possible dans ces rêves, puis en faire des projets et s’en donner ensuite les moyens.

Dimanche 21 septembre 2014 à 8:47

Psychologie, comportement

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      Je n’ai pas eu un grand nombre de lecteurs ou lectrices, avec lesquels j’ai correspondu un certain temps par mails, depuis neuf ans que j’écris sur des blogs, quelques centaines seulement, et cependant je suis étonné du nombre qui croient ou aimeraient croire, à des phénomènes paranormaux : rêves prémonitoires, communication avec l’au-delà, horoscopes, diseuses de bonne aventure et autres pouvoirs de mages divers, télépathie, visions curieuses,  et cela bien que ce soient des personnes tout à fait intelligentes, voire cultivées et quelques unes scientifiques.
    Le nombre de personnes qui croient aux porte-bonheur (par exemple un trèfle à 4 feuilles), ou un porte-malheur (voir un chat noir, une araignée du matin ou passer sous une échelle), est très étonnant.

    J’avais un collaborateur qui s’intéressait à ces phénomènes et suivait toutes les études de ce domaine dont il avait connaissance. Dans les années 1970, cela faisit fureur et de nombreux labos s’intéressaient à ces phénomènes. Ils ont presque tous fermé depuis. On trouvait de nombreux articles qui prétendaient avoir découvert et décrivaient des phénomènes paranormaux, du genre prédiction notamment des rêves, télépathie et horoscopes. C’était en apparence convaincant, mais, en réalité, des coïncidences, car si d’autres labos essayaient de reproduire les mêmes phénomènes, c’était toujours négatif.
    La science exige que pour qu’un phénomène ait une certaine réalité, il faut qu’il soit reproductible.
    Et je ne parle que des gens sérieux et non des charlatans qui avaient recours à des subterfuges (quelques fois très scientifiques comme les objets en alliage qui se déformait si on le chauffait très peu, avec la main).

    Depuis les scientifiques ne croient plus guère aux phénomènes paranormaux et ne font plus guère d’essais pour ptouver leur existence, mais ils se sont orientés vers l’étude suivante : pourquoi y a t’il des gens qui y croient et pas les autres?

    Il y a d’abord des erreurs et illusions de corrélation avec une mémoire orientée qui nous trompe, si on ne s’en méfie pas. Un cas très connu est celui des personnes souffrant d’arthrite, et persuadées - comme ma grand mère-, qu’elles souffrent plus aux changement de météorologie.
    Plusieurs études ont soumis quotidiennement des patients à un questionnaire d’évaluation de leurs douleurs. Puis ils ont interrogé ces mêmes patient au bout de quelques mois et ont comparé les résultats. Ceux qui étaient persuadé être sensibles aux changements de temps, ne se souvenaient que des douleurs ressenties ces jours là, alors qu’ils en avaient signalées bien d’autres aussi intenses au quotidien.
    Nptre mémoire est sélective en fonction de nos convictions.
    Nous sommes habitués, dans notre vie quotidienne, à établir des corrélation entre les phénomènes, en pensant à tort ou à raison qu’elles sont de cause à effet. Et la plupart de nos décisions sont basées sur ces observations. Nous savons que tourner le volant dirige notre voiture, que le thermostat de la cuisinière électrique donne une certaine température du four ou de la plaque, qu’un ciel très chergé amène souvent la pluie, et que certains bruits correspondent à certains phénomènes (ce n’est pas toujours aussi sûr que cela !!).
    Aussi comme nous voulons trouver une cause aux phénomènes perçus, nous voulons absolument en trouver à des stimuli parfois aléatoires et sans cause unique, ou plus incertain encore à des intentions d’autres êtres vivants.
    Une expérience très connue est celle d’un petit film d’animation faisant évoluer un carré, un rectangle et un rond, et dont les personnes donnent ensuite des interprétations très diverses faisant preuve d’une grande imagination.
    Notre capacité de trouver des causes aux phénomènes est très liée à notre capacité d’interpréter les intentions et les émotions d’autrui.
    Ceux qui font des interprétations à partir d’analyse, de logique, du langage, travaillent davantage avec les centres de l’hémisphère gauche, alors que l’hémisphère droit est plus performant dans l’imaginaire, la créativité et l’interprétation et la reconnaissance des visages.
    Ils semble que des personnes à prédominance de l’hémisphère droit ont tendance à plus facilement imaginer la possibilité de phénomènes paranormaux que celles dont l’hémisphère gauche a plus d’influence sur notre cortex frontal.
    Mais ces statistiques n’ont pas été suffisamment menées sur un grand nombre de personnes pour qu’elles soient probantes.

Jeudi 7 août 2014 à 7:57

Psychologie, comportement

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    De très nombreuses scènes de panique ont eu lieu depuis l’antiquité jusqu’à nos jours, entraînant des bousculades et des victimes, étouffées par la foule.
    Certaines sont restées célèbres, comme le heurt en 532, dans un stade de course de chevaux de Constantinople, de deux groupes des ancêtres des hooligans elles spectateurs, en voulant fuir, ont été étouffés par la foule, ce qui a été un grand scandale de l’époque. On cite souvent aussi le 30 mai 1770, soir où la ville de Paris avait organisé un grand feu d’artifice en l’honneur du mariage de Louis XVI et de Marie Antoinette. Des artifices sont retombés dans la foule et sur les notables qui ont fui en carrosses, et dans la panique de nombreuses personnes ont été écrasées.
    L’important, en cas de panique, c'est de garder le contrôle de la foule afin d'éviter qu'elle se transforme en une masse impossible à diriger. Mais ce résultat est bien plus facile à imaginer qu'à réaliser, et un rassemblement d'individus en proie à une peur, inconsidérée ou non, devient vite impossible à contrôler.
    Le risque de panique est directement proportionnel à la densité des individus composant une foule. Alors qu'une surface disponible de 2,3 m² par personne est nécessaire pour assurer un déplacement sans heurt, la marche devient incommode à partir de 0,9 m². A 0,5 m² la capacité maximale est atteinte et en deçà seuls les déplacements d'ensemble sont encore possibles, mais accompagnés de panique et d’absence de contrôle .
    Pourtant, dans certains cas, on a pu constater que la foule s’évacuait calmement et rapidement par des issues étroites, comme les nombreuses personnes qui ont pu évacuer les tours de New York, le 11 septembre 2001.
    Les psychologues s’intéressent donc aux problèmes de panique et étudient comment essayer d’éviter les catastrophes dues aux bousculades.

    J’ai lu avec intérêt une étude de chercheurs australiens, dirigés par Nirajan Shiwakoti, qui ont essayé, faute de pouvoir expérimenter sur des foules réelles, d’étudier le comportement des fourmis tropicales, dont on connaît aussi la propension à se déplacer en groupes de plusieurs milliers, voire millions d'individus dans les forêts équatoriales
    Selon les chercheurs, ces fourmis semblent maîtriser complètement l'art du déplacement en groupe, et leur comportement devrait inspirer les architectes lors de la conception d'espaces à haute concentration humaine.
    Par exemple, lorsque un évènement imprévu survient au sein d'un rassemblement de fourmis en cours de déplacement, il ne sème pas autant la panique parmi ses membres, qui ne se mettent pas à s'égailler en tous sens comme le feraient des humains. Au contraire, ces insectes adoptent aussitôt un comportement de groupe organisé, allant jusqu'à ralentir leur marche, en se mettant à suivre physiquement plusieurs voies parallèles.
    Mais si la perturbation est très importante, les mouvement de foules de fourmis et d’humains sous l’effet de l’affolement sont assez voisins : les mouvements sont désordonnés dans tous les sens et surtout il suffit qu’une partie de la foule se dirige vers un point, pour que les autres suivent.

    Le physicien Ernesto Altshuler, de l’université de Cuba a en particulier étudié le problème des issues des bâtiments, en comparant également les réactions des fourmis et celles des humains, enfermés dans une grande salle, suite un événement perturbant, perçu comme un danger important provoquant chez fourmis et humains un affolement voisin.
    Il a montré qu’ainsi, quand il y a une sortie au milieu d’un mur, on peut y venir du centre, de droite ou de gauche. Les temps d’arrivée sont voisins et les gens s’entassent donc et ceux qui sont derrière paniquent et poussent ceux qui sont devant.
    Lorsqu’il n’y qu’une sortie sur le coté, les temps d’arrivés sont plus étalés et l’embouteillage est moindre.
    Mettre une ou deux colonnes devant la sortie, qui canalisent les flux, améliore également la situation.

    La conclusion finale est que ralentir, et surtout disperser la foule dès le début de l'évacuation, par exemple en disposant des obstacles sans toutefois entraver sa marche. pourrait éviter des bousculades dangereuses qui pourrait par exemple se réaliser en installant des rails ou des séparations dans les couloirs afin de canaliser le déplacement, à la manière de ce que font naturellement les fourmis
    La meilleure solution serait un service d’ordre qui canalise les flux en fonction de la disponibilité des sorties. Il arrive que les fourmis aient ainsi une action dirigiste pour faciliter les déplacements de leurs cohortes.

   

Dimanche 3 août 2014 à 7:59

Psychologie, comportement

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    Je vois souvent sur Cow des blogs dont les auteurs publient des dessins des nouvelles ou des photos de diverses nature.
    Certains me paraissent très bien et méritent qu’on les regarde ou qu’on les lise. J’ai vu avec plaisir certaines photos ou dessin de jeunes qui me paraissent doués.   
    D’autres ne sont pas très bons, mais c’est tout de même une heureuse initiative, car donner libre cours à son imagination, sortir quelque chose de soi est bénéfique, et cela vaut beaucoup mieux que de se lamenter et de ressasser des idées noires.
    Le seul problème alors est de ne pas se prendre pour un grand artiste.
    Le pire dans ce domaine sont ceux qui se croient grands musiciens, alors qu’ils composent à partir d’un ordinateur et c’est lui qui fait tout l’accompagnement et qui veille à ce que certaines règles d’harmonies soient respectées, de telle sorte que le musicien je pourrais sans doute en faire autant sur mon Mac, qui est vraiment très doué pour cela. Mais ni lui ni moi n’écrirons une symphonie comme celles de Haydn ou Beethoven.

    Il m’arrive assez souvent de discuter de la créativité et je m’aperçois qu’on n’enseigne plus ce qu’elle est dans les cours de philo de terminale.
    On s’imagine en général que la créativité c’est faire du nouveau à partir de rien. C’est inexact. Pas plus que pour les bactéries de Pasteur, la génération spontanée n’existe pas; ce n’est qu’une impression, une illusion, un mythe.

    Comme pour toute action, pour être créatif il faut être motivé. Par ailleurs l’environnement : famille, amis, éducation, expérience, personnalité, peuvent avoir une influence.
    Mais un facteur important provient de ce qu’on a acquis, car Il faut disposer d’un minimum de connaissances dans un domaine pour pouvoir être créatif, car la création provient du rapprochement d’idées que l’on a déjà en mémoire (et que d’autres n’ont pas rapprochées (au moins à notre connaissance).
    Le fait d’avoir beaucoup de connaissances est important, mais une spécialisation excessive comporte le risque de s’enfermer étroitement dans les connaissances acquises et se ressemblant, et de ne plus être en mesure de sortir des chemins déjà tracés.

    Parmi les capacités intellectuelles, deux qualités, la pensée divergente et la flexibilité mentale, jouent un rôle important dans la créativité :

    La « pensée divergente » est un processus mental qui permet de produire de nombreuses idées à partir d’un stimulus unique. Plus une personne livre d’idées
quand on lui pose un problème, plus elle a de chances de découvrir, dans le lot, une idée
nouvelle et originale.
    La pensée divergente semble faire intervenir les lobes frontaux notamment le cortex préfrontal. Certains chercheurs pensent que les personnes très créatives disposeraient d’une plus grande quantité de « neurones dits associatifs » dans le cortex,
neurones établissant des connexions entre les six couches corticales; la pratique de la créativité pourrait développer de telles connexions.

    La « flexibilité mentale » est la souplesse et la mobilité d’esprit qui permettent de trouver différentes solutions à un problème et d’envisager un problème sous des angles différents, de changer d’angle d’attaque, de se dégager des habitudes de pensées.
    Un neuromédiateur, la noradrénaline module l’étendue des réseaux neuronaux consacrés à une tâche mentale et un grand nombre de réseaux associatifs stimulerait les associations d’idées, lesquelles permettent de trouver des solutions inédites à un problème en associant des idées d’une façon nouvelle. En outre, les neurones qui libèrent
de la noradrénaline, localisés dans le locus coeruleus, ont des prolongements qui atteignent le cortex cérébral et plus particulièrement les lobes pariétaux inférieurs qui participent au stockage de données mémorisées.
    Enfin, la qualité de la communication entre les deux hémisphères cérébraux serait déterminante chez les personnes présentant de très hauts niveaux de créativité. Il semblerait que les faisceaux de communication entre les deux hémisphères comprises dans le corps calleux, soient plus nombreuses pour elles.

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    En matière de comportement et de personnalité, plusieurs facteurs jouent :
    D’abord la créativité représente un effort : il faut donc ne pas être rebuté par le travail, et être motivé. Elle nécessite aussi attention et concentration.
    Par ailleurs la curiosité intellectuelle est très importante, car elle est la condition nécessaire pour acquérir des connaissances, en s’intéressant à ce qu’on apprend, mais elle est aussi une conséquence de la flexibilité mentale, car elle consiste aussi à s’intéresser à des domaines et des idées diverses.
    En ce qui concerne les préférences cérébrales, les personnes de préférences de perception « global » G, sont en général plus créatives, car par rapport à la personne de préférence opposée « sensitive » S, qui analysent les éléments de façon séquentielle analytique et détaillée, alors que les G, percevant globalement, sont plus susceptibles de pensées divergentes associant des données de natures différentes.

    Les psychologues ont souvent des avis divergents sur le rapport entre la créativité et le respect de règles, du fait que la créativité exige que l’on sorte des sentiers battus. Cependant la liberté totale n’est pas favorable, car on perd de vue l’objectif poursuivi et l’esprit diverge alors dans tous les sens. Un certain respect des règles est nécessaire, pour orienter les idées dans le biut recherché.
   
    Mais une chose est certaine, on peut s’exercer à être créatif; le résultat sera différent selon les qualités des personnes dans ce domaine, mais il y aura progrès dans tous les cas

Samedi 26 juillet 2014 à 8:49

Psychologie, comportement

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     Tout va trop vite dans notre vie actuelle et notre cerveau manque de temps et prend des habitudes qui peuvent ensuite être très nuisibles. Que faire ?
    Les remèdes qui viennent à l’esprit sont très divers et beaucoup d’entre eux ne dépendent pas de nous, mais sont au niveau de notre société.

    D’abord les gens ignorent le fonctionnement du cerveau humain et notamment la formation de celui des enfants. C’est pour cela d’ailleurs que je fais beaucoup d’articles sur ce sujet, espérant toucher quelques centaines de personnes; c’est peu, mais il faut commencer un jour. Même les médecins sont peu recyclés sur ce sujet.
    Comme je l’ai déjà dit, chaque enfant nait avec un énorme potentiel cérébral, mais ensuite, ce sont les parents et l’école, le collège, le lycée, l’enseignement supérieur ou l’apprentissage qui développent son intelligence et ses aptitudes. C’est donc aussi le travail personnel de l’enfant et de l’ado et du jeune adulte qui permettront de recevoir ce bagage, certes de connaissances, mais surtout d’habitudes et de savoir faire.

    Actuellement les parents s’occupent beaucoup moins qu’autrefois du développement de leurs enfants. Pris par leur travail, ils les confient à la crèche, la maternelle, puis à des garderies, clubs et associations de toutes sortes, parce qu’ils en ont pris l’habitude, pour être plus libre aussi.
    La plupart des parents et jeunes que je connais n’ont plus guère d’activités en commun, et le jeune n’a plus guère, ni formation, ni modèle.
    Dans les crèches et maternelles, les dirigeants ont peur qu’il y ait un certain attachement entre enfants et employés, et ils limitent jalousement le travail à la vie et au confort matériel des enfants, ce qui est une grosse erreur, dont pâtissent les enfants.
    Il faudrait former ces personnes à la psychologie et notamment au fonctionnement des centres d’apprentissage du cerveau, ainsi qu’à la pédagogie, et leur demander de veiller à l’éveil et au développement des enfants, non seulement de leur intelligence, mais aussi de leur ouverture pratique sur leur environnement, et même essayer de leur donner des goûts culinaires et artistiques, et cela en fonction de la personnalité de chacun. et évidemment de leur donner des habitudes de respects de certaines règles de vie en société, puisque malheureusement beaucoup de parents oublient de le faire.
    C’est aux parents de ne pas faire des « enfants rois » insupportables, en les gâtant atrocement et en ne leur refusant rien parce qu’ils ne peuvent supporter leurs caprices. Comme je l’ai déjà dit, une chose que l’on obtient sans l’avoir longtemps désirée, n’apporte qu’un plaisir restreint très vite oublié. Pour que le plaisir soit durable, il faut avoir rêvé, imaginé, penser à ce qu’on en fera, et enfin l’obtenir après l’attente. C’est aussi au parents de sur apprendre le sens de l’économie, du coût des choses et du travail, et le refus du gâchis. C’est à eux de former leurs enfants dès le début du collège sur les dangers de l’alcool, du tabac et des drogues.

    Au niveau de l’enseignement, ce n’est pas mieux.
    On demande à tous les professeurs un mastère, ce qui est inutile au primaire et au collège, mais on ne leur a plus fait de cours de pédagogie et ils ont appris à enseigner, comme ils le pouvaient, sur le tas.
    Les professeurs sont sûrement consciencieux mais ils ne sont plus formés à leur métier, alors que les parents se déchargent en partie sur eux pour l’éducation de leurs enfants. Autrefois les professeurs avaient un comportement différent avec chaque élève, car il avait appris à tenir compte en parte de sa personnalité, mais les parents respectaient les professeurs et avaient appris aux élèves à le faire aussi, ce qui n’est souvent plus le cas aujourd’hui. Le nombre d’élève était moins nombreux et le niveau plus homogène.
    Mais par ailleurs l’enseignement , croyant que c’était un moyen d’en augmenter le niveau, est devenu plus théorique, plus abstrait, moins près de la pratique et des réalités.
    Les maths n’ont plus pour but de servir d’outil à la physique, les exercice d’économie en ES sont totalement irréalistes vis à vis du fonctionnement de l’industrie, les cours de L voient plus en détail certains auteurs, mais ne donner plus une vue sur l’ensemble de la littérature et ne forment plus la culture générale.
    Les élèves peu doués ne sont pas soutenus et de dégoûtent demeures échecs, les parents les obligent à continuer l’enseignement général, alors qu’ils faudrait le plus souvent aller vers l’apprentissage, les bons élèves s’ennuient et on les laisse s’ennuyer et se trouver des activités externes à l’école. En définitive bien rare sont ceux qui ont pris de nos jours l’habitude du travail, et développé leur mémoire et leur curiosité intellectuelle.
    Autrefois c’était là, le but des professeurs. Les habitudes prises par les jeunes dans le primaire et le secondaire sont souvent catastrophiques, alors qu’ils réussissent tous au bac (ou presque), et, comme le niveau du supérieur est resté le même, le nombre de défections y est énorme.
    Ce n’est pas tellement les programmes qu’il faudrait modifier, ni les horaires ou les vacances, comme s’entêtent à le faire les ministres successifs, mais recentrer les activités sur l’essentiel, augmenter les exercices pratiques, proches de la réalité, et surtout former les professeurs et leur demander d’aider les moins doués par des cours de soutien, et donner un travail de plus haut niveau en supplément aux plus doués pour qu’ils ne s’ennuient pas.

    Reste le problème des technologies nouvelles.
    L’action devrait être triple : parents, enseignement et concepteurs de jeux, mais on ne peut compter sur ces derniers pour lesquels seul le gain financier est important.
    L’action des parents est la plus importante car ce sont eux qui dès la petite enfance donnent aux enfants les habitudes de vie. et qui doivent contrôler leurs actions (dont ils sont responsables) au moins jusqu’à leur majorité.
    Il faut notamment contrôler leur activité vis à vis des nouvelles technologies. A mon avis aucun adolescent ne doit avoir d’ordinateur dans sa chambre avant le lycée (et encore!) et il peut se servir de l’ordinateur commun dans une salle de séjour. De même le téléphone portable n’est pas nécessaire et est nuisible avant 14/15 ans. Ne pas suivre ces règle, c’est développer les mauvaises habitudes des enfants.
    Si les parents s’y connaissent suffisamment, ils devraient initier leurs enfants au microordinateur et notamment à l’usage d’internet. Je ne parle pas du contrôle des relations pour éviter des personnes indésirable, cela est normal, mais aussi de les orienter : il vaut mieux avoir un blog où l’on peut écrire des textes, montrer des photos ou des dessins, bref montrer son intelligence et ses qualités par des actions personnelles et plus complètes (ce qui n’empêche pas le dialogue), que de discuter bêtement de billevesées et de lieux communs sur Facebook ou sur Twitter, pendant deux minutes, avec des centaines de soi-disant amis qu’on connaît à peine.
    C’est aux parents (et grands parents), de donner les habitudes de relations plus complètes, plus durables, plus utiles, plus formatrices, d’essayer de montrer aux jeunes l’intérêt de découvrir et de bien connaître quelqu’un, et de connaître de vrais sentiments, et non des relations éphémères dans l’urgence et la rapidité.
    Sur le plan des jeux, le mieux serait que les parents jouent avec leurs jeunes enfants et les incitent plutôt, en leur en montrant l’intérêt (éventuellement sous forme d’une compétition intellectuelle), de jeux autres que les jeux d’arcades, mais nécessitant une réflexion, ou montrant des aspects intéressants de la vie ou du monde. Beaucoup se trouvent gratuitement sur internet.
    Les parents et l’école devraient apprendre aussi aux enfants à se servir d’internet pour y trouver des renseignements ce qui est peu fait aujourd’hui (il est vrai que même Google et autres moteurs de recherche, ne mettent pas en oeuvre les quelques commandes dérivées de l’algèbre de Boole, choses pourtant très simples et intuitives et fort utiles en matière de recherche de documents).
    Mais cela exige aussi des enfants et des jeunes qu’ils fassent effort et apprennent à être maîtres de leur temps.

Mercredi 23 juillet 2014 à 8:36

Psychologie, comportement

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     Je disais hier que les jeunes étaient particulièrement sensibles à cette diminution de la patience,cette augmentation de leur impulsivité et au besoin de tout avoir tout de suite, ce qui est évidemment impossible et entraîne souvent le stress. Ce sera le sujet d’aujourd’hui.

    La société du « tout tout de suite » a des effets très dommageables : nous finissons par croire que tout nous est dû et nous ne supportons plus la contrainte la plus courante : l’attente, or, savoir tolérer un manque, une frustration est nécessaire, si l’on veut vivre en société.
    L’accélération de la vie, associé à une dégradation de l’éducation et de l’instruction, ont entraîné la multiplication des « enfants roi » irascibles, devenus aujourd’hui des « adultes roi », au comportement tout aussi aberrant.

    Les jeunes partent avec une grande promesse mais aussi un handicap certain.
    Grande promesse car le cerveau de l’enfant qui naît est presque « vide », car seuls les processus vitaux sont en place, mais par contre, il a une immense potentialité. Certes il existe des différences innées de potentiel de capacités et d’intelligence, mais elles sont faibles ( 20% ?) et la plupart des capacités que l’enfant acquerra sont fonction de l’éducation des parents, de l’action de ses professeurs et de ses efforts propres.
    Handicap car son cerveau n’est pas mature, qu’il évoluera jusque vers 25 ans, que des jonctions entre synapses se formeront et au contraire disparaîtront en fonction de l’acquit, et que la formation des capacités ne s’obtient que par la répétition, qui apparaît donc comme un certain travail et donc nécessite effort.
    Par ailleurs le cortex préfrontal est la zone du cerveau qui mettra le plus de temps à se former et donc, la capacité de l’enfant et de l’adolescent de contrôler ses pulsions et de prévoir les conséquences de ses actions est limitée.

    Le constat que l’on peut faire aujourd’hui chez les ados, mais aussi chez de jeunes adultes, c’est une généralisation de l’individualisme, le « je peux faire ce que je veux quand je veux » et les conséquences, on n’y pense pas, ni pour soi, ni pour les autres. Et tout obstacle au « tout tout de suite » est inacceptable : c’est le refus de toute frustration et donc de la réalité, car souvent les philosophes ont affirmé que la vie ne faisait pas de cadeau.
    Et les jeunes égocentriques sont en train de devenir les adultes de demain, soumis à l’obligation de la jouissance immédiate et sans frein.
    On constate que l’absence de contrôle de l’impulsivité dont nous parlions hier, entraîne une énorme diminution du bon sens. je vois tous les jours des jeunes qui ont un bagage voisin de bac+5, faire des âneries que jamais un de mes grands-pères n’aurait faites, lui qui n’avait que le certificat d’étude et était paysan sabotier, mais ses parents et ses instituteurs, puis les difficultés de la vie, lui avaient donné un bon sens certain. Et il réfléchissait avant d’agir aux conséquences de ses actes, et c’était devenu, chez lui, une habitude.
    Aujourd’hui, chez beaucoup d’ados, comme chez certains adultes, on ne réfléchit plus à ces conséquence : le plaisir immédiat prime, et on boit de l’alcool jusqu’à l’ivresse, on fume du cannabis ou du tabac, tout aussi nocifs que d’autres drogues. On s’étonnera ensuite des trous de mémoire, des mauvais résultats en classe, et ultérieurement des gros ennuis de santé (avec quelques camarades, j’ai constaté par exemple que sur notre promotion et les promotions voisines, presque tous les camarades qui fumaient plus d’une dizaine de cigarettes par jour, étaient morts avant 80 ans d’un cancer du poumon ou d’un infarctus).
    Et le plaisir immédiat ordonnera de se trouver tout de suite un(e) petit(e) ami(e), et de s’apercevoir ensuite que ce n’était pas la personne adéquate, ou que la satisfaction répétée s’émousse, et donc on en change régulièrement. Sur le moment je pense que cela vaut mieux, mais l’habitude étant prise, on continue plus tard à changer régulièrement de compagne ou compagnon, et j’ai pu constater certaines conséquences catastrophiques de séparations et divorces sur la psychologie des enfants ou ados.
    Et dans cette ambiance de consommation immédiate, on a tendance a être de moins en moins tolérant pour tous les petits incidents de la vie, à piquer des colères disproportionnées à la moindre contrariété, de n’accepter aucune frustration.
    pourquoi ces colères, parce qu’autrui et l’environnement ne répondent pas au critère que tout doit se passer « comme on le veut et quand on le veut » : c’est le refus de la réalité et de la moindre frustration.
    Chez certains plus fragiles, le stress entraînera une véritable angoisse et à la limite une dépression et des troubles psychiatriques.
    Chez les Inuits, la colère n’existe pas : ils considèrent que c’est uns manifestation d’infantilisme : ils n’ont pas tort, car c’est le fait que le cerveau préfrontal ne fait pas son travail de contrôle, qu’il n’est pas mature et que donc on n’est pas devenu adulte.
    L’homme d’aujourd’hui n’a jamais été plus fragile dès que la réalité ne correspond pas à se désirs et en soi il est reté infantile.

    Et si l’homme ne peut plus supporter les aléas de la réalité, il demande un remède pour l’aider à supporter les frustrations intolérables que cela entraîne. Il ne se satisfait pas de ce qu’il a et, à peine il l’a obtenu, il s’intéresse et désir un nouveau produit de consommation. Il a un comportement identique aux personnes qui souffrent d’addiction.
plus il refuse les frustrations de a réalité, plus il cherche des remèdes, plus il lui en faut, et plus il obtient ce faux nirvana, plus il est frustré et moins il apprend à accepter la réalité.

    Comme pour les drogués, le retour à la normale ne peut que passer par la désintoxication et donc la rééducation.
    Dans mon prochain article, je voudrais essayer d’aller plus loin dans la recherche des cause et par la suite, des remèdes.

Mardi 22 juillet 2014 à 8:58

Psychologie, comportement

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    Tout le monde ou presque, aujourd’hui, se plaint que la vie et le monde vont trop vite.
    Moi même, bien qu’étant en retraite, et aimant assez être dans l’action et un peu débordé, je le constate. ALors j’aimerais faire quelques articles sur ce sujet.
    Les conséquences sont assez diverses et elles touchent tout les créneaux de notre vie, et on pourrait le résumer très brièvement ainsi : « nous ne savons plus attendre !».
    Nous avons de plus en plus de mal à attendre à un guichet ou chez un commerçant, nous sommes impatients d’avoir ce dont nous avons envie, et nous maîtrisons mal nos pulsions.
    Cela a l’air banal, mais c’est devenu tellement répandu qu’on peut se demander à quoi cela correspond au plan des mécanismes cérébraux. Pour cela il nous faut regarder du coté de l’impulsivité.

    Les psychologues distinguent deux sortes de mécanismes mettant en jeu l’impulsivité :
         - ceux qui intervient pour contrôler ou amoindrir nos pulsions ou nos actions automatiques, qui se présentent sans réflexion cognitive préalable.
        - et ceux qui peuvent intervenir dans les choix de nos décisions et actions, dont les conséquences n’interviendront que plus tard, en raison de ces choix.
    En fait, lorsque nous sommes en situation d’attente, notre cerveau est dans un équilibre contradictoire :
        - d’un coté les centres de récompense dont j’ai souvent parlé, et qui sont en grande partie à l’origine de nos désirs et motivations, nous poussent à l’action, car elle sera conséquence de plaisir (et de libération de dopamine dans ces centres).
        - d’autre part, le cortex frontal (notamment ventro-médian), et les centres qui l’aident dans ses décisions, (notamment le striatum - voir le schéma), sont plutôt partisans d’une réflexion, qui pèse le pour et le contre de nos actions, en fonction notamment de leurs conséquences, dont le plaisir qu’elles apportent, mais aussi leur coût et leur efficacité. Et il faudrait donc attendre ce choix rationnel, mais qui ne concerne que les conséquences presque immédiates des actions.
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    Par ailleurs plus l’action bénéfique est inattendue et plus nous en tirons de bénéfice dans les centres de récompense, et plus le temps de réflexion sur les conséquences augmente, plus l’action des éléments rationnels modérateurs diminue.
    Mais, à contrario, toute action qui se répète, entraîne de moins en moins de plaisir et exige, pour en obtenir un plaisir équivalent, une augmentation de son intensité. C’est la base de toutes les addictions, notamment celles à l’alcool, au tabac et autres drogues.
    Mais un autre système va intervenir : le cortex frontal dorsolatéral  aidé du cortex pariétal. Ils vont freiner l’action, en cherchant à savoir notamment si nos n’aurions pas intérêt à différer un plaisir immédiat, mais finalement peu important, pour obtenir à terme un plaisir plus important (ou éviter des désagréments importants).

    Evidemment les individus sont différents et leurs sensibilités sont différentes. L’équilibre entre les deux parties du système de contrôle de nos pulsions n’est pas le même d’une personne à l’autre et le système de réflexion sur les conséquences à moyen et long terme a plus ou moins d’influence.
    Cela peut tenir à des raisons innées (pas forcément héréditaires, mais intervenues dans la formation du cerveau - je rappelle qu’après une croissance orientée, les dernières jonctions entre axones et dendrites des autres neurones - donc les synapses - se font au hasard, indépendamment des gènes), mais surtout en fonction de notre éducation et de notre instruction, puis du fait de notre vécu et de l’expérience qui en résulte.
    On peut donc se demander l’impulsivité peut évoluer au cours de notre vie et pourquoi.

    Une autre partie du cerveau peut jouer un rôle important : les « mémoires de travail » (J’en ai parlé dans mes articles sur la mémoire).
    Elles permettent de conserver présent à l’esprit pendant quelques secondes les objectifs et données nécessaires à la réflexion en cours avant de les effacer avent de passer à l’étape suivante : par exemple quand je veux écrire cette phrase, je garde à l’esprit les idées et concepts que je veux y introduire. Il y a deux mémoires de travail bien distincte : la mémoire lexicale, qui travaille avec le langage, et la mémoire représentative, qui retient des schémas, des images, des cartes.
    Les mémoires de travail sont donc essentielles, pour tout travail intellectuel, et notamment pour l’évaluation des conséquences de nos actes.
    Ces mémoires sont limitées et ne peuvent emmagasiner à la fois que 5 à 7 données et on peut donc les saturer artificiellement dans des expériences, pour mesurer les conséquence de leur baisse d’activité.
    Les chercheurs ont ainsi montré qu’une faible activité des mémoires de travail handicapait fortement la capacité des systèmes qui essaient de prévoir les conséquences de nos actes, et diminue alors nos capacités d’attente, entraînant un besoin accru d’instantanéité.

    Il est certain que l’instruction actuelle, qui fait beaucoup moins appel à la mémoire qu’autrefois, et les facilités de stockage que procurent les moyens informatiques (ordinateurs, tablettes, téléphones… ) font que nos mémoires actuelles sont beaucoup moins performantes que par le passé.
    Par ailleurs les interruptions fréquentes de notre activité, (télévision, internet, téléphones, sms…), diminuent non seulement notre attention, mais aussi le recours à nos mémoires de travail, qui sont donc peu entraînées et dont ont perd l’habitude de les utiliser.

    Enfin le stress a une action sur notre système de récompense, et il contribue à accroitre la demande et donc à diminuer notre patience et augmenter notre impulsivité, et réciproquement cette augmentation de pression pour obtenir ce que nous voulons est source de stress, d’où un cercle vicieux..
    Réapprendre la capacité de patience et d’attente serait nécessaire à notre hygiène de vie

    Cela est particulièrement vrai pour les jeunes et ce sera le sujet de mon prochain article.

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lancien

sortir de la tristesse

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