Lundi 23 mai 2016 à 8:14

Relations avec nos parents, famille

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         Je suis effaré quand je vois le comportement de la plupart des parents aujourd'hui, vis à vis de leurs enfants, et ce quelque soit leur milieu et leur situation financière.

Dès sa naissance, de pour de ne pas être aimé, ou par préserver sa tranquillité, on satisfait son moindre caprice, et on le laisse faire tout ce qu’il a envie.

 

Dans la rue, dans le métro, dans un magasin, l’enfant s’agite en tous sens, gêne tous les voisins, touche à tout, et s’adresse même à des personnes qu’il ne connaît pas, en râlant si on ne lui répond pas ! Aucune réaction des parents, sinon quelques mots, auxquels l’enfant n’obéit pas, et on le laisse continuer.

 

Ado, dès qu’il désire quelque chose on lui donne., créant ainsi une véritable addiction.

Le cerveau et ses centres de récompense dont j’ai souvent parlé, sécrètent de la dopamine lorsqu’un plaisir est ressenti, suite à l’assouvissement d’un désir. Mais si ce plaisir est trop facilement et trop souvent ressenti, il faudra davantage, en fréquence et en grandeur, pour apporter le même plaisir. C’est l’engrenage de l’addiction.

Un désir doit être ressenti pendant un certain temps pour apporter assez de plaisir quand il est assouvi. Si on le satisfait immédiatement, sans effort, sans attente, il n’apporte qu’un maigre plaisir et on passe aussitôt à une autre envie.

Pour l’ado c’est la même chose : si vous lui donnez ce qu’il veut sans attendre et quelqu’en soit le prix et la qualité, il se détournera de l’objet dès qu’il l’aura sans guère de satisfaction, et vous demandera autre chose

Je vois ainsi maints jeunes dont on satisfaits les moindres caprices, sans rien en échange, et sans examiner si la demande est raisonnable. Sous prétexte que le copain a un vêtement de marque très cher, on lui achète le même, alors qu’un produit moins cher et de meilleure qualité excite. Oui mais il ne fait pas contrarier le petit chéri.

Celui ci a donc une grande quantité d’objets, dont il ne fait rien, car, les ayant eus trop facilement, il s’en est immédiatement désintéressé.

 

Il faut apprendre à l’enfant à raisonner ses demandes, à examiner qualité et coût, et à les comparer à l’utilité.

Il faut lui montrer les limites, qu’on ne peut tout avoir et qu’il faut choisir.

Il faut aussi lui apprendre à réfréner ses désirs et à attendre leur réalisation. Celle-ci n’en aura que plus de prix.

Il faut aussi apprendre que l’obtention de quelque chose demande effort, travail peine. Il faut demander des contre-parties. La récompense de bonnes notes en classe, celle d’un service rendu,.

Bien sûr certaines récompenses sont sentimentales comme les anniversaires.

 

La valeur d’un cadeau, d’un achat n’est pas celle de son prix. Comme on ne peut tout se payer, c’est toujours un compromis entre le désir qu’il doit combler et son coût, et il faut évaluerai vraiment ce désir en valait al peine.

Il faut apprendre à l’enfant à gérer ses achats, et donc lui montrer comment évaluer un coût / utilité. 

Le plaisir que lui procurera un achat doit le rendre heureux, et il faut lui apprendre à maximiser ce plaisir. Cela passe par la réflexion et l’attente, la comparaison à d’autres désirs et l’évaluation juste de ce plaisir.

En fait nous devons apprendre à nos enfants à être heureux et cela ne consiste pas à satisfaire tous leurs caprices.

Ma grand mère, fort sage, me disait quand j’étais petit, que ce qui est important ce n’est pas le prix des choses, mais leur valeur, et que souvent des choses de prix moindre peuvent avoir pour nous une plus grande valeur

Trop de parents apprennent à leur enfant à « être riche », ce qu’il ne seront pas le plus souvent dans leur vie, et donc ils en souffriront, alors qu’on aurait dû leur apprendre à être heureux, à apprécier les petits plaisirs quotidiens, simples et peu onéreux.


         Je susi effaré quand je vois le comportement de la plupart des parents aujourd'hui, vis à vis de leurs enfants, et ce qulque soit leur milieu et leur situation financi§re.

Jeudi 12 novembre 2015 à 7:47

Relations avec nos parents, famille

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             Je me souviens avoir lu des livres de psycho sur l’enfance quand mes enfants étaient jeunes, il y a 40 ans. Les psychologues pensaient alors que les bébés étaient uniquement préoccupés de leur apprentissage physique, limité aux expériences matérielles de chaque instant et ils les croyaient incapables de tout action, et de tout concept, par exemple de différencier le réel et l’imaginaire, d’appréhender des liens logiques notamment de cause à effet, d’imaginer des essais et de comprendre la pensée ou les actions d’autrui.
            C’est tout à fait faux et on sait maintenant que, si évidemment le bébé ne peut agir comme un adulte, il est quand même capable de capacités étonnantes.
            Certes l’observation est difficile car l’enfant a du mal à s’exprimer, à s’expliquer, mais le langage permet très tôt, par le sens mais aussi les intonations, de communiquer et d’essayer de comprendre.
 
            Des études montrent par exemple, que les nourrissons, à partir du moment où ils sont capables d’observer leur environnement, mémorisent le « situations habituelles », qui en fait correspondent soit à des lois de la physique (la pesanteur par exemple), soit à des habitudes de vie quotidienne. Dès lors on les voit s’étonner et s’intéresser sur tout chose ou situation inhabituelle et nouvelle.
            Il est très important que les parents favorisent et initient cette curiosité intellectuelle du jeune enfant pour les choses nouvelles : c’est forger son imagination et son sens de l’observation et du raisonnement.
            Et tous les sens de l’enfant sont utilisés pour découvrir l’environnement.
 
            Un enfant d’un an, a certaines réactions vis à vis de son environnement et il a des préférences des goûts. A cet âge, il pense que les adultes sont comme lui et il leur attribue ses propres envies et agit en conséquence.
            Un enfant de 18 mois comprend intuitivement que les personnes qu’ils connaît sont différentes et qu’elles ont des goûts différents, qu’elles ressentent du plaisir et de l’aversion, et ils arrivent à déchiffrer certaines expressions des visages et les imitent pour essayer d’exprimer leurs sentiments.
            Très tôt un enfant a une certaine intelligence émotionnelle intuitive : il sait détecter chez autrui certains sentiments : joie tristesse, colère, peur et leur intensité.
 
            Des enfants de 3 ou 4 ans sont très capables d’enchaîner des relations de cause à effet et de déduire par apprentissage, comment faire fonctionner une « machine » dont le fonctionnement dépend de commandes logiques. Ils arrivent notamment à tenir compte de fréquences de fonctionnement pour orienter leurs essais, ce qui après tout constitue de la statistique expérimentale intuitive.
            En fait ils font des essais, examinent les conséquences de leurs actes, tirent des conclusions de cause à effet qui peuvent reposer sur des fréquences de fonctionnement plus grandes. C’est intuitif, ce n’est certes pas le raisonnement du chercheur adulte, mais c’est une formation de première importance pour le fonctionnement rationnel du cerveau
            Mais il ne faut pas vouloir tout leur montrer, leur donner du savoir complet, Il faut les aider sur les méthodes d’approche, mais il faut les laisser découvrir comment cela fonctionne. Un enfant auquel on explique trop sera moins créatif.
            Certes il y aura des erreurs, mais c’est leur souvenir qui donne de l’expérience.
            L’enfant de deux ans, voire trois, choisira une collection d’objets moins nombreux plus espacés selon une ligne plus longue, plutôt qu’un plus grand nombre d’objets resserrés. Même s’il ne sait pas compter mais qu’on lui montre les deux lignes d’objets en leur donnant le même espacement, il comprendra vite son erreur.
            Il est étonnât de constater qu’à six mois un enfant sait différencier 1 et 2 et intuitivement comprend que 1+1 = 2 et 1-1 = 0 pas mathématiquement, mais avec des objets : c’est une intuition des présences. Il arrivera rapidement en tre un an et 18 mois à reconnaître des quantités jusqu’à 5 (les doigts de la main).
 
            Et il arrive que devant une machine bizarre inconnue des enfants trouvent plus vite que des adultes, trop enfermés dans des règles de fonctionnement habituel.
            En fait le cortex frontal inhibe e les pensées et actions non pertinentes. Il est encore peu actif chez les jeunes enfants. C’est un inconvénient car ils mesurent moins les conséquences de leurs actes, mais c’est un avantage pour découvrir le monde et son apprentissage.
            A nous de les protéger et de les aider dans cette découverte qui va commencer à les rendre intelligents.
 
            Et ce qui est très extraordinaire c’est de constater entre un an et 18 mois comme des bribes de langage sont créées pour exprimer des phénomènes que l’enfant a découvert et compris.

Jeudi 27 août 2015 à 9:01

Relations avec nos parents, famille

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Mes derniers articles sur les relations entre jeunes et parents, m’ont valu des mails, qui me disent les difficultés des ados vis à vis de leurs parents, dans l’utilisation des techniques du multimédia, et notamment leur utilisation d’internet.
    Je voudrais donc essayer de réfléchir à ces problèmes.

    Beaucoup d’ados n’aiment pas discuter de choses sérieuses, mais cela se produit cependant avec beaucoup de mes correspondant(e)s. Et je m’aperçois alors que les préoccupations fondamentale de jeunes n’ont guère changé. Elles ont toujours les mêmes interrogations :
        - Qu'est ce que je suis ?
                 - Qu'est ce que je veux ?
                 - Qu'est ce que je vaux ?
        - Que vais-je devenir ?
        - Comment me juge t’on ?
        - Est ce qu’on m’aime ?
et les problèmes relationnels ont les mêmes bases :
        - Le conflit avec les parents entre le besoin de liberté et de prendre son indépendance et celui de la sécurité au sein du nid familial.
             - Le besoin de tendresse que l'ado cherche à trouver hors de la famille, car il est persuadé que les parents ne l'aiment pas assez et qu'ils ne lui accordent pas toute l'attention qu'il attend ou sur les points qu'il souhaite.
             - Le problème de trouver la juste distance vis à vis de la famille et plus généralement vis à vis des autres, se pose donc plus que jamais : ni trop loin car on se sent abandonné, ni trop près car on craint alors de perdre son autonomie.  
    Le fossé entre jeunes et parents a été accru par le fait que les deux parents travaillent le plus souvent maintenant et que les conditions de travail leur laisse peu de temps pour s'occuper de leurs enfants qui se considèrent un peu comme abandonnés. L'éloignement géographique des grands-parents y contribue également.  

    Par contre la vie actuelle et notamment les nouveaux moyens de communication multimédia font aujourd'hui résoudre ces problèmes de façon tout à fait différente.
    La crainte d’être jugé, la timidité et le manque d’expérience, la crainte de perdre un peu de liberté, rendent difficile le contact direct avec les adultes, surtout s’ils ont l’autorité parentale.
    Au fil de mes contacts par mail avec des jeunes, je me suis aperçu qu'en virtuel, l'âge intervenait moins et qu'à condition de se garder de juger, la barrière de l'autorité parentale responsable n'intervenait plus comme au sein d'une famille, et que le vieux singe, pouvait finalement trouver sa place parmi les jeunes et même se rendre parfois utile en les conseillant et en étant écouté, bien qu’adulte.
    Et pourtant internet a plutôt augmenté le plus souvent, le fossé entre jeunes et adultes.La méfiance des parents pour internet (et parfois leur ignorance sur ce moyen de communication), aggrave l'incompréhension.
         Bien sûr les parents craignent la rencontre d'un pervers ou d'un pédophile. Certes le risque existe mais il est moins fréquent qu'on ne le croit, aucun(e) de mes correspondant(e)s ne m'a signalé de cas grave et la plupart des jeunes me paraissent conscients du danger et font attention.
    J'ai connu ainsi quelques blogs, qui m'ont paru dangereux pour des ados sensibles et impressionnables, et qui véhiculent des idées morbides et tristes. Il y a en effet un certain risque, si l'on est en permanence dans le virtuel, de se déconnecter du réel, de se faire une vie "rêvée" dans un monde imaginaire où l'on se trouve heureux, qui devient alors une "prison de verre dont on a perdu la clé », ou de s’enfermer dans un monde déprimant, qui englue votre cerveau dans la désolation et le désespoir..
         Il ne faudrait aller sur le net que bien portant psychiquement, ce qui n'est pas le cas de tous les adolescents.
         Ces risques sont réels mais peu fréquents et les parents qui diabolisent internet en raison de ses dangers, ne font que se couper davantage de leurs enfants.

      Les parents ont tendance à regarder les pratiques de leurs adolescents avec une condescendance amusée : être pendu en permanence à son portable, qui est parfois sous son oreiller la nuit, échanger des banalités sur les réseaux sociaux, zapper d’un site à l’autre sur le web, diffuser ses photos à tous vents, raconter sa vie sur son blog…,  « Ça finira bien par lui passer. »
        Pourtant il ne faut pas croire que l'adolescent féru des nouvelles technologies s'adonne à un passe-temps provisoire avant d'entrer dans la « vraie vie ». Il est déjà de plain-pied dans ce que beaucoup de parents perçoivent avec inquiétude comme le monde de demain, un monde dont ils se sentent exclus.  Alors beaucoup d'entre eux sont tentés de penser que ce qu'il y fait est malsain ou dangereux.
    Cela s’améliore avec les jeunes parents qui pratiquent aussi ces technologies, car au moins ils en comprennent le sens, mais ils ne communiquent pas pour autant avec leurs enfants et ne partagent pas ces activités et cela leur prend du temps an plus, ce qui donc aggrave le manque de communication.
        C'est pourquoi, si nous voulons lutter contre le risque de fracture générationnelle, il nous faut partir du point de vue exactement opposé. Ce que les adolescents font sur Internet vaut la peine d'être connu parce que c'est intéressant et que nous gagnerons à nous en rapprocher. Et pour cultiver cette attitude, le mieux est de toujours nous rappeler que les espaces virtuels ne modifient pas fondamentalement l'adolescence: ce sont les mêmes angoisses, les mêmes déceptions et les mêmes espérances que par le passé, et aussi les mêmes attentes vis-à-vis des parents.
    Car ces nouveaux territoires sont aussi pour eux des espaces de construction de leur personnalité pour lesquels ils ont envie d'une reconnaissance des adultes, même s'ils ne l'explicitent que rarement. Tout, sur Internet, est seulement « habillé » autrement.
    En revanche, ces espaces donnent aux émotions et aux représentations des ados un écho qui est méconnu.. Sur Internet, tout message est certain de trouver un interlocuteur qui le confirme. Cela donne aux messages joyeux une ampleur jubilatoire, et aux malheureux une profondeur dramatique.

    Pour ne pas allonger trop cet article, je parlerai demain des avantages possibles d’internet et pourquoi on n’en utilise qu’une très faible partie.

Jeudi 16 juillet 2015 à 9:41

Relations avec nos parents, famille

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     J’ai dû le dire plusieurs fois dans ce blog, j’ai eu, enfant, des rapports extraordinaire avec mon grand père maternel, qui, ancien ingénieur, m’apprenait des notions pratiques de mathématique et de physique et surtout des notions simples de SVT, qui me permettait de comprendre mon environnement estoc fonctionnement pratique.
    C’est lui qui a développé ma curiosité intellectuelle et mon goût du travail et je pense que c’est en partie grâce à lui que j’ai réussi à devenir ingénieur.
    Je me rends compte maintenant que j’ai une mentalité très proche de la sienne et cela devait contribuer notre bonne entente.

    J’ai essayé aussi d’être proche de mes petits enfants, de les aider un peu dans leurs études secondaires, mais je me rends compte que je suis moins proche d’eux que n’était mon grand-père et évidemment je me demande pourquoi.
    Je pense que l’évolution de la société a beaucoup changé mentalité et habitude, et bien que j’ai essayé de m’habituer à la société actuelle, je me fais parfois l’effet d’un vieux dinosaure.
    En 1968 j’avais 36 ans, et donc, mon cerveau et mon caractère d’adulte étaient arrivés à maturité et étaient donc moins flexibles que ceux des jeunes.
Il est certain que nous sommes encore imprégnées à notre insu des anciens modèles que nous avons cru avoir abandonné, mais qui sont encore dans notre inconscient, dans ce que Freud appelle le surmoi, ou au plan sociétal, ce que Jung appelle les archétypes.
    L’art d’être grand père n’est plus le même, il faut redécouvrir comment transmette à ses petits enfants. La société a tellement changé en 40 ans que nous ne savons plus comment transmettre parce que nous sommes en train de le découvrir et l’inventer.

    Par ailleurs, les jeunes en ressentent moins le besoin. L’usage d’internet leur donne l’impression d’avoir tout le « savoir du monde » à leur disposition, et malheureusement, comme on ne leur a jamais appris à faire de la documentation, c’est un savoir bien maigre qu’ils découvrent.
    Bien plus les modèles des jeunes n’étant plus les parents, mais leurs copains et le groupe ayant pris une importance démesurée, tuant en partie l’individualité et la créativité, ils n’éprouvent pas le besoin d’une transmission, qui pour eux est l’image d’un monde ancien et dépassé.
    Il faut dire que les programmes scolaires de français, ne leur donner pas le goût de connaître la pensée d’autrui, et notamment des anciens écrivains et philosophes.
    On a l’impression  que c'est comme si l'on savait déjà tout, comme si l'on ne pouvait trouver d’intérêt pour ce qui n'est pas de sa propre expérience, et qui est perçu comme une entrave à la liberté de penser.
    De plus les adolescents n'aiment pas qu'on les considère comme des enfants et les pare,nts les ont habitué, à tort, à être traités comme des adultes, alors qu’ils n’ont pas encore un cerveau capable d’imaginer suffisamment les conséquences de leurs actes. Les leçons de respect des règles et de bon comportement sont très mal accueillies.

    Même l’adaptation aux médias actuels n’est pas facile, car, si elle crée un lien, les intérêts sont différents.
    J’ai certes une plus grande expérience des ordinateurs que mes petits enfants. Je me sers d’un appel depuis 1980 et d’un mac depuis 1987. J’arrive à me sortir d’affaires lors de petites pannes, ce qui peut leur rendre service. Ce blog fait maintenant partie de ma vie. Mais je n’aime ni Facebook, ni Twitter, que je trouve trop superficiels et mes petits enfants n’aiment pas écrire sur un blog : trop long d’écrire plus de 3 lignes !!
    Eux cherchent sur internet les contact, les jeux, la résolution des petits problèmes de la vie courante, les catalogues d’chat. Moi je considère plus internet comme l’accès à touselles bibliothèques du monde ou comme un outil de communication. J’écris des articles et des mails, eux échangent des SMS. Il me faut une minute pour écrire sur un MS ce que j’écris en 10 secondes sur mon clavier !!
    Certes quand ils étaient petits nous avons joué ensemble sur internet, mais c’est vrai que maintenant qu’ils sont adultes ou presque pour certains, nos sujets de préoccupations sont différents, et si on échange facilement, je n’ai pas l’impression maintenant de pouvoir leur apprendre grand chose sur la vie, car mon expérience est très différente de la leur.
    Il faut se résoudre à se sentir vieux !!!

Dimanche 7 juin 2015 à 8:18

Relations avec nos parents, famille

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    Etant père et grand père, m’intéressant au fonctionnement du cerveau, j’essaie de lire des documents traitant de l’éducation de enfants, sujet bien controversé de nos jours.
    Depuis mai 68, où l’un des slogans était « il est interdit d’interdire », et l’interprétation des doctrines freudiennes par des disciples comme madame Dolto, beaucoup de parents croient qu’il est dangereux pour le psychisme d’un enfant de le contrarier et de lui refuser quoique ce soit.
    On constate aussi souvent que les parents, travaillant tous les deux et fatigués par le travail de plus en plus stressant, n’éduquent guère plus leurs enfants et considèrent que c’est aux crèches, aux maternelles et à l’école d’assurer cette fonction.
    Alors il m’arrive souvent de voir de petits tyrans, excités et souvent insolents, qui n’ont aucune idée des règles à respecter, ni vis à vis de leurs parents, ni avec d’autres personnes, ni vis à vis des objets qui ne leur appartiennent pas, et que leurs parents subissent sans réagir, craintifs que la moindre remarque ne détourne d’eux leur enfant.
    Ainsi des enfants de ma copropriété ont été pris sur le fait, les uns de forcer la petite armoire vitrée du bouton « coup de poing » rouge extérieur, qui permet, en cas d’incendie, de couper l’arrivée de gaz de la chaufferie, et cela pour « voir ce que cela faisait », et les autres d’appeler au téléphone  prévu à cet effet dans l’ascenseur, la société qui vient désincarcérer une personne enfermée en cas de panne.
    M’occupant de la copropriété à titre bénévole, j’ai été informer les parents de ces deux faits et dans le premier cas , on m’a répondu qu’il fallait bien que les enfants fassent preuve de curiosité et de créativité et dans le second cas qu’il fallait bien que les enfants s’amusent un peu dans notre monde si triste.
    Bien entendu j’ai fait payer aux parents les deux factures d’intervention correspondantes, ce qu’ils n’ont pas apprécié du tout !! Il faut pourtant assumer ses responsabilités et celle d’être parent existe !.

    Alors j’ai lu avec plaisir et intérêt un article d’une psychologue clinicienne d’enfant, madame Charlet-Debray, qui expliquait qu’il fallait, avec les enfant adopter une méthode certes modérée, mais « juste et ferme ». Elle citait même cette phrase de Léonard de Vinci, « Qui néglige de punir, le mal sanctionne » Bien entendu elle ne prône pas les châtiments corporels, (on n’est plus à l’époque d’Oliver Twist), mais elle pense qu’il ne faut pas en déduire qu’il ne faut pas punir un enfant qui a enfreint des règles qu’on lui a données.
    Dans son article, elle évoque les études de Piaget sur le développement de l’enfant, dont j’ai parlé à plusieurs reprises dans ce blog. (26/3/2008, 13/1/2010, 3/10/2011, 5/1/2015)., bien que, comme je l’ai dit, les neuropsychologues modernes estiment que les observations de Piaget sont pertinente, mais que le développement est plus continu et les stades imbriqués en partie.

    Piaget a observé comment évoluaient ses propres enfants et de ses observations il a indiqué plusieurs stades importants :
    Jusqu’à 18 mois deux ans (le langage), l’enfant fait l’apprentissage de son environnement et de l’utilisation de son corps : manger, se servir de ses mains, marcher, prendre des objets, connaître les lieux et des personnes (à commencer bien sûr par sa mère et sa famille). Mais il se considère comme le centre du monde et que son entourage lui appartient et est là pour s’occuper de lui, ce que les psychologues appellent « l’égocentrisme primaire ». Il a besoin d’apprendre des règles élémentaires de vie, et les premières conduites intentionnelles et autonomes apparaissent peu à peu (« je veux faire »). Il faut mettre en place des automatismes, des comportements et lui montrer que les autres ne sont pas « ses esclaves », que si il pleure sans raison on ne s’occupera pas forcément de lui; bien sûr aussi lui apprendre les règles d’hygiène de vie et de précautions pour sa santé.  Un « non » dit d’un ton ferme a plus d’effet qu’une tape sur la main.
    Mais il ne faut pas céder à ses caprices et ne pas transformer un non en oui.
    Il faut se rappeler que ce qui guide l’enfant, ce sont ses centres d’apprentissage et de plaisir.

    Vers deux ans le langage intervient et avec lui la possibilité de représenter ce qui n’est pas devant soi, ou des actions, des idées, des sentiments., ce que les psychologues appellent « l’intelligence représentative » et vers 3 ans l’enfant peut faire des choix et il fait la différence entre son « moi » et le monde extérieur.
    C’est la période où il est essentiel pour son développement de mettre en place des règles de vie dans ce monde extérieur, pour le respect des autres, de l’environnement, et de lui même.
    Madame  Charlet Debray indique que, dans cette période de socialisation grâce au langage, « il faudrait sanctionner avec la plus grande fermeté les comportements inadaptés à la spécificité des situations ». Il faut lui faire adopter les normes de vie, les habitudes et règles de la « démocratie familiale, prémices des contraintes de la vie en société ».
    Elle estime que la méthode permissives sans limites a non seulement l’inconvénient de ne pas donner de règles au jeune enfant, mais en outre développe au contraire un sentiment d’insécurité et l’anxiété.

    Certains parents privilégient la discussion et l’explication, ce qui est mieux que la permissivité excessive, mais si elle est utile, cette attitude n’est pas forcément suffisante. Répéter sans cesse à l’enfant « ne fais pas ceci » même avec des explications, n’a est pas souvent convaincant !
Elle peut être efficace avec des enfants dociles, qui apprécient ce type de discussion, mais elle est inefficace avec des ados avides de libertés, et elle aboutit alors à des discussions interminables et le plus souvent à ce que l’enfant devienne l’arbitre de l’acceptation et de l’application des règles.
    A l’inverse des punitions corporelles douloureuses ou des punitions injustes ne sont pas bonnes pour le développement de l’enfant.
    Finalement la meilleure méthode devrait être juste et rigoureuse, sans rigidité et sans excès, mais sans renoncements et retours en arrière, sans recours à la colère non plus de la part des parents qui doivent rester calmes mais déterminés aux yeux de l’enfant.
    L’enfant, si on lui a défini des règles, sait parfaitement quand il les a enfreintes et quand il a mal agi. Il le fait même souvent exprès poour voir jusqu’où il peut aller.
    Madame Charlet Debray pense que les privations d’un plaisir, (sortie, jeu, télévision…) peuvent être efficaces, si elels sont justes, proféres avec calmes et appliquées rigoureusement.
Pour des enfants très agités, insolents, ou désagréables pour autrui, la mise à l’écart pour un temps seuls dans leur chambre peut être une solution. L’absence de punition est en fait une utopie.
    Mais il ne faut pas oublier que l’exemple est un des points fondamentaux et il appartient aux parents de le donner en premier, mais ils doivent aussi surveiller les fréquentations de leurs enfants, car, de nos jours, l’assimilation au groupe de copains set très importante, et leur exemple peut donc être bénéfique comme catastrophique.
    En fait les parents ont de nos jours, beaucoup moins d’occupations communes avec leurs enfants, et cela est fort regrettable, et contrairement à ce que croient les parents, ne favorise pas l’indépendance de leurs enfants.

Lundi 5 janvier 2015 à 9:10

Relations avec nos parents, famille

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   L’éducation des enfants est souvent une affaire de mode et de société.
    Pendant longtemps les enfants qui désobéissaient avaient droit à une punition, voire même un châtiment corporel . Sans doute avez vous lu, comme moi quand j’étais petit, les livres de la comtesse de Ségur ou Oliver Twist de Dickens.
    Moi même j’ai reçu autrefois quelques paires de claques et mes enfants en ont reçu parfois aussi quand ils avaient fait une grosse ânerie ou qu’ils avaient été particulièrement impolis. Ils ne s’en portent pas plus mal pour autant.
    Mais depuis mai 1968, la règle a été  qu’il « était interdit d’interdire » et le laxisme sest installé dans l’éducation : toute punition était donc bannie. Le résultat n’est pas excellent et on constate que beaucoup de jeunes n’ont plus guère de règle de vie.
    Alors la discussion reprend et on voit à la télévision des controverses sur le problème : punir ou ne pas punir ?

    Je crois que personne ne pense à rétablir les châtiments corporels d’autrefois.
Les « chats à neuf queues » (appelés aussi martinets) ont définitivement disparu de la panoplie des parents. Même les fessées ne sont plus à l’ordre du jour.
    On peut même à la rigueur dire que la claque provient autant de l’énervement des parents que de la bêtise faite par l’enfant.
    Mais faut il cesser pour autant toute punition ?

    J’ai déjà fait plusieurs articles sur le développement de l’enfant, (9/9/2011  26/3/2008 et 4/12:2007) en me référant non pas à Freud, dont les théories à ce sujet sont erronées, mais à la psycho-neurologie et aux études de Jean Piaget.
    Je rappelle quelques notions :
 
        - D’abord entre sa naissance et dix huit mois, l’enfant acquiert peu à peu l’usage de ses membres et l’apprentissage de ses gestes, qui se termine, à partir d’un an par le contrôle de la position debout, de la marche et de la course.
    Il apprend peu à peu une certaine autonomie, pour manger, dormir, aller aux toilettes, jouer.
    On peut l’aider énormément dans cet apprentissage, qui est celui de l’environnement pratique, en l’y intéressant, et s’occuper de lui favorise non seulement son développement physique et moteur, mais aussi son équilibre psychologique et affectif.
    Mais il faut aussi canaliser et encadrer ce développement par des règles : habitudes de nourriture et de sommeil, propreté, danger d’aller n’importe où, ne pas satisfaire toutes ses volontés et ses caprices…
    Il ne s’agit pas véritablement de sanctions, mais l’enfant doit apprendre ce que veut dire « non », et ce qu’est un ordre, même s’il faut faire attention à ce qu’il le comprenne, et il ne faut pas céder, car un enfant essaiera toujours de transgresser ce qu’on lui demande de faire ou ce qu’on lui interdit, car il veut savoir jusqu’où il peut aller et quelles sont les limites de son pouvoir propre, de son identité. Il faut qu’il comprenne notamment que l’on n’est pas son esclave, et qu’il doit obéir.

        - A partir de 18 mois ou de deux ans, apparaît le langage.
Là encore, plus l’enfant aura des discussions avec ses parents, plus vite il parlera et acquerra du vocabulaire. Mais l’usage de la parole a une conséquence énorme : on peut expliquer par les mots. Dès lors, non seulement il faut lui imposer des règles, mais pour qu’il les accepte, il faut lui expliquer pourquoi, avec évidemment des termes et une imagerie compréhensibles pour son niveau de pensée et son vocabulaire.
    Entre 2 et 5 ans, il faut que l’enfant ait peu à peu des habitudes, des rythmes de vie, des règles de vie en famille ou en société. Il faut donc ne pas laisser passer ses erreurs, mais les lui expliquer et ne pas céder et lui imposer au besoin de rectifier son comportement.
    A mon avis, une bonne explication, un non ferme, et l’obliger avec patience et fermeté à certains actes correctifs, sont des méthodes d’apprentissage suffisantes, plus efficaces que des claques et une petite privation ou une petite tape sur la main, ne sont en général qu’un dernier recours pour lui faire comprendre qu’il faut obéir.
    La difficulté de nos jours, est que la mère travaillant, l’enfant est confié aux éducatrices de la crèches ou de la maternelle et que donc l’autorité est partagée.
    j’ai aussi malheureusement constaté que les personnes de ces organismes n’ont pas toujours reçu ou compris - ou ne veulent pas appliquer - des méthodes permettant de faire accepter les règles essentielle, tout en aidant l’enfant à se développer et à prendre conscience de son « moi ».
    Et là encore, il est très important que l’enfant connaisse les limites à ne pas franchir et qu’il n’est pas l’enfant roi, dont on satisfait tous les caprices, sous prétexte qu’on a peur qu’il ne vous aime pas.

         - Entre 4 et 7 ans l’enfant fait un apprentissage très important, dans lequel les discussions avec les parents peuvent énormément l’aider : celui de la compréhension de la pensée d’autrui et notamment de la différencier de ses pensées propres.
    Il faut lui apprendre à exprimer ses pensées, ses désirs, mais en sachant qu’ils ne seront pas forcément partagés; lui enseigner aussi l’usage de la vérité - mais pas de n’importe laquelle, et un usage très modéré du mensonge.

    Il est certain qu’élever un enfant est plus difficile aujourd’hui. Jusque dans les années 70, les parents, dont souvent la mère ne travaillait pas, imposaient sans problème à leurs enfants des règles qui permettaient à la famille de vivre en paix et aux personnes extérieures de ne pas souffrir de leur comportement. Mais il était parfois nécessaire de sévir pour y parvenir.
    Aujourd’hui les parents travaillent le plus souvent tous deux, (sans parler de nombreuses familles monoparentales), sont fatigués quand ils rentrent chez eux et les enfants passent plus de temps avec les éducatrices qu’avec eux, et sont trop souvent à à la maison mis devant la télévision ou l’ordinateur, afin de laisser une certaine liberté aux parents.
    Les copains on,t pris une importance énorme, servant plus de (mauvais) modèle que les parents,; on veut appartenir au groupe, on singe les comportements des leaders, on veut avoir « la même chose «  que le copain (quelqu’une soit le coût/efficacité. Et comme les copains sont nombreux et ont des désirs différents, on veut des pas de choses et dès qu’on en a une on s’en désintéresse pour en réclamer une autre.
    Par ailleurs les disciples de Freud,( et notamment Françoise Dolto), influencés par 1968, ont considéré comme suspect de contrarier l’enfant, d’interdire et à fortiori de gronder et de punir. Il; en est résulté une très grande permissivité, voir un grand laxisme.
    Le même phénomène a envahi les méthodes d’enseignement, les professeurs recevant en outre de moins en moins de formation pédagogique.
    Bref les personnes chargées de l’éducation des enfants ont maintenant une culpabilité à l’idée de sévir et d’attenter à la liberté de leur chères tês brunes ou blondes.
   
    Je vois souvent autour de moi, de petits êtres insupportables, agités, trépignant à la moindre contrariété, injuriant copains, parents et autres adultes, et se comportant sans se soucier ni de l’environnement matériel, ni de l’environnement humain, en égoïstes seuls au monde.
Et les enfants ne sont pas plus heureux, car non éduqués pour faire face aux obstacles et à l’inattendu, et ils deviennent anxieux et fragiles devant l’insécurité du monde extérieur, ce qui les amènera parfois, à l’adolescence vers l’alcool ou la drogue (notamment le cannabis), qui les détruira physiologiquement et psychologiquement.

    Je n’ai jamais pensé qu’il fallait des punitions corporelles, mais je pense que des règles doivent être données et elles sont faites pour être appliquées, si possible par l’explication et la persuasion, mais aussi par la sanction, si elles sont fréquemment enfreintes. Ma femme et moi avons essayé d’appliquer cette méthode et nos enfant nous aiment quand même et nous en sont même plutôt reconnaissants.

Dimanche 21 décembre 2014 à 7:46

Relations avec nos parents, famille

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    Je suis toujours un peu effaré de la place que tiennent les jeux vidéos sur ordinateur dans l’emploi du temps des adolescents, surtout les garçons, les empêchant de travailler et surtout de dormir.
    Ce qui me navre aussi c’est la violence de beaucoup de jeux, dans lesquels on passe son temps à tuer des tas d’ennemis, que ce soit avec des armes blanches ou des armes à feu.
    Certes, il m’est arrivé de jouer à des jeux d’arcades sur ordinateur, avec mes enfants, puis mes petits enfants, mais c’était plus des jeux de rapidité et d’adresse, et par ailleurs il existait des jeux d’aventures où il fallait résoudre des énigmes ou des problèmes pratiques, bien observer les images et les personnages, car le moindre indice était essentiel. C’était amusant, mais cela formait aussi la mémoire et les capacités d’observation et de réflexion, même pour un adulte.
    Je ne sais pas si ce genre de jeu existe encore. Les jeux que je vois aujourd’hui, sont bêtes et méchants.

    J’ai lu récemment un exposé d’un psychiatre,  (Serge Tisseron), qui essayait de trouver les raisons de l’engouement des ados pour ces jeux violents.
    Il donnait une première raison d’imitation moutonnière : je joue à ces jeux parce que mes copains y jouent. C’est vrai que le monde des jeunes est aujourd’hui, celui de l’appartenance à des groupes. Les originaux, les créatifs, ceux qui aiment l’étude sont traités « d’intellectuels » et difficilement admis dans les groupes. Il leur faudra attendre la sortie de leur formation, pour montrer que cela leur permettra ensuite de mieux réussir.
    Une autre raison est que l’ado pratique des jeux violents pour compenser et évacuer la frustration et le stress, provoqués par un sentiment d’infériorité, un échec scolaire, une déception amoureuse ou une injustice.
    Le fait de jouer à de tels jeux peut révéler leurs problèmes psychiques et relationnels, et certains aspects de leur personnalité.
    Leur comportement peut être à l’opposé de ce qu’ils sont ou subissent dans la vie courante (par exemple un harcèlement au collège).
    Ils compensent alors leur souffrance par cet excès de violence et d’écrasement d’autrui.
    Le risque est que l’habitude de ces jeux ne leur donne une certaine conception simpliste et regrettable des relations dans la vie : écraser l’autre ou être écrasé par lui, et une désensibilisation à la violence, qui risque par la suite de les faire passer à l’acte dans la vraie vie.
    Le fait de ne pas voir dans ces jeux la souffrance que l’on inflige à autrui, le peu d’importance qu’on donne à la mort puisqu’on a « plusieurs vies » et qu’on peut toujours repartir à zéro dans le jeu, finit par déformer la réalité et les comportements.

    Devant ces inconvénients, les parents ont tendance à essayer (vainement en général) d’interdire aux jeunes de jouer sur ordinateur.
    En fait il faudrait d’abord essayer de comprendre pourquoi il joue à ces jeux, et pour cela un seul moyen, le dialogue.
    D’autres parents sont laxistes et n’interviennent même pas si l’ado joue sur internet à des jeux très violents, interdits à des moins de 18 ans, alors qu’ils monteraient sur leurs grands chevaux, s’ils le voyaient regarder des sites pornos.
    Simplement parce qu’ils ont peur du risue d’imitation dan ce dernier cas, alors qu’ils le sous-estiment dans le cas des jeux violents.
    Un autre problème est que les jeunes ont l’impression (plus ou moins vraie), que leurs parents ne s’intéressent pas à leurs activités.
    Le jeu fait partie de la vie et de l’éducation. Les parents devraient regarder les jeux vidéos auxquels jouent leurs ados, et éventuellement les orienter vers d’autres jeux, en y participant. L’ado aurait l’impression qu’enfin on s’intéresse à lui. De même qu’il y a des jeux de société autres que sur ordinateur, qui ne sont pas dénués d’intérêt, même pour les parents et sont bien plus calmes et exempts de risques.
    Les jeunes ont besoin d’être aidés pour réduire leur consommation d’écran, mais aussi pour mieux utiliser leur ordinateur et ce qu’ils y font.
    Bien sûr cela demande du temps, mais je pense que si on a souhaité avoir des enfants, il faut ensuite accepter de passer du temps avec eux et d’avoir une partie de la vie en commun, notamment les week-ends, et non pas simplement les emmener à droite et à gauche, participer à des activités diverses hors de la famille, comme si on était un chauffeur de taxi..

Jeudi 24 avril 2014 à 8:06

Relations avec nos parents, famille

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    J’ai fait avant hier un article sur le bonheur dans lequel je disais que les jeunes avaient souvent assez peu confiance en eux, surtout les filles, et  je constatais qu’on fait tous des erreurs mais ce n’est pas une raison pour ne pas avoir confiance en soi. Les gens heureux ont tendance à avoir un niveau d’estime de soi extrêmement élevé. Ils acceptent ce qu’ils sont, rayonnent de confiance, sont fiers de ce qu’ils réalisent.
    Cependant j’ai parfois du mal dans ce domaine, car la façon dont se forge l’estime de soi, de nos jours, est assez différente de ce qui se passait quand j’étais jeune. Qu’en est il donc aujourd’hui.
    Comme autrefois «  l’estime de soi » repose sur l'acceptation de soi, avec une appréciation de ses forces, de sa valeur et le fait de se sentir capable de faire face aux défis  et difficultés de la vie.
    Mais d’une part la confiance en soi ne résulte pas que de l’estime de soi, et d’autre part, les points de comparaisons pour s’évaluer soi même, ont changé.


    D’abord, je le disais dans des articles récents (9 février et 24 mars), il est très important pour les jeunes d’aujourd’hui, d’être en accord avec les valeurs de leur groupe, alors qu’autrefois, certes le groupe de copains était important pour nous, mais nous étions beaucoup plus indépendants d’esprit, car nous n’avions pas le bombardement incessant de la télé, de sa pub et d’internet, et nous avions beaucoup plus de temps pour réfléchir, n’étant pris ni par l’ordinateur, ni par le téléphone, qui n’existaient pas (le téléphone fixe était après la guerre, réservé aux professionnels et si leurs parents en étaient dotés, les jeunes n’y avaient pas accès.
    En effet les jeunes fondent leur estime de soi non pas sur leurs valeurs personnelles, mais plus sur le fait d’être capable d’agir selon les valeurs dominantes de leur environnement culturel, et notamment de leur groupe.

    Cependant dans des études faites par des psychologues éminents auprès de jeunes du monde entier, des valeurs très classiques, qui sont à al bas de l’estime de soi :
remplir son devoir, aider les autres, améliorer son statut social, contrôler sa vie.
    Ils ajoutent que dans les pays en développement, Asie, Afrique, Amérique du Sud, où les valeurs de tradition dominent, «faire leur devoir» est très important pour les jeunes, pour se sentir bien avec eux-mêmes.
    En Europe et aux USA, le sentiment «de contrôler leur propre vie», est le plus important, et ce n’est pas toujours facile.
    Personnellement, au contact des jeunes avec lesquels je correspond, j’ai l’impression que le problème, et l’image qu’ils ont d’eux mêmes sont beaucoup plus complexes, et que des préoccupations mineures et des rituels de leur groupe et de leur environnement intervient.

    En fait ce que je constate quand je compare ma jeunesse et les temps actuels, je pense que progressivement, nous sommes passés d'une société de règles, où les adultes (parents et professeurs principalement), donnaient des ordres que l’on respectait, car nous pensions d’une part qu’ils nous éduquaient et d’autre part qu’ils nous faisaient bénéficier de leur expérience, à une société de normes plus ou moins explicites, dictées par la mode, les médias et l’environnement des copains.
    Chacun a donc perdu ses repères. Les ados ont gagné en liberté, mais ressentent en même temps des angoisses nouvelles car ils ignorent contre qui ou quoi se heurte, et on constate que 10% d’entre eux ont des velléités dépressives.
Quant aux parents, ils ne savent pas gérer leur rôle dans cette période de mutation et ont tendance à laisser faire, de peur qu’on ne les aime plus.
    La discussion parents, enfants est souvent inexistante, on n’ose olus aborder des tas de sujets devenus tabous; en classe le lien entre professeurs et une partie des élèves n’existe plus, et l’expérience de la vie des anciens ne sert plus aux jeunes qui se retrouvent seuls face à la vie.

    Il faut être conscients que, contrairement à ce qui se passait autrefois, maintenant, du fait des textos, messagerie, réseaux sociaux sur Internet, les adolescents passent désormais plus de temps entre eux qu'avec leurs parents.
    Cela n'est pas sans conséquences : ils apprennent la sexualité à travers des images plus ou moins pornographiques et surtout ils sont soumis à la pression des médias, de la publicité, de la consommation. La comparaison avec ce qu’a son copain compte plus que ce que l’on a soi-même, et même si l’on est comblé, c’est une catastrophe si on n’a pas une babiole sans importance qu’ont les autres et que vos parents vous ont refusé.
    Les modèles médiatisés sont totalement contradictoires avec ceux que la plupart des parents ont envie de transmettre à leurs enfants : par exemple pour les filles, vouloir plaire à tout prix au risque de devenir objet,  et pour les garçons ne voir dans l’amour qu’unpasse temps sexuel et se vanter de ses conquêtes, et pour tous, ne pas se respecter, ne s'estimer qu'aux marques que l'on porte, mépriser l’effort et ne penser qu’à profiter de la vie.…
    Et l'autoritarisme ne sert plus à rien car les adolescents sont plus sensibles aux gains qu'aux pertes. Les punitions ont moins de portée que les carottes.

    Ce qui me navre, c’est que, les codes ayant changé, les parents ne voient plus ce qui se passe et les adolescents qui vont mal sont trop souvent sous-évalués, voire ignorés, car ce ne sont pas forcément eux qui font le plus de bruit.
    Je n’ai pas d’action directe sur les jeunes qui m’écrivent, n’ayant que des contacts virtuels, mais je constate que les écouter, leur laisser exposer leur problèmes car ils sont soulagés de trouver une oreille qui les entendent et ne les juge pas, essayer de les décortiquer avec eux pour qu’ils comprennent mieux la situation et en minimisent les inconvénients et contraintes, les aider à trouver des solutions aux problèmes, voire quelquefois les aider dans leurs difficultés scolaire, arrive à les soulager d’un certain stress, d’une certaine angoisse.
    En fait c’est un rôle que jouaient autrefois les parents et surtout les grands parents.
Nous avions avec eux des « contrats » de comportement et les deux parties le respectaient, mais ils résultaient d’un dialogue et donc d’une compréhension mutuelle.
    Pourtant c’est sûrement possible encore. Il m’arrive souvent de montrer à certain(e)s de mes correspondant(e)s que ce qu’elles ont fait était préjudiciable à elles mêmes et aux autres, et de leur montrer qu’on peut mieux faire, et c’est accepté sans acrimonie. Seulement celai intervient après une longue discussion où je les ai écouté(e)s et où j’ai essayé de les comprendre, d’appréhender le comportement de jeunes qui n’ont plus les mêmes valeurs que moi…(encore que souvent ce ne soit pas si sûr….)

Dimanche 27 octobre 2013 à 8:51

Relations avec nos parents, famille

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       Mes articles sur l’adolescence (8 et 9 octobre), m’ont valu quelques mails, surtout de parent, qui n’ont pas apprécié que je dise que la crise de l’adolescence était moins répandue que l’on ne pensait et était souvent une inadaptation des parents à l’évolution actuelle de la société. Ils ne m’ont pas fait changer d’avis cependant et je vais essayer de répondre à certaines de leurs remarques.

    Je ne pense pas que la plupart des enfants d’aujourd’hui ne respectent plus leurs parents et l’autorité, par rapport au passé. Cette réflexion, on la retrouve à toutes les époques, même dans l’antiquité (voir des écrits célèbres de Socrate à ce sujet), et je connais par ailleurs de nombreux jeunes qui respectent leurs parents et acceptent une discipline bien comprise (et donc expliquée au préalable).
    Par contre peut être que le nombre de parents qui ne savent pas inculquer ce respect à leurs rejetons a augmenté. Le comportement de certains enfants dans les magasins, sans que leurs parents réagissent, me semble conforter cette idée.
    Les parents pensent souvent également que les jeunes ne respectent plus frustrations et règles qui limitent leur liberté.
    C’est sûrement vrai pour certains, mais c’est parce qu’on ne les a pas habitués très jeunes, à respecter ces règles.
    Mais beaucoup de parents satisfont tous leurs caprices, de peur d’être mal aimés par leurs enfants. Ils passent leur temps à leur trouver des occupations et à en changer dès quelle n’a plus les attraits de la nouveauté. Il vaudrait mieux les laisser s’ennuyer un peu et s’inventer des occupations. Par contre orienter leurs lectures, leur choix de vidéo et de télé, et surtout leurs jeux d’ordinateur, serait sûrement bénéfique, car nombre de ces distractions incitent malheureusement à un non respect des règles et des autres hommes, voire même explicitement des femmes.
    Mais je connais beaucoup de jeunes qui ont des valeurs saines de justice notamment sociale et de solidarité, et qui se préoccupent de la défense de l’environnement.
   
    Vous reprochez aux ados de ne penser qu’aux occupations multimédia (télévision téléphone, internet et jeux vidéo), de ne pas faire grand chose en classe, et de rester peu matures pendant longtemps.
    Je suis du même avis que vous quand je regarde le comportement de beaucoup d’ados; mais je me demande pourquoi sont ils ainsi ?
    Leur désintérêt pour le travail de classe est, je pense, davantage dû aux programmes actuels, au manque de formation pédagogique des professeurs, et au manque de surveillance et d’autorité des parents vis à vis du travail demandé par une bonne instruction. J’en ai parlé dans mon article d’hier.
    Les jeunes vivent dans un environnement numérique que nous avons mis en place, et que nous utilisons nous mêmes (bien ou mal ?). Un enfant qui n’utiliserait pas un ordinateur, internet et qui n’irait pas sur les réseaux sociaux ou ne téléphonerait pas, serait anormal.
    Par contre c’est à nous de leur apprendre à limiter cet emploi, à leur en signaler les dangers, à canaliser leur énergie pour qu’elle soit plus utile.
    D’ailleurs les autorités ont aussi leur responsabilité, de même que les journalistes : les jeunes entendent tout le temps parler de loisirs, de vacances, de RTT, de retraite; alors comment prendre au sérieux le travail dans cet environnement.
    D’autant plus qu’on licencie ceux qui semblent travailler le plus.
    C’est sans doute cet environnement de dévalorisation du travail et de distractions peu formatrices et un peu illusoires qui fait que les jeunes restent immatures pendant plus longtemps.
    Mais paradoxalement beaucoup de parents traitent leur enfant comme s’il était un ado, et leur ado comme s’il était un adulte. Alors pourquoi voulez vous qu’il évoluent et se rendent compte que le chemin est encore long avant d’atteindre ce stade.

    Vous dites que les ados manquent de courage et d’attention parce qu’ils sont très préoccupés de leur avenir, et pensent que, même s’il font des études, ils ne trouveront pas de travail.
    J’avoue avoir rarement constaté cela chz les jeunes avec lesquels je correspond, du moins tant qu’ils sont au lycée.
    Je pense que c’est là plutôt une préoccupation des parents pour l’avenir de leurs enfants. Les ados sont insouciants par nature et ne réfléchissent que rarement aux conséquences de leurs actes. C’est pour cela qu’il faut les guider.
    Il constatent effectivement le chômage, mais pensent que cela passera d’ici à ce qu’ils soient adultes.
    Et malheureusement leur parler d’avenir a peu d’influence sur eux : ce n’est pas en parlant de cancer à un ado qu’on le dissuade de fumer, et m^me s’il connait les danger de conduire après avoir bu de l’alcool ou fumé du cannabis, cela n’empêche pas que les accidents de la route soient la première cause de mortalité des jeunes.

    Certains parents me disent qu’ils ont peur de ne pas compter pour leurs enfants, que ceux ci ne les aiment plus et préfèrent leurs copains.
    Je pense qu’il y a là un malentendu.
    D’abord l’adolescence est une période de début d’émancipation, de formation d’une personnalité propre pour l’enfant. Il est donc normal qu’il s’éloigne des parents et commence une vie sociale, donc avec des copains. Mais les parents, pris par leur travail s’occupent ils assez de lui, autrement que pour lui assurer le vivre et le couvert et des activités ludiques?
    Je constate au contraire que les parents comptent beaucoup pour les enfants et qu’ils souffrent énormément des dissensions familiales et des divorces. Mais ils ont moins tendance à prendre leurs parents pour modèles et sont plus influencés par le comportement de leurs camarades et ont l’esprit beaucoup plus moutonnier.
    Cependant j’ai vu le grand désarroi de jeunes dont l’un des parents avait de gros défauts et ne se conduisait pas correctement. Les parents restent malgré tout une référence.

    Vous me dites aussi que je nie la «crise de l’adolescence». Tout dépend ce que l’on entend par là.
    Il y a une crise pour tout jeune, mais je l’appellerai plutôt «la crise de la puberté», car l’ado subit alors de grands bouleversements physiques et psychiques. Mais la plupart surmontent cette période sans trop de problèmes.
    Il y a crise de l’adolescence pour certains, qui alors s’en sortent moins bien que leurs camarades, et certains peuvent faire les pires bêtises, compromettre leur avenir, voire devenir délinquants.
    Mais l’adolescence a bon dos, de même que c’est trop facile de dire que c’est la société qui est responsable. Certes c’est en partie vrai, mais la cause principale, c’est en général le laxisme et l’éducation insuffisante des parents, éducation qui doit commencer dès la première année de la vie d’un enfant.
    La plupart des «mauvaises habitudes» sont acquises avant 8 ans, donc avant l’adolescence, qui ne fait que les exacerber.
    Presque tous les parents essaient de faire pour le mieux, mais certains ne sont vraiment pas doués, notamment pour la communication et les méthodes d’apprentissage.

Mercredi 9 octobre 2013 à 16:25

Relations avec nos parents, famille

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    Pour faire suite à mon article d’hier, je me suis souvent demandé, pour répondre à des questions de mes correspondants, «mais qu’est ce qu’un adolescent ?»
    Le plus curieux c’est qu’après avoir discuté avec plus d’une centaine d’entre eux, et au moins autant de jeunes autour de la vingtaine d’années, je ne sais pas répondre à cette question.

    En fait j’ai vainement cherché sur internet des limites claires de l’adolescence et je n’en n’ai pas trouvées. Tout au plus peut on dire qu’elle commence en général en même temps que la puberté, encore que certains parents, qui considèrent leurs enfants dès 8 ou 9 ans comme des adolescents, finissent par les déformer et les priver de leur enfance.
    Je crois que l’adolescence c’est avant tout une invention des adultes vis à vis de l’opinion qu’ils ont sur le comportement de jeunes dans notre société et aussi sur les déboires que les parents, grands parents et professeurs, rencontrent quant aux méthodes et actions pour donner aux jeunes la possibilité d’accéder peu à peu au statut d’adulte sans catastrophe.

    Je crois en effet que les adultes ont du mal à comprendre l’évolution actuelle de la société surtout celle des jeunes. Une chose essentielle pourtant.
    J’ai eu beaucoup de difficultés au début à comprendre les comportements des jeunes. Je pense mieux les comprendre au bout de 7 ans de dialogue, ce qui ne veut pas dire que je les approuve toujours.
    Ce qui me frappe le plus, par rapport aux souvenirs de ma jeunesse, c’est que mes parents, mes grands parents, beaucoup de mes professeurs étaient pour moi des modèles, des exemples à suivre. Mais ils le savaient et s’efforçaient d’être, à mes yeux, sans reproche et quand je ne comprenais pas parfois leur attitude, ils m’en expliquaient la raison. Je me souviens encore d’une dissertation faite en philo : «comment donner et suivre le bon exemple?». Ce n’est pas facile et il faut faire effort.
    Aujourd’hui, les jeunes n’ont plus ces réflexes, mais les parents souvent non plus. J’ai connu des pères qui incitaient leurs enfants à parler et se comporter grossièrement, d’autres qui étaient fiers qu’ils fument, alors que cela risquait de ruiner leur santé.
    Le modèle des jeunes n’est plus celui de leurs adultes éducateurs, mais ce sont les copains qui les entourent, en général aussi immatures qu’eux, et qui n’ont aucune notion de l’exemplarité. Le comportement moutonnier, l’appartenance sans réflexion personnelle à un groupe, la toute puissance de l’opinion des copains et du paraître à leurs yeux, est le plus souvent l’explication des descentes aux enfers des jeunes, mais souvent provoquées par un comportement irresponsable des parents dans leur propre vie.
    De plus, encore du temps de mes enfants, les adultes avaient des occupations communes avec les enfants, au moins jusqu’à leur bac, et ils en tiraient plaisir. Aujourd’hui, trop occupés par leurs métiers et fatigués par la pression actuelle sociétale, les jeunes les dérangent plutôt et ils s’en débarrassent en confiant leur éducation à l’école, en les envoyant avec les copains ou en les mettant tout jeunes, devant la télé.
    C’est d’autant plus vrai que l’adulte ne comprend plus les représentations des jeunes et ne leur explique plus les siennes. Il ne s’agit pas d’imposer ses vues à ses enfants, mais de leur dire pourquoi on les a, et les risques et les avantages présentés par les divers points de vue, chacun ayant en général les siens.

    Si vous regardez les statistiques, les accidents et les suicides sont aujourd’hui les causes les plus fortes de mortalité des jeunes. Ce n’est que partiellement leur faute, car c’est nous qui n’avons pas su leur inculquer les règles qui auraient permis d’éviter cela.
    Ces règles, c’est en quelque sorte une initiation à la vie, qui a remplacé l’initiation rituelle des peuples primitifs. Aujourd’hui la démission des parents fait que cela est souvent remplacé par une «auto-initiation», qui ne peut profiter d’aucune expérience et encourage donc l’immaturité.
    Je constate que beaucoup d’adolescents sont plus immatures que des enfants d’il y a 30 ans.
    Les exemples d’erreurs graves sont nombreuses : soi disant plaisir d’une beuverie où l’on peut aller jusqu’au coma éthylique, accidents de la route sous l’emprise du cannabis qui fait prendre des risques sans s’en rendre compte et annihile les réflexes, conduites délinquantes diverses, et autosabotage de son instruction.
    Le langage cru des jeunes et leur comportement parfois asocial ne m’inquiètent pas trop, même si je ne les approuve pas; ce qui me soucie, ce sont ces comportements immatures, cette absence de bon sens et d’un minimum d’intelligence pratique. Mais que fait on pour les tirer de là?. On ne sait même pas mettre sur pied, le plus souvent, une orientation scolaire qui permettent de ne pas aboutir à une impasse sur le marché du travail.

    Je crois que nous avons beaucoup à faire pour comprendre les ados. Nous nous attachons trop à des modes de vie : les musiques, les conversations, les tenues vestimentaires, les amitiés. Bien sûr, il faut mettre des limites pour que ces comportements ne deviennent pas nuisibles et ne dépassent pas les bornes.
    Mais l’essentiel, c’est la préparation de leur avenir, leur passage à l’état d’adulte qui actuellement ne se fait plus assez vite : c’est leur expliquer l’utilité de certaines règles en société ou dans la vie, de leur expliquer certains risque physiologiques, de leur donner le goût du travail, d’essayer avec eux de comprendre leur personnalité et leurs potentiels et aptitudes, bref de les aider à construire leur identité.
    C’est sûrement faisable, car je connais bon nombre d’adolescents qui ont dans ces domaines un comportement raisonnable, car les parents ont su les éduquer.
    Le plus difficile est malheureusement aujourd’hui de donner aux ados le goût du travail et une certaine curiosité intellectuelle : ils sont trop pris par le activités médiatiques, les programmes de l’Education Nationale ne sont pas assez concrets et beaucoup trop divers avec des options inutiles à n’en plus finir, les profs pas formés à la pédagogie; il y a trop d’informations sur internet et ils ne sont pas formés à chercher celles qui sont pertinentes. Les défauts les plus courants sont la paresse, l’innatention et le goût de la routine, qui tue la créativité. Et on n’arrive pas à leur faire comprendre que c’est leur avenir qu’ils préparent, le modèle que nous donnons avec le chômage actuel étant évidemment catastrophique.

    Bref je crois que l’adolescence cela n’existe que dans notre esprit, tellement c’est variable selon les individus et l’environnement.
    Pensons plutôt à aider à grandir nos enfants et à ne pas vouloir les croire capables d’être trop tôt autonomes. Nous ne faisons ainsi que retarder leur maturité.

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sortir de la tristesse

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