Dimanche 15 mai 2016 à 9:52

Notre cerveau : émotions

On parle souvent à la télévision, de stress, d’émotion positives ou négatives. Les journalistes en font des montagnes et chacun d’entre nous sait ce que c’est.
    On trouve aussi de nombreux conseils de psychologues pour favoriser nos pensées positives et éliminer si l’on peut celles négatives.
    Par contre on trouve peu d’articles qui nous décrive ce qui se passe dans le cerveau, et quels sont les sites responsables de ces sentiments.
    Je vais essayer de résumer ce que j’ai pu glaner à ce sujet.

    Sur le stress, c’est assez clair, les événements désagréables  impactent les centres amygdaliens, dont le rôle initial est  de nous protéger en nous alertant des dangers et en nous préparant à y faire face.
    Lorsque le stress devient trop important, les pensées négatives vont envahir le cerveau émotionnel, y tourner en rond, et le cortex préfrontal qui raisonne et organise, est un peu tenu à l’écart, de telle sorte que ce stress envahit notre pensée.
    Les centres amygdales en avertissent l’hypothalamus, qui ordonne à l’hypophyse de sécréter une préformons qui va exciter les glandes surrénales. Celles ci vont sécréter du cortisol, (un corticoïde), qui va calmer le jeu et diminuer la pression du stress.
    Le taux de cortisone est d’ailleurs une mesure de notre stress.
    Le burn-out, en entreprise, dont on parle beaucoup à la télé, est un début de dépression provoqué par la pression du travail et des rapports sociaux et le stress qu’ils engendrent.

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    Pour les pensées positives et négatives c’est beaucoup moins clair parce beaucoup de centres du cerveau sont concernés.
    En simplifiant, on peut dire que les pensées négatives concernent principalement le cerveau émotionnel. Avant tout les centres amygdales qui sont à l’origine du stress et de l’angoisse, mais aussi le cortex cingulaire en ce qui concerne les rapports sociaux et les sentiments affectifs, et le cortex insulaire (ou insulta), essentiellement l’insola antérieure, qui est sensible aux remontées physiologiques du corps et à la souffrance physique et morale, tant de nous même que des autres.
    Le cortex orbitofrontal médian, se contente d’essayer, quand il en a conscience et peut intervenir, de diminuer la pression de ces pensées négatives et de raisonner à nouveau.
   
    Pour les pensées positives, tout le système de récompense y participe, avec la sécrétion de dopamine :aire tegmentale ventrale (ATV) qui réagit à des stimuli divers, extérieurs ou de notre corps, septum qui évalue la valeur hédoniste du stimuli, le cortex préfrontal qui élabore des actions, le noyau accummbens qui évalue la valeur hédoniste de l’action, l’hippocampe qui remémores les expériences passées, les centres amygdales qui évaluent les risques.
    Le putamen participe aux apprentissages au niveau de la régulation des mouvements.
    L’insula médiane recueille les éléments positifs en provenance des sensations de notre corps, mais aussi est sensible au plaisir d’autrui
    Le cortex cingalaise est sensible aux sentiments et rapports sociaux positifs.
    Le septum réagit en positif ou négatif. Il intervient dans les besoins physiologiques fondamentaux (alimentaires ou sexuels par exemple), et également dans la gestion de la douleur, notamment par la demande de production d’endorphines.
    Le noyau causé est le centre de transmission vers le cortex d’informations diverses, notamment sensorielle et motrices, mais il intervient dans la gestion des pensées positives, dans la mesure où le cortex préfrontal, est beaucoup plus impliqué, notamment dans sa partie orbitofrontale médiane.

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    Rousseau disait que l’homme était bon par nature. L’expérience montre qu’il se faisait beaucoup d’illusions.
    Mais ce n’est pas son cerveau qui est responsable des mauvaises actions : c’est l’éducation qui lui a été donnée et l’influence de l’environnement physiologique, psychologique et social, ainsi que les événements de la vie.
    A l’origine le système de récompense a des actions naturelles positives : quand on montre à des bébés de six mois des saynètes avec des marionnettes, gentilles ou méchante, altruistes ou égoïste, et qu’on laisse l’enfant jouer ensuite avec les figurines, il choisira spontanément les « gentils », parce que son cerveau est programmé pour choisir plutôt ce qui est bon pour lui. C’est le rôle du système de récompense.
    Mais si l’on veut qu’ils perdurent, il faut cultiver ces penchants altruistes chez l’enfant. Les prédispositions se limitent celles qu’il voit chez les autres, dans sa famille, dans le groupe de camarades. Cette tendance grégaire peut annihiler chez l’adulte, un développement de l’empathie.
    La tendance aujourd’hui, devant la brutalité du monde, est le repli sur soi-même.
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