Mercredi 21 mars 2007 à 9:41

Tristesse, désespoir



           Rester dans une atmosphère triste, ne penser qu'à cela, aux catastrophes, au sang, à la mort, cela traumatise peu à peu notre cerveau et nous mène à la dépression.

         Pour remonter la pente, il faut d'abord sortir de cett engrenage. Comment faire?

         Une première chose à faire, un peu pénible, mais pas trop difficile quand même, c'est  faire le ménage autour de soi, rendre moins triste ce qui vous entoure, éliminer tout ce qui respire la tristesse.
         Faites un nouveau blog, avec un fond blanc, des images gaies ou drôles, racontez les anecdotes amusantes de votre vie, des histoires humoristiques, montrez les endroits que vous avez visités, les amis qui vous sont chers...
 Les blogs les plus amusants que j'ai lus étaient faits par des jeunes qui étaient très malheureux, mais essayaient de s'en sortir.

         Refaites la décoration de votre chambre, enlevez les images de sang, les posters de chanteurs tristes, mettez des couleurs et des posters gais, des images de vie. Affichez des photos de votre famille, de vos amis, des instants heureux de votre vie.
   
         Changez de musiques et de lectures. Ne lisez plus de livres terrifiants, mais des livres amusants et gais, qui vous fassent rire; écoutez des musiques cools, dont les paroles ne critiquent pas en permanence l'existence (c'est trop facile), ne prônent pas la violence et la mort, mais qui soient gaies, amusantes, ou sentimentales.

         En matière de musique, on ne peut pas travailler efficacement si on écoute des chansons avec des paroles (on fait attention, même inconsciemment, aux paroles et pas à son travail), et la concentration nécessaire n'est pas là, si la musique qui vous entoure est trop bruyante. Si vous voulez travailler en musique, écoutez des “musiques douces” dont les airs ne vous détournent pas de votre tâche (moi, j'écoute de la musique classique mais il faut aimer cela!).
    
        Changez aussi de look; c'est quelquefois agréable, mettez des vêtements plus gais, coiffez vous et fardez vous autrement, de façon jeune et dynamique, donnez vous une allure joyeuse, essayez de sourire. Vous verrez que vos amis iront plus facilement vers vous.



Lundi 19 mars 2007 à 18:19

Tristesse, désespoir



     Vos souffrances, votre tristesse, proviennent, en général à l'origine, de soucis et d'ennuis que vous avez : problèmes scolaires, difficultés avec vos parents, brouille avec vos amis, chagrins d'amour.

     Le plus souvent c'est supportable et c'est le lot de tout le monde. Il est donc normal que vous en parliez entre vous.

     Si avec vos amis, avec vos correspondants, vous ne parlez que de vos difficultés, que, par jeu au début, vous discutez de sang, de tortures, de mort, ou pour se faire peur d'histoires fantastiques et surnaturelles, mais en général lugubres, peu à peu, cette atmosphère envahit votre esprit.

     Vous ne pouvez plus vous sortir de cette angoisse, de cette tristesse, ce qui était un jeu devient une habitude, vous renforcez mutuellement cette tendance dans vos conversations et vous finissez par vous complaire dans un milieu irrationnel et imaginaire, complètement détaché de la réalité. Vous finissez même par croire à des histoires complètement invraisemblables et absurdes au plan scientifique.

     Pour peu que certain(e)s d'entre vous aient eu quelques idées de mort ou de mutilation, la contamination a lieu très vite dans une telle atmosphère, exactement comme un microbe rend plus facilement malade quelqu'un d'affaibli.
     C'est d'autant plus grave que, si vous vous complaisez dans cette ambiance, vous allez rechercher des amis qui aient les mêmes goûts et vos échanges mutuels renforcent vos idées sombres et morbides, ainsi que votre souffrance.
     Les plus forts ou ceux qui ont la volonté d'en sortir,  résistent, les autres sombrent.

     Le cerveau humain est une machine très complexe, dans laquelle des transformations chimiques multiples se produisent, qui commandent le propagaton de signaux électriques entre des cellules, appelées neurones.
     Les connexions entre ces neurones évoluent énormément chez l'enfant et le jeune (jusqu'à 20 ans environ) et cette évolution conditionne la formation du cerveau.
     Ainsi, si on bande les yeux d'un petit chat pendant quelques semaines, bien que ses yeux restent sains, il ne verra plus de sa vie, car son cerveau n'a pas “appris à voir”.
     Si l'un des yeux seulement d'un jeune enfant voit mal (myopie, strabisme...), et que l'on ne s'en aperçoit pas dans les premières années de sa vie, la partie du cerveau à l'arrière du crâne, qui s'occupe de la vision, va se mettre au service du seul oeil valide et l'enfant verra de moins en moins et à jamais, de son oeil malade.
     Frédéric de Prusse, homme horrible, avait confié des nouveaux nés à des nourrices en interdisant de leur parler et de leur apprendre à parler. La plupart d'entre eux sont morts prématurément et étaient proches de la folie.

     Tout ce que nous faisons, étant jeunes, dans notre environnement contribue à former notre cerveau.
 Celui-ci, pour bien se former, a besoin de tâches multiples et variées, qui couvrent le maximum de situations possibles.
     
     Une partie de notre cerveau, le cerveau émotionnel, qui gère nos sentiments, (c'est une “couche médiane “de notre cerveau, voir mes articles sur ce blog) plus ou moins sous le contrôle de notre cortex, (la couche extérieure), siège de la pensée, a besoin, également d'être formé.
     Si vous plongez ce cerveau émotionnel en permanence dans une atmosphère de tristesse, de sang, de mort, vous allez peu à peu modifier les conditions de son fonctionnement :  vous ne pourrez plus que “penser triste” et vous allez peu à peu dérégler la mécanique chimique, altérer la liaison entre le cerveau émotionnel et le cortex qui réfléchit et raisonne.
     Dès lors vous perdez le contrôle de vos sentiments, vous n'êtes plus réalistes, vous vous enfermez dans l'irréel et  dans le désespoir : c'est la “dépression”.

     Pour en sortir il faut rétablir un fonctionnement normal. Tant que vous restez dans cette atmosphère triste, vous ne pouvez réapprendre à votre cerveau à bien fonctionner.
     Ceci est vrai pour les adultes, mais encore plus pour les enfants et les ados, dont le cerveau est encore en formation, donc très sensible.

     C'est pour cela que d'une part jil fautd'abord quitter cette ambiance triste (ce sera le sujet de mon prochain article), et que d'autre part, si vous essayez d'aider un(e) ami(e) en difficulté, il faut bien veiller à ne pas rentrer à votre tour, dans cet environnement, sous peine d'y être aspiré(e).

Mercredi 14 février 2007 à 9:36

Tristesse, désespoir


    Dans le dernier article je vous disais qu'une partie de votre peine était due à des regrets.
Regrets et remords rongent la vie de certains.
Peut on maîtriser cette tendance ?


         Nous avons souvent des remords de ce que nous avons fait, des conséquences néfastes ou non désirées de nos actes ou des événements de notre passé.
         D'où un premier" conseil, de lucidité: face aux événements, “n'oubliez jamais d'imaginer tout ce qui aurait pu se passer, et pas seulement ce qui aurait pu être mieux!”

         Les sujets perfectionnistes, cherchant toujours à atteindre le meilleur résultat et à faire les meilleurs choix possibles, sont globalement moins satisfaits de leur existence, car ils sont plus exposés au regret que ceux qui se contentent d'un « choix acceptable ».
    Je connais des jeunes qui auraient un potentiel extraordinaire et qui se torturent parce qu'ils mettent trop haut la barre, qu'ils recherchent un idéal hors de portée.
          D'où un deuxième conseil, de sagesse : “apprenez, dans divers domaines de votre quotidien, à renoncer à l'idéal, et à apprécier des résultats même modestes, les petites joies de tous les jours, les amitiés même imparfaites.”
         Cette attitude n'est pas une acceptation de la médiocrité, mais une recherche du juste milieu et du meilleur rapport entre coûts et bénéfices dans les actes quotidiens.

         Certaines personnes ont tendance à tout reporter au lendemain, l'habitude de subir, voire pire, de renoncer à agir. C'est une préférence de notre cerveau, qui poussée à l'extrème, nous incite à rassembler toujours plus d'information, sans passer à la décision et à l'action.
        Et les psychologues ont montré que les regrets de ne pas avoir agi, sont encore plus tenaces que les remords d'avoir mal agi.
         Puisque les regrets liés à l'inaction sont les plus graves, et que l'inaction entraîne l'inaction, on pourrait conseiller “dans le doute il faut toujours agir”
         Un tel conseil doit cependant être adapté : chez les personnes qui ont l'action facile, les regrets sont moins importants en cas d'échec lié à une action que si l'échec est lié à une inaction, mais c'est l'inverse chez les personnes hésitantes et inhibées, pour lesquelles les échecs liés à l'action sont plus douloureux.
         D'où l'utilité de connaître sa propre personnalité.

         En fait il est impossible de ne rien regretter, de ne pas avoir de remord, car chaque choix se fait au détriment d'un autre.
         Plutôt que de viser la maîtrise totale des meilleurs choix (impossible) ou l'évitement total du moindre choix (inefficace), la meilleure option semble être d'apprendre à gérer intelligemment ses remords et ses regrets.
         Il faut apprendre à faire le  bilan de nos actes, et à en tirer des leçons pour l'avenir. Pour se libérer de la peur de l'échec et des regrets anticipés, le plus efficace n'est pas de renoncer à agir, mais d'augmenter sa tolérance à l'échec, et surtout d'apprendre à en tirer les enseignements, afin de transformer les occasions de regretter ses décisions en occasions d'apprendre

            « Si vous perdez, ne perdez pas la leçon.»

Mardi 13 février 2007 à 19:34

Tristesse, désespoir


     

        Beaucoup de celles qui m'écrivent sont souvent en train de m'expliquer qu'elles ont des regrets de n'avoir pas fait telle action et d'être restées inertes devant les événements, ou bien remords d'avoir fait quelque chose qui n'était sans doute pas la meilleure solution (ou qui était quelquefois une belle bêtise LooL)

   

           Je sais que quelques un(e)s d'entre vous ont l'esprit curieux et s'intéressent à des explications scientifiques si elles ne sont pas trop complexes et longues.

         Que dire sur les remords et les regrets ?

         Les neurologues ont pu déterminer que ces sentiments prenaient naissance dans une région particulière de notre cortex frontal. Cela est curieux car le cortex frontal est en principe le siège des raisonnements et non des sentiments.
         Les personnes dont cette région est lésée, ont moins de regrets ou de remords, mais on constate qu'elles se trompent beaucoup plus souvent et prennent rarement les bonnes décisions.
         En fait ce centre “anticipe en permanence les problèmess que risquent de nous causer nos décisions” et est donc chargé de minimiser les risques de regrets ou de remords et de guider ainsi nos choix. c'est bien un centre de “réflexion”.

         D'un point de vue neurobiologique, le remord ou le regret pourrait être défini comme “l'émotion associée à la capacité de se représenter des situations hypothétiques”,
"Si j'avais fait cela ainsi au lieu de..... SI je n'étais pas resté à ne rien faire .... Si...SI...."
        Remord et regret étant des sentiments désagréables associés à une notion de responsabilité, nous tirons les enseignements de nos expériences afin de minimiser les risques qu'ils ne réapparaissent lorsqu'une nouvelle décision devra être prise.
         Chacun se projette inconsciemment dans l'avenir lorsqu'il est confronté à des choix, et sélectionne la solution qui lui laissera le moins de regrets ou de remords (une des possibilités étant de ne rien faire !),
         En des temps préhistoriques, le cerveau humain aurait développé cette capacité qui lui aurait conféré un avantage pour prendre des décisions.

         Remords et regrets sont donc des réactions émotionnelles qui se manifestent lorsqu'on anticipe une décision, et qui nous préviennent des conséquences probables du choix qu'on s'apprête à faire. Le cerveau compare ensuite les résultats aux prévisions et ajuste à postériori le contenu de nos réactions et évidément ce qui nous touche le plus ce sont les actions qui ne se sont pas déroulées à notre avantage ou comme nous l'avions prévu et ce sont ces remords et ces regrets qui ensuite nous préoccupent et nous stressent.

         Ce processus est contrôlé en premier lieu par le "cortex orbito-frontal". Cette zone cérébrale est devenue très importante pour gérer toutes les situations de choix, notamment par la production de « remords et regrets anticipés ».
        
        Ainsi remords et regrets seraient un « effet secondaire » de notre capacité de prendre des décisions.

         Inversement, les personnes incapables de regretter prennent des décisions qui les mettent souvent en difficulté.   
         Il est donc nécessaire d'avoir des remords ou des regrets, mais il faut savoir les maîtriser afin qu'ils ne se transforment pas en une peine insoutenable.

       Mais une particularité importante concerne les adolescents : leur cortex orbifrontal n'est pas arrivé à maturité.
      
Il résulte de cela qu'ils anticipent beaucoup moins bien les conséquences de leurs décisions et de leurs actes et qu'ils risquent davantage, soit de prendre des risques inconsidérés, soit de se tromper plus souvent dans leurs actions.
       L'ado ne va donc pas savoir construire des "remords et regrets anticipés", mais se trompant plus facilement, il va être davantage que l'adulte sujet à des remords et regrets "à postériori" concernant les situations qui ne lui donnent pas satisfaction.

        Ce n'est donc pas étonnant que vous me parliez beaucoup de vos remords et de vos regrets, et ce que vous me demandez souvent c'est comment faire pour en avoir moins.
       Ce sera le sujet de mon prtochain article.
   


Mardi 2 janvier 2007 à 8:38

Tristesse, désespoir

 

   Le passé, l'avenir.  Nos regrets, nos remords, les instants malheureux qu'on voudrait oublier. Mais aussi nos rêves et nos projets, notre regard vers l'avenir.

    C'est un sujet que je voulais aborder, en plusieurs articles.

    Alors je vais commencer par celui-ci, qui n'est pas de moi.
    Mais je l'ai trouvé très pertinent, il m'a touché par sa fraicheur et j'ai demandé à son auteur http://asticow.cowblog.fr/  la permission de le publier.
    Certes ce pseudo est plein d'humour, mais les textes de ce blog sont surtout très bien écrits, à la fois sensibles, philosophiques,  poétiques, bref assez exceptionnels pour une jeune de 15 ans.
    Jugez en vous mêmes :


“.......Prendre tous les souvenirs cabossés. Et les rêves brisés. Tout jeter dans un grand sac. Et balancer le sac par dessus son épaule. Avancer. Oublier.

    Mais il y a toujours quelqu'un pour vous renvoyer votre passé en pleine figure. Il y a des moments et des paroles qu'on voudrait voir cesser d'exister. Il y a des choses qu'on tait. Par peur ou par pudeur. Les mots, les maux, la vie, la haine. Le lendemain qui se profile à l'horizon. Crier. Hurler. Pour se sentir exister.

    Ce goût de liberté. Ce besoin de voler. Rire. Pleurer. Chanter. Aimer. Surtout aimer. N'avoir peur de rien c'est croire en soi. Si quelqu'un passe avant que la porte se referme alors c'est bon. Si, si, si.

    Et puis c'est bon. Il y a les rêves. Ceux qui vous hantent jusque dans les recoins les plus sombres et les plus exilés de votre esprit. Tout ce qu'on voudrait voir se réaliser. Les "peut-être" qui se mélangent avec les "si seulement".

    Le sac. Il ne faut pas le jeter vraiment. Juste le ranger. Parce que tous les souvenirs sont précieux. Magiques. Mêmes les douloureux. J'ai fini par comprendre. Il ne faut rien oublier de son passé. Juste apprendre à vivre avec. Pour le dépasser.
    Et enfin oser profiter de chaque instant.”

Mardi 2 janvier 2007 à 8:26

Tristesse, désespoir


   


    Parmi mes correspondants et correspondantes, j'ai beaucoup de jeunes un peu tristes, car ils ont rencontré des problèmes ou même des malheurs.

    Et ces souvenirs les hantent, ils ont du mal à les atténuer, sans parler de les oublier complètement, ce qui paraît impossible.
    Souvent je me demande comment les aider dans ce but
    Alors cet article d'une jeune “asticow” m'a paru donner des conseils intéressants et pertinents.

    C'est vrai que le passé est lourd à porter déjà pour soi-même. Alors en plus si les autres se font un malin plaisir de vous le rappeler cela devient insupportable. Les gens devraient réfléchir avant de faire cela.
    C'est vrai que cela rend encore plus triste.
    Alors, ne pas pleurer, surtout ne pas tomber dans le désespoir en ruminant ce passé, ne pas céder aux regrets et aux remords, ne pas aller vers l'inaction, vers le néant.
    Comme le dit notre jeune asticow, il vaut mieux se mettre en colère, crier, hurler, vivre et exister.
    Il faut quitter le passé et essayer de rechercher une vie active dans le présent.
    Bien sûr le passé est touours là, mais il faut le transporter avec soi sans trop y penser : le mettre dans son sac et le sac par dessus son épaule pour pouvoir avancer, marcher, aller de l'avant.
    On oublie tout ce que l'on peut, si possible ce qui est trop pénible, mais ce sera difficile, alors il faut accepter, de vivre avec.

    Et il ne faut pas rester dans son coin à se lamenter à avoir peur des autres à se demander ce qu'ils pensent de vous, à ne plus avoir confiance en soi.
Comme on nous le conseille, il faut Rire. Pleurer. Chanter. Aimer.se sentir Libre. L'action cela permet de ne pas penser au passé, et sur ce que l'on entreprend, on arrive à en réussir une partie, de plus en plus, et on reprend confiance en soi.
    Il faut ouvrir la porte sur le monde, sur les autres. Il s'en trouvera bien quelques uns pour faire attention à vous, pour vous aider.
    J'ai connu une jeune qui avait bien des peines, mais elle voulait s'en sortir, elle rêvait d'être un papillon qui s'envole vers la terre d'Irlande ou vers les étoiles, et peu à peu, son rêve s'est réalisé, elle est partie de la terre aride et triste, elle s'est éloignée de la tristesse, elle a repris confiance en elle, elle réussit ce qu'elle entreprend, elle est devenue “grande et raisonnable” et le bonheur s'approche peu à peu d'elle.

    Rêver, oui c'est un des secrets du bonheur. Quand on a des idées tristes, pour ne pas y penser, il faut rêver de choses gaies. Peu importe qu'au début ce soit des rêves fous, des choses irréalisables, cela fait oublier le passé pour s'orienter vers l'avenir.
    Après on peut réfléchir à ces rêves, essayer de voir ce qui ne serait pas trop loin de la réalité et rêver à nouveau, mais de choses plus raisonnables.
    Puis ensuite il faut transformer ces rêves en projets, puis se donner les moyens de les réaliser.
    La jeune fille dont je vous parlais à l'instant, est sortie de l'utopie, s'est fixée des objectifs ambitieux et je crois qu'elle les réalisera cette année.

    Et finalement notre asticow a compris quelque chose de très important, que souvent on ne découvre que lorqu'on est adulte. C'est que les souvenirs, mêmes ceux qui ont cotoyé les malheurs, comme ils sont difficiles à oublier,  il faut les mettre dans le sac et le ranger pendant quelques temps.
    Quand on le rouvre plus tard, il reste les bons souvenirs, ceux des jours heureux et les mauvais souvenirs se sont atténués, on les voit autrement, on tire les leçons du passé.
    J'ai eu moi aussi quelques tristesses dans ma jeunesse ou dans ma vie, et je vous assure que c'est une bonne recette. Je peux maintenat ouvrir le sac et ne plus être malheureux de ce que j'y retrouve.

    Quant au secret du bonheur, l'asticow le connaît, c'est “oser profiter de chaque instant.” “Carpe diem”, disaient les Romains.


    Tiens, mais j'ai fait une autre découverte : il existe des asticots philosophes ! (il est vrai que mon asticot a 15 ans : c'est vieux pour un asticot ! ) LooL Que seront ils quand ils seront des papillons adultes?

Samedi 25 novembre 2006 à 16:19

Tristesse, désespoir



Je vous ai expliqué dans les six articles précédents, pourquoi nous n'étions pas tous égaux devant le stress et la tristesse, certains y étant plus sensibles, plus sujets que d'autres.

     Certaines de vos préférences cérébrales peuvent vous rendre plus vulnérables :
     - si vous êtes naturellement pessimiste,
     - si vous êtes inquiet face aux événements inattendus, qui vous déstabiliseront plus facilement,
     - si vous avez tendance à avoir remords et regrets.
     - si vous n'avez pas confiance en vous et vous vous sentez inutile.
     - si votre cortex a du mal à maîtriser les écarts de votre cerveau émotionnel.

     Il faut alors, pour remonter la pente, essayer de “cultiver” la préférence opposée, au besoin en vous faisant aider par un (e) ami(e).

     Ce n'est pas une tâche facile et simple.
     Vous n'y arriverez que si vous avez la volonté de le faire, de vous en sortir
     Ce n'est pas immédiat non plus : il faut accepter que le temps passe, effaçant un peu le malheur, et donnant la possibilité de réfléchir, de lutter contre ses préférences.
     Donc il faut accepter d'être patient.

     Alors vous accepterez les situations telles qu'elles sont et d'être ce que vous êtes. Vous arriverez à une certaine sérénité, à une certaine  philosophie, à une certaine “sagesse”.

 Comme le disait une de mes "guenons"
(qui, ayant 20 ans, est donc plus adulte), dans un commentaire sur mon autre blog http://sortir.tchatcheblog.com :

 “j'accepte ce qui est acceptable si j'ai fait une erreur, au lieu de regretter mes actes, je les accepte tels quels, car de toute manière je ne pourrais plus changer les choses maintenant. Je crois que lorsqu'on comprend nos erreurs, on peut les accepter et une fois qu'elles sont acceptées, on peut mieux vivre.

 En tout cas c'est ce qui se passe pour moi, depuis que j'ai décidé d'accepter mes erreurs, je vis bien mieux.”

 Mais, comme le disait aussi une autre corresponfdante dans un autre commentaire :

 “Le meilleur moyen d'être heureux est d'aimer la vie et tous les bonheurs qu'elle nous offre”


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Samedi 25 novembre 2006 à 16:03

Tristesse, désespoir



Cinquième sous-préférence cérébrale : lorsque votre problème affectif vous préoccupe, vous ronge, le retour au rationnel, à l'objectivité, au raisonnement, est il  rapide, spontané ou au contraire, lent et difficile ?


     J'ai souvent constaté que certaines de mes correspondantes, pourtant habituellement plutôt rationnelles, n'arrivaient pas à se sortir de crises passagères de tristesse, surtout le soir avant de dormir, et “broyaient du noir” pendant des heures, leur angoisse allant croissante, et leurs problèmes devenant une obsession de plus en plus énorme.

     C'est un phénomène explicable.
     Il y a dans notre cerveau émotionnel, sous le cortex, un grand nombre de centres qui sont plus particulièrement concernés par les sentiments et les émotions. Entre ces centres les informations sentimentales circulent, “tournent en rond”, entretenant nos “états d'âme”.

     Habituellement des informations remontent à notre cortex, centre de la réflexion, qui corrige les informations du cerveau émotionnel et tempère ses décisions et ses réactions. Cette remontée d'information se fait par des voies nerveuses spécifiques et notamment par l'intermédiaire de deux “mémoires tampons” l'une pour les informations analytiques, ayant surtout le langage comme support, et l'autre pour les informations globales, notamment images et schémas.
     Cette intervention du cortex empêche le cerveau affectif de nous submerger avec ses émotions et de ne plus penser qu'à elles.

     Mais il peut arriver que pour des raisons diverses : (signaux inconscients du cerveau émotionnel,  fatigue ou déficit en neurotransmetteurs et notament en dopamine, trop grande quantité de signaux émotionnels qui saturent les canaux de remontée), cette intervention de notre cortex raisonnable ne se fait plus.
     Le cerveau émotionnel nous submerge alors pendant de longues minutes et ce peut être la “crise”.
     C'est une des raisons de désespoirs temporaires, de crises de larmes, voire de crises nerveuses

     Que faire alors pour en sortir ou même si possible, pour ne pas en arriver là ?

     Le seul moyen est de forcer son cortex à reprendre le contrôle de vos sentiments.
     Il faut donc essayer de vous interroger “logiquement, rationnellement” sur la nature de votre angoisse, sur ses véritables raisons, "est elle aussi catastrophique que vous le pensez, n'y a t'il pas bien pire ? comment arriver à remonter la pente.?"
     Il faut ensuite se forcer à penser à autre chose, à des problèmes non pas sentimentaux, mais à des problèmes logiques, vos problèmes de maths, de physique, de philo, bref forcer votre cortex à refaire surface, à venir réfléchir à nouveau, et à mettre à l'écart votre cerveau émotionnel pour un temps.

     C'est quelquefois très difficile d'arriver à cela soi-même et il faut alors faire appel à une autre personne dont le rôle sera de vous poser des questions “raisonnables” et de vous forcer à y répondre, brisant ainsi l'emprise de votre cerveau émotionnel, pour rendre la main à votre être raisonnable, qui pense et réfléchit..



Samedi 25 novembre 2006 à 15:56

Tristesse, désespoir




Quatrième sous-préférence cérébrale : Avez vous confiance en vous : êtes vous “assuré(e)” ou “inquiet(e)” ?


     Vous avez sûrement remarqué que certaines personnes ont un aplomb formidable, toujours sûrs d'eux, quelquefois même à l'excès, ce qui parfois entraîne des échecs.
     Mais à l'inverse certain(e)s d'entre nous sont toujours sûr(e)s de ne pas y arriver, de ne pas être à la hauteur, d'être nul(le)s.
     C'est le meilleur moyen d'avoir des problèmes et d'être perpétuellement inquiet(e)s.    

     Celui qui est peu sûr de lui, craintif, vite découragé et qui se trouve maints défauts, finit par se considérer comme peu sympatique et croire qu'il ne sera jamais accepté, jamais aimé par les autres et d'autre part qu'il échouera dans toutes ses entreprises.
     Si l'on se croit incapable d'être utile à autrui, on imaginera mal ce qu'on peut apporter, ce que l'on peut réussir.        
     Sans être pour cela narcissique, pour avoir confaince en autrui, il faut d'abord avoir confiance en soi; il faut s'estimer un minimum soi-même pour espérer être aimé
          Nous avons besoin de l'estime des autres, et les critiques nous enlèvent un peu plus notre confiance en nous..
     Et quelquefois, je me demande si certaines de “mes” ados ne se sentent pas “mal-aimées” parce qu'elles ne s'estiment pas assez elles-mêmes ??

     Alors que faire ?

     D'abord, au lieu d'être tout le temps inquiets, essayons de nous dire que tout ne va pas si mal que cela et de faire le compte de tous les bonheurs, de tous les instants et événements positifs de ces derniers temps.

     Et ne pas se répéter qu'on est nul(le) ou inutile.
     Faire le compte de toutes ses qualités, de ses atouts, de ce qu'on a déjà réussi, de ce qu'on pourrait encore réussir, avec un peu d'opiniâtreté et de travail.
     Penser à ce que l'on a fait pour d'autres, à ce qu'on a réalisé, aux choses utiles que l'on a faites.

     On peut aussi voir ses défauts, mais il ne faut pas se lamenter sur eux, mais examiner s'ils sont si catastrophiques que cela (ce n'est en général pas le cas), et essayer de se corriger, de s'améliorer.

     Ne pas trop se préoccuper de ce que les autres pensent de vous. Les méchantes langues crient toujours plus fort que ceux qui chantent vos louanges. Et surtout les autres ne vous connaissent pas, ne sont pas objectifs et il peut leur arriver de raconter n'importe quoi !
    Et puis les gens sont égoïstes. Vous croyez qu'ils vous regardent, qu'ils se préoccupent de ce que vous faites : en réalité ils ne pensent qu'à eux la plupart du temps.

     Il faut se dire qu'avec un minimum de savoir et d'éducation, beaucoup de volonté et énormément de travail, on arrive pratiquement à faire presque tout ce qu'on souhaite (sauf si on demande vraiment la lune), et c'est plus facile qu'on ne croit de réussir.

     Enfin rêvez, c'est une source de bonheur, et c'est la seule façon d'être imaginatifs.
     Mais au bout d'un moment, examinez rationnellement vos rêves et regardez la part qui est raisonnable, qui n'est pas utopique, qui est réaliste.
     Quand vous avez fait ce travail de raison, prenez la part réaliste de vos rêves et faites en un projet.
 Puis voyez comment vous pouvez le réaliser.
     Et fixez vous des objectifs ambitieux, quitte à les revoir si vraiment vous avez visé trop haut.
     Quand on s'est fixé un bon objectif, qu'on a réfléchi à la façon de l'atteindre, que l'on est enthousiaste et motivé, on a beaucoup plus confiance en soi et on est beaucoup moins inquiet.

     Parmi mes “petits oiseaux tombés du nid”, il y avait une jeune fille qui avait de gros problèmes et était assez désespérée, mais elle avait une grande volonté de remonter la pente.
     Au départ, elle était très inquiète. Puis elle a pris confiance en elle, elle s'est motivée, s'est fixé des buts, et rapidement, elle est sortie du tunnel et elle a réussi. Elle est bien plus sereine maintenant, mais il fallait le faire !
     
    Essayez de vaincre votre inquiétude, d'avoir confiance en vous, vous verrez que votre tristesse se dissipera en partie.  
 

Samedi 25 novembre 2006 à 15:47

Tristesse, désespoir




Troisième sous-préférence cérébrale : Après un gros problème, “tournez vous la page” ou êtes vous “bourrelé (e) de remords et de regrets” ?


     Lequel d'entre nous, après un échec ou un événements malheureux n'a pas dit : “ah si j'avais su !”
     Soit que l'on souhaiterait avoir agi d'une autre façon, c'est alors un remord (d'avoir agi ainsi), soit que l'on se reproche de n'avoir rien fait, d'avoir été inactif, de n'avoir pas osé agir, c'est alors un regret (de ne pas avoir agi).

     Nous avons des remords de nos erreurs actuelles. Ce sont des pensées “à chaud”, très intenses, mais qui s'atténuent au fur et à mesure que le temps passe.
     Nous regrettons nos faiblesses passées. Ces regrets s'effacent beaucoup moins et restent dans notre mémoire ou dans notre inconscient. Notre tristesse vient alors, de la certitude qu'il est impossible de remonter le temps, que nous n'aurons pas une “deuxième chance”. et du stress qui accompagne cette constatation. Les regrets culpabilisent plus en général que les remords.

      Les neurologues ont pu déterminer que ces sentiments prenaient naissance dans une région particulière de notre cortex frontal. Cela est curieux car le cortex frontal est en principe le siège des raisonnements et non des sentiments.
     Les personnes dont cette région est lésée, ont moins de remords et de regrets, mais on constate qu'elles se trompent beaucoup plus souvent et prennent rarement les bonnes décisions.
  En fait ce centre “anticipe en permanence les remords et regrets que risquent de nous causer nos décisions” et est donc chargé de minimiser les risques de remords et regrets et de guider ainsi nos choix. C'est donc bien un centre de “réflexion”.
     Evidement notre cerveau n'invente rien, et donc, pour qu'il puisse ainsi anticiper, il faut qu'il ait une certaine expérience et que nous ayons déja eu remords et regrets, qui sont donc “utiles”

     Il est donc nécessaire d'avoir des regrets, mais il faut savoir les maîtriser afin qu'ils ne se transforment pas en une peine insoutenable.
     Que faire pour cela?

     D'abord essayons de ne pas culpabiliser, de ne pas croire toujours que tout est de notre faute. Ne dramatisons pas non plus les situations et leurs conséquences. Ne faisons pas des montagnes avec des taupinières.
 D'où un premier" conseil, de lucidité: face aux événements, “n'oubliez jamais d'imaginer tout ce qui aurait pu se passer, et pas seulement ce qui aurait pu être mieux, mais aussi ce qui aurait pu être pire ! ”

     Beaucoup d'entre nous cherchent toujours à atteindre le meilleur résultat et à faire les meilleurs choix possibles, et ils sont globalement moins satisfaits de leur existence, et plus exposés aux remords et regrets.         
     D'où un deuxième conseil, de sagesse : “apprenez, dans divers domaines de votre quotidien, à renoncer à l'idéal, et à apprécier des résultats même modestes.”
          Cette attitude n'est pas une acceptation de la médiocrité, mais une recherche du juste milieu et du meilleur rapport entre coûts et bénéfices dans les actes quotidiens.

     Certaines personnes ont tendance à tout reporter au lendemain, l'habitude de subir, voire pire, de renoncer à agir. C'est une préférence de notre cerveau, qui poussée à l'extrème, nous incite à rassembler toujours plus d'information, sans passer à la décision et à l'action.
          Puisque les regrets liés à l'inaction sont les plus graves, et que l'inaction devient vite une habitude, on pourrait conseiller “dans le doute il faut toujours agir”
          Un tel conseil doit cependant être adapté : chez les personnes qui ont l'action facile, les regrets sont moins importants en cas d'échec lié à une action que si l'échec est lié à une inaction, mais c'est l'inverse chez les personnes hésitantes et inhibées, pour lesquelles les échecs liés à l'action sont plus douloureux.
          D'où l'utilité de connaître sa propre personnalité.

          En fait il est impossible de ne rien regretter car chaque choix se fait au détriment d'un autre.
          Plutôt que de viser la maîtrise totale des meilleurs choix (impossible) ou l'évitement total du moindre choix (inefficace), la meilleure option semble être d'apprendre à gérer intelligemment remords et regrets.
          Il faut apprendre à faire le  bilan de nos actes, et à en tirer des leçons pour l'avenir. Pour se libérer de la peur de l'échec et des remords anticipés, le plus efficace n'est pas de renoncer à agir, mais d'augmenter sa tolérance à l'échec, et surtout d'apprendre à en tirer les enseignements, afin de transformer les occasions de remords et de regrets, en occasions d'apprendre

             « Si vous perdez, ne perdez pas la leçon et tournez la page.»

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lancien

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