Mercredi 29 octobre 2014 à 7:53

Enseignement, école, fac

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    Vous savez que je m'intéresse beaucoup au cerveau, à sa formation, et à l'éducation et à l'instruction des enfants. Ce sont donc les mécanismes d'apprentissage qui m'intéressent.
    J'ai fait plusieurs articles sur les centres du cerveau qui constituent le système d'apprentissage (voir mes articles des 12 et 14 janvier 2009), mais aujourd’hui, je voudrais m'intéresser à l'aspect psychologique et comportemental, en examinant qu'elles sont les capacités intellectuelles nécessaires pour pouvoir apprendre et suivre des études.

    Les animaux supérieurs (pas uniquement les mammifères, les poulpes et certains oiseau par exemple… ), sont capables d'apprentissage, assez peu avec l'aide de leurs parents, beaucoup par eux mêmes et surtout grâce à l'homme qui les éduquera.
    Mais l’être humain a la possibilité de prendre en partie la direction de sa propre éducation, grâce à son système d’apprentissage et de récompense, qui gratifie ses efforts en libérant de la dopamine. Il apprend à saisir des objets et à les manipuler, à marcher en équilibre sur deux jambes, à parler, à lire et à écrire, puis toute l’éducation des parents et l’instruction des professeurs. Mais s’il a ainsi des guides, une partie de son apprentissage est essentiellement dû à des efforts personnels et à la répétition des exercices pour améliorer ses comportements, son expérience  et ses connaissances.
    Bref l’être humain est fait pour apprendre et, si son cerveau ne comporte guère, à la naissance que les moyen de survivre, il a par contre un énorme potentiel, et il ne tient qu’à lui, aidé par des adultes, de l’utiliser au mieux.

    Pour ainsi se développer l’homme a six grandes capacités cérébrales :
        - La capacité de représentation : imagination et créativité.
        - La flexibilité mentale : tri des informations et des idées.
        - La planification, qui permet l’organisation des tâches.
        - L’initiative qui permet de décider et d’agir.
        - L’attention sans laquelle les tâches sont mal faites.
        - La régulation des émotions et des pulsions.
    Elles sont contrôlées par le cortex préfrontal, en liaison avec les autres centres du cerveau
    Les trois premières fonctions donnent une prise sur le temps, et les deux suivantes un pouvoir sur l'espace. La dernière, la modulation émotionnelle, permet de réguler son niveau d’émotivité pour tirer le meilleur parti des situations d’apprentissage.

        La capacité de représentation :

    Nous sommes faits pour évoluer dans le réel et à tout moment nos sens nous renseignent sur ce qui se passe autour de nous dans l’instant présent. Mais pour vivre dans de bonnes conditions nous avons besoin d’anticiper, d’imaginer ce qui peut arriver et les conséquences de nos actes. Cette projection dans l’avenir nécessite un apprentissage et le but de l’enseignement et notamment des exercices est justement d’améliorer cette capacité. De façon très simple nous pouvons nous exercer à voir, les yeux fermés, des objets et leur mouvement. Cette aptitude à « voir » dans l’espace, pourra ensuite être utilisée dans des exercices de mathématiques et de physique, pour comprendre la réalité.     Mais les travaux que nous ferons en français et dans l’apprentissage des langues étrangères, nous apprendrons la même capacité de réprésentation dans le langage et la langue écrite et orale. S’exprimer exige que l’on anticipe sur la représentation des idées que l’on veut transmettre.

        La flexibilité mentale :

    Nous devons pouvoir nous séparer d’anciennes représentations mentales pour nous adapter aux nouvelles données des situations. Notre cerveau est doté de cette capacité, mais il peut y avoir des difficultés, des blocages, en général en provenance du cerveau émotionnel, et de nombreux tabous et préjugés.
    Il faut d’une part se dégager de l’emprise des certitudes et des réactions d’orgueil et d’égoïsme, et d’autre part lutter contre la crainte de se tromper et augmenter la confiance en soi. Il faut lutter contre remords et regrets, savoir tourner la page après avoir analysé ses erreurs pour essayer de ne pas les commettre à nouveau.
    L’un des enseignements essentiel poure acquérir cette flexibilité est la revue des auteurs de la littérature et des philosophes français et étrangers, pour se familiariser avec la diversité des pensées.

        La planification :

    Là encore notre cortex frontal a cette capacité qu’il faut développer et qui peut être plus ou moins grande suivant que notre préférence cérébrale est J ou P ( voir mes articles des 15/3 et 24/9 2010).
    Pour cela il faut avoir une idée claire de la tâche à accomplir et des objectifs à atteindre, une représentation des actions futures, une décomposition en tâches élémentaires, une certaine logique d’organisation et une idée du déroulement dans le temps. Là encore l’enseignement devrait nous permettre d’accroitre nos capacités.

        L’initiative :

    Elle nous permet de devenir peu à peu autonomes.
    Animaux et humains sont capables d’obéir à des ordres qui conditionnent une action donnée ou de réagir à des conditionnements instinctifs ou innés. Dans ce cas les lobes frontaux sont inactifs
    L’homme est beaucoup plus capable d’actions autodéterminées. Elles supposent une réflexion préalable et l’utilisation des capacités précédentes pour pouvoir prenbdre la décision d’agir.
    Une bonne éducation dans ce domaine devrait nous permettre de diminuer notre tendance moutonnière et notre influençabilité, et d’accroitre notre indépendance d’esprit.

        L’attention :

    C’est notre capacité à maintenir l’esprit sur un projet, sur une tâche, en s’abstrayant de l’environnement et des événements qui s’y passent. C’est une mobilisation de nos sens et du cortex préfrontal sur l’examen de la situation, des solutions décisions et actions à faire. C’est une capacité qui se développe par l’entraînement car le problème est de pouvoir garder cette attention constante pendant une durée suffisante.
    Elle implique le cortex préfrontal, mais aussi certains centres du cerveau émotionnel.

        La régulation des émotions :

    Les émotions sont importantes car ce sont les sources de motivation, ce qui donne de l’énergie ou en prive. Il faut donc les conserver, mais il ne faut pas qu’elles aient le pas sur le raisonnement et le contrôle. Le cortex frontal doit rester le maître.
    Ce n’est pas chose facile et l’enseignement est muet sur ce problème, alors que les parents dont c’était un des rôles éducatifs, ne s’en préoccupent plus guère aujourd’hui.
    C’est non seulement le contrôle de ses propres pulsions, mais aussi la compréhension des sentiments et émotions d’autrui, qui est une des conditions fondamentales de notre vie en société.

    Ces diverses notions mes grands-parents et mes parents puis mes professeurs me les ont apprises, et mes beaux parents, qui étaient dans l’enseignement, les appliquaient dans leur métier. Il est regrettable qu’aujourd’hui, alors que les connaissances sur le cerveau ont fait de gros progrès, on ne forme plus les éducateurs, parents comme enseignants à en tenir compte pour élever et instruire les enfants.
    Je pense refaire quelques articles sur ce sujet.


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