Vendredi 13 juillet 2007 à 12:07

Tristesse, désespoir

    Mes correspondantes me disent souvent “ je n'arrive pas à chasser mes idées tristes, à ne pas penser à mes problèmes, j'angoisse et je stresse, j'ai souvent des crises de larmes; je ne sais pas comment en sortir.”
    Voyons comment réagit notre cerveau dans de telles circonstances.

    Le schéma ci après est une image très simplifiée du cerveau émotionnel.



    Les perceptions provenant de nos sens sont interprétées par des centres spécialisés du cerveau (vue, ouie, toucher, odorat, goût) et dont le thalamus, fait d'abord une synthèse, et avant d'envoyer les informations au cortex, il les transmet aux centres amygdaliens.
    Ces centres gèrent des sentiments tels que la crainte, la peur, la colère, le stress (et engendrent des réactions de défense et de survie).
    Ils communiquent ces renseignements aux gyrus cingulaire et insulaire, (voir les flèches rouges) qui contrôlent notamment nos émotions, nos réactions de communication en société, nos sentiments sur les autres personnes.
    En quelques dixièmes de seconde nait ainsi une réaction de perception émotionnelle immédiate que nous avons déjà décrite dans un article précédent.
    Puis les informations sont ensuite transmises au cortex (flèches bleues), qui réfléchit, dirige les prises d'information et les décisions d'actions.
    Cette transmission se fait à travers des centres intermédiaires de stockage provisoire du cortex préfrontal, espèces de mémoires tampons analogues à celles d'un ordinateur stockant les informations provenant du disque dur.  Cela nous explique que nous ne pouvons traiter en même temps qu'un nombre d'informations limité : cinq à sept seulement.

    Quand des problèmes sentimentaux ou tristes nous obsèdent, que nous sommes sous le coup d'une émotion stressante, cette transmission vers le cortex ne se fait pas. Les informations et nos pensées émotionnelles se mettent à “tourner en rond” dans notre cerveau selon les flèches rouges, passant et repassant par les centres amygdaliens, qui rajoutent à notre angoisse et notre stress.
    Ce circuit (flèches rouges), un peu caricatural certes par rapport à un réalité plus complexe, s'appelle le “circuit de Papez”, du non du neurologue qui l'a étudié.
    Le cortex ne vient donc plus réléchir et mettre de l'ordre dans nos pensées et nous ne sortons pas de notre tristesse et de nos préoccupations qui nous obsèdent sans cesse. Des crises de larmes viennent évacuer le trop plein de stress comme nous l'avons dit dans l'article précédent .

    Alors que faire pour lutter contre cet état et retrouver l'équilibre.?
 Il faut arriver à faire intervenir à nouveau notre cortex. Ce sera le sujet du prochain article.



Mercredi 11 juillet 2007 à 15:29

Tristesse, désespoir

    Rien n'est aussi étrange qu'un être humain qui pleure et pourtant cela arrive souvent et à tous.
    Mais c'est une caractéristique humaine : les animaux gémissent ou crient, mais aucun ne verse des larmes d'émotion. Les glandes lacrymales, quand elles existent comme chez les primates, ont un simple rôle de lubrification de l'oeil.
    Chez l'être humain, une connexion neuronale existe entre les glandes lacrymales et les zônes du cerveau émotionnel. qui détectent, ressentent et expriment des émotions.

    Comme chez les animaux, les larmes humidifient l'oeil à chaque battement de paupière.
    Autre fonction physiologique, humecter l'oeil agressé par un coup ou un produit chimique irritant (quand vous pelez des oignons par exemple).
    Les larmes émotionnelles sont très particulières : elles contiennent beaucoup plus de protéines, de potassium et de manganèse que les précédentes larmes à vocation physiologique.
    Elles sont aussi très chargées en hormones et notamment en prolactine qui contrôle les neuromédiateurs des récepteurs nerveux des glandes lacrymales et en ACTH (adénocorticotropine), qui est produite lorsque nous sommes stressés et anxieux.
    Les femmes, qui ont après la puberté, une concentration naturelle plus élevée en prolactine que les hommes, pleurent plus souvent qu'eux. Ce n'est pas parce que les hommes sont plus forts et moins sensibles : un mythe qui s'écroule ! !

    Le système nerveux autonome contrôle des opérations inconscientes, telles la respiration et la fréquence cardiaque, ainsi que le fonctionnement d'organes, tels les reins ou le cerveau. Il est lui même constitué de deux sous-systèmes, nommés sympathique et parasympathique. Le rôle de ces sous-systèmes dans les pleurs est controversé, mais intéressant.
    Le système nerveux sympathique prépare à la fuite ou au combat - physiquement, mentalement et émotionnellement .
Quand nous avons peur, il envoie des messages pour préparer notre corps à résister et à se battre - ou à fuir.
    Le système nerveux parasympathique ramène ensuite les fonctions activées dans leur état normal.
    Certains neurologues pensent que les pleurs sont dues à une contrariété (donc commandées par le système sympathique), et d'autres au contraire que l'organisme recherche ainsi un soulagement ( et donc commandées par le système para-sympathique).
Aucune étude à ce jour n'a pu les départager.
    On pourrait penser que nous cherchons à surmonter notre contrariété pour éviter un stress trop important.

    Les larmes pourraient avoir, pour notre espèce un rôle de communication destiné à augmenter l'entr'aide et la coopération nécessaires entre personnes.
     Elles se remarquent et sont le résultat d'une souffrance.
Mais comme elles n'apparaissent que chez une personne qui ressent de profondes émotions, elles ne sont pas faciles à simuler. Elles envoient donc un message clair : les sentiments sous-jacents sont réels et, par conséquent, doivent être pris au sérieux.
    Les larmes révèlent notre état le plus vulnérable, indiquent que toutes nos défenses se sont effondrées.
    Les liens émotionnels intenses qui se forment en partie grâce aux pleurs auraient permis aux communautés humaines de s'allier plus efficacement que cela n'aurait été le cas autrement.

    Des relations sociales complexes demandent des moyens complexes de communication. Dans notre espèce, le langage est l'un de ces moyens.
    Les larmes, avec les messages forts et visibles qu'elles apportent, en sont un autre. en associant les émotions primaires avec un cerveau humain capable de réfléchir sur ses sentiments.
    Elles aident à surmonter des émotions qui restent hors de portée des mots, qu'il s'agisse d'une profonde tristesse, d'une frustration, de joie, de fierté ou de douleur. Les larmes nous renseignent là où la syntaxe et les mots sont inefficaces.
    Sans les larmes nous ne serions pas humains.

Dimanche 8 juillet 2007 à 18:57

Tristesse, désespoir

         Les vacances commencent et avec elles quelques désillusions.
        Quelques unes de mes correspondantes m'écrivent, éplorées, que leur petit ami les a quittées avant de partir en vacances
        Les motifs sont divers : changement de lieu de travail après le bac, envie de voir du pays pendant les vacances, ou tout simplement lassitude, l'année scolaire étant terminée. (et quelquefois pas de motif du tout : vive le petit ami courageux !!)
       Elles sont souvent en grande peine, ont des crises de larmes et me demandent pourquoi et comment retrouver le sourire, car elles n'arrivent pas à se débarasser de leur peine.
       D'autres correspondantes sont angoissées pour d'autres raisons, souvent plus graves et ont des manifestations analogues et me posent la même question.
   
       Avant d'essayer de leur répondre je vais essayer de regarder avec vous comment le cerveau réagit aux idées tristes et pourquoi nous pleurons dans ces situations.
      Je vais donc traiter plusieurs sujets dans les prochains articles.

        - pourquoi des larmes?
        - comment agissent les idées tristes dans notre cerveau ?
        - que peut on faire contre l'angoisse et le stress ?
        - comment essayer de dormir quand on est seul le soir : les cauchemars.
        - qu'est ce que la dépression ?

      Après j'essaierai de répondre à une de mes correspondante qui me demande pourquoi il y a ainsi plus de ruptures pendant les grandes vacances;

     Comme je vous l'ai dit, exceptionnellement il n'y aura pas d'image, car en Bretagne, je suis en basse vitesse et transmettre une image demande un dizaine de minutes et en général le serveur qui croit que vous ne faites rien vous coupe le plus souvent la connexion (sympa !!!)


Samedi 12 mai 2007 à 19:51

Tristesse, désespoir

   
     Comme je l'ai dit dans mon article précédent,  notre cortex frontal résout  les problèmes ordinaires par référence à notre expérience, aux situations que nous avons déjà connues et aux solutions déjà pratiquées,   

     Il est donc nécessaire d'entraîner notre cortex préfrontal pour qu'il puisse suppléer au mode “normal, courant”  en essayant de trouver des stratégies nouvelles.
     Ces facultés mentales qui activent particulièrement le cortex préfrontal sont : la rationalité, la curiosité, la souplesse d'esprit (comprendre les anomalies), la nuance (ne pas généraliser et faire des classifications hâtives), la relativité (comprendre qu'il existe différents points de vue), la planification de l'action et l'opinion personnelle (ne pas agir par conformisme  - en soi ou de l'environnement - ni par opposition à autrui).

    Face à une situation nouvelle, qui peut devenir stressante, le cortex préfrontal et les autres zones du cortex (voire du cerveau émotionnel) sont en compétition pour savoir si la personne adoptera un mode “normal courant” (du cortex frontal) ou un mode “adaptatif” (du cortex préfrontal).
     Lorsque celui ci est insuffisamment entraîné, les autres zones prennent le dessus et l'aire préfrontale perçoit l'anomalie, previent les centres amygdaliens et engendre le stress; si au contraire il est suffisament réactif, il peut dominer les autres zones et élaborer rapidement des conduites adaptées et éviter ainsi le stress.

     Notre société actuelle érige tellement de “normes” restrictives, notamment dictées par les médias qu'il n'est pas étonnant que nous ne sachions plus utiliser notre cortex préfrontal et notre capacité d'innovation : phénomènes de mode, risque zéro, non droit à l'erreur à l'école ou dans le métier, jeux vidéos répétitifs et primaires, musique en boucle et très standardisée, méthodes de management en entreprises basées sur des normes à respecter, refus des évolutions, des remises en question, conservatisme, culte de l'acquis et refus du changement, tergiversation pour trouver des “produits de remplacement”, refus par exemple de changer nos habitudes alors que nous déplorons chaque jour la dégradation de l'environnement dans notre panète.

     Il faut donc s'entraîner à faire fonctionner son cortex préfrontal et je vais vous donner quelques pistes élémentaires : (cela peut fonctionner sur des situations actuelles, mais aussi à propos de remords et de regrets passés, dont il faudrait tirer les leçons, puis tourner la page).

     - rationalité : analyser logiquement les situations qui nous stressent, essayer de dégager les cause, les solutions, les actions à faire et les moyens nécessaires pour cela ainsi que la façon de les obtenir (ou de les remplacer).
     Essayer aussi de lister les situations stressantes, de les classer, de comprendre la chronologie des événements : y a t'il des circonstances, des états physiologiques ou psychologiques particuliers et souvent les mêmes qui précèdent ces situations stressantes.

     - développement de l'opinion personnelle : examiner les situations qui nous stressent; pour lesquelles nous avons une décision à prender. Voir si no!s avons réellement essayé de rechercher des éléments de décison et lesquels. Avons nous cherché vraiment à nous faire une opinion ou avons nous simplement fait référence aux usages, aux normes, à la mode, ou à l'inverse agi par opposition à ceux ci et à des personnes qui nous déplaisent. Se forger une opinion personnelle et valable, c'est le rôle du cortex préfrontal.

     - relativité des points de vue : comprendre que tous les problèmes sont relatifs. Sur un problème qui nous stresse, se demander “pourquoi”.
 Dès qu'on a trouvé un fragment de réponse, se demander à nouveau pourquoi, et ainsi de suite. Les débuts de réponse doivent être suivis de nouvelels questions pour ne pas rester “figé sur une conception acquise.

    - nuance : compendre que les opinions peuvent différer. Disuter avec les autres de ses peoblèmes, écouter laur analyse (souvent différente de la nôtre car eux sont spectateurs mons concernés alors que nous sommes acteurs et donc pas totalement objectifs). Lister les points qui diffèrent de nos opinions et se demander pourquoi. Est ce une différence de prise en compte des paramètres, une différence de conception, de valeurs, une différence de raisonnement, ou tout autre raison. Se demander ce qui peut être utile dans ces opinions divergentes.

     - souplesse d'esprit : faites une liste des dix choses qui comptent le plus dans votre vie; également des dix situations qui vous font leplus peur, que vous craignez le plus. Voyez les points communs et demandez vous pourquoi. Voyez aussi les exceptions qui ne figurent pas dans les deux listes, alors qu'il serait normal que ce soit ainsi.

     - curiosité et imagination : c'est l'un des rôles clés du système préfrontal.
     Il faut essayer de profiter de toute occasion pour essayer d'imaginer, de créer des choses nouvelles, de brasser des idées en dehors des normes et de se demander ensuite ce qu'elles valent. (ce peut être aussi bien scientifique que littéraire). Malheureusement notre système éducatif actuel abolit en partie l'imagination (par exemple il favorise la théorie des ensembles et les calculs formels au détriment de la géométrie, ou il cantonne les élèves longtemps sur une oeuvre unique d'un auteur au lieu de'étudier une multitude de morceaux choisis d'auteurs différents, ce qui développerait leur curiosité et leur souplesse d'esprit).

     Cela dit notre cerveau a ses préférences et certaines d'entre elles nous prédisposent plus ou moins à utiliser notre cortex préfrontal.

    Je pense que d'ici quelques jours je consacrerai quelques articles à nos "préférences cérébrales " et aux applications de cette connaissance à notre vie de tous les jours.
    Mais avant cela puisque j'ai parlé des angoisses, je voudrais parler du "bonheur dans mes prochains articles.


Vendredi 11 mai 2007 à 19:30

Tristesse, désespoir

     Beaucoup de correspondantes me parlent de leur tristesse, de leur stress et de leurs angoisses et ne savent pas à quoi elles sont dues, car elles n'ont pas de gros ennuis qui pourraient les expliquer.
     Sur ce sujet de l'angoisse et du stress, je voudrais vous donner aujourd'hui une explication intéressante due aux recherches de neurologues , (en particulier faites par le docteur Jacques Fradin, directeur de l'Institut de médecine environnementale à Paris, et un de ses chercheurs, madame Camille Lefrançois),   

     De nombreux chercheurs travaillent sur les problèmes de dépression.et ont constaté que plusieurs régions du cerveau des personnes déprimées sont moins actives que chez une personne en pleine forme. Cela est probablement à l'origine de la léthargie et du sentiment d'abattement que ressentent les personnes déprimées. Mais d'autres régions du cerveau peuvent aussi être hyperactives
 La dépression s'installe quand l'interaction - ou l'équilibre – se trouve ainsiperturbée entre ces diverses régions cérébrales.
    
    La dépression correspond donc à une baisse globale de l'activité corticale, et plus particulièrement du “cortex préfrontal”, couplée à une augmentation de l'activité de leur”cerveau émotionnel” (voir l'image).

     
On pense que le cortex préfrontal agirait un peu comme un frein qui contrôlerait nos réponses émotionnelles. La baisse d'efficacité de ce frein pourrait donc laisser libre cours aux émotions négatives en provenance des structures limbiques (le cerveau émotionnel), généralement hyperactives durant la dépression.

     Le cortex préfrontal (en bleu) et le cerveau émotionnels  (en rouge) sont schématisés ci contre.
     Pour rendre la figure plus claire, le milieu du cerveau dont l'avant correspond au cortex frontal (sous notre front, qui pense, réfléchit, organise..), a été enlevée.
     Le cortex préfrontal (qui est la partie la plus récente du cerveau au plan de l'évolution da l'animal à l'homme), correspond à la partie latérale en bleu, de chaque coté du cortex frontal donc de part et d'autre de notre front.

     Des recherches plus détaillées  ont mis en lumière une explication très pragmatique de l'anxiété et du stress dans notre vie courante.

     L'être humain a deux façons d'aborder les problèmes :
         - soit il utilise des schémas et des solutions apprises, (parce qu'il a rencontré des problèmes analogues), qu'il adapte face à une solution qui lui paraît simple et connue;
         - soit il imagine des stratégies inédites lorsque la situation se révèle nouvelle et complexe.   
     Les situations de changement de stratégies font intervenir le cortex préfrontal.  Les centres de ce cortex permettent également de prévoir les conséquences de nos actes et ne sont pas entièrement matures à l'adolescence.
     Dans un premier temps, face à un problème,  on essaie de reconnaître si on peut le résoudre avec les éléments acquis, avec des solutions déjà pratiquées, ce qui permettrait de le maintenir dans la zone des problèmes “courants”,
     Mais si les données du problème dépassent ce stade, (on dira qu'il s'agit d'un problème nouveau), le cortex préfrontal détecte cette attitude “conservatrice” et normalement il devrait alors entrer en action pour lancer des rélexions nouvelles.
     Mais cela prend du temps (plusieurs secondes) et par contre l'information remonte rapidement aux centres amygdaliens. En effet ces centres amygdaliens (qui font partie du cerveau émotionnel), ont entre autre la fonction de nous protéger contre des agressions et sont à l'origine des réaction de fuite, de peur, de colère, de résistance. Pour notre survie, il est important qu'ils soient prévénus immédiatement de tout événement et ils sont donc informés directement à toutes nos perceptions).
     Si nous persistons dans l'idée de résoudre notre problème de façon classique, ces centres interviennent dans un mécanisme de “peur” , transmettent l'information à l'hypothalamus (un gros centre au milieu de notre cerveau qui régit de façon autonome le fonctionnement de notre corps), qui agit sur notre système sympathique entraînant des phénomènes d'angoisse (accelération du coeur, hypertension, difficultés respiratoires, contractions abdominales...) et sur l'hypophyse (une glande qui se trouve incluse au milieu du cerveau et commande toutes les autres glandes grâce à l'envoi de “pré-hormones”.) et l'hypophise va faire produire l'hormone du stress : le cortisol.

     Que se passe t'il quand on fonctionne trop souvent et trop longtemps en mode “normal, courant”. Le cortex préfrontal perd l'habitude d'adapter nos stratégies à la nouveauté.
     Chez le jeune en outre, le cortex préfrontal n'a pas encore “fait son apprentissage” et  il n'a pas l'habitude d'agir efficacement et notamment de prévoir les conséquences futures d'une action.
     Donc chez les jeunes, le cortex préfrontal ne sait pas bien faire face aux situations nouvelles. Or l'adolescence est une période de transformation dans laquelle les situations nouvelles sont légion.
     D'où l'angoisse et le stress, qui sont fréquents chez les ados.

     Face au stress, les réactions sont de trois sortes : fuir, combattre ou s'immobiliser pétrifié par la peur et la stupeur.
     Ces réactions sont également vraies sur le plan psychologique :
     - on peut s'échapper dans le rêve, dans un monde irréel où l'on n'a pas de probl!ème à résoudre, dans l'anxiété, dans la torpeur et la difficulté de se concentrer....On peut aussi fuir dans le passé, mais souvent dans les échecs que nous avons subi.
     - on peut faire face, mais en général avec une augmentation de la susceptibilité et de l'agressivité défensive.
     - on peut enfin être inhibé avec une impression d'abattement et d'apathie, d'une envie de ne rien faire et de pleurer.

     A travers ces trois comportements, fuite, combat et immobilisme, l'augmentation du stress dans notre monde moderne, notamment chez les jeunes, explique en partie les réactions courantes : anxiété, aggressivité et violences, dépression.
     Tout se passe comme si nous n'acceptions pas la réalité telle qu'elle se présente en essayant de résoudre les problèmes nouveaux avec des méthodes percues comme faciles, mais inefficaces, sans entrevoir ni rechercher une nouvelle stratégie d'adaptation.

     Il est donc nécessaire d'entraîner notre cortex préfrontal pour qu'il puisse suppléer au mode “normal, courant” de notre cortex frontal en essayant de trouver des stratégies nouvelles. Ce sera le sujet de mon prochain article.



Lundi 2 avril 2007 à 17:09

Tristesse, désespoir




        N
e pas se complaire dans sa tristesse. Cela demande beaucoup d'efforts j'en suis conscient..Alors voilà quelques recettes supplémentaires.


        D'abord supprimez l'environnement noir. Ne mettez pas de photos de sang et de mort dans votre blog ou dans votre chambre, trouvez de belles photos, des photos joyeuses, des photos de beaux paysages, d'animaux, d'enfants, de fête.
Même quand je vous dis des choses graves, je mets des fleurs sur mon blog où tout est de couleurs claires.

        Variez vos plaisir, écoutez toutes sortes de musiques, discutez avec vos amies de choses gaies, chahutez même un peu, (mais c'est comme le bon vin “modérément”). ..........

        Essayez de vous occuper d'autrui, prenez des responsabilités, militez, soyez déléguée de votre classe.

        Le travail au collège ou au lycée, ça occupe et si on le fait sérieusement, on ne pense pas à sa tristesse pendant ce temps, et cela servira plus tard d'avoir des diplômes.

        Et il y a le sport et l'art : le sport cela permet de se dépenser physiquement et cela chasse le stress. La compétition cela oblige à se surpasser. Pas le temps de penser à la tristesse. De plus c'est une”école” de camaraderie et d'amitié.

        L'art, c'est très difficile, mais cela sort du cœur, des sentiments : la musique, la poésie, le dessin, la peinture, la décoration, la danse, le théâtre ... sont autant de dérivatifs, mais où il faut beaucoup de travail pour atteindre l'excellence. De grâce, ne retombez pas dans votre tristesse en ne faisant que des dessins ou des poésies morbides, qui vont l'entretenir . Ne dansez pas que "la mort du cygne" !! (ne me dites pas que vous ne pouvez écrire que des choses tristes, voyez le poème que j'ai publié sur l'amour et qqui a été écrit par une jeune de 14 ans, qui a aussi ses soucis, mais qui les surmonte).).

        Beaucoup d'entre vous passent beaucoup de temps sur internet. Attention là encore. J'ai été faire un tour sur MSN (eh oui, une de mes muses m'a appris! même un vieux singe peut y naviguer). J'ai été surpris par la tristesse de vos pseudonymes et des phrases que vous choisissez tous les jours et je crains que les conversations mutuelles de celles qui se sentent mal soient encore et toujours leur tristesse et celle des autres.

        Enfin, ne regardez pas tout le temps, tous les malheurs de la terre. Je sais bien que les médias ont tendance à ne traiter que les faits divers, les guerres et les catastrophes, parce que cela impressionne, que c'est “sensationnel”. Certes il faut s'apitoyer sur la misère du monde, essayer de la dénoncer, faire ce que l'on peut, comme cela a été le cas pour les victimes du raz de marée. Mais s'y complaire quant on ne peut agir ne sert à rien qu'à vous démoraliser. Demandez vous plutôt où y a t'il des gens heureux, quels sont mes petits bonheurs et ceux de mes proches, de mes amis

        Il y a surtout l'amitié et l'amour, mais cela on en reparlera. ......

        Et surtout ne fumez pas de cannabis, ne prenez pas d'alcool pour oublier. Cela semble efficace sur le moment, à terme c'est catastrophique. Cela aussi il faudra en reparler.

Lundi 2 avril 2007 à 16:56

Tristesse, désespoir

 
       Mes articles précédents sur la tristesse, celle de vos blogs, la vôtre et les moyens pour s'en sortir, m'ont valu beaucoup de mails, avec deux sortes de réflexions :

    - sur quoi te bases tu pour nous dire tout cela; explique nous davantage.!
    - tu essaies de nous dire comment sortir de notre tristesse, (du moins si celle ci n'a pas atteint la dépression, car il faut dans ce cas consulter un médecin). Mais c'est plus facile à dire qu'à faire. As tu d'autres recettes.?
    Je vais essayer de répondre à ces demandes :

     Cherchons des explications d'abord.

      Votre chambre vient d'être repeinte et il y règne une forte odeur de peinture. Votre petit ami vous a offert un bouquet de roses qui sent adorablement bon. Allez vous le mettre dans un vase dans votre chambre? Certainement pas, vous ne pourrez jamais profiter de son parfum !!! L'odeur de la peinture trop lancinate et forte, masque celle des fleurs qui vous ferait plaisir.

     De la même façon, pour que vous puissiez vous remettre de votre peine, il ne faut pas que vous soyez dans un environnement en permanence triste.

     Notre cerveau comporte trois couches successives : (j'en ai déjà parlé dans ce blog) :
     - la couche supérieure, le cortex , interprète toutes nos sensations, règle notre motricité et surtout est le siège de la logique et de la pensée et permet la communication par le langage
     - le centre du cerveau règle tous les mécanismes fondamentaux de notre vie.
     -la couche médiane gère nos sentiments et une zone particulière, appelée “centres amygdaliens” est à l'origine de nos peurs, de nos colères, de notre violence, de la résistance ou de la fuite devant le danger. Ce centre reçoit en priorité tous les signaux venus de nos cinq sens et engendre aussitôt une réaction émotionnelle. Devant un événement angoissant, il peut nous faire voir la vie “en noir”.

     Habituellement, notre cerveau se “remonte le moral” tout seul ! La vue d'une scène pénible entraîne des “mini dépressions”, mélancolies passagères que l'on parvient généralement à chasser en “pensant à autre chose”. Pour que ce mécanisme de consolation fonctionne, les “pensées positives” actionnent un centre du cortex qui par l'intermédiaire d'un produit chimique neuromédiateur (la sérotonine), va “calmer” le centre amygdalien et transformer la “vie en noir” en “vie en rose”

     Mais quand vous vous mettez en permanence dans une ambiance triste, ce centre du cortex est débordé. Il n'arrive plus à envoyer suffisamment de sérotonine aux amygdales (rien à voir avec celles du même nom que vous avez au fond de la gorge!), et celles-ci ne vous abreuvent plus qu'avec des idées noires, et au moindre tracas qui amplifie le phénomène, vous allez vers la souffrance, la peur, le désespoir et si tout s'enraye, c'est la dépression.

  J'ai beaucoup simplifié, mais j'ai voulu vous expliquer le mécanisme de la génération de votre angoisse.

 Sur l'article de demain j'essayerai de vous donner quelques autres pistes pour lutter contre ce mécanisme et essayer de "s'en sortir".

Vendredi 23 mars 2007 à 19:04

Tristesse, désespoir



     Faire le ménage dans son environnement est, à mon avis la première chose à faire pour se sortir d'un état de tristesse permanente.
 Mais cela ne suffit évidemment pas.
     Que donner comme conseils à quelqu'un qui cherche à retrouver sa joie et sa quiétude d'avant?

     Je crois d'abord qu'il faut distinguer trois cas :

     - celui des personnes qui une raison grave d'être affectées : maladie, mort d'un être que l'on aimait beaucoup, agression ou mauvais traitement, mésentente des parents...
     Dans ces cas on ne peut pas donner de conseil général; chaque cas est un cas particulier et la tristesse ne diminuera que dans la mesure où l'on arrive à diminuer le traumatisme correspondant, et il est difficile de remonter la pente seul (e).
     Il faut avoir le courage de s'en sortir, mais aussi celui d'appeler à l'aide et de préférence un adulte, car vos camarades n'ont en général pas assez d'expérience pour vous aider efficacement et sans risque pour eux-mêmes.

     - celui des chagrins d'amour. Je pense que c'est peut être le cas où, avec beaucoup de volonté, on peut s'en sortir seul(e), en laissant le temps et l'oubli intervenir.
     Quand la séparation intervient progressivement, en général, elle n'est pas trop pénible et les deux personnes restent amis, mais il faut ensuite du temps pour que l'amour s'éteigne et se tranforme en amitié et tendresse.
 Le plus difficile est de tourner la page et d'oublier, de ne plus aimer

     En général, il n'y a vraiment un traumatisme que lorsque la séparation s'est faite brutalement, que l'un des deux aimait beaucoup moins que l'autre, et l'a abandonné(e) - laché(e), plaqué(e) ou laissé(e) tomber dans votre langage! -.
     Essayez alors, plutôt que d'être triste, d'être déçu(e), puis même en colère contre l'autre, et surtout de ne pas vous reprocher la séparation, ne pas vous croire coupable, ne pas vous dire “si j'avais fait autrement cela aurait continué”. C'est très rarement vrai. On vous a quitté(e) parce qu'on ne vous aimait pas assez; peut être aussi parce que votre ami(e) était trop égoïste ou trop immature.
     Et il faut essayer d'oublier le plus vite possible; ne pas continuer à aimer. Vous dire qu'après tout, il ou elle, n'était pas si bien que cela, puisqu'il vous a quitté (e) et qu'il vaut mieux que ce soit maintenant que plus tard, quand vous l'auriez aimé(e) encore plus!. Et que “un(e) de perdu(e), dix de retrouvé(e)s.
     Ne pensez plus à lui ou à elle, trouvez vous plein d'occupations, travaillez (vous êtes au collège ou au lycée ou à la fac), faites du sport, ayez des activités artistiques, amusez vous, occupez vous des autres. Cela vous évitera de penser à votre chagrin, d'avoir des regrets
     Ayez des amis, qui puissent vous apporter leur affection, vous faire penser à autre chose, se divertir avec vous.
 Plusieurs amis sont souvent aussi agréables qu'un(e) petit(e) ami(e), c'est plus facile à les voir, puisqu'il y a en a plusieurs, les “prises de bec” sont moins graves, et ils sont beaucoup plus fidèles en général!
     Et si vous vous sentez bien dans votre famille, avec vos frères ou soeurs notamment, c'est aussi un environnement salutaire.
     Par contre vous allez avoir tendance à vouloir retrouver très vite un nouvel amour, car le cerveau a horreur dun équilibre détruit et il veut le rétablir.
     Faites attention c'est le piège, car vous risquez de céder à une simple attirance, de croire que c'est le grand amour et d'être à nouveau déçu(e) et triste quelques mois après.

     - celui des personnes dont la tristesse est démesurée par rapport aux causes réelles à l'origine, qui restent d'ailleurs floues, même pour l'intéressé(e).
 Ce devrait être le cas le plus facile à traiter et pourtant il n'en est rien.
 Je vais essayer d”en parler dans l'article suivant.



Vendredi 23 mars 2007 à 18:56

Tristesse, désespoir



          Lorsqu'on lit certains blogs très tristes, ou que l'on discute avec son auteur, on constate souvent que ses souffrances sont réelles, mais n'ont pas des causes bien définies.

         La personne est souvent choyée, a presque tout ce qu'elle désire (évidemment en fonction de la situation des parents et à condition de savoir se limiter, car si chaque fois qu'on vous donne quelque chose, vous désirez immédiatement trois fois plus, la situation n'est pas viable).
         Bien entendu cette personne a quelques ennuis, quelques difficultés familiales ou scolaires, quelques disputes avec des amis, mais pas plus que d'autres, qui ne sont pas tristes pour autant.
         On constate souvent l'effet d'entraînement de l'environnement lugubre et des camarades qui ont les mêmes idées de désespoir, de sang et de mort.
         Je suis frappé par exemple, par le fait que lorsque j'étais jeune (et c'était pourtant la guerre et la vie n'était pas rose), la scarification était inconnue, parce personne ne nous en avait donné l'idée, que ce n'était pas la mode, et qu'il y avait déjà bien trop de sang versé dans les combats.

         Donc, mettre de l'ordre dans son entourage et dans ses amitiés pour éliminer l'environnement triste, (voir le précédent article), demande certes un effort important de volonté, mais a déjà une certaine efficacité. Mais bien sûr cela ne suffit pas.

         Il faut d'abord remplacer cet environnement par un autre plus gai et qui surtout vous apporte de la tendresse à la place de l'inquiétude et du désespoir.
         Dans votre cas plus que tout autre, vous avez besoin d'être aimé(e), consolé(e), encouragé(e). Chaque fois que cela est possible, le mileu familial, les parents, les grands-parents, les frères et soeurs, la famille plus éloignée, sont l'environnement qui devrait vous apporter la sécurité et l'amour qui vous manque.
         Ayez aussi des amis, qui puissent vous apporter leur affection, vous faire penser à autre chose, discuter et se divertir avec vous. Mais ils doivent être gais, et ne pas véhiculer les mêmes idées moroses, voire lugubres qui sont, ou ont été les vôtres.
         Trouvez vous plein d'occupations, travaillez (vous êtes au collège ou au lycée ou à la fac), faites du sport, ayez des activités artistiques, amusez vous, occupez vous des autres (par exemple essayez d'être le délégué(e) des élèves ou d'avoir un rôle dans une association, dans un groupe).
         Ayez confiance en vous; parmi ces activités vous allez en réussir certaines : vous n'êtes pas moins doué(e) que les autres et vous n'êtes pas inutile.

         Essayez de vous donner des buts, des objectifs pour l'avenir, pour vos activités. Avoir un but à atteindre, regarder l'avenir, ce n'est jamais triste.
         Et puis si vous écoutez les autres voyez que, au fur et à mesure que vous progressez dans le bon sens, ils vous admirent, vous estiment : “celui ou celle-là, il ou elle, a eu la volonté, le courage de s'en sortir, de ne pas rester à se morfondre, d'aller de l'avant, d'agir !”
         Et si vous êtes plus gai(e), les amis vont revenir vers vous plus nombreux et cela fera boule de neige, pour vous en sortir plus vite.

         Il y a aussi souvent un autre écueil : vous vivez dans un monde imaginaire, où vous vous sentez bien, ou vous vous sentez le maître (fallacieusement puisque'il n'y a rien à diriger, rien à gagner et rien à perdre, si ce n'est la vie et cela n'est pas rejouable!).
        C'est vrai, c'est plus difficile d'affronter la réalité, le quotidien.
        Mais il faut absolument revenir à la réalité des choses au quotidien qu'il faut affronter !

         Là, le seul moyen est d'essayer de ne pas faire confiance à vos sentiments, à vos goûts, à vos impulsions; d'essayer de raisonner d'être logique, de discuter chaque chose en spectateur en essayant d'être objectif.
         Vous verrez alors qu'affronter la réalité, cela demande un effort, mais ce n'est pas si terrible que cela, et on est ensuite tellement fier(e), tellement  content(e) d'avoir surmonté les problèmes et vaincu l'adversité.

         S'en sortir, c'est une affaire de courage et de volonté, de travail aussi , de réflexion et de logique, pour vaincre les pulsions, le laisser aller et la facilité.
         Mais bien sûr un coup de main d'une autre personne peut parfois vous aider, en particulier à comprendre vos problèmes et à trouver les solutions pour les résoudre.

Mercredi 21 mars 2007 à 18:19

Tristesse, désespoir

  

         Parlons de vos amis.

         En général on se lie plus facilement avec des personnes qui ont les mêmes goûts que vous, mais aussi avec des personnes que l'on a eu l'occasion de rencontrer : élèves du même lycée, camarades de sports ou d'activités extra-scolaires, ados connus sur MSN ou dans les blogs, enfants d'amis des parents, ...
         Beaucoup des jeunes en difficulté qui m'écrivent, ont pour copains ou amis des ados qui sont tristes comme eux, et qui baignent dans la même atmosphère lugubre. En fait, par vos échanges, vous vous entretenez mutuellement dans le désespoir et vous n'arrivez pas à vous en sortir, de même qu'il est très difficile, dans un couple, d'arrêter de fumer, si on ne le fait pas tous deux en même temps, car si l'un persiste, l'autre est entraîné à continuer.
         Je ne vous dis pas de changer d'amis, mais de leur dire “on change de conversations”. De ne plus échanger avec eux de mails qui montent en épingle toutes vos souffrances, des images de sang et de mort, de ne plus parler de mutilation et de sucide, de ne plus se complaire dans cet univers artificiel et surréaliste de tristesse de mort et de surnaturel.
         A ces amis il faut leur dire “on change ensemble, (comme le couple qui veut arrêter de fumer), sinon on poursuit nos routes séparement”
         Si ces camarades tiennent réellement à vous, ils accepteront l'expérience, sinon il vaut mieux pour vous qu'ils ne soient plus vos amis.
        
        Ne me dites pas que vous voulez rester dans cette atmosphère parce qu'elle vous plait, qu'elle est faite pour vous : c'est faux; ce n'est qu'une impression, un leurre; la preuve, c'est qu'elle vous rend désespérement malade !!

        Ce sera dur pour vous, car on se complait plus facilement dans l'iréel et l'imaginaire plutôt que d'affronter la réalité; il est plus facile de se rendre intéressante auprès de ses copains en racontant ses peines qu'en leur parlant des petites joies de la vie;  il est plus facile d'écrire des poèmes tristes et désespérés que de beaux poèmes gais ou qui montrent l'espoir; c'est plus facile de se faire plaindre que d'être courageux et d'essayer de s'en sortir;
        C'est à la mode de parler de violence, de sang et de mort : on se croit de façon absurde, plus courageux, plus adulte pour avoir tenu de tels discours, alors qu'en fait c'est l'inverse, c'est qu'on n'a pas une maîtrise suffisante de soi et qu'on est un mouton qui est soumis aux médias.


        Si vous réfléchissez, si vous allez au fond de vous même, vous n'avez pas confiance en vous, vous avez l'impression d'être inutile.
         Alors tout cet environnement, c'est d'abord parce que, dans ce monde irréel, loin des problèmes quotidiens, vous vous sentez plus confiant, plus à l'aise, et c'est ensuite parce qu'il est plus facile d'attirer ainsi l'attention des autres, de briller à leurs yeux, de se faire plaindre, que l'on s'occupe de vous.

     Dans mon prochain article, on essaiera de réfléchir à la façon de s'en sortir davantage, de vivre autrement.



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lancien

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