Mardi 27 mai 2014 à 8:22

Amis et camarades

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       Hier, je vous ai parlé du harcèlement, notamment sur internet et des harceleurs. Aujourd’hui je me mettrai à la place des victime pour trouver des solutions.

       Le harcèlement en milieu scolaire a des conséquences bien connues sur les victimes : augmentation de l'anxiété, symptômes dépressifs, troubles du comportement alimentaire, faible estime de soi, mauvais résultats scolaires, difficultés d'ajustement psychosocial, crainte de fréquenter les lieux scolaires. C'est ce qu'on trouve aussi chez les victimes de cyberharcèlement.
       Certains harcèlements ont mené leur victimes au suicide, et une enquête aux USA réalisée sur 37 fusillades dans les établissements scolaires de l974 à 2000 et sur 41 agresseurs, a révélé ce constat alarmant, que71 % d’entre eux se sentaient harcelés,
persécutés, ou blessés par les autres personnes de leur entourage scolaire avant leur acte.
      D'autres observations montrent que les échanges enflammés, abrupts, hostiles ou agressifs et violents sont plus fréquents lorsque les communications passent par un ordinateur, que lors d’un face-à-face entre agresseur et victime.
      Celle ci est désemparée et sans réaction sur internet, car elle ne sait pas comment agir, alors qu’en face à face elle saurait mieux répliquer et se battre..
      Un jeune malmené, harcelé, est un jeune en souffrance. Il s'agit d'une souffrance psychologique qui entrave sa construction identitaire.
      Alors que l'adolescent est en quête de sa propre identité en imitant, s'identifiant, s’appropriant ou rejetant, les différents traits de personnalité de son entourage, le harcelé, lui, est obnubilé par l’image que lui donnent ses tortionnaires. Réduit à cette image, il n'a pas, comme les autres adolescents, la possibilité d'expérimenter, de se chercher pour se trouver. Le regard de ses agresseurs lui renvoie une image négative de lui-même.
      Cette violence n'est pas à prendre à la légère. Elle peut avoir de graves répercussions sur la santé physique et psychique de la victime. Des signaux visibles émis par le jeune souffre-douleur peuvent apparaître : maux de ventre, maux de tête à répétition, troubles du sommeil, agressivité envers les proches, colères, malaises sur le chemin de l'école, refus de s'y rendre, stratégies d'isolement et d'évitement, mutisme, baisse des résultats scolaires, vêtements abîmés, matériel détérioré ou perdu…

      J’ai eu souvent des plaintes de correspondantes qui étaient ainsi agressées par un groupe d’élèves, qui évidemment les excluaient du groupe, mais de plus incitaient les autres à faire de même et les tournaient en ridicule devant leurs autres camarades.       
     J’ai aussi correspondu avec des jeunes que l’on insultait sur internet, sur lesquels on lançait des rumeurs, ou que l’on ridiculisait de façon humiliante.
    Je ne rentrerai pas dans les détails, ce serait indiscret et n’apporterait rien, mais ce qui m’a frappé c’est que lorsqu’on est ainsi seul(e), isolé(e) et abandonné(e) de tous, on est complètement paralyse(e), incapable de faire face et donc acceptant tout malgré soi, donc encore plus vulnérable.
    Alors que faire si on est ainsi harcelé(e).

    J’ai déjà fait plusieurs articles, les 17 et 27 février 2013 et 2 décembre 2013, sur ce sujet. Je ne reviendrai pas sur les problèmes que j’exposais, mais je me contenterai de quelques conseils.

    Que faire sur internet ?
    - D’abord des mesures de précaution, ne pas converser avec n’importe qui, lorsqu’on met des commentaires sur un blog, essayer de voir si la personne a un site pour voir ce qui y est traité.
    - Rester discret, ne pas donner son nom ou son adresse à quelqu’un qu’on ne connait pas. Ne pas raconter sa vie à n’importe qui.
    - Etre prudent avec une webcam : quelqu’un peut filmer à votre insuou vous choquer avec des images ou gestes et faire ensuite du chantage.   
    - Si votre interlocuteur est désagréable ou commence à vous harceler, cela ne sert à rien de lui demander d’arrêter, cela ne fait que l’exciter.
    - On peut lui voler dans les plumes verbalement , cela en arrêtera certains et cela vous calmera peut être, mais cela risque aussi l’inciter à faire pire.
    - Le mieux c’est de couper le contact et de l’exclure de votre site.
    - Si sur un site autre on dit du mal de vous, ne le relevez pas et n’y allez plus. Dites vous que peu de personnes le verront. Y aller ne fait que satisfaire le harceleur.  Vous pouvez évidemment répondre, mais cela risque d’augmenter le niveau du  harcèlement. Si vous arrivez à tourner en dérision votre adversaire avec humour, en ayant l’air par ailleurs de ne pas souffrir de ce qu’il a écrit, vous avez quelques chances de le faire renoncer.
    - Mais ne faites pas une montagne avec de petites remarques désagréable : ne vous montrez pas susceptible : que l'on se moque gentiment parfois d'un camarade, qu'il y ait parfois des heurts verbaux entre deux personnes, c'est normal.
    Ne prenez pas tropre au sérieux ces agissements. Ce que pensent des imbéciles n'a pas beaucoup d’importance. Ensuite, effacer ces commentaires désagréables. Et si vraiment cela devient insupportable, changer de blog, en créer un autre dont vous ne donnerez l'adresse qu'à vos amis et recopiez y vos articles.
           - Et si vraiment cela va plus loin que vous ne le supportiez, confiez vous à un(e) ami(e), à un adulte en qui vous avez confianve ou à vos parents.
    Il m’est déjà arriver d’avoir une explication avec un harceleur pour lui faire arrêter d’importuner une correspondante.

            Que faire pour un harcèlement en classe ?
    - S’il s’agit de petites moqueries sans grande répercussion, il ne faut pas vous montrer trop susceptible. Ce que j’ai dit plus haut reste vrai.
    - SI un groupe vous prend pour souffre douleur, et si vous avez de bons camarades, allez avec eux et en groupe, ignorez l’autre groupe et serrez vous les coudes.
    SI vous êtes un souffre-douleur isolé(e), parlez en à l’infirmière, à un prof sympa ou à vos parents qui eux verront les professeurs.
    Et dans le cas de vols, rackets, mauvais traitements, il ne faut pas le cacher, il faut porter plainte
.
       
    Ensuite il faut se reconstruire et pour cela ne pas croire tout ce qui vous a été méchamment dit. Il n’y a pas le dixième de vrai. Confiez vous à des amis, discutez avec eux : vider son sac fait diu bien.
    Puis repartez de l’avant : c’est l’avenir qui compte, pas le passé.

    Et un point qu’il ne faut pas oublier, mais je ne peux guère en parler car c’est tout de suite très personnel : un petit ami à l’esprit tordu peut être un manipulateur, un harceleur, et la conduite à tenir est la même, mais c’est plus difficile si vous l’aimez.

Lundi 26 mai 2014 à 8:05

Amis et camarades

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     Mes correspondant(e)s me disent assez souvent qu’ils ou elles ont été harcelé(é)s soit en classe, soit sur internet.
    Cela m’a donné envie de faire deux articles sur ce sujet, pour décrire le phénomène et ensuite voir comment réagir.

    Contrairement à ce que l’on croit souvent, ce n’est pas internet qui a créé le harcèlement
    Avant l'ère d'internet, de nombreuses recherches ont été effectuées sur le
harcèlement classique chez les jeunes dans le cadre scolaire.
    Le harcèlement peut être physique ou psychologique, il implique une intention de nuire de la part de l'agresseur et souvent en se servant de différences physiques, sociales, intellectuelles pour imposer son pouvoir.
    Ses formes peuvent être physiques (pousser, frapper, extorquer des objets ou de
l'argent) ou verbales. L’exclusion sociale d’un groupe est également un cas fréquent du harcèlement, de même que l'atteinte à lo réputation.
    Les travaux de recherche décrivant les auteurs et victimes de harcèlement scolaire indiquaient qu'auteurs et victimes étaient plus fréquemment des garçons, que les auteurs étaient généralement plus forts physiquement, dominants, impulsifs, et avaient souvent des difficultés scolaires. Les victimes semblaient anxieuses, socialement en retrait, isolées, et physiquement plus vulnérables.

    Mais effectivement la venue des moyens informatiques et multimédias a changé la donne, non pas dans l’esprit des harceleurs et harcelés, mais dans la facilité de communication, avec internet et le téléphone portable, et aussi par le bouleversement des habitudes de vie, surtout des jeunes.
    Le « vidéo-linchage », appelé curieusement « happy slapping » aux USA, existe aussi en France depuis 10 ans : c’est une agression collective d’une victime tout en la filmant au moyen d’un téléphone portable, puis à diffuser le film humiliant de cette agression qui, comme un virus, peut atteindre un maximum de personnes en un minimum de temps. Dans certains cas extrêmes, l’agression physique peut être très violente et certaines d’entre elles ont même entraîné la mort de la victime.
Depuis la loi du 5 mars 2007, la diffusion de ces images constitue une infraction pénale passible d'une peine de cinq ans d'emprisonnement et d'une amende de 75 000 euros.
    Heureusement ce n’est pas la pratique la plus courante, mais des études américaines montrent combien les phénomènes d’harcèlement sont courants entre jeunes.
    Michele Ybarra, de l’université de Baltimore, a interrogé 1 500 adolescents âgés de 10 à 15 ans utilisateurs d'Internet, et a observé que durant l'année précédente, 35 % avaient été victimes de harcèlement ou de sollicitations sexuelles, tandis que
21 % en avaient été auteurs. Dans une autre enquête auprès de 3 767 adolescents américains utilisant ou non Internet, Robin Kowalski, de l'Université de Caroline du Sud, a observé que, durant les deux mois qui avaient précédé l'enquête, 11 % des jeunes avaient été victimes de cyberharcèlement, 7% en avaient été auteurs et victimes, et 4 % en avaient été auteurs.
    Mais il ne faut pas croire que le cyberharcèlement ait remplacé le harcèlement « classique » en classe. Une étude de Kirk William et Nancy Guerra de l’université de Californie, montrent que le harcèlement le plus fréquent est de loin le harcèlement verbal, à égalité avec le harcèlement physique vers 13 ans alors que le harcèlement sur internet est faible, puis celui-ci augment mais reste très inférieur aux deux autres, lesquels sont alors maximaux vers 15 ans, puis vers 18 ans les trois tendances diminuent un peu.
    Il est difficile de trouver des études françaises sur ce sujet avec des statistiques simples et compréhensibles qui ne mélangent pas tout.
    Par contre on trouve de nombreux articles sur le harcèlement à l’école et le cyber-harcèlement.
    Un site très intéressant : http://www.jeunesviolencesecoute.fr/espace-professionnels/dossiers-thematiques/harcelement-entre-eleves.html

    Laurent Bègue, professeur de psychologie à l’université de Grenoble, a essayé de cerner la psychologie du harceleur : qu’est ce qui pousse un individu à pourchasser un autre, à tenter de le rabaisser, de l'humilier ou de lui faire peur, voire de le frapper.
    Il y a certainement d’abord un problème d’éducation et de fréquentation : certains jeunes croient qu'il est valorisant de harceler autrui, que c'est quelque chose de toléré. Cela résulte probablement d'une absence de discours clair condamnant ces pratiques dans l'entourage familial ou professoral, ou de la fréquentation d'individus pour qui cela ne pose pas de problèmes.
    Les élèves qui se sentent mal à l’école et qui ont de mauvais résultats en classe,
sont peu surveillés par leurs parents, ne suscitent pas l’intérêt des professeurs et sont peu attachés aux institutions et usages de la société. On constate qu’ils sont plus enclins
à devenir harceleurs.
    Un autre facteur est le manque de réaction de l’environnement qui « laisse faire ». et le harceleur peut avoir l'impression que sa victime est isolée, donc sans défense.
    L’usage de l’alcool et du cannabis qui diminue les facultés intellectuelles est souvent un facteur aggravant.
    Le harcèlement est souvent un phénomène de groupe, qui crée un « souffre-douleur », et on peut se demander en quoi un groupe d'élèves se sent suffisamment menacé par un seul enfant pour qu'on lui assigne la place du bouc émissaire.
    Le bouc émissaire occupe la place de celui qu'on exclut, de celui dont personne ne veut, de celui auquel on ne s'identifie pas; on harcèle pour avoir bonne conscience, pour s'assurer qu'on est du bon côté, avec la majorité ; être en groupe contre l'autre permet de renforcer la cohésion, en s’unissant contre un « ennemi » commun auquel on attribue tous les défauts que l'on n'assume pas, mais qui sont le plus souvent ceux du groupe lui même.
    Le bouc émissaire a donc une double fonction : il réveille les blessures narcissiques du harceleur ou du ngroupe, et en est l'antidote.   

    Le harcèlement classique et le cyberharcèlement ont de nombreux points communs, mais le cyberharcèlement se distingue par plusieurs aspects.
    D'abord, par l'implication des filles. Alors que le harcèlement physique est I'apanage des garçons, notamment dans la cour de l’école où les filles sont peu enclines à la violence physique, elles se rattrapent par l’écrit sur Internet, si bien que Ia parité de sexe est atteinte chez les harceleurs.
    Par ailleurs, contrairement au harcèlement classique, qui peut être évité par certains dispositifs de surveillance, le cyberharcèlement ne se limite pas aux murs du collège ou du lycée, et est permanent car, à n’importe quel instant du jour et de la nuit, le harceleur peut faire circuler un courriel ou un SMS malintentionné, ou encore déposer un message dégradant sur la page personnelle de sa victime.
    Surtout le harceleur est à distance de sa victime, son identité éventuellement dissimulée sous un pseudo, et il ne voit pas les réactions de souffrance de sa victime, ce qui l’empêche de culpabiliser ou d’avoir pitié, voire même de se rendre compte des conséquences de son action.
    En outre, contrairement aux harceleurs classiques, les cyberharceleurs n’ont pas besoin d’être plus forts physiquement ou intellectuellement que leurs victimes, et par contre ils peuvent diffuser des des rumeurs ou des photos dégradantes pour la victime
à des centaines, voire des milliers, de personnes.
    L’anonymat qui peut être une bonne chose pour protéger ce qu’on écrit sur un blog, peut être catastrophique en matière de harcèlement. 67% des victimes ne connaissent pas leur agresseur d’après une étude qui montre par ailleurs, par comparaison entre des agressions avec ou sans anonymat, que la violence est deux fois plus grande quand l’anonymat donne l’impression d’impunité.
    Enfin, plus la fréquentation en temps d’internet est grande,  plus le risque d’être victime, voire agresseur est grand.

    Cela dit j’ai parlé surtout des jeunes, mais l’agressivité est une modalité du comportement des êtres vivants et particulièrement de l'être humain, chez qui elle se traduit par la violence principalement vis à vis de ses semblables.

    Certains psychologues se sont demandé si l’éducation actuelle n’était pas en partie responsable de l’augmentation du harcèlement.
    Diverses causes sont avancées : Manque ou diminution de l’activité physique des jeunes, qui détend et fait évacuer stress et agressivité, suppression de tout enseignement moral à l’école primaire (qui pourrait pourtant être fait en respectant la laïcité), manque de sommeil, fatigue des parents dans le cadre de la vie actuelle, manque de sommeil, nourriture trop sucrée qui favorise l’agressivité, mais aussi résidus de produits chimiques et insuffisance d’hydratation, et surtout le manque d’éducation des parents trop laxistes, les traumatismes laissés par les divorces et les familles recomposées, et une société plus violente encensée par les médias : journaux télévisés, films, téléfilms, bandes dessinées…)

     La violence en général et les nouvelles formes de violence méritent toute l'attention des scientifiques et des pouvoirs publics, mais aussi des enseignants et des parents, car elles peuvent menacer le développement social et émotionnel des adolescents, pour lesquels Internet et le téléphone portable occupent une place centrale dans la vie quotidienne.
    Mais un éducation des jeunes devrait être également faite pour qu’ils ne restent pas indifférents aux souffrances d’une victime, et n’hésitent pas à agir
    Demain je traiterai du comportement de la victime, et de la conduite à tenir si l’on est cyber-agressé.

Jeudi 10 avril 2014 à 7:43

Amis et camarades

http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures2/Unknown1.jpg http://lancien.cowblog.fr/images/Caricatures2/Unknown.jpg



















     Plusieurs correspondantes m’ont demandé ce que je pensais de l’amitié en réseau et je crois que cette question peut être intéressante à traiter, mais je crois que l’essentiel, c’est de savoir de quelle amitié on parle.

    Il y a d’abord les amis « type Facebook ». C’est le vocabulaire de ce site, mais personnellement j’appellerai cela des relations de réseau social. Quelqu’un que vous ne connaissez pas peut venir et vous demander d’être ami. Ensuite vous échangerez parfois quelques phrases sur le site, mais vous ne le connaitrez h$guère plus.
    Mais cela fait bien, à la mode et on est content si on a des centaines « d’amis ».
    Bien sûr vous pouvez aussi avoir comme « ami Facebook » des personnes de votre famille ou des amis d’autres origines que vous connaissez très bien. Facebook n’est alors qu’un moyen de communiquer, comme la messagerie.
    Personnellement je l’apprécie peu parce que dire simplement que l’on aime une phrase en cliquant sur un bouton, ou mettre deux ou trois mots sur n’importe quoi, me paraît de peu d’intérêt et je préfère écrire un mail ou téléphoner sur un téléphone ou sur Skype. Au moins on a un dialogue. Mais c’est une question de goût.

    Les personnes que l’on côtoie sur un blog, est ce pareil. A l’origine c’est un peu la même chose, sauf que sur le blog, ce ne sont pas de simples remarques ou phrases mais des articles. Donc vous pouvez connaître peu à peu certains aspects de l’auteur du blog. Les commentaires sont aussi des avis sur l’article concerné.
    Les relations sont donc moins superficielles surtout avec des interlocuteur que l’on connaît depuis plusieurs années  et que l’on connaît donc un peu, de la même façon qu’on connaît des collègues de travail.
    Mais dans certains cas le blog n’est que la face cachée de l’iceberg, et, à partir de lui, toute une correspondance peut naître, et il peut en résulter une véritable amitié.

    Autrefois le web n’existait pas. L’amitié était différente. On avait peu d’amis, mais on les connaissait bien. On ne les voyait que directement; c’étaient donc des personnes géographiquement proches, sur lesquelles on pouvait compter, et si on était provisoirement séparait on s’écrivait par lettres et par la poste. Ce n’était pas très différent des mails, mais cela mettait plus longtemps à arriver.
    L’inconvénient des relations de ce genre, c’est qu’en dehors des lieux d’étude, les liens se faisaient surtout dans le milieu dans lequel évoluait sa famille. Il y avait donc un certain conservatisme social
    Je pense qu’internet favorise une certaine communication entre groupe sociaux différents, et donc une certaine compréhension des autres milieux

    Une telle amitié, résultant d’échange sur internet peut elle ressembler à cela. ?
    Il y a dix ans, je vous aurais répondu que non. J’avais une messagerie, mais elle ne me servait qu’à des contacts professionnel, ou avec ma famille ou des amis connus par ailleurs, et ce n’était alors, qu’un moyen commode de communication complémentaire du téléphone ou du contact direct, car il n’exigeait pas la présence de l’autre et permettait une réponse en différé.
    Aujourd’hui, en raison des relations que j’ai sur mon blog, je suis d’un avis différent.
Je pense qu’on peut connaître bien quelqu’un à la suite d’un long échange de mails sur inatrenet, suffisamment pour qu’une certaine amitié s’établisse.
    il est certain que sans le web, ces relations n’auraient jamais eu lieu ou auraient demandé plus de temps et plus d’efforts, ce qui aurait sans doute empêché le plus souvent leur développement.
    Je pense aussi qu’internet permet d’interagir sur des thèmes qui ne sont pas ceux qu’on traite habituellement, que cela peut amener une certaine ouverture d’esprit vers des domaines que l’on n’a pas l’habitude de côtoyer.
    Je pense aussi que cela permet à ceux qui ont quelques difficultés relationnelles, introvertis très timide, et qui ont peur des relations directes, d’interagir plus afcilement, avec quelqu’un qui n’es-t pas au départ proche et qui donc a moins de probabilité de vous juger.
    Dans certaines relations entre jeunes garçons et filles, ceux qui pensent à raison ou à tort, qu’ils n’ont pas une apparence physique suffisamment attrayante, le web évite dcette difficulté initiale de contact et permet à ces personnes de montrer leurs autres qualités humaines ou d’intelligence.
    Cela dit rien ne remplace à un moment donné, le contact réel la discussion face à face, l’échange qui va plus loin que de simples mots mais l’échange d’émotions que l’on voit sur la figure d’autrui.
    C’est pourquoi autant je crois à une amitié possible sur internet,, qui reste finalement quelque chose de partagé, mais provisoire, autant je ne crois pas à un amour virtuel durable. Je crois qu’il peut permettre de s’apprécier, de souhaiter se connaître, de faire peut être quelques rêves et quelques projets, mais que la connaissance réelle est indispensable pour amener finalement la déception ou le développement du premier sentiment.

    Cela dit je pense qu’on ne peut tirer vraiment profit des relations sur inter que s’il y a des échanges sur des sujets sérieux et des conversations qui vont peu à peu entraîner une connaissance mutuelle l’un de l’autre.
    Malheureusement quand je lis les murs de Facebook, je trouve que les échanges sont le plus souvent d’une banalité et d’une pauvreté (quand ce n’est pas vulgaire, c’est déjà bien), et j’avoue que je me demande parfois quel intérêt on peut y prendre, mais les conversations téléphoniques que j’entends parfois dans le métro, ne relèvent malheureusement pas d’un niveau plus élevé.
    C’est dommage, car je pense qu’internet est, comme la lecture, un bon outil de culture, littéraire comme scientifique, mais qu’on n’a pas appris aux gens à l’utiliser ainsi et qu’il ne sert trop souvent qu’à se faire mousser auprès des autres, en leur racontant ses occupations et ses prouesses, quand ce n’est pas ses conquêtes sentimentales ou sexuelles. Finalement Facebook est plus un lieu de satisfaction de son égo qu’un lieu d’amitié réelle.
   J'y ai quand même trouvé ce poème que j'aime bien :

L’amitié est une preuve de confiance, ou naissent nos plus belles confidences,
A l’ami des secrets ainsi dévoilés, de peines enfouies restées inavouées.
Une épaule amie sur laquelle se repose, nos peines, nos chagrins qui explosent,
Partager ensemble nos joies, nos douleurs, cet arc-en-ciel de toutes les couleurs.
Un ami se doit d’être loyal, fidèle, au fil du temps, au fil des ans,
Notre amitié n’en sera que plus belle, un jardin secret grandissant.
L’amitié se dit sincère, de toute confiance, sans nul désir de reconnaissance.
Douce écoute réchauffant un cœur, âme en détresse qui vous conte malheur
L’amitié raisonne nos idées folles, et l’ami vient vous conseiller,
De la sagesse dans ses paroles, et ce désir de vous aider.

Vendredi 17 février 2012 à 8:22

Amis et camarades

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            Je suis vraiment effaré par ce que montrait le journal télévisé : un jeune en terminale, qui poignarde un camarade et le tue, pour un simple désaccord à propos d'un achat d'un bonnet de 15 €. 
           Comment peut on en arriver là sans penser aux conséquence, d'abord pour celui que l'on frappe, mais aussi pour soi, car c'est la prison assurée pour des années !
            Si l'on sait qu'on est violent à ce point, et qu'on a des pulsions qu'on ne peut contrôler, pourquoi alors avoir un couteau dans sa poche?
 

            Mais je voudrais aborder un autre problème sur les conflits en classe.
            J'ai connu des dizaines de correspondantes qui, soit au primaire, soit au collège, et même parfois au lycée ont été harcelées par leurs camarades de classe, qui les prenaient pour tête de turc et bouc émissaire.
            Certaines ont même fait l'objet de racket ou ont été frappées.
            Peut être croyez vous que ce sont de petites brimades sans importance. Ce n'est pas vrai. J'ai connu des jeunes qui ont été profondément traumatisées et qui ont mis des années à s'en remettre.

             Cela me choque.
             Que l'on se moque gentiment parfois d'un camarade, qu'il y ait parfois des heurts verbaux entre deux personnes, c'est normal.
            Que par contre tout un groupe harcèle une camarade faible et qui ne sait pas se défendre, c'est lâche. C'est une preuve d'inintelligence et de cruauté de la part de ceux qui le font. Quand on voit que l'on blesse quelqu'un, le bon sens et le minimum de considération pour les autres, demande d'arrêter et ne pas s'y conformer est faire preuve de bêtise et d'égoïsme et à la limite de perversion.

            Quant à celui ou celle qui supporte cela, s'il ne peut se défendre efficacement, il ne faut pas accepter cela en se repliant sur soi même.
            Il faut en parler à vos parents et que les parents en parlent aux professeurs qui sont responsables de ce qui se passe dans l'établissement, mais ne peuvent être partout et tout voir.

            J'ai souvent eu des plaintes de jeunes dont les camarades avaient profité des facilités de commentaires sur un blog ou sur facebook pour les insulter, écrire des insanités, publier des articles ou des images gênantes.
            Ceci également ne fait que montrer la bêtise et la mauvaise éducation de ceux qui se livrent à ce harcèlement minable.
            Si je tombais un jour sur un blog où un tel acte se produit, non seulement je dirai ce que je pense aux auteurs, mais encore je les signalerai au modérateur.

            Quant aux victimes, je leur conseille ceci. D'abord de ne pas trop prendre au sérieux ces agissements. Ce que pensent des imbéciles n'a pas d'importance.
           Evidemment, effacer ces commentaires désagréables. Et si vraiment cela devient insupportable, changer de blog, en créer un autre dont vous ne donnerez l'adresse qu'à vos amis et recopiez y vos articles.
            Cela m'arrive d'avoir des remarques désagréables sur mon blog ou dans des mails.
            Si c'est simplement quelqu'un qui n'est pas d'accord avec moi, on discute, c'est enrichissant.
            Si c'est quelqu'un de désagréable, il m'arrive de lui répondre. Mais s'il insiste de façon malpolie et injurieuse, je me moque de ce qu'il peut dire; je supprime son commentaire ou je mets son mail à la poubelle ! Les chiens aboient et la caravane passe !!

Samedi 22 janvier 2011 à 8:23

Amis et camarades

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   J’entends souvent des plaintes et des récriminations contre vos “amis”. Ce sont des élèves de votre classe, ou des voisins, des jeunes que vous avez connus au stade ou des enfants d’amis de vos parents.
    Et il y a souvent des brouilles dans vos groupes : dispute à propos de broutilles, chapardage d’un ou d’une petit(e) ami(e), médisances ou racontars divers sur les faits et gestes de chacun, jalousie sur ce que possède l’autre et que l’on n’a pas, ou même quelquefois un  peu de méchanceté.
    Je crois que, de même que vous appelez amour ce qui n’est qu’une amourette, vous appelez ami(e) ce qui n’est qu’un ou une camarade.
   
    Les copains c’est appréciable; c’est une compagnie, on peut s’amuser, délirer ensemble, discuter de choses et d’autres et organiser des distractions, échanger des livres, des disques, des films .....
    Au sein d’une bande de copains on ne se sent plus seul(e).
    Mais il ne faut pas trop leur demander et les brouilles proviennent du fait que vous leur attribuez les qualités que vous demandez à l’amitié.
    Cela dit je trouve que même entre simples camarades, vous pourriez être plus charitables les uns envers les autres, moins jaloux et essayer d’aider celui qui est dans la peine au lieu de l’enfoncer un peu plus.

    Le véritable ami n’est pas un copain, il est bien plus.
    Une véritable, une grande amitié, les symptômes peuvent être voisins de ceux de l’amour, les manifestations également.
    On a envie de se voir, de s’écrire, de se téléphoner, l’absent (e) vous manque, on partage des joies, des peines, des confidences, des émotions et des peurs, des sourires et des rires, quelquefois (le moins possible) des pleurs, des travaux et des loisirs, quelquefois aussi des disputes.
    Un ami peut vous aimer, vous défendre, vous aider, vous complimenter, vous choyer autant qu’un petit ami, s’il est aussi gentil, attentionné et délicat, et si son amitié est grande et sincère. 
    Bien sûr l’amitié n’est pas l’amour, elle a ses limites : vous n’aurez pas la joie de faire des projets d’avenir, de choisir la couleur des rideaux de votre futur appartement ou le prénom de vos futurs enfants; mais faites vous vraiment de tels projets à votre âge ? Et l’amour à votre âge est il durable au point de faire de tels projets?
    L’amitié a aussi quelques avantages :
          - vous pouvez avoir plusieurs amis, pas trop, mais trois ou quatre, sans problèmes et ils ne sont pas trop jaloux entre eux . Essayez donc d’avoir quatre petits-amis ! Je ne vous le recommande pas, sauf si vous êtes une menteuse à la logique sans faille, et si vos sentiments ne vous étouffent pas !!
          - l’amitié est reposante, il n’y a pas de scène de ménage, pas de jalousie, parce qu’on a regardé quelqu’un d’autre. L’amitié est en principe, plus tolérante que l’amour.
          - l’amitié est en général plus fidèle et plus constante que l’amour. Une grande amitié partagée vraiment, rompt rarement sauf si l’un des deux manque vraiment de tolérance. Elle excuse plus facilement les malentendus et les mensonges.
         - vous pouvez ne pas trop vous engager, attendre de mieux connaître vos amis, que votre personnalité et la leur s’affirment, que vous puissiez choisir avec moins de risque de courir à la rupture au bout de quelques temps. L’amitié épargne un chagrin d’amour. L’amitié peut un jour se transformer en amour.
Cela dit un véritable ami, c’est aussi difficile à trouver qu’un petit ami attentionné et fidèle !

    Une correspondante me demande comment reconnaître si on aime d'amitié ou d'amour, j'essaierai de lui répondre demain.

Mardi 5 janvier 2010 à 8:57

Amis et camarades

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    A chaque vacances, et notamment celles d’hiver où on ne peut aller autant au grand air, je reçois des mails de plaintes du comportement de vos amis et copains.
    Certaines me paraissent futiles, d’autres par contre justifiées, émanant de jeunes dans la peine pour des raisons diverses et qui comptaient sur l’appui de leurs amis, et qui se sont alors aperçues que ce n’étaient pas de “vrais amis”.
    Je ne peux citer d’exemple car ce sont ce que je considère comme des confidences, mais je voudrais cependant aborder ce sujet de l’amitié.

    il y a souvent des brouilles dans vos groupes : dispute à propos de broutilles, chapardage d’un ou d’une petit(e) ami(e), médisances ou racontars divers sur les faits et gestes de chacun, jalousie sur ce que possède l’autre et que l’on n’a pas, ou même quelquefois un  peu de méchanceté.
    Je crois que, de même que vous appelez amour ce qui n’est qu’une amourette, vous appelez ami(e) ce qui n’est qu’un ou une camarade.
   
    Les copains c’est appréciable; c’est une compagnie, on peut s’amuser, délirer ensemble, discuter de choses et d’autres et organiser des distractions, échanger des livres, des disques, des films .....
    Au sein d’une bande de copains on ne se sent plus seul(e).

    Mais il ne faut pas trop leur demander et les brouilles proviennent du fait que vous leur attribuez les qualités que vous demandez à l’amitié.

    Cela dit je trouve que même entre simples camarades, vous pourriez être plus charitables les uns envers les autres, moins jaloux et essayer d’aider celui qui est dans la peine au lieu de l’enfoncer un peu plus.

Le véritable ami n’est pas un copain, il est bien plus.

    Une véritable, une grande amitié, les symptômes peuvent être voisins de ceux de l’amour, les manifestations également.
         On a envie de se voir, de s’écrire, de se téléphoner, l’absent (e) vous manque, on partage des joies, des peines, des confidences, des émotions et des peurs, des sourires et des rires, quelquefois (le moins possible) des pleurs, des travaux et des loisirs, quelquefois aussi des disputes.
         Un ami peut vous aimer, vous défendre, vous aider, vous complimenter, vous choyer autant qu’un petit ami, s’il est aussi gentil, attentionné et délicat, et si son amitié est grande et sincère.

    Bien sûr l’amitié n’est pas l’amour, elle a ses limites : vous n’aurez pas la joie de faire des projets d’avenir, de choisir la couleur des rideaux de votre futur appartement ou le prénom de vos futurs enfants; mais faites vous vraiment de tels projets à votre âge ? Et l’amour à votre âge est il durable au point de faire de tels projets?

    L’amitié a aussi quelques avantages :

     - vous pouvez avoir plusieurs amis, pas trop, mais trois ou quatre, sans problèmes et ils ne sont pas trop jaloux entre eux . Essayez donc d’avoir quatre petits-amis ! Je ne vous le recommande pas, sauf si vous êtes une menteuse à la logique sans faille, et si vos sentiments ne vous étouffent pas !!
     - l’amitié est reposante, il n’y a pas de scène de ménage, pas de jalousie, parce qu’on a regardé quelqu’un d’autre. L’amitié est en principe, plus tolérante que l’amour.
     - l’amitié est en général plus fidèle et plus constante que l’amour. Une grande amitié partagée vraiment, rompt rarement sauf si l’un des deux manque vraiment de tolérance. Elle excuse plus facilement les malentendus et les mensonges.
    - vous pouvez ne pas trop vous engager, attendre de mieux connaître vos amis, que votre personnalité et la leur s’affirment, que vous puissiez choisir avec moins de risque de courir à la rupture au bout de quelques temps. L’amitié épargne un chagrin d’amour.
    L’amitié peut un jour se transformer en amour.

Samedi 26 décembre 2009 à 17:20

Amis et camarades

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    Pendant les vacances je reçois davantage de mails où chacun me raconte ses petits ennuis.
    Mes correspondantes me parlent souvent des problèmes qu’elles rencontrent avec leurs amis, voire leur petit ami, parce q’ils ne l’acceptent pas telle qu’elle et parfois c’est l’inverse, c’est elle qui ne supporte pas tel ou tel trait de ses amis.

    Je comprends tout à fait que l’on ne prenne pas pour petit ami quelqu’un qui a une personnalité ou des goûts très différents des vôtres. Le jour où vous déciderez de vivre avec quelqu’un il vous faudra le supporter et réciproquement.
    Par contre je suis étonné de certaines brouilles au sein de petits groupes d’amis, qui périodiquement se fâchent entre eux et se réconcilient heureusement ensuite, mais pas toujours.
    Dans certains groupes (et notamment des groupes “musicaux”), dont plusieurs de mes correspondant(e)s font partie, j’ai pu comparer les avis différents (les divers sons de cloches comme disent mes petits-enfants) et donc comparer les arguments des divers antagonistes.

    Les causes de disputes sont très variables :
     - certains ne supportent pas que l’autre ait des goûts différents, pourquoi aime t’il le chocolat, le coca, les yaourts, les fromages ou les pizzas......Pourquoi ne fait il pas, ne pense t’il pas comme moi ?
     - d’autres ne supportent pas les petites réactions dans la vie de tous les jours : pourquoi rit il bêtement, pourquoi se moque t’il de moi, pourquoi sautille t’elle ainsi telle une puce, pourquoi se ronge t’il les ongles ......
    - certains désaccords sont plus intellectuels : divergences d’opinion sur des questions politiques, religieuses ou morales.
    - mais aussi sur des points quelquefois bien mineurs : réflexion désagréable, avis sur l’habillement, une coiffure, des bijoux, leurs maquillage, un devoir de français, les chances d’une équipe sportive lors d’un match......
    - sans parler, entre garçons les réflexions et avis sur leurs conquêtes, et entre amies, celles sur leurs soupirants.
    - et quelquefois des jalousies un peu enfantines, sur ce que chacun a et que l’autre n’a pas, sans se rendre compte qu’ils sont tous très privilégiés et ont presque tout ce qu’ils ont souhaité.

    C’est vrai que de telles petites divergences existent toujours au sein d’un groupe; mais est ce vraiment nécessaire d’en arriver au point de se fâcher, de ne pouvoir vivre ensemble ne serait ce qu’un instant pour permettre d’avoir des occupations communes, jouer de la musique par exemple.
    Ne peut on accepter l’autre tel qu’il est, le supporter avec ses qualités et ses défauts si c’est un camarade, un ami?  Chacun d’entre nous n’a t’il pas aussi ses propres défauts?
    Et je croyais que “la musique adoucissait les moeurs”. !

Mardi 25 août 2009 à 12:00

Amis et camarades

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    Une de mes correspondantes vient de me raconter ce qui lui est arrivé et cela me met vraiment en colère, ce qui est très rare.
    J’avais déjà connu un incident analogue à un réveillon mais je pensais que c’était vraiment une exception rare, et je me suis trompé. Il faut croire qu’il y a davantage d’imbéciles sur terre que je ne croyais !!!

    Ma “petite guenon” qui a autorisé le vieux singe à raconter son histoire, était invitée à une “teuf” par ses copines, fêter la fin des vacances d’août.
    C’est l’été, il faisait chaud, elle ne s’est pas méfiée, elle a bu un peu trop d’alcool mêlé à des jus de fruits, ne se rappelle plus ce qui s’est vraiment passé, et craignait d’avoir été la victime d’un garçon, tout aussi ivre qu’elle.
    Elle s’est retrouvée en effet dans une chambre, sur un lit, complètement deshabillée et craignait le pire.
    En fait ce sont ses copines qui, pour lui faire “une blague”, l’avaient mise ainsi et lui ont fait croire qu’elle était avec un garçon, avec lequel elle avait dansé, et lui ont même dit qu’il avait cherché en vain un préservatif auprès de ses copains.

         Je m’efforce habituellement de ne juger personne, mais là, je ne peux retenir mon indignation.
         S’il y a une plaisanterie bête et méchante, c’est bien celle là !

         Des jeunes, arrivées dans les dernières classes du lycée,  devraient  avoir un minimum d’intelligence, et il me paraît lamentable qu’elles ne puissent  imaginer quelle va être l’angoisse dans laquelle elles vont plonger ainsi leur camarade.
         N’avez vous donc aucune imagination, aucun coeur, pour ne pas se rendre compte ce que c’est que de croire que l’on a été violée, même si physiquement on n’en a pas souffert, qu’on ne s’est pas défendue et que l’on ne se rappelle rien.
         Avec en plus l’incertitude de se retrouver peut être enceinte.

         Amusez vous entre camarades, délirez un peu, cela ne me gêne pas, au contraire. Mais des âneries comme celle là, je trouve cela horrible, car vous n’avez pas eu concience de ce que vous infligiez à quelqu’un qui vous croyait ses amies et c’est cela que je trouve vraiment indigne de personnes intelligentes (peut être ne l’êtes vous pas, après tout !).
    Et si j’étais le garçon que vous avez accusé de cela, je crois bien que je vous donnerais quelques baffes avec beaucoup de plaisir.
     


Lundi 20 juillet 2009 à 8:36

Amis et camarades

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    Je vous parlerai aujourd’hui d’un autre exemple que celui de Jacinthe : Falbala

     J’ai connu Falbala il y a 4 ans,en avril. C’était une jeune de 16 ans qui appartenait à un groupe de jeunes “gaulois” d’une classe de première S et leurs camarades d’une autre première ES d’un lycée, dans laquelle était une autre jeune fille de 17 ans, Ikéa.
    Falbala avait depuis un an un petit ami, Périphéric, qu’elle aimait à la folie, de tout son coeur. Elle m’en faisait des descriptions romantiques et dithyrambiques : l’amour est aveugle!
     Mais elle pleurait parfois parce que, lorsque elle avait une fête de famille et ne pouvait sortir avec lui, celui-ci allait se promener avec une autre fille. Mais ce n’était jamais la même, et il lui disait qu’il n’aimait qu’elle, Falbala, et qu’elle était le “menhir de sa vie”; et après tout, se promener n’est pas interdit. Pourquoi serait il resté cloîtré comme un druide?
    Bref Falbala pleurait parfois “sur mon épaule virtuelle”, mais tout allait encore bien à la fin des classes, en juin.
    Pourtant ce qui m’étonnait, c’est que Périféric et Falbala se connaissaient peu, ne savaient pas vraiment ce qu’il y avait dans le coeur de l’autre, n’avaient pas de projet commun; ce n’était pas un vrai couple au plan sentimental, mais je ne m’en étonnais pas trop; cela semble l’habitude et la règle aujourd’hui : ma conception de l’amour est probablement archaïque !

    Et puis mi juillet, coup de tonnerre : je reçois un mail de Falbala me disant que Périferic vient de lui téléphoner qu’il part en camping avec Ikéa, parce qu’elle, au moins, veut bien faire l’amour avec lui.
    Falbala dit qu’elle n’y survivra pas et à distance ce n’est pas facile de consoler!. Alors, entre mail, MSN et portable, on se débrouille néanmoins, et Falbala remonte peu à peu la pente et surmonte son gros chagrin d’amour.
    Fin août, elle revoit Périféric et lui avoue, avec quelques larmes, qu’elle a failli se suicider à cause de lui, mais que maintenant, tout va bien, qu’elle est forte et responsable, qu’il n’est plus son petit ami, mais qu’elle voudrait qu’il reste son copain.
     Périféric se montre gentil et l’embrasse sur les deux joues.

    Mais sans doute culpabilise t’il, et sa position n’est pas très glorieuse vis à vis des copains du groupe qui aiment bien Falbala. Et puis qu’on ne le regrette pas plus que cela, que Falbala soit de nouveau joyeuse, cela choque son amour-propre !
    Alors il  raconte aux copains qu’il l’a quittée parce qu’elle “est frigide”.
 Et de son coté, Ikéa raconte partout que Falbala pleure tout le temps pour récupérer son ami, (ce qui est faux), qu’elle est “hystérique et dépressive.”
    A la rentrée en terminale, Falbala voit avec stupeur les jeunes du groupe lui faire la gueule et rire derrière son dos. Elle s’énerve, pleure un peu , ce qui aggrave son cas.On appelle à nouveau papynet au secours.
    La peine de Falbala est terminée, certains de ses amis ont reconnu leur erreur, mais d’autres n’ont pas voulu se “déshonorer” ainsi, et le groupe est maintenant coupé en deux.
    Aux dernières nouvelles, Périféric a quitté Ikéa, qui est furieuse !

    Sans doute me direz vous, c’est une banale affaire, un jeune égoïste un peu lâche et menteur et une garce, qui ont profité de la naïveté d’une jeune fille amoureuse.
    Mais je ne veux juger ni Périféric, ni Ikéa.
    Ce qui m’étonne et me soucie, c’est que des jeunes dans un groupe, qui se disent amis, soient crédules à ce point, et surtout, qu’ils enfoncent ainsi Falbala, leur amie, sans se rendre compte du mal qu’ils lui ont fait.

    Pour moi  (non seulement aujourd’hui, mais aussi quand j’avais votre âge), les copains, c’est un peu comme “les copains d’abord” de la chanson de Brassens : la solidarité d’abord.
    Quant à la grande amitié, c’est presque un amour platonique, c’est partager joies et peines, même si cela vous en coûte un peu, c’est ne pas laisser tomber l’ami(e), c’est le soutenir, le consoler, l’aider à remonter la pente et le défendre, bec et ongles, vis à vis des autres, surtout quand ils sont injustes avec lui.

    Peut être ai-je aussi une conception archaïque de l’amitié ? J’aimerais avoir votre avis.






Dimanche 19 juillet 2009 à 12:06

Amis et camarades

Si vous ne connaissez pas, ce sont des fleurs de poireau; les tiges ont 1m 50 de haut !

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     Certaines d’entre vous ont été offusquées par les divergences entre amis que j’ai citées et m’écrivent que, certes, on peut parfois avoir de vives discussions, mais que jamais on ne nuirait à un véritable ami, et vous m’avez demandé des exemples plus précis de telles méchancetés.
    C’est normal, la plupart d’entre vous ont du coeur, mais tout le monde n’est pas ainsi, malheureusement.
    Je ne peux prendre des exemples actuels pour des raisons de discrétion vis à vis de mes correspondant(e)s, que vous comprendrez, je l’espère. Alors je vais vous donner des exemples anciens, lorsque j’écrivais sur un autre blog.
    Donc ne cherchez pas, les personnes dont je vais parler n’ont pas de blog sur Cow !

    Dans la classe de première S d’un lycée, une très jeune fille : elle vient d’avoir 15 ans. Ses camarades sont nettement plus âgés, deux ou trois ans de plus, mais elle a de bons copains parmis eux et on pourrait même parler d’ami(e)s. Une petite bande sympa comme on en trouve souvent parmi les jeunes.
    Jacinthe travaille très bien tenant la tête de sa classe. Bien sûr on l’envie, la jalouse un peu, mais c’est bien commode de lui demander de l’aide quand on sèche sur un problème et elle ne refuse jamais. De plus c’est une fille gaie, enjouée, qui plaisante et rit, bref une amie agréable à fréquenter.
    Fin juin, tout était au beau fixe

    Mais l’été, gros problème entre les parents de Jacinthe, qui envisagent de se séparer, et elle en souffre beaucoup car elle les aime tous les deux et ne peux choisir, c’est au dessus de ses forces et on n’aurait pas dû lui demander cela.
    A la rentrée, elle est toujours aussi attentive, aussi studieuse et performante en classe de TS, mais cela la fatigue beaucoup plus que l’an dernier, et elle est triste. Elle est aussi “à cran” et s’énerve quelquefois, elle qui était si calme. Et puis un jour, une de ses amies remarque des griffures sur ses bras et bientôt toute la classe sait qu’elle se scarifie.

    La voilà devenue la pestiférée; on lui parle à peine; quand elle vient dans le groupe, les conversations s’arrêtent; on l’ignore.
 Quand elle s’énerve un peu, on la rabroue, et si elle se plaint c’est “une dépressive qui veut faire la martyre”. Et si un jour des larmes lui viennent aux yeux, on lui dit qu’elle est trop sensible.
    Aucun de ses anciens amis n’a l’idée d’essayer de la comprendre, de l’aider, sauf un qui lui reste fidèle.

    Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais moi, je trouve cela positivement écoeurant et dégoûtant, indigne de gens intelligents qui se disent des “amis”.
    A quoi cela sert l’amitié si elle disparaît dès qu’elle dérange un peu ?
    A quoi cela sert, si c’est pour s’acharner sur l’ami qui est en difficulté et le mettre ainsi encore plus à terre?
    A quoi cela sert si l’amitié n’implique pas l’affection et le soutien de celui qui est en peine?

    Rassurez vous, Jacinthe s’est reprise et remonte la pente. J’ai correspondu aussi avec cet ami fidèle et il a fait comprendre à ses camarades que leur conduite était inacceptable.
    Bref Jacinthe a peu à peu quitté sa tristesse et a retrouvé son enjouement, mais l’amitié qui régnait dans ce groupe est à jamais dévalorisée. Jacinthe n’aura plus confiance qu’en son ami fidèle. Les autres seront de simples camarades de classe.
    On peut remonter la pente, rétablir la situation, mais on ne peut tout oublier, malheureusement.
    Quel gâchis? N’est ce pas votre avis?






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lancien

sortir de la tristesse

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