Jeudi 23 avril 2015 à 7:43

Tristesse, désespoir

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      J’ai toujours tous les ans; quelques correspondantes qui me demandent de les aider à lutter contre le stress et la tristesse, qui empoisonnent leur vie et quelquefois celles de leurs proches.
    La meilleure solution serait évidemment de faire disparaître la cause de cette tristesse ou de ce stress ! Mais ce n'est pas facile ni même en général possible :
     Si votre petit ami vous a quitté, il est peu probable que vous le récupériez; si vous ne réussissez pas bien dans vos études, que vous n’avez pas de bonnes notes, et que vous ayez un examen à passer, celui ci sera toujours d'actualité jusqu'au jour J; si vous avez des difficultés avec vos parents ou avec des camarades, ces problèmes ne disparaîtront pas comme cela subitement.

    La première action à mener est d’atténuer les causes à l'origine de votre état actuel. Il faut donc d'abord les cerner objectivement et réfléchir à la meilleure façon d'avoir une action sur elles. Lorsque vous m'appelez à l'aide, c'est ce que j'essaie toujours de faire en discutant avec vous, en essayant de cerner vos problèmes, votre environnement et votre personnalité.

    Mais un effort de volonté est nécessaire pour vous en sortir. Votre stress provient en partie du fait que vous ressassez vos problèmes et que vous ne cessez de penser à leurs conséquences néfastes.
    Bien sûr c’est plus facile lorsque l’on est optimiste, mais je constate que celles qui ont le plus mauvais moral sont les pessimistes, qui, face à une situation donnée, voient systématiquement le “verre à moitié vide” et non le “verre à moitié plein.
    Il est certain que si, au moindre ennui, vous sous imaginez une catastrophe, rien d'étonnant à ce que, si vous avez plusieurs petits “pépins”, vous paniquiez et vous vous trouviez dépassé(e) par les événements !
    Il faut arrêter de voir tout en noir, mais au contraire, se forcer à rechercher tous les cotés positifs de la situation présente (et elle en a toujours, il suffit de vouloir les trouver !), minimiser ceux qui sont négatifs. Il faut rechercher le bon coté des choses même lorsqu'il s'agit d'événements désagréables et se rendre également compte qu'il y a des personnes beaucoup plus malheureuses que soi.

    Une des clés du bonheur c'est de toujours regarder ce que l'on a la chance d'avoir, plutôt que ce que l'on a pas, tous les avantages d'une situation, plutôt que ses inconvénients et d'imaginer les choses agréables qui vont arriver, plutôt que les catastrophes.
    C'est une habitude à prendre. C'est difficile au début, puis de moins en moins au fur et à mesure qu'on sait réagir ainsi.

    Un autre défaut des pessimistes que je côtoie est d’être orientées vers le passé et bourrelées de remords de ce qu’elles ont mal fait et de regrets de ce qu’elles n’ont pas su ou pas osé faire.
     Evidement notre cerveau n'invente rien, et donc, pour qu'il puisse ainsi anticiper, il faut qu'il ait une certaine expérience, que nous ayons fait de bonnes choses, mais aussi des erreurs, et  et que nous ayons déjà eu remords et regrets, qui sont donc “utiles” pour notre avenir.
    Ma grand mère me disait, quand j’étais gosse : « Quand tu perds, ne perds pas la leçon et tourne ensuite la page ».
   
    D'abord essayons de ne pas culpabiliser, de ne pas croire toujours que tout est de notre faute. Ne dramatisons pas non plus les situations et leurs conséquences. Ne faisons pas des montagnes avec des taupinières.
     N'oubliez jamais d'imaginer tout ce qui aurait pu se passer, et pas seulement ce qui aurait pu être mieux, mais aussi ce qui aurait pu être pire !

    Beaucoup d'entre nous cherchent toujours à atteindre le meilleur résultat et à faire les meilleurs choix possibles, et ils sont globalement moins satisfaits de leur existence, et plus exposés aux remords et regrets.         
         Certes c’est une qualité d’être consciencieux et de vouloir bien faire, mais il ne faut pas être perfectionniste. Apprenez, dans divers domaines de votre quotidien, à renoncer à l'idéal, et à apprécier des résultats même modestes.”
          Cette attitude n'est pas une acceptation de la médiocrité, mais une recherche du juste milieu et du meilleur rapport entre coûts et bénéfices dans les actes quotidiens.

    Beaucoup des personnes tristes que je connais, s’ennuient et sont peu actives, souvent d’ailleurs parce qu’elles ont tendance à remettre au lendemain, ce qu’il vaudrait mieux faire tout de suite. Si vous êtes dans l’action, très occupées, vous aurez moins tendance à penser au passé et à ses problèmes.

    En fait il est impossible de ne rien regretter car chaque choix se fait au détriment d'un autre.
    Plutôt que de viser la maîtrise totale des meilleurs choix (impossible) ou l'évitement total du moindre choix (inefficace), la meilleure option semble être d'apprendre à gérer intelligemment remords et regrets.
    Il faut apprendre à faire le  bilan de nos actes, et à en tirer des leçons pour l'avenir. Pour se libérer de la peur de l'échec et des remords anticipés, le plus efficace n'est pas de renoncer à agir, mais d'augmenter sa tolérance à l'échec, et surtout d'apprendre à en tirer les enseignements, afin de transformer les occasions de remords et de regrets, en occasions d’apprendre.
    Il ne faut pas être tourné vers le passé, mais tourner la page en regardant l’avenir.

Jeudi 27 février 2014 à 9:05

Tristesse, désespoir

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    J’essaie assez souvent de remonter le moral de certaines de mes correspondantes, et un certain nombre d’entre elles ont eu affaire à des psys, notamment des psychiatres, qui sont aussi des médecins. Elles n'étaient pas malades, mais très stressées et souvent découragées, pessimistes et sans pensées positives.
    Rares sont ceux qui ont essayé de comprendre leurs vrais problèmes, de voir avec elles ce qui les tracassait et qui en général avait trait à leurs parents, ou leurs camarades de classe et leurs études (ou leur collègues de travail et leur patron), ou à leurs amours (ou parfois aux trois à la fois).
    La plupart du temps ces jeunes n’ont que des motifs plus où moins graves de stress, et sont même quelquefois au bord de la dépression, mais leurs maux sont la conséquence de faits matériels logiques et concrets

    Dans certains cas ce sont des traumatismes graves qu’on identifie aisément : mort d’un être cher, accident, rupture difficile, divorce de parents, enfant battue, compagnon manipulateur et pervers, viol ….
    C’est alors facile au psy d’identifier ce problème précis, (enfin si la jeune veut bien se confier), mais c’est moins facile de la calmer et cela demande de longues conversation, de la persuasion et le médecin n’a pas le temps de faire cela et en plus ce n’est pas une malade, alors il considère que ce n’est pas de son ressort et se contente le plus souvent d’ordonner des psychotropes (tranquillisants ou antidépresseurs) pour être tranquille et calmer la personne, en attendant que le temps répare la plaie (si tant est que letemps seul puisse le faire!).

    Mais c’est souvent plus difficile à cerner, parce que les raisons sont assez anodines et multiples et c’est leur accumulation qui a provoqué le trouble. Certaines sont inconscientes et la personnes ne les connais pas à priori, sauf les dernières d’entre elles, les « déclencheurs ». C’est donc difficile à trouver et il faut une longue recherche logique commune pour arriver à y voir clair, et on ne cerne pas toujours l’entière réalité.
    Là encore le psychiatre n’a pas le temps de faire ce travail, qui ne relève pas vraiment de la médecine, si ce n’est la possibilité de soulagement provisoire par les médicaments.

    Mais ce qui m’agace c’est que le psychiatre ne connaisse pas un psychologue compétent (c’est rare!!), qui puisse faire cette recherche avec sa patiente, par des méthodes simples purement logiques et de communication, et surtout pas par celles de la psychanalyse. Ce n’est plus de la médecine, il faut simplement savoir écouter, analyser logiquement les situations comme le ferait un chercheur, connaître un minimum sur les personnalités, le fonctionnement du cerveau et les bases du comportement humain.
    Malheureusement ce n’est pas ce qu’on apprend en France aux psychologues, que l’on bourre avec les théories de Freud, complètement périmées pour la plupart, et les maladies mentales. J’ai entre les mains des cours de fac de psycho actuelles et je déplore le peu qui est dit, sur les théories de la personnalité et le fonctionnement du cerveau.
    Alors psychiatre comme psychologue n’ont qu’une préoccupation pour la plupart : trouver une explication à leur patient dans une maladie mentale.
    Alors pourquoi pas en inventer, ou trouver des variantes à celles qui existent.

    La tarte à la crème actuelle, c’est le « borderline », ou, en français, ou « l’état limite ».
    C’est un trouble de la personnalité qui se traduit par stress, anxiété, irritabilité, instabilité affective, changement d’humeur et manque de confiance en soi, et souvent une certaine difficulté dans la communications avec autrui. Le principal problème est une difficulté à gérer ses émotions.
    Ce trouble, lorsqu’il est sévère (je n’ose appeler cela une maladie !) est assez répandu : près de 2% des français, surtout des jeunes et des femmes. Mais les psys vous disent que « ce problème est souvent ignoré par les malades eux-mêmes » ! Cela me rappelle le docteur Knock !
    Selon le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux américain (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders ou DSM-IV), la personnalité « borderline » se définit par au moins cinq des neuf critères suivants :
            - mode de relations interpersonnelles instables et intenses caractérisées par l'alternance entre les positions extrêmes d'idéalisation excessive et de dévalorisation ;
            - instabilité affective due à une réactivité marquée de l'humeur (par exemple : malaise psychologique intense, irritabilité ou anxiété durant habituellement quelques heures et rarement plus de quelques jours) ;
            - sentiments chroniques de vide ou d’ennui ;
            - perturbation de l'identité : instabilité marquée et persistante de l'image ou de la notion de soi, manque de confiance en soi;
            - impulsivité dans au moins deux domaines potentiellement dommageables pour le sujet (par exemple : dépenses excessives, sexualité, toxicomanie, alcoolisme, jeu pathologique, conduite automobile dangereuse, crises de boulimie ou d'anorexie) ;   
            - colères intenses (rage) et inappropriées ou difficulté à contrôler sa colère (par exemple : fréquentes manifestations de mauvaise humeur, colère constante ou bagarres répétées, colère subite et exagérée) ;
            - efforts effrénés pour éviter un abandon réel ou imaginé ;
            - répétition de comportements, de gestes ou de menaces suicidaires, ou d'automutilations ;
            - survenue transitoire dans des situations de stress d'idées de persécutione ou de symptômes dissociatifs sévères.
   
    Certaines personnes ont certainement un trouble de ce type, mais la difficulté est que la description des symptômes est vague et surtout celle de leur intensité et fréquence.
    De plus il circule des tas de questionnaires/diagnostic qui doivent vous dire si vous avez ce trouble, et qui ont été faits par des personnes non compétentes et qui ne sont pas étalonnés statistiquement.
    Quand vous répondez à ces questionnaires, au moins 1/3 des personnes ont les symptômes correspondants.
    En effet beaucoup d’entre elles sont des personnes sensibles, qui sont stressées par la vie actuelle et maîtrisent mal leurs émotions. Et une jeune femme (et même un jeune homme) n’ont souvent pas encore assez confiance en eux.
    Quant à l’instabilité affective, les médias et les mœurs actuelle en font presque un dogme, de même que la peur de ne pas s’intégrer à un groupe.
    Alors il ne faut pas s’étonner si on se croit « borderline ».
    Mais ce n’est pas une raison pour que les psys, quand ils n’ont pas le temps de chercher avec vous ce qui vous cause problème, se débarrassent du pensum, en disant que vous êtes dans un « état limite » et que donc ils vont vous prescrire des anxiolytiques.

     Donc, si votre psy vous dit que vous êtes « borderline », ne vous affolez pas. D’une part ce n’est vrai que si vous avez des symptômes vraiment très nets et importants, et d’autre part, même si c’est vrai, ce n’est pas vraiment une maladie mentale, mais un trouble passager, que l’on doit effectivement soigner pour qu’il ne conduise pas à la dépression.
    Mais, même  si l’on vous donne des médicaments, cela vous soulagera sur le moment, mais ne vous guérira pas, et il faut que vous fassiez un effort de volonté pour vous en sortir, et d’abord rechercher les causes de vos problèmes.
    Les anxiolytiques, c'est comme le plâtre pour une jambe cassée : cela immobilise l'os pour qu'il puisse se réparer, mais il faut qu'il se répare lui même ensuite, et il ne faut pas garder le plâtre trop longtemps, car c'est nocif.
    Enfin il n’y a pas forcément que l’aspect psychologique, votre santé physiologique doit être bonne, et notamment une nourriture insuffisante ou mal adaptée, ou des troubles hormonaux, peuvent être à l’origine de déséquilibres préjudiciables;

Mardi 24 septembre 2013 à 8:11

Tristesse, désespoir

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Je parlais hier des circonstancse d’absence d’un être cher et des souffrances que cela entrainait. Comment y faire face ?
 
Pour supporter l'absence, il faut penser à l'autre mais pas trop, car cela devient l'obsession et la souffrance. Il faut donc penser à autre chose et s'occuper (et accepter que l''autre s'occupe aussi).
Toutefois ne vous méprenez pas sur mes propos, je ne vous conseille pas de courir le guilledou!!! LooL
Quand on est très occupé(e), chacun sait qu'on n'a pas le temps de penser à sa tristesse, à ses malheurs.
Alors consacrez vous à votre travail de classe, de fac, ou à votre profession. Cela vous rapportera de meilleures notes ou des succès. Ecoutez de la musique, lisez des livres, voyez des films ou des téléfilms. Trouvez vous des activités extérieures prenantes, des défis. Amusez vous avec des copains et des copines. Essayez d’aider des camarades ou des personnes en difficulté, vous verrez que votre tristesse n'est pas grande à coté de la leur.
 
Il faut accepter, à titre de réciprocité que celui ou celle qui est loin de vous ait la même attitude et soit  aussi très occupé(e), mais il ne faut pas évidemment qu'une trop grande activité ou un souci trop poussé d'activité joyeuse vous fasse oublier l'autre, et il faut garder le temps de communiquer avec lui.
Et surtout il ne faut pas se faire trop de souci, s'imaginer qu'il ou elle vous oublie. Il faut lui faire confiance.   
Rien n'est plus stressant que de se demander si l'autre pense à vous, s'il vous est fidèle, ce qu'il fait et avec qui il est, s'il est en bonne santé ou s'il va avoir un accident. Le stress est fait d'inquiétudes le plus souvent inutiles et injustifiées.
 
Enfin comme chaque fois qu'on est triste, il faut penser à des choses gaies, il faut rêver, à l'avenir, au bonheur et partager ses rêves avec l'autre.
Pensez à son retour, à vos retrouvailles, à la façon dont vous pourrez le ou la voir, aux belles choses que vous ferez ensemble. Rêvez, bâtissez des plans sur votre avenir, racontez vous des histoires.
Mais ne le faites pas seul(e). Ces souhaits ne se réaliseraient pas et vous seriez déçu(e). Partagez à deux ces rêves, apportez votre part à ceux de l'autre, bâtissez ensemble rêves et avenir, et votre emploi du temps futur. C'est grâce à cette mise en commun que vos “divagations” risquent de devenir réalité.
En définitive, pour souffrir d'une absence comme pour pouvoir la supporter il faut être deux et participer chacun autant que l'autre. Un amour ou une amitié trop déséquilibrée n'est pas viable et est une source de souffrance qu'il vaut mieux éviter.
Mais évidemment l'absence n'est pas supportée de la même façon selon les individus, selon leurs préférences cérébrales.
L'extraverti qui va vers les autres la supporte mieux que l'introverti, mais il pense moins à celui qui est absent et l'oublie facilement un peu.
Celui (ou celle) qui est très concret(e) et est tourné(e) vers le passé risque de ressasser ses souvenirs et de ne pas savoir imaginer des solutions et rêver.
Le décideur logique raisonnera mieux et verra plus sereinement la réalité que celui qui décide en fonction de sentiments et de valeurs, mais il sera généralement moins tendre pour l'autre et le comprendra moins bien.
Celui qui anticipe les événement arrivera à mieux s'occuper et gérer son temps que celui qui s'adapte aux situations, mais ce dernier pourra mieux faire face aux évènements imprévus.
Le tolérant soupçonnera moins que l'intolérant et le jaloux, son partenaire de comportements qui lui apporteraient de la peine.
Enfin et surtout l'optimiste stressera moins que le pessimiste, qui verra toujours le verre à moitié vide au lieu du verre à moitié plein.
Un dernier point : j’ai rencontré des cas particuliers d’ados qui supportaient mal une absence particulière, celle de leurs parents, pourtant là, mais trop occupés.
Le risque dans ce cas est de croire qu’on est délaissé(e)(e) et que vos parents ne vous aiment pas. Ce n’est presque jamais vrai, seulement d’une part les parents doivent faire vivre la famille par leur travail, et ils n’ont pas toujours le temps de faire tout ce qu’ils voudraient.
Certains parents sont aussi moins sentimentaux, moins conviviaux, moins sensibles à la pensée et aux désirs d’autrui, et ils voient leur rôle de parents de façon différente de ce que vous attendiez.
Je pense que dans ce cas, il faut ne pas hésiter à en parler. Une mère a rarement refusé d’écouter son enfant (et en général, le père non plus).
Il faut qu’il sachent que vous seriez plus heureux (heureuse), ‘s’ils avaient une attitude différente vis à vis de vous. Je pense qu’ils feront un effort dans ce sens.
 
Mais ce ne sont que des réflexions personnelles sur ce sujet et maintenant j'aimerais avoir vos avis, à vous, mes  lectrices et lecteurs.



Lundi 23 septembre 2013 à 8:12

Tristesse, désespoir

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                       Une de mes correspondante me demande si j'ai déjà traité le sujet de “l'absence” d'un proche? (pas une mort, juste une absence)?
Je me souviens avoir traité du suicide, des chagrins d'amour, de décès, mais de l'absence, je ne me souviens pas et pourtant c'est une cause de tristesse et d'ennui.
Je n'ai jamais discuté avec mes correspondant (e)s de cette question.
Je ne pourrai donc donner qu'une opinion personnelle

D'abord, l'absence de ceux qu'on aime apporte plaisir et excitation : on vit dans l'attente du prochain rendez-vous, on y pense sans cesse. Puis elle devient douleur, la séparation se fait insupportable. Enfin l'absence n'est plus absence mais amputation d'une partie de soi-même : on a l'impression de ne plus penser, de ne lus vivre.
Et pourtant, on pense tout le temps à celui ou celle qui n'est pas près de soi, on a peur de ce qui peut se passer au loin, d'un accident, de l'oubli, de perdre l'être aimé, on se sent seul(e), un peu en mal d'affection, on s'ennuie même si on a diverses occupations et on ne pense qu'aux retrouvailles qui se font attendre et qui ne sont plus source de joie.
Je ne parlerai pas du décès d’un proche, mais d’un éloignement dont on connaît les raisons, qu'on les considère comme valables, logiques, justifiées et qu'au fond on ait “décidé avec l'absent(e)”, qu'il ou elle devait être loin de nous pour un temps.
Pour des adultes des problèmes de métier, d'aides à d'autres personnes (ses enfants ou les vieux parents par exemple), des problèmes financiers, les études et la formation, etc, peuvent être plus facilement acceptés.
Pour les adolescents et jeunes encore chez leurs parents, ce sont évidemment ceux ci qui décident, et l'absence d'un(e) ami(e), ou d'un(e) petit(e) ami(e) est beaucoup moins bien acceptée, parce qu'on n'a pas été libre de choisir
Il faut donc essayer de connaître les raisons des décisions des parents, d'examiner quelles étaient les solutions possibles d'un point de vue raisonnable, et d'essayer de se dire que c'était sans doute la meilleure solution (ou qu'il n'y en avait guère d'autre).
Dans d'autres cas, il ne faut s'en prendre qu'à soi même et donc accepter son sort. Si vous avez choisi d'aimer quelqu'un que vous avez connu sur internet ou au cours des vacances ou d'un voyage, mais qu'il habite à 500 kilomètres de chez vous, (j'ai une quinzaine de cas de ce type parmi mes correspondant(e)s, c'est à vous et à l'être aimé qu'il faut vous en prendre. Rien ne vous obligeait à cette solution génératrice de bien des soucis, et c'est avant qu'il fallait y penser. 
Que ce soit en amour ou en amitié, il faut que la tristesse et la solitude de l'absence soit partagées. Il faut que l'autre en soit affecté autant que vous. Une souffrance non partagée dans ce domaine est insupportable, et il vaudrait mieux alors tourner la page et aimer ailleurs.
Il est certain que si vous vous morfondez et que vous vous sentez seule et que l'autre est joyeux et s'amuse avec ses amis, cela ne peut durer.
De même en amour si vous n'avez pas confiance en l'autre, si vous savez qu'il ou elle, vous “oublie” avec d'autres, votre amour n'y résistera pas.
Si vous avez la possibilité de voir l'autre, de ne pas rester trop séparés et qu'il ou elle, ne cherche pas cette même rencontre possible, je ne suis pas sûr que votre amour soit vraiment partagé. Il n'existe pas d'amour ou d'amitié dans laquelle on n'ait pas envie de communiquer avec l'autre, de le voir, d'avoir de ses nouvelles, de penser à lui ou elle.
Il est alors plus raisonnable de rompre si vous ne voulez pas souffrir.
Rêver à quelqu'un qu'on ne voit pas, avec lequel on ne communique pas, c'est rêver à un être imaginaire, au prince charmant, mais ce n'est pas vivre.
Je pense que l'absence ne peut se supporter que si on communique souvent, si on donne des nouvelles à l'autre, qu'on lui raconte sa vie, que l'on continue à partager, (que ce soit d'ailleurs dans l'amour ou l'amitié).
Quand j'étais jeune et que ma fiancée et moi étions séparés par des vacances avec les parents, ou par des voyages, nous nous écrivions presque tous les jours.
Aujourd'hui c'est bien plus facile et rapide qu'hier : la poste n'est plus le moyen unique il y a la messagerie, le téléphone, le portable, les SMS et MMS.
On peut échanger des mots, des images, des sons. Alors on n'a plus guère d'excuses à ne pas communiquer, si ce n'est un travail prenant et obligé.
 La flemme n'est jamais une excuse devant l'amitié ou l'amour.
Si l'on n'aime pas, si l'on n'a pas envie de communiquer avec celui pour lequel on est censé éprouver amour ou amitié, c'est que ce sentiment est bien trop léger.
 
Je continuerai demain en réfléchissant à « comment supporter cette absence ».

Vendredi 20 septembre 2013 à 7:46

Tristesse, désespoir



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            Parmi mes correspondants et correspondantes, jai beaucoup de jeunes un peu tristes, car ils ont rencontré des problèmes ou même des malheurs.
            Et ces souvenirs les hantent, ils ont du mal à les atténuer, sans parler de les oublier
complètement, ce qui paraît impossible.
            Souvent je me demande comment les aider dans ce but.
            Cest vrai que le passé est lourd à porter déjà pour soi-même. Alors, en plus, si les autres se font un malin plaisir de vous le rappeler cela devient insupportable et cela rend encore plus triste. Les gens devraient réfléchir avant de faire cela.

            Alors, il ne faut pas pleurer, surtout ne pas tomber dans le désespoir en ruminant ce passé, ne pas céder aux regrets et aux remords, ne pas aller vers linaction, vers le néant.
            il vaut mieux se mettre en colère, crier, hurler, vivre et exister.
            Il faut quitter le passé et essayer de rechercher une vie active dans le présent. Bien sûr le passé est toujours là, mais il faut le transporter avec soi sans trop y penser : le mettre dans son sac et le sac par dessus son épaule pour pouvoir avancer, marcher, aller de lavant.
            On oublie tout ce que lon peut, si possible ce qui est trop pénible, mais ce sera difficile, alors il faut accepter, de vivre avec.

            Et il ne faut pas rester dans son coin à se lamenter à avoir peur des autres à se demander ce quils pensent de vous, à ne plus avoir confiance en soi.
            Il faut Rire. Pleurer. Chanter. Aimer. se sentir Libre. Laction cela permet de ne pas penser au passé, et sur ce que lon entreprend, on arrive à en réussir une partie, de plus en plus, et on reprend confiance en soi.
            Il faut ouvrir la porte sur le monde, sur les autres. Il sen trouvera bien quelques uns pour faire attention à vous, pour vous aider.
            Jai connu une jeune qui avait bien des peines, mais elle voulait sen sortir, elle rêvait dêtre un papillon qui senvole vers la terre dIrlande ou vers les étoiles, et peu à peu, son rêve sest réalisé, elle est partie de la terre aride et triste, elle sest éloignée de la tristesse, elle a repris confiance en elle, elle réussit ce quelle entreprend, elle est devenue “grande et raisonnable” et le bonheur sest approché peu à peu delle.
   
            Rêver, oui cest un des secrets du bonheur. Quand on a des idées tristes, pour ne pas y penser, il faut rêver de choses gaies. Peu importe quau début ce soit des rêves fous, des choses irréalisables, cela fait oublier le passé pour sorienter vers lavenir.
            Après on peut réfléchir à ces rêves, essayer de voir ce qui ne serait pas trop loin de la réalité et rêver à nouveau, mais de choses plus raisonnables.
            Puis ensuite il faut transformer ces rêves en projets, puis se donner les moyens de les réaliser.
            La jeune fille dont je vous parlais à linstant, est sortie de lutopie, sest fixée des objectifs ambitieux et elle a réussi à en réaliser une grande partie.

            Il faut, quand on est jeune, comprendre quelque chose de très important, que souvent on ne découvre que lorsquon est adulte : les souvenirs, mêmes ceux qui sont ceux proches des malheurs, comme ils sont difficiles à oublier,  il faut les mettre dans le sac et le ranger pendant quelques temps.  
            Quand on le rouvre plus tard, il reste les bons souvenirs, ceux des jours heureux et les mauvais souvenirs se sont atténués, on les voit autrement, on tire les leçons du passé.
            Jai eu moi aussi quelques tristesses dans ma jeunesse ou dans ma vie, et je vous assure que cest une bonne recette. Je peux maintenant ouvrir le sac et ne plus être malheureux de ce que jy retrouve.

Mardi 23 juillet 2013 à 8:05

Tristesse, désespoir

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           Certaines de mes correspondantes sont tristes et, sans être vraiment en dépression, ont tout de même des idées noires, un souci permanent, qui les fait toujours penser à ce qui ne va pas.
            Certaines même, se vexent un peu si on cherche à les aider (elles prennent cela à tort pour de la pitié, ou pour une critique de leur attitude), et par contre, si on ne le fait pas, se plaignent d'être seule et que personne ne les comprend.
            Les anciens pensaient qu'il y avait dans le corps plusieurs "humeurs" dont le sang, et croyaient aussi que l'influx nerveux était liquide. Pour eux, la tristesse venait d'un mauvais fonctionnement de la rate : "splen" en grec.
            De là est venu le terme anglo-saxon "spleen".
 
            J'ai souvent fait des articles sur les idées positives et négatives, sur l'optimisme et le pessimisme, sur les remords de ce que l'on a mal fait, et les regrets de ce qu'on n'a pas su ou voulu faire.
            J'ai il y a quelques jours fait un article sur la différence entre culpabilité, honte et embarras, et un commentaire m'a beaucoup plu, car il répondait tout à fait à ce que je pensais de ces problèmes Je le cite pour que vous n'ayez pas à le rechercher.
 
 
" Certaines personnes ne ressentent aucune culpabilité de leurs actes. Je peux comprendre le fait que personne ne soit parfait, mais il faut quand même avoir le courage de reconnaître ses erreurs. J'en ai fait par le passé, je pense en refaire, mais ce sont avec ces erreurs que j'avance. Comme je fais des mauvais réglages pour avoir le bon clichés, je fais des erreurs pour ne plus les recommencer. Je pense que c'est comme cela qu'on se construit et qu'on devient la personne qu'on est aujourd'hui (mais là je dérive sur qui nous somme, une bâtisse jamais finie, basée sur l'expérience humaine)"
 
            Cela est très vrai : zéro erreur, cela n'existe pas plus que le risque zéro.
            Des erreurs on en fait, on en refera, malgré toute l'expérience qu'on peut accumuler.
            Alors à quoi bon les regretter car c'est du passé auquel on ne peut plus rien.
            La conduite sage, c'est d'examiner les faits, les raisons, les conséquences. De tirer les leçons pour essayer de ne plus refaire la même erreur. Puis de tourner la page et de penser au présent et à l'avenir.
            Et il ne faut pas reprocher à quelqu'un d'avoir fait une erreur. Certes si quelqu'un a été lésé, il faut que réparation soit faite, et certaines fautes graves sont sanctionnées par la loi.
Mais la première erreur doit bénéficier de circonstances atténuantes. Par contre la récidive ne le mérite plus, car cela montre qu'on n'a pas su tirer les leçons de la première faute.
 
            non seulement il ne faut pas regretter les erreurs passées, mais il ne faut pas non plus craindre celles de l'avenir. Si on a tiré les leçons du passé, il est peu probable de refaire les mêmes erreurs, mais il se présentera certainement de nouvelles circonstances où il sera difficile de savoir ce qui doit être fait.
            La seule chose à faire, sera d'analyser au mieux la situations, les conséquences des divers actes possibles, et de faire au mieux.
 
            Mais ce n'est pas parce qu'il y a toujours possibilité d'erreur, parce que la loi de Murphy nous dit que sa probabilité n'est pas nulle et qu'il se trouvera bien un jour quelqu'un pour la faire, ce n'est pas une raison pour nous lamenter et penser en permanence aux choses désagréables qui peuvent nous tomber sur la tête (mêm si c'est paraît il, une tradition gauloise).
            Si l'on veut être heureux il faut nous forcer à plutôt regarder le verre à moitié plein que le verre à moitié vide, à ne pas voir partout une catastrophe imminente, à ne pas se croire malheureux(se), à avoir une confiance minimale en nous, et à lutter plutôt que geindre.
 
            Ayant eu la chance de correspondre avec de très nombreuses personnes, plus ou moin gâtées ou torturées par la nature, j'ai toujours été surpris de constater que les plus affectées n'étaient pas forcément dans une situation catastrophique, et qu'au contraire, celles qui avaient des problèmes difficiles, notamment des maladies s-qu'il fallait supporter, le faisaient avec une certaine sérénité et une espérance en l'avenir.
            L'un des remèdes quand on se sent en angoisse, est aussi de regarder les malheurs des autres et de les comparer aux siens. On s'aperçoit souvent alors que notre situation n'est pas si mauvaise que cela, et que si on réagissait positivement dans l'action et la préparation du futur, nos malheurs s'estomperaient sans trop de peine.

Vendredi 7 septembre 2012 à 8:40

Tristesse, désespoir

J’ai reçu, il y a une quinzaine de jours un commentaire de quelqu’un à qui j’aurais bien voulu parler, mais malheureusement, son pseudo ne me renvoyait sur rien, ni blog, ni adresse et le catalogue de Cow, malgré de nombreuses demandes des cowblogeurs, ne permet pas de résoudre ce problème. De retour à Paris, ayant de nouveau un ordinateur pouvant aller sur internet sans problème, j’ai essayé de retrouver la personne ayant ce pseudo, mais sans succès.
        Je ne sais donc pas quel est son environnement , son histoire, et ce que je vais dire sur une phrase de son commentaire qui m’avait frappée, ne s’applique peut être pas à son cas.
        Mais si elle lit cet article, j’aimerais qu’elle m’écrive sur “contacter l’auteur”.

        La phrase dont je parlais était la suivante :

“Je n'ai aucun problème physique, j'ai toujours eu des bonnes notes durant mes études, mais, bien sûr je suis au chômage, je me sens rejetée de tout et de tous; le fait est là : je ne suis à ma place nulle part. Même dans ce que j'aime je me sens à part.
J'ai l'impression d'être un parasite dans un monde qui me fait horreur. Je sais que je ne réaliserai jamais mes rêves alors à quoi la vie sert-elle si ce n'est que pour bouffer et dormir ?
Ce ne n'est pas que je ne veux plus souffrir c'est que je me trouve inutile et par conséquent je dois disparaître.”


         J’ai déjà connu des cas semblables, au bord de la dépression, et je sais que ce n’est pas avec un article qu’on peut essayer d’aider la personne, mais par une longue discussion.
        Que l’on soit jeune ou vieux, c’est l’un des drames du chômage actuel de persuader ainsi de l’inutilité de sa vie, de couper la personne du monde, de l’isoler complètement.
        Cependant  je pense que la façon dont on regarde l’existence, a aussi une grande importance.
        Je constate que des jeunes qui sont atteints de maladies génétiques chroniques, contre lesquelles ils doivent lutter en permanence avec courage, tiennent à la vie, et même si parfois ils en ont assez et se plaignent, ils arrivent à vivre normalement et s’ils ne vous avaient pas parlé de leurs problèmes, vous  ne sauriez pas quel est leur calvaire.
        Les personnes âgées qui savent que maintenant, leurs jours sont comptés, aimeraient vivre le plus longtemps possible.

        Alors comment regarder la vie pour ne pas désespérer ?

        Je pense d’abord que, si on se sent isolée et repoussée par tous, c’est qu’on a cette idée en tête et qu’on ne cherche pas à s’en sortir.
        Même si on a dans la tête que ses parents ou sa famille ne s’intéressent pas à vous, après avoir discuté sérieuseemnt de la question, j’ai constaté qu’il était très rare que les parents n’aiment pas leurs enfants, qu’il y avait toujours un grand-parent ou un frère, une soeur, pour lesquels vous aviez de l’importance.
        Il est rare aussi que vous n’ayez aucun ami ou amie, qui tienne tant soit peu à vous.
Et même si vous êtes aussi isolés, vous pouvez essyer de discuter avec des personnes du blog et vous verrez qu’il y a peu à peu, un certain lien qui se crée comme dans une famille. On s’intéresse à la vie de ceux avec lesquels on correspond et dans les moments difficiles, on essaie d’être là et cela fait chaud au coeur.
        Personnellement quelqu’un qui m’expose ses problèmes m’intéresse toujours et c’est parce que cette personne est alors importante pour moi, que j’essaie de l’aider un temps, pour qu’elle remonte la pente.

        Et puis, même au chômage, non seulement il faut rechercher du travail,, mais il faut se forcer à trouver des occupations : aider les autres, dessiner, faire de la musique, écrire, bricoler, créer, bref faire travailler sa cervelle et ne pas sombrer dans l’inoccupation, ne pas donner à son cerveau émotionnel l’occasion de tourner à vide et de ressasser ses malheurs.
        Le sport est en particulier une occupation qui a un aspect bénéfique à la fois sur le mental et sur le physique.
        Je connais une jeune qui était dans une désespérance analogue, et qui était totalement inactive. Puis elle s’est décidée à s’occuper de personnes âgées, puis d’enfants autistes. Elle a trouvé du travail dans ce domaine, et sait maintenant qu’elle est très utile et qu’elle a droit à une certaine reconnaissance sociale.
        En plus les enfants qu’elle aide, l’aiment et peu à peu elle devient elle aussi, plus sociable, elle a fini par avoir un petit ami.

        Ceux qui remontent ainsi la pente tiennent alors de nouveau à la vie : écoutez par exemple la chanson de Jean Ferrat “C'est beau la vie !”.

        Mais ce n’est pas facile de remonter seul(e) cette pente, alors faites vous aider. Et je réponds toujours à ceux qui m’écrivent, mais à condition qu’ils me laissent une adresse.
        Cela dit, quand la dépression est grave, le médecin doit intervenir et la traiter.
 

Mercredi 19 octobre 2011 à 8:20

Tristesse, désespoir

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     J’ai parmi mes correspondant(e)s des jeunes qui sont tristes et parfois au bord de l’abîme, cela pour des raisons diverses : mort ou abandon d’un être aimé, gros problèmes familiaux, agression, causes diverses qui ont mené à une quasi-dépression..;;
    Je lis souvent dans vos mails i des phrases telles celles ci:
“...J’ai l'impression de ne plus servir à rien... Je ne fais rien de bien... Je ne me sens plus heureuse même avec mes amis... Je suis complètement morte de l'intérieur... Aucun espoir ne se manifeste...  Qui viendra à mon secours et me tendra enfin la main ?...”
    Voici  une plainte encore plus grave d’une des “guenons” du vieux singe que je suis :
    ” Petite fille oubliée, je cherche l'amitié, mais comme je touche le fond de l'abîme, personne ne me répond. J'ai dit ma souffrance à mes amis, bien qu'ils me dissuadent de passer à l'acte, j'attends toujours une aide qui pourra me montrer que la mort n'est pas la solution. ...”

    Pourtant ces jeunes ont des camarades, même souvent des amis, mais ils ont l'impression d'être seuls.
    Dans les mails et les blogs les plus sombres, cette sensation d’isolement, d’abandon est générale et elle peut être effectivement la conséquence de l’aveuglement des humains.
    Le monde est dangereux à vivre, non seulement à cause de ceux qui font le mal, mais aussi à cause de ceux qui regardent, souvent ne voient rien, et laissent faire.
   Cependant, tous les ados ne sont pas égoïstes, mais quand ils voient une camarade déprimer, ils sont pris au dépourvu, ils ne savent pas quoi faire, ils n’ont pas assez l’expérience de la vie. Ils ne savent pas que conseiller et comment.
    Je connais une jeune fille qui passe son temps à essayer de soutenir ses amies, à les conseiller, à crier leur peine, pour essayer d’attirer l’attention sur ces souffrances. Mais elle finit par douter, par être submergée par tant de désespoir, et par se laisser contaminer elle même; elle n’a que 17 ans, la maturité et le courage d’un adulte, mais pas sa résistance et c’est pourtant une fille formidable.
    Si vous voyez un SDF dans la rue par grands froids, vous ne pouvez pas le sauver tout seul. Il faut alerter les secours. Là c’est pareil!
    Quand la situation est grave ainsi, il faut aller chercher les adultes!
     Bien sûr il y a des adultes égoïstes, mais l’infirmière de votre collège ou de votre lycée se dévoue pour les autres, elle saura quoi faire et elle est tenue au secret médical.
    Il y a vos parents; ils vous aiment et seraient malheureux que vous soyez, vous même, dans cet état. Alors allez les voir, ils sauront que faire vis à vis des parents de votre camarade, qui n’ont peut être rien soupçonné de la détresse de leur enfant.


    Et vous qui souffrez ne croyez pas que cela se voit forcément.
    Vos parents, vos grands parents vos frères et soeurs vous aiment, ils n’ont rien vu, sinon, ils seraient déjà à vos cotés. Alors allez les voir, allez vous confier.
    Ne soyez pas honteuse, quelqu’un qui aime beaucoup ne juge pas. Le seul moyen d’en sortir, c’est qu’on vous aime, que l’on vous écoute, que l’on cherche à comprendre vos angoisses, et à vous aider à en éliminer les raisons.    
    L’adolescence, c’est le moment ou on est en rébellion contre ses parents, contre le monde entier. Je l’ai été aussi; mais c’est une situation passagère et on s’aperçoit plus tard, quand on est devenu adulte, que cette révolte n’a finalement pas servi à grand chose : c’est la nymphe qui veut faire éclater le cocon.
    Mais dans le malheur, il faut oublier ces querelles, il faut se serrer les coudes : l’union fait la force et redonne confiance.

   Si votre mal est sérieux, surtout si vous avez des idées morbides, ne restez pas dans votre coin. Il ne suffit pas de  crier au secours, on ne sait pas si on sera entendu. Il faut aller chercher de l’aide, avant que votre souffrance ne vous empêche de raisonner et que vous risquiez de faire des choses irréparables..

Mardi 18 octobre 2011 à 9:14

Tristesse, désespoir

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     J’ai dû cette semaine, essayer de rassurer une jeune ado, désespérée parce que son petit ami l’avait quittée, qui considérait que la vie ne pouvait plus rien lui apporter et qu’après tout elle ferait mieux de ne plus vivre.
    C’est toujours une situation difficile, car on ne comprends pas bien un tel désespoir et on a toujours peur de ne pas être assez convaincant et de ne pas maîtriser la situation.

    Je comprends bien la douleur qu’on peut avoir quand tout à coup celui ou celle que l’on aime disparaît de votre vie.
    Je sais que le raisonnement a ses limites et que des pensées morbides peuvent venir, parce qu’on ne maîtrise plus le fonctionnement normal de son cerveau.

    C’est pour cela que si quelqu’un a de telles pensées, il faut absolument l’aider tout de suite, essayer de lui faire retrouver la raison, c’est à dire un raisonnement normal et sensé.  
    Parce que si l’on raisonne, on s’aperçoit que la mort n’est pas une solution, je l’ai déjà dit plusieurs fois et je vais me répéter :

     La mort, ce n’est pas une délivrance on ne sait pas ce qu’il y a après : paradis, enfer, néant, et si on franchit le pas et que c’est pire qu’ici ou qu’il n’y a rien, c’est trop tard pour revenir. Il n’y a plus de solution.   
    On ne sait pas avant, combien partir est pénible.
    On a peur avant et on est très angoissé, on hésite et c’est une véritable torture de l’esprit, puis juste après on panique, on se sent partir, on a peur, on ne veut plus, on veut revenir à la vie, on crie au secours, aidez moi, soignez moi et personne n’entend et c’est une souffrance horrible.
    On ne pense pas assez à ceux qu’on laisse à qui on aura apporté le malheur. ceux qui ensuite, se reprocheront toute leur vie de ne rien avoir vu venir, parce qu’on ne leur a rien dit.
    Et il y a bien d’autres moyens plus efficaces et moins dangereux d’appeler au secours.
    On risque, de plus, de rester vivant, mais de rester handicapée, physiquement ou cérébralement pour toute la vie.
    
    Au contraire, à votre âge vous pouvez tout attendre de la vie; vous avez la vie devant vous, vous avez l’espoir de pouvoir tout recommencer plusieurs fois et bien des garçons vous trouveront encore adorables, dans les mois, dans les années qui viennent.
    Vous verrez, quand vous aurez mon âge, que le problème est alors qu’on est trop vieux pour pouvoir changer beaucoup sa vie, recommencer un autre métier par exemple. Et pourtant on a envie de vivre !
    Vous ne vous rendez pas compte de la chance et du potentiel que vous avez, car vous n’êtes ni malade, ni dans une famille pauvre, et vous pourriez avoir tout autour de vous, pour être heureuse.
    Faut il vraiment continuer à souffrir? Ne vaut il pas mieux réagir, se redresser et vivre, quitte à s'appuyer un instant sur quelques épaules plus solides qui voudront bien vous aider à retrouver la sérénité?

    
J’ai rencontré sur mon précédent blog  et un peu moins sur celui-ci, beaucoup de jeunes qui étaient dans une situation voisine du désespoir, mais presque toutes ont remonté la pente avec courage, et savent aujourd’hui profiter des petits bonheurs que la vie nous apporte tous les jours.
    Vous qui désespérez, vous devriez les imiter! Il faut beaucoup de volonté, mais c'est possible.

Mardi 30 août 2011 à 8:43

Tristesse, désespoir

http://lancien.cowblog.fr/images/Fleurs3/1001829.jpg

    Vous ne soupçonnez pas le nombre de mes correspondant(e)s, surtout des ados, qui me disent qu’ils (ou elles) s’ennuient et qui se disent tristes, voire souffrir, sans savoir pourquoi et je dirai, presque sans raison, du moins majeure.
    Le dicton populaire exagère un peu quand il dit que “l’oisiveté est la mère de tous les vices”, mais c’est vrai que s’ennuyer n’est pas bon.


    D’abord puisqu’on ne fait pas grand chose, il ne vous arrive pas grand chose d’heureux. Le bonheur n’est pas un état, c’est quelque chose de dynamique qu’il faut aller chercher, une multitude de petites actions de tous les jours, qui apportent la satisfaction, la joie, la tendresse ...
    Alors comme on n’est pas assez occupé, on n’est pas heureux, et on pense bien sûr à ses petits ennuis, à ses petits soucis. Ceux ci occupent tout votre esprit, qui n’a pas autre chose à se mettre sous la dent. Ils se mettent à tourner en rond dans votre cerveau émotionnel, "relançant à chaque tour” les centres amigdaliens qui génèrent une crainte et une angoisse plus grande.
    Le cerveau intelligent, le cortex frontal, s’endort un peu dans son coin, il ne communique plus assez avec le cerveau émotionnel (le “maître” est absent et les souris dansent ! ).
    Alors les petits soucis de tous les jours, les petites contrariétés, les petits ennuis et échecs, qui ne sont que des taupinières, deviennent des montagnes à force d’être ressassés.
    Une amie qui est de mauvaise humeur, un garçon que vous trouvez mignon et qui ne vous remarque pas, une remarque un peu vive des parents ou d’un professeur, un devoir qui vous casse les pieds ou que vous ne savez pas faire, autant de sujets banals que vous transformez en catastrophe inéluctable et en la fatalité qui s’abat sur vous.
    Vous n’avez plus envie de rien faire, vos amis ne vous intéressent plus, vous vous sentez seul(e) et abandonné(e).
    L’angoisse et la tristesse s’installent.
    
    Chez les adolescents le phénomène est plus important,
car, du fait de la diminution très importante des neurones des centres “d’apprentissage et du plaisir”, et aussi de l’instruction qu’il reçoit, de l’environnement des copains et de l’écoute des médias, l’ado “renie” ses plaisirs d’enfant. Il ne s’intéresse plus à ses jeux et jouets (même les jeux électroniques qu’il aimait bien), aux lectures et occupations qu’il avait jusque là.
    Mais comme il n’a pas encore trouvé des occupations de “grand”, il ne sait plus quoi faire et il s’ennuie.
    Vos “centres d’apprentissage et du plaisir”, - (je les appellerai “l’éducateur”, comme j’ai appelé tout à l’heure le cortex “le maître”) - qui ont perdu 30% de leurs neurones dopaminergiques au sortir de l’enfance, ne peuvent plus remplir les mêmes fonctions et ils ne sont pas encore habitués à travailler “à effectifs réduits”. Coupés eux aussi en partie du cortex, ils ont du mal à repérer ce qui est bon et mauvais pour vous et ils peuvent vous faire faire des apprentissages déplorables.
    C’est ainsi qu’ils prennent l’habitude de vous voir triste et vous font croire que c’est bénéfique pour vous de cultiver cette tristesse, d’écrire des poèmes certes beaux mais qui glorifient la souffrance (ou le sang), d’échanger avec des copines des mails plaintifs, voire morbides.
    Cela trompe votre ennui et votre “éducateur” fait fausse route et vous conditionne à la tristesse et à la souffrance.
     Et vous vous mettez à aimer cette situation, à aimer votre mal.

    Comme parallèlement vous avez besoin de développer votre autonomie, votre personnalité, vous trouvez des dérivatifs dans des situations, des habitudes où vous vous trouvez à l’aise, mais qui, en vous différenciant trop des autres, vous en éloignent et vous éloignent de la réalité.
    Souvent de plus, ces dérivatifs apportent beaucoup d’argent à ceux qui vendent des objets divers (CD, DVD, fringues, accessoires, bijoux...) et cela accroit votre conditionnement.
    Beaucoup de mes correspondantes se disent plus ou moins attirées par le gothisme (à divers titres, car il y a une mutitude de gothismes ou de façon de le prendre - je ne voudrais surtout vexer personne). C’est effectivement à la mode et cela rapporte beaucoup à certains marchands !
    Votre “éducateur” vous a fait croire que c’était pour vous un bienfait, et cela trompe vottre ennui. Vous vous sentez à l’aise dans ce monde original et donc vous avez l’impression d’y être libre, d’avoir une autonomie pour votre personnalité.
     Pour certaines, qui ne cultivent que très raisonnablement ce genre et le quitteront ensuite, je pense que c’est vrai et ce n’est pas grave, voire bénéfique.
    Pour d’autres qui s’attachent surtout à l’originalité des vêtements, des chansons, des lectures, cela n’a pas de conséquences graves, mais être trop original éloigne peu à peu de la majorité des gens qui ne comprennent pas bien, qui ont peur ou qui en rient, et le risque est, peu à peu, de se marginaliser et de se replier sur soi même.
    Il ne faut pas être moutonnier et il faut certainement avoir une originalité en harmonie avec sa personnalité. Mais il ne faut pas que cette originalité soit trop dérangeante pour les autres, afin d'éviter de se retrouver isolé(e) de son entourage
    Mais, pour celles pour lesquelles cela devient une habitude, une espèce de religion de la tristesse, là il y a danger, car votre “éducateur”  vous entraîne dans cet univers de tristesse, comme il pourrait vous entraîner vers la drogue : c’est un veritable conditionnement.
    Vous pouvez alors vous trouver enfermée dans un environnement de tristesse, dans un monde irréel, qui au départ vous plaît et vous apporte des satisfactions, mais où vous vous apercevez un jour, que c’est une "prison dont vous avez perdu la clé" !!        
    Je ne voudrais pas que mes correspondantes gothiques se sentent visées: ceci n’est qu’un exemple, mais fréquent et c’est à cause de sa fréquence que je l’ai choisi.
    J'aurais pu en trouver d'autres, mais je les ai moins rencontrés (et il y en avait aussi lorsque j'étais jeune, mais, à cette époque, il n'y avait ni médiatisation, ni société de consommation, et les incitations étaient moins fortes.)

     Y a t’il des remèdes à tout cela.?
     A votre niveau c’est de vous trouver des occupations : d’abord votre travail de classe. Des occupations tels le sport, le théâtre, la danse, (j’ai même une correspondante qui s’est lancée dans l’école du cirque : j’admire son courage!) Puis des créations, des réalisations, seul (e) ou de préférence en groupe : un blog, écrire des poèmes ou des nouvelles, mais pas uniquement tristes, et avec humour, faire de la doc sur internet, créer un site avec des copains, bricoler, apprendre la musique ou la cuisine etc...
     .

     Et il y a beaucoup à faire au niveau des parents.
    J’ai eu la chance d’avoir des parents (et notamment un grand-père), qui ont compris (et il n’y avait pourtant pas de psys ni de médias, à l’époque), que mes occupations d’enfant ne m’intéressaient plus et qui m’ont orienté vers d’autres activités, m’ont donné le goût des études et de la création, et ont développé mon imagination, de telle sorte que au bout de peu de temps, ils n’ont plus été obligés de me suggérer des actions, j’étais capable de les trouver moi-même tout seul.

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