Mercredi 10 février 2016 à 12:45

Amour et peines de coeur

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     Des jeunes, le plus souvent des adolescentes, viennent pleurer sur mon épaule virtuelle, parce que leur petit ami les a laissées tomber, pendant le vacances de No¨él et 2016 les a laissées orphelines de cœur.
    Elles me demandent que faire quand on est ainsi déprimé par une rupture amoureuse.
    Je pense que c’est avant tout un problème personnel et individuel, qui dépend de notre personnalité et surtout de notre préférence cérébrale « optimiste-pessimiste ».
Il est certain que l’optimiste supporte mieux l’adversité et la souffrance.
    Mais tout de même, je pourrais donner quelques conseils généraux.

    La première difficulté est de gérer l’absence de celui qu’on aimait : on ne pourra pas vivre sans lui !! Et on a tendance à penser à lui, à vouloir l’appeler, à chercher à savoir ce qu’il fait.
    Il faut arriver à se passer de lui. Il faut prendre ses distances, le voir le moins possible, et lui redonner ses affaires.
    Il faut faire le vide chez vous des souvenirs : photos, souvenirs divers à mettre dans un carton. Vous pouvez même changer la décoration des pièces où vous viviez avec lui.

    Il faut en effet apprivoiser sa souffrance et l’accepter. Comme c’est impossible de ne pas penser à lui, il faut faire le point, essayer de tirer les leçons, comprendre pourquoi cela n’a pas marché.
    Les psychologues disent qu’il faut accepter de souffrir pour faire son deuil. Là c’est pareil. Il faut considérer que c’est normal d’avoir du chagrin.
    Mais il ne faut pas culpabiliser et supporter tout le poids de la faute. Il n’est pas mauvais de voir quelles sont les fautes de l’autre, ne pas rester dans l’amour aveugle. Certes il avait de bon cotés, mais il avait aussi de gros défauts.
    Savoir pourquoi on a rompu peut permettre dans le futur d’éviter une autre rupture.
    Mais il ne faut pas s’attendre à ce que les explications viennent de l’autre : il faut les trouver en soi.
    Il faut faire le point et comprendre ce qui s’est passé : pourquoi étions nous ensemble, qu’est ce que je n’ai pas vu, qu’est ce que je n’ai pas fait, pourquoi cela n’a t’il pas duré. Qu’est ce que je lui reproche et que me reproche t’il ?
    Certes c’est pénible de penser à cela, mais ensuite on est apaisée; on a compris, c’est devenu plus naturel et pas une fatalité, une énigme.
    Au besoin, si ce n’est pas votre première rupture, reprenez la liste de vos ex et comparez les situations.

    Si vous avez du mal à faire tout cela et si cela préoccupe trop votre esprit, écrivez, c’est souvent un moyen de décompression, mais aussi d’objectivité et de calmer l’outrance des émotions.

    Ne laissez pas vos émotions vous submergez. Faites votre examen régulièrement. Voyez où vous en êtes, faites l’état des lieux régulièrement. Notez vos impressions, vos sentiments, vos souffrances, et essayez de voir comment vous pourriez y faire face, diminuer les pensées négatives.
    Cherchez toutes les pensées positives qui pourraient vous soulager.

    Votre cœur est vide, alors il y a un manque et vous avez envie de le combler.  Vous allez être tentée de retrouver le plus vite possible une relation amoureuse, et cela sans réfléchir, sans connaître l’autre. C’est courir à un nouvel échec.
    Il ne faut pas succomber à la répétition amoureuse.
    Appuyez vous sur votre famille, sur vos amis.
    Essayez d’avoir beaucoup d’occupations. Consacrez vous à votre travail, faites du sport.

    Il ne faut pas se faire d’illusion : ou vous arrivez à mettre la responsabilité de la rupture sur votre ex, à le trouver finalement nul, et à presque transformer votre amour en haine, ou bien ce sera long de ne plus l’aimer, comme lorsqu’on fait son deuil d’une personne disparue.
    Alors il faut être patiente.
    Et puis un jour, vous arriverez à penser à lui sans être triste, et même à vous dire que la page est tournée et que vous ne souhaitez plus qu’il revienne.
    Mais surtout, vous pouvez lui envoyer un SMS, lui parlez, mais surtout ne pas renouer avec lui.
    J’ai rarement constaté des remises en ménages qui n’aient pas abouti à une nouvelle rupture, ou alors, c’est qu’il y avait un gros malentendu.

    Mais si le désespoir est trop grand, si vous n’y arrivez pas, il ne faut pas hésiter à en parler à un ami, à se faire aider, voire à aller voir un psy, bien que je sois assez sceptique sue ce qu’il peut apporter dans ce cas.

Mercredi 27 janvier 2016 à 8:30

Amour et peines de coeur

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On m’a envoyé à plusieurs reprises des poèmes sur l’amitié ou l’amour.
    Je vais en reprendre quelques uns dans cet article   


        L’Ami


" L'Ami accepte qui vous êtes,
 Berce vos peines,
 Croit en vous,
 Donne sans condition,
 Envisage l'intégrité en vous  (même les bouts inachevés),
 Fait une différence dans votre vie,
 Garde vos secrets,
 Habite votre coeur,
 Invite pour un café, juste pour le plaisir,
Jeune ou plus âgé quelle importance,
 Kyrielle de tendresses,
 Louanges et sourires,
 Motive, stimule et encourage,
 Ne juge jamais,
 Offre le support de son épaule,
 Plaisante avec vous,
 Questionne votre sens de l'humour,
 Respire le bien-être,
 Sécurise dans l'adversité,
 Téléphone juste pour dire bonjour,
 Utilise vos talents,
 Vous dit la vérité quand vous avez besoin de l'entendre,
 Week-ends comme en semaine, répond à votre appel,
 Y'a rien comme un ami qui...
 Zappe la T.V.  pour vous donner la place.

 Que nous soyons toujours
  "de bons amis"
 Et que notre amitié soit de celle qui ne finit jamais."


        Aimer

  Aimer c'est vouloir le bonheur          
 De celui qu'on aime, avant le sien;               
 Aujourd'hui je t'offre ce coeur                      
 Qui t'aime encore en vain.

 Aimer c'est souffrir en silence   
 Du vide et de l'absence,                           
 Que tu laisses derrière toi                    
 Chaque fois que tu t'en vas.                  
                                
 Aimer c'est laisser les larmes couler           
 Quand tu n'es pas là pour les voir,             
 Pour ne pas ternir tes moments passés         
 Près d'une autre certains soirs.                       
                                
 Aimer c'est tolérer tes différences      
 Qui nous éloignent peu à peu,      
 Ne plus avoir d'exigences . 
 Pour que se rallume le feu.  
                                
 Aimer c'est donner sans rien demander,   
 C'est prendre l'autre tel qu'il est       
 Sans attendre en retour de recevoir 
 Et pas tel qu'on aimerait le voir.  
                          
 Aujourd'hui je sais ce que veut dire aimer
 Et je n'ai jamais aimé quelqu'un si fort.
 Même s'ilest trop tard, même si j'ai tort,
 Je ne regrette pas d'encore aimer.


       
        Chagrin d’amour

“Un chagrin d'amour,
C'est réapprendre à voir, à sourire, à aimer,
C'est lui dire simplement bonjour
quand tu aurais envie de l'embrasser
C'est regarder par la fenêtre
et attendre celui qui ne viendra pas
C'est espérer en entendant quelque pas.

Un chagrin d'amour,
C'est le dernier rendez-vous qui t'as semblé si merveilleux,
C'est des étoiles qui se reflétaient dans tes yeux,
C'est un beau clair de lune que tu ne voudrais pas voir,
C'est vouloir, mais ne jamais pouvoir.

Un chagrin d'amour,,
C'est pleurer en écoutant la chanson qu'il fredonnait,
C'est l'aimer malgré tout le mal qu'il t'a fait,
C'est faire semblant de croire que la vie continue,
C'est chercher l'amour là ou il n'y en a plus.

Un chagrin d'amour,
C'est de ne plus être capable de regarder des amoureux,
C'est de rire avec les larmes aux yeux,
C'est l'indifférence qui s'installe en toi,
C'est se surprendre à l'attendre comme autrefois.

Un chagrin d'amour,
C'est le regarder sans pouvoir le toucher?
C'est rêver la nuit sans jamais exister?
C'est un roman qu'on a déjà lu?
C'est un soleil qui ne chauffera plus.

Un chagrin d'amour
C'est quand tu t'aperçois qu'une autre a pris ta place dans son coeur;
C'est une église vide où en silence tu pleures;
C'est une question dont on sait toujours la réponse.”


        "TU M'AS DIT ...

 *si un  jour tu as envie de pleurer
 appelle moi,
 je ne te promets pas de te consoler
 mais je peux pleurer avec toi

 *si un jour tu veux partir
 appelle moi
 je ne te promets pas de te retenir
 mais je peux faire un bout du chemin avec toi

 *si un jour, personne, tu ne peux plus supporter
 appelle moi
 je te promets d'être là pour toi
 et de ne pas t'importuner

 *mais si un jour tu m'appelles
 et qu'il n'y a pas de réponse
 alors viens vite me voir
 c'est peut-être moi qui aurai besoin de toi"









Lundi 25 janvier 2016 à 9:52

Amour et peines de coeur

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    Deux de mes correspondantes lycéennes ont quelques «chagrins d’amour», et me demandent ce que je pense de la différence entre amitié et amour, surtout chez les jeunes. J’ai déjà traité ce sujet, mais je veux bien le reprendre.
    Entre ados d'une même classe, il y a souvent une grande amitié, mais qui est plus proche de la camaraderie, basée sur des activités communes et des “délires communs”.
    A l’opposé, depuis la libération des mœurs, certains jeunes confondent attirance physique et amour - surtout les filles - et croient que parce qu’ils font l’amour ensemble, ils s’aiment, mais en fait il n’y a pas de vrai sentiment. Pour ceux qui s’aiment vraiment, l'amour physique est un don de chacun à l'autre, un jardin secret, qui rend encore plus fort le sentiment d'amour qui repose sur le fait de former un couple..
      Mais entre les deux ? On parle volontiers de “l'amour d'une mère pour son enfant”, mais entre deux jeunes ados, on préfèrera parler d'amitié, surtout si ce sont des enfants de même sexe.
    Essayons de réfléchir. Y a t'il vraiment une différence entre un “amour platonique” et une “très grande amitié”.
    L'expérience me montre que chez les ados comme chez les adultes, je ne sais pas faire la différence, Je peux à la rigueur dire que le mot amour va être réservé à une très très très grande amitié, mais où vais-je placer la frontière ?
    Quelles sont les manifestations de cet “amour” particulier ?

          - aimer c'est d'abord avoir besoin de l'autre, l'attendre, être heureux de le voir, souffrir en silence du vide de son absence, attendre impatiemment ses coups de fil, ses lettres, et trouver agréable de lui répondre.

         - aimer c'est partager ses goûts, ses convictions, mais c'est aussi les respecter si elles sont différentes des siennes, c'est surtout ne pas partager uniquement ses joies mais aussi ses peines : “c'est dans l'adversité qu'on reconnait les vrais amis” dit le proverbe.

         - aimer c'est estimer, admirer l'autre. C'est aussi le vouloir encore plus parfait et donc vouloir le faire devenir encore meilleur (ce qui d’ailleurs n’est pas une bonne idée). Mais c'est aussi souvent ne pas voir ses défauts “l'amour est aveugle” dit le proverbe

        - aimer c'est vouloir le bonheur de celui qu'on aime avant le sien; la plus grande preuve d'amour que j'ai constatée, c'est une jeune ado qui a sacrifié son amour, parce que son amie la plus chère était amoureuse de celui qui avait touché son coeur.
 Vous me direz que si les deux filles avaient été aussi altruistes l'une que l'autre, le pauvre garçon se retrouvait alors tout seul !!! Mais j’ai admiré cette preuve d’amitié.

       - aimer c'est donner sans rien demander, sans attendre en retour de recevoir, mais à l'inverse c'est reconnaître ce que l'autre vous apporte et le lui dire.

    Amour, amitié, peu importe le vocabulaire, l'important c'est le “contenu”. 
    Mais aimer d’amour va plus loin. C’est à mon avis avoir une intention plus vaste et à plus long terme : c’est espérer vivre avec l’autre, partager sa vie future (et présente). C’est pour cela que cette communauté de pensée, que cette connaissance de l’autre est nécessaire car sinon la vie en commun sera difficile.
    C’est donc faire des projets et pour moi, le sentiment d’amour n’est pas réciproque si on n’a pas fait ensemble des projets d’avenir.
    Aimer l’autre c’est le privilégier, c’est former avec lui un couple, face aux autres personnes (c’est d’ailleurs la base de la fidélité).
    Je sais qu’aujourd’hui “être en couple” signifie seulement sortir avec quelqu’un ou coucher avec lui, mais pas forcément l’aimer, et finalement ne pas s’ennuyer tout(e) seul(e).
    Pour moi ce n’est pas cela : c’est se sentir mieux avec l’autre, ne former qu’un avec lui face à l’extérieur, c’est partager les idées, les joies, les peines, c’est  voir ensemble l’avenir, c’est vouloir le bonheur de l’autre autant que le sien.
    Certes l’amour a quelque chose de plus que l’amitié, c’est le désir, c’est d’ailleurs l’origine de l’expression « faire l’amour ».
    Mais aujourd’hui, pour beaucoup, notamment les garçons, faire l’amour est devenu une chose banale, comme déjeuner ensemble ou aller au cinéma.
    C’est dommage, car autrefois, c’était ce qui allait plus loin que l’amitié, c’était appartenir à l’autre et à lui seul, c’était le complément physique du fusionnement intellectuel, ce qui était commun au couple et pas aux autres, bref, son jardin secret.
   
    J’avais mis sur mon blog des définitions de l’amitié, données par certaines de mes correspondantes : je vais les reposter dans mon prochain article.                                                             

Mardi 25 août 2015 à 8:44

Amour et peines de coeur

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     J’ai traité ces jours ci des problèmes de couple, car, pendant les vacances, des couples se font et se défont, au gré de rencontres d’été et je reçois toujours des mails de « mes guenons » (du vieux singe que je suis), éplorées, qui viennent pleurer sur mon épaule virtuelle.
    J’ai toujours aussi un certain nombre de mails qui me posent des questions sur l’amour et l’amitié, car la différence est parfois bien mince, surtout chez les jeunes, et on ne sait plus que penser.
    Ce qui m’étonne toujours c’est que les adolescentes d’aujourd’hui sont presque aussi romantiques que les jeunes filles d’autrefois, et qu’à les écouter on croirait qu’elles croient encore au prince charmant, ou tout au moins y rêvent. et elles sont souvent déçues par la réalité, à tel point que l’une d’entre elles m’écrivait : « le prince charmant est devenu un baiseur, et il maitrise plus le kamasutra que l’épée… ».
    Je ne pense pas que les jeunes filles,d'autrefois comme d'aujourd'hui, aient cru au “prince charmant”, pas plus qu'au “père Noël”. C'est simplement un idéal, un rêve, la quête du Graal.
    Mais je pense que, il y a trente ans et à fortiori 60 ans, les jeunes filles recherchaient celui qui s'approchait le plus possible de leur rêve, de leurs souhaits, avaient donc une certaine patience et une certaine obstination, et commençaient souvent par un essai d'amitié avant une tentative d'amour.
        Aujourd'hui on est très pressée (comme les parents) et on brule les étapes. Certes on rêve toujours du prince charmant, mais, chose contradictoire, on se croit amoureuse du premier garçon qui vous attire , pourvu qu'il ait une “belle gueule” et un bon baratin et tout de même un soupçon de tendresse.
    Bien sûr une belle gueule, un bon baratin, de l’humour et de l’entrain sont séduisants. Cela peut créer des liens de camaraderie, mais est ce suffisant pour créer ceux d’amour.? Cela me semble bien improbable : un garçon ayant ces qualités est en général extraverti et possède ces qualités avec toutes les filles, et vous devez avoir des concurrentes !
    Certains de ces “don Juan”, comme le dit ma correspondante, ne pensent guère à l’amour, mais simplement à faire des conquêtes .
        C'est sans doute pour cela que la plupart de mes “guenons” viennent se plaindre au vieux singe que je suis, des tourments d'amour que leur infligent les garçons.

    La même correspondante m’écrivait : « l’amitié, c’est comme l’amour, mais sans les inconvénients du couple, notamment la jalousie et la fidélité ».
    Je ne suis que partiellement d’accord, parce que l’amitié est encore plus fidèle le plus souvent que l’amour.
    Mais là encore il y a ambiguité chez les jeunes car ils appellent « ami(e) », quelqu’un qui n’est qu’un camarade, un bon copain.
    L’amitié, la véritable, c’est tout autre chose.

    L’amour et l’amitié sont tous les deux un lien très fort entre deux êtres, de nature presque identique.
    Pour moi, une très grande amitié comme un amour, c’est d’abord une connivence, une certaine communauté d’idées, de goûts, une compréhension mutuelle; à la limite on devine les pensées de l’autre.. Les psys appellent cela un “fusionnement”.
    C’est aussi admirer l’autre, car l’amour comme l’amitié ne peut exister sans estime. Mais c’est aussi ne pas se montrer trop aveugle (et c’est très difficile), être conscient des défauts de l’autre, et les accepter, au lieu de souhaiter que l’être aimé soit l’idéal de ses désirs, rêves et souhaits.
    C’est respecter l’ami ou l’être aimé, essayer de se connaître mutuellement mais écouter et essayer de comprendre l’autre, respecter les idées chacun de l'autre, tout en essayant d’évoluer l’un vers l’autre. C’est traiter l’autre comme on souhaite qu’il vous traite. Ce n’est pas l’asservir, mais essayer de combler ses désirs comme il doit essayer de satisfaire les vôtres, ce qui veut dire qu’il faut se trouver le maximum de souhaits communs.
        C’est ensuite souffrir de l’absence de l’autre, vouloir être avec lui et partager le maximum d’instants heureux. Mais être là aussi dans les instants de peine pour se soutenir.
        Sans doute dans tous ces domaines, l’amour est plus fort que l’amitié, mais ce n’est pas toujours le cas.

        Mais aimer d’amour va plus loin. C’est à mon avis avoir une intention plus vaste et à plus long terme : c’est espérer vivre avec l’autre, partager sa vie future (et présente). C’est pour cela que cette communauté de pensée, que cette connaissance de l’autre est nécessaire car sinon la vie en commun sera difficile.
        C’est donc faire des projets et pour moi, le sentiment d’amour n’est pas réciproque si on n’a pas fait ensemble des projets d’avenir.
        Aimer l’autre c’est le privilégier, c’est former avec lui un couple, face aux autres personnes (c’est d’ailleurs la base de la fidélité).
        Je sais qu’aujourd’hui “être en couple” signifie seulement sortir avec quelqu’un ou coucher avec lui, mais pas forcément l’aimer, et finalement ne pas s’ennuyer tout(e) seul(e).
        Pour moi ce n’est pas cela : c’est se sentir mieux avec l’autre, ne former qu’un avec lui face à l’extérieur, c’est partager les idées, les joies, les peines, c’est  voir ensemble l’avenir, c’est vouloir le bonheur de l’autre autant que le sien.
        Certes l’amour a quelque chose de plus que l’amitié, c’est le désir, c’est d’ailleurs l’origine de l’expression « faire l’amour ».
        Mais aujourd’hui, pour beaucoup, notamment les garçons, faire l’amour est devenu une chose banale, comme déjeuner ensemble ou aller au cinéma.
        C’est dommage, car autrefois, c’était ce qui allait plus loin que l’amitié, c’était appartenir à l’autre et à lui seul, c’était le complément physique du fusionnement intellectuel, ce qui était commun au couple et pas aux autres, bref, son jardin secret.

        Je  constate cependant que le véritable amour existe mais il est plus rare. Je connais des jeunes qui s’aiment vraiment, vivent ensemble, se battent pour à la fois faire leurs études et travailler, et qui font des projets d’avenir pour le moment où leur situation sera plus stable.
        Il s’agit en général de jeunes plus âgés qui ont nettement dépassé les 20 ans et cela me semble normal.
        Cela dit je n’exclus pas un grand amour plus jeune : même autrefois cela existait et j’avais fait un article à ce sujet le 17 avril 2008.
        Mais il faut vous faire une raison : les chances d’aboutir à une rupture quand on est encore ado sont très grandes et il faut donc essayer de vous y préparer, de vous dire que vous aurez d’autres occasions de vous faire aimer, et que la vie doit continuer heureuse.

Lundi 24 août 2015 à 8:59

Amour et peines de coeur

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    Certaines de mes correspondantes regrettent de s’être jeté dans les bars du premier venu, qui certes avait du charme, mais finalement n’était en rien le garçon de leurs rêves.
    Certaines vont ainsi de garçon en garçon et se lamentent de ne pas trouver cet amour dont elles rêvent et se demandent pourquoi elles sont aussi instables et pressées de trouver un amour.
    Quelques unes essaient de comprendre pourquoi, et elles m’ont donné des raisons, qui certes ne sont pas les seules, mais que j’ai trouvé pertinentes, et qui m’ont paru assez représentatives de notre société actuelle.
    L’une d’entre elles me faisait ce commentaire :
    « Selon moi, il y a vraiment un déficit dans les familles actuelles, c'est un peu “Indifférence City” à la maison et on ne reste dans la même pièce que pour les fêtes (et encore) ou pour la télé... Cela réduit énormément les échanges, que ce soit les conversations ou les preuves d’amour...
        Et si papa et maman ne font plus de câlins, tans pis, on va les chercher auprès des amis, auprès de ceux qu’on rencontre en soirée.… »

    Il y a un fond de vérité dans cette constatation et je le vois souvent dans des familles que je connais ou dont on me raconte la vie.
    D’abord les deux parents travaillent souvent tous les deux et il n’ont pas assez de temps pour s’occuper de leurs enfants. Ils rentrent fatigués le soir et ont envie de se reposer. Les enfants ont donc l’impression qu’on les aime moins.
    Par ailleurs les parents ne peuvent garder les enfants pendant la journée et ils sont donc confiés dès leur plus jeune âge à des personnes extérieures : crèche, maternelle. La tendresse entre mère et enfant est partiellement absente, et c’est vrai que les « calins » qu’évoque ma correspondantes ne sont plus les mêmes. Je constate une nette différence quand la m^re a pris un congé parental de deux ans pour rester auprès de l’enfant très jeune. Les rapports sont très différents.
    Les habitudes de vie ont aussi changé. Certes il existait autrefois des garderies pour les enfants dont les deux parents travaillaient, de même que des colonies de vacances. Mais il existait peu d’activités diverses, alors qu’aujourd’hui il en existe de très nombreuses, entre les écoles, les clubs sportifs ou artistiques, les associations communales et culturelles.
    Alors les parents passent leur temps à envoyer leurs enfants faire ainsi des activités certes intéressantes et formatrices, mais il ne partagent presque plus rien avec eux, vivant à part de leur coté.
    Pire, je connais beaucoup de familles où les frères et sœurs ne jouent plus ensemble, dispersés dans ces activités, et vivent indépendamment, comme s’ils étaient chacun enfant unique.
    Sans parler des divorces et familles recomposées.
    Alors la vie familiale où les enfants partageaient en dehors de l’école la plupart de leurs activités avec leurs parents et leur famille n’existe plus comme lorsque moi-même ou même mes enfants étaient petits.
    Un autre problème est aussi celui d’une mode d’éducation, résultant en partie du laxisme de l’après-68 et des doctrines de disciples de Freud. On prône la liberté de l’enfant, son droit à la décision, voire son éducation à l’autonomie, et on le traite très tôt comme un adulte, alors qu’il n’a pas encore un cerveau et une psychologie lui permettant d’assumer ce rôle. Il en résulte que l’adolescent, qui se prend au jeu et apprécie cette liberté, est en fait, complètement perdu devant l’absence de règles, de conseils et des décisions à prendre pour lesquelles ils n’avaient pas les éléments de choix.
    Bien souvent les situations difficiles que j’ai aidé à résoudre venaient de cette incompréhension d’éducation avec les parents, t il m’a suffi d’une analyse logique et factuelle de la situation, parfois longue et délicate, avec les jeunes qui me demandaient conseil, pour leur donner les éléments qui leur permettaient de résoudre leur problème.

    Dernière évolution  qui intervient un peu comme une révolution : le multimédia. Beaucoup de parents se sentent dépassés et sont peu coopératifs et réticents, et par contre, ces techniques ont donc rapproché énormément les jeunes entre eux.

    L’évolution de la cellule familiale et des modes de communication a entraîné une évolution aux conséquences importantes : les adolescents n’ont plus pour modèles et références leurs parents, mais c’est la relation avec les copains et à l’intérieur du groupe qui prime.
    La tendresse familiale manque inconsciemment aux jeunes et la camaraderie et l’amitié entre eux devient prépondérante. Avec la libération des mœurs et les effets de la puberté, il est normal que ce déficit se transforme en soif d’amour, qui, associée à une impatience de connaître la vie d’adulte et l’indépendance, mène souvent.à des aventures sans lendemain

Samedi 22 août 2015 à 9:08

Amour et peines de coeur

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   L’amour ne gomme pas les différences et nous avons trop souvent tendance à vouloir changer l’autre. Accepter que l’autre n’est pas soi, qu’il est différent, c’est aussi accepter de changer soi-même, d’aller vers l’autre.
    Malheureusement si c’est une démarche à sens unique, elle est peu efficace. Il faut que chacun fasse la moitié du chemin. Il faut donc que chacun apprenne à voir son partenaire sous un autre angle, qu’il s’intéresse à sa personnalité, à d ses valeurs,à ses goûts, à ses désirs profonds, et qu’il essaie de comprendre.
    Les goûts sont assez faciles à déterminer : il suffit de discuter et de voir l’autre agir.
    La personnalité est plus délicate à déterminer, mais on peut assez facilement déterminer assez vite certaines caractéristiques importantes, à partir des préférences cérébrales (voir mes articles à ce sujet). Je referai des articles à ce sujet.

    Il est intéressant de connaître avec un peu plus de précision les étapes de la vie amoureuse :
    La première phase est celle de l’attirance  les psychologues appellent cette phase la « passion » mais je trouve cela exagéré dans beaucoup de cas.
Aucun des deux n’est encore certain que la relation soit établie et dure, mais chacun essaie de séduire et de conquérir l’autre.
    Les hommes ne tarissent pas de compliments, regardent et écoutent, sont gentils et soignent leur image. Les femmes regardent et écoutent l'homme avec la plus grande admiration , sont tendres, ne critiquent jamais et sont prête à le suivre dans tout projet concernant les deux partenaires, sauf qu’en général, il n’y en a aucun de sérieux. Chacun auréole l’autre car l’amour est aveugle et sourd, et l’on passe ses nuits à discuter de choses futiles et à faire l’amour. Mais il est rare que l’on parle déjà de projets d’avenir.
    Le cerveau produit de la phényléthylamine, hormone qui vous met dans un état euphorique. Elle est redoutable, car si l’amour de votre compagnon (ou compagne) diminue ou qu’il vous quitte, vous serez en manque, comme pour une drogue, et si votre amour à vous diminue, vous serez aussi en manque et chercherez vite un autre amour pour que vous retrouviez votre taux de drogue agréable.
    Heureusement si vous supportez cette diminution de passion avec philosophie, votre cerveau produira des endorphines à la place de la phénylétylamine, qui calment les douleurs et vous aide à franchir ce cap difficile.
    En fait pendant cette phase de passion, l’on n’est pas réellement amoureux de l'autre personne mais des  des sensations provoquées dans votre corps et votre tête par l'idée que l’on se fait de l’autre, et l’on ignore tous ses défauts en mettant de côté tout ce qui pouvait émousser cette passion.

    La deuxième phase est une confrontation pour savoir qui prendra le pas sur l’autre et imposera son mode de pensée et de vie.
    La passion a diminué et on croit être lié à l’autre par un amour plus calme, mais en fait, on redevient progressivement lucide et on s’aperçoit alors que l’autre n’a pas toutes les qualités et parfois de vilains défauts, (ou habitudes), qu’on n’avait pas soupçonnés.
    Le caractère incertain de la réussite de la séduction et de la passion forçaient chacun à se montrer sous son meilleur jour; maintenant qu’on a réussi à être ensemble,on peut baisser la garde et se montrer sous son vrai jour. Chacun ne fait plus semblant, revient à la réalité de soi même et exprime alors et à exige ce qu’il attend de la vie en couple.On s’aperçoit alors des divergences de goûts, de valeurs ou du contenu des projets futurs si l’on en fait ( métier, habitat, finances, enfants…).
    Des divergences de personnalité peuvent aggraver les problèmes comme être E et I (l’un tire son énergie de la présence des autres, alors que l’autre préfère la réflexion avec soi-mê)me, ou J et P (l’un privilégie la décision et l’action, tandis  que l’autre préfère l’information et procrastine).
    Cette lutte pour le pouvoir est inévitable et nécessaire : elle mènera à une séparation ou à un rapprochement, chacun ayant fait effort pour aller vers l’autre et arriver à une coexistence équilibrée.

    S’il n’y a pas eu rupture, la troisième phase est la mise en place progressive d’une cohabitation avec une répartition des tâches, des décisions et des pouvoirs, qui fasse une place convenable à chacun.
    En général, en fonction de ses attentes, de ses capacités, chacun doit trouver d’un commun accord avec l’autre sa place dans le couple, mais sans oublier que l’évolution depuis la préhistoire a orienté les femmes vers la cohésion de la famille, vers la communication avec les enfants, vers le désir d’être protégée et de la sécurité, alors que l’homme est plus tournée vers la protection de sa famille, vers le challenge extérieur.
    Mais il ne faut pas se laisser entraîner par ces tendances, et l’homme qui se consacre à son métier et ses amis à l’extérieur et la femme qui s’enferme dans l’unique vie familiale chez elle et avec ses enfants, (ou avec ses amies propres), sont voués à diverger et à se séparer à terme.
    Soit on n’arrive plus à communiquer, soit au contraire, on partage beaucoup et on décide des choses communes ensemble; et on s’intéresse aux tâches particulières de l’autre comme son métier ou ses activités propres, voire on demande l’avis de l’autre.
    L’amour est certes alors moins passionnel, il repose plus sur une grande affection et le respect de l’autre et d’un contrat tacite, mais il y a peu de différence entre l’amour et la grande amitié, à partir du moment où on vit ensemble.

Vendredi 21 août 2015 à 9:02

Amour et peines de coeur

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    Je suis toujours un peu étonné des discussions que j’ai avec des correspondantes qui sont en couple, mais ne sont pas très heureuses parce que leur compagnon a des valeurs et des goûts, donc une façon de vivre très différents des leurs.
    Elles aiment leurs compagnons, et ont peur de les perdre, et eux sont aussi attaché à elles, mais ne font pas beaucoup d’efforts pour sortir de leurs habitudes de célibataires. Et elles ne sont pas heureuses.
    Il n’y a malheureusement pas de solution miracle. Dans un couple, il y a deux personnalités différentes et, pour bien s’entendre, il faut d’une part connaître et admettre l’autre tel qu’il est, et faire un pas l’un vers l’autre et des concessions pour se rapprocher, car autrement on s’éloigne et l’attachement faiblit.
   
    En fait le problème se pose toujours avant de se mettre ensemble. Mais c’est le moment où chacun est - ou croit être - amoureux, et l’amour est aveugle et n’incite pas à la réflexion.
    Quand je compare les comportements actuels à ceux du passé, je constate que les jeunes sont beaucoup plus sensibles aux apparences, aux autres, à ce que pensent leurs camarades, au « paraître ». Mes correspondantes s’entichent facilement d’un garçon qui a une belle gueule et du baratin et de l’humour
    Les mœurs se sont libérées, tout va trop vite et on se retrouve vite ensemble, mais on ne se connaît pas. Tant qu’on vit à des endroits différents, tout se passe bien car chacun a envie des instants où on voit l’autre, mais quand on se met sous le même toit, chacun découvre le mode de vie de l’autre et il faut le supporter chaque jour.
    On connait à peine les goûts de l’autre, par quelques conversations et les quelques sorties ensemble, mais les valeurs ne sont plus un souci à la mode, car trop intellectuelles, et on ne connaît guère celles de son partenaire, ni sa personnalité.
    Les SMS ont remplacé les conversations et, vu leur concision, on ne s’exprime pas. Les réseaux sociaux ne traitent guère que réflexion à l’emporte pièce, voire de détails sans intérêt.
Les occupations communes sont faites de sorties et de plaisirs et on n’a pas le temps, ni le goût à apprendre à connaître l’autre. La mode de faire comme les copains l’a emporté.
   
    Tous ne sont pas comme cela et certains et certaines discutent quand même entre eux, et finissent pas se connaître. Mais parfois un peu tard et c’est où ne pas être tout à fait heureux ou la rupture. D’autres ont la chance d’avoir des goûts et des personnalités pas trop éloignées.
    Mais ce qui me frappe, c’est l’absence de projets d’avenir. Autrefois quand on aimait quelqu’un on passait son temps à rêver ensemble, à faire des projets d’avenir, à vouloir être un couple, qui ait une unité au milieu de l’environnement.
    Aujourd’hui les projets d’avenir sont absents; le couple se dissous au milieu des copains et des amis dont on ne peut s’extraire. Chacun est pendu à son téléphone, sa messagerie, son Facebook et son Twitter.
    Alors on n’a pas parlé de ce que serait le métier de chacun, de là où on veut habiter, de la façon dont on y vivra, des enfants que l’on voudrait avoir et de leur éducation. On découvre cela peu à peu quand on se trouve devant les problèmes urgents, qu’on est déjà engagés ensemble, qu’il est difficile de sortir de ses habitudes pour aller l’un vers l’autre.
    Beaucoup des jeunes que je connais ne forment pas un vrai couple, mais vivent comme deux célibataires sous le même toit, chacun ayant son métier ou ses études, son réseau de copains et amis, ses occupations préférées. Ils échangent peu sauf des banalités et ne font pas front ensemble devant les difficultés de chacun. Ils ne cherchent pas à patager la vie de l’autre, à suivre la même route.
    Pas étonnant qu’il y ait autant de séparations et de divorces !
    Le bonheur se mérite; il faut faire des efforts pour s’adapter et le bonheur de l’autre doit être aussi important que le sien propre.
    Aujourd’hui, nous sommes trop individualistes, et  nous préoccuper plus de l’autre dans un couple.
   

Jeudi 13 août 2015 à 8:54

Amour et peines de coeur

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Comme tous les mois d’août je reçois quelques mails éplorés d’adolescentes qui ont rencontré pendant leurs vacances de juillet, un garçon qui leur a plu et elles pensaient que cette amourette durerait.
    Mais, catastrophe, plus de nouvelle en août de l’élu qui l’a probablement oublié, et donc désespoir.
    Je pense que c’est un phénomène normal de la société actuelle, et qu’il faut malheureusement l’accepter comme tel, et qu’il faut se faire une raison et combattre sa tristesse, mais sans espoir de retour.
    Alors pourquoi ces désespoirs fréquents ?

     D’abord, je pense que la différence de mentalité entre jeunes filles et garçons que je connaissais étant jeune, s’est beaucoup accentuée avec l’évolution de la société.
            Les jeunes filles sont restées relativement romantiques. Certes le « prince charmant », est resté un mythe, mais elles rêvent d’un compagnon qui soit dingue d’elles, aux petits soins, qui apprécie et reconnaisse les efforts qu’elles font et leur amour, qui les accepte telles qu’elles sont, avec lequel elles aient un vrai fusionnement, et qui soit prêt à parler d’avenir, de vivre ensemble, de faire des projets de vie future. On partage avec lui les joies, mais c’est aussi en même temps, un confident sur lequel on peut s’appuyer, et qui vous aide dans les moments difficiles.
            Les garçons eux, ont évolué dans l’autre sens. L’amour est le plus souvent une aventure, une amourette dans laquelle on partage volontiers les plaisirs mais pas les peines. Leurs copains d’une part avec leurs fêtes (où souvent on se saoule et on fume du cannabis), leur formation (s’ils ont le courage d’y travailler), voire les distractions sur internet (jeux en particulier), passent souvent avant les distractions avec la petite amie, jugées trop mièvres. Et pas question d’aliéner sa liberté, de parler d’avenir. On reste vague et surtout on ne s’engage pas !

    Le deuxième point qui me paraît responsable de bien des chagrins, c’est qu’on s’entiche du premier venu s’il a une bonne tête, s’il est gentil et drôle et s’il a un bon baratin.  Ce qui n’est qu’une simple attirance est pris par les filles (et parfois par les garçons), comme de l’amour auquel on croit.
            On ne connaît pas grand chose de l’autre, ni de sa personnalité, ni de ses goûts, ni de la façon dont il envisage l’amour et l’avenir.
            La libération des mœurs et la contraception (très souhaitable et souvent insuffisante), fait que l’on prend l’attirance physique pour des sentiments
            Et finalement la rupture vient de ce qu’on a construit un amour comme un château de sable, sans s’assurer qu’il avait des fondations assez solides pour durer.

     Le troisième problème est celui bien connu de « l’amour aveugle ».
            L’amour fait qu’on a tendance, non seulement à beaucoup estimer l’être ailé (ce qui est nécessaire), mais qu’on le magnifie, et qu’on le pare des qualités qu’il a, mais aussi de celles qu’il n’a pas, et qu’on voudrait qu’il ait.
            Bref on en fait un « rêve », « un prince charmant » qui doit vous apporter ce que vous souhaitez voir en lui.
            On aime donc, non pas un certain partenaire bien vivant et réel, qu’on n’a pas cherché à connaître, (on n’en n’a d’ailleurs pas eu le temps), mais un mythe, un rêve, un modèle, c’est à dire le partenaire tel qu’on voudrait qu’il soit.
 
    En fait, quand on s’est rapproché trop vite, tout va bien au début. Le garçon est gentil et attirant car il veut faire une conquête et a fille ravie de ses attentions.
    Puis cela se gâte car chacun ne correspond pas forcément à ce qu’espérait l’autre.
    L’attitude raisonnable serait, surtout si la différence n’est pas prohibitive, d’admettre son partenaire tel qu’il est, d’essayer de faire quelques concessions mutuelles et d’essayer de construire, si c’est possible, sur la réalité des deux êtres. Mais je constate que ce n’est pas ce qui se passe : en général chacun espère que c’est l’autre qui fera des concessions, ou même que sa personnalité changera à votre contact.
    Alors si l’un d’eux s ‘aperçoit que l’amour entre eux n’était qu’une attirance, c’est la rupture.

    Ce qu’il faudrait c’est que l’autre admette ce fait, et qu’une amourette basée sur une rapide attirance, sans des points communs suffisants, aboutit la plupart du temps à un amour éphémère.
Il faudrait donc rapidement surmonter sa peine et tourner la page.
    Mais le problème c’est que l’amour est un sentiment, une succession d’émotions. Alors c’est le cerveau émotionnel qui traite principalement le problème et le plus souvent, il n’écoute pas le cortex frontal qui prêche le rationnel et la logique. La subjectivité remplace l’objectivité.
            Cela ne se passe bien que si on a bien choisi son partenaire de départ et si on a évalué un minimum, les chances que l’on avait d’avoir une liaison durable.
            Mais pour cela il faut arriver à maîtriser ses émotions et ses sentiments, ne pas laisser tourner en rond dans le cerveau émotionnel les idées tristes, avec l’amygdale qui aggrave la situation de stress à chaque tour, et arriver à garder une communication minimale entre le cerveau émotionnel et le cortex frontal, qui réfléchit en examinant objectivement les situations.
    Mais c’est bien rare qu’en amour on soit objectif.

Lundi 27 juillet 2015 à 9:02

Amour et peines de coeur

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    Tous les ans j’ai quelques mails éplorés de correspondantes que leur petit ami,qu'elles connaissaient depuis la rentrée des classes, a oubliées pendant les vacances, et auquel elles adressent des SMS désespérés auquel il ne répond pas.
    Pour certaines le petit ami était pour elles, un "compagnon de sorties" sur lequel elles pouvaient compter aux yeux de leur entourage, une sorte de "chevalier servant » qui les chouchoutait et elles avaient impression d’avoir de l’importance à leurs yeux.
    Pour d’autres c’était l’amour passion et la découverte de l’amour physique et leur petit ami était devenu poubelles indispensable, presque une addiction. Elles faisaient déjà des projets d’avenir, étonnées que leur compagnon ne s’y intéresse pas.    En fait ces deux états d’esprit sont presque ignorés par les garçons, qu'ils soient dans l'enseignement secondaire (avant le bac), voire dans le supérieur.
        Je ne parlerai pas des garçons qui ne cherchent que des conquêtes, puis s'en détournent aussitôt qu'elle est faite, et se vantent auprès de leurs camarades ou sur internet, du nombre de leurs “exploits”.    
        Je pense aux  garçons “réputés sérieux,”, auxquels on peut faire confiance et qui disent aimer leur petite amie.
    J'ai l'impression que même ces garçons voient en fait l'amour comme des gamins et ne connaissent plus la communion de pensée d'un “couple”. Sans doute sont ils trop jeunes ?
        Leur “petite amie” est la fille avec laquelle ils sortent, qui les accompagne dans le groupe de jeunes dont ils font partie, mais c'est pour eux la vie du groupe et leur vie personnelle dans leur environnement, et la préparation de leur vie future, qui comptent avant tout.
        Le souci de l'autre, de partager ses idées, de participer à sa vie, de faire son bonheur, passe au second plan.
 
    Pour moi, aimer quelqu'un, c'est d'abord essayer de connaître l’autre, voir si ‘lon a des points qui nous rapprochent, puis avoir une amitié de plus en plus profonde, qui peu à peu se transforme en amour, de telle sorte que ceux qui s'aiment aient des réactions affectives et émotionnelles communes et  représentent vis à vis des autres, un “couple uni”, qui privilégie chacun des deux êtres par rapport aux autres.
        Par ailleurs l'amitié, si elle est profonde, est un lien très fort qui implique un profond respect de l'ami et le souci de son bonheur.
   
    Certes beaucoup de ces petites amies finissent par se contenter d’amoureux passagers qui s’éloigne d’elles notamment aux vacances. Mais d'autres ont des aspirations de femmes, d'avoir une vie affective et des projets communs, de partager les joies et les peines, bref d'être le plus heureux possible, mais ensemble et l'un par l'autre. Les joies c'est assez facile à partager; mais pour partager les peines, il faut davantage de volonté, de sensibilité et d'amour
         Et si cela leur est refusé, ces jeunes filles à la fois altruistes et romantiques, (dont beaucoup ont cependant les pieds sur terre), se sentent abandonnées parce qu'elles aiment vraiment, alors que leur ami en est encore à l'amourette égoïste d'ado, qui ne doit surtout pas déranger son petit bonheur quotidien.
    Je constate une fois de plus qu'entre 14 et 18 ans, il y a une énorme différence de mentalité sentimentale entre garçons et filles et c'est cette différence qui est à l'origine de la plupart de vos chagrins d'amour.
    Et oui, je suis un singe “vieux jeu”. Pour moi, il ne peut y avoir amitié ou amour sans que l'autre compte énormément, presque autant que soi même.

Jeudi 7 mai 2015 à 8:14

Amour et peines de coeur

Mes correspondantes ont souvent des peines de cœur et me demandent quelles sont les caractéristiques d’un amour durable.
    C’est très difficile de répondre à cette question, car cela dépend beaucoup de la personnalité des deux personnes.
    Je peux, à titre personnel, comparer les personnalités de deux amoureux et leur dire quels sont les points positifs et ceux au contraire où il y aura frottement. Mais ensuite la durée de l’amour ou de l’amitié est fonction des efforts de chacun.
    Néanmoins je peux vous donner quelques idées succinctes sur ce que les psychologues pensent de l’amour.

    Il n’y a pas une seule manière d’être amoureux et les motivations qui amènent les gens à vivre en couples sont nombreuses. De plus, notre sentiment amoureux pour une autre personne évolue dans le temps.
    Il n’est donc pas facile d’élaborer des théories pour voir plus clair dans tous ces types d’amour et elles ne permettent certainement pas de classifier l’ensemble des conduites amoureuses possibles, mais du moins cela permet de réfléchir à notre cas..
    Les psychologues distinguent dans l’amour, en dehors de l’attirance sexuelle due aux hormones, trois grandes tendances résumées sur le graphique en triangle ci-dessous, qui a été élaborée par Robert Stenberg :

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    Dans cette représentation, nous partons de trois attitudes-sentiments « simples » :
              - L’intimité est de qui nous rapproche de l’autre;c’est le partage de ses émotions, de sa sensibilité, de ses centres d’intérêt, de ses rêves et projets. C'est échanger, se confier, partager.
    Le summum est fusionnel : c’est penser comme l’autre, réfléchir avec lui avec le minimum de mots, se sentir un couple uni par rapport à l’environnement et aux autres.
    L'intimité est un élément de la relation amoureuse qui continue de grandir, et il résulte du besoin d’appartenance (voir encore la pyramide de Maslow).
    L’intimité seule ressemble plus à l’amitié qu’à l’amour. A un degré faible ils peuvent être ressentis en groupes comme une classe, une promo ou un club de sport.
    Celles et ceux qui privilégient le canal de l'intimité pourront sans doute affirmer qu'une longue amitié peut se transformer en amour, mais il faut alors d’autres ingrédients.

             - La passion c’est l’attirance, le coup de foudre dans certains cas. Elle traduit l'attirance physique, l'excitation physiologique, le désir de s'unir à l'autre dans une exclusivité intense. C’est le lien physique.
    C’est un sentiment subjectif assez stéréotypé, involontaire, difficile à contrôler et transitoire, qui se caractérisée par des pensées obsessives et une attention intense portée à un autre individu auquel on attribue toutes les qualités tout en minimisant les défauts. Cette idéalisation, va amener une extrême empathie pour l’être aimé, ainsi qu’un désir sexuel souvent assorti d’une intense possessivité. Il faut être constamment avec lui, tout voir par lui et c’est évidemment aussi la jalousie.
    La passion s'intensifie sans doute au début de la relation puis se stabilise avec le temps, puis elle s’use si elle reste le lien unique. C’est le feu qui nous brûle, puis le bois devient braise, puis cendre, si rien ne vient le renouveler.
    Cela s’accompagne d’une grande euphorie et d’une augmentation générale du niveau d’énergie.
    Les relations sexuelles, la possession de l’autre l’entretiennent. C’est en fait une pulsion, qui entraîne, grandit, explose, mais s’éteint ensuite.
    La passion seule c’est « l’amour fou ».
       
             - L’engagement est le lien cognitif.  L'engagement est la volonté de faire durer le couple.
    Les partenaires du couple sentent qu'ils ont un intérêt commun à rester ensemble plutôt que de se séparer. L'amour se rapproche d'une cohabitation heureuse. L'engagement implique une sécurité affective (un des cinq besoins humains  de Maslow) et une confiance dans l’avenir de la relation.
    L'engagement, c'est aussi comprendre que choisir, c'est renoncer. Renoncer à une certaine liberté, admettre les défauts de l’autre - et les siens. C’est évoluer vers l’autre faire des efforts pour se rapprocher et vivre ensemble. Ce sont les concessions mutuelles qui font durer le couple.
    Les partenaires sont heureux d'être reconnus comme un couple, qu’ils s’efforcent d’être.
    L'engagement, quand il est seul dans la relation amoureuse, c’est « l'amour vide »,ces couples restent ensemble par habitude, par routine ou par facilité; ce sont les mariages convenus.

    L’amour le plus complet et le plus durable est évidemment celui qui assemble les trois éléments simples : il faut essayer de se tenir au centre de gravité du triangle.

    Mais il existe trois « duos » :

            - intimité + passion = amour romantique :
    C’est le plus connu et le plus courant des passions amoureuses. C’est l’amour qui n’est pas de longue durée, mais que célèbre la littérature et les poètes.
    C’est une dépendance émotionnelle et une recherche constante de la fusion émotionnelle avec l’autre, qui mène souvent à un mode de pensée obsessionnel : ne séparation temporaire en dehors de leur volonté générera de l’anxiété chez les nouveaux amoureux, mais l’adversité tendra souvent à renforcer la passion amoureuse.
    L’amour romantique ressemble à une dépendance, une addiction. Il partage avec elles de nombreuses caractéristiques comme l’obsession, la focalisation mentale, les fluctuations émotionnelles, la distorsion de la réalité, les changements de personnalité, la prise de risque ou la perte de contrôle de soi.

             - Intimité + engagement = complicité et camaraderie
    Cette relation amoureuse ressemble à une amitié de longue durée basée sur le soutien mutuel et la complicité : l'attachement se nourrit de l'entente développée au fil du temps. On peut aussi sentir un intérêt commun à rester ensemble, à fonder des projets au long cours, à partager des activités intellectuelles ou artistiques.
    Dans ce type de relations, les partenaires comptent l'un sur l'autre et souhaitent prolonger l'interdépendance.. Sans passion ni coup de foudre, ces amis de cœur peuvent même arriver à la stabilité rassurante et leur compagnonnage est un amour calme, affectueux et raisonnable.

           - engagement + passion = amour admiratif
    Cette relation amoureuse tient souvent à une dépendance affective où les partenaires sont angoissés à l'idée de pouvoir être abandonnés par l'être aimé, et ils vont parfois même précipiter leurs vie en commun, avant d'être assuré que leurs expériences de l'intimité ou leur vision du couple sont compatibles. Dépourvu d'intimité, cet amourun peu fou, se vit beaucoup dans l'imaginaire, où l'autre est idéalisé.
    il peut durer si les deux personnalités s’accordent et qu’un dose d’intimité vien conforter les autres tendances.

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